Une étrange anéjaculation psychogène. A propos d'un cas d'adénome à prolactine

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, infertilité, Anejaculation, tumeur rare
Auteurs : Rigaud P, Jacquet G, Viennet G, Bittard H
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 459-463
Les auteurs rapportent un cas de prolactinome découvert lors du bilan d'une anéjaculation attribuée depuis huit ans à une cause psychogène. En raison du volume tumoral, l'exérèse chirurgicale de la lésion a laissé subsister une hyperprolactinémie et la normalisation de celle- ci n'a pu être obtenue qu'après institution d'un traitement par bromocriptine. La persistance des troubles sexuels a autorisé alors un traitement complémentaire par testostérone exogène. Hormis le mode de révélation inhabituel de l'hyperprolactinémie, ces données reflètent celles de la littérature. Le dosage de la prolactine s'impose donc devant toute dysfonction sexuelle chez l'homme pour permettre un diagnostic précoce du prolactinome et pour en améliorer le pronostic fonctionnel.