Base bibliographique

Évaluation de l’infiltration lymphocytaire dans les carcinomes urothéliaux de la vessie (pT1-pT4) : comparaison de l’approche morphologique (score TILs) et de l’analyse d’image des marqueurs CD3 et CD8
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 755-756


Objectifs

L’infiltration lymphocytaire intratumorale est un biomarqueur potentiel à visée pronostique et prédictive de la réponse aux immunothérapies dans de multiples types tumoraux, dont les carcinomes urothéliaux. Cependant, différentes méthodes de quantification peuvent être utilisées et le niveau de concordance entre l’évaluation morphologique des lymphocytes (score TILs), la densité des lymphocytes T (CD3+) et de lymphocytes cytotoxiques (CD8+) caractérisés par immunohistochimie est inconnu.


Méthodes

Nous avons évalué ces 3 paramètres sur une série rétrospective de carcinomes urothéliaux primaires naïfs de tout traitement (n =78). Les stades pathologiques comprenaient 10 pTa, 29 pT1, 17 pT2, 15 pT3, et 7 pT4. L’infiltration lymphocytaire morphologique globale était évaluée par le pathologiste à partir d’une coloration HES (score TIL). La densité intratumorale des cellules CD3+ et CD8+ était déterminée par analyse d’images. Nous avons étudié la corrélation de ces paramètres entre eux ainsi qu’avec le stade pathologique de la tumeur primitive.


Résultats

L’infiltration lymphocytaire intratumorale par les cellules CD8+ augmentait de manière significative avec le stade pathologique (pTa/1 vs pT2-4 : moyenne 186 vs 320 cellules/mm2 ; p <0,05), ainsi que le ratio de cellules CD8+/CD3+ (0,229 vs 0,462, p <0,0001). Aucune corrélation n’était mise en évidence entre le stade pathologique et la densité de TILs ou de cellules CD3+. Les densités de cellules CD3+ et CD8+ étaient modérément corrélées entre elles (corrélation de Pearson 0,52 p <0,01). L’infiltration lymphocytaire évaluée morphologiquement par le score TILs était modérément corrélée avec la densité des lymphocytes T CD3+ (corrélation de Pearson 0,41 p =0,0005) mais pas avec la densité de cellules CD8+ (corrélation de Pearson 0,18, p =0,14).


Conclusion

La densité de cellules CD8+ et le ratio CD8+/CD3+ étaient corrélés au stade tumoral, suggérant un augmentation de la réponse immunitaire T cytotoxique avec la progression tumorale. L’évaluation morphologique des TILs rend imparfaitement compte de la présence de lymphocytes T (CD3+) et ne permet pas d’évaluer la présence de lymphocytes T cytotoxiques (CD8+) dans les carcinomes urothéliaux de stade localisé.

Évaluation de l’utilisation de la salle hybride sur l’activité de chirurgie en cancérologie rénale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 726


Objectifs

La néphrectomie partielle après embolisation des vaisseaux tumoraux en salle hybride (NPESH) combine l’embolisation des vaisseaux tumoraux et l’énucléation de la tumeur sous cœlioscopie dans un même temps opératoire. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’utilisation de la NPESH sur la prise en charge des patients traités par chirurgie pour une tumeur localisée du rein.


Méthodes

Nous avons étudié, via la base de données uroCCR, tous les patients consécutifs opérés dans un centre universitaire pour tumeur du rein. De 2011 à mai 2015, les patients ont été traités par néphrectomie partielle standard (NPS) cœlioscopique ou ouverte et de mai 2015 à mai 2019 par NPESH. Nous avons recueilli les caractéristiques des patients, des tumeurs, les données peropératoires et postopératoires. Ces données ont été comparées par des tests de Student et du Chi2. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’utilisation de la NPESH sur la prise en charge des patients traités par chirurgie pour une tumeur localisée du rein.


Résultats

De 2011 à mai 2015, 67 néphrectomies partielles (NPS) (29 %) et 65 (71 %) néphrectomies totales (NT) ont été réalisées. Depuis mai 2015, 176 NPS (49 %) et 180 NT (50 %) ont été réalisées. Nous avons inclus 87 NPS et 137 NPESH. Le score ASA des NPESH était plus élevé que celui des NPS (p <0,0001). La complexité tumorale et la taille tumorale médiane étaient similaires dans les deux groupes (p =0,852 et p =0,48). Le taux de complications pour les NPS et NPESH était de 55,2 % et 33,6 % (p =0,002). Les complications étaient moins sévères dans le groupe NPESH (p =0,012). La durée médiane d’hospitalisation était de 8 et 4jours pour les groupes NPS et NPESH (p <0,0001). Les marges chirurgicales positives étaient de 2 (2,3 %) et 6 (4,6 %) pour le groupe NPS et NPESH (p =0,713) (Tableau 1 et Fig. 1).


Conclusion

La NPESH est une technique fiable comparativement à la NPS. Elle semble être une alternative intéressante en permettant de limiter l’ischémie rénale, le taux de complication et la durée de séjour.

Évaluation des ballons péri-urétraux ProACT™ en seconde intention après bandelette sous-urétrale pour l’incontinence urinaire d’effort post-prostactomie radicale : étude rétrospective bicentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 704-705


Objectifs

La continence post prostatectomie radicale (PostPR) est un critère majeur de qualité de vie des patients. Les traitements chirurgicaux de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) comportent sphincter artificiel, bandelettes sous-urétrales (BSU) et ballons péri-urétraux ProACT™ (Uromedica, MN, États-Unis). L’objectif est l’évaluation de l’efficacité des ballons ProACT™ dans le traitement de seconde ligne de l’IUE PostPR malgré BSU.


Méthodes

Étude rétrospective, bicentrique des patients présentant une IEU PostPR malgré BSU opérés de ballons ProACT™ entre 2007 et 2016. Le critère principal était la correction de l’incontinence définie par l’absence de protections. Les critères secondaires étaient l’amélioration par une réduction de plus de 50 % du nombre de protection associée à une amélioration du score IQOL, les complications per- et postopératoires, le volume de gonflage postopératoire.


Résultats

Vingt-neuf patients suivis 36,2 mois (min 14–max 128) ont été inclus, dont 28 patients étaient insuffisamment améliorés après BSU et 1 patient avait nécessité une ablation pour infection de BSU. Leur nombre moyen de protections par jour était de 2,3. Cinq patients (17 %) avaient un antécédent de radiothérapie pelvienne PostPR. Selon le critère principal 18 patients (62 %) sont guéris, sans protection après les ballons. Parmi les 11 autres, 10 patients (31 %) ont une amélioration avec 1 protection par jour et une augmentation du score IQOL de 18,8 en moyenne (p =0,005). Deux patients (7 %) ont nécessité la pose d’un sphincter artificiel. Quatre patients ont présenté des complications nécessitant réintervention sans répercussion majeure ultérieure. Le volume moyen d’ajustement des ballons était de 3mL (2 à 6).


Conclusion

Les ballons ProACT™ semblent être une option thérapeutique pour la prise en charge de l’IUE faible à modérée PostPR même après BSU première.

Évaluation des facteurs de risque d’infection urinaire après urétérorénoscopie souple : une étude rétrospective incluant 604 interventions consécutives
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 678-679


Objectifs

L’infection urinaire (IU) est une complication les plus fréquentes après urétérorénoscopie souple (URSS) malgré la prise en compte du risque infectieux en préopératoire. Nous avons mené une étude dont l’objectif était de déterminer la prévalence des IU post-URSS et d’identifier les facteurs prédictifs.


Méthodes

Étude rétrospective incluant les URSS consécutives réalisées dans notre centre de janvier 2015 à mars 2019. Les indications étaient : traitement de calcul du rein, diagnostic et/ou traitement des TVEUS. Les urétéroscopies rigides étaient exclues. La gestion du risque infectieux préopératoire était protocolisée : antibiothérapie durant 48heures adaptée au micro-organisme en cas de colonisation urinaire, ceftriaxone IV si ECBU polymicrobien et report d’intervention si manifestations cliniques d’IU. Le critère de jugement principal était l’IU définie comme une température>38°C associée à un syndrome inflammatoire biologique et une leucocyturie et/ou bactériurie dans le mois postopératoire. Les facteurs prédictifs d’IU ont été évalués dans un test de régression logistique (p significatif si<0,05).


Résultats

Entre janvier 2015 et mars 2019, 604 URSS ont été réalisées dans les indications suivantes : lithiase urinaire (n =462), diagnostique et traitement des TVEUS (n =142). L’âge médian (IQR) était de 61 (48–68) ans, 268 femmes étaient inclues (44,4 %) et l’urétéroscope à usage unique était utilisé dans 186 cas (30,8 %). Une IU est survenue chez 41 patients (6,7 %). Le taux d’IU annuel était stable durant la période d’étude (p =0,47). En analyse multivariée, le sexe féminin (OR : 2,30, IC95 % : 1,05–5,36 ; p =0,04), un antécédent d’IU dans les 6 mois (OR : 2,44 ; IC95 % : 1,14–5,42 ; p =0,02), un ECBU préopératoire polymicrobien (OR : 4,72, IC95 % : 2,04–11,29) ; p1 heure (OR : 1,01 ; IC95 % : 1,002–1,032 ; p =0,02) étaient associés à la survenue d’une IU. À l’inverse, un ECBU préopératoire positif et traité n’était pas associée à une augmentation du risque infectieux (p =0,10).


Conclusion

En prévention du risque d’infection postopératoire, les principaux facteurs modifiables seraient de limiter la durée des interventions à 1 heure et améliorer la gestion des ECBU polymicrobien dont les connaissances sont actuellement limitées. Enfin, un ECBU préopératoire colonisé et traité présentait un risque d’infection similaire aux ECBU préopératoires stériles.

Évaluation des résultats oncologiques des néphrectomies partielles robot-assistée, en fonction du type de clampage artériel – étude multicentrique ( on-clamp vs off-clamp ) – UroCCR 58
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 727-728


Objectifs

Le clampage artériel permet de réduire le saignement opératoire, donc une meilleure visibilité, ce qui pourrait impacter la qualité chirurgicale et les résultats oncologiques. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact du type de contrôle artériel (clampage vs sans clampage) sur les résultats oncologiques des néphrectomies partielle robot-assistée (RAPN).


Méthodes

Au total, 1277 patients traités par RAPN ont fait objet d’une analyse multicentrique rétrospective à partir de la base de données collectée prospectivement UroCCR. Nous avons analysé les variables suivantes : âge, sexe, ECOG, RENAL score, TNM, le type de clampage artériel (clampage vs sans clampage) et les résultats oncologiques : marges chirurgicales, récidive locale, survie sans métastase, et survie globale. Pour les variables continues nous avons utilisé les tests de Mann–Whitney et Student ; pour les variables discrètes, Chi2 et Kruskal–Wallis ; Kaplan–Meier avec un test du log-rank pour l’analyse de survie ; ainsi qu’un modèle de régression logistique pour l’analyse multivariée.


Résultats

Les médianes d’âge, l’IMC, la taille tumorale et le RENAL score étaient respectivement 63 ans, 26,70kg/m2, 3,00cm et 7 dans le groupe sans clampage (n =220) et 62, 26,1, 3,50cm et 7,00 dans le groupe avec clampage (n =1057) avec des valeur p =0,412, 0,103, 0,003 et 0,097 respectivement. Le taux de marges chirurgicales positives était de 3 % dans le groupe sans clampage et 6,4 % dans le groupe avec clampage (p =0,09). À 60 mois de durée de suivi moyenne, aucune différence significative entre les deux groupes en matière de récidive locorégionale (p =0,93), survie sans métastases (p =0,097) et globale (p =0,19) n’était retrouvée (Tableau 1, Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Les résultats oncologiques en matière de marges chirurgicales, de récidive locorégionale, survie sans métastase et survie globale semblent équivalent quel que soit le type de contrôle hilaire choisi. Les chirurgiens réalisant des RAPN sans clampage ont probablement plus d’expérience chirurgicale ce qui pourrait en partie expliquer nos résultats. Des essais contrôlés randomisés pour confirmer ces résultats semblent nécessaires.

Évaluation du patient âge présentant un cancer
Evaluation of the elderly patient with cancer
2019
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 807-827

But

Expliquer la notion de fragilité, puis expliquer le caractère indispensable de la détection de fragilités chez le patient âgé et, en cas de fragilité suspectée, la nécessité d’une évaluation gériatrique. Décrire les modalités de cette évaluation du patient âgé présentant un cancer, la place que doivent tenir les résultats de cette évaluation dans la prise de décision thérapeutique, ainsi que le rôle du gériatre dans le parcours de soin.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase, ainsi que sur les sites internet des sociétés savantes de gériatrie, de l’Institut national du cancer à partir des mots-clés suivants : personne âgée, gériatrie, cancer, fragilité, évaluation, décision.

Résultats

La détection de fragilités a pour objectif d’optimiser les soins pour maintenir l’indépendance, voire la survie, du patient. La prévalence de la fragilité augmente avec l’âge et le diagnostic de cancer. La détection des fragilités du patient âgé présentant un cancer est réalisée à l’aide du questionnaire G8 recommandé par l’INCa. En cas d’anomalie ou de justification clinique, le patient reçoit alors une évaluation gériatrique, procédure multidimentionnelle et multidisciplinaire. Le clinicien peut faire appel pour cela à l’UCOG de la région dans laquelle il exerce. La pertinence des décisions de soin se fondera sur les résultats de cette évaluation. Le gériatre se positionne comme un partenaire crucial qui sera impliqué dans tout le parcours de soins.

Conclusion

La détection de fragilités chez le patient âgé présentant un cancer est une obligation. L’évaluation consécutive peut être assurée l’UCOG de la région considérée. Les résultats de l’évaluation serviront de base pour toute prise de décision thérapeutique et la préservation de l’indépendance du patient restera la priorité.

Purpose

To explain the notion of frailty, then to explain how crucial is the detection of frailty detection in the elderly patient, and, in cases of suspected frailty, how crucial is the need for geriatric assessment. To describe (i) how this assessment of the elderly cancer patient is performed, (ii) how the results of this geriatric assessment must drive the decision making, and (iii) the role of the geriatrician in the care pathway.

Method

Bibliographic research from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase, as well as on the websites of scientific geriatric societies, from the National Cancer Institute using the following keywords: elderly, geriatrics, cancer, frailty, assessment, decision making.

Results

The goal of frailty detection is to optimize care, to maintain the independence and the survival of the patient. The prevalence of frailty increases with the age and the diagnosis of cancer. Detection of frailty in the elderly patient with cancer is performed using the G8 questionnaire recommended by the INCa. In case of anomaly or clinical justification, the patient receives a geriatric assessment, which is a multidimensional and multidisciplinary procedure. The clinician can call on the UCOG of the region in which he practices. The relevance of medical decisions will be based on the results of this geriatric assessment. The geriatrician plays a crucial role and will be involved throughout the care.

Conclusion

The detection of frailty in the elderly patient with cancer is obligatory. Consecutive geriatric assessment can be performed by the UCOG of the region. The results of the geriatric assessment must serve as a basis for any therapeutic decision making and the preservation of the independence of the patient must remain the priority.

Évaluation du système « 3D NavigoTm » pour la réalisation de biopsies prostatiques ciblées par fusion d’image
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 668


Objectifs

Le système 3D Navigo™ permet la réalisation de biopsies de prostate ciblées (BPC) par fusion d’images échographie-IRM. L’objectif de cette étude était d’évaluer le taux de détection du cancer de prostate (CaP) cliniquement significatif (CSC) par BPC utilisant le système 3D Navigo™.


Méthodes

Nous avons prospectivement inclus tous les patients ayant eu des BPC utilisant le système 3D Navigo™ entre juin 2014 et mai 2018 dans notre centre. Une IRM multiparamétrique (IRMmp) 3 Tesla était systématiquement réalisée au préalable. Les lectures des IRMmp et des histologies (biopsies et prostatectomies) ont été réalisées en simple aveugle. Un CSC était défini sur les biopsies par : un score ISUP≥2 et/ou une longueur tumorale>3mm, et/ou une extension extra-prostatique et/ou≥3 biopsies positives. Un CSC sur pièce de prostatectomie radicale (PR) était défini par : un score ISUP≥2 et/ou un stade≥pT3.


Résultats

Au total, 317 patients ont eu des BPC. L’âge, le PSA et le volume prostatique médians étaient respectivement de 67 (51–84) ans, 7,62 (0,6–70)ng/mL, et 44,2 (12,1–221,7) mL. Des lésions PIRADS=3, 4 et 5 étaient retrouvées chez respectivement 37, 157 et 100 patients.

Le nombre médian de carottes par patient était de 9, avec un taux médian de biopsies positives de 26 %. Un CaP était retrouvé chez 72,8 % des patients. Le taux de CSC était de 62,6 %. Une corrélation existait entre le score PIRADS et le taux de détection de CSC (r =0,4, p <0,001).

Il existait une forte corrélation entre les scores ISUP des BPC et des pièces opératoires des PR (r =0,608, p <0,001). Le taux de détection des CSC par BPC était de 68,1 % en prenant pour référence les pièces de PR.


Conclusion

Les BPC avec le système 3D Navigo™ permettent de détecter efficacement la présence d’un cancer de prostate chez 72 % des patients avec un taux de CSC de 86 %. Il existait 12 % CSC non identifiées par les BPC justifiant la réalisation de biopsies systématisées complémentaires.

Évaluation du test SelectMDX-V2 dans le diagnostic par biopsies ciblées du cancer de la prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 663


Objectifs

Évaluer les performances diagnostiques du test SelecMDX-V2 dans la détection des cancers significatifs de la prostate (CaPs) par des biopsies ciblées sur des lésions IRM.


Méthodes

Nous avons sélectionné dans notre base de données clinicobiologiques les patients ayant :

– recueil premier jet urinaire après massage prostatique ;

– recueil exhaustif des données clinicobiologiques (âge antécédents familiaux de cancer personnel de biospie, TR volume prostatique, dosage centralisé PSA) permettant un calcul du risque CaP par PCPT-V2 ;

– des biopsies ciblées (Koelis°) de la prostate sur des lésions IRM avec des résultats disponibles (Score ISUP biopsies positive systématisées/ciblées).

Les échantillons urinaires ont été adressé au laboratoire MDxHealth en aveugle des résultats biopsiques afin d’obtenir un score individuel SelectMDx-V2 de risque CaPs (score ISUP≥2). Le cut-off combinant les meilleures spécificité et sensibilité dans les études précédentes était de −2,8.


Résultats

Les caractéristiques des 117 patients inclus sont rapportées dans le Tableau 1.

Le selectMDx-V2 a une meilleure précision diagnostique que le PCPT2,0 [AUC 0,66 (IC95 % : 0,55–0,77) vs. 0,55 (IC95 % : 0,4–0,66), respectivement (p =0,049)] (Fig. 1).

Le test selectMDx n’était pas associé au degré de suspicion des lésions IRM (score PiRADS) (p =0,5336) (Fig. 2).

L’analyse multivariée confirmait que le Score 5 PiRADS, le test selectMDx-V2 et les antécédents de biospies étaient trois facteurs indépendants prédictifs du diagnostic de CaPs. La combinaison de ces 3 variables permettait d’obtenir une performance diagnostique améliorée AUC=0,76.


Conclusion

Le test selectMDx-V2 a des performances diagnostiques modestes dans notre cohorte de patients. Par contre, l’indépendance de ce test avec le score PiRADS, permettait de les combiner pour créer un modèle de prédiction plus précis.

Évaluation prospective de la qualité de vie des patients lors de la première année après cystectomie totale et dérivation orthotopique pour cancer de vessie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 754-755


Objectifs

La cystectomie totale (CT) présente une morbidité postopératoire non négligeable et elle est aussi décrite comme l’une des interventions carcinologiques ayant le plus d’impact sur la QdV des patients. Évaluer prospectivement la qualité de vie (QdV) et la fonction urinaire de nos patients au cours de la première année suivant la CT avec reconstruction par néovessie orthotopique iléale (NVOI) pour cancer de vessie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude unicentrique qui a été réalisée en incluant prospectivement des patients ayant une CT pour carcinome urothélial et éligible à une dérivation urinaire de type NVOI. Deux auto-questionnaires de QdV (EORTC QLQ-C30 et EORTC QLQ-BLM30), le questionnaire USP et un calendrier mictionnel permettaient de suivre en préopératoire, puis à 1, 3, 6 à 9 et 12 mois après la chirurgie la QdV et la fonction urinaire des patients.


Résultats

Trente-quatre patients ont été inclus. La qualité de vie globale (QdVg), la fonction physique, la fonction du quotidien, et la fonction sociale, de nos patients étaient significativement réduites 1 mois après la chirurgie. La fatigue, la dyspnée, et les symptômes urinaires étaient significativement majorés 1 mois après la procédure. Un an après, les scores aux échelles de fonctions et de symptômes de QdV étaient revenus à leur niveau préopératoire. Seule la perspective d’avenir montrait une amélioration significative 1 mois après la chirurgie, et ce de façon durable au cours de la première année de suivi. Par contre, les troubles sexuels avaient tendance à fortement se majorer à un an comparer au préopératoire. L’incontinence urinaire d’effort était le seul symptôme urinaire significativement persistant un an après la chirurgie (Fig. 1, Fig. 2 et Tableau 1).


Conclusion

La CT avec NVOI n’entraîne pas d’altération durable de QdV. Les patients récupèrent leurs fonctions antérieures et présentent une amélioration de leur perspective d’avenir 1 an après chirurgie. La dégradation de QdV est majeure le premier mois, elle s’améliore rapidement à 3 mois et progressivement jusqu’à 1 an suivant la chirurgie. L’incontinence urinaire d’effort persiste un an après la chirurgie.

Évolution dans l’utilisation du sphincter artificiel urinaire en France : l’avenir s’écrit au féminin
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 701-702


Objectifs

Même en France, ou l’utilisation du sphincter artificiel urinaire (SAU) chez la femme est historiquement beaucoup plus importante que dans n’importe quel autre pays au monde, la très large majorité des SAU étaient jusqu’à récemment implantée chez l’homme. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’évolution de l’utilisation du SAU en France depuis 2011, date du dernier travail sur le sujet.


Méthodes

Nous avons analysé les données de la base nationale PMSI, pour évaluer le nombre de SAU implantés chaque année chez l’homme (codes CCAM : JELA002, JELA003, JELA004) et chez la femme (code CCAM : JELA001) entre 2012 et 2017. Nous avons analysé de façon concomitante les données du fabricant (Boston Scientific, États-Unis) sur l’utilisation du SAU en France sur la même période. Le code JELA002 étant utilisé à la fois pour les SAU et les bandelettes/ballonnets chez l’homme, le nombre de sphincter chez l’homme était soustrait au nombre total de procédures chirurgicales de traitement de l’incontinence pour obtenir le nombre de bandelettes/ballonnets chez l’homme par an.


Résultats

Le nombre total de SAU implantés par an a augmenté de 1469 en 2012 à 1598 en 2017 (+8,8 %). Cette croissance était le fait d’une forte augmentation du nombre d’implantations chez la femme à partir de 2015, avec 263 cas en 2015 contre 339 en 2017 (+28,9 %). Dans le même temps, le nombre de SAU chez l’homme restait relativement stable augmentant légèrement de 1197 en 2013 à 1313 en 2015 (+9,7 %) puis décroissant jusqu’à 1258 en 2017 (2015 à 2017 : −4,2 %). Le nombre total de chirurgie de l’incontinence chez l’homme a constamment décru sur cette période, partant de 2542 en 2012 pour arriver à 2140 en 2017 (−15,8 %). La proportion de SAU chez la femme a augmenté de 15,5 % à 21,3 % de tous les SAU implantés entre 2014 et 2017 (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

En raison, possiblement, de la conjugaison d’une diminution du nombre annuel de prostatectomies et de l’expansion de l’implantation par voie robot-assistée chez la femme, la proportion de SAU implantés chez la femme a fortement augmenté en France ces dernières années. Si cette tendance se confirme et s’étend en dehors de France, l’avenir du SAU pourrait s’écrire au féminin.

Évolution de la prise en charge des énucléations laser holmium (HoLEP) en ambulatoire : impact du volume opératoire et de la courbe d’apprentissage
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 712


Objectifs

Évaluer l’évolution dans le temps du taux d’échec d’hospitalisation ambulatoire après une énucléation LASER de la prostate (HOLEP). L’échec était défini par une hospitalisation nécessaire le soir de l’intervention ou une ré-hospitalisation dans les 48h.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des HOLEP réalisées en ambulatoire par un même chirurgien dans notre établissement hospitalier universitaire entre janvier 2013 et février 2019. Dans notre cohorte, nous avons défini trois groupes suivant un ordre chronologique. Une sonde vésicale était systématiquement mise en place et retirée à j1 en l’absence de complication. L’ensemble des patients étaient appelés à j1 pour s’assurer de la bonne reprise mictionnelle. Nous avons colligé les données démographiques, la symptomatologie urinaire (IPSS, complications de l’HBP), le volume prostatique, le PSA, le poids d’énucléation et les complications postopératoires. Les tests d’Anova et du Chi2 étaient utilisés pour les analyses statistiques.


Résultats

Au total, 266 patients ont été répartis dans 3 groupes par ordre chronologique d’intervention. Le groupe 1 (n =88) entre janvier 2013 et juillet 2015, le groupe 2 (n =89) jusqu’en juin 2017 et le groupe 3 (n =89) jusqu’en février 2019. Les trois groupes étaient comparables en termes d’IMC, score ASA, PSA préopératoire, débitmétrie (Qmax, RPM) et volume prostatique (Tableau 1). Le taux d’échec d’ambulatoire diminuait significativement avec le temps, il était respectivement de 30 %, 16 % puis 13 % dans les groupes 1, 2 et 3 (p =0,014) malgré plus de patients sous antiagrégant plaquettaire. La durée opératoire baissait dans le temps avec une durée moyenne de 77minutes pour le groupe 1 et respectivement de 60,4 et 55,4 pour les groupes 2 et 3 (p <0,001). Il en était de même pour l’énergie délivrée en peropératoire (p =0,041) (Fig. 1).


Conclusion

Dans notre étude, le taux d’échec d’ambulatoire a été divisé par 2 sur la période étudiée. C’est probablement la courbe d’apprentissage et la diminution de la durée opératoire qui ont conditionné cette évolution. Néanmoins, nous n’avons pas pu évaluer l’impact de l’organisation infirmière et structurelle périopératoire qui ont du également impacter les résultats.

Exérèse diverticulaire par voie cœlioscopique robot-assistée
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 772


Objectif

Patient de 68 ans présentant un adénocarcinome prostatique localisé de bon pronostic traité par hémi ablation HIFU en rémission complète (PSA à 1,5ng/ml). Une vaporisation prostatique au laser green light a été réalisé avant l’HIFU et une incision cervico prostatique après. Le patient se plaint d’une miction en deux temps. L’IRM prostatique estime un volume à 19ml et retrouve un diverticule latéro-vésical gauche 8cm.


Méthodes

La fibroscopie vésicale retrouvait un urètre sain non sténosé, une prostate moyennement obstructive avec un col admettant largement le passage du fibroscope. Le collet du diverticule est para-urétéral gauche centimétrique. Mise en place d’une sonde vésicale et d’un ballonnet gonflé au sein du diverticule de manière occlusive. Après mise en place des trocarts, décollement vésical gauche. Libération de proche en proche du diverticule jusqu’à retrouver le collet diverticulaire qui est sectionné. Extraction du diverticule dans un sac puis fermeture en deux plans du collet diverticulaire par deux surjets. Fermeture étanche. On vérifie l’orifice urétéral gauche qui est à distance.


Résultats

Le même protocole chirurgical a été réalisé par un opérateur différent à une femme de 83 ans, IMC 38kg/m2. Pour les deux patients les suites opératoires sont simples. La reprise des mictions est satisfaisante pour les deux patients avec un IPSS, IPSS QoL à 0 et un résidus post-mictionnel négligeable.


Conclusion

L’exérèse chirurgical d’un diverticule par cœlioscopie robot-assistée a permis de traiter ces deux patients de manière efficace par une méthode reproductible.

Explantation d’une bandelette tvt et mise en place d’une bandelette sous urétrale autologue aponévrotique chez une patiente neurologique
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 773-774


Objectif

Le taux de complication des bandelettes sous urétrales (BSU) synthétiques est plus élevé dans la population de patients neurologiques. La prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) dans ce contexte nécessite des solutions adaptées au terrain et au handicap. L’objectif de cette vidéo était de présenter une technique d’explantation de BSU pour érosion prothétique avec placement concomitant de bandelette autologue aponévrotique (BA).


Méthodes

Nous présentons le cas d’une patiente de 48 ans suivie pour insuffisance sphinctérienne neurogène dans un contexte de paraplégique D3 (post myélite), AIS A, avec atrophie médullaire complète et lésion du motoneurone inférieure. La pose d’une bandelette TVT en 2008 avait permis une efficacité initiale avec dégradation progressive de la continence, puis érosion urétrale hémi-circonférentielle en 2019.


Résultats

Une explantation du matériel prothétique ainsi qu’une réparation du défect urétral et la pose d’une bandelette aponévrotique a été réalisée en 140minutes, sous anesthésie locale. L’intervention commence par la réalisation d’une incision vaginale en U inversé. Les deux bras de la BSU sont disséqués de part et d’autre de l’urètre de façon à s’assurer de l’explantation la plus complète de la BSU en disséquant chaque jambage le plus loin possible en rétropubien avant de les sectionner et de retirer la portion urétrale en monobloc. La bandelette autologue est prélevée sur l’aponévrose des grands droits par une incision de Pfannenstiel. La bandelette autologue est mise en tension par deux fils de Prolène 2,0 et amarrée au col et fascia périurétral par 4 points séparés de Prolène 4,0.


Conclusion

La mise en place d’une BA concomitamment à l’explantation d’une BSU érodée est une technique permettant en un seul temps de traiter l’érosion et l’IUE récidivée tout en renforçant la réparation du délabrement urétral. La technique présentée ici apparaît faisable et ses résultats cliniques nécessiteront une évaluation scientifique rigoureuse dans le futur.

Extension de l’énergie totale appliquée par session de lithotripsie extracorporelle (LEC) : une stratégie efficace pour un calcul caliciel inférieur ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 748


Objectifs

Malgré les évolutions technologiques, la LEC reste aujourd’hui le traitement de première ligne pour la majorité des calculs. Les calculs caliciels inférieurs posent aujourd’hui un problème de prise en charge optimale : les résultats de la LEC sont insuffisants. L’objectif du travail est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de l’augmentation du nombre des ondes de choc par session du traitement par LEC des calculs caliciels inférieurs.


Méthodes

Étude prospective, randomisée et comparative réalisée entre janvier 2016 et décembre 2018 chez des patients présentant des calculs du calice inférieur et candidats à un traitement avec LEC. Un groupe A (n =24) qui a reçu 2500 ondes de choc/session comparé à un groupe B (n =23) ayant reçu 3500 ondes/session. Dans les deux groupes, le Lithotriteur type DORNIER COMPACT DELTA était utilisé. Un patient indemne de calcul était considéré comme un patient dépourvu de fragments (<4mm)au scanner. Les variables analysées étaient : âge, sexe, indice de masse corporelle (IMC), latéralité, taille, dérivation urinaire antérieure, nombre total d’ondes de choc, énergie totale appliquée, durée de la radioscopie et analgésie reçue, nombre de séances nécessaires, le taux de sans fragment (SF) et les complications.


Résultats

Les deux groupes étaient comparables en termes d’âge, sexe, IMC, latéralité, la taille du calcul et la présence d’une dérivation urinaire antérieur. Le taux de SF globale était de 81,8 % dans le groupe A et de 84 % dans le groupe B. Dans le sous-groupe de calculs de moins de 1cm, le taux SF est important pour le groupe B (83,3 % contre 93,3 %). Il n’y avait pas de différences en termes de puissance moyenne, de puissance maximale, de temps de radioscopie et d’analgésie reçue. Le groupe B a reçu un plus grand nombre des ondes de choc et d’énergie totale accumulée avec un taux de complications similaire (22,7 % contre 20 %) avec un taux de fragmentation plus élevé (76,2 % du groupe A contre 84 % du groupe B).


Conclusion

L’augmentation du nombre des ondes de choc et d’énergie accumulée pour le traitement des calculs du calice inférieur avec LEC montre une tendance à l’augmentation de l’efficacité, du taux de fragmentation et de la réduction du nombre de séances nécessaires, tout en maintenant le profil de sécurité

Facteurs associés à une durée de séjour prolongée après néphrectomie partielle robot-assistée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 730


Objectifs

La prolongation du séjour hospitalier après un geste chirurgical augmente les coûts et la morbidité périopératoire. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs de risque d’une durée de séjour prolongée après néphrectomie partielle robotique (NPR).


Méthodes

Les données de tous les patients ayant eu une NPR dans un centre universitaire entre juin 2010 et avril 2019 ont été analysées. Une borne fixée à 3jours a été utilisée pour définir un séjour de durée prolongée. Les caractéristiques démographiques, les données peropératoires et postopératoires ont été recueillies. Une régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à une durée de séjour prolongée sur l’ensemble de la série.


Résultats

Au total, 540 patients ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen était de 59 ans (±13). La durée d’intervention et les pertes sanguines moyennes étaient respectivement de 139min (±54) et 532mL (±449). Une conversion a été nécessaire dans 15 cas (2,81 %). Le taux global de complications postopératoire était de 26 % (n =141). Les délais médian et moyen de sortie ont été de 3,79 et 3,01jours respectivement ; 348 opérés (64 %) sont sortis avant le 3e postopératoire et 192 (35 %) après le 3e jour. Les facteurs prédicteurs d’une durée de séjour prolongée étaient : âge (OR=3,27 ; p =0,04), le RENAL score (OR=1,05 ; p =0,02) et le score ECOG (OR=1,64 ; p =0,02).


Conclusion

Certains paramètres ont été identifiés comme des indicateurs de durée de séjour prolongée après NPR. Ces patients à risque de durée de séjour prolongée nécessiteraient une surveillance postopératoire rapprochée et une intensification du protocole de réhabilitation précoce.

Facteurs de risque de persistance de l’hypertension artérielle après chirurgie des tumeurs surrénaliennes
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 649-650


Objectifs

Les tumeurs surrénaliennes peuvent être à l’origine d’une hypertension artérielle (HTA) par libération de substances hormonales hypertensives. Cette HTA secondaire est souvent sévère et risque de persister même après surrénalectomie. Le but de notre étude est de déterminer les facteurs favorisants la persistance ou la non amélioration de l’HTA après traitement chirurgical des tumeurs surrénaliennes.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique des cas de surrénalectomie pour une tumeur surrénalienne entre janvier 2008 et décembre 2018. Cent quarante-cinq patients étaient recensés dont 108 avait une HTA préopératoire. Quatorze patients avec des données manquantes étaient exclus. Les facteurs analysés étaient l’âge, le sexe, la durée d’évolution de l’HTA, le nombre des antihypertenseurs et le type histologique. La résolution était définie par la disparition de l’HTA sans recours aux médicaments. L’amélioration était définie par une HTA mal équilibrée en préopératoire devenue équilibrée en postopératoire ou la diminution du nombre de antihypertenseurs en postopératoire. L’analyse statistique était réalisée avec le logiciel IBM SPSS version20.


Résultats

Quatre-vingt-quatorze patients ont été inclus. Le type histologique était un adénome corticosurrénalien dans 46 cas, un phéochromocytome dans 30 cas, une hyperplasie de la surrénale unilatérale dans 13 cas et un carcinome surrénalien dans 3 cas. Une résolution de l’HTA a été obtenue dans 49 cas, une amélioration de l’HTA était obtenue dans 41 cas alors qu’elle a persisté dans 4 cas. Une étude bivariée a montré que l’âge plus jeune, le faible nombre d’antihypertenseurs en préopératoire et le phéochromocytome étaient des facteurs en faveur de la résolution ou l’amélioration de l’HTA après surrénalectomie avec respectivement des p =0,09 ; p =0,015 et p =0,005 (Tableau 1). Par contre, le sexe et la durée d’évolution de n’avaient pas d’influence (p =0,36 et p =0,257 respectivement).


Conclusion

Le taux de résolution ou d’amélioration de l’HTA après surrénalectomie pour tumeurs surrénaliennes était important dans notre série mais un diagnostic précoce à un âge jeune permettrait d’améliorer cette proportion ce qui concorde avec les données de la littérature. Cette résolution est encore plus fréquente en cas de phéochromocytome.

Facteurs de risque d’ upstaging des tumeurs rénales localisées (étude UroCCR n o  15)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 726-727


Objectifs

Alors que la surveillance active et les traitements focaux conservateurs (ablathermies et néphrectomie partielle) deviennent des stratégies prépondérantes de prise en charge des tumeurs rénales, leur sécurité oncologique pour les lésions les plus agressives restent méconnues. Nous avons souhaité déterminer les facteurs prédictifs de passage d’une tumeur cliniquement localisée à localement avancée sur l’examen histopathologique définitif (upstaging ).


Méthodes

Une étude rétrospective multicentrique internationale dans le cadre du Réseau UroCCR (CNIL DR2013-206 ; NCT03293563) a inclus les patients opérés d’une néphrectomie partielle (NP) ou totale (NT) entre 2006 et 2018 pour tumeur localisée de moins de 10cm (≤cT2aM0). Les données clinico-radiologiques, chirurgicales et histologiques ont été collectées prospectivement après consentement écrit à partir de la base UroCCR et comparées entre les tumeurs pT3a et les autres grâce aux tests du Chi2 et Fisher. Une régression logistique multivariée a été réalisée pour déterminer les facteurs prédictifs d’upstaging vers un stade pT3a. Une comparaison de la survie entre NP et NT a également été effectuée.


Résultats

Parmi 5404 patients présentant initialement une tumeur localisée (≤cT2a), 714 (13 %) avaient finalement une tumeur classée pT3a. En analyse univariée, le risque d’upstaging pathologique était significativement corrélé à un âge élevé (65,2 vs 59,6 ; p <0,001), au sexe masculin (71 % vs 67 % ; p =0,033), à des symptômes au diagnostic (p <0,001), à un score ASA élevé (p <0,001). Les tumeurs pT3a étaient caractérisées par une taille tumorale plus élevée (5,52 vs 3,76cm ; p <0,001), une localisation hilaire (34 % vs 17 % ; p <0,001), un caractère exophytique (p <0,001), un score RENAL élevé (7–12) (75 % vs 52 % ; p <0,001). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs indépendants d’upstaging étaient l’âge (OR=1,04 pour l’augmentation d’une année ; p <0,001), la présence de symptômes généraux au diagnostic (OR=2,34 ; p =0,003) et la taille tumorale (OR=1,50 pour une augmentation d’1cm ; p <0,001). Les survies spécifique et globale n’étaient pas statistiquement différentes selon le type de chirurgie.


Conclusion

Nous avons pu déterminer un nombre limité de 3 facteurs de risque indépendants d’upstaging pathologique en pT3a des tumeurs rénales cliniquement localisées. Leur connaissance pourrait aider à guider la décision de stratégie thérapeutique (contre-indication d’une surveillance active ou d’une ablathermie). Il s’agit d’une des plus grandes séries de la littérature sur le sujet.

Facteurs déterminants de la fonction sexuelle postopératoire après fracture de la verge
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 655


Objectifs

La fracture de la verge est une urgence urologique qui peut avoir une lourde conséquence sur la fonction sexuelle ultérieure. Le but de notre travail était de déterminer les facteurs pronostiques de la fonction sexuelle postopératoire.


Méthodes

L’âge moyen était de 31 ans (19–55 ans). Les deux principales circonstances du traumatisme étaient une auto-manipulation de la verge (45 %) et un rapport sexuel (34 %). Le délai de consultation moyen était de 14,3heures. La réparation chirurgicale a été réalisée par une incision élective (81 %) ou par dégantage de la verge (19 %) (Tableau 1). En postopératoire, le taux de DE (IEEF5<20) était de 17,4 %, d’incurvation de la verge de 15,2 % et de rapports sexuels douloureux de 13 %. À l’analyse multivariée, la DE était liée au délai de consultation (p =0,03) et au siège proximal de la fracture (p =0,015) ; L’incurvation de la verge était liée au délai de consultation (p =0,045), au siège proximal de la fracture (p =0,022) et à l’incision élective (p =0,018). Aucun facteur n’était lié aux rapports sexuels douloureux (Tableau 2).


Résultats

L’âge moyen était de 31 ans (19–55 ans). Les deux principales circonstances du traumatisme étaient une auto-manipulation de la verge (45 %) et un rapport sexuel (34 %). Le délai de consultation moyen était de 14,3heures. La réparation chirurgicale a été réalisée par une incision élective (81 %) ou par dégantage de la verge (19 %) (Tableau 1). En postopératoire, le taux de DE (IEEF5<20) était de 17,4 %, d’incurvation de la verge de 15,2 % et de rapports sexuels douloureux de 13 %. À l’analyse multivariée, la DE était liée au délai de consultation (p =0,03) et au siège proximal de la fracture (p =0,015). L’incurvation de la verge était liée au délai de consultation (p =0,045), au siège proximal de la fracture (p =0,022) et à l’incision élective (p =0,018). Aucun facteur n’était lié aux rapports sexuels douloureux (Tableau 2).


Conclusion

Notre étude a montré qu’une chirurgie précoce améliore la fonction sexuelle postopératoire, qui dépend aussi du siège de la fracture et de la technique opératoire, avec de moins bon résultats pour les fractures de siège proximal et celles opérées par voie élective.

Facteurs prédictifs de présence de cancer de prostate cliniquement significatif à la biopsie de contrôle après traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 761-762


Objectifs

La thérapie par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) est une option thérapeutique pour les cancers de prostate (CaP) cliniquement significatif (CaPCS). Une biopsie de contrôle à 6 mois (M6) après traitement est recommandée. L’objectif de notre étude était d’analyser les facteurs prédictifs de présence d’un CaPCS à la biopsie de contrôle à M6 post-HIFU.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique nord-américaine issue d’une cohorte prospective de patients avec CaPCS défini par la présence de grade 4 de Gleason biopsique traités par HIFU entre mai 2015 et octobre 2018. Les critères d’inclusion : lésion unilatérale de groupe anatomopathologique ISUP 2 et 3, lésion visible en IRM et PSA<15ng/mL. Les données démographiques, biopsiques, d’IRM et de la procédure ont été récoltées. Les patients ont bénéficiés d’un traitement ultrafocal ou d’une hémi-ablation ainsi qu’une IRM et de biopsies de contrôle à M6. Les facteurs prédictifs de CaPCS à la biopsie M6 ont été estimés par des tests du Chi2, de Student et par régression logistique.


Résultats

Soixante-sept patients inclus dont 56 % ISUP2 et 37 % ISUP3. Le PSA médian était de 6,2ng/mL (IQR : 5,0 ; 9,5). Le volume médian traité par HIFU était de 27 % (IQR : 20 % ; 36 %) du volume total. À 6 mois, le taux de CaPCS dans la zone traitée était de 12,5 % et de 21 % en glande entière. Le pourcentage de volume traité était plus faible chez les patients ayant un CaPCS à M6 23 % (IQR : 20 ; 26) vs 30 % (IQR : 26 ; 39) (p =0,0011). L’âge, le PSA, le PSAd et le groupe ISUP au diagnostic, ainsi que le type de traitement (hyperfocal vs hémi-ablation), la décroissance de PSA ou l’IRM à M6 étaient comparable dans les deux groupes (p >0,05). En analyse bivariée, aucun paramètre n’était prédictif de la présence d’un CaPCS à la biopsie M6.


Conclusion

Les données oncologiques initiales et l’IRM de contrôle ne sont pas prédictives de la présence de CaPCS après HIFU. La biopsie de contrôle à 6 mois doit être systématique. Ces données doivent être validées par de plus larges cohortes.

Facteurs prédictifs d’instabilité hémodynamique peropératoire au cours de la surrénalectomie pour phéochromocytome
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 649


Objectifs

L’instabilité hémodynamique (IH) peropératoire constitue un véritable challenge au cours de la surrénalectomie pour phéochromocytome. Elle est due à la décharge de catécholamines par la manipulation de la glande. Le but de notre étude est de déterminer les facteurs de risque de survenue d’IH au cours de la chirurgie du phéochromocytome.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique de tous les cas de phéochromocytome opérés de janvier 2008 à décembre 2018. Les patients avec des données manquantes ont été exclus. Les facteurs analysés étaient l’âge, les antécédents cardiovasculaires, le taux des dérivés méthoxylés urinaires, la pression artérielle systolique (PAS) et la pression artérielle diastolique (PAD) à l’induction, la voie d’abord chirurgicale et la taille de la tumeur. L’IH était définie par une variation de la tension artérielle systolique ou diastolique de plus de 30 % de sa valeur de base ou la survenue de troubles du rythme durant l’intervention. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel IBM SPSS version 20.


Résultats

Trente-huit patients ont été inclus. La surrénalectomie a été réalisée à ciel ouvert dans 23 cas, par voie laparoscopique transpéritonéale dans 11 cas et rétropéritonéale dans 4 cas. Les patients étaient répartis en 2 groupes (Tableau 1) : ceux avec une IH (GR1) et ceux sans IH (GR2). L’âge moyen était respectivement de 42 et 50 ans (p =0,739). La proportion de maladies cardiovasculaires était comparable dans les 2 groupes (16,7 % vs 12,5 % ; p =0,628). Le taux de normétanephrines préopératoire était significativement plus élevé dans le groupe avec IH (p =0,019) alors que celui des métanephrines ne l’était pas (p =0,264). La taille moyenne de la tumeur était supérieure à 6cm dans le GR1 contre 3cm dans le GR2 (p =0,012). Il n’y avait pas de différence significative concernant le choix de la voie d’abord (p =0,058).


Conclusion

Les facteurs prédictifs d’IH qui ressortent dans plusieurs études sont le taux élevé de dérivés méthoxylés urinaires et la taille de la tumeur. Cependant, la valeur seuil de celle-ci diffère d’une série à une autre. Ces résultats peuvent aider les urologues et les anesthésistes à fournir plus de réponses aux attentes des patients en matière d’IH.

Faisabilité de la néphrectomie partielle laparoscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire pour la prise en charge du cancer du rein
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 730


Objectifs

Malgré le développement des unités de chirurgie ambulatoire (UCA), la néphrectomie partielle laparoscopique robot-assistée (NPLRA) reste une intervention le plus souvent réalisée en hospitalisation conventionnelle compte tenu du risque hémorragique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la NPLRA sur une plateforme dédiée en UCA pour la prise en charge du cancer du rein (CaR).


Méthodes

Les caractéristiques et résultats des patients sélectionnés pour être opérés d’une NPLRA en UCA dans notre centre ont été collectés prospectivement entre février 2017 et juin 2019. L’intervention chirurgicale robotique transpéritonéale était réalisée en 1re position le matin par 3 opérateurs expérimentés à l’aide du robot Da Vinci Si ou Xi sans laisser de drain. Le protocole d’anesthésie permettait une récupération rapide et la sortie était autorisée si :

– EVA<4 sans morphinique ;

– lever et prise de boisson sans difficulté entre H4 et H6. Un appel téléphonique à j1 permettait de vérifier l’absence de complication (NFS j1). Des analyses descriptives ont été réalisées.


Résultats

Au total, 22 patients opérés d’une NPLRA en UCA pour un CaR avec un score RENAL médian de 4 (4–5) ont été inclus dans cette étude. L’âge médian était de 60 ans (52–76). La durée opératoire médiane était de 60min (45–80) avec une durée de clampage médiane de 5min (0–10). Un agent hémostatique a été utilisé chez 17 patients (80 %). Aucune complication peropératoire ou postopératoire immédiate n’a été rapportée. Tous les patients ont pu quitter l’UCA après une durée médiane de surveillance de 350min (270–420). Aucune déglobulisation n’a été observée sur la NFS à j1. Deux patients ont été réadmis dans le mois postopératoire dont un à j3 pour une complication Clavien grade 3a (hématome nécessitant une embolisation) pour une hospitalisation de 5jours. Aucune marge chirurgicale positive n’a été observée.


Conclusion

La NPLRA est une intervention chirurgicale faisable en UCA pour la prise en charge du CaR. Les résultats préliminaires semblent similaires à ceux obtenus en hospitalisation conventionnelle mais cela nécessite une sélection des patients à faible risque chirurgical et aptes à comprendre les implications d’un retour rapide à domicile.

Faisabilité de la prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire pour la prise en charge du cancer de prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 657


Objectifs

Malgré le développement des unités de chirurgie ambulatoire (UCA) dans la plupart des hôpitaux en France, la prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée (PTLRA) reste une intervention le plus souvent réalisée en hospitalisation conventionnelle. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la PTLRA sur une plateforme dédiée en UCA pour la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).


Méthodes

Les caractéristiques et résultats des patients sélectionnés pour être opérés d’une PTLRA en UCA dans notre centre ont été collectés prospectivement entre février 2018 et juin 2019. L’intervention chirurgicale robotique transpéritonéale était réalisée en 1re position le matin par 3 opérateurs expérimentés à l’aide du robot Da Vinci Si ou Xi sans laisser de drain. Le protocole d’anesthésie permettait une récupération rapide et la sortie était autorisée si :

– EVA<4 sans morphinique ;

– lever et prise de boisson sans difficulté entre H4 et H6.

Un appel téléphonique à j1 permettait de vérifier l’absence de complication précoce. Des analyses descriptives ont été réalisées.


Résultats

Au total, 12 patients opérés d’une PTLRA en UCA pour un CaP de risque faible (n =2), intermédiaire (n =7) ou élevé (n =3) ont été inclus dans cette étude. Un curage ganglionnaire ilio-obturateur bilatéral a été réalisé chez 3 patients. La durée opératoire médiane était de 95min (80–120). Aucune complication peropératoire n’est survenue alors qu’une complication postopératoire immédiate Clavien 2 (bronchospasme) a nécessité l’hospitalisation conventionnelle d’un patient pour une durée de 24h. Les autres patients ont pu quitter l’UCA avec la sonde vésicale après une durée médiane de surveillance de 310min (250–390). Aucun d’entre eux n’a été réhospitalisé et aucune autre complication postopératoire à 1 mois n’a été observée. L’examen anatomopathologique définitif a mis en évidence une lésion ≥ pT3 et score de Gleason ≥ 8 chez 2 et 1 patient, respectivement. Aucune marge chirurgicale positive ou adénopathie pelvienne n’a été identifiée.


Conclusion

La PTLRA est une intervention chirurgicale faisable en UCA pour la prise en charge du CaP. Les Résultats préliminaires semblent similaires à ceux obtenus après PTLRA en hospitalisation conventionnelle mais cela nécessite une sélection des patients à faible risque chirurgical et aptes à comprendre les implications d’un retour rapide à domicile.

Faisabilité d’une néphro-urétérectomie et curage ganglionnaire lombo-aortique par voie cœlioscopique pûre
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 783


Objectif

Patiente de 76 ans suivie dans le service d’urologie pour hématurie macroscopique. Elle ne présente qu’un antécédent de tumeur bénigne du sein gauche opérée. Elle ne fume pas. Elle présente un IMC à 29 et ne prend aucun traitement habituel.


Méthodes

Un bilan est réalisé composé d’une cystoscopie avec une muqueuse vésicale normale, une cytologie urinaire normale. L’uroscanner met en évidence un comblement tissulaire de 3 centimètres au niveau du bassinet rénal gauche et s’étendant sur le premier centimètre de l’uretère. Le bilan d’extension ne retrouve pas de lésion pulmonaire ni osseuse mais la présence de deux ganglions lombo-aortiques gauche de deux centimètres.


Résultats

Nous avons réalisé une urétéroscopie diagnostique avec réalisation de biopsie de la lésion. L’anatomopathologiste confirme la présence d’un carcinome urothélial papillaire de haut grade. La réunion de concertation pluridisciplinaire proposait un traitement multimodal avec chirurgie et chimiothérapie adjuvante. Réalisation d’une néphro-urétérectomie gauche par voie cœlioscopique associé à un curage ganglionnaire lombo-aortique. L’intervention est réalisée en cœlioscopie, la patiente est en décubitus latéral. Quatre orifices de trocarts ont été posés et il n’y a pas eu de modification de la position de la patiente durant l’intervention.


Conclusion

La néphro-urétérectomie gauche associé à un curage lombo-aortique est réalisable par voie cœlioscopique. L’anatomopathologiste retrouve un carcinome urothéalial de haut grade avec présence de métastases ganglionnaires : 3 ganglions positifs sur 9, avec des marges chirurgicales saines.

Faisabilité et résultats de la posturothérapie pour calculs résiduels du rein après urétéroscopie, NLPC, LEC
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 749


Objectifs

Lors du traitement des calculs du rein par urétéréoscopie, LEC ou NLPC, il peut persister des fragments résiduels (FR) dont la clairance est incertaine. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la posturothérapie pour les FR, après LEC, urétéroscopie, micropercutané ou les calculs en première intention.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients consécutifs traités par posturothérapie, de 2013 à 2018. Chaque séance comportait : une hydratation de 500mL 1 heure avant la séance, percussion lombaire continue par vibrateur en position latérale de sécurité à -30°. Le protocole comportait 4 séances de 2013 à 2015, puis 6 de 2013 à 2018. Le critère de jugement principal était la taille des FR évaluée par échographie ou TDM au terme du protocole de posturothérapie ; et stratifiée en : sans fragment (SF), microfragments (3mm). Les critères de jugements secondaires étaient la tolérance, l’observance la nécessité d’un traitement complémentaire.


Résultats

Cent cinq patients ont été inclus. L’âge médian était 55 ans [14–84], l’IMC médian était 25kg/m2 [15–37]. La posturothérapie était prescrite après traitement par urétéroscopie souple 62 %, LEC 20 %, NLPC 9 % ou en première intention 9 %. La taille moyenne des FR était 3mm±4. Au total, 489 séances de posturothérapie ont été réalisées, soit un nombre médian 5 séances/patient [1–6] et une observance de 87 %. Les taux globaux de SF et de microfragments post-opératoires étaient respectivement 39 % et 21 %, soit un succès global de 60 %. Pour le calice inférieur, les taux postopératoires de SF et microfragments étaient respectivement de 43 % et 21 %, soit un succès global de 64 %. L’EVA médiane en cours de séance était 0 [0–8]. La prévalence de la colique néphrétique post-séance était de 4 %.


Conclusion

La posturothérapie a été une méthode simple, non invasive, sure et bien tolérée pour l’élimination des fragments résiduels après LEC, urétéroscopie, NLPC ou en première intention. Il s’agit de la plus importante série de posturothérapie rapportée, avec des résultats comparables aux précédentes publications. Ces résultats sont à confirmer dans une étude prospective comparative.

Faisabilité et résultats oncologiques des curages lombo-aortiques cœlioscopiques pour masses résiduelles de tumeurs germinales non séminomateuses métastatiques
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 651


Objectifs

Le cancer testiculaire est la première cause de cancer chez l’homme âgé de 20 à 34 ans. Les tumeurs germinales non séminomateuses métastatiques sont traités par un curage lombo-aortique lorsqu’il persiste des masses résiduelles après chimiothérapie. L’abord cœlioscopique s’associe à une réduction des complications per- et périopératoire. L’objectif de notre étude est d’étudier la faisabilité et les résultats oncologiques du curage lombo-aortique par voie cœlioscopique.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective mono-opérateur de novembre 2000 à novembre 2017 portant sur une série de 107 patients. Les voies d’abords étaient cœlioscopiques transpéritonéales et rétropéritonéales. Les curages étaient unilatéraux ou bilatéraux. Les tumeurs germinales séminomateuses ont été exclues de l’étude. L’ensemble des images radiologiques ont été relues. Parmi les patients, 73,5 % présentaient une tumeur germinale mixte. Les stades 2a, 2b, 2c représentaient respectivement 21,5 %, 28 %, 11,2 % des patients. Les stades 3 représentaient 24,3 % des patients. Les patients de pronostics bon, intermédiaire, mauvais représentaient respectivement 71,1 %, 15,9 %, 13 %. La taille médiane selon le grand axe de la masse résiduelle était de 30mm [10–134].


Résultats

La durée médiane de suivi était de 46,9 mois [1 ; 203]. Un abord transpéritonéale et rétropéritonéale était réalisé chez 31,7 % et 66,3 % des patients. Le curage était unilatérale dans 74,7 % des cas avec une durée opératoire médiane de 186minutes [90–540] et bilatérale dans 25,2 % et une durée opératoire médiane de 254minutes [138–489]. Le taux de conversion était de 6,5 %. Parmi les patients, 17,2 % ont présenté des complications postopératoires précoces. La durée médiane d’hospitalisation était de 4jours [1 ; 26]. Des éjaculations antégrades étaient présentes chez 71,1 % des patients. Parmi les patients, 7,7 % ont présenté une récidive tumorale, 2,8 % dans le template . L’intervalle de récidive médian était de 9,5 mois [1–20]. Au terme du suivi 94,4 % des patients étaient considérés vivant sans maladie.


Conclusion

Le curage lombo-aortique par voie cœlioscopique, réalisé dans un centre expert, est une technique faisable offrant une faible morbidité et de très bons résultats oncologiques.

Faut-il encore biopsier les patients avec IRM prostatique normale ? Sur la piste de facteurs prédictifs de cancer prostatique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 670-671


Objectifs

Chez les patients à IRM normale, la question se pose ne pas effectuer de biopsies prostatiques (BP), du fait de la valeur prédictive négative de l’IRM (90–95 %). Des facteurs prédictifs de cancer prostatique (CaP) restent à établir. Cette étude a pour objectif de décrire la prévalence des CaP chez des patients avec IRM normale et de rechercher des critères prédictifs de CaP.


Méthodes

De juin 2013 à avril 2018, nous avons réalisé une étude descriptive monocentrique chez tous les patients avec une IRM multiparamétrique normale ayant bénéficié de BP écho-guidées avec fusion élastique écho-IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Le critère de jugement principal était la présence de CaP significatif (CaP-S) (CaP ISUP≥2). Les critères d’évaluation secondaire étaient l’âge, le PSA, la densité du PSA (dPSA), le volume prostatique à l’IRM, et les antécédents de BP. L’analyse statistique était réalisée en univariée.


Résultats

Nous avons inclus 110 patients, tous avaient une IRM normale. La prévalence de CaP-S était de 5,45 % (Tableau 1). Un CaP-S était observé pour 3,4 % (3/88) des patients avec antécédent de BP contre 13,6 % (3/22) chez les patients sans antécédent (p =0,09) (Tableau 2). La prévalence de CaP-S était de 0 % (0/62) en cas de dPSA<0,15ng/mL/cm3 contre 14,6 % (6/41) pour une dPSA≥0,15ng/mL/cm3 (p <0,05) (Tableau 2). Avec une dPSA≥0,15ng/mL/cm3, il y avait respectivement 8,8 % (3/34) et 42,8 % (3/7) de CaP-S chez les patients avec antécédent et sans antécédent de BP (Tableau 3).


Conclusion

Nos résultats suggèrent que les BP pourraient être omises en cas d’IRM normale avec une faible densité de PSA, d’autant plus chez les patients avec un antécédent de BP. Pour le reste des patients, la prévalence de CaP-S reste non négligeable. Des études multicentriques à plus grande échelle seront nécessaires pour conforter cette stratégie.

Faut-il placer une bandelette aponévrotique au moment de l’excision d’une bandelette sous-urétrale érodée ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 706-707


Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer deux stratégies thérapeutiques chez les patientes ayant une excision de bandelette sous-urétrale (BSU) pour érosion urétro-vésicale ou vaginale : excision et bandelette aponévrotique pubo-vaginale (BAPV) dans le même temps ou excision et placement d’une BAPV dans un second temps uniquement si récidive de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). L’objectif secondaire était d’évaluer le taux de récidive d’IUE.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été conduite incluant toutes les patientes ayant eu une excision de BSU pour érosion entre 2010 et 2015 dans un centre universitaire. Les patientes étaient divisées en deux groupes : celles avec IUE avant l’excision de la BSU et celles sans IUE avant excision de la BSU. Les différentes stratégies thérapeutiques étaient catégorisées comme suit : BAPV concomitante, BAPV dans un second temps et aucune chirurgie de l’IUE. Des comparaisons ont été effectuées entre les groupes BAPV concomitante vs. en 2 temps et entre les différentes stratégies chez les patients avec une IUE avant excision de la BSU.


Résultats

Trente-deux patients ont été inclus : 13 avec une érosion vaginale de la BSU (40,6 %) et 19 avec une érosion urétrale ou vésicale (59,4 %). Chez les patients avec une IUE avant excision de la bandelette (n =14 ; 43,8 %), le taux d’IUE amélioré/résolue en postopératoire était plus élevé chez les patientes ayant eu un BAPV concomitante (n =6) par rapport à celle n’ayant eu qu’une excision de la BSU seule (n =8) (83,3 % vs. 12,5 % ; p =0,03). Parmi les 18 patientes sans IUE avant excision de la BSU, 12 avaient une récidive d’IUE en postopératoire (66,7 %) sans différence entre les excisions pour érosion vaginale et vésicale/urétrale (57,1 % vs. 72,7 % ; p =0,63). Le taux de résolution d’IUE après BAPV était similaire que celle-ci soit placée concomitamment à l’excision de la BSU ou secondairement (66,7 % vs. 71,4 % ; p =0,99).


Conclusion

Une large proportion de patientes ayant une excision de BSU pour érosion ont une IUE avant même l’excision (43,8 %) ou en développe une en postopératoire (66,7 %). La présente série suggère que la BAPV, qu’elle soit place concomitamment à l’excision ou secondairement pourrait être un traitement efficace de ces IUE persistantes ou récidivantes.

Imagerie expérimentale ex vivo de haute résolution à 7 tesla du cancer localisé de la prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 664-665


Objectifs

L’IRM à 1,5T ou 3T de la prostate est l’imagerie la plus performante pour la détection du cancer de prostate. Nous avons travaillé à des modèles expérimentaux ex vivo d’IRM haute résolution à 7T permettant d’améliorer la résolution spatiale et la détection tumorale.


Méthodes

Ce travail a porté sur l’étude en IRM7T expérimentale (Bruker Biospin, Billerica, MA, États-Unis) de glandes prostatiques entières de patients opérés pour cancer de prostate. L’imagerie comportait des séquences T2 (TurboRARE-3D), à la plus haute résolution de 130 X130 X195 m3 et de la diffusion avec cartographie ADC. L’évaluation morphologique qualitative était réalisée en aveugle par deux relecteurs indépendants selon des critères prédéfinis. L’analyse de susceptibilité lésionnelle tumorale était comparée par niveau de coupe correspondante avec l’histologie finale. Des tests de corrélation intra-classe et par le coefficient de Spearman étaient utilisés pour la concordance d’interprétation de la qualité entre relecteur. La performance diagnostique lésionnelle était analysée selon 6 secteurs.


Résultats

La haute résolution spatiale des images (Fig. 1), comparée à celle obtenue par analyse histo-pathologique, était jugée comme bonne avec une concordance inter-relecteur élevée (Tableau 1). L’étude de corrélation anatomo-imagerie pour la détection du cancer avec analyse par secteur a montré une sensibilité de 70 %, une spécificité de 80 %, une valeur prédictive positive de 79 % et une valeur prédictive négative de 72 % (Fig. 2).


Conclusion

Ces résultats ont permis de mesurer la résolution de l’imagerie IRM à 7T ex vivo et son intérêt pour la détection du cancer. Une sémiologie IRM 7T du tissu prostatique doit être décrite. Ces imageries pourront servir de base à la translation future de l’imagerie actuelle vers l’IRM 7T in vivo chez l’homme.

Immunothérapie en urologie : principes et résultats
Immunotherapy in urology: Concept and results
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 922-928


Objectif

L’objectif de cet article est de faire une mise au point des données actuelles sur l’immunothérapie en uro-oncologie.


Matériel et méthodes

Synthèse des données de la littérature récente et des données présentées en congrès nationaux et internationaux sur l’immunothérapie dans les cancers urologiques.


Résultats

Les nouvelles immunothérapies agissent en restaurant l’immunité antitumorale, en bloquant les points de rétrocontrôle négatif. Dans les cancers du rein et de la vessie, aux stades métastatiques, l’immunothérapie a montré un bénéfice en survie globale en deuxième ligne, et plus récemment en première ligne de traitement pour le rein. Des essais sont actuellement en cours en situation adjuvante et néoadjuvante. Dans le cancer de la prostate, les données sont encore préliminaires et peu de patients semblent en bénéficier.


Conclusion

L’immunothérapie a fait ses preuves dans les cancers du rein et de la vessie. L’identification de marqueurs prédictifs devrait nous permettre à l’avenir de mieux sélectionner les patients potentiellement répondeurs.


Objective

The purpose of this article is to update current data on immunotherapy in uro-oncology.


Material and methods

Synthesis of data from recent literature and data presented at national and international conferences on immunotherapy in urological cancers.


Results

Current immunotherapies restore the anti-tumor immunity, by blocking immunity-negative feedback checkpoints. In metastatic renal cell carcinoma and bladder carcinoma, immunotherapy has first shown a significant survival benefit in second-line, and more recently in first-line for kidney cancer. Trials are currently ongoing in adjuvant and neoadjuvant settings. In prostate cancer, there is little data and immunotherapy seems to benefit a limited subgroup of patients.


Conclusion

Immunotherapy is a key treatment in kidney and bladder cancer. In the future, the identification of predictive markers should allow us to better select patients responding to immunotherapy.

Impact de l’ opioid free anesthesia (OFA) sur la période postopératoire après néphrectomie partielle robot-assistée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 731


Objectifs

La réhabilitation précoce consiste à proposer aux patients tous les moyens qui permettent de limiter les effets indésirables d’une procédure chirurgicale. L’opioid free anesthesia (OFA) est une nouvelle approche anesthésique qui consiste à ne pas utiliser en peropératoire de dérivés morphinique. L’objectif de notre travail était d’évaluer l’impact d’une OFA sur le devenir postopératoire des patients après une néphrectomie partielle robotique.


Méthodes

Les patients opérés pour une tumeur rénale par NPRA dans un centre universitaire référent entre janvier 2016 et novembre 2017 ont été inclus dans cette étude. Les patients ont été divisés en deux groupes selon le type d’anesthésie : anesthésie générale classique (AGC) et une anesthésie sans morphinique (OFA). Nous avons recueilli les scores de douleurs à j1 et j2, la consommation morphinique postopératoire, la durée de séjour ainsi que l’incidence postopératoire de nausées et de vomissements. Les résultats sont exprimés en moyenne±écart-type. Les données ont été comparées en utilisant le t test de Student et du Chi2. Une valeur de p <0,05 a été considérée comme significative.


Résultats

Quatre-vingt-treize patients ont été inclus. Vingt-six procédures ont été réalisées sous OFA (dexmedetomidine, lidocaïne, kétamine et dexaméthasone) et 67 procédures sous AGC (sufentanil ou remifentanil, dexaméthasone, kétamine et lidocaïne). L’incidence des nausées et vomissements était statistiquement moins fréquente dans le groupe OFA (12 % vs 37 %, p =0,02). La consommation morphinique postopératoire était moins élevée dans le groupe OFA : 1,5±2,7mg vs 4,5±7,7mg à j−1 et 0,4±1,1mg vs 1,5±3,2mg à j−2, cependant ce résultat n’était pas statiquement significatif (p =0,09 et p =0,11 ; respectivement). La douleur postopératoire était moins intense dans le groupe OFA : 4,3±2mm vs 4,5±2,2mm (p =0,69) à j−1 et de 2,4±2,2mm vs 3,3±2,2mm à j−2 (p =0,05). La durée de séjour était plus courte dans le groupe OFA (2,1±2,6jours vs 3,4±2,6jours, p <0,0001).


Conclusion

Par rapport à une technique d’anesthésie conventionnelle, l’OFA offre une morbidité postopératoire moindre et peut permettre une récupération plus précoce après NPRA.