Troubles fonctionnels du bas appareil urinaire après mutilation sexuelle féminine : revue de la littérature

25 mars 2019

Auteurs : P. Millet, M. Vinchant, S. Sharifzadehgan, S. Vieillefosse, G. Hatem-Gantzer, X. Deffieux
Référence : Prog Urol, 2019, 4, 29, 209-215
Introduction

Cet article a pour objectif de faire la synthèse des données disponibles dans la littérature sur les troubles fonctionnels du bas appareil urinaire (lower urinairy tract symptoms [LUTS]) après mutilation sexuelle féminine (MSF).

Matériels et méthodes

Notre revue de la littérature a permis d’identifier 177 publications, dont 14 ont été incluses.

Résultats

En ce qui concerne les complications à court terme, la prévalence de la rétention aiguë d’urine (RAU) après MSF est estimée entre 3 % et 12 %. En ce qui concerne les complications à long terme, les données sont discordantes concernant les infections urinaires à répétition (IUR) après MSF avec une prévalence estimée entre 9 % et 39 %. La prévalence des LUTS est significativement augmentée chez les femmes ayant subi une MSF. Il y a, par exemple 5,17 IC 95 % (2,34–12,97) fois plus d’incontinence urinaire mixte chez les femmes ayant subi une MSF. La prévalence est d’autant plus élevée que la mutilation est importante. L’évolution des LUTS après reconstruction clitoridienne n’a pas été évaluée.

Conclusion

Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux caractériser et évaluer la prévalence des LUTS après MSF ainsi que l’intérêt et l’efficacité des différentes thérapeutiques.




 




Introduction


Les mutilations sexuelles féminines (MSF) ou excision sont encore largement pratiquées dans le monde. Elles sont définies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou de tout autre mutilation des organes génitaux féminin pratiquée à des fins non thérapeutiques » [1]. L'OMS estime que 100 à 140 millions de femmes au total dans le monde ont subi des mutilations sexuelles et que chaque année 3 millions de filles sont susceptibles de subir une MSF.


Les MSF sont, selon l'OMS classées en 4 types: Type I (ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du capuchon); Type II (ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres); Type III (rétrécissement de l'orifice vaginal avec recouvrement par l'ablation et l'accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris); Type IV (toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques, telles que la ponction, le percement, l'incision, la scarification et la cautérisation) [2].


Il existe une littérature importante sur les complications sexuelles, obstétricales et psychosociales de telles interventions. En revanche, il existe peu de données sur les troubles fonctionnels du bas appareil urinaire [lower urinary tract symptoms (LUTS)] chez ces femmes ayant subi des MSF.


Ces LUTS peuvent correspondre à des troubles survenant lors du remplissage, de la vidange de la vessie ou encore à des troubles post-mictionnels. Il est également décrit dans la littérature des cas d'infections urinaires à répétition dans les suites de MSF. Notre objectif était de faire une revue de la littérature en synthétisant les données disponibles concernant les troubles fonctionnels du bas appareil urinaire après une MSF.


Matériels et méthodes


Nous avons conduit une revue de la littérature portant sur les troubles fonctionnels du bas appareil urinaire chez les femmes ayant subi des MSF. Nous avons effectué cette revue de la littérature en suivant les recommandations du groupe PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses ) [3], diagramme de flux donné en Figure 1.


Figure 1
Figure 1. 

Diagramme de flux (PRISMA).




La base de donnée Medline a été interrogée sur PubMed avec les mots clés MeSH et non MeSH suivants: urination disorders , lower urinary tract symptoms , urinary incontinence , urinary tract infection , urinary infection , female circumcision , female genital mutilation , female genital cutting, infibulation et deinfibulation . Tous les articles publiés en langue anglaise ou française sur le sujet jusqu'en juin 2018 ont été inclus dans cette revue.


Nous avons utilisé pour l'analyse des symptômes fonctionnels du bas appareil urinaire les items tirées de l' « International continence society » [4] dont il existe une traduction en langue française [5].


Résultats


Notre stratégie de recherche a permis d'identifier 177 publications. Cent quarante et un articles ont été exclus sur la base du résumé, leur contenu ne correspondant pas à l'objet de cette revue de la littérature. Sur les 36 articles sélectionnés, 2 ont été exclus car le texte intégral n'était pas disponible et 20 ont été exclus après analyse du texte intégral car ils comportaient des données insuffisantes sur les troubles fonctionnels urinaires. Il restait donc, au total, 14 articles inclus dans l'analyse qualitative (Figure 1). Le récapitulatif des différents articles est disponible dans le Tableau 1.


Selon les études, les symptômes urinaires après MSF ont été explorés soit immédiatement après la MSF, soit à long terme.


La rétention aiguë d'urine (RAU) est la seule complication immédiate d'ordre urinaire identifiée dans la littérature [6, 7, 8, 9, 10]. Elle est définie comme une impossibilité complète d'uriner dans les suites immédiates du geste de mutilation sexuelle. La prévalence de la RAU oscille entre 3 % et 12 % en fonction des séries (Tableau 2).


Concernant les complications à long terme, un nombre important d'infections urinaires à répétition (IUR) a été décrit [6, 7, 8, 11, 12, 13, 14]. Il n'y avait pas de données disponibles sur les délais entre la MSF et la survenue des IUR. La prévalence des IUR oscille entre 9 % et 39 % selon les séries (Tableau 3). Les données ont été collectées soit par questionnaire portant sur les signes cliniques d'IUR [8, 13, 14], soit prouvées cliniquement et biologiquement [6, 11, 12] ou encore de manière rétrospective par l'intermédiaire des dossiers cliniques de la structure hospitalière [7]. Sur les 7 études s'intéressant au sujet, seulement 3 disposaient d'un groupe témoin. On note une différence statistiquement significative sur la survenue d'IUR uniquement dans la série de De Silva [12], série prospective portant sur 1844 patientes mais ne comptabilisant seulement que 153 cas de MSF, avec 31 % d'IUR dans le groupe MSF contre 6 % dans le groupe témoin donnant un risque relatif (RR) à 5,14 IC 95 % (3,42; 7,65). Les 2 autres séries de Almroth [11] et El Dareer [8] ne mettaient pas en évidence de différence statistiquement significative entre le groupe MSF et le groupe témoin sur la survenue d'IUR.


En ce qui concerne les LUTS, des symptômes à type d'incontinence urinaire, de douleurs à la miction, ou encore de faible jet urinaire ont été généralement décrits [15, 16]. Huit études comportaient des données sur les LUTS en rapport avec les MSF [6, 7, 9, 14, 17, 18, 19, 20]. Les LUTS ont été recherchés par un questionnaire spécifique détaillé dans une seule étude [17], 2 études étaient menées de manière rétrospective [7, 20] et dans 5 études les données étaient collectées à l'aide de questionnaire plus généraliste, non détaillé, portant sur les données socioculturelles, les complications obstétricales, urologiques, sexuelles mais sans recherche spécifique des LUTS [6, 9, 14, 18, 19]. Les résultats sont présentés dans le Tableau 4. La série de meilleure qualité et la plus récente est celle d'Amin et al. [17]. C'est une étude observationnelle portant sur 434 patientes avec groupe témoin. Elle s'est attachée à rechercher de façon précise la présence des différents LUTS sur la population étudiée en utilisant une version simplifié du questionnaire du score international des symptômes de prostatisme (IPSS) [21]. La population était divisée en 2 groupes de 251 patientes pour le groupe MSF et 191 patientes pour le groupe témoin. Les LUTS étaient significativement plus fréquents dans le groupe MSF avec un odds ratio (OR) à 3,77 IC 95 % (1,74-9,06). Cette différence statistiquement significative touchait tous les items des LUTS sauf l'incontinence urinaire par urgenturie et l'incontinence urinaire d'effort (Tableau 4).


Une analyse en sous-groupes a ensuite été effectuée en fonction du type de MSF (type I, II ou III). Pour les MSF de type I, il était mis en évidence un taux d'incontinence urinaire mixte significativement augmenté pour le groupe MSF. Il n'y avait, en revanche pas de différence en ce qui concerne les autres items. Pour les MSF de type II, la prévalence de tous les symptômes était significativement augmentée dans le groupe MSF sauf pour l'incontinence urinaire par urgenturie. Pour les MSF de type III, la prévalence de tous les symptômes sans exception était significativement augmentée dans le groupe MSF.


Concernant les 2 autres études comportant un groupe témoin, Elnashar [18] a montré une prévalence de l'incontinence urinaire (type non détaillé) 2,5 fois plus élevée et des douleurs à la miction 2,8 fois plus élevées, dans le groupe MSF que dans le groupe témoin, résultats statistiquement significatifs. En revanche, Morison [19] n'a pas montré de différence significative concernant la prévalence de l'incontinence urinaire entre le groupe MSF et le groupe témoin. Les autres études présentées dans le Tableau 4 étaient observationnelles transversales sans groupe témoin. On observait des taux d'incontinence urinaire allant de 6 % à 20 %, un jet urinaire faible dans 3 % à 27 % des cas, ou encore des douleurs à la miction présentes dans 3 % à 59 % des cas.


Discussion


La prévalence des symptômes urinaires semble donc accrue chez les femmes ayant subi des MSF, même si la littérature est moins poussée sur ce sujet que concernant les complications obstétricales et psychosociales après MSF.


La prévalence des RAU après MSF reste difficile à évaluer car elle est estimée, à l'aide de questionnaires portant sur des procédures ayant eu lieu il y a plusieurs années et en général chez des enfants. Ceci introduit donc un biais de mémorisation important. En ce qui concerne les IUR, dans une méta-analyse publiée en 2012 [22], Berg et al. ont montré une différence statistiquement significative en faveur d'une prévalence des IUR plus importante chez les femmes excisées.


En ce qui concerne les LUTS, les études sont peu nombreuses et la majorité d'entre elles sont de faible puissance (peu d'études comparatives et nombre limité de sujet). Aucune de ces études ne comportait de bilan urodynamique (BUD). Les outils diagnostiques utilisés ne sont pas détaillés dans la majorité des études. Lorsqu'ils le sont, ils ne sont pas totalement adaptés à la symptomatologie urinaire de la femme (score IPSS). Toutefois, ces études laissent majoritairement transparaître une prévalence accrue des LUTS chez les femmes excisées, prévalence qui semble être corrélée au type de MSF et donc à l'importance des modifications anatomiques de l'appareil génital féminin.


En effet ces troubles fonctionnels urinaires peuvent être expliqués par la création d'un obstacle mécanique au bon écoulement des urines après la réalisation de MSF. L'importance de cet obstacle est plus ou moins grande selon le type de MSF (classification OMS). Cet obstacle distal pourrait favoriser au long cours l'apparition de LUTS avec une modification des comportements relatifs à la miction chez les patientes ayant subi des MSF.


Une prise en charge chirurgicale avec reconstruction et restitution d'une anatomie fonctionnelle normale peut être une option thérapeutique dans le traitement des LUTS après MSF [23, 24, 25, 26]. Mais les données sont trop peu nombreuses, se limitant à quelques cas cliniques, pour pouvoir conclure à un réel bénéfice de la chirurgie sur l'amélioration des LUTS. En effet une revue systématique de la littérature publiée en 2017 [27], portant sur la prise en charge chirurgicale par reconstruction pour le traitement des LUTS chez les femmes ayant subi une MSF de type III, n'a pas permis de tirer de conclusion sur l'efficacité d'un tel traitement compte tenu du peu de données disponibles dans la littérature.


Il n'y a pas non plus de données dans la littérature concernant l'efficacité des différents traitements des LUTS (anticholinergiques, neuromodulation) dans ce contexte particulier des femmes victimes de MSF.


Des données supplémentaires sont donc nécessaires, avec, par exemple, une meilleure caractérisation des LUTS par l'utilisation de questionnaires et scores validés, pour approfondir les connaissances épidémiologiques. Par ailleurs, il serait intéressant d'explorer les femmes atteintes de symptômes urinaires par des bilans urodynamiques et des imageries fonctionnelles (uréthro-cystographie rétrograde et mictionnelle) afin de mieux comprendre la physiopathologie de ces troubles chez les femmes ayant subi une MSF.


Conclusion


Les MSF demeurent un problème de santé publique dans de nombreux pays à travers le monde. Elles ont un retentissement psychosocial, dans la vie sexuelle, lors de la grossesse et sur la fonction urinaire. Ces différentes complications sont plus ou moins étudiées dans la littérature mais il y a encore trop peu de données sur les troubles urinaires après MSF pour pouvoir proposer une prise en charge standardisée de ces différents symptômes. Il semble, en revanche, certain que le fait de subir une MSF augmente le risque d'apparition de LUTS à long terme. Et plus les modifications anatomiques sont importantes, plus la prévalence des LUTS est importante.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Récapitulatif des études (n =14).
Auteur, année  n   Groupe témoin  Type d'étude 
Agugua, 1982  73  Non  Obs. transversale 
Almroth, 2005  254  Oui  Obs. transversale 
Amin, 2013  434  Oui  Obs. transversale 
Arbesman, 1993  11  Non  Obs. transversale 
Aziz, 1980  7505  Non  Obs. transversale 
Berg, 2014  11762  Oui  Méta-analyse 
De Silva, 1989  1844  Oui  Obs. longitudinale (cohorte prospective) 
Dirie, 1992  290  Non  Obs. transversale 
El Dareer, 1983  3210  Oui  Obs. transversale 
Elnashar, 2007  264  Oui  Obs. transversale 
Knight, 1999  51  Non  Obs. transversale 
Momoh, 2001  81  Non  Obs. transversale 
Morisson, 2001  1055  Oui  Obs. transversale 
Sharfi, 2013  1468  Non  Obs. transversale 



Légende :
Obs. : observationnelle.



Tableau 2 - Rétention aiguë d'urine.
Étude  MSF 
Non-MSF 
  RAU  n   RAU  n  
Sharfi, 2013  45 (3 %)  1468  NA  NA 
Momoh, 2001  8 (10 %)  81  NA  NA 
Dirie, 1992  12 (4 %)  290  NA  NA 
El Dareer, 1983  84 (3 %)  3171  NA  39 
Aziz, 1980  901 (12 %)  7505  NA  NA 



Légende :
RAU : rétention aiguë d'urine; n : nombre de patientes; MSF : patientes excisées ; non-MSF: patientes non-excisées ; NA : non-applicable.



Tableau 3 - Infections urinaires à répétition.
Étude  MSF 
Non-MSF 
OR [IC 95 %] 
  IUR  Total  IUR  Total   
Sharfi, 2013  138 (9 %)  1468  NA  NA  NA 
Almroth, 2005  20 (39 %)  51  61 (30 %)  203  1,30 [0,68-2,43] 
Momoh, 2001  31 (38 %)  81  NA  NA  NA 
Knight, 1999  15 (29 %)  51  NA  NA  NA 
Arbesman, 1993  3 (27 %)  11  NA  NA  NA 
De Silva, 1989  47 (31 %)  153  101 (6 %)  1691  5,14 [3,42-7,65] 
El Dareer, 1983  283 (9 %)  3171  4 (10 %)  39  0,87 [0,31-3,38] 



Légende :
IUR : infections urinaires à répétition ; MSF : patientes excisées ; Non-MSF : patientes non-excisées ; OR : rapport de cotes; IC 95 %: intervalle de confiance à 95 % ; NA : non-applicable.



Tableau 4 - Troubles fonctionnels du bas appareil urinaire.
Étude  Symptômes de remplissage vésical 
  Urgenturie  Pollakiurie  Nycturie  IUE  IUU  IUM 
Amin, 2013              
MSF  81 (32 %)  92 (37 %)  97 (39 %)  27 (11 %)  29 (11 %)  48 (19 %) 
Non-MSF  27 (14 %)  49 (26 %)  31 (16 %)  12 (6 %)  14 (7 %)  8 (4 %) 
Odds ratio (IC 95 %)  2,75 (1,66-4,66)  1,58 (1,02-2,45)  3,09 (1,91-5,08)  1,72 (0,81-3,83)  1,58 (0,77-3,83)  5,17 (2,34-12,97) 
Sharfi, 2013 a             
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  NA 
Elnashar, 2007 b             
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  39 (20 %) 
Non-MSF  NA  NA  NA  NA  NA  7 (11 %) 
Morison, 2001 b             
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  41 (7 %) 
Non-MSF  NA  NA  NA  NA  NA  36 (8 %) 
Momoh, 2001 a,b, tblfn0010             
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  5 (6 %) 
Arbesmann, 1993 a             
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  NA 
Dirie, 1992 a             
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  NA 
Agugua, 1982 a             
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  NA 
Étude  Symptômes de vidange vésicale 
Symptômes post-mictionnels 
  JU faible  JU haché  Miction par poussée abdominale  Gouttes terminales  DM  Vidange incomplète  Gouttes retardataires 
Amin, 2013                
MSF  34 (13 %)  59 (23 %)  35 (14 %)  48 (19 %)  NA  57 (23 %)  49 (19 %) 
Non-MSF  10 (5 %)  28 (15 %)  8 (4 %)  15 (8 %)  NA  18 (9 %)  14 (7 %) 
Odds ratio (IC 95 %)  2,44 (1,12-5,72)  1,70 (1,01-2,91)  3,54 (1,56-9,05)  2,65 (1,39-5,27)  NA  2,69 (1,49-5,05)  2,93 (1,52-9,06) 
Sharfi, 2013 a               
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  41 (3 %)  NA 
Elnashar, 2007                
MSF  NA  NA  NA  NA  24 (12 %)  NA  NA 
Non-MSF  NA  NA  NA  NA  3 (5 %)  NA  NA 
Morison, 2001                
MSF  NA  NA  NA  NA  NA  NA  NA 
Non-MSF  NA  NA  NA  NA  NA  NA  NA 
Momoh, 2001 a,b, tblfn0010               
MSF  NA  NA  NA  NA  48 (59 %)  NA  NA 
Arbesmann, 1993 a               
MSF  3 (27 %)  NA  NA  NA  3 (27 %)  NA  NA 
Dirie, 1992 a               
MSF  15 (5 %)  NA  NA  NA  57 (20 %)  NA  NA 
Agugua, 1982 a               
MSF  2 (3 %)  NA  5 (7 %)  NA  2 (3 %)  NA  12 (16 %) 



Légende :
MSF : patientes excisées ; Non-MSF : patientes non-excisées ; IUE : Incontinence urinaire d'effort ; IUU : incontinence urinaire par urgenturie ; IUM : Incontinence urinaire mixte ; IC 95 %: intervalle de confiance à 95 % ; JU : jet urinaire ; DM : douleurs mictionnels ; NA : non-applicable.

[a] 
Pas de groupe témoin.
[b] 
Type d'incontinence urinaire non détaillé.


Références



Toubia N., Izett S. Female genital mutilation: an overview  Geneva: World Health Organization (1998). 
United Nations, World Health Organization Eliminating female genital mutilation: an interagency statement  Geneva: World Health Organization (2008). 
Moher D., Liberati A., Tetzlaff J., Altman D.G.PRISMA Group Preferred reporting items for systematic reviews and meta-analyses: the PRISMA statement PLoS Med 2009 ;  6 : e100009710.1371/journal.pmed.1000097
Haylen B.T., de Ridder D., Freeman R.M., Swift S.E., Berghmans B., Lee J., et al. An International Urogynecological Association (IUGA)/International Continence Society (ICS) joint report on the terminology for female pelvic floor dysfunction Int Urogynecol J 2010 ;  21 : 5-2610.1007/s00192-009-0976-9 [cross-ref]
de Tayrac R., Haylen B.T., Deffieux X., Hermieu J.F., Wagner L., Amarenco G., et al. An International Urogynecological Association (IUGA)/International Continence Society (ICS) joint report on the terminology for female pelvic floor dysfunction Prog Urol 2016 ;  26 : 197-22510.1016/j.purol.2016.01.001[French translation, Published in Int Urogynecol J 2010; 21(1): 5-26].
 [inter-ref]
Sharfi A.R., Elmegboul M.A., Abdella A.A. The continuing challenge of female genital mutilation in Sudan Afr J Urol 2013 ;  19 : 136-14010.1016/j.afju.2013.06.002 [cross-ref]
Momoh C., Ladhani S., Lochrie D.P., Rymer J. Female genital mutilation: analysis of the first twelve months of a southeast London specialist clinic BJOG 2001 ;  108 : 186-191 [cross-ref]
El Dareer A. Complications of female circumcision in the Sudan Trop Doct 1983 ;  13 : 131-13310.1177/004947558301300313 [cross-ref]
Dirie M.A., Lindmark G. The risk of medical complications after female circumcision East Afr Med J 1992 ;  69 : 479-482
Aziz F.A. Gynecologic and obstetric complications of female circumcision Int J Gynaecol Obstet 1980 ;  17 : 560-563 [cross-ref]
Almroth L., Bedri H., El Musharaf S., Satti A., Idris T., Hashim M.S.K., et al. Urogenital complications among girls with genital mutilation: a hospital-based study in Khartoum Afr J Reprod Health 2005 ;  9 : 118-124 [cross-ref]
De Silva S. Obstetric sequelae of female circumcision Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 1989 ;  32 : 233-240 [cross-ref]
Knight R., Hotchin A., Bayly C., Grover S. Female genital mutilation - experience of The Royal Women's Hospital, Melbourne Aust N Z J Obstet Gynaecol 1999 ;  39 : 50-54 [cross-ref]
Arbesman M., Kahler L., Buck G.M. Assessment of the impact of female circumcision on the gynecological, genitourinary and obstetrical health problems of women from Somalia: literature review and case series Women Health 1993 ;  20 : 27-4210.1300/J013v20n03_02 [cross-ref]
Nour N.M. Female genital cutting: clinical and cultural guidelines Obstet Gynecol Surv 2004 ;  59 : 272-279 [cross-ref]
Teufel K., Dörfler D.M. Female genital circumcision/mutilation: Implications for female urogynaecological health Int Urogynecol J 2013 ;  24 : 2021-202710.1007/s00192-013-2160-5 [cross-ref]
Amin M.M., Rasheed S., Salem E. Lower urinary tract symptoms following female genital mutilation Int J Gynaecol Obstet 2013 ;  123 : 21-2310.1016/j.ijgo.2013.06.010 [cross-ref]
Elnashar A., Abdelhady R. The impact of female genital cutting on health of newly married women Int J Gynaecol Obstet 2007 ;  97 : 238-24410.1016/j.ijgo.2007.03.008 [cross-ref]
Morison L., Scherf C., Ekpo G., Paine K., West B., Coleman R., et al. The long-term reproductive health consequences of female genital cutting in rural Gambia: A community-based survey Trop Med Int Health 2001 ;  6 : 643-653 [cross-ref]
Agugua N.E., Egwuatu V.E. Female circumcision: management of urinary complications J Trop Pediatr 1982 ;  28 : 248-252 [cross-ref]
Irwin D.E., Milsom I., Hunskaar S., Reilly K., Kopp Z., Herschorn S., et al. Population-based survey of urinary incontinence, overactive bladder, and other lower urinary tract symptoms in five countries: results of the EPIC study Eur Urol 2006 ;  50 : 1306-131510.1016/j.eururo.2006.09.019 [cross-ref]
Berg R.C., Underland V., Odgaard-Jensen J., Fretheim A., Vist G.E. Effects of female genital cutting on physical health outcomes: a systematic review and meta-analysis BMJ Open 2014 ;  4 : e00631610.1136/bmjopen-2014-006316
Abdulcadir J., Dällenbach P. Overactive bladder after female genital mutilation/cutting (FGM/C) type III BMJ Case Rep 2013 ; 201310.1136/bcr-2012-008155PMCID: PMC3822264.
Nour N.M., Michels K.B., Bryant A.E. Defibulation to treat female genital cutting: effect on symptoms and sexual function Obstet Gynecol 2006 ;  108 : 55-6010.1097/01.AOG.0000224613.72892.77 [cross-ref]
Nour N.M. Urinary calculus associated with female genital cutting Obstet Gynecol 2006 ;  107 : 521-52310.1097/01.AOG. 0000187946.23379.93 [cross-ref]
Okwudili O.A., Chukwudi O.R. Urinary and genital tract obstruction as a complication of female genital mutilation: case report and literature review J Surg Tech Case Rep 2012 ;  4 : 64-6610.4103/2006-8808.100360 [cross-ref]
Effa E., Ojo O., Ihesie A., Meremikwu M.M. Deinfibulation for treating urologic complications of type III female genital mutilation: a systematic review Int J Gynaecol Obstet 2017 ;  136 (1) : 30-3310.1002/ijgo.12045 [cross-ref]






© 2019 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.