Transplantation in autosomal dominant polycystic kidney disease without nephrectomy.

16 juillet 2001

Mots clés : kidney, autosomal polycystic disease, Renal transplantation
Auteurs : Knispel HH, Klan R, Offermann G, Miller K
Référence : Urol Int, 1996, 56, 75-78
BUTS : Certaines équipes de transplantation sont encore partisanes de la néphrectomie avant transplantation, pour les patients atteints de polykystose autosomale dominante (PKAD), au moins dans certain cas. Le but de l'étude était de connaître le réel bénéfice d'une telle attitude. PATIENTS ET METHODES : L'évolution de 47 patients consécutifs, porteurs d'une PKAD et transplantés sans néphrectomie préalable a été comparée à celle de sujets contrôles, en étudiant en particulier les complications spécifiques de la PKAD. RESULTATS : Bien que les patients ayant une PKAD soient plus âgés que les contrôles (50,1 ans en moyenne contre 40,3 ans), il n'y avait pas de différence significative de survie du greffon à 1 et 5 ans entre les patients porteurs de PKAD (respectivement 76,6% et 68,0%) et les contrôles (83,9% et 56,3%). Après un suivi moyen de 66,5 mois, 3 porteurs de PKAD avaient eu des surinfections de kystes, traitées par antibiothérapie. Deux patients avaient eu des épisodes hématuriques, aucun n'ayant requis de traitement invasif. Il n'y a pas eu de cancer urologique ni de lithiase. Aucune néphrectomie post-transplantation n'a été nécessaire. CONCLUSIONS : Il reste peu d'indications de néphrectomies pré-transplantation chez les patients atteints de PKAD, et aucun argument ne la justifie à titre systématique.