Transplantation rénale avec dérivation urinaire cutanée continente (à propos de 6 observations)

16 juillet 2001

Mots clés : Transplantation rénale, dérivation urinaire externe continente
Auteurs : Marechal JM, Dawhara M., Gelet A, Martin X, Coukair M, Sanserino R, Viguer LL, Cuzin B, Dubernard JM
Référence : Prog Urol, 1991, 1, 110-123
Dans une série de 525 transplantations rénales réalisées entre janvier 1987 et septembre 1990, 5 patients, soit 1% présentaient des lésions vésicales, sphinctériennes et uréthrales ne permettant ni une réimplantation urétéro-vésicale ou urétéro-urétérale classique, ni une reconstruction vésico-sphinctérienne fonctionnellement satisfaisante. Dans ces conditions, la dérivation de l'urine dans la vessie étant impossible, celle-ci a été réalisée dans un réservoir intestinal continent confectionné avant la greffe. 4 poches de Kock et une poche de Mainz ont été faites dans les mois précédant la transplantation rénale avec un rein de coma dépassé. Un 6ème patient greffé en 1981 a dû avoir une dérivation urinaire continente en février 1988 après un agrandissement vésical non fonctionnel, pour des problèmes de vidange vésicale. Nous n'avons observé ni mortalité ni complication médicale ou chirurgicale majeure. Le recul après transplantation chez les 5 premiers patients est actuellement de 3, 6, 10, 37 et 40 mois. La fonction rénale est normale dans les 5 cas avec une créatininémie inférieure à 130 mmol/l. Pour le 6ème patient le recul de 9 ans après la transplantation est de 32 mois après la dérivation urinaire cutanée continente; la créatinine est à 200 mmol/l, stable depuis la dérivation cutanée. La continence est excellente et le confort de tous les patients indiscutable. Mais il existe une bactériurie dans tous les cas, sans infection urinaire symptomatique.