Traitement des rétentions chroniques d'urine après cure chirurgicale d'incontinence urinaire par résection transuréthrale du col vésical

14 octobre 2001

Mots clés : Obstruction uréthrale, incontinence urinaire, Chirurgie, Urèthre
Auteurs : GAME X, MALAVAUD B, MOUZIN M, BRAUD F, RISCHMANN P, SARRAMON JP
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 629-633
Objectif:Evaluer l'efficacité et la tolérance de la résection transuréthrale de la lèvre postérieure du col vésical hypercorrigé (RTC) chez des patientes souffrant de rétention chronique après cure d'incontinence (RC). Matériel et méthodes:Une RTC a été réalisée chez 26 femmes, d'âge médian 59 ans. La cure d'incontinence avait consisté en un Burch dans huit cas, un Raz dans huit cas, un Marshall-Marchetti-Krantz dans cinq cas, une bandelette aponévrotique dans trois cas et synthétique dans deux cas. Le débit urinaire maximum médian préopératoire était de 11,5 ml/s, le résidu post-mictionnel médian de 150 ml. L'uréthrocystographie et la fibroscopie uréthrovésicale préopératoires ont retrouvé une hypercorrection du col vésical dans chaque cas. Résultats:Avec un suivi médian de 39 mois, 65,5% des patientes étaient guéries (disparition de la symptomatologie, débit urinaire maximum supérieur à 15 ml/s et résidu post-mictionnel inférieur à 50 ml), 23% améliorées et 11,5% en échec. Aucune complication ou incontinence urinaire secondaire n'a été à déplorer. Les patientes non guéries ont été traitées par uréthrolyse dans trois cas, la mise en place d'une prothèse Uroflow® dans un cas et la section d'un fil de cervicocystopexie selon Raz dans un cas. Conclusion:La RTC peut être utilisée comme le traitement de première intention des RC, en effet il s'agit d'une technique efficace, rapide d'exécution, peu invasive et sans morbidité. En cas d'échec l'uréthrolyse sera toujours possible.