Base bibliographique

Étude sur 20 ans de la dysplasie rénale multikystique : y’a-t-il un argument précoce pour la néphrectomie ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 655, suppl. 13


Objectifs introduction

La dysplasie rénale multikystique (drm) est une anomalie extrême de la différenciation du métanephros. L’involution de la structure kystique est fréquente, mais progressive. Plusieurs risques (néoplasie, hypertension artérielle, infections) justifient une surveillance de l’involution. Notre but était d’examiner les résultats des reins dysplasiques multikystiques à notre institution et d’évaluer si la néphrectomie pourrait être prévisible dès le début.


Méthodes

Une étude rétrospective de tous les cas de drm dans notre etablissement entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2017.


Résultats

Il y avait 110 patients avec drm. Trente-huit cas ont montré une involution de drm à l’échographie. Trente-trois autres ont montré une involution en cours jusqu’à décembre 2017. Trente-neuf cas (35,5 %) ont subi une néphrectomie : devant l’absence d’involution dans 27 cas (69,2 %), pour infections urinaires dans 9 cas, pour hypertension chez deux patients et pour tumeur de Wilms dans un cas. Une réduction de taille>20 % de la longueur maximale des reins entre les deux premières échographies postnatales à 6 mois d’intervalle prédit une future involution (p =0,001). Un échec de réduction>20 % prédit fortement la néphrectomie (p =0,001).


Conclusion

La drm abrite des risques imprévisibles au cours de la surveillance. Si une involution>20 % n’est pas notée entre les deux premières échographies postnatale à 6 mois d’intervalle, une néphrectomie précoce peut être une stratégie utile et sans danger.

Mots clés:
H. / A. / C. / D. / A.
Évaluation de la courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique pour cure du syndrome de jonction pyélo-urétérale sur plus de 100 cas
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 624, suppl. 13


Objectifs

Le syndrome de jonction pyélo-urétérale (SJPU) est le plus fréquent des uropathies malformatives retrouvées chez l’enfant en prénatal, mais aussi chez l’adulte. Son traitement de base reste la pyéloplastie. Nous présentons notre courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique avec analyse comparative entre les deux phases d’apprentissage ainsi que les principaux groupes étiologiques.


Méthodes

Les résultats de 123 pyéloplasties laparoscopiques seront analysés de manière rétrospective (incluant 8 cas de syndrome de jonction bilatéral) entre janvier 2005 et janvier 2017 avec un suivi de minimum un an, les données préopératoires incluaient essentiellement l’âge et le grade de la dilatation rénale, les paramètres peropératoires concernaient essentiellement la durée de l’intervention, les pertes sanguines, ainsi que le taux de conversion, le postopératoire fera appel à la classification de Clavien–Dindo, notre échantillon sera subdivisé en deux groupes étiologiques : Le premier (groupe A) présentant un pédicule polaire inférieur associé au SJPU et le deuxième (groupe B) n’ayant pas de vaisseau polaire lors de l’exploration cœlioscopique l’analyse statistique de l’étude ainsi que des modèles d’apprentissages seront effectués par le logiciel SPSS avec degré de significativité inférieur à 0,05.


Résultats

La comparaison entre les deux phases d’apprentissage en termes de paramètres préopératoires était non significative, en revanche, la différence de durée d’intervention entre les deux groupes était très significative (p <0,005), avec moins de complications postopératoires (p <0,05) et une durée d’hospitalisation plus courte (p <0,05). Notre analyse statistique a conclu qu’il faudrait atteindre 52 cas opéré pour optimiser cette technique chirurgicale. La comparaison entre les deux groupes étiologiques en termes de grade d’hydronéphrose (p <0,03), du côté atteint (p <0,006) ainsi que les lithiases associées (p <0,02) était significative. Cependant, la courbe d’apprentissage entre les deux groupes n’a pas été affectée par la présence du pédicule polaire, en dehors d’un taux de conversion plus important chez le groupe A (p <0,05) avec suites postopératoires similaires. En ce qui concerne les résultats histologiques du segment réséqué de l’uretère la différence est significative entre les deux groupes (p <0,003) et le suivi radiologique à 3 et 6 mois du postop a révélé une différence entre les deux groups en termes de sécrétion en délai normaux (p <0,03 et p <0,02 respectivement).


Conclusion

La pyéloplastie laparoscopique est une technique efficace avec une courbe d’apprentissage satisfaisante et de bons résultats à court et à moyen terme. La différence entre les deux groupes étiologiques en termes de donnés préopératoire n’a pas impacté la courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique, Cependant, la présence d’un pédicule polaire augmente le risque de conversion dans notre série malgré ce fait, la pyéloplastie cœlioscopique reste la technique de référence dans notre centre.

Mots clés:
M.Y. / M.S. / M. / N. / M.
Évaluation de la morbidité précoce de l’énucléation prostatique au laser holmium (holep) chez les patients traités par anticoagulant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 653, suppl. 13


Objectifs

Chez les patients sous anticoagulants, les chirurgies traditionnelles de l’adénome de prostate sont pourvoyeuses d’une morbidité plus importante en postopératoire avec des durées de séjour plus longues. Pour ces patients, la chirurgie prostatique au laser apparaît comme une alternative intéressante de part sa qualité d’hémostase. Cette étude visait à comparer la morbi-mortalité de l’holep entre les patients sans et avec traitement anticoagulant.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des procédures par holep effectuées dans notre établissement entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2016. Les complications postopératoires à 30jours selon le score de Clavien-Dindo, le recours à la transfusion, la durée d’intervention, le taux d’hémoglobine pré- et postopératoire, la durée de sondage postopératoire et la durée d’hospitalisation ont été analysées et comparées entre les groupes avec et sans anticoagulants.


Résultats

Au total, 1201 patients ont été inclus : 1126 sans anticoagulant (ac−) et 75 avec anticoagulants (ac+). Dans le groupe ac+ 61 patients étaient sous antivitamine k (avk) et 14 sous nouveaux anticoagulants oraux (naco). Cinquante-quatre patients recevaient un traitement anticoagulant pour trouble du rythme cardiaque, 20 patients pour cardiomyopathie ischémique, 5 patients pour valve cardiaque mécanique et 17 patients pour maladie thromboembolique veineuse. Il n’y avait pas de différence significative sur la durée opératoire ni sur le taux d’hémoglobine préopératoire et postopératoire immédiat, mais dans le groupe ac+, le taux de complications hémorragiques et rétentionnelles étaient significativement plus élevé (48 % versus 17,2 %, p <0,05) ainsi que la durée de sondage vésical (4,25jours versus 2,01jours, p <0,05) et la durée d’hospitalisation (3,02 versus 1,6jours, p <0,05) (Tableau 1).


Conclusion

L’holep est possible chez les patients sous anticoagulants sans majoration de la difficulté opératoire, mais augmente le risque de complications hémorragiques et rétentionnelles dans les jours suivant l’intervention.

Mots clés:
M. / C. / H.
Évaluation de la qualité de vie après promontofixation cœlioscopique pour la cure de la cystocèle dans le contexte socioculturel d’une population arabo-muslumane
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 640, suppl. 13


Objectifs

Le tabou sur la sexualité ainsi que toute pathologie qui touche la sphère génitale féminine demeure persistant dans la société arabo-musulmane marocaine. La cystocèle est fréquente et soulève des problèmes d’approche diagnostique et thérapeutique dans notre contexte.

Objectif Évaluer l’impact de la promontofixation cœlioscopique pour cystocèle en termes de qualité de vie et de sexualité dans ce contexte socioculturel particulier.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective descriptive et analytique des patientes ayant eu une cystocèle de stade supérieur ou égal à 2 selon la classification pop-q, traitées par promontofixation cœlioscopique entre 2011 et 2017. Quarante et une patientes ont été opérées, mais seulement 34 ont accepté de participer à l’étude. La qualité de vie et la sexualité étaient évaluées à l’aide des versions françaises validées des auto-questionnaires Pelvic Floor Distress Inventory (PFDI 20), Pelvic Floor Impact Questionnaire (PFIQ 7) et Pelvic Organ Prolaps/Urinary Incontinence Sexual Questionnaire (PISQ 12). Une évaluation systématique par ces questionnaires a été réalisée en pré- et en postopératoire (à 3 mois).


Résultats

L’âge moyen était 55 ans. Il s’agissait d’une cystocèle isolée dans 70 % des cas et de grade 3 chez 55 % des cas. Une bandelette antérieure unique a été utilisée chez 30 patientes. Aucune patiente n’a eu d’hystérectomie. Le stade pop-q et le score popdi-6 étaient significativement liés (p =0,04). Par contre, aucune relation significative n’a été retrouvée avec les scores pisq12 (p =0,23) et PFDI-20 (p =0,42). Le score PISQ-12 était, quant à lui, statistiquement lié aux score PFDI-20 (p =0,01) à 3 mois du postopératoire, les 3 scores ont été significativement améliorés : score pfdi-20 (113,28 vs 37,6 ; p <0,0005), score pfiq-7 (88,75 vs 26,68 ; p ≤0,0005) et le score pisq-12 (16,33 vs 22,72 ; p ≤0,001). En plus, nous avons demandé aux patientes si elles étaient globalement satisfaites après l’intervention, un taux de satisfaction globale de 95,5 % a été retrouvé.


Conclusion

Malgré les difficultés socioculturelles que nous avions rencontrées lors de la réalisation de notre travail, nos résultats ont pu réaffirmer l’impact positif de la promontofixation sur la qualité de vie chez nos patientes. À notre connaissance, il s’agit de la première série arabo-musulmane publiée qui traite cette question.

Mots clés:
Y. / M. / S. / J. / M.
Évaluation de la qualité de vie après prostatectomie cœlioscopique assistée par robot : au-delà de la continence et des érections
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648, suppl. 13


Objectifs

Si la récupération de la continence et de la fonction érectile représentent préoccupations majeures pour le patients dans les suites d’une prostatectomie cœlioscopique assistée par robot (RALP), l’évaluation limitée à ces 2 paramètres pourrait ne pas représenter l’impact réel de la chirurgie sur la qualité de vie (QDV). L’objectif de l’étude était d’analyser de manière prospective la QDV après RALP selon le questionnaire validé eortc-qlq-pr25.


Méthodes

Au total, 584 patients ayant subi une RALP ont été inclus entre 2010 et 2015 et analysés de manière prospective. Le questionnaire eortc-qlq-pr25 est composé de 25 questions analysant les symptômes urinaires, les symptômes intestinaux, les symptômes liés aux traitements adjuvants, la qualité de la fonction sexuelle ainsi que la gêne liée aux troubles de la continence et l’activité sexuelle. Les questionnaires ont été remplis en préopératoire puis à 1, 3, 12 et 24 mois après la chirurgie. Les associations entre les facteurs de risque et les scores de QDV ont été testées par analyse de régression linéaire uni- et multivariée.


Résultats

Tous les items du questionnaire eortc-qlq-pr25 ont montré une détérioration significative après RALP et se sont améliorés 3 mois après la chirurgie. Après 24 mois, les scores concernant la continence, les symptômes digestifs et l‘activité sexuelle n’étaient pas significativement différents des scores préopératoires, tandis que la gêne liée à l’incontinence, les symptômes liés aux traitements adjuvants et la fonction sexuelle restaient dégradés. En analyse multivariée, les patients avec une maladie localement avancée (>pt3a ou pn1 ou r1) avaient un risque significativement élevé d’apparition de symptômes intestinaux et de symptômes liés au traitement. L’activité sexuelle préopératoire avait un impact plus important sur l’activité sexuelle à 3 mois que la chirurgie d’épargne neurovasculaire. À 24 mois, l’âge, l’activité sexuelle préopératoire et la fonction sexuelle étaient les facteurs prédictifs les plus significatifs de qdv liée au sexe (Fig. 1).


Conclusion

Nous rapportons des données détaillées sur la QDV après RALP basées sur le questionnaire standardisé eortc-qlq-pr25. Après une détérioration immédiate après l’intervention, la continence et les problèmes digestifs ainsi que l’activité sexuelle s’améliorent jusqu’à 2 ans après la chirurgie. Ces données soulignent l’impact des traitements sur la QDV et aident le clinicien dans l’information à donner aux patients avant chirurgie.

Mots clés:
S. / F. / E. / T. / R.
Évaluation de la technique chirurgicale d’aquablation (aquabeam) pour le traitement des adénomes de prostates de 30 à 80 g : résultats préliminaires de l’étude français-water
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 739, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie de désobstruction prostatique par « aquablation » est apparue en 2015 et est en cours d’évaluation. L’étude water a montré l’efficacité de la technique aquabeam en comparaison de la rtup avec un risque plus faible de dysfonction sexuelle postopératoire. L’objectif de cette étude prospective observationnelle a été d’évalué la sécurité et l’efficacité de l’aquablation des 30 premiers patients traités en France.


Méthodes

Trente patients présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une hyperplasie prostatique ont été inclus dans l’essai thérapeutique français-water (clinicaltrials.gov number, NCT03191734) et traités par aquablation entre septembre et décembre 2017. L’intervention était effectuée à l’aide du système aquabeam (Fig. 1). L’hémostase était exclusivement effectuée à l’aide d’un système permettant une traction continue sur la sonde vésicale pendant les 2 premières heures postopératoires. Les critères d’analyses étaient la tolérance (évaluée sur la survenue de complications opératoires) et l’efficacité (évaluée sur la réduction du score ipss et la débitmétrie mictionnelle à 3 mois).


Résultats

Le volume prostatique moyen était de 57g (30–80). La durée moyenne opératoire était de 31minutes (19 à 53) incluant un temps moyen de résection par aquablation de 4minutes L’intervention était techniquement réussie dans tous les cas sous anesthésie générale (80 %) ou rachianesthésie (20 %). Les complications postopératoires mineures (Clavien 1 et 2) ont été faibles et similaires à celles rapportés dans l’étude water. Un patient a nécessité un décaillotage et une transfusion de culots globulaires en postopératoire immédiat. À 3 mois : le débit maximal moyen avait augmenté de 9mL/sec à 17,2mL/sec et le score ipss moyen avait diminué de 19,9 à 5,8.


Conclusion

La technique d’aquablation est faisable et ses résultats à très court terme satisfaisants. Les résultats de cette série sont comparables à l’étude randomisée water.

Mots clés:
V. / N. Barry / A.
Évaluation de l’impact de l’expérience chirurgicale sur les résultats et la morbidité de l’urétérorénoscopie souple dans la maladie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 666, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact de l’expérience chirurgicale en urétérorénoscopie souple (URSS) sur les résultats et la morbidité de la technique dans la prise en charge de la maladie lithiasique.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant l’ensemble des URSS pour lithiases inférieures à 20mm réalisées dans notre institution entre 2004 et 2015. Il a été défini trois groupes en fonction de l’expérience chirurgicale de l’opérateur. Le groupe 1 (G1) regroupant l’ensemble des 20 premières procédures de chaque opérateur, puis le groupe 2 (G2) les 30 procédures suivantes et le groupe 3 (G3) l’ensemble des procédures au-delà de 50. Les données des patients, des calculs (taille, nombre, localisation), de la morbidité (complications, durée d’hospitalisation) ont été analysées et comparées. Le succès de l’URSS était défini par l’absence complète de fragments résiduels (SFR). Les complications ont été évaluées selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Vingt et un opérateurs ont réalisé 1047 URSS reparti selon l’expérience (G1=321, G2=304, G3=422). Il n’était pas retrouvé de différence significative entre les 3 groupes en termes de SFR (73,5 % vs 78,3 % vs 74,3 %, p =0,332) ou de complications (8,4 % vs 7,9 % vs 10,4 %, p =0,442). En analyse multivariée, il n’était pas retrouvé de corrélation entre une faible expérience chirurgicale (G1, <20 procédure URSS) et le SFR (HR =0,787, IC95 % [0,570–1,086], p =0,145) ou le taux de complications (HR =0,926, IC95 % [0,574–1,495], p =0,754). Les variables influençant le SFR était une taille de calcul>10mm (HR =0,325, IC95 % [0,241–0,439], p ≤0,0001), la présence d’une JJ en préopératoire (HR =1,409, IC95 % [1,036–1,917], p =0,029) et l’utilisation d’une gaine d’accès urétérale (HR =1,669, IC95 % [1,114–2,499], p =0,013). Seul une localisation multiple lithiasique avait un impact sur le taux de complication (HR =1,905, IC95 % [1,053–3,446], p =0,033).


Conclusion

L’URSS est une technique sure et efficace dans la prise en charge de la maladie lithiasique des calculs<20mm. Une faible expérience chirurgicale en urétéroscopie ne semble pas compromettre le SFR, ni être un facteur de risque de complication.

Mots clés:
A. / E. / S. / G. / L.
Évaluation de l’infiltrat lymphocytaire dans les tumeurs de la vessie t1 de haut grade : quelle valeur pronostique ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des t1 de haut grade représente un challenge en raison de leur hétérogénéité clinique et biologique et de l’absence de biomarqueurs pronostiques spécifiques.

L’objectif de notre étude était d’évaluer la corrélation de l’infiltrat lymphocytaire de ces tumeurs avec les paramètres clinico-pathologiques et la survie des patients.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique concernant 147 patients traités pour une tumeur urothéliale de haut grade, primaire, non métastatique, de stade pt1, pris en charge entre 2000 et 2015. L’évaluation de l’infiltrat lymphocytaire a été effectuée de manière semi-quantitative sur lames entières, en coloration HES, par deux pathologistes.


Résultats

Le suivi médian était de 8,2 ans (6,1–9,5). Un traitement d’induction par BCG thérapie avait été effectué chez 126 patients (86 %). Soixante-sept (46 %) patients ont eu au minimum une récidive et 40 patients (27,2 %) ont progressé vers une lésion infiltrant le muscle (≥pt2). L’infiltrat lymphocytaire était significativement associé à la profondeur d’invasion tumorale (p =0,01) ainsi qu’à la présence de variants histologiques (p =0,01). L’infiltrat lymphocytaire n’était pas associé à la survie globale des patients (hazard ratio 1,30 ; 0,75–2,24, p =0,34).


Conclusion

Une densité plus élevée de lymphocytes était observée dans les tumeurs de stade pt1b. Aucune corrélation pronostique n’a été identifiée dans cette cohorte. Ces données suggèrent que l’agressivité des tumeurs t1 est associée à une réponse adaptative. La caractérisation des sous-types de lymphocytes t est une étape critique pour mieux caractériser la valeur pronostique de ces populations immunitaires.

Mots clés:
R. / M. / C. / A. / N.
Évaluation des connaissances en anatomie urogénitale des urologues en formation
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 676, suppl. 13


Objectifs

Évaluer les les connaissances de l’anatomie de l’appareil urogénital des urologues de formation (internes et chef de clinique).


Méthodes

Un questionnaire de 10qcm chronométré issu des évaluations des dfgsm3 a été envoyé via la mailing list de l’AFUf aux urologues en formation. En complément des questions d’anatomie un questionnaire renseignait sur l’âge, le sexe, le niveau de formation, l’appartenance à un laboratoire d’anatomie, la satisfaction quant à la formation en anatomie et la volonté d’avoir plus de cours sur ce sujet. Un qcm correspondait à 2 points. Une erreur équivalait à un 0 au qcm. Les résultats des internes et cca étaient comparés aux résultats des dfgsm3.


Résultats

Le nombre de réponses était de 110 sur 501 au niveau de l’analyse préalable (22 %). La moyenne d’âge de la population répondeuse était de 27,5 ans. Les hommes étaient plus représentés que les femmes (76 contre 27). La proportion d’interne était de 74 contre 27 chefs. La notation chez les urologues toutes années confondues était de 2,5 sur 20 [IC à 95 % (2,12–2,88)] contre 11,4 sur 20 [IC à 95 % (10,9–11,9)] chez les 133 étudiants de dfgsm3. Les analyses en sous-groupe ne montrent pas de supériorité significative chez les chefs de clinique en comparaison aux internes [1,4 (IC à 95 % (0,9–1,8)] contre 1,2 [IC à 95 % (0,9–1,4)] respectivement). La volonté d’une formation plus poussée en anatomie est d’ailleurs largement répandue chez les urologues répondeurs (87 %).


Conclusion

Les analyses préalables permettent de conclure que les urologues ont de moins bonnes connaissances en anatomie urogénitale que les étudiants de dfgsm3. Ceci est corrélé au sentiment que la formation en anatomie est insuffisante au cours du cursus et la volonté de recevoir une formation plus poussé en anatomie.

Mots clés:
V. / E. / T. / J. / A.
Évaluation des réadmissions non planifiées à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique : incidence et facteur de risque
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 725, suppl. 13


Objectifs

La réadmission à l’hôpital après une chirurgie est un élément de plus en plus scruté parce qu’elle est utilisée comme une mesure de la qualité des soins. L’objectif de cette étude était de déterminer l’incidence, les causes et les facteurs de risque de réadmission non planifiée à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique (NPR).


Méthodes

Les données de tous les patients ayant eu une NPR dans un centre universitaire entre 2010 et 2018 ont été analysées. La notion de réadmission à l’hôpital après la sortie a été systématiquement recherchée dans la base informatique de notre CHU. Les caractéristiques démographiques, les données peropératoires et postopératoires ont été recueillies. Une régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à une réadmission sur l’ensemble de la série.


Résultats

Quatre cent quarante-trois patients ont été inclus dans l’étude. Le taux de réadmission non planifiée à 30 jours après la NPR était de 7,2 % (32/443). Le délai médian entre la sortie et la réadmission non planifiée était de 11 jours (7–16). La durée médiane de séjour au cours de la réadmission était de 4 jours (2–5). Les diagnostics de réadmission les plus fréquents étaient : faux anévrysme symptomatique (31 % ; n =10), infection du site opératoire (19 % ; n =6), et anémie nécessitant une transfusion sanguine (28 % ; n =1). Les facteurs prédicteurs de réadmission non planifiée étaient : le Renal score (OR=1,27 ; p =0,01), le score asa (OR=1,04 ; p =0,04) et l’expérience du chirurgien (OR=2,71 ; p =0,05).


Conclusion

Le taux de réadmission après NPR est un évènement relativement fréquent, dont les patients doivent être prévenus.

Mots clés:
Z. / B. / E. / A. / G.
Évaluation du burn-out chez les urologues en formation en France
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680, suppl. 13


Objectifs

Une étude réalisée en 2011 révélait qu’un quart des urologues en formation (interne/chef de clinique) était atteint d’un syndrome d’épuisement professionnel (burn-out ). Nous avons souhaité mettre à jour les données épidémiologiques de cette pathologie chez les urologues français en formation en 2018.


Méthodes

Un auto-questionnaire en ligne comprenant le Maslach burn-out inventory et des informations sur le contexte professionnel, social et personnel a été envoyé à tous les membres de l’association française des urologues en formation (n =501) en avril 2018. Le burn-out est divisé en 3 composantes étudiées séparément : l’épuisement professionnel, la dépersonnalisation, l’accomplissement personnel. Nous avons également chercher à identifier les facteurs de risque ce cette maladie.


Résultats

Le taux de réponse était de 47,7 %. Les scores d’épuisements professionnels, de dépersonnalisation, d’accomplissement personnel étaient respectivement de 20,5±11,8 (épuisement modéré), 11,6±6,9 (dépersonnalisation sévère) et 34,6±8,7 (accomplissement personnel modéré). Soixante-trois participants (26 %) avaient un syndrome d’épuisement professionnel sévère, 120 (50 %) un syndrome de dépersonnalisation sévère et 94 (39 %) un burn-out élevé sur l’accomplissement personnel. Il a été identifié un taux significativement plus élevé d’épuisement professionnel chez les femmes, les sujets n’ayant pas de loisir régulier, travaillant plus de 65heures par semaines et consommant des substances illicites. Une situation de couple stable, les repos de sécurité, le nombre d’interne dans les équipes ou la consommation tabagique n’avaient pas de répercussions significatives. Les sujets estimant être mal formés avaient des scores significativement plus élevés dans les 3 dimensions du burn-out .


Conclusion

Un quart des urologues en formation sont atteints d’un syndrome d’épuisement professionnel sévère et la moitié d’un syndrome sévère de dépersonnalisation. La diminution du temps de travail, la pratique d’un loisir régulier, associée à une hygiène de vie saine, permettraient de diminuer le risque de burn-out . L’amélioration de la formation pourrait également permettre de prévenir ce risque.

Mots clés:
J. / X. / S. / I. / W.
Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680, suppl. 13


Objectifs

Évaluer le niveau sonore dans la salle d’opération lors des interventions urologiques.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application sonomètre spl développée par examobile s.a. (Bielsko-Biała, Pologne) pour Iphone.


Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tous types d’interventions confondus étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot-assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).


Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.

Mots clés:
X. / L. / A. / M.
Évaluation du traitement de première intention du reflux vésico-urétéral par injection endoscopique de polydimethylsiloxane chez 103 transplantés rénaux en prévention des récidives de pyélonéphrites aigues du greffon
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 618, suppl. 13


Objectifs

Le reflux vésico-urétéral (rvu) sur transplant rénal peut favoriser les pyélonéphrites aiguës du greffon (pnag) et mettre en péril sa survie. Le traitement de ce rvu par réimplantation chirurgicale ouverte est le gold standard, mais est associé à une morbidité pouvant conduire à la perte du greffon. L’objectif était d’évaluer l’efficacité de l’injection endoscopique de polydimethylsiloxane sur la prévention des récidives de pnag associées à un rvu.


Méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a été conduite de janvier 2000 à décembre 2017. Tous les patients ayant eu une pyélonéphrite aiguë du greffon associée à un rvu et traités en première intention par injection endoscopique de polydimethylsiloxane (iep) ont été inclus. Le rvu était diagnostiqué et classé en bas ou haut grade par urétrocystographie rétrograde et mictionnelle. L’efficacité de l’iep était jugée sur la récidive ou non de pnag.


Résultats

Chez 103 patients inclus, le traitement endoscopique était un succès dans 59,2 % des cas, sans différence constatée en fonction du grade du rvu. Le suivi médian était de 43 mois. Les facteurs de risque d’échec de l’iep en analyse multivariée étaient l’absence de diurèse résiduelle avant la greffe rénale(hr 2,4 ; p =0,001), la survenue de pnag précoce après la transplantation(hr 2,1 ; p =0,020) et la greffe en fosse iliaque gauche(hr 2 ; p =0,047). L’échec de l’iep était de 100 % lorsque les patients présentaient ces 3 facteurs de risque. Parmi les patients ayant eu un échec d’iep, un traitement de deuxième ligne par nouvelle iep ou réimplantation chirurgicale ouverte a été efficace dans respectivement 80 % et 81,2 % des cas. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté après cette prise en charge de première ligne.


Conclusion

Le traitement du rvu par iep est un traitement mini invasif, efficace, facile de réalisation, de faible morbidité et de coût réduit, justifiant son utilisation en première intention dans la prévention des récidives de pnag. Toutefois, la chirurgie classique par réimplantation chirurgicale ouverte paraît plus adaptée lorsque tous les facteurs de risque d’échec de l’iep sont réunis.

Mots clés:
T. / S. / A. / P. / C.
Évaluation échographique et traitement de la sténose urétrale de la femme par urétroplastie muqueuse buccale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 751, suppl. 13


Objectifs

La sténose de l’urètre chez la femme est une pathologie rare de diagnostic particulièrement difficile, avec un traitement mal codifié. L’objectif de cette vidéo était de présenter une nouvelle technique diagnostique (échographie urétrale trans-labiale) et une nouvelle technique chirurgicale (urétroplastie dorsale par muqueuse buccale) dans la prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.


Méthodes

Au cours des cinq dernières années, une technique d’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale a été développé dans un service universitaire d’urologie afin d’essayer d’obtenir de meilleurs résultats que les traitements existants (urétroplastie lambeau vaginal, dilatation,…). Au cours des derniers mois une nouvelle technique d’échographie urétrale trans-labiale a été mise au point pour tenter de faciliter le diagnostic de la sténose urétrale chez la femme. Ces deux techniques sont présentées à travers le cas d’une femme de 50 ans aux antécédents de sténose urétrale et consultant pour jet faible, infections urinaires à répétition, pollakiurie et urgenturie.


Résultats

Une sonde d’échographie 8MHz est utilisée pour faire une échographie trans-labiale de l’urètre qui permet, après infusion de lidocaine gel, de visualiser l’urètre dans son ensemble, et confirmer et localiser la sténose ainsi que sa longueur et l’importance de la fibrose péri-urétrale.

Pour l’urétroplastie, la patiente est placée en position gynécologique. Après avoir mise une sonde urétrale, une incision est effectuée juste au-dessus de l’urètre et la dissection est poursuivie jusqu’à la zone de fibrose péri-sténotique. L’urètre est incisé longitudinalement jusqu’à la zone en amont de la sténose aux ciseaux froid. Un greffon de muqueuse buccale, adapté à la taille de l’urétrotomie est prélevé et suturée à l’urètre par 2 hémisurjets de pds 5/0.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité de l’échographie urétrale trans-labiale et l’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale, nouvelles techniques respectivement diagnostique et thérapeutique de prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.

Mots clés:
B. / R. / L. / D. / B.
Évaluation économique comparative des nouveaux dispositifs d’extraction des endoprothèses urétérales sous anesthésie locale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 734, suppl. 13


Objectifs

Évaluation et mise au point vis-à-vis de l’impact économique des différents procédés d’extraction de sondes double j sous anesthésie locale actuellement disponibles.


Méthodes

Évaluation économique basée sur la collecte des prix catalogue non négociés des dispositifs magnetic blackstar (mbs) (aseptinmed/urotech) et isiris (coloplast), les cotations ccam et se1 (www.ameli.fr/). Une comparaison a été effectuée avec les résultats publiés (progrès en urologie 2017) de la technique classique à l’aide d’un fibroscope restérilisable sous anesthésie locale en externe sans hospitalisation, et renforcée par des données rétrospectives d’échec d’extraction avec ces nouveaux dispositifs, source potentielle de majoration du coût par le recours complémentaire à la technique classique.


Résultats

L’acte ccam jcge004 (48 €) en externe donnait accès au forfait se1 (73,71 € privé, 75,89 € public). L’extraction en consultation (cs) ne donnait accès qu’au tarif cs (23 €) ou cs+mpc+mcs (30 €) selon l’adhésion à l’optam.

Prix catalogue non négociés : isiris 350 €ht, mbs jj+extracteur 92 € ht.

Coûts :

– extraction classique 51,336 € ttc en 2016 ;

– mbs : cotation cs induisant une réduction de rémunération des praticiens 18–25 € et des établissements 22,374 € privé et 24,554 € public. Surcoût matériel 77,9 € ttc. Part des consommables 2,25 € ttc. Économie pour l’assurance maladie (am) 91,71–98,71 € ;

– isiris : cotations endoscopiques jcge004 et se1. Coûts : consommables (3,63 € ttc), matériel (420 € ttc). Déficit de 349,92 € ttc privé et 347,74 € ttc public, sans économie pour l’am ;

– coût des déchets majoré pour mbs et isiris.

Échecs d’extraction :

– mbs : uniquement chez les hommes dans 7,7 %, soit 4,65 % tous sexes confondus ;

– isiris : 2,98 % d’échecs tous sexes confondus.


Conclusion

L’utilisation des nouveaux dispositifs induit un surcoût pour les établissements, mais avec cependant : une disparition du risque de transmission virale, une planification plus aisée et une augmentation de la durée de vie des endoscopes restérilisables non quantifiable. Seules les mbs apportent une économie à l’am. Résultats à moduler aux contrats et fonctionnements des différentes structures.

Mots clés:
C. / V. / J. / A. / N.
Évaluation et comparaison de scores prédictifs de succès de l’urétéro-rénoscopie souple (urss) pour la prise en charge de la pathologie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 733, suppl. 13


Objectifs

Le but de notre étude était d’évaluer quatre scores pronostiques du taux de sans fragment résiduel (sfr) après urétéro-rénoscopie souple (urss) et fragmentation laser pour des calculs rénaux et urétéraux à travers une large cohorte de patients.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 800 procédures réalisées dans notre centre entre janvier 2009 et décembre 2016. Le statut sfr était défini par l’absence complète de fragment lithiasique en imagerie. Pour chaque procédure, un unique chirurgien a calculé les quatre scores : le s.t.o.n.e score, le resorlu unsal stone score (russ), le modified Seoul national university renal complexity (s-resc) score et le nomogramme de ito.


Résultats

Le taux global de sfr était de 74,13 %. L’analyse univariée pratiquée selon le statut sfr (versus non sfr) montrait que : la taille des calculs (p <0,0001), le volume des calculs (p <0,0001), le nombre des calculs (p =0,004), l’angle infindibulo pelvien (ipa) (p =0,003) et la localisation calicielle inférieure+ipa<45° (p =0,011) étaient significativement différents entre les deux groupes. Tous les scores étaient significativement différents entre les groupes sfr et non sfr. L’aire sous la courbe roc était de 0,617 [0,575 ; 0,660] pour le s.t.o.n.e score, 0,644 [0,609 ; 0,680] pour le russ score, 0,651 [0,606–0,697] pour le s-resc score et de 0,735 [0,692 ; 0,777] pour le nomogramme de ito (Fig. 1).


Conclusion

Les quatre scores développés sont prédictifs du taux de sfr en urss. Dans notre étude, le score de ito semble être le plus performant, mais le taux de prédiction des scores semble moins informatif et plus faible que dans les études de développement, probablement du fait des différences de définition du taux de sfr.

Mots clés:
F. / J. / A. / L. / E.
Évaluation modélisée de la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée : une étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 726, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une procédure complexe, dont la courbe d’apprentissage reste à ce jour imparfaitement évaluée. L’objectif de cette étude était d’estimer la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée par modélisation multivariée.


Méthodes

Les données de tous les patients traités par NPRA pour une tumeur rénale ct1-t2 par deux chirurgiens de haut volume dans deux centres académiques européens ont été collectées prospectivement. L’expérience du chirurgien (EXP) était définie pour chaque procédure comme le nombre total de NPRA effectuée avant la procédure. Des régressions logistiques et linéaires multivariées ajustant pour le score de Charlson, le Renal score et la taille tumorale ont été effectuées pour évaluer l’impact de l’expérience sur les trois paramètres périopératoires suivant : la durée d’ischémie chaude (WIT), les marges chirurgicales et les complications de grade de Clavien-Dindo≥2.


Résultats

Au total, 457 patients ont été inclus pour analyse. La WIT médiane était 14 minutes avec des taux de complications Clavien-Dindo≥2 et de marges positives de 14 % et 4 % respectivement. En analyse multivariée, l’expérience impactait significativement la WIT, mais avec une relation non linéaire (−4,57min estimée tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relation non linéaire et un plateau à partir de 150 cas (Fig. 1A). L’expérience était également significativement associée a la probabilité de complications postopératoires (or =0,99, soit réduction d’1 % de la probabilité tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relations linéaire qui n’atteignait pas de plateau même après plus de 200 cas (Fig. 1B). En revanche, il n’y avait pas d’association significative entre expérience et taux de marges chirurgicales (p =0,5).


Conclusion

L’expérience du chirurgien a un impact sur la durée d’ischémie chaude et le risque de complications postopératoires. Si la courbe d’apprentissage de la NPRA peut être estimée à 150 cas pour la durée d’ischémie chaude elle semble se prolongée bien au-delà de 200 cas pour ce qui est des complications postopératoires.

Mots clés:
B. / A. / Z. / G. / F.
Évolution de la première prescription du dosage de psa en France : étude nationale 2006–2017 à partir de l’échantillon généraliste des bénéficiaires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 678, suppl. 13


Objectifs

Entre 2010 et 2017, suite à la publication des résultats des essais ERSPC et PLCO, la stratégie de détection précoce du cancer de prostate (CAP) a fait l’objet de discussions et controverses entre professionnels de santé, sociétés savantes et agences de santé. L’objectif de cette étude était d’étudier l’évolution du premier dosage de psa dans une stratégie de détection précoce durant cette période.


Méthodes

L’échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) comporte plus de 650 000 patients représentatifs au 1/97 de la population française couverte par l’assurance maladie. Via l’EGB, en 2011 et 2014, nous avons identifié les hommes de 50 à 52 ans, sans antécédent de cap (identifié via l’ALD, les codes cim-10 et ccam, la prise d’hormonothérapie) ni dosage de psa dans les 5 ans précédant chaque année d’analyse. Dans ces deux populations, le taux de premier dosage du psa a été calculé. Ce taux a également été évalué en fonction des comorbidités, de la spécialité et du lieu d’exercice du prescripteur et du délai au 2e PSA.


Résultats

En 2011 et 2014, 5275 et 5792 patients de 50–52 ans, sans antécédent de dosage de PSA et de CAP ont été identifiés, respectivement. Au total, 16,2 et 15,6 % des patients avaient des comorbidités motivant une mise en ald (hors CAP). En 2011, 829 patients (15,7 %) ont eu un 1er dosage de psa contre 766 patients (13,2 %) en 2014 (p <0,001) ; aucun patient n’avait d’antécédent récent de maladie à espérance de vie réduite. Dans les deux cas, 91,0 % des prescripteurs du dosage étaient des médecins généralistes, dans moins de 2 % des urologues. Un 2e dosage était réalisé dans les 2 ans dans 38,7 % des cas en 2011 et 43,2 % des cas en 2014 (p =0,07) ; délai médian du 2e dosage, respectivement, 13,0 versus 14,2 mois.


Conclusion

L’analyse de L’EGB révèle une diminution de la première prescription de PSA entre 2011 et 2014. Les données de l’EGB pour la population 2017 seront disponibles mi-2018 et feront l’objet de nouvelles analyses en vue de la présentation de ces résultats.

Mots clés:
L. / V. / S. / F. / A.
Évolution des oncocytomes rénaux surveillés
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 723, suppl. 13


Objectifs

Les oncocytomes sont des tumeurs primitives du rein, considérées comme bénignes, mais leur potentiel évolutif n’est pas complètement établi. La progression locale est admise, mais peu de données expliquent ce qui fait qu’un oncocytome croisse plus ou moins vite. L’objectif de notre étude est l’analyse de l’évolution des adénomes oncocytaires du rein surveillé après confirmation histologique et la recherche de facteurs pouvant influencer leur croissance.


Méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique rétrospective. Tous les patients porteurs d’un oncocytome rénal diagnostiqué par biopsie percutanée de septembre 2010 à avril 2016 et suivis depuis plus d’un an ont été inclus. Les données épidémiologiques, histologiques, morphologiques ont été recueillies au diagnostic, en cours de surveillance et en cas de modification de stratégie (intervention). L’analyse statistique des facteurs influençant la croissance des oncocytomes était notamment basée sur le test de corrélation de pearson.


Résultats

Quatre-vingt-neuf ont été inclus. L’âge médian au diagnostic était de 67 [26–89]. Le sex-ratio h/f était 4/3. Le suivi médian était de 36 [12–180]. La taille moyenne au diagnostic était de 30mm [±16mm]. Vingt-quatre patients (27 %) ont été secondairement traités, dont 83,3 % par traitement conservateur. La croissance moyenne était de 0,23 (±0,23)cm/an. Les patients traités étaient plus jeunes et avaient une vitesse de croissance plus forte que les non traités (0,38±0,27cm/an versus 0,15±0,16cm/an, p =0,0001). Selon l’analyse de Pearson, il existait une relation linéaire négative entre la vitesse et l’âge au diagnostic (ρ =−0,35 ; p =0,0008) et entre la vitesse et score de comorbidité de Charlson (ρ =−0,40 ; p =0,0001). Donc, la croissance tumorale était d’autant plus forte que les patients étaient jeunes et en bonne santé.


Conclusion

Une croissance rapide conduit souvent à un arrêt de la surveillance au profit d’une stratégie interventionnelle. Pour les patients jeunes, le traitement conservateur (tumorectomie ou traitement ablatif) à moyen terme est sans doute à privilégier, mais pour les patients âgés ou ayant des comorbidités importantes, la surveillance est une alternative à une attitude invasive.

Mots clés:
F.
Extraction de spermatozoïdes ex-vivo au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 683, suppl. 13


Objectifs

L’extraction de spermatozoïdes testiculaires (tese, testis sperm extraction) est devenue une stratégie thérapeutique reconnue de l’azoospermie non obstructive. Le cancer du testicule est associé à d’importants changements qualitatifs du sperme pouvant aller jusqu’à l’azoospermie. Cette analyse a été réalisée pour rapporter notre expérience de la méthode tese réalisée au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule.


Méthodes

Les patients ayant une azoospermie préopératoire et devant avoir une orchidectomie pour cancer du testicule étaient orientés vers une prise en charge de type tese au moment de leur orchidectomie. Au moment de leur orchidectomie, le testicule était placé dans un champ stérile séparé et en utilisant une lampe à magnification, le testis était ouvert en deux et examiné. La zone de la tumeur était délibérément évitée et les tubes séminifères étaient extraits en de multiples endroits au niveau des parties macroscopiquement saines du testicule. Les échantillons étaient placés dans un milieu de transport adapté et analysés dans un laboratoire de procréation médicalement assistée.


Résultats

Huit patients, d’âge moyen 29±7 ans, constituaient notre population d’étude. Cinq avaient eu un tese au moment d’une première orchidectomie. Trois avaient du avoir une deuxième orchidectomie pour tumeur testiculaire métachrone. Cinq patients avaient un séminome et 3 une tumeur germinale non séminomateuse. Deux des 3 patients ayant eu une seconde orchidectomie avaient un antécédent de chimiothérapie, et un, de radiothérapie rétropéritonéale. Le volume moyen des testicules retirés était de 16±5mL. Les taux moyens de testostérone totale et de fsh étaient de 376±127ng/dL et de 11±8iu/mL. Au total, 3/8 patients avaient des spermatozoïdes retrouvés par la technique tese. Aucun spermatozoïde n’a pu être retrouvé chez aucun patient ayant eu un traitement gonadotoxique préorchidectomie. Les concentrations moyennes de spermatozoïdes récupérés étaient de 500±350 spermatozoïdes/hpf, permettant de réaliser en moyenne 8±4 paillettes à cryoconserver.


Conclusion

Ces données démontrent l’utilité de la technique ex-vivo tese chez les hommes ayant un cancer du testicule avec possibilité de mise en conservation de spermatozoïdes chez 50 % des hommes n’ayant pas d’antécédents de chimiothérapie.

Mots clés:
C. / J. / B. / J.
Extraction du greffon rénal après néphrectomie laparoscopique robot-assistée pour donneur vivant : comparaison des voies iliaques, vaginales et ombilicales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 631, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie mini-invasive s’est imposée pour la néphrectomie pour donneur vivant : elle peut être effectuée par voie laparoscopique robot-assisté (NRDV). Plusieurs voies d’extraction du greffon ont été décrites. Si classiquement, elle s’effectue par voie iliaque, pour améliorer encore les suites, d’autres voies (vaginales, ombilicales) ont été décrites. Le but de cette étude est de comparer les résultats de l’extraction iliaque, ombilicale et vaginale du rein dans les NRDV.


Méthodes

Entre 2011 et 2017, 63 NRDV ont été effectuées consécutivement : 23 avec extraction iliaque (EI), 23 avec extraction vaginale (EV) et 17 avec extraction ombilicale (EO).

Pour chaque patient, ont été relevés l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC), le temps d’ischémie chaude (TIC), les pertes sanguine (PS), la durée opératoire (DO), les complications per et postopératoires, la durée d’hospitalisation (DH) et la douleur postopératoire évaluée en fonction de la quantité de tramadol et paracétamol donnés selon l’eva de douleur. Les tests statistiques de Student et de Chi2 ont été effectués à l’aide de Statview®, la différence étant significative, si p <0,05.


Résultats

L’âge moyen des donneurs (25 hommes/38 femmes) était de 47 ans et l’IMC de 25,1. Neuf patients avaient 2 artères et 2 avaient 2 veines. Respectivement pour l’EI, l’EV et l’EO, la do était de 133,6, 137,8 et 122minutes, le saignement de 73,9, 85,9 et 129,5mL, le tic de 5,2, 6,1 et 4,2minutes (p >0,05), le nombre de complications peropératoires était de 2, 2 et un, le nombre de doses de tramadol était 2,6, 2,3 et 1,7, celui de paracétamol de 6, 5,5 et 4,7, la DH était de 5,65, 4,73 et 4,7jours (p <0,05 EI versus EV et EO). Aucune complication postopératoire n’était notée pour l’EO, 3 pour l’EV et une pour l’EI.

On note une reprise immédiate de la fonction rénale chez tous les transplantés.


Conclusion

Quel que soit la voie d’extraction, la chirurgie mini-invasive robot-assistée permet d’obtenir un greffon de bonne qualité tout en offrant des suites opératoires simplifiées pour le donneur. Les doses d’antalgiques paraissent plus importantes avec la voie iliaque et la durée d’hospitalisation est plus courte avec les extractions vaginales et ombilicales qu’avec la voie iliaque.

Mots clés:
M. / C. / J. / C. / G.
Facteurs de associés au décès après traumatismes du rein : résultats de l’étude multicentrique nationale traumAFUf
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 689, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme du rein est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent. Les facteurs prédictifs de décès après traumatisme rénal sont peu connus. La classification américaine AAST par exemple n’a pas été reconnue comme un facteur de risque de décès dans certaines études. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs associés au décès après traumatisme du rein.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (traumAFUf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les paramètres cliniques, d’imagerie et de prise en charge ont été recueillis. Pour les variables quantitatives [âge, hémoglobine, tension artérielle systolique à l’arrivée (tas)] des seuils ont été déterminés par analyse des courbes roc. Les facteurs associés au décès ont été identifiés par test d’indépendance du Chi2, puis régression logistique multivariée.


Résultats

Parmi une cohorte de 1799 patients ayant un traumatisme rénal, 1425 avaient les données nécessaires, 59 (4,8 %) sont décédés en lien avec le traumatisme. Les facteurs indépendamment associés au risque de décès après analyse uni- et multivariée étaient une tas<90mm hg (or 4,11 IC 95 % 1,95–8,68), un traumatisme rénal bilatéral (or 4,51 IC 95 % 1,61–12,58), une hémoglobine≤11,7g/dL (or 3,39 IC 95 % 1,48–7,77), un âge≥39 ans (or 2,52 IC 95 % 1,26–5,04) ou un traumatisme osseux associé (or 2,86 IC 95 % 1,10–7,42) (Tableau 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, le risque de décès après un traumatisme rénal est de moins de 5 %. Une tension artérielle initiale<90mm hg, un traumatisme rénal bilatéral, une hémoglobine≤11,7g/dL, un âge≥39 ans ou un traumatisme osseux étaient associé à un risque de décès. Ces facteurs devraient être considérés à la prise en charge des traumatisés rénaux.

Mots clés:
C. / G. / M. / I. / X.
Faisabilité du curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle pour les tumeurs de verge N0
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754, suppl. 13


Objectifs

Le curage inguinal élargie ou modifié dans la cadre de tumeur de verge est morbide avec de multiples complications type lymphocèle et thrombose veineuse profonde.

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est un standard dans la prise en charge des mélanomes.

L’objectif de ce travail est de montrer la faisabilité et l’organisation de cette technique dans un centre hospitalier universitaire.


Méthodes

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est indiquée chez les patients à risque intermédiaire ou éléve (≥pT1b et/ou≥grade 2) et cN0.

En cas de ganglion sentinelle positif, une lymphadénectomie inguinale élargie est recommandé du côté pN+ et un curage modifié du côté pN0.

Généralement, une molécule colloïde marquée au technétium 99 est injecté en péri tumoral en 3 à 4 points, le geste est réalisé 2à 3h avant la chirurgie.

Le début de l’acquisition commence environ 15mm plu tard, si fixation ganglionnaire, un marquage est réalisé sur la peau sinon une nouvelle acquisition est réalisée à 90min.


Résultats

Le repérage des ganglions est réalisé à l’aide d’une sonde gamma que nous partageons avec les autres spécialités.

Les ganglions retirés sont envoyés en extemporané, si le curage est positif, un curage élargie est ainsi réalisé du côté N+ et modifié du côté N0.


Conclusion

Le curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle est faisable à condition d’avoir un service de médecine nucléaire, une sonde gamma, un accès à un examen extemporané et une coordination parfaite entre les différents acteurs, on peux envisager cette technique en ambulatoire.

Mots clés:
K. / G. / L. / F. / X.
Faut-il utiliser les reins des donneurs cadavériques en état de mort encéphalique ayant une fonction rénale altérée ? Résultats à un an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 630, suppl. 13


Objectifs

L’actuelle pénurie de greffons pousse la population médicale à proposer des donneurs limites. Ces transplants ont une survie inférieure, cependant, la survie des patients est supérieure à celle des patients dialysés. Le but de cette étude était d’évaluer la survie des transplants issus de donneurs en mort encéphalique ayant une fonction rénale très altérée avec ou sans anurie pré prélèvement.


Méthodes

Tous les dossiers des patients transplantés rénaux de janvier 2010 à avril 2017 ont été revus de façon rétrospective et bicentrique. Nous avons sélectionné les patients ayant reçu un transplant rénal, en monotransplantation exclusivement, issu d’un donneur en état de mort encéphalique présentant un DFG<45mL/min/m2.

Nous avons analysé la survie des transplants à 12 mois, la reprise de la fonction des transplants et le DFG à 12 mois.

Les résultats sont exprimés en moyenne, avec écart-type. Le DFG est calculé selon l’équation « modification of diet in renal disease » (MDRD) et exprimé en mL/min/m2.


Résultats

Au total, 165 patients répondant aux critères ont été transplantés durant cette période. L’âge moyen des donneurs était de 56,4±17,7 ans, le DFG au prélèvement était de 33,9±8mL/min, 48 % des donneurs étaient anuriques. L’ischémie froide était de 16,7±5,1heures, ischémie tiède 49±17,9minutes. L’âge moyen des receveurs était de 57,1±10,2 ans. Il s’agissait d’une première greffe dans 81,2 % des cas. La reprise de fonction a eu lieu dans les 7,8±9,4jours après transplantation. Il y a eu 5 non-fonction primaires, soit 3 % des cas.

Cent cinquante et un patients (91 %) avaient un greffon fonctionnel à 12 mois. Le DFG moyen à 12 mois était de 46,9±20,1mL/min et 122 patients (73 %) avaient un DFG supérieur à 30mL/min.


Conclusion

La survie des transplants issus d’un donneur présentant un DFG altéré était de 91 % après 12 mois de suivi, la récupération des capacités de filtration des transplants rénaux se fait dans la grande majorité des cas, malgré une ischémie froide surajoutée à la défaillance rénale aiguë du donneur. Nous continuons donc à utiliser ces transplants même en cas d’anurie.

Mots clés:
A. / G. / J. / F.
Fermeture urétrale chez la femme par voie transvaginale : une technique à retrouver
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 743, suppl. 13


Objectifs

La fermeture de l’urètre reste une intervention de dernier recours et d’indication rare très majoritairement dédiée aux patientes porteuses de malformations du bas appareil ou d’un handicap en neuro-urologie. Décrite initialement comme technique de fermeture du col vésical, cette vidéo montre étape par étape la procédure de fermeture de l’urètre par un abord transvaginal.


Méthodes

L’intervention réalisée concernait une patiente âgée de 26 ans, porteuse des séquelles d’une myéloméningocèle, multiopérée dans l’enfance, sous autosondage et porteuse d’une entérocystoplastie d’agrandissement avec dérivation cutanée continente en échec d’une bandelette sous-urétrale aponévrotique. La persistance d’une incontinence d’effort par insuffisance sphinctérienne majeure avec béance uréthrale rendait compte de l’indication opératoire de fermeture urétrale par voie basse, afin de ne pas réintervenir dans l’espace de Retzius.


Résultats

Les étapes de l’intervention comprennent :

– la technique d’exposition ;

– la dissection de l’urètre par voie transvaginale avec abord circonférentiel péri-urétral ;

– la fermeture de l’urètre en plusieurs plans ;

– la suspension de celui-ci à la symphyse pubienne.

La durée de l’intervention a été de 75minutes et sans complication peropératoire ni à 30jours, la patiente est continente sous autosondage par la dérivation cutanée.

Les principes techniques ne doivent pas faire omettre le prérequis d’un réservoir vésical de bonne qualité et d’une voie de sondage par stomie continente ne posant ni de soucis fonctionnels ni de soucis d’acceptabilité. Le principal risque postopératoire est la récidive de l’incontinence urinaire par fistulisation qui ferait discuter la reprise chirurgicale avec lambeaux de recouvrement.


Conclusion

La fermeture de l’urètre reste d’indication rare, tout devant être fait pour conserver celui-ci tant que cela est possible en termes de continence et de qualité de vie. Il s’agit d’une bonne alternative comme traitement de dernier recours de l’incontinence par insuffisance sphinctérienne, historiquement décrite comme la fermeture du col vésical dans les béances majeures de l’urètre.

Mots clés:
N. / V. / C. / C. / E.
Fracture des corps caverneux à propos de 155 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692, suppl. 13


Objectifs

Décrit comme une urgence urologique rare, la fracture des corps caverneux survient au décours d’un traumatisme de la verge en érection. Le but de ce travail étant d’analyser les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des fractures des corps caverneux de la verge.


Méthodes

Une enquête rétrospective menée dans notre service entre janvier 2012 et décembre 2017 a permis de dénombrer une série de 155 patients admis pour prise en charge de fracture des corps caverneux de la verge. Le logiciel EPI IFO.7.2 a permis la saisie et l’analyse des données. Pour les analyses uni- et multivariées, nous avons utilisé les tests de Mann-Whitney et de Fischer. Le seuil de signification était de 5 %.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 36,1 ans, la manœuvre forcée sur la verge en érection était le motif de consultation le plus fréquent (38,06 %) suivi du faux pas du coït (25,80 %) la majorité des patients avaient consulté dans un délai inférieur à 24h (84,42 %). Un craquement audible, suivi de la détumescence, puis l’hématome était présent chez 144 patients (92,90 %). Un cas d’urétrorragie été retrouvé avec rupture de l’urètre. Le traitement était chirurgical chez 153 patients (98,70 %), un patient avait refusé d’être opéré, puis un patient a bénéficié du traitement médical. Aidés parfois par l’imagerie, l’incision élective a été majoritaire (59,47 %) par rapport à la coronale (40,52 %). Les points séparés inversés étaient la technique de suture la plus utilisée (88,88 %). L’urètre a été réparé par des points simples.


Conclusion

Sa fréquence est en nette augmentation, le faux pas du coït et la manipulation visant à stopper l’érection matinale sont les principales causes. Son diagnostic reste clinique, l’imagerie peut aidé au choix de l’incision. Le traitement este chirurgical en urgence. La coudure reste l’une des complications les plus fréquentes.

Mots clés:
A.E. / M. / M. / Y. / R.
Gestion de la récidive d’incontinence urinaire après ablation de bandelette sous-urétrale pour douleur pelvienne ou périnéale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 638, suppl. 13


Objectifs

La pose de bandelettes sous-urétrales (BSU) chez la femme peut entraîner des douleurs pelviennes ou périnéales. L’ablation chirurgicale de la bandelette peut améliorer les douleurs, mais également entraîner une récidive de l’incontinence urinaire. À notre connaissance, il n’existe pas de prise en charge consensuelle de l’IU récidivante après ablation de BSU. Notre objectif était d’évaluer la prise en charge médicochirurgicale de ces patientes.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, des patientes ayant eu une ablation de BSU pour douleur pelvienne ou périnéale, entre 11-2004 et 12-2017. Les patientes étaient séparées selon le type de bandelette, transobturator tape (TOT) enlevée par voie transvaginale et abord de la racine de cuisse ou tension-free vaginal tape (TVT) enlevée par voie combinée transvaginale et laparoscopique transpéritonéale. Étaient évaluées, l’amélioration de la douleur postopératoire, la récidive de l’iu et la nécessité d’un nouveau traitement de l’IU. L’IU d’effort (IUE) était différenciée de l’IU par impériosités (IUI) et de l’IU mixte (IUM) à l’examen clinique et, en cas de doute, au bilan urodynamique.


Résultats

Quatre-vingt-neuf patientes (39 TVT, 50 TOT) ont été incluses avec un suivi médian de 8,3 mois [0,2–135,7]. Cinquante-deux patientes (58,4 %) ont présenté une récidive de leur IU : 38 IUE (73 %), 2 IUI (3,9 %), 12 IUM (23,1 %). Parmi ces patientes, 33 (63,5 %) ont eu un traitement conservateur par rééducation pelvipérinéale (n =28), traitement anticholinergique (n =6) ou stimulation tibiale postérieure (n =1). Dix-neuf (36,5 %) ont eu un traitement chirurgical par ballons act (n =4), colposuspension de Burch (n =4), sphincter urinaire artificiel (SAU, n =2), TVT (n =8) ou neuromodulation des racines sacrées (NMS, n =1). Après chirurgie : 5 patientes (26,3 %) étaient toujours incontinentes : 3 ont eu un SAU et 1 une NMS. Une patiente traitée par colposuspension de Burch a récidivé ses douleurs pelviennes. En fin de suivi, 94,2 % des patientes (49/52) étaient continentes.


Conclusion

La récidive d’IU après ablation de BSU survient dans plus de la moitié des cas et nécessite une réintervention chirurgicale chez près de une patiente sur 5. Au total, 94,4 % des patientes réopérées ont été totalement continentes après une ou deux procédures. La pose de TVT est possible sans récidive de douleur chez les patientes ayant eu au préalable une bandelette TOT.

Mots clés:
M. / P. / O. / L. / A.
Gestion des sténoses urétérales : les alternatives à la sonde jj au long cours
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 622, suppl. 13


Objectifs

La sonde jj devient souvent fatalité pour traiter les sténoses urétérales (su) longues. Il existe pourtant des alternatives telles autotransplantation rénale (atr) et urétéro-iléoplastie (uip). Le but de cette étude était d’évaluer leur pratique dans des centres universitaires français.


Méthodes

Notre étude multicentrique intéressait tous les patients pris en charge pour su par atr ou uip dans 7 centres urologiques universitaires français entre 2010 et 2018. Les su sur carcinome urothélial ou transplant rénal ont été exclues. Le recueil de données de patients, périopératoires et de suivi était rétrospectif. Le critère de jugement principal était la préservation du rein homolatéral à la su et de la fonction rénale, sans dérivation urinaire.


Résultats

Vingt-deux patients ont été pris en charge par atr (n =8, 36,4 %) et uip (n =14, 63,6 %). La longueur moyenne de su était de 4,6 et 6cm (p =0,52) dans les groupes atr et uip respectivement. Les su étaient postlithiasiques (n =3, 37,5 % et n =5, 35,7 % respectivement), iatrogènes (n =4, 50 % et n =7, 50 %) ou sur compression extrinsèque (n =1, 12,5 % et n =2, 14,3 %). Les durées moyennes d’intervention et d’hospitalisation étaient de 336 et 346min (p =0,87) et de 8,3 et 15jours respectivement (p =0,001). Les complications postopératoires étaient majoritairement clavien≤2 (n =20, 91 %). Trois reprises chirurgicales (37,5 %) ont été nécessaires dans le groupe atr, aucune dans le groupe uip. La durée moyenne de suivi était de 15,7 mois. Tous les reins, sauf un dans le groupe atr, ont été préservés, avec une fonction rénale restant stable (p =0,67).


Conclusion

La sonde jj à demeure pour su doit rester un dernier recours. Atr et uip sont des alternatives reconnues, d’indication dépendante de l’expertise du chirurgien. Notre étude dénote la rareté de leur pratique et l’intérêt de référer les patients vers des centres experts.

Mots clés:
C. / S. / C. / M. / I.
Glansectomie et exérèse de ganglion sentinelle
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754, suppl. 13


Objectifs

Présentation d’une chirurgie de glansectomie et exérèse de ganglions sentinelle.


Méthodes

Cette vidéo présente la chirurgie d’un patient de 65 ans présentant une tumeur du gland évoluant depuis 3 mois, sans adénopathie inguinale palpable.

La chirurgie consiste en l’ablation en marge saine de la tumeur avec exérèse des ganglions sentinelles, repérés la veille de l’intervention par l’injection de Tc99m au niveau du site tumoral.


Résultats

La chirurgie débute par l’exérèse de la lésion tumorale. Un dégantage est réalisé, puis la dissection est poursuivie jusqu’à prendre contact avec les corps caverneux, après section prudente des bandelettes vasculo-nerveuses. On découvre en peropératoire un envahissement des corps caverneux classant alors la tumeur au stade T2. On réalise une tranche de section pour analyse extemporanée. On prélève ensuite un ganglion sentinelle de chaque côté. La reconstruction est réalisée à l’aide d’une greffe de peau mince prélevée en cuisse.

À 3 mois, le patient n’a pas repris d’activité sexuelle mais urine normalement et avec un résultat cosmétique satisfaisant.


Conclusion

La chirurgie de tumeur de verge est de plus en plus conservatrice. Cette vidéo présente une exérèse de tumeur de verge avec reconstruction immédiate par greffe de peau mince.

Mots clés:
P. / N. / A. / P. / J.-E.
Hospitalisation ambulatoire ou classique pour urétérorénoscopie souple laser : valeur prédictive des comorbidités. Résultats préliminaires de l’étude prospective multicentrique du clAFU
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 663, suppl. 13


Objectifs

En 2017, l’urétérorénoscopie laser est devenue le premier traitement des calculs rénaux en France avec 27 150 interventions, dont 13 348 en ambulatoire (49,1 %) (statistiques-activite-mco-par-diagnostique-et-actes?secteur=mco).

Dès 2016, le clAFU a débuté une étude prospective multicentrique afin d’évaluer les complications infectieuses des urétérorénoscopies. Nous présentons les résultats préliminaires de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Méthodes

Nous avons débuté une étude observationnelle prospective multicentrique non comparative en juin 2016. Son objectif principal est l’évaluation des complications infectieuses des urétérorénoscopies. La taille de l’échantillon nécessaire a été estimée à 1000 inclusions. Un formulaire exhaustif a été élaboré par le clAFU permettant d’explorer les données suivantes :

– préopératoires : comorbidités, caractéristiques des calculs, indication opératoire, ecbu préopératoire, antibioprophylaxie, hospitalisation ambulatoire ou classique ;

– peropératoires : matériel utilisé, ecbu peropératoire, complications, drainage, durée opératoire ;

– postopératoires : survenue d’un sepsis, ecbu postopératoire, score de Clavien.

Nous avons réalisé l’analyse de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Résultats

Au total, 415 patients ont été inclus de juin 2016 au 30 avril 2018, pendant 20 mois par 13 centres. Quatre cents dossiers ont été pris en compte pour cette analyse. Quinze ont été exclus pour excès de données manquantes. L’analyse préliminaire montre un taux d’hospitalisation ambulatoire de 39 % (n =156) contre 50,5 % en hospitalisation classique (n =202) (10,5 % de données manquantes). Au moins une comorbidité est présente pour 181 patients. Les comorbidités les plus fréquentes sont : une hta (n =115), un diabète (n =76), hta et diabète associés (n =43). Dans le groupe ambulatoire, 63,4 % (n =99) n’ont aucune comorbidité versus 36,5 % (n =57) (p <0,001). Dix patients prévus en ambulatoire sont passés en hospitalisation classique sans modifier cette différence significative.


Conclusion

L’absence de comorbidité incite logiquement à l’hospitalisation ambulatoire. Les pratiques observées en France montrent un taux d’hospitalisation de 49,1 contre 39 % dans notre série multicentrique. Cette étude doit se poursuivre rigoureusement jusqu’à son terme de 1000 inclusions afin de pouvoir présenter des données objectives de nos pratiques aux autorités de tutelle.

Mots clés:
V. / A. / P.