Tuberculose uro-génitale. Expérience de 10 ans

01 novembre 2001

Mots clés : tuberculose uro-génitale, Diagnostic, Traitement
Auteurs : EL KHADER K, LRHORFI MH, EL FASSI J, TAZI K, HACHIMI M, LAKRISSA A
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 62-67
Objectif:Préciser les aspects actuels cliniques, iconographiques et thérapeutiques de la tuberculose uro-génitale. Matériel et méthodes:D'avril 1989 à avril 1999, 57 patients atteints de tuberculose uro-génitale ont été vus. Il s'agissait de 32 hommes et de 25 femmes âgés de 18 à 72 ans (âge moyen: 40 ans). Résultats:Les manifestations cliniques les plus fréquentes étaient représentées par les signes irritatifs vésicaux (47,3%). La fièvre, l'anorexie et l'amaigrissement étaient rares (11%). 16% des patients avaient une atteinte génitale isolée. 14% se sont présentés avec une insuffisance rénale (créatininémie moyenne: 18 mg/l). La bacillurie n'a été présente que dans 3 cas (5.2%). L'urographie avait montré des anomalies dans 80% des cas. L'anomalie la plus fréquente était le rein muet non fonctionnel : 23 cas, soit (40,3%). Le diagnostic positif a été porté sur les données bactériologiques (5fois) et histologiques (52 fois).
Le traitement a consisté en une chimiothérapie anti-bacillaire chez tous les patients en association avec la chirurgie (75%), et/ou des manoeuvres endo-urologiques (26,3%).
La néphrectomie est nécessaire pour les reins tuberculeux non fonctionnels afin de prévenir la survenue d'une HTA, des abcès et des fistules. Conclusion:Le diagnostic de tuberculose urogénitale est difficile et souvent tardif. Un geste chirurgical ou endo-urologique est souvent nécessaire pour sauvegarder la fonction du rein et améliorer la qualité de vie.