Tumeurs rénales complexes sur rein unique : résultats de la chirurgie partielle ex vivo avec autotransplantation

25 mars 2010

Auteurs : M. Kulisa, A. Bensouda, N. Vaziri, H. Fassi-Fehri, L. Badet, M. Colombel, X. Martin
Référence : Prog Urol, 2010, 3, 20, 194-203




 




Introduction


La chirurgie partielle est devenue le standard dans le traitement chirurgical des tumeurs malignes du rein de moins de 4cm [1]. Son intérêt a été démontré pour des tumeurs plus volumineuses en indication élective ou de nécessité [2]. Lorsque la tumeur est de topographie centrorénale ou lorsqu’il existe une extension hilaire, la néphrectomie partielle in vivo peut majorer le risque de marge positive ou de dégradation de la fonction rénale (par lésion vasculaire ou ischémie chaude prolongée). Dans cette situation, une chirurgie partielle ex vivo avec autotransplantation rénale permet d’optimiser la qualité du geste de tumorectomie et de la rendre possible là ou une chirurgie in situ paraît non réalisable.

Décrite initialement par Hardy en 1963 pour le traitement d’une lésion traumatique sévère de l’uretère [3], l’autotransplantation rénale a été ensuite largement utilisée pour le traitement de lésions rénovasculaires [4], et dans des indications plus rares de tumeurs rénales ou urothéliales, et de loin pain hematuria syndrome .

La chirurgie ex situ pour tumeur rénale a fait l’objet d’une première publication par Novick et al. en 1980 [5]. Depuis, seules quelques séries limitées ont été publiées rapportant des résultats à court terme de cette technique.

L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats carcinologiques et fonctionnels à moyen terme de la chirurgie rénale ex vivo avec autotransplantation pour tumeur rénale.


Patients et méthodes


Entre septembre 1996 et mai 2009, 11 patients ont été opérés pour tumeur maligne du rein, par néphrectomie partielle ex vivo avec autotransplantation rénale, en indication de nécessité.


Caractéristiques des patients


Il s’agissait de trois femmes (27,3 %) et huit hommes (72,7 %), d’âge moyen 54,8ans (38–73), porteurs d’un rein unique anatomique (n =9) ou fonctionnel (n =2) (Tableau 1). Dans six cas (54,5 %), l’étiologie du rein unique était une néphrectomie pour tumeur. Il s’agissait d’une localisation tumorale unique dans neuf cas soit 81,8 % (deux patients présentant respectivement trois et cinq localisations tumorales). Elles constituaient toutes des tumeurs complexes du fait de leur taille (supérieure à 7cm et non exophytique dans cinq cas) et de leur topographie (strictement centrorénale ou s’étendant au hile) (Figure 1). Selon ces critères, l’indication d’une chirurgie ex vivo était retenue.


Figure 1
Figure 1. 

Tumeur rénale droite de 7cm de diamètre à extension hilaire sur rein unique.




Trois patients (27,2 %) avaient une maladie métastatique d’emblée, sous la forme d’une localisation métastatique unique pour laquelle une exérèse était pratiquée avant la chirurgie rénale ou prévue au décours. L’un d’eux avait été traité par sunitinib préopératoire durant six mois.

En prépopératoire, la clairance de la créatinine était en moyenne de 59,6ml/min/1,73m2. Sept patients (63,6 %) avaient une insuffisance rénale modérée (clairance comprise entre 30 et 60ml/min/1,73m2).


Technique chirurgicale


Le patient était installé en décubitus dorsal ou en position de lombotomie. La voie d’abord était une laparotomie médiane xyphopubienne pour le côté droit, pour le côté gauche une incision de l’ombilic au 11e espace intercostal donnait le meilleur abord. La néphrectomie était conduite à la manière d’un prélèvement de donneur vivant prenant soin d’emporter la loge rénale, mais l’uretère n’était pas sectionné (à l’exception d’un cas). Le rein était immédiatement immergé dans du sérum glacé et perfusé avec du liquide de conservation à 4°C (UW ou IGL1). La tumorectomie était menée selon les principes de la chirurgie partielle in vivo. Les marges d’exérèse douteuses étaient contrôlées par un examen extemporané des recoupes. L’existence d’une artère polaire inférieure (trois cas ; 27,2 %) impliquait sa réimplantation préalable dans le tronc de l’artère principale.

L’autotransplantation était effectuée en situation orthotopique (un cas ; 9,1 %) ou hétérotopique (dix cas ; 90,9 %) (Tableau 2).

Une anastomose urétéro-urétérale était pratiquée en cas de section urétérale. Le drainage de la voie excrétrice était assuré par une sonde JJ descendue par une pyélotomie et complété par un drain de néphrostomie en cas de délabrement important de l’organe.


Critères de recueil des données


Les caractéristiques tumorales, les durées des temps opératoires, les complications per- et postopératoires, ainsi que les résultats fonctionnels et carcinologiques, immédiats et à long terme, ont été recueillis de façon rétrospective pour chacun des patients. Les données étaient censurées à la date du décès ou de la dernière visite. Le suivi a comporté, d’une part, une surveillance clinique et biologique semestrielle, d’autre part, une surveillance radiologique par tomodensitométrie thoraco-abdominopelvienne ou imagerie par résonance magnétique à une périodicité annuelle. La fonction rénale pré- et postopératoire a été évaluée par dosage de la créatininémie et calcul de la clairance de la créatinine par la formule modification of the diet in renal disease (MDRD). Les critères histopathologiques étaient établis sur la base de la classification TNM 2002. Une scintigraphie osseuse et une tomodensitométrie cérébrale n’étaient demandées qu’en cas de point d’appel clinique.


Résultats


Suivi


La durée moyenne de suivi était de 37,8 mois (3–144). À la date d’analyse des données, le délai écoulé depuis la dernière visite était toujours inférieur à un an. Aucun patient n’était perdu de vue.


Résultats anatomopathologiques


Toutes les tumeurs étaient des carcinomes à cellules rénales (CCR). Les types histologiques sont détaillés dans le Tableau 3. La taille tumorale moyenne était de 65mm (34–100). Le stade tumoral définitif se répartissait en stade pT1 à pT3a, toujours N0 avec une majorité de tumeurs de plus de 7cm et de haut grade de Fuhrman. Les marges chirurgicales étaient positives dans trois cas (27,2 %) pour lesquels l’examen extemporané réalisé n’avait pas été contributif.


Caractéristiques opératoires


Les différents temps d’ischémie sont détaillés dans le Tableau 2. La durée opératoire moyenne était de 340minutes (240–440), la durée moyenne d’ischémie chaude était de 29,6minutes (23–40) et la durée moyenne d’ischémie froide de 132minutes (85–197).

Aucune complication n’était relevée durant la néphrectomie ou la tumorectomie.

Les pertes sanguines moyennes étaient mesurées à 713ml (250–1500) ; cinq patients (45,4 %) ont nécessité une transfusion de concentrés globulaires durant l’intervention.


Évolution postopératoire précoce


La durée d’hospitalisation moyenne était de 21,5 jours (8–50). Huit patients (72,7 %) ont eu des complications, détaillées dans le Tableau 4. Aucun patient n’est décédé de complication postopératoire. Deux patients (18,2 %) ont eu une fistule urinaire et ont nécessité une reprise chirurgicale, respectivement à J4 pour réfection d’une anastomose urétéro-urétérale et à J10 pour drainage d’un urohématome. Deux thromboses vasculaires précoces ont été observées (18,2 %), impliquant une néphrectomie à J1 et J4 et un recours définitif à l’hémodialyse.

Quatre patients (36,4 %) ont eu une nécrose tubulaire aiguë nécessitant un recours temporaire à l’hémodialyse.


Résultats fonctionnels


Une élévation de la créatininémie était toujours observée durant le premier mois postopératoire. Au terme du suivi, deux patients (18,2 %) étaient hémodialysés suite à la totalisation de la néphrectomie et trois patients (27,2 %) avaient une insuffisance rénale sévère (MDRD compris entre 10 et 30ml/min/1,73m2). À l’exclusion des patients dialysés, la clairance de la créatinine était en moyenne de 45,4ml/min/1,73m2.


Résultats carcinologiques


Deux patients (18,2 %) ont eu une récidive tumorale locale, cinq patients (45,4 %) ont eu une progression métastatique de leur maladie (hépatique, pulmonaire ou ganglionnaire médiastinale) dont deux (18,2 %) sont décédés et quatre patients (36,4 %) étaient indemnes de toute récidive. Les décès concernaient des patients d’emblée métastatiques au moment du geste et sont survenus rapidement au troisième et sixième mois postopératoire. Les récidives locales étaient traitées par radiofréquence percutanée.


Discussion


La chirurgie ex vivo avec autotransplantation rénale s’est largement développée dans les années 1960 pour le traitement de lésions bénignes responsables d’insuffisance rénale chronique. Sur la base des travaux de Novick et al. [5], le CCR devint une indication établie pour cette chirurgie complexe. En raison du développement de l’hémodialyse, cette technique s’est peu répandue depuis les années 1990. La revue de la littérature ne fait état que de rares publications à ce sujet (96 cas répertoriés) [5, 6, 7]. En dépit d’un faible effectif (11 patients) et d’un suivi moyen limité (trois ans), notre série est l’une des seules à apprécier les résultats carcinologiques et fonctionnels à moyen terme de cette technique.

En raison de leur taille et de leur topographie centrale, certaines tumeurs rénales ne sont pas accessibles à une chirurgie partielle in situ, ni aux traitements ablatifs (radiofréquence ou cryothérapie). En situation de rein unique, un geste partiel ex vivo peut être proposé. Pratiqué après perfusion par une solution de conservation développée pour la transplantation rénale, le temps de tumorectomie peut être mené dans une situation exsangue, sur un rein dont la protection contre l’ischémie peut durer plusieurs heures. Le lavage complet du système vasculaire intrarénal limite en outre les phénomènes de coagulation intravasculaire et permet un refroidissement de l’organe plus efficace qu’un seul refroidissement de surface [8]. Pratiquée dans ces conditions, la tumorectomie peut éviter les structures anatomiques nobles (artères ou veines) et identifier les lésions de la voie excrétrice afin de les réparer avec précision. Des biopsies peuvent être facilement réalisées. La tumorectomie dans ces cas les plus difficiles peut demander 45minutes, une durée qui ne pourrait pas être atteinte sans danger en cas de clampage prolongé.

L’indication de nécessité se justifie pour plusieurs raisons. Premièrement, l’hémodialyse est source d’une morbidité et d’une mortalité élevées (44 % de mortalité globale à quatre ans), principalement par affections cardiovasculaires (dans 30,5 % des cas) [9]. Deuxièmement, dans l’optique d’une transplantation rénale, il apparaît raisonnable d’après les états de Penn, d’attendre au moins deux ans après le geste de néphrectomie [10]. Cette durée s’ajoute à la durée moyenne d’attente (qui est de 25 mois), portant à près de quatre ans la date espérée d’une transplantation chez ce type de patient. Cet aspect est à prendre en considération chez les patients âgés de plus de 65ans à la date du diagnostic de la tumeur. Enfin, l’impact de la dialyse sur la qualité de vie, qu’elle soit temporaire ou définitive, est établi [11].

La morbidité observée en chirurgie ex vivo est importante. Elle est inhérente à la taille et à la topographie de lésions dont l’exérèse ne pourrait être réalisable autrement. Cependant, elle ne doit pas être comparée à celle observée dans les séries de tumorectomie in situ. Bien qu’indiquée pour des tumeurs mesurant jusqu’à 7cm, la chirurgie in situ est classiquement réalisée pour des lésions de plus petite taille ou de topographie exophytique [2]. Actuellement, peu de données sont disponibles concernant les complications urologiques de tumorectomie in situ pour tumeurs de plus de 6cm. De plus, si l’on considère la chirurgie in situ pour indication impérative, on constate un taux de complication chirurgicale, hémorragique ou urinaire plus élevé qu’en indication élective [2, 12], proche de nos résultats et les expliquant en partie.

Lorsqu’elle est pratiquée pour des tumeurs de stade pT2–T3b, la néphrectomie élargie est aussi la source de complications plus fréquentes avec des pertes sanguines moyennes de l’ordre de 1000ml et des taux de transfusion de 21 % [13].

Concernant les fistules urinaires, un cas a fait suite à une section urétérale, geste souvent inutile et qui doit être donc être évité. Si elle s’avère indispensable, une réimplantation urétérovésicale paraît plus appropriée qu’une anastomose urétéro-urétérale. Certaines équipes pratiquant une section urétérale systématique, utilisent indépendamment l’une ou l’autre des techniques sans complication surajoutée [7].

Aux risques propres à la tumorectomie, la chirurgie ex vivo cumule les complications vasculaires propres à l’autotransplantation : deux greffons ont été perdus précocement par thrombose vasculaire alors qu’aucune difficulté technique ne le laissait présager. Un taux semblable d’échec vasculaire (de l’ordre de 20 %) est rapporté par Zincke [6]. L’occurrence de cet évènement est plus élevée que lors d’une transplantation rénale hétérologue ou d’une autotransplantation pour lésion vasculaire : elle peut être expliquée par la limitation de l’anticoagulation prophylactique en postopératoire immédiat du fait du risque hémorragique lié à une tumorectomie étendue. En cas d’artère polaire surnuméraire, nous recommandons sa réimplantation dans le tronc de l’artère principale, ce qui a été fait dans trois cas sans complication surajoutée.

Dans notre expérience, les complications urinaires et vasculaires ont toujours conduit à une reprise chirurgicale et ont retenti directement sur la durée d’hospitalisation.

La survenue d’une nécrose tubulaire aiguë a constitué le second facteur de prolongation d’hospitalisation. Sa fréquence dans notre série était à mettre en rapport avec le temps d’ischémie froide, au même titre qu’au cours d’une transplantation hétérologue. En revanche, la durée d’ischémie froide n’a pas influencé les résultats fonctionnels à long terme puisque aucun patient n’a nécessité de dialyse définitive, à l’exception des deux cas de totalisation de la néphrectomie pour complications vasculaires. Ces conclusions sont en accord avec celles de Thompson qui a comparé les résultats fonctionnels après tumorectomie réalisée sous clampage vasculaire en ischémie chaude versus ischémie froide. L’ischémie froide exposait à un risque majoré d’insuffisance rénale aiguë postopératoire et de recours temporaire à la dialyse, alors qu’elle n’influençait pas la nécessité d’une dialyse permanente ultérieure [14].

Les bons résultats fonctionnels à long terme de la tumorectomie ex vivo ont été garantis par une durée d’ischémie chaude optimale (en moyenne inférieure à 30minutes), limitée à la durée d’explantation de l’organe et d’anastomoses vasculaires.

Pour ces tumeurs complexes, l’utilisation d’une perfusion de l’artère rénale par une artériotomie au cours d’une chirurgie partielle in situ peut remplir les mêmes objectifs selon Steffens. Il décrit l’absence de recours définitif à la dialyse, l’absence de complication vasculaire, un taux de recours temporaire à la dialyse de 6 % et un taux de reprise chirurgicale de 8 % [8]. Le faible taux de complication observé est surprenant d’autant que 84 % des tumeurs étaient de stade pT2 au moins. Dans notre série, la topographie des lésions n’aurait pas permis leur exérèse par cette méthode.

En raison des limites de notre étude, les résultats carcinologiques doivent être interprétés avec prudence mais peuvent être mis en perspective avec ceux des autres alternatives thérapeutiques à la chirurgie ex vivo.

Dans 81 % des cas de notre série, il existait des critères cliniques ou histologiques défavorables (tumeur >7cm, grade de Fuhrman III et IV, stade pT3a). Pratiquée dans ce contexte, la néphrectomie élargie conduit à des taux de survie spécifique de 71 à 90 %, et survie sans récidive de 62 % à cinq ans [13, 15]. Utilisée chez des patients rendus anéphriques par le traitement d’une tumeur rénale maligne, la dialyse est grevée d’une forte mortalité spécifique de 82 % à 30 mois de suivi [16]. Pratiquée pour le même motif, la transplantation rénale s’accompagne d’un taux de mortalité spécifique de 0 à 8 % si un délai d’au moins 15 mois est observé après néphrectomie et d’un taux de récidive locale ou métastatique de 53 % dans le cas contraire [10, 16]. Enfin, le caractère impératif de l’indication est un critère pronostique péjoratif après néphrectomie partielle [17].

À l’exception des lésions métastatiques d’emblée, la chirurgie ex vivo a obtenu des résultats semblables. Elle n’a pas semblé altérer le contrôle carcinologique vis-à-vis des autres alternatives que constituent la néphrectomie élargie suivie de dialyse ou de transplantation. Elle a donc démontré son intérêt chez des patients qu’un geste radical aurait rendus anéphriques.

Dans notre étude, trois patients étaient opérés en situation métastatique dont deux sont décédés à court terme. Malgré l’avènement des thérapeutiques ciblées, la néphrectomie radicale à visée de cytoréduction tumorale conserve une place au stade métastatique [18]. Bien que la chirurgie partielle puisse remplir le même objectif carcinologique [19], notre expérience n’a pas mis en évidence de bénéfice pour ces tumeurs complexes.

À l’ère des thérapeutiques ciblées, la question d’un traitement néoadjuvant se pose. En diminuant la taille tumorale, il pourrait permettre l’exérèse in situ de lésions seulement accessibles à une chirurgie ex vivo. Dans notre série, le traitement néoadjuvant utilisé dans un cas n’a pas modifié significativement la taille tumorale, ni facilité le geste chirurgical. Seule une publication rapporte un résultat encourageant sous sunitinib [20] qui devra être confirmé.


Conclusion


En cas de tumeur volumineuse ou de topographie centrorénale en indication impérative, la tumorectomie rénale ex vivo est la seule alternative à la néphrectomie élargie, suivie d’une dialyse définitive ou d’une transplantation rénale, lorsqu’un geste in situ n’est pas réalisable. Dans notre expérience, elle a permis l’exérèse de lésions complexes dans de bonnes conditions de visibilité. Elle n’a pas affecté leur contrôle carcinologique à moyen terme et a assuré d’excellents résultats fonctionnels, avec des valeurs de créatinine stables dans le temps, évitant dans la majorité des cas un recours permanent à la dialyse. Compte tenu de sa morbidité élevée, sa pratique nécessite une expertise en chirurgie carcinologique rénale et en transplantation rénale ainsi qu’une infrastructure adaptée.


Conflit d’intérêt


Aucun.



 Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Statut préopératoire des patients.
  Âge  ASA  ECOG  Statut rénal controlatéral  Taille tumorale (mm)  Nombre tumeurs  Localisation tumorale  Stade TNM  MDRD préopératoire 
Cas no 1  51  NTE/tumeur  50  Centrorénale G  T1bN0M0  42,1 
Cas no 2  41  NP/tumeur  34  Centrorénale G  T1aN0M0  85,9 
Cas no 3  41  NTE/tumeur  95  Centrorénale D  T2N0M1  52,2 
Cas no 4  71  Agénésie congénitale  60  Polaire sup. et hilaire D  T1bN0M0  57,9 
Cas no 5  44  Néphrectomie/traumatisme  65  Polaire inf. et hilaire G  T1bN0M0  65,8 
Cas no 6  64  NTE/tumeur  40  Centrorénale G  T1bN0M0  41,8 
Cas no 7  38  NTE/tumeur  100  Centrorénale D  T2N0M1  77,2 
Cas no 8  73  Rein détruit/lithiases  70  Polaire inf. et hilaire D  T2N0M0  44,4 
Cas no 9  65  NTE/tumeur  35  Centrorénale G  T1aN0M0  44,7 
Cas no 10  67  Néphrectomie/tuberculose urinaire  75  Centrorénale D  T2N0M0  57,9 
Cas no 11  48  Agénésie congénitale  89  Centrorénale D  T2N0M1  86,3 



Légende :
NTE : néphrectomie totale élargie ; NP : néphrectomie partielle ; MDRD : modification of the diet in renal disease  ; ASA : score American Society of Anesthesiologists ; ECOG : score Eastern Cooperative Oncology Group.



Tableau 2 - Données opératoires.
  Voie d’abord  Durée intervention (min.)  Durée ischémie chaude (min.)  Durée ischémie froide (min.)  Reconstruction vasculaire  Siège anastomose artérielle  Siège anastomose veineuse  Pertes sanguines  Transfusion peropératoire (CGR) 
Cas no 1  Lombo-abdominale  240  40  120  Non  AIIG  VIEG  250 
Cas no 2  Lombo-abdominale  265  25  85  Non  AIIG  VIPG  200 
Cas no 3  Laparotomie médiane  379  28  165  Non  AIID  VIPD  800 
Cas no 4  Laparotomie médiane  250  23  89  Non  AIPD  VIED  500 
Cas no 5  Bi-sous-costale  440  25  139  Non  Orthotopique  Orthotopique  1500 
Cas no 6  Lombo-abdominale  420  34  197  Oui  AIIG  VIEG  250 
Cas no 7  Laparotomie médiane  420  36  158  Non  AIID  VIED  1300 
Cas no 8  Laparotomie médiane  340  32  154  Non  AIPD  VIPD  1300 
Cas no 9  Laparotomie médiane  342  26  120  Oui  AIIG  VIEG  700 
Cas no 10  Laparotomie médiane  273  33  100  Oui  AIPD  VCI  250 
Cas no 11  Laparotomie médiane  375  23  134  Non  Aorte  VCI  800 



Légende :
AII : artère iliaque interne ; AIP : artère iliaque primitive ; VIE : veine iliaque externe ; VIP : veine iliaque primitive ; VCI : veine cave inférieure ; CGR : concentré de globules rouges.



Tableau 3 - Résultats carcinologiques et fonctionnels.
  Stade tumoral  Grade Fuhrman  Marges chirurgicales  Histologie  Évolution carcinologique  Traitement secondaire  Recul postopératoire (mois)  MDRD postopératoire 
Cas no 1  pT2  R0  CCR cellules claires  Récidive locale  Radiofréquence  144  41,5 
Cas no 2  pT1a  R0  CCR chromophobe  Non  Non  78  77,5 
Cas no 3  Métastase  R1  CCR tubulopapillaire II  Métastatique (pleuropulmonaire)  Non  6 (DCD)  22,8 
Cas no 4  pT1b  R0  CCR tubulopapillaire I  Métastatique (hépatique et ganglionnaire)  Métastasectomie hépatique et sunitinib  48  Hémodialyse 
Cas no 5  pT2  R0  CCR tubulopapillaire I  Non  Non  48  66,7 
Cas no 6  pT1a  R0  CCR cellules claires  Métastatique (pulmonaire et ganglionnaire)  Sunitinib  39  Hémodialyse 
Cas no 7  pT2  R0  CCR cellules claires  Métastatique (pulmonaire)  Lobectomie pulmonaire et interféron  3 (DCD)  56,5 
Cas no 8  pT3a  R1  CCR cellules claires  Récidive locale  Radiofréquence  29  33 
Cas no 9  pT1a  R0  CCR cellules claires  Non  Non  15  18,7 
Cas no 10  pT2  R0  CCR chromophobe  Non  Non  26,8 
Cas no 11  pT3a  R1  CCR cellules claires  Métastatique (pulmonaire)  Métastasectomie et sunitinib  65,2 



Légende :
DCD : patient décédé ; CCR : carcinome à cellules rénales ; MDRD : modification of the diet in renal disease .



Tableau 4 - Évolution postopératoire immédiate.
  Reprise diurèse  NTA  Dialyse (séances)  Complication vasculaire  Complication urinaire  Autres complications  Reprise chirurgicale  Transfusion (CGR)  Durée hospitalière 
Cas no 1  J0  –  –  –  –  –  –  15 
Cas no 2  J0  –  –  –  –  –  –  10 
Cas no 3  J0  Oui  Oui (7)  –  Fistule calicielle  –  Drainage chirurgical J10  40 
Cas no 4  Non  –  Oui (définitif)  Thrombose artérielle  –  –  Néphrectomie J4  31 
Cas no 5  J4  Oui  Oui (6)  –  Fistule urétérale  –  Drainage chirurgical/réfection anastomose urétérale J13  50 
Cas no 6  Non  –  Oui (définitif)  Thrombose veineuse  –  –  Néphrectomie J1  16 
Cas no 7  J0  –  –  –  –  Pneumopathie  –  10 
Cas no 8  J0  Oui  –  –  –  –  –  15 
Cas no 9  J5  Oui  Oui (10)  –  –  Pneumopathie  –  26 
Cas no 10  J4  Oui  Oui (3)  –  –  –  –  16 
Cas no 11  J0  –  –  –  –  –  – 



Légende :
NTA : nécrose tubulaire aiguë ; CGR : concentré de globules rouges.


Références



Lerner S.E., Hawkins C.A., Blute M.L., Grabner A., Wollan P.C., Eickholt J.T., et al. Disease outcome in patients with low stage renal cell carcinoma treated with nephron sparing or radical surgery J Urol 1996 ;  155 (6) : 1868-1873 [cross-ref]
Patard J.J., Pantuck A.J., Crepel M., Lam J.S., Bellec L., Albouy B., et al. Morbidity and clinical outcome of nephron-sparing surgery in relation to tumour size and indication Eur Urol 2007 ;  52 (1) : 148-154 [cross-ref]
Hardy J.D. High ureteral injuries. Management by autotransplantation of the kidney JAMA 1963 ;  184 : 97-101 [cross-ref]
Dubernard J.M., Martin X., Mongin D., Gelet A., Canton F. Extracorporeal replacement of the renal artery: techniques, indications and long-term results J Urol 1985 ;  133 (1) : 13-16 [cross-ref]
Novick A.C., Stewart B.H., Straffon R.A. Extracorporeal renal surgery and autotransplantation: indications, techniques and results J Urol 1980 ;  123 (6) : 806-811
Stormont T.J., Bilhartz D.L., Zincke H. Pitfalls of “bench surgery” and autotransplantation for renal cell carcinoma Mayo Clin Proc 1992 ;  67 (7) : 621-628 [cross-ref]
Mickisch G.H. Renal cell cancer: bench surgery and autotransplantation for complex localised disease Eur Urol Suppl 2007 ;  6 (8) : 544-548 [cross-ref]
Steffens J., Humke U., Ziegler M., Siemer S. Partial nephrectomy with perfusion cooling for imperative indications: a 24-year experience BJU Int 2005 ;  96 (4) : 608-611 [cross-ref]
Couchoud C, Lassalle M, Stengel B, Jacquelinet C. Réseau épidémiologie information néphrologie. Registre français des traitements de suppléance de l’insuffisance rénale chronique. Rapport annuel 2007. Disponible en ligne sur http://www.soc-nephrologie.org/PDF/enephro/registres/ra pport_2007/rapport_2007.pdf. Page consultée le 2 septembre 2009.
Penn I. Transplantation in patients with primary renal malignancies Transplantation 1977 ;  24 (6) : 424-434 [cross-ref]
Fukuhara S., Lopes A.A., Bragg-Gresham J.L., Kurokawa K., Mapes D.L., Akizawa T., et al. Health-related quality of life among dialysis patients on three continents: the Dialysis Outcomes and Practice Patterns Study Kidney Int 2003 ;  64 (5) : 1903-1910 [cross-ref]
Pasticier G., Timsit M.O., Badet L., De La Torre Abril L., Halila M., Fassi Fehri H., et al. Nephron-sparing surgery for renal cell carcinoma: detailed analysis of complications over a 15-year period Eur Urol 2006 ;  49 (3) : 485-490 [cross-ref]
Margulis V., Tamboli P., Jacobsohn K.M., Swanson D.A., Wood C.G. Oncological efficacy and safety of nephron-sparing surgery for selected patients with locally advanced renal cell carcinoma BJU Int 2007 ;  100 (6) : 1235-1239 [cross-ref]
Thompson R.H., Frank I., Lohse C.M., Saad I.R., Fergany A., Zincke H., et al. The impact of ischemia time during open nephron sparing surgery on solitary kidneys: a multi-institutional study J Urol 2007 ;  177 (2) : 471-476 [cross-ref]
Jeldres C., Patard J.J., Capitanio U., Perrotte P., Suardi N., Crepel M., et al. Partial versus radical nephrectomy in patients with adverse clinical or pathologic characteristics Urology 2009 ;  73 (6) : 1300-1305 [inter-ref]
Reinberg Y., Matas A., Manivel C., Gonzalez R., Gillingham K.J., Pryor J.L. Outcome of renal transplantation or dialysis in patients with a history of renal cancer Cancer 1992 ;  70 (6) : 1564-1567 [cross-ref]
Rouach Y., Timsit M.O., Lebret T., Fontaine E., Yonneau L., Herve J.M., et al. Impact de l’indication impérative sur la morbidité et les résultats carcinologiques à long terme après néphrectomie partielle Prog Urol 2009 ;  19 (7) : 481-486 [inter-ref]
Zini L., Capitanio U., Perrotte P., Jeldres C., Shariat S.F., Arjane P., et al. Population-based assessment of survival after cytoreductive nephrectomy versus no surgery in patients with metastatic renal cell carcinoma Urology 2009 ;  73 (2) : 342-346 [cross-ref]
Hutterer G.C., Patard J.J., Colombel M., Belldegrun A.S., Pfister C., Guille F., et al. Cytoreductive nephron-sparing surgery does not appear to undermine disease specific survival in patients with metastatic renal cell carcinoma Cancer 2007 ;  110 (11) : 2428-2433 [cross-ref]
Robert G., Gabbay G., Bram R., Wallerand H., Deminière C., Cornelis F., et al. Case study of the month. Complete histologic remission after sunitinib neoadjuvant therapy in T3b renal cell carcinoma Eur Urol 2009 ;  55 (6) : 1477-1480 [cross-ref]






© 2010 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.