Tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure et tumeurs de vessie associées : aspects cliniques et étiologiques.

16 juillet 2001

Mots clés : voie urinaire supérieure, Vessie, Tumeur urothéliale, tumeurs multifocales
Auteurs : Bretheau D, Lechevallier E, Jean F, Rampal M, Coulange C
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 979-987
Parmi 107 patients traités en 11 ans pour tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure (VEUS), 30 ont eu une tumeur vésicale associée synchrone ou asynchrone. La tumeur vésicale précédait la tumeur de la VEUS dans 10,3% des cas, la tumeur vésicale était synchrone dans 6,5% des cas et le taux de récidive vésicale après tumeur de la VEUS a été de 15%. L'incidence des tumeurs de la VEUS apparues après cystectomie durant cette période de 11 ans a été de 3,3%. La médiane de récidive dans la VEUS après tumeur de vessie a été de 17 mois. La médiane de récidive vésicale après tumeur de la VEUS a été de 12 mois. Le risque de récidive vésicale après traitement d'une tumeur du haut appareil a été étudié en fonction de la localisation, du type de traitement, de la multifocalité, du stade, du grade de la tumeur de la VEUS et de l'existence d'une tumeur vésicale précédante ou synchrone associée. Aucun de ces paramètres n'a constitué un facteur prédictif de récidive vésicale après traitement d'une tumeur de la VEUS. La comparaison entre la survie du groupe tumeur de la VEUS associée à une tumeur vésicale et le groupe tumeur de la VEUS seule n'a pas montré de différence significative (p = 0,10). La théorie de l'implantation cellulaire favorisée par le reflux vésico-rénal et la théorie multicentrique se complètent pour expliquer le caractère multifocal et récidivant des tumeurs urothéliales.