Traitement des coliques néphrétiques compliquées chez les patients traités par indinavir : intérêt des endoprothèses double J.

16 juillet 2001

Mots clés : Calcul, SIDA, complication iatrogène, Endoprothèse urétérale
Auteurs : Van Glabeke E, Conort P, Chartier-Kastler, Desrez G, Boyer C, Richard F
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 470-473
BUTS : Evaluation du traitement des calculs urétéraux compliqués chez les patients traités par Indinavir. PATIENTS ET MÉTHODES : De mars 1997 à mai 1998, 10 patients, 7 hommes, 3 femmes, agés de 30 à 56 ans, traités par trithérapie pour une sérologie VIH, ont été drainés pour un calcul attribuable à l'indinavir (Crixivan(r)) devenu obstructif et compliqué.La durée du traitement par l'indinavir variait de 14 jours à 2 ans. Aucun patient n'avait d'antécédent urologique. Un patient a présenté une pathologie bilatérale. Tous les patients avaient une symptomatologie compliquée : 3 fois fébrile, 8 fois hyperalgique, avec un retard de sécrétion supérieur à 4 heures à l'UIV dans 6 cas. Tous les calculs étaient radiotransparents sauf un, faiblement radio-opaque. Le siège du calcul était lombaire 3 fois, iliaque 1 fois et pelvien 8 fois.
RÉSULTATS : Dans 10 cas sur 11, une sonde double J a été posée, précédée une fois d'un drainage par sonde urétérale simple (urines infectées) et une fois d'une néphrostomie percutanée (NPC) avec pose par voie antérograde (échec voie rétrograde). Après ce geste, aucun traitement complémentaire de fragmentation ou d'extraction des calculs n'a été nécessaire. Les sondes ont été gardées 3 à 7 semaines.Dans un cas, un calcul urétéral lombaire a imposé une NPC, suivie d'une lithotripsie extracorporelle.
CONCLUSION : En cas de complication nécessitant un geste urologique, la pose d'une sonde double J permet un traitement curatif des calculs d'indinavir car ils se délitent lors du passage de la sonde du fait de leur grande friabilité.