Treatment of pediatric urolithiasis between 1984 and 1994.

16 juillet 2001

Mots clés : child, stones
Auteurs : Lim DJ, Walter RD, Ellsworth PI, Newman RC, Cohen MS, Barraza MA, Stevens PS
Référence : J Urol, 1996, 156, 702-705
BUTS. Evaluer rétrospectivement chez l'enfant, après 20 années de changements techniques de traitement des calculs urinaires, les facteurs qui restent constants en terme de maladie lithiasique infantile. PATIENTS ET MÉTHODES. Cent malades âgés de moins de 18 ans ont été rétrospectivement étudiés en comparant les périodes de traitement chirurgical conventionnel et celle des traitements récents. Une étude métabolique et de la composition des calculs a été réalisée. RESULTATS. Les calculs urinaires de l'enfant de moins de 16 ans représentaient, en 1982, 7% des calculs observés. Les signes révélateurs ont été la douleur, l'hématurie et l'infection urinaire. Sur 100 malades 115 interventions ont été nécéssaires sur une majorité de calculs rénaux (71) et urétéraux (41). Globalement la LEC n'a donné que 45% de malades sans aucun fragment (SF) sans complications. Les échecs de la LEC ont été constatés pour les calculs multiples, radiographiquement denses et supérieurs à 10 mm où la chirurgie per-cutanée a été proposée comme plus éfficace. L'urétéroscopie a donné 100% de sans fragment (SF) sans complication. Ce sont l'existence de certaines malformations et la taille des intruments qui ont limité l'usage de l'endo-urologie chez l'enfant. Les urétéroscopes de 6,5Ch et la chirurgie per-cutanée ont pu être utilisées dès l'age de 5 ans mais la chirurgie incisionnelle a dû être réalisée en dessous de cet âge si la LEC n'était pas possible. Les complications ont été plus fréquentes dans les cas de chirurgie conventionnelle. Les facteurs de risque de récidive lithiasique étaient fortement réliés à la persistance de fragments et au nombre de traitements ayant dû être réalisés. Les causes favorisantes étaient anatomiques (vessie neurologique-syndrome de la jonction pyélo urétérale-dérivation urinaire-exstrophie), métabolique avec 51% d'hypercalciurie, 5,9% de cystinurie et infectieux avec 28,3% de calculs à germe uréasique de struvite. Les calculs d'oxalate de calcium mono et di hydraté étaient les plus fréquents (38,8%) des 67% de calculs ayant pu être analysés car 33% des calculs n'avaient pas pu l'être pour des raisons de recueil dans les hospitaux non investis dans le suivi des malades lithiasiques. Les calculs d'oxalate de calcium monohydraté résistant aux ondes de choc ont posé chez l'enfant les mêmes problèmes que ceux de l'adulte. L'étude insiste sur la nécessité du suivi infectieux et métabolique pour controler les facteurs de risque de récidive. Un bilan métabolique est recommandé chez l'enfant au mieux sur les urines des 24 heures après l'acquisition de la propreté ou, avant elle, sur un échantillon des urines du matin avec calcul du rapport Calcium-Créatinine qui, s'il est inférieur à 0,2 mg-mg, a identifié le groupe de malades pouvant bénéficier du bilan complet sur les urines des 24 heures Contrairement à ce qui a pu être souvent dit, cette étude montre rétrospectivement. que les causes anatomiques et-ou métaboliques des calculs de l'enfant peuvent exister dans presque 75% des cas si elles sont recherchées; Seul leur traitement diminuera le risque de récidive qui expose ces enfants à des interventions itératives. CONCLUSION. L'étude conclut que les nouvelles technologies sont applicables à l'enfant sans risques supérieurs à court terme. Cependant il persiste des reserves sur l'avenir des reins de l'enfant traités par LEC. L'enquête étiologique anatomique et métabolique est indispensable pour diminuer les risques de récidive.