Traitement endoscopique des urétérocèles de diagnostic anténatal.

16 juillet 2001

Mots clés : malformation de la voie urinaire supérieure, urétérocèle, dépistage anté-natal, chirurgie endoscopique
Auteurs : Barret E, Pfister C, Sibert L, Thoumas D, Massy J, Grise P
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 529-534
INTRODUCTION : Les auteurs rapportent une série de 16 enfants ayant présenté une urétérocèle diagnostiquée en période anté-natale et traités d'emblée, en période néo-natale, par incision endoscopique . Le but de ce traitement est d'assurer une décompression efficace de l'urétérocèle.
MATERIEL ET METHODES : Le bilan post-natal immédiat a recensé 17 urétérocèles dont 7 étaient intra-vésicales (avec une forme bilatérale) et 10 étaient ectopiques. L'ouverture endoscopique a permis l'affaissement de toutes les urétérocèles et, le plus souvent, l'amélioration de la fonction rénale. Un reflux vésico-urétéral est apparu secondairement chez 7 enfants ayant présenté une forme ectopique de la pathologie, il existait d'emblée chez deux autres.
RESULTATS : Chez les patients porteurs d'une forme intra-vésicale, le traitement endoscopique s'est avéré efficace à lui seul et aucun geste complémentaire n'a été nécessaire. En revanche, dans les formes ectopiques, un deuxième temps opératoire s'est imposé dans 9 cas: l'existence d'un reflux vésico-urétéral (8 cas) a nécessité une résection de l'urétérocèle avec reconstruction vésicale et réimplantation urétérale selon Cohen. Dans un cas, une urétéronéphrectomie totale a été réalisée du fait de l'absence complète de fonction du rein concerné.
CONCLUSION : L'ouverture endoscopique, pratiquée précocement peut être considérée comme le traitement de première intention des urétérocèles de diagnostic anté-natal. Sa principale complication reste l'apparition secondaire d'un reflux vésico-urétéral. Une surveillance radiologique apparaît donc indispensable.