Tumeur de vessie T1 G3: La place respective du B.C.G. et de la cystectomie.

16 juillet 2001

Mots clés : Vessie, Tumeur urothéliale, BCG, Cystectomie radicale
Auteurs : Pfister C, Landé P, Hervé JM, Barré P, Barbagelatta M, Camey M, Botto H
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 231-237
48 malades présentant une tumeur de vessie T1 G3 ont été traités de 1975 à 1991. Du carcinome in situ est associé dans un tiers des cas. 26 malades ont reçu des instillations endovésicales de B.C.G. (2,5 cycles en moyenne de 6 instillations) sans récidive locale ni dissémination dans 50% des cas (recul moyen de 54 mois). Treize patients ont récidivé après un intervalle libre de 8 mois (3 à 18 mois) : 7 avec une progression tumorale, 5 à stade identique et 1 Ta. Dans ce groupe, 6 cystectomies ont été réalisées dans les 2 ans : 3 malades sont guéris avec un recul moyen de 33 mois, 2 sont décédés du cancer, 1 patient est vivant avec un reflux urétéral. Compte tenu de l'âge et/ou du terrain, 7 patients ont été traités par résections itératives et autres traitements locaux : 3 ont récidivé sans progression, 2 sont décédés du cancer, 2 sont perdus de vue.21 cystectomies ont été réalisées d'emblée : 20 malades sont indemnes de toute récidive de leur maladie vésicale avec un recul moyen de 47 mois. Un est décédé par cancer en 6 mois.La tumeur de vessie T1 G3 doit être considérée comme une lésion de mauvais pronostic imposant un traitement actif. La B.C.G. thérapie de première intention est efficace dans 50% des cas. En cas de non réponse au B.C.G., la cystectomie s'impose.