Troubles vésico-sphinctériens au cours de la sclérose en plaques : intérêt des examens urodynamiques.

16 juillet 2001

Mots clés : sclérose en plaques, vessie neurologique, Neuro-urologie
Auteurs : Delepaul B, Saussine C, Jacqmin D
Référence : Prog Urol, 1994, 7, 89-96
Les troubles vésico-sphinctériens sont fréquents dans la sclérose en plaques et ils en permettent le diagnostic dans 2 à 5% des cas.Les signes cliniques sont dominés par l'impériosité (60 à 80%), la pollakiurie (40 à 60%) et l'incontinence par désinhibition vésicale. La dysurie (15 à 30%) survient sur une vessie aréflective ou hyperactive, associée alors à une dyssynergie vésico-sphinctérienne. L'association de ces signes est fréquente (50 à 80%). En cystomanométrie, il existe une hyperactivité du détrusor dans 50 à 78% des cas, une hypoactivité dans 20 à 40%, les dyssynergies sont fréquentes (50 à 80%). Il n'y a pas de corrélation entre les signes cliniques et urodynamiques. De ce fait les examens urodynamiques sont importants pour poser un diagnostic urologique précis, entreprendre un traitement adapté et précoce en raison du risque d'atteinte du haut appareil à long terme.