Traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale par endopyélotomie rétrograde à la lame froide

16 juillet 2001

Mots clés : hydronéphrose congénitale, jonction pyélo-urétérale, sténose, chirurgie endoscopique, endo-pyélotomie
Auteurs : Devevey JM, Michel F, Randrianantenaina A, Cercueil JP
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 244-255
EXPOSÉ DU SUJET : Le traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale (JPU) repose classiquement sur la résection-anastomose par chirurgie ouverte. Moins invasives, les endopyélotomies réalisent une incision de la jonction par voie endoscopique antégrade ou rétrograde. Notre expérience en matière d'endopyélotomie rétrograde à la lame froide (ERLF) est présentée et confrontée aux autres techniques.TYPES ET MOYENS DE L'ÉTUDE : Treize patients (3 hommes et 10 femmes) d'âge moyen 55,3 ans ont bénéficié d'une ERLF sous contrôle urétéroscopique et radioscopique pour sténose primitive (10/13) ou secondaire (3/13) de la JPU. L'efficacité clinique et urographique de la méthode fait l'objet d'une étude rétrospective.
RÉSULTATS : Les durées médianes d'intervention et d'hospitalisation sont respectivement de 40 mn et 4 jours. Le taux de complications post-opératoires est de 15,4% (deux infections urinaires). Onze patients sur treize sont actuellement asymptomatiques avec un recul moyen de 26,5 mois. Les contrôles urographiques (suivi moyen 11,9 mois) montrent une jonction reperméabilisée de façon satisfaisante dans 84,6% des cas (1 sténose asymptomatique, 1 sténose symptomatique reprise par chirurgie ouverte).
CONCLUSION : Comparée aux autres traitements des sténoses de la JPU, l'ERLF est simple, peu invasive, réduit les temps d'intervention et d'hospitalisation et présente donc un bon rapport coût-efficacité.