Base bibliographique

Le point sur les masses rétropéritonéales : pièges à éviter et recommandations de prise en charge
Focus on retroperitoneal masses: Traps to avoid and recommendations
2018
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F93


Introduction

L’objectif de cette étude était de rappeler les pièges diagnostiques et les recommandations de prise en charge d’une masse rétropéritonéale.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée avec les mots clés : masse rétropéritonéale, réseau, diagnostic, recommandations, chirurgie.


Résultats

Un envahissement des organes de voisinage, des symptômes abdominaux ou un syndrome endocrinien peuvent évoquer une histologie extra-rénale. La tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne reste l’examen de référence. Des dosages hormonaux sont nécessaires en cas d’origine surrénalienne. La biopsie coaxiale par voie rétropéritonéale est recommandée avec congélation et relecture anatomopathologique. La résection chirurgicale en marges saines doit être planifiée en fonction du type histologique, en évitant une résection incomplète ou une effraction qui peut impacter sur la survie du patient.


Conclusion

Les tumeurs rétropéritonéales extra-rénales sont des tumeurs rares dont le pronostic est conditionné par la démarche diagnostique et la prise en charge initiale.


Introduction

The aim of this study was to call back the diagnostic traps and the recommendations for treatment of a retroperitoneal mass.


Methods

A review of the literature was conducted using following keywords: retroperitoneal mass, network, diagnostic, recommendations, surgery.


Results

Invasion of contiguous organs, abdominal symptoms or endocrine syndrome can evoke an extra-renal histology. Thoraco-abdomino-pelvic computerized tomography (CT) is the standard imagery. Hormonal dosages are necessary in case of adrenal origin. Retroperitoneal coaxial biopsy is recommended with freezing and pathological verification. The surgical resection with negative margins should be planned according to pathology findings, with avoiding an incomplete resection or effraction, which could impact on patient's survival.


Conclusion

Retroperitoneal extra-renal tumors are rare tumors which prognosis is directly related to diagnostic procedure and initial management.

Mots clés:
Masse rétropéritonéale / Réseau / Diagnostic / Recommandations / Chirurgie
Mots-clés:
Retroperitoneal mass / Network / Diagnosis / Recommendations / Surgery
Le traitement non chirurgical du prolapsus : quels pessaires pour qui et comment les prescrire ?
Conservative treatment of prolapse: Which pessaries for whom and how to prescribe them?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F99


Le prolapsus est une pathologie courante puisque la prévalence atteint 50 % chez la femme d’âge moyen multipare et qu’elle augmente avec l’âge. Le traitement du prolapsus symptomatique peut être conservateur et reposer sur la rééducation ou la mise en place de pessaire. On différencie deux catégories de pessaires : les pessaires de comblement et les pessaires de soutien. Leur utilisation a pour but de réduire la symptomatologie liée au prolapsus. Leur utilisation est simple, le choix du pessaire dépendra de l’interrogatoire, de l’examen clinique et de l’adhésion de la patiente. Dans plus de 80 % des cas, on peut adapter le pessaire à l’anatomie de la patiente. Le suivi doit est régulier afin d’éviter les complications, celles-ci étant exceptionnellement sévères. Lorsque le pessaire est adapté, le taux de satisfaction des patientes est important pour un taux de complication faible. C’est un traitement à envisager en première intention.


Prolapse is a common pathology as the prevalence reaches 50 % for middle-aged multiparous women and increases with aging. Symptomatic prolapse treatment can be conservative and based on physiotherapy or on pessary use. Two kinds of pessaries can be considered: filling type and supporting type. Their use aim to reduce prolapse symptomatology. Their utilization is simple. The choice of pessary depends on the history, on the clinical examination and on the patient compliance. For more than 70% of patient cases the pessary can be adapted to the patient anatomy. The monitoring must be done on a regular basis to avoid to avoid complications, which are seldom severe. If the pessary is well adapted, the patient satisfaction rate is high with a low complication rate. Actually, it is a first choice treatment.

Mots clés:
prolapsus / Pessaire / Non complication
Mots-clés:
Prolapse / treatment / Pessary
L’introduction de la chirurgie robot-assistée pour la prostatectomie totale s’accompagne-t-elle d’une modification du nombre d’interventions secondaires pour troubles fonctionnels génito-urinaires ?
Is transition from pure laparoscopic to robotic-assisted radical prostatectomy associated with increase of surgical procedures for urinary incontinence and erectile dysfunction?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 921-926


Objectif

Étudier l’influence du passage de la prostatectomie totale laparoscopique (PT-Lap) à la voie robot-assistée (PT-Rob) sur le taux d’interventions secondaires pour incontinence urinaire (IU) et dysfonction érectile (DE).


Matériel

Étude rétrospective, évaluant chaque année de 2008 à 2015, le nombre et le type d’interventions chirurgicales secondaires réalisées pour IU et/ou DE post-PT, en fonction de la technique de PT (PT-Lap et PT-Rob).


Résultats

Entre 2008 et 2015, 2046 PT ont été réalisées dans notre service dont 372 PT-Lap et 1674 PT-Rob. Parmi ces patients, 84 (4 %) ont été traités chirurgicalement pour IU (18 AMS800, 9 ballons Pro-Act, 57 bandelettes sous-urétrales) et 15 (0,7 %) ont eu une pose d’implant pénien pour DE résistante au traitement médical ; 16 (0,7 %) ont été opérés à la fois d’IU et de DE. Le délai moyen de prise en charge de l’IU était de 3,2 ans en 2008 et de 1 an en 2015 et est resté stable pour la DE (moyenne : 3,4 ans). Les taux globaux (PT-Lap et PT-Rob) d’interventions secondaires pour IU et DE par année de PT sont restés stables et inférieurs à 5 % et 1,7 % respectivement, y compris pendant la phase de transition PT-Lap/PT Rob. Le taux d’intervention pour IU après PT-Lap était supérieur à celui après PT-Rob pour chaque année de PT étudiée.


Conclusion

L’introduction de la robotique a dès le départ un impact favorable sur le nombre d’interventions secondaires pour troubles fonctionnels génito-urinaires.


Objective

To study the impact of changing the technique of radical prostatectomy [pure laparoscopic radical (PR-Lap) to robot-assisted radical prostatectomy (RP-Rob)] on the rate of secondary procedures for urinary incontinence (UI) and erectile dysfunction (ED).


Material

Retrospective study evaluating the number and type of surgical procedures for post-RP UI and DE between 2008 and 2015, according to the technique of (RP-Lap or RP-Rob).


Results

Between 2008 et 2015, 2046 RP were performed in our department including 372 RP-Lap and 1674 RP-Rob. Among these patients, 84 (4%) had a surgical procedure for post-RP UI (18 AMS800, 9 balloons Pro-Act, and 57 male slings) and 15 (0.7%) had implantation of penile prosthesis for post-RP ED; 16 (0.7%) patients had both procedures. The mean delay between RP and UI surgery decrease from 3.2 years in 2008 to 1 year in 2015 and remain stable for penile prosthesis implantation (mean delay: 3.4 years). The overall rates of secondary procedures for UI and DE remained stable and below 5% and 1.7%, respectively, even during the transition period. For each year of PR studied, the rates of secondary procedure were higher in the RP-Lap group.


Conclusion

Changing the technique of RP from RP-Lap to PR-Rob has a favorable impact on the rate of secondary procedures for UI and ED from the outset.

Mots clés:
Prostatectomie totale / incontinence urinaire / dysfonction érectile / laparoscopie / Chirurgie robot-assistée
Mots-clés:
radical prostatectomy / Urinary incontinence / erectile dysfunction / Laparoscopy / Robot-assisted surgery
Mesures pelvimétriques prédictives de marges chirurgicales au décours d’une prostatectomie totale robot-assitée pour cancer prostatique
Pelvimetrics measures as predictives factors of positives surgical margins after robot-assisted laparoscopic prostatectomy
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 906-914


Introduction

Les données anthropométriques rapportent que les bassins des sujets d’origine africaine sont plus étroits et que leur cavité pelvienne est profonde. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’influence de mesures pelvimétriques (MP) sur le taux de marge chirurgicales (MCP) au décours d’une prostatectomie totale robot-assistée (PTRA) dans la population afro-caribéenne.


Matériel et méthodes

L’IRM pelvienne préopératoire de tous les patients opérés d’une PTRA au centre hospitalier universitaire de Guadeloupe entre janvier 2013 et décembre 2015 a été rétrospectivement analysée. La hauteur prostatique (HP), la profondeur apicale (PA) et la distance interépineuse (DIP) ont été mesurées, puis des index (index volumétrique prostatique [DIP/VP], index de profondeur apicale [DIP/PA]) et index de profondeur prostatique (DIP/[PA/HP]) ont été créés. Les MP et les index ont été comparés selon la présence ou l’absence de MCP en analyse uni et multivariée.


Résultats

Cent-soixante-dix-huit patients ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 60 (33,7 %) ont présenté des MCP. En analyse univariée, des différences significatives entre la présence ou l’absence de MCP étaient observées sur la PA (30,3±8,7mm versus 24,8±8,0mm, p <0,001), la HP (9,5±8,5mm versus 16,8±11,9mm, p <0,001) et la DIP (89,6±8,8mm versus 96,1±8,4mm) ainsi que les IPA et IPP. En analyse de régression logistique, la DIP (p <0,001) et la HP (p =0,02) étaient associées à une probabilité accrue de MCP, mais pas la PA ni les index.


Conclusion

Cette étude suggère que la DIP et la HP sont des facteurs prédictifs de MCP lors d’une PTRA chez les patients afro-caribéens. Ces mesures pourraient être utiles pour planifier l’orientation thérapeutique des patients atteints de cancer prostatique. Une étude prospective avec un effectif plus important, comparant la PTRA dans une population afro caribéenne et dans une population caucasienne, serait nécessaire.


Introduction

Anthropometric data report that pelvic bone of African subjects are narrower and the pelvic cavity is deeper. The aim of the study was to evaluate the influence of pelvic dimensions (PD) on Positive surgical margins (PSM) rate in Afro-Caribbean population after robot-assisted laparoscopic prostatectomy (RALP).


Patients and methods

Preoperative pelvic MRI of all patients who have had RALP at the University Hospital Center of Guadeloupe between January 2013 and December 2015 was retrospectively analyzed. PD, including the Height of the upper edge of the prostate (HP), the Apical Depth (AD) and Ischial Spines Distance (ISD), and indexes (prostate volumetric index [ISD/VP], apical depth index [ISD/AD] and prostate depth index [ISD/(AD/HP)]) were compared according to the presence or absence of PSM with uni and multivariate analysis.


Results

One hundred and seventy-eight patients were included in the study, of whom 60 (33.7%) presented PSM. In univariate analysis, significant differences between the presence or absence of PSM were observed on the AD (30.3±8.7mm versus 24.8±8.0mm, P <0.001), the HP (9.5±8.5mm versus 16.8±11.9mm, P <0.001) and the ISD (89.6±8.8mm versus 96.1±8.4mm) as well as the indexes of apical depth and prostatic depth. In multivariate logistic regression, the ISD (P <0.001) and HP (P =0.02) were associated with increased likelihood of PSM, but not AD or indexes.


Conclusion

This study suggests that interspinous distance is the best predictor of PSM during RALP in Afro-Caribbean patients. This measure may be useful to define the therapeutic pattern of patients with prostate cancer. A prospective study with a larger population, comparing RALP in Afro-Caribbean and in caucasians patients, would be needed.

Mots clés:
Prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée / Pelvimétrie / Marges chirurgicales positives / IRM pelvien
Mots-clés:
Robot-assisted laparoscopic prostatectomy / Pelvimetry / Positives surgical margins / Pelvic MRI
Mid term functional results following surgical treatment of recto-urinary fistulas postprostate cancer treatment
Résultats à moyen terme des patients traités d’une fistule recto-urétrale après prise en charge d’un cancer de prostate
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 915-920


Introduction


Mots clés:
Quality of life / York Mason / graciloplastie / prostate cancer / Recto-uretral fistula
Mots-clés:
P.-E. / N. / A. El / A. / L.
Place de la néphrectomie partielle assistée par robot : revue de la littérature à l’heure d’une demande de nomenclature spécifique
Place of partial nephrectomy assisted by robot: Review of the literature at the time of a request for a specific nomenclature
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 890-899


Introduction

La chirurgie assistée par robot est pratiquée de plus en plus fréquemment en urologie. Outre sa place dans la prostatectomie pour cancer, elle concerne également la néphrectomie partielle (NP), dans le traitement de tumeurs rénales. L’objectif de ce travail de revue est de comparer l’approche assistée par robot par rapport aux approches par laparoscopie ou à ciel ouvert, dans la néphrectomie partielle, en termes de résultats fonctionnels ou oncologiques et de complications per- et postopératoires.


Matériel et méthodes

Une revue systématique de la littérature publiée à partir de 2009 a été effectuée sur PubMed. Les études cliniques ou méta-analyses comparant la chirurgie assistée par robot par rapport à la voie laparoscopique ou à ciel ouvert dans le domaine de la NP ont été retenues.


Résultats

Les données cliniques présentées dans cette revue de la littérature reposent principalement sur des méta-analyses d’études comparatives. Les patients opérés avec une assistance robotique (NPAR) présentent significativement moins de complications postopératoires que les patients opérés à ciel ouvert par laparotomie (RR 0,61 ; p =0,0002) ou par laparoscopie (RR 0,84 ; p =0,007). Les taux de marges positives, à stades anatomopathologiques équivalents, sont comparables par rapport à la voie ouverte et semble inférieure par rapport à la voie laparoscopique (RR 0,53 ; p <0,001). Après NP, la variation débit de filtration glomérulaire estimé (DGFe) postopératoire semble identique entre les 3 voies d’abord. Le temps d’ischémie chaude est significativement plus court en cas de NPAR par rapport à la NPL. Enfin, concernant les pertes sanguines estimées et la durée de séjour, celles-ci sont moins importantes chez les patients opérés d’une NPAR comparativement à ceux opérés à ciel ouvert.


Conclusion

La chirurgie assistée par robot offre les mêmes résultats oncologiques (à court et moyen terme) et semble améliorer les résultats fonctionnels et la morbidité. Ces résultats doivent néanmoins être analysés avec précaution, du fait du faible niveau de preuve des études présentées et inclues dans les méta-analyses, et de l’absence d’étude clinique randomisée.


Introduction

Robot-assisted surgery is practiced more and more frequently in urology. Besides its place in prostatectomy for cancer, it also concerns partial nephrectomy (NP), in the treatment of renal tumors. The objective of this review is to compare the robot-assisted approach with laparoscopic or open approaches in partial nephrectomy in terms of functional or oncological outcomes and per- and postoperative complications.


Material and methods

A systematic review of the literature published from 2009 was carried out on PubMed. Clinical studies or meta-analyzes comparing robot-assisted surgery versus laparoscopic or open surgery in the NP domain were used.


Results

The clinical data presented in this review of the literature are based mainly on meta-analyzes of comparative studies. Patients operated with robotic assistance (NPAR) had significantly fewer postoperative complications than patients operated by open (RR 0.61; P =0.0002) or laparoscopic surgery (RR 0.84; P =0.007). Positive margins, at equivalent pathological stages, are comparable to the open and appear to be lower than the laparoscopic surgery (RR 0.53; P <0.001). After NP, the change in postoperative glomerular filtration rate (GFR) appears to be identical between the 3 pathways. Hot ischemia time is significantly shorter for NPAR compared to NPL. Finally, the estimated blood loss and length of stay are less severe in patients operated by NPAR compared to those operated by open surgery.


Conclusion

Robot-assisted surgery offers the same oncological results (in the short and medium term) and appears to improve functional outcomes and morbidity. However, these findings need to be carefully analyzed, due to the low level of evidence from the studies presented and included in the meta-analyzes, and the lack of randomized clinical studies.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / Robot / cancer du rein / Résultats chirurgicaux
Mots-clés:
partial nephrectomy / Robotics / Kidney cancer / Surgery outcomes
Place des protections dans la prise en charge de l’incontinence urinaire
Absorbent products for urinary incontinence management
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 953-961


Introduction

Si aujourd’hui la prise en charge de l’incontinence urinaire (IU) est bien codifiée, il n’existe aucune précision concernant la place ou la stratégie d’utilisation des protections quelle que soit l’étiologie de l’incontinence ou le terrain.


Méthodes

Nous avons effectué une recherche à partir de la base de données PubMed à partir des mots clés suivants : (urinary incontinence [MeSH Terms]) AND absorbent pad [MeSH Terms] permettant d’isoler 362 articles.


Résultats

De nombreux design de protections sont disponibles en vente libre sans prescription médicale et sans remboursement en France. Pour l’IU légère, les serviettes hygiéniques sont le design qui semble être le plus adapté chez la femme comparé aux protections menstruelles OR=0,27 [0,14, 0,52], aux protections avec serviettes hygiéniques lavables intégrées OR=0,12 [0,06, 0,26] ou aux serviettes hygiéniques lavables OR=0,05 [0,02, 0,26]. Pour l’IU modérée à sévère, il n’existe pas de « meilleur produit universel ». Les préférences varient entre les deux sexes et l’utilisation d’un panel de protections semble le plus adapté. La femme comme l’homme préfèrent la couche culotte aux serviettes hygiéniques OR=0,41 [0,20, 0,87] et OR=0,39 [0,22, 0,68]. Au total, 70 % des hommes ont une préférence pour les étuis péniens en comparaison aux protections habituellement utilisées (p =0,02). L’utilisation des protections permet d’améliorer l’indépendance dans les activités du quotidien OR=0,102 [0,046, 0,158] et la qualité de vie liée à l’IU OR=4,40 [1,74, 7,07] en comparaison aux patients n’utilisant pas de protections. Malgré cela, leur usage doit rester prudent en raison des potentielles complications infectieuses urinaires, plus fréquentes en particulier en milieu institutionnel, avec 41 % des utilisateurs développant au moins une infection urinaire sur une période d’évaluation de 12 mois vs 11 % des non-utilisateurs (p =0,001) ou immuno-allergiques avec notamment la « dermatite associée à l’incontinence » dont la prévalence peut atteindre un taux de 50 %.


Conclusion

Les analyses comparatives précises de bénéfices-risques, des coûts économiques, de satisfaction manquent. Il est nécessaire de poursuivre le développement de ces produits et de comparer plus précisément leurs caractéristiques intrinsèques, afin d’orienter au mieux les patients dans leurs choix.


Introduction

Despite therapeutic strategies of female and male urinary incontinence (UI) are currently well defined, there is no precise indication of the real place or strategy use of absorbent products regardless of the etiology of the incontinence or the clinical context.


Methods

We performed a research from the PubMed database using the following keywords: (urinary incontinence [MESH Terms]) AND absorbent pad [MeSH Terms]; allowing us to isolate 362 articles.


Results

Many protections designs are available over-the-counter without prescription and without reimbursement in France. For “light UI”, disposable insert pads are the design that seems to be the most suitable for women, compared to disposable menstrual pads, OR=0.27 [0.14, 0.52], washable pants with integral pad OR=0.12 [0.06, 0.26] or washable insert pads OR=0.05 [0.02, 0.26]. For moderate to severe UI, there is no “best universal product”. There are differences between the gender and the use of a panel of protections seems the most appropriate. Both women and men prefer pull-ups to disposable insert pads, OR=0.41 [0.20, 0.87] and OR=0.39 [0.22, 0.68] respectively. In men, a preference in 70 % of subjects for urisheats is observed compared to the protections they usually use (P =0.02). The use of protections improves independence in daily OR activities=0.102 [0.046, 0.158] and quality of life related to UI OR=4.40 [1.74, 7.07] compared to patients not using protections. Despite this, their use must remain cautious because of the potential infectious urinary complications, more frequent in particular in institutional people, with 41 % of users developing at least one urinary infection over an evaluation period of 12 months vs. 11 % of non-users (P =0.001), or immuno-allergic with the “dermatitis associated incontinence” whose prevalence can reach a rate of 50 %.


Conclusion

Comparative analyzes of risk-benefit, economic costs, patient satisfaction, protections vs. other measures are lacking. It is necessary to continue the development of these products and to compare more precisely their intrinsic characteristics, to best support patients choices.

Mots clés:
incontinence urinaire / Produits absorbants / Satisfaction des patients / Comparaison d’efficacité / coût-efficacité
Mots-clés:
Urinary incontinence / Absorbent pad / Patient satisfaction / Comparative effectiveness research / cost-effectiveness
Prévalence et retentissement sur la qualité de vie de l’incontinence urinaire dans une population adulte atteinte de troubles ventilatoires obstructifs, revue de littérature
Prevalence and impact on quality of life of urinary incontinence in an adult population with chronic obstructive pulmonary diseases, literature review
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 962-972


Introduction

Les patients atteints de troubles ventilatoires obstructifs (TVO) constituent une population à risque pour l’incontinence urinaire (IU) du fait de la fréquence des épisodes d’augmentation de la pression intra-abdominale par les symptômes de toux chronique.


Objectifs de l’étude

L’objectif de notre revue de littérature était d’évaluer la prévalence de l’IU et son retentissement sur la qualité de vie, la demande de soins, le dépistage et le traitement de l’IU dans cette population.


Matériel et méthodes

Revue de littérature réalisée sur une période allant de 2001 à janvier 2018 partir de la base de données Medline (PubMed) et des mots clefs suivants : urinary incontinence, chronic obstructive pulmonary disease (COPD), asthma, cystic fibrosis, quality of life .


Résultats

L’étude la plus large montrait que sur une population de 14 828 personnes, dont 995 diagnostiqués BPCO, la prévalence d’IU était de 34,9 % dans la population avec BPCO contre 27,3 % dans la population générale de l’étude (p = 0,0048). Ces résultats concordaient avec les études de cette revue. L’IU était plus sévère dans la population avec TVO et survenait à un plus jeune âge. Les symptômes d’incontinence à l’effort prédominaient, à la toux mais également lors de la spirométrie et des séances de rééducation bronchique. Malgré un impact négatif sur la qualité de vie et sur le traitement des TVO, l’IU était négligée.


Conclusion

La prévalence d’IU semblait plus élevée dans la population atteinte de TVO, à un degré de sévérité plus important. L’autoévaluation de la qualité de vie est d’autant plus diminuée quand l’IU est associée à la pathologie pulmonaire.


Introduction

Patients with obstructive lung diseases (OLD) are at-risk population for urinary incontinence (UI) with high frequency of increased intra-abdominal pressure because of chronic cough symptoms.


Aim of the study

This review is aimed at determining the prevalence of UI and its impact on quality of life, patient healthcare research, diagnosis and treatment of UI among this population.


Materials and method

Literature review from January 2001 to 2018 on Medline (PubMed) using keywords urinary incontinence, chronic obstructive pulmonary disease (COPD), asthma, cystic fibrosis, quality of life.


Results

The largest study showed that in a population of 14,828 people, whose 995 were diagnosed COPD, UI prevalence was 34.9% in people with COPD, versus 27.3% among the general population of the study (P = 0.0048). Results in the other studies of the review were similar. UI was more severe in OLD patients and occurred on young subjects. Stress urinary incontinence symptoms were predominant, during cough but also during spirometry and chest rehabilitation sessions. Despite an impact on quality of life and treatment of OLD, UI was neglected.


Conclusion

UI prevalence seemed higher on population with OLD, to a greater degree of severity. Quality of life self-evaluation was further decreased when UI was associated with pulmonary disease.

Mots clés:
Troubles ventilatoires obstructifs / incontinence urinaire / Qualité de vie / Rééducation
Mots-clés:
Obstructive lung diseases / Urinary incontinence / Quality of life / Physiotherapy
Radical prostatectomy for locally advanced and high-risk prostate cancer: A systematic review of the literature
Prostatectomie totale pour cancer de prostate a haut risque et localement avancé : revue de littérature
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 875-889


Introduction


Mots clés:
High-risk / Oncologic outcomes / prostate cancer / radical prostatectomy / survival
Mots-clés:
G. / F. / G. / A. / J.
Résistances bactériennes : que doit savoir l’urologue ?
Bacterial resistances: What should the urologist know?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F103


À l’heure de l’augmentation des résistances et de la consommation des antibiotiques dans le monde, la maîtrise et la compréhension des principaux mécanismes de résistances bactériennes paraissent aujourd’hui essentielles pour les urologues. L’objectif de cet article est de permettre aux urologues de mieux appréhender les mécanismes de résistances bactériennes des entérobactéries auxquelles ils sont confrontés dans une démarche d’amélioration et de rationalisation de la prescription antibiotique. Nous développons ici les mécanismes de résistances enzymatiques des entérobactéries vis-à-vis de la grande famille des β-Lactamines.


At a time of increasing antibiotic resistance and consumption worldwide, understanding of the main mechanisms of bacterial resistance seems essential for urologists. The aim of this article is to allow urologists to better understand the mechanisms of bacterial resistance of enterobacteriaceae that they face in a process of improvement and rationalization of the antibiotic prescription. Here we develop the enzymatic resistance mechanisms of enterobacteriaceae with respect to the large family of beta-Lactams.

Mots clés:
Résistance bactérienne / β-Lactamine / Entérobactéries / BLSE
Mots-clés:
Bacterial resistance / Beta-Lactam / Enterobacteriaceae / ESBL
Rôle de l’observatoire REVELA13 dans l’épidémiologie des tumeurs de vessie des femmes dans les Bouches-du-Rhône
The REVELA13 observatory to study new cases of bladder tumor among women living in Bouches-du-Rhône county
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 935-941


Introduction

L’observatoire REVELA13 est un outil épidémiologique unique recensant les nouveaux cas de tumeur du rein, de vessie et de leucémies aiguës dans le département des Bouches-du-Rhône. L’objectif de ce travail était d’analyser pour la première fois les données de cet observatoire pour les nouveaux cas de tumeurs de vessie de la femme≥T1 dans les Bouches-du-Rhône de 2012 à 2014.


Matériel

Il s’agissait d’une étude épidémiologique descriptive observationnelle. Quinze variables non nominatives de la base de données de REVELA13 ont été analysées pour décrire les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques des cas incidents ainsi que leur répartition spatio-temporelle. Les taux d’incidence exprimés en nouveaux cas par an pour 100 000 habitants ont été standardisés sur l’âge mondial, calculés avec leurs intervalles de confiance à 95 % et comparés aux estimations nationales pour la même période.


Résultats

Au total, 291 nouveaux diagnostics de tumeurs vésicales ont été enregistrés soit une incidence standardisée sur l’âge mondial de 3,85 [3,32–4,37] nouveaux cas par an pour 100 000 habitants, supérieure de 54 % aux estimations nationales de 2012 et 2015. Le sex-ratio était de 19,41 % (F/H) et l’âge médian de survenue de 75,9 ans. Les tumeurs étaient majoritairement sans infiltration du muscle (52 %), de haut grade (69 %) et sans carcinome in situ (Cis) associé (49 %). Les 2 territoires les plus touchés étaient ceux de Marseille et d’Aubagne-La Ciotat.


Conclusion

L’observatoire REVELA13 a permis d’améliorer nos connaissances épidémiologiques sur les tumeurs de vessie féminines dans les Bouches-du-Rhône et de mettre en évidence une sur-incidence locale.


Niveau de preuve

3.


Introduction

The REVELA13 observatory is a unique epidemiological tool listing the new cases of kidney tumors, bladder tumors and acute leukaemias in the Bouches-du-Rhône county (France). Aim was to exploit for the first time data from this observatory regarding new cases of bladder tumors≥T1 in women from 2012 to 2014.


Materials

This epidemiological study was observational and descriptive. Fifteen non-nominative variables from the REVELA13 database were analyzed in order to describe the clinical and pathological characteristics of the incident cases as well as their spatial and temporal distribution. The incidence rates expressed in new cases per year per 100000 inhabitants were standardized on the world age, calculated with 95 % confidence intervals and compared to national estimates for the same period.


Results

Incident bladder tumor cases were recorded in 291 women, corresponding to a standardized incidence on the world age of 3.85 [3.32–4.37] new cases per year per 100,000 population, 54 % higher than the national estimates of 2012 and 2015. Median age of diagnostic was 75.9 years. Sex ratio was 19.41 % (W/M). Tumors were predominantly non-muscle-invasive (52 %), high grade (69 %) and without associated carcinoma in situ (Cis) (49 %). The two most affected territories were Marseille and Aubagne-La Ciotat.


Conclusion

The REVELA13 observatory has improved our epidemiological knowledge on female bladder tumors in Bouches-du-Rhône county and highlighted a local over incidence.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Cancer / Vessie / Femme / Épidémiologie
Mots-clés:
bladder cancer / female / epidemiology
Sédentarité et incontinence urinaire chez la femme : une revue de littérature
Sedentary lifestyle and urinary incontinence in women: A literature review
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 973-979


Objectif

La sédentarité est définie par une insuffisance d’activités mobilisatrices régulières dans les activités de la vie quotidienne. L’objectif de ce travail était de rassembler les données concernant le lien potentiel entre sédentarité et incontinence urinaire chez la femme.


Méthode

Une revue de littérature (bases de données Pubmed/MEDLINE) à partir des mots clés : femmes, incontinence urinaire, sédentarité, comportement sédentaire, style de vie sédentaire, activité physique, exercice, sport, sur la période 2008–2018 a été réalisée.


Résultats

Cinq études transversales observationnelles ont été analysées. Les données étaient globalement en faveur d’un lien entre comportement sédentaire et incontinence urinaire chez la femme. Plusieurs facteurs confondants potentiels (âge, indice de masse corporelle, comorbidités, environnement socio-familial) ont été identifiés dans la littérature. Les mécanismes physiopathologiques restent mal établis incluant potentiellement les facteurs métaboliques, les facteurs posturaux, les dysfonctions musculaires. Peu d’articles respectaient la définition stricte de la sédentarité, et aucune étude prospective étudiant le lien de causalité entre sédentarité à moyen ou long terme n’a été mise en évidence.


Conclusion

Les données limitées disponibles dans la littérature semblent indiquer que la sédentarité est un facteur de risque d’incontinence urinaire féminine. De nombreux facteurs confondants ont été identifiés, justifiant des études complémentaires étudiant plus précisément le lien de causalité entre sédentarité et incontinence urinaire chez la femme.


Aim

The sedentary lifestyle is defined by a lack of regular mobilizing activities in the activities of daily life. The purpose of this work was to gather data related to the potential link between urinary incontinence and sedentary lifestyle in women.


Method

A literature review (Pubmed/MEDLINE databases) based on keywords: women; urinary incontinence; sedentary; sedentary behavior; sedentary lifestyle; physical activity; exercise; sport, over the period 2008–2018 was carried out.


Results

Five cross-sectional observational studies were analyzed. Overall, the data supported a link between sedentary behavior and urinary incontinence in women. Several potential confounding factors (age, body mass index, comorbidities, lower socio-familial support) have been identified in the literature. Pathophysiological mechanisms remain poorly established, potentially including metabolic factors, postural factors and muscle dysfunctions. Few articles respected the strict definition of sedentary lifestyle, and no prospective study investigating the causal link between meddle or long-term sedentary was highlighted.


Conclusion

The limited data available in the literature suggests that sedentary lifestyle is a risk factor for female urinary incontinence. Many confounding factors have been identified, justifying further studies evaluating more specifically the causal link between sedentary lifestyle and urinary incontinence in women.

Mots clés:
Femmes / incontinence urinaire / Sédentarité / Comportement sédentaire / Style de vie sédentaire
Mots-clés:
Women / Urinary incontinence / Sedentary / Sedentary behaviour / Sedentary lifestyle
Troubles sexuels chez les patients atteints de lésions médullaires
Sexual disorders among spinal cord injury patients
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 980-986


But

La lésion médullaire (LM) peut altérer à des degrés variables la sexualité des patients. L’objectif de cette étude était d’évaluer les dysfonctions sexuelles (DS) chez un échantillon de patients atteints de LM tunisiens et de déterminer les facteurs associés à ces DS.


Matériels et méthodes

Étude descriptive transversale réalisée sur un échantillon de 30patients atteints de LM. La sexualité a été évaluée par : Male Sexual Quotient (MSQ) et Sexual Health Inventory for Men (SHIM). D’autres paramètres ont été collectés : sociodémographiques, cliniques, capacité fonctionnelle, profil psychologique, et qualité de vie (QDV) (Short-Form 36 : SF36).


Résultats

L’âge moyen était de 41±9,6 ans (23–56). La fréquence des DS dans notre étude était 69,2 %. Les items les plus touchés du MSQ (76 %) étaient l’érection, l’orgasme, la séduction et la performance. Les DS étaient associées à une altération des domaines de SF36. Nous avons noté des corrélations positives, d’une part entre le score MSQ et les sous scores limitations liées à l’état physique (RP) et santé générale (GH) de SF36 et d’autre part entre le SHIM et les sous scores RP, la composante mentale (MCS) et physique (PCS). Le score MSQ était corrélé négativement avec le score HAD. Aucune autre association n’a été notée.


Conclusion

Notre étude a montré une fréquence élevée de DS chez les patients atteints de lésions médullaires notamment tunisiens. Les DS étaient associées essentiellement à une dégradation de la QDV et au profil anxio-depressif. L’absence d’autres associations pourrait être expliquée par la particularité de notre culture qui considère encore la sexualité et les DS comme un sujet tabou et secondaire.


Objective

Spinal cord injury (SCI) can alter to varying degrees patients’ sexuality. The goals of this study were to evaluate sexual dysfunctions (SD) among a sample of Tunisian patients with SCI and to determine the associated factors.


Methods

A cross-sectional descriptive study was conducted on a sample of 30 patients with SCI. Sexuality was evaluated by : Male Sexual Quotient (MSQ) and Sexual Health Inventory for Men (SHIM). Other parameters were collected : sociodemographic, clinical, functional capacity, psychological profile and quality of life (QoL) (Short-Form 36 SF36).


Results

The mean age was 41±9.6 years (23–56). The frequency of SD in this study was 69.2 %. The most affected items in the MSQ (76 %) were erection, orgasm, seduction and performance. The SD were associated with alteration of SF36 domains. We noted positive correlations on the one hand between the MSQ score and the role physical (RP) and general health (GH) sub scores of SF36 and on the other hand between the SHIM and the sub scores RP, mental and physical component score (MCS and PCS). The MSQ score was negatively correlated with the HAD score. No other associations were noted.


Conclusion

Our study showed a high frequency of SD in SCI patients including Tunisians. SD were mainly associated with impaired QOL and the anxio-depressive profile. The absence of other associations could be explained mainly by the peculiarity of our culture which still considers sexuality and SD as a taboo and secondary subject.

Mots clés:
sexualité / Lésion médullaire / Qualité de vie / Psychologie / Culture
Mots-clés:
Sexuality / spinal cord injury / Quality of life / Psychology / Culture
Comment je m’assure de la bonne qualité d’une IRM de la prostate ?
How can I be sure a prostate MRI is well done?
2018
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F107, suppl. 4


L’IRM prostatique est incontournable dans la prise en charge du cancer de prostate à toutes les étapes, pour la détection, le bilan d’extension, puis pour le bilan de récidive post-thérapeutique. Un examen de qualité nécessite d’abord une bonne préparation du patient, puis une technique d’acquisition et un compte rendu standardisés. Notre article vise à établir des critères de qualité bien codifiés pour la réalisation d’une IRM de prostate.


Prostate MRI is now essential in prostate cancer management, at the beginning of the disease for detection and extension diagnosis, and afterwards in case of biological recurrence. A good patient preparation, standardized acquisition techniques and reports are needed for a good exam. Our article aims to define quality standards to perform a good prostate MRI.

Mots clés:
Cancer prostatique / IRM / Critères de qualité
Mots-clés:
prostate cancer / MRI / Quality standards
Comment je prescris un traitement par injection de XIAPEX ® (Collagenase clostridium histolyticum) dans la maladie de La Peyronie
How to prescribe XIAPEX ® injection (Collagenase clostridium histolyticum) for Peyronie's disease
2018
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F112, suppl. 4


La maladie de La Peyronie est une pathologie grave et invalidante avec une prévalence hautement sous évaluée. Le Xiapex® est le premier traitement disponible en France ayant reçu une AMM avec une utilisation possible à tout stade de la maladie. Ce traitement, très attendu en France, permet d’enrichir l’arsenal thérapeutique préexistant. Cependant son coût et l’absence de prise en charge par la sécurité sociale risque d’être un frein à sa prescription (800 euros l’injection). Son usage nécessite une formation obligatoire pour tout urologue souhaitant le prescrire.


Peyronie's disease is a serious and crippling illness highly underestimated. Xiapex® is the first treatment available in France that has received a marketing authorization with a possible use at any stage of the disease. This treatment, highly anticipated in France, enriches the pre-existing therapeutics. However, its cost and lack of support by social security might be an important brake for prescribing it (800 euros/injection). Its use requires mandatory training for any urologist wishing to prescribe it.

Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
La réalisation de biopsie systématique permet-elle d’optimiser les indications opératoires pour le traitement des petites tumeurs du rein ?
2018
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F115, suppl. 4


Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
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Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
Le point sur les masses rétropéritonéales : pièges à éviter et recommandations de prise en charge
Focus on retroperitoneal masses: Traps to avoid and recommendations
2018
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F93, suppl. 4


Introduction

L’objectif de cette étude était de rappeler les pièges diagnostiques et les recommandations de prise en charge d’une masse rétropéritonéale.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée avec les mots clés : masse rétropéritonéale, réseau, diagnostic, recommandations, chirurgie.


Résultats

Un envahissement des organes de voisinage, des symptômes abdominaux ou un syndrome endocrinien peuvent évoquer une histologie extra-rénale. La tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne reste l’examen de référence. Des dosages hormonaux sont nécessaires en cas d’origine surrénalienne. La biopsie coaxiale par voie rétropéritonéale est recommandée avec congélation et relecture anatomopathologique. La résection chirurgicale en marges saines doit être planifiée en fonction du type histologique, en évitant une résection incomplète ou une effraction qui peut impacter sur la survie du patient.


Conclusion

Les tumeurs rétropéritonéales extra-rénales sont des tumeurs rares dont le pronostic est conditionné par la démarche diagnostique et la prise en charge initiale.


Introduction

The aim of this study was to call back the diagnostic traps and the recommendations for treatment of a retroperitoneal mass.


Methods

A review of the literature was conducted using following keywords: retroperitoneal mass, network, diagnostic, recommendations, surgery.


Results

Invasion of contiguous organs, abdominal symptoms or endocrine syndrome can evoke an extra-renal histology. Thoraco-abdomino-pelvic computerized tomography (CT) is the standard imagery. Hormonal dosages are necessary in case of adrenal origin. Retroperitoneal coaxial biopsy is recommended with freezing and pathological verification. The surgical resection with negative margins should be planned according to pathology findings, with avoiding an incomplete resection or effraction, which could impact on patient's survival.


Conclusion

Retroperitoneal extra-renal tumors are rare tumors which prognosis is directly related to diagnostic procedure and initial management.

Mots clés:
Masse rétropéritonéale / Réseau / Diagnostic / Recommandations / Chirurgie
Mots-clés:
Retroperitoneal mass / Network / Diagnosis / Recommendations / Surgery
Le traitement non chirurgical du prolapsus : quels pessaires pour qui et comment les prescrire ?
Conservative treatment of prolapse: Which pessaries for whom and how to prescribe them?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F99, suppl. 4


Le prolapsus est une pathologie courante puisque la prévalence atteint 50 % chez la femme d’âge moyen multipare et qu’elle augmente avec l’âge. Le traitement du prolapsus symptomatique peut être conservateur et reposer sur la rééducation ou la mise en place de pessaire. On différencie deux catégories de pessaires : les pessaires de comblement et les pessaires de soutien. Leur utilisation a pour but de réduire la symptomatologie liée au prolapsus. Leur utilisation est simple, le choix du pessaire dépendra de l’interrogatoire, de l’examen clinique et de l’adhésion de la patiente. Dans plus de 80 % des cas, on peut adapter le pessaire à l’anatomie de la patiente. Le suivi doit est régulier afin d’éviter les complications, celles-ci étant exceptionnellement sévères. Lorsque le pessaire est adapté, le taux de satisfaction des patientes est important pour un taux de complication faible. C’est un traitement à envisager en première intention.


Prolapse is a common pathology as the prevalence reaches 50 % for middle-aged multiparous women and increases with aging. Symptomatic prolapse treatment can be conservative and based on physiotherapy or on pessary use. Two kinds of pessaries can be considered: filling type and supporting type. Their use aim to reduce prolapse symptomatology. Their utilization is simple. The choice of pessary depends on the history, on the clinical examination and on the patient compliance. For more than 70% of patient cases the pessary can be adapted to the patient anatomy. The monitoring must be done on a regular basis to avoid to avoid complications, which are seldom severe. If the pessary is well adapted, the patient satisfaction rate is high with a low complication rate. Actually, it is a first choice treatment.

Mots clés:
prolapsus / Pessaire / Non complication
Mots-clés:
Prolapse / treatment / Pessary
Résistances bactériennes : que doit savoir l’urologue ?
Bacterial resistances: What should the urologist know?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F103, suppl. 4


À l’heure de l’augmentation des résistances et de la consommation des antibiotiques dans le monde, la maîtrise et la compréhension des principaux mécanismes de résistances bactériennes paraissent aujourd’hui essentielles pour les urologues. L’objectif de cet article est de permettre aux urologues de mieux appréhender les mécanismes de résistances bactériennes des entérobactéries auxquelles ils sont confrontés dans une démarche d’amélioration et de rationalisation de la prescription antibiotique. Nous développons ici les mécanismes de résistances enzymatiques des entérobactéries vis-à-vis de la grande famille des β-Lactamines.


At a time of increasing antibiotic resistance and consumption worldwide, understanding of the main mechanisms of bacterial resistance seems essential for urologists. The aim of this article is to allow urologists to better understand the mechanisms of bacterial resistance of enterobacteriaceae that they face in a process of improvement and rationalization of the antibiotic prescription. Here we develop the enzymatic resistance mechanisms of enterobacteriaceae with respect to the large family of beta-Lactams.

Mots clés:
Résistance bactérienne / β-Lactamine / Entérobactéries / BLSE
Mots-clés:
Bacterial resistance / Beta-Lactam / Enterobacteriaceae / ESBL
Adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

La technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée initialement développée comme alternative à l’adénomectomie voie haute (AVH) a vu son rôle fortement limité par l’essor de l’énucléation endoscopique de la prostate. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure.


Méthodes

Une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée postérieure trans-vésicale est présentée à travers le cas d’un homme de 68 ans présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une prostate de 113cc obstructive.


Résultats

Le patient est positionné en Trendelenburg avec mise en place de 6 trocarts dont 3 pour les bras du robot, un pour l’optique et deux pour l’aide opératoire. La vessie est remplie à l’aide d’une sonde pour faciliter son repérage et une cystotomie horizontale est effectuée. Une incision au niveau du col vésical est effectuée sur tout le pourtour de l’empreinte prostatique. Le plan de la capsule est suivie toute autour de l’adénome et l’urètre est pour finir incisé pour détacher la pièce. Puis le col vésical est solidarisé à l’urètre par un V-Lock et la cystotomie est refermée.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité d’une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure. La forte réduction de la morbidité de la voie robot-assistée comparée à l’AVH par voie ouverte pourrait faire garder un rôle à l’adénomectomie prostatique robotique dans les centres n’ayant pas de morcellateur.

Mots clés:
B. / R. / A. / B.
Adénomectomie transvésicale : améliorer les résultats de la voie haute par une voie mini-invasive
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

Montrer la technique d’adénomectomie cœlioscopique robotisée par voie transvésicale.


Méthodes

Le cas d’un patient de 64 ans présentant une récidive volumineuse d’une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique est exposé.

La prostate de 137mL est traitée par une adénomectomie prostatique robotisée permettant l’énucléation de l’adénome tout en assurant une hémostase progressive.

Une trigonisation à la façon d’une anastomose urétrovésicale est réalisée pour permettre un passage aisé de la sonde.


Résultats

Parmi les 15 patients ayant bénéficié de cette technique, 70 % ont pu avoir leur ablation de la sonde au 2e jour.

L’IPSS médian à 3 mois était de 3.

Aucune incontinence urinaire n’était présente à 3 mois.


Conclusion

L’adénomectomie prostatique robotisée est une alternative mini-invasive à l’adénomectomie ouverte. Elle peut être mise en balance avec les techniques d’énucléation endoscopique, plus longue et nécessitant une longue courbe d’apprentissage.

Mots clés:
J.-A. / J.B. / C. / G. / C.
Affinement de la stratification du risque de cancer de la prostate détecté par biopsie transrectale par biopsie transpérinéale en fusion élastique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 716, suppl. 13


Objectifs

Évaluer la biopsie transpérinéale en fusion élastique (TPER-B) guidée par l’image dans la stratification du risque de cancer de la prostate de risque faible à intermédiaire détecté par biopsie transrectale-échographique (TRUS-B) lorsque les estimations du grade et du volume de cancer discordent avec l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRM).


Méthodes

Tous les patients référés pour une surveillance active ou une prise en charge d’organe conservatrice ont été revus collégialement pour évaluer la cohérence des résultats TRUS-B et de l’IRM. Une TPER-B guidée par l’image de la cible index (CI), définie comme la plus grande lésion de PI-RADS-v2≥3 a été organisée pour les cas discordants. L’anatomopathologie a analysé le score de Gleason, la longueur tumorale maximale (LTM) et la longueur tumorale totale (LTT).


Résultats

Sur 237 patients atteints d’un cancer de la prostate (1–4/2018), 30 ont eu besoin de TPER-B pour la stratification du risque. Les LTM dans la CI étaient plus fortes pour TPER-B [moyenne (IC95 %) : 2,6mm (1,9–3,3) vs 6,9 (5,0–8,8), p <0,0001], comme les LTT [3,6mm (2,6–4,5) vs 19,7 (11,6–27,8), p =0,0002] que TRUS-B. Quatorze sur trente (46,7 %) ont répondu à la définition 1 de l’University College London, et 18/30 (60,0 %) à la définition 2, ce qui correspond à des cancers cliniquement significatifs<0,5mL et <0,2mL, respectivement. Sept sur seize (43,8 %) patients en surveillance active ont été traités par prostatectomie (n =5) ou par radiothérapie (n =2). Chez 14 patients non encore assignés, la stratification du risque de TPER-B a confirmé le choix d’un traitement à visée curative (13/14, 92,9 %) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La biopsie transpérinéale guidée par l’image de la cible index a fourni plus de matériel tumoral pour l’anatomopathologie. La réévaluation du volume et du grade du cancer a orienté la majorité des patients vers des groupes à risque plus élevé et des traitements à visée curative.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Amélioration dans le temps des résultats de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) : évaluation monocentrique de 370 procédures consécutives sur 6 années
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724, suppl. 13


Objectifs

Le développement de la chirurgie robotique a modifié les pratiques de nombreuses interventions en urologie, mais les principaux bénéfices de cette innovation sont observés en chirurgie conservatrice du rein. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution des résultats de la NPRA dans le temps permettant d’appréhender la courbe d’apprentissage de cette technique au sein d’un centre de référence dans le traitement des tumeurs rénales.


Méthodes

Tous les patients consécutifs traités par NPRA pour une tumeur rénale primitive entre avril 2010 et janvier 2017 ont été inclus de manière prospective dans la base de données du cancer du rein UROCCR. Les données démographiques, les caractéristiques tumorales, les modalités chirurgicales et les résultats oncologiques, fonctionnels et sécuritaires étaient collectées. Une comparaison entre les premières NPRA réalisées entre 2010 et 2014 (période 1) et les NPRA récentes, réalisées entre 2016 et 2016 (période 2) a été effectuée pour analyser l’évolution des indications et des résultats des NPRA au cours du temps.


Résultats

Sur 370 NPRA consécutives, 165 et 205 ont été respectivement réalisées au cours des périodes 1 et 2. Durant la période 2, la taille tumorale était augmentée (3,6 vs 3cm, p <0,001) et les tumeurs complexes plus fréquentes (16,7 vs 5,8 %, p <0,001). Les indications impératives (19,5 vs 9,1 %, p =0,005), les procédures sans clampage (15,1 vs 4,9 %, p =0,002) ou sous clampage sélectif (46,3 vs 17,1 %, p <0,001) ont augmenté au cours de la période 2. Les taux de transfusion, de complications per- ou postopératoires ou de reprise ont été abaissés au cours du temps sans différence significative. La durée d’hospitalisation médiane a été diminuée de 5 à 3jours (p <0,001). Le taux de marges positives a été fortement diminué, passant de 10,5 à 2,2 % (p =0,002) (Fig. 1).


Conclusion

Bien que l’assistance robotique soit souvent considérée comme intuitive, nos données suggèrent qu’une expérience importante est nécessaire à l’amélioration des résultats de la NPRA. Avec ce niveau d’expertise, on peut observer d’excellents résultats de la NPRA.

Mots clés:
N. / G. / V. / H. / G.
Analyse de la cellularité du liquide intrakystique lors des néphrectomies partielles et élargies pour kystes rénaux Bosniak III ou IV
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724, suppl. 13


Objectifs

Les kystes rénaux Bosniak III–IV relèvent d’une néphrectomie partielle en raison du risque de malignité rapporté : 30–60 % pour les Bosniak III et près de 90 % pour les Bosniak IV. La rupture kystique peropératoire est à risque théorique de dissémination tumorale (« spillage ») sans impact démontré sur la survie sans récidive. L’objectif de l’étude était d’analyser la cellularité du liquide intrakystique.


Méthodes

Tous les patients opérés d’une tumeur kystique dans notre centre entre novembre 2017 et avril 2018 ont été inclus. Les données cliniques et radiologiques étaient colligées de manière prospective avec classification selon Bosniak des kystes. Après exérèse opératoire, le liquide intrakystique était ponctionné au bloc opératoire, puis envoyé en frais en anatomopathologie. Après obtention d’un culot cellulaire par centrifugation, un examen cytologique direct recherchait la présence de cellules tumorales. Le culot était fixé pour analyse immunohistochimique (recherche des marqueurs pax-8 et ca-ix) et congelé pour analyse ultérieure de l’ADN tumoral.


Résultats

Vingt patients ont été inclus au total, dont 62 % de kystes Bosniak IV et 22 % de Bosniak III. Seize pour cent des kystes étaient non classables ou survenaient chez des patients avec maladie de von Hippel-Lindau. Deux patients ont été opérés par néphrectomie élargie, tous les autres par néphrectomie partielle. Environ 30 % des patients étaient opérés par laparoscopie robot-assistée. L’analyse histologique finale retrouvait 14 carcinomes rénaux à cellules claires, dont 1 tumeur multiloculaire, 2 carcinomes papillaires, 2 chromophobes et 2 tumeurs bénignes finalement exclus de l’étude (néphrome kystique et adénome métanéphrique). La ponction était réalisable dans 55 % des cas. Tous les liquides ponctionnés ont été analysés. La cytologie ne retrouvait aucune cellule tumorale et l’immunohistochimie ne mettait pas en évidence de marqueur tumoral rénal.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la composante liquidienne est acellulaire chez des patients porteurs de carcinomes rénaux classés Bosniak III ou IV. Ces données préliminaires pourraient expliquer l’absence de sur-risque de récidive en cas de rupture kystique peropératoire.

Mots clés:
J. / C. / A. / V. / C.
Analyse de la courbe d’apprentissage de l’énucléation endoscopique de la prostate au laser greenlight par une modélisation multivariée : étude internationale multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648, suppl. 13


Objectifs

L’énucléation endoscopique au laser greenlight (greenlep) est une procédure qui nécessite un apprentissage considéré comme une limitation à la généralisation de cette technique bien qu’à notre connaissance, aucune étude n’a cherché à intégrer l’évaluation de la courbe d’apprentissage du greenlep dans un modèle multivarié selon une approche moderne adaptée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage du greenlep par une modélisation multivariée.


Méthodes

Étude internationale multicentrique réalisée sur une cohorte de patients opérés consécutivement par greenlep par 5 chirurgiens. Pour chaque patient, l’expérience du chirurgien (EXP) a été défini comme le nombre total de greenlep effectués par chaque opérateur. Les critères de jugements était le trifecta (absence de conversion en rtup et une durée opératoire<90minutes) et le pentafecta (trifecta et absence de complications postopératoires et d’incontinence urinaire). Les covariables étaient : le volume prostatique, l’âge et un traitement anticoagulant. Des coefficients dérivés des modèles multivariés mixtes ont été utilisés pour calculer le trifecta et pentafecta ajusté. Une méthode de lissage polynomial local a été utilisée pour représenter les courbes.


Résultats

Au total, 980 patients opérés par greenlep ont été inclus dans cette étude. L’expérience moyenne des chirurgiens était de 196 procédures. Le volume médian prostatique était de 94mL (70–120mL). Le taux d’acomplissement du trifecta et du pentafecta était de 785 (84 %) et de 597 cas (66 %). L’augmentation du niveau d’expérience du chirurgien était associée à une réduction du temps opératoire (1re estimation du spline −4,41minutes par 25 cas ; p <0,0001), à une augmentation du taux d’accomplissement du trifecta (or =1,1 ; p <0,001) et du pentafecta (or =1,2 ; p =0,04). La relation entre exp et trifecta/pentafecta s’est révélée non linéaire, avec une augmentation du trifecta et du pentafecta du 1er au 150e cas avec un plateau observé après 200 cas.


Conclusion

Les résultats périopératoires du greenlep sont fortement influencés par l’exp. D’après cette modélisation multivariée, la première du genre pour une technique d’énucléation endoscopique de la prostate, la longueur de la courbe d’apprentissage du greenlep pourrait être estimée entre 150 et 200 cas.

Mots clés:
Z. / B. / R. / R. / E.
Analyse des causes de déprogrammation/annulations en ureteroscopie souple et rationnel pratique pour l’utilisation des ureteroscopes usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735, suppl. 13


Objectifs

L’ureteroscopie souple (us) a une place prépondérante dans l’urologie contemporaine. Cette technique a étendu les possibilités de soins en urologie, mais elle a aussi engendré une augmentation du niveau d’équipement, d’organisation et de technicité pour l’urologue et son établissement (pompe à pression, laser, gestion du risque infectieux préopératoire). L’objectif de ce travail était d’analyser les causes de déprogrammation/annulation et leurs impacts sur l’activité d’ureteroscopie souple.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des patients ayant eu une us entre mars et décembre 2017 (lithiase, diagnostic et traitement conservateur de tumeur de la voie excretrice supérieure). Les us étaient programmées par 8 opérateurs différents (5ph, 3 cca) et effectuées avec un parc de 5 ureteroscopes réutilisables (usr). Les causes de déprogrammation répertoriées étaient : gestion inadaptée du risque infectieux préopératoire (ecbu non faite ou prescription d’anti-infectieux inadaptée), ureteroscope non disponible, autre matériel non disponible. Le critère de jugement principal était l’annulations/déprogrammation pour matériel indisponible.


Résultats

Au total, 390 us étaient programmées du 1 mars au 31 décembre 2017. Cent quatre (27 %) us ont été annulées/reprogrammées : 57 (55 %) pour us non disponible (panne et réparation), 35 (34 %) gestion inadaptée du risque infectieux, 12 (12 %) panne de laser. Au 1er mars 2017, les 5 usr avaient une durée de vie moyenne de 4 ans [1–8]. En 2017, la durée moyenne d’immobilisation pour réparation était de 200jours/usr [100–249] et le nombre médian d’usr disponible était de 1/jour (maximum 3/jour en mars diminuant à 0/jour en mai 2017). À partir de juin 2017, les ureteroscopes souples à usage unique (usuu) ont permis : de diminuer à 0 % le risque d’annulation pour usr non disponible, de compenser une médiane d’usr disponible de 1/jour opératoire, de réaliser une moyenne de 17 us/mois, soit 59 % des ureteroscopes souples employés sur cette période.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective de l’activité d’ureteroscopie souple dans notre établissement en 2017, l’indisponibilité d’un usr pour panne/réparation était la principale cause de déprogrammation/report/annulation d’une ureteroscopie souple. L’adoption des usuu en support aux usr a permis de maintenir une activité habituelle dans notre établissement malgré des cycles de réparations importants et non prévisibles de notre parc d’usr.

Mots clés:
R.
Annonce du cancer au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) : données de la cohorte prospective française VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 717, suppl. 13


Objectifs

L’information transmise au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) est très variable. Or, les patients bien informés sont plus impliqués dans les décisions partagées et adhèrent davantage aux protocoles de suivi. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’information perçue par le patient au moment du diagnostic de TVNIM à partir des données prospectives de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN consiste en un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans. Les données reportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires. Parmi les 162 patients pris en charge dans VICAN pour un cancer de la vessie, 118 (75,1 %) avaient une TVNIM au diagnostic. Le terme utilisé pour définir la pathologie lors de la consultation d’annonce a été évalué prospectivement auprès des patients.


Résultats

Parmi les patients pris en charge pour une TVNIM dans la cohorte VICAN, 83,1 % étaient des hommes et l’âge médian était de 70 ans. Seuls 26,8 % des patients ont déclaré avoir entendu le mot « cancer » à l’annonce du diagnostic de TVNIM. À l’inverse, 73,2 % d’entre eux ont reporté l’utilisation d’autres termes, incluant « tumeur » dans 22,0 % des cas, « polype » dans 24,8 % des cas et « carcinome » dans 17,1 % des cas. Il y avait une différence significative entre les TVNIM et les TVIM concernant l’utilisation du mot « cancer » au diagnostic (26,8 versus 63,3 %, p <0,001).


Conclusion

Dans cette étude prospective, trois-quarts des patients pris en charge pour une TVNIM n’avaient pas intégré la notion de « cancer » au moment du diagnostic, soulignant la nécessité de délivrer une information appropriée afin d’améliorer l’adhésion aux protocoles de soins et le suivi au long court.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657, suppl. 13


Objectifs

Les dysfonctionnements vésico-sphinctériens peuvent être associés aux valves de l’urètre postérieur (vup). Leur évaluation par un bilan urodynamique (bud) est un paramètre important pour guider la prise en charge thérapeutique.

L’objectif de notre étude était d’étudier l’apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant.


Méthodes

Notre étude est descriptive, rétrospective, regroupant 43 enfants porteurs de valves de l’urètre postérieur (vup), suivis durant la période de janvier 1995 jusqu’à décembre 2017 et ayant présenté des troubles du bas appareil urinaire et/ou une détérioration de la fonction rénale après cure des vup. Tous les enfants ont eu un bilan urodynamique.


Résultats

L’âge moyen initial était de 15,8 mois. En préopératoire, la clairance de la créatinine était au-dessous de 60mL/min chez 32 patients. Après cure des vup, l’aggravation de la fonction rénale a été notée chez 74,4 % des cas. Une aggravation des troubles mictionnels a été notée chez 50 % des enfants. Au bud, des anomalies ont été objectivées chez 31 patients. Un résidu postmictionnel significatif chez a été trouvé chez 79 % des cas. La cystomanométrie a révélé une vessie hypocompliante 55,8 % des cas ; un détrusor hypertonique chez 36,5 % des cas. Une dyssynérgie vésico-sphinctérienne a été diagnostiquée chez 6 patients. L’agrandissement vésical associé à une dérivation de type mitrofanoff a été indiqué et réalisé chez 3 patients. Le cathétérisme intermittent a été indiqué chez 13 patients.


Conclusion

Le dysfonctionnement vésico-sphinctérien associé aux vup peut à l’origine d’une détérioration de la fonction rénale après cure chirurgicale. Le bud est le meilleur moyen d’analyser l’équilibre vésico-sphinctérien dans son ensemble et de proposer ainsi la prise en charge la plus adaptée.

Mots clés:
R. / Y. / M. / M. / T.
Astuces de la NLPC en position supine en fonction du morphotype du patient et du siège des calculs
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756, suppl. 13


Objectifs

Évaluer différentes astuces pour optimiser les résultats de la NLPC en position supine selon :

– la morphologie des patients ;

– les caractéristiques des reins (rein fixe, hydronéphrose majeure) et les caractéristiques des calculs (coralliforme, multiple, rénale et urétérale).


Méthodes

Évaluer les meilleures positions supines pour faciliter l’abord du calice inférieur et le traitement des patients obèses.

Évaluer l’utilité du repérage fluoroscopique, échographique ou mixte.

Utilité des trajets multiple dans le traitement des calculs coralliformes et l’intérêt de la position supine pour le traitement combiné avec l’urétéroscopie.

Évaluer l’utilité du drainage par une sonde vésicale.


Résultats

La position du patient conditionne la prise en charge : l’adduction et la rotation interne du membre inférieur homo-latéral au calcul facilite le traitement des lithiases calicielles inférieures.

Pour les patients obèses la traction de l’abdomen vers le côté controlatérale facilite le traitement.

Le repérage mixte est l’idéal cependant le repérage échographique est essentielle en cas d’hydronéphrose majeure.

La position supine permet de faire un traitement combiné en diminuant le temps opératoire et les complications dans les calculs complexes (trajets multiples).

La fragmentation par une source mixte ultrasons pneumatique donne de meilleur résultat que le laser dans les gros calculs et en termes de lithiase résiduelle.

Le drainage rénale peut se faire par une sonde vésicale ch 10 ou 12 avec gonflement du ballonnet : intérêt hémostatique.


Conclusion

La NLPC en position supine est une technique mini invasive sûre et reproductible.

Différents artifices sont possibles pour adapter et faciliter le traitement des calculs devant des situations particulières en fonction des variations individuelles et des caractéristiques des calculs.

Mots clés:
A.
Base pédagogique de la reconnaissance endoscopique des calculs, étude prospective monocentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 675, suppl. 13


Objectifs

L’analyse infrarouge partielle d’un calcul fragmenté n’a une concordance diagnostique que de 60 %, alors qu’elle est de plus de 95 % dans le cas de l’examen morphoconstitutionnel d’un calcul entier. Notre objectif est d’évaluer, chez les urologues en formation, la réalisation et l’efficacité de l’enseignement de la reconnaissance endoscopique de la morphologie des calculs proposée par le clAFU.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective monocentrique réalisée de décembre 2017 à mai 2018 soumettant pour analyse aux urologues en formation de notre centre, une image numérique (urf-v olympus) de surface (Figure 1) et de section (Figure 2) d’un calcul. Quatre questions à choix multiples posées portaient sur la description de la morphologie de surface et de la section, sa composition et les étiologies à rechercher. Un score de concordance allant de 1 à 4 était alors attribué en fonction des réponses. Deux calculs étaient soumis par mois avec résultats et corrections au cours d’une réunion dédiée de service.


Résultats

Un total de 9 calculs purs ou mixtes a été analysés par 15 urologues en formation. La moyenne des résultats était de 1,73/4 initialement, puis de 1,93 à 3,33/4 au cours de l’étude. Les taux de bonnes réponses à la reconnaissance de surface et de section étaient initialement de 26,7 % puis de 13,3 à 80 % en fonction de la complexité de la morphologie à décrire. Il en a résulté une reconnaissance parfaite du calcul dans 40,7 % des cas et une recherche étiologique concordante dans 55,6 % des cas.


Conclusion

Nous proposons ce premier travail du genre, facile et rapide à mettre en place afin de former les urologues pour l’acquisition d’une compétence dans l’approche diagnostique systématique des calculs in situ. Ces bases pédagogiques, didactiques at applicables d’emblée en pratique courante permettraient aux urologues d’être au centre de la prise en charge de la maladie lithiasique.

Mots clés:
C. / G. / A. / V. / S.