Traumatismes testiculaires : à propos de 56 cas

01 décembre 2001

Mots clés : traumatisme, scrotum, testicule
Auteurs : KLEINCLAUSS F, MARTIN M, CHABANNES E, BERNARDINI S, DELLA NEGRA E, BITTARD H
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 486-491
Objectifs:Evaluer la valeur diagnostique de l'examen clinique et de l'échographie dans les traumatismes testiculaires et analyser les complications des différents traitements proposés (traitement médical et chirurgical), de façon à mieux définir la place du traitement médical dans ces traumatismes de l'adulte jeune. Patients et Méthode:56 traumatismes testiculaires chez 50 patients ont été pris en charge entre janvier 1990 et janvier 2000. En l'absence de critère de gravité clinique et échographique (hématocèle, volumineux hématome intra testiculaire, rupture de l'albuginée ) un traitement médical par repos, anti-inflammatoires, et suspensoir a été instauré. En cas de suspicion de lésions graves du testicule, une exploration chirurgicale a été réalisée. Trois sous groupes ont été définis : traitement médical, traitement chirurgical précoce, et traitement chirurgical différé (délai supérieur à 3 jours). La morbidité immédiate et les séquelles à distance ont été analysées dans ces trois sous-groupes. Résultats:Le tableau clinique associant douleur et augmentation de volume du scrotum rend difficile la réalisation du bilan lésionnel. L'échographie peut aider le clinicien mais sa sensibilité reste médiocre dans le diagnostic de rupture testiculaire. Il n'a pas été retrouvé de différence significative en terme de taux de morbidité, de taux d'orchidectomie, et de taux de séquelles à distance entre les trois sous-groupes. Conclusion:En l'absence de signes de gravité, un traitement médical reste justifié avec une surveillance régulière, mais en cas de doutes cliniques ou échographiques, une exploration chirurgicale doit être réalisée dans de brefs délais.