Une image à retenir - Envahissement ganglionnaire du cancer de la prostate

22 octobre 2006

Mots clés : cancer de prostate, Ganglions
Auteurs : Jacques Irani
Référence : Prog Urol, 2006, 16, 489-489
Briganti A et al: Validation of a Nomogram Predicting the Probability of Lymph Node Invasion among Patients Undergoing Radical Prostatectomy and an Extended Pelvic Lymphadenectomy. Eur Urol 2006, 49 ; 1019­1027



Contexte
: Plusieurs nomogrammes pour prédire l'envahissement ganglionnaire dans le cancer de la prostate ont déjà été élaborés. Cependant, contrairement au présent nomogramme, leurs algorithmes ne reposent pas sur les données de curages ganglionnaires extensifs. Conclusions: Il s'agit du premier nomogramme permettant de prédire l'envahissement ganglionnaire sur un curage extensif. Il utilise des paramètres accessibles dans la routine. La validation sur une population indépendante était en faveur d'une précision de 77%. L'image: Ce nomogramme qui prédit le risque d'extension ganglionnaire lors d'un curage étendu utilise le PSA pré-thérapeutique, le stade clinique et le score de Gleason. Pour l'utiliser,

- Tirer une ligne verticale partant du chiffre de PSA vers la ligne des points. Noter le nombre de points correspondant.

- Répéter ce processus pour le stade clinique et le score de Gleason.

- Les points sont additionnés. Tirer une ligne verticale entre le chiffre correspondant à la somme et la dernière ligne, celle des probabilités de pN+. Cette ligne croise le risque estimé.

Exemple, pour un PSA à 10 ng/ml on obtient 7 points. S'il s'agit de surcroît d'un T1c et d'un score de Gleason à 6, les points correspondant sont 0 et 19. Total 26 points, chiffre qui se projette sur la ligne de risque entre 2% et 10%, soit environ 5%. Commentaires

Ce nomogramme utilisant les données de curages extensifs (17,1 ganglions en moyenne par curage), devrait apporter un progrès comparé aux nomogrammes antérieurs. Il ne faut pas oublier cependant qu'il ne s'agit que d'une indication statistique. En l'absence d'analyses centralisées dans cette étude, on ne peut ignorer la variabilité du PSA, du score de Gleason et du stade clinique en fonction des laboratoires et des praticiens respectivement. Par ailleurs, pour un même territoire théorique de curage, le nombre de ganglions examinés était significativement différent en fonction de l'anatomopathologiste, ce qui suggère des variations dans la volonté d'être exhaustif dans l'identification des ganglions.