Tumeur urothéliale de vessie après tumeur urothéliale du haut appareil : une entité à ne pas méconnaître

25 octobre 2009

Auteurs : F. Kleinclauss
Référence : Prog Urol, 2009, 9, 19, 588-589




 



Les auteurs ont rédigé une excellente revue de la littérature sur le lien entre les carcinomes urothéliaux du haut appareil urinaire et les secondes localisations intravésicales.

Il s'agit d'un sujet particulièrement intéressant compte tenu de la fréquence et des conséquences cliniques de ces deuxièmes localisations. De plus, les moyens diagnostiques actuels (tomodensitométrie multibarette, urétéroscopie souple diagnostique) sont probablement en train de modifier l'histoire naturelle des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS) en permettant un diagnostic radiologique et histologique plus précoce. Il n'est donc plus rare actuellement de faire le diagnostic de TVEUS non infiltrante. De ce diagnostic plus précoce ainsi que des progrès technologiques est née l'idée d'un traitement conservateur non plus réservé à quelques indications de nécessité (tumeurs sur rein unique, tumeur bilatérale, insuffisance rénale chronique) mais ouvert aux TVEUS de bas grade avec rein controlatéral normal. Cette stratégie parfois controversée et encore en cours d'évaluation semble donner de bons résultats au prix cependant d'une augmentation des récidives vésicales.

Comme le rappellent les auteurs, la fréquence des récidives ou des secondes localisations est importante (15 à 50 %) quelles que soient les modalités thérapeutiques et aucun facteur ne permet actuellement d'évaluer le risque de récidive. Le take-home message de cette revue de la littérature est donc l'importance d'une surveillance urologique accrue des patients pris en charge pour une TVEUS au minimum pendant les deux premières années suivant le traitement de la TVEUS.



 Commentaire de l'article : Azémar M-D, Revaux A, Misraï V, Comperat E, Bitker M-O, Chartier-Kastler E, Richard F, Cussenot O, Rouprêt M. Tumeur urothéliale primitive du haut appareil urinaire et seconde localisation ultérieure intravésicale.







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