Traitement de la dysfonction érectile par ondes de choc extracorporelles de faible intensité : revue de la littérature

04 juin 2021

Auteurs : A. Ochoa, C. Guillot-Tantay, V. Misrai, M. Rouprêt
Référence : Prog Urol, 2021, 8, 31, 506-518
Introduction

Le but de ce travail était de proposer une revue de la littérature concernant l’efficacité des ondes de chocs (OC) extra-corporelles à faible intensité pour la prise en charge de la dysfonction érectile (DE).

Méthodes

Une revue systématique de la littérature publiée entre 2000 et 2020 a été réalisée selon la méthodologie PRISMA. Une recherche sur la base de données Medline a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants : « extracorporeal shock wave therapy » ; « erectile dysfunction » ; « sexuality ».

Résultats

Dix-neuf articles ont été retenus : treize essais contrôlés randomisés et six méta-analyses. La DE organique primitive d’origine vasculaire a été majoritairement étudiée. Le traitement par OC à faible intensité était bénéfique, lorsque la DE était évaluée par les scores IIEF, EHS ou l’hémodynamique pénienne. Les résultats ne sont cependant pas unanimes.

Conclusion

Les OC à faible intensité agissent théoriquement sur le phénomène physiopathologique expliquant la DE en améliorant l’hémodynamique pénienne. Leur utilisation dans un contexte de DE organique d’origine vasculaire est soutenue par les recommandations européennes d’urologie et la Société européenne de médecine sexuelle. Des règles simples pour son utilisation en pratique clinique et un protocole bien établi restent à définir.




 




Introduction


La dysfonction érectile (DE) est définie par une incapacité persistante à obtenir et maintenir une érection suffisante pour permettre une relation sexuelle satisfaisante depuis au moins trois mois. Sa prévalence varie entre 30 et 65 % chez les hommes âgés de 40 à 80 ans. La gravité de la DE est évaluée par le score IIEF (International Index of Erectile Function ) [1] et le EHS (Erection Hardness Score ) [2]. Les traitements médicaux recommandés sont les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (IPDE-5) et les injections intra-caverneuses de prostaglandines E1. Leur efficacité variable et leurs effets secondaires sont parfois une cause d'arrêt du traitement. En cas d'échec, la pose d'un implant pénien peut être proposée [3]. Ces différentes thérapeutiques n'agissent pas sur le phénomène physiopathologique de la DE et n'ont pas d'effet à long terme.


Les ondes de choc (OC) à basse intensité ont montré des résultats encourageants en cardiologie en permettant une amélioration de la symptomatologie au repos et à l'effort, ainsi que la perfusion myocardique chez des patients atteints de coronaropathie sévère [4]. Son efficacité et mécanisme d'action restent à préciser dans le domaine de la dysfonction érectile. Des études sur le modèle animal ont évalué leur effet biologique. Selon ces études, les contraintes de cisaillement provoquées par les OC à faible intensité sur le tissu traité, stimuleraient l'angiogenèse via la production de facteurs de croissance [5]. Dans le tissu pénien, les OC entraîneraient l'activation, la prolifération et la différenciation de cellules pro-génitrices qui induisent, à leur tour, une amélioration de la microcirculation, une régénération nerveuse, ainsi qu'un remodelage du tissu érectile [6, 7]. Cette amélioration de la DE chez le rat diabétique de type 2 n'est pas liée à la stimulation de la voie NO/GMPc, mécanisme d'action de la plupart des traitements médicaux [8]. Cette stimulation de l'angiogenèse est aussi mise en évidence chez des rats présentant une lésion neurovasculaire [9].


L'objectif de ce travail était de proposer une revue de la littérature sur l'efficacité des OC à basse intensité pour le traitement de la DE.


Méthodes


Une revue systématique de la littérature publiée entre 2000 et 2020 a été réalisée selon la méthodologie PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses ) via le moteur de recherche Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/). Les mots clés suivants ont été recherchés en combinaison: « extracorporeal shock wave therapy » ; « erectile dysfunction » ; « sexuality ».


Le processus de sélection des articles est détaillé sur la Figure 1. Une pré-sélection a été faite en se basant sur les titres et résumés des articles. Puis, seuls les essais contrôlés randomisés et méta-analyses, ayant pour critère de jugement principal l'évaluation de l'efficacité des ODC à basse intensité sur la DE, ont été étudiés. Les études évaluant la DE dans le cadre d'autres pathologies (maladie de Lapeyronie, douleurs pelviennes chroniques) ont été exclues. De même, les lettres à l'éditeur, les études sur le modèle animal, ainsi que les résumés de congrès, ont été exclus.


Figure 1
Figure 1. 

Schéma de l'étude.

Design of the study.





Résultats


Les différentes études sont représentées dans les Tableau 1, Tableau 2 (essais contrôlés randomisés et méta-analyses, respectivement). Les résultats sont rapportés dans le Tableau 3.


Design des articles sélectionnés


Entre janvier 2000 et avril 2020, 150 articles ont été identifiés, et 19 ont été retenus. Treize essais contrôlés randomisés et six méta-analyses ont été sélectionnés.


Parmi les treize essais sélectionnés, neuf étaient randomisés en double aveugle et contrôlés contre placebo. Les patients randomisés dans le groupe traitement ont eu un traitement par OC à faible intensité. Dans le groupe contrôle, les patients avaient un traitement placebo dont le protocole et les conditions de réalisation étaient identiques à celui réalisé dans le groupe traitement. La seule différence était l'utilisation dans le groupe contrôle d'un générateur non fonctionnel ou l'interposition d'une membrane plastique au niveau de la tête du générateur.


Les 4 autres articles étaient aussi des essais randomisés, mais dont le protocole de soins était différent. Sramkova [10] a réalisé un essai randomisé et contrôlé contre placebo ; cependant, l'étude a été réalisée en simple aveugle puisque seuls les patients n'avaient pas connaissance de leur groupe d'appartenance. Zewin [11] a réalisé un essai randomisé dans lequel l'effet des OC à faible intensité était comparé à un groupe de patients traité par IPDE-5 et un groupe qui ne bénéficiait d'aucun traitement. Dans l'essai de Baccaglini [12], un groupe de patients a été traité par OC à faible intensité et IPDE-5, alors que l'autre groupe de patients était traité par IPDE-5 seuls. Enfin, l'essai randomisé de Kalyvianakis [13] a comparé l'efficacité de deux protocoles de traitement par OC à faible intensité.


Six revues systématiques avec méta-analyses des données disponibles ont été publiées. Lu [14] et Man [15] ont majoritairement inclus des essais randomisés et contrôlés contre placebo avec quelques études de cohorte. Clavijo [16] a associé aux essais randomisés et contrôlés, trois résumés d'études. Seuls Zou [17], Campbell [18] et Sokolakis [19] ont réalisé une méta-analyse ne concernant que des essais randomisés et contrôlés.


Population


Les patients inclus dans les essais avaient une DE légère à sévère selon le score IIEF-EF (Erectile Function). La DE évoluait depuis plus de 6 mois. Les patients avec un score IIEF-EF=25 ont été exclus.


Pour Vardi [20], Olsen [21], et Srini [22], les patients étaient répondeurs aux IPDE-5. Kalyvianakis [23] et Sramkova [10] ont inclus des patients partiellement répondeurs aux IPDE-5. Kitrey [24] est le seul à n'avoir inclus que des patients non répondeurs à ce traitement médical. Le statut « répondeur partiel » a été défini comme la capacité à réaliser une pénétration au moins pour la moitié du nombre total de rapports sexuels traités par IPDE-5.


La DE organique était dans la majorité des essais d'origine vasculaire ; les autres causes ayant été exclues. Cette étiologie était confirmée dans deux études [13, 22] par une échographie doppler des artères caverneuses. Après stimulation pharmacologique, les patients présentant une vitesse systolique maximale<30cm/s au niveau des artères caverneuses, signe d'une insuffisance artérielle, étaient inclus [25].


Deux études se sont intéressées spécifiquement à la DE organique iatrogène. Dans la première, les patients étaient en postopératoire d'une cysto-prostatectomie avec entérocystoplastie de remplacement pour cancer [11] ; et dans l'autre, les patients étaient en postopératoire d'une prostatectomie [12].


Paramètres de traitement


Les paramètres de traitement étaient différents d'une étude à l'autre. Le protocole le plus souvent utilisé comportait 1500 impulsions par séance, réparties sur cinq zones de la verge, à une intensité de 0,09mJ/mm2. Chaque session était composée de deux séances d'OC à faible intensité par semaine durant trois semaines. Les patients ont eu deux sessions de traitements. Un intervalle de trois semaines sans traitement espaçait les sessions. En dépit de l'utilisation d'un protocole identique dans six des douze études, la période de « wash-out » sans IPDE-5 était variable. Deux études ont étudié l'association des OC à faible intensité avec un traitement par IPDE-5 [12, 24].


Une autre étude a comparé l'efficacité de deux protocoles distincts de traitements par OC [13]. Fojecki [26, 27] a réalisé deux sessions de 5 séances de traitements espacées d'un mois sans traitement. Lors de la deuxième session de traitement, le groupe contrôle avait également le traitement actif par OC à faible intensité.


Les OC étaient focalisées ou linéaires. Leur intensité oscillait entre 0,05 et 0,16mJ/mm2. Le nombre d'impulsions par séance variait entre 600 et 6000 réparties sur trois à six zones sur la verge. Aucun protocole n'a nécessité d'anesthésie ou d'analgésie.


Efficacité des OC


L'efficacité du traitement sur la DE a été évaluée par le biais des scores IIEF-EF (15 questions) ou IIEF-5 (IIEF 5e version : forme simplifiée comportant 5 questions) et EHS (Erection Hardness Score ), mais aussi par l'évolution des flux sanguins péniens. Le traitement était jugé comme bénéfique lorsque le score IIEF-EF était amélioré d'au moins 5 points, donc perceptible par le malade. D'autres auteurs ont défini l'efficacité du traitement en se basant sur la différence minimale cliniquement significative (DMCS) du score IIEF-EF en fonction de la sévérité de la DE. Ce seuil était fixé à une amélioration de deux points pour une DE légère, cinq points pour une DE modérée et sept points pour une DE sévère [28]. Concernant le score EHS, le traitement était efficace s'il devenait supérieur ou égale à trois, correspondant à une rigidité pénienne suffisante pour permettre la pénétration. L'hémodynamique pénienne a été étudiée dans cinq études. Ces mesures étaient prises au repos et après injections intra-caverneuses d'agents vaso-actifs.


Évolution du score IIEF-EF


Les résultats concernant l'évolution du score IIEF-EF étaient divergents. À 1 mois, un essai randomisé [20] a mis en évidence une amélioration significative moyenne du score IIEF de 6,7 points et de 3,0 points dans le groupe placebo (p =0,0001). Environ 65 % des patients traités étaient améliorés contre 20 % dans le groupe contrôle (score IIEF ; p =0,0322). Kitrey [24] avait inclus des patients non répondeurs aux IPDE-5, a pourtant autorisé leur prescription pendant la surveillance. L'analyse portait sur le score IIEF-EF. À un mois, un effet bénéfique en faveur du groupe de patients traité par OC a été établi (40 % vs. 0 placebo [p =0,001]). Aucun bénéfice n'a été rapporté dans les autres études [21, 26, 29] Trois études ont mis en évidence un effet significatif des OC à 1 an : Srini [22] a rapporté un score IIEF-EF moyen significativement augmenté par rapport à l'inclusion dans le groupe de patients traités (9,5 contre 22 avec p =0,001). Cette amélioration significative perdurait à un an (18,2 avec p <0,0001). Kalyvianakis [23] a mis en évidence une variation du score IIEF-EF en faveur du groupe de patients traité à partir de 1 mois (56,7 % contre 12,5 % dans le groupe contrôle avec p =0,005). À un an, les résultats étaient toujours favorables selon la différence minimale cliniquement significative-DMCS (75 % contre 25 %groupe placebo - p =0,008). Dans une population de greffés rénaux présentant une DE, l'utilisation des ODC était aussi efficace à partir de 1 mois post-traitement (OC : 10,9 [inclusion] 15,6 [1M] 17,2 [3M] ; Ctrl : 14,9 [inclusion] 16,6 [1M] 16,5 [3M] ; p =0,0017). Cette efficacité était maintenue à un an de la fin du traitement (IIEF-5 moyen : OC : 15,7) [30].


Une seule des six méta-analyses disponible [17] n'a pas mis en évidence de bénéfice à un traitement par OC sur l'évaluation du score IIEF-EF (RR=2,50 ; IC 95 %=[0,74-8,54] ; p =0,14). Les autres données des méta-analyses étaient en faveur des OC avec une différence moyenne de score IIEF-EF entre les groupes variant entre 2,0 [14] et 4,23 [18].


Évolution du score EHS


Le score EHS a été évalué dans neuf études. Sur ce critère, les résultats divergent également. À 1 mois, Olsen [21] a rapporté un taux de patients avec un score EHS minimal de 3, significativement plus important dans le groupe traité par OC (57 % vs contrôle=9 % ; p =0,0001). Des résultats identiques ont été rapportés par Kitrey [24] chez des patients non rapporteurs aux IPDE-5. Les autres études avec le score EHS n'ont pas eu de résultats probants [20, 26, 29].


À trois mois, Sramkova [10] retrouvait un score EHS moyen significativement plus élevé dans le groupe OC à faible intensité (variation EHS de 2,1 à 3,6 versus 2,1 à 2,4 groupe contrôle - p <0,001).


Une seule étude [22] a mis en évidence un effet bénéfique des OC sur le score EHS à un an. Les patients traités avaient un score EHS minimal de 3 (soit 83 % du groupe traité). L'autre étude ayant évalué le score EHS à un an ne mettait pas en évidence pas de supériorité des ODC.


Sur les six méta-analyses étudiées, cinq ont évalué le score EHS [14, 15, 17, 18, 19]. Elles ont toutes rapporté un bénéfice des OC. En effet, Zou [17] a mis en évidence une amélioration significative du score EHS (p <0,00001) contrairement au score IIEF.


Évolution des critères hémodynamiques


Une évaluation des flux péniens a été effectuée ponctuellement. Vardy [20] et Kitrey [24] ont évalué les flux sanguins péniens par le biais d'une pléthysmographie pénienne veino-occlusive. Les résultats à un mois étaient significativement en faveur d'un traitement par OC à faible intensité. En cas d'échographie-doppler des artères caverneuses, le changement moyen de la vitesse systolique maximale était significativement plus élevé lors du traitement par OC (4,5cm/s versus contrôle=0,6cm/s ; p <0,001) [23]. Les résultats concernant l'hémodynamique pénienne n'étaient pas significatifs pour les autres études [11, 30].


Une seule méta-analyse a rapporté l'évolution de l'hémodynamique pénienne [19] avec une différence moyenne de la vitesse systolique maximale en faveur du traitement par ODC à faible intensité (p <0,00001).


Tolérance


Seules quelques sensations de brûlure cutanée ou d'irritation locale spontanément résolutive ont été rapportées.


Population cible


Le mécanisme d'action des OC sur la DE n'est pas encore élucidé. L'hypothèse la plus rapportée est celle d'une stimulation de l'angiogenèse via la production de facteurs de croissance, et donc une amélioration de l'hémodynamique pénienne. Les résultats de la littérature n'étaient pas unanimes concernant les patients à sélectionner pour les OC. Lu et al. [14] ont montré un bénéfice uniquement en cas de DE légère. Man et al. [15] ont rapporté ce même bénéfice en cas de DE légère et sévère. Un âge supérieur à 65 ans et la présence d'au moins trois comorbidités, parmi l'hypertension artérielle, le diabète, une cardiopathie ischémique et la dyslipidémie, étaient des facteurs péjoratifs pour l'efficacité des OC [31], la sévérité de la DE étant liée à ces comorbidités.


La plupart des essais rapportant une efficacité des OC à faible intensité ont été effectués chez des patients répondeurs aux IPDE5. La méta-analyse de Sokolakis [19] rapportait que les OC étaient efficaces chez les patients avec une DE vasculaire et répondeurs aux IPDE-5. Une seule étude réalisée chez des non-répondeurs aux IPDE-5 a montré un bénéfice des OC [24].


Deux essais ont étudié l'effet des OC sur la DE neurogène [11, 12]. En postopératoire d'une cysto-prostatectomie avec préservation nerveuse et remplacement vésical, les OC seraient susceptible de stimuler l'angiogenèse [9]. Zewin n'a pas mis en évidence de différence significative entre le groupe de patients traités par OC et les groupes de patients traités par IPDE-5 et placebo. À neuf mois postopératoire, le taux de patients avec un score IIEF amélioré d'au moins 5 points et/ou un score EHS d'au moins 3 points était équivalent dans le groupe de patients traités par OC (76,2 %) et le groupe de patients traités par IPDE-5 (79,1 % - p =0,12). La seconde étude a inclus des patients après prostatectomie avec préservation vasculo-nerveuse [12]. Un groupe de patients avait un traitement par OC combiné à la prise d'IPDE-5 ; l'autre ne prenait que des IPDE-5. À 4 mois, le traitement combiné était supérieur au traitement par IPDE-5 seul en ce qui concerne le score IIEF (p =0,006).


Générateurs


Il en existe 3 types : électro-hydraulique, électro-magnétique et piezo-électrique. Tous ont été exploités dans les séries de la littérature. Le plus utilisé était le générateur d'ondes électro-hydrauliques. Il n'y a pas eu de comparaison directe entre ces différents générateurs.


Les ondes délivrées étaient majoritairement focalisées. Trois articles seulement ont utilisé le traitement à l'aide d'ondes linéaires.


Protocoles de traitement


Aucun protocole de traitement par défaut de la DE par OC à faible intensité n'a été défini à ce jour. Certaines méta-analyses ont tenté de définir le protocole de traitement optimal. Pour Man et al. [15], les paramètres seraient : 3000 impulsions avec une intensité de 0,09mJ/mm2. Par ailleurs, les traitements dont la durée était inférieure à six semaines seraient plus efficaces [15, 16]. Lu et al. [14] ont confirmé ce schéma de 3000 impulsions avec une durée de traitement inférieure à six semaines.


Seule une étude randomisée a comparé deux protocoles de traitement par OC à faible intensité [13]. Le traitement se déroulait selon deux phases. Lors de la première phase, le premier groupe se voyait proposer six séances d'OC, alors que l'autre en avait douze. À 6 mois, le premier groupe avait six nouvelles séances de traitements pendant trois semaines contre six séances pendant six semaines pour le second. Aucun des protocoles ne s'est avéré supérieur à l'autre. L'interruption de trois semaines effectuée après six séances dans la plupart des études n'a, semble-t-il, finalement aucun intérêt.


Effets des OC à distance


Les études que nous rapportons avaient un suivi allant de un à 12 mois, avec un bénéfice des OC sur cette période. Ces résultats sont confirmés par la méta-analyse de Sokolakis [19]. Une seule une étude a eu un recul à 2 ans. Au total, 50 % des patients ne conservaient pas à terme le bénéficie initial des OC [32]. Par ailleurs, Kalyvianakis et al. [13] ont souligné l'intérêt d'un re-traitement par OC à six mois du traitement initial. La possibilité d'un cycle de traitement d'entretien par OC doit être envisagé pour en pérenniser les effets.


Discussion


Les résultats des OC pour le traitement de la DE organique ne sont pas unanimes. Les OC permettraient d'impacter directement sur le mécanisme physiopathologique de la DE. Les paramètres optimaux pour une « séance type » et le choix du générateur à utiliser sont encore à bien définir : cycle d'induction pour amorcer le traitement et évaluation de cycles d'entretien pour pérenniser les résultats ; utilisation seule ou concomitamment aux IPDE-5 [33].


Concernant les effectifs inclus dans les études, ils sont limités avec une population très rarement supérieure à 100 patients.


Le critère d'amélioration de la DE était le score IIEF dans la grande majorité des études. Un critère plus intéressant pourrait être la DMCS (différence minimale cliniquement significative) en fonction de la sévérité de la DE [28].


Autre point à souligner : les différences entre les protocoles et les paramètres de traitements utilisés. En effet, la durée du « Wash-out » sans traitement par IPDE-5 était variable. De plus, l'utilisation concomitante ou séquentielle des IPDE-5 était également très aléatoire. En effet, dans les travaux de Kitrey et Baccaglini, les patients traités avaient un traitement combiné par OC et IPDE-5. Faut-il, par ailleurs, envisager les OC en « renfort » d'un traitement principal de la DE comme proposé [12, 24] ?


Enfin, certains cliniciens se sont lancés dans la pratique à l'utilisation des OC en adjonction avec des injections de plasma riche en plaquettes (PRP).


L'étude de Vardy [20] a été le premier essai randomisé contrôlé contre placebo à avoir mis en évidence un avantage des OC à faible intensité. Fojecki et al. [26, 27] ont utilisé un autre protocole de traitement et un autre générateur. Les OC émises permettaient un traitement linéaire et non focal. Cette différence était liée à l'utilisation d'une tête de générateur linéaire permettant son application sur une zone plus importante de la verge en comparaison avec une tête de générateur délivrant des ondes focalisées. En partant de l'hypothèse que les ondes linéaires traiteraient une plus grande zone anatomique, le nombre d'impulsions a été calculé en conséquence afin d'obtenir le même nombre d'impulsion par cm2. Les patients n'ont eu que 600 impulsions par séance réparties sur 3 zones de traitement, bien moins que dans les autres essais. Cette différence peut être à l'origine du manque d'efficacité retrouvée dans ces deux études. Ce paramètre de traitement n'est que très peu étudié dans la littérature. Un seul essai non randomisé compare l'utilisation de ces deux types d'OC par le biais d'un même protocole de traitement [34]. Bien que l'efficacité des OC linaires était supérieure, ces données restent à confirmer.


Enfin, les patients sélectionnés avaient majoritairement une DE organique d'origine vasculaire. Srini [22] est l'un des auteurs rapportant les meilleurs résultats sur le plan de l'amélioration du score IIEF et EHS, sans doute en rapport avec une meilleure sélection des patients inclus dans l'étude. Les patients avaient à l'inclusion une échographie-doppler des artères caverneuses, et seuls ceux présentant les critères d'une DE organique d'origine vasculaire en imagerie étaient inclus.


Sur les essais sélectionnés, seuls 3 ont évalué l'efficacité du traitement à 1 an sur de la dysfonction érectile. La majorité n'a effectué qu'un suivi à court terme. Sur cette période, l'utilisation des OC était bénéfique. Brunckhorst [35] a, dans sa revue de la littérature, étudié l'efficacité du traitement par OC à long terme. Il en ressort une amélioration significative de la fonction érectile à 6 mois et 1 an avec cependant à partir de 6 mois une stabilisation ou décroissance du score IIEF. L'augmentation des durées de suivi pourrait aiguiller la définition d'un protocole de traitement afin de proposer des cycles de retraitement lors du déclin de son efficacité [36].


Les différentes méta-analyses ont mis en évidence un effet bénéfique des OC sur la DE ; que ce soit en évaluant l'IIEF-EF et ou l'EHS. Les résultats sont cependant à interpréter avec précaution. En effet, la population incluse dans plusieurs méta-analyses [14, 15] était très hétérogène. Certaines études étaient portées sur l'efficacité des OC dans la prise en charge de la MLP ou des douleurs pelviennes chroniques. Trois méta-analyses seulement ont inclus uniquement des essais randomisés contrôlés [17, 18, 19].


L'utilisation des OC à faible intensité dans la prise en charge de la dysfonction érectile organique d'origine vasculaire est une alternative séduisante. Cette thérapeutique a l'avantage d'être non invasive et serait, grâce à son mécanisme d'action, un traitement curatif et non symptomatique de la dysfonction érectile. L'extension de cette pratique dans des centres spécialisés est soutenue par les recommandations européennes d'urologies et de la Société européenne de médecine sexuelle [37, 3]. Une information claire du patient concernant la possibilité d'un résultat cliniquement peu significatif reste primordiale. Le traitement serait plus efficace chez les patients de moins de 65 ans et présentant moins de deux comorbidités cardiovasculaires. Il est bénéfique chez les patients répondeurs et améliorerait leur efficacité chez les patients non répondeurs. Par ailleurs, de meilleurs résultats ont été observés en réalisant des sessions avec un total de 18 000 chocs, à une intensité de 0,09mJ/mm2, réparties sur 6 semaines. Ces données restent à confirmer par des essais contrôlés randomisés multicentriques avec un suivi à long terme.


Conclusion


Le traitement de la DE organique d'origine vasculaire par des OC à faible intensité est de plus en plus utilisé. Les OC ont une action sur l'hémodynamique pénienne ; ce qui n'est pas le cas des autres traitements. Leur utilisation dans ce contexte est soutenue par les recommandations européennes d'urologie et la Société européenne de médecine sexuelle. Le générateur à utiliser et le protocole de traitement standard à proposer aux patients restent à définir.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Essais contrôlés randomisés.
Randomised controlled trials.
Auteur  Design  Patients 
Traitement groupe CTRL  Évaluation de la dysfonction érectile  Générateur  Paramètres de traitement 
Protocole  Évaluation (mois) 
    Type de DE  OC  Ctrl  Statut IPDE-5        Type d'ondes  Intensité (mJ/mm2 Nombre d'impulsions  Zones traitées     
Vardi (2012)  CR DA  Primaire  40  20  Placebo  IIEF-EF
EHS
HD pénienne 
Omnispec ED 1000 (Medispec, Yehud, Israel)  Electro-hydraulique
Focalisé 
0,09  1500  4S WO
2x/S pendant 3S
pendant 3 S
2x/S pendant 3S 
1
Yee (2014)  CR DA  Primaire  30  28  Placebo  IIEF-EF
EHS 
Omnispec ED 1000 (Medispec, Germantown, USA)  Electro-hydraulique
Focalisé 
0,09  1500  2S WO
2x/S pendant 3S
pendant 3 S
2x/S pendant 3S 
1
Olsen (2014)  CR DA  Primaire  51  54  Placebo puis ODC  IIEF-5
EHS 
Duolith SD1 (Storz, Tägerwilen, Suisse)  Electro-magnétique
Focalisé 
0,15  3000  1x/S pendant 5S  5S-3M-6
Kitrey (2016)  CR DA  Primaire  37  18  NR  Placebo  IIEF-EF
EHS
HD pénienne 
Omnispec ED 1000 (Medispec, Yehud, Israel)  Électro-hydraulique
Focalisé 
0,09  1500  4S de run-in
2x/S pendant 3S
pendant 3 S
2x/S pendant 3S 
1
Srini (2016)  CR DA  Primaire  60  17  Placebo  IIEF-EF
EHS 
Omnispec ED 1000 (Medispec, Yehud, Israel)  Électro-hydraulique
Focalisé 
0,09  1500  4S de WO
2x/S pendant 3S
pendant 3 S
2x/S pendant 3S 
1-3-6-9-12
Fojecki (2017)  CR DA  Primaire  58  60  Placebo puis ODC  IIEF-EF
EHS
 
FBL10 (Richard Wolf GmbH, Knittlingen, Germany)  Piezo-électrique
Linaire 
0,09  600  4S de WO
1x/S pendant 5S
pendant 4S
1x/S pendant 5S (ttt actif 2 groupes) 
1
Fojecki 12 mois (2017)  CR DA  Primaire  52  43  Placebo puis ODC  IIEF-EF
EHS
 
FBL10
(Richard Wolf GmbH, Knittlingen, Germany) 
Piezo-électrique
Linéaire 
0,09  600  4S de WO pour les patients ayant déjà pris des IPDE5
1x/S pendant 5S
pendant 4S
1x/S pendant 5S (ttt actif 2 groupes) 
6M-12
Kalyvianakis (2017)  CR
DA 
Primaire  30  16  Partiel  Placebo  IIEF-EF
HD pénienne 
Omnispec ED 1000 (Medispec, Yehud, Israel)  Électro-hydraulique
Focalisé 
0,09  1500  4S de run-in IPDE-5
4S de WO
2x/S pendant 3S
pendant 3S
2x/S pendant 3S 
1-3-6-9-12
Kalyvianakis (2018)  CR  Primaire  21  21  ODC  IIEF-EF
HD pénienne 
Aries 2 (Dornier MedTech GmbH, Wessling, Germany)  Électro-magnétique Focalisé  0,05  5000  4S de WO
Phase 1
GA : 1x/S pendant 6S
GB : 2x/S pendant 6S
Phase 2
GA : 2x/S pendant 3S
GB : 1x/S pendant 6S 
1-3-6
Yamaçake (2018)  CR DA  Primaire  10  10  NA  Placebo  IIEF-5
EGS
HD pénienne 
Swiss Dolorclast (Electro Médical Systems, Suisse)  Électro-pneumatique Focalisé  0,09  2000  2x/S pendant 3 S  1-3-12
Zewin (2018)  CR  Iatrogène  42  43
43 
NA  IPDE-5
 
IIEF-EF
EHS
HD pénienne 
Aries (Dornier MedTech GmbH, Wessling, Germany)  Électro-magnétique Focalisé  0,09  1500  2x/S pendant 3 S
pendant 3S
2x/S pendant 3 S 
1-3-6-9
Sramkova (2019)  CR
SA 
Primaire  30  30  Partiel  Placebo  IIEF-5
EHS
 
PiezoWave 2 (Richard Wolf GmbH, Knittlingen, Germany)  Piezo-électrique
Linéaire 
0,16  6000  4S de WO
2x/S pendant 4 S 
1-3
Baccaglini (2020)  CR  Iatogène  36  41  NA  IPDE-5  IIEF-15  Renova (Direx System GmbH, Wiesbaden, Germany)  Électro-magnétique Linéaire  0,09  600  1x/S pendant 8 S  4



Légende :
CR : essai contrôlé randomisé ; ODC : ondes de choc ; Ctrl : groupe contrôle ; S : semaine ; M : mois ; WO : Wash-out ; R : Répondeur ; NR : Non répondeur ; I : Indifférencié ; DA : Double aveugle ; SA : Simple aveugle ; HD pénienne : Hémodynamique pénienne ; ttt : traitement.



Tableau 2 - Méta-analyses.
Meta-analysis.
  Études incluses  Nombre de patients  Population étudiée  Critères  Résultats 
          IIEF 
EHS 
Hémodynamique pénienne 
Lu et al. (2016)  14 études
− 7 CR
- 7 cohortes 
833  − DE
− Maladie de Lapeyronie+DE
- Douleurs pelviennes chroniques+DE 
IIEF
EHS 
Différence absolue
2,00 (IC 95 % 0,99-3,00) 
p <0,0001  Différence absolue
0,16 ; IC 95 %, 0,04-0,29 
p =0,01 
Clavijo et al. (2017)  7 études CR
− 4 publiées
- 3 abstracts 
602  DE  IIEF-EF  Amélioration moyenne IIEF
ODC : 6,40 (IC95 % 1,78-11,02)
Ctrl : 1,65 (IC95 % 0,92-2,39)
Différence moyenne entre les groupes
4,17 (IC 95 % -0,5-8,3) 


p <0,001

p <0,0001

p <0,0001 
Zou et al. (2017)  4 études CR  277  DE  IIEF-EF
EHS 
Risque relatif : 2,50 (IC 95 % 0,74-8,54)  p =0,14  Risque relatif
8,31 (IC 95 % 3,88-17,78) 
p <0,00001 
Man et al. (2017)  9 études
− 8 CR
- 1C non randomisée 
637  − DE
− Maladie de Lapeyronie+DE
- Douleurs pelviennes chroniques+DE 
IIEF
EHS 
Différence moyenne entre les groupes
2,54 (IC 95 % 0,83-4,25) 
p =0,004  Différence absolue
0,38 (IC 95 % 0,07-0,69) 
p =0,02 
Campbell et al. (2019)  7 études CR  607  DE  IIEF-EF
EHS 
Différence moyenne entre les groupes
4,23 (IC 95 % 0,94-7,53) 
p =0,012  Risque relatif
6,63 (IC 95 % 1,59-27,71) 
p =0,0095 
Sokolakis et al. (2019)  10 études CR  873  DE  IIEF-EF
EHS 
Différence moyenne entre les groupes
3,97 (IC 95 % 2,09-5,84) 
p <0,0001  EHS=3 Odds ratio
4,35 (IC 95 % 1,82-10,37) 
p =0,0009  Vitesse systolique maximale (différence moyenne)
4,12 (IC 95 % 2,30-5,94) 
p <0,00001 



Légende :
CR : essai contrôlé randomisé ; ODC : ondes de choc ; Ctrl : groupe contrôle ; S : semaine ; M : mois ; WO : Wash-out ; R : Répondeur ; NR : Non répondeur ; I : Indifférencié ; DA : Double aveugle ; SA : Simple aveugle ; HD pénienne : Hémodynamique pénienne ; ttt : traitement.



Tableau 3 - Résultats.
Results.
  Efficacité du traitement 
Score IIEF 
Score EHS 
Hémodynamique pénienne 
  &neArr; IIEF DMCS  EHS            
Vardi (2012)  IIEF 5
OC : 26 (65 %)
Ctrl : 4 (20 %)
IIEF (moyen)
OC :&neArr; 6,7
Ctrl :&neArr; 3 
p =0,0001

p =0,0322 
EHS (score 3)
OC : 12 31
Ctrl : 8 7
 
NS  Flux pénien (mL/min/dL)
OC
− Repos 4,6
− Ischémie : 8,2
Ctrl
− Repos : 0,2
- Ischémie : 0,1 

p <0,0001

NS 
Yee (2014)  IIEF
OC : 17,8±4,8
Ctrl : 15,8±6,1 
p =0,156
 
EHS
OC : 2,7±0,5
Ctrl : 2,4±0,9 
p =0,163 
Olsen (2014)  5 S : IIEF (score 5)
OC : 19 (43 %)
Ctrl : 12 (22 %)
24 S : IIEF (score 5)
OC : 18 (47 %)
Ctrl (placebo puis traité) : 22 (55 %) 
p =0,67

NS 
5 S : EHS (score 3)
OC : 29 (57 %)
Ctrl : 5 (9 %)
24 S : EHS (score 3)
OC : 7 (19 %)
Ctrl (placebo puis traité) : 9 (23 %) 
p =0,0001

NS 
Kitrey (2016)  IIEF-EF (DMCS sévérité DE)
OC : 15 (40,5 %)
Ctrl : 0 
p =0,001
 
EHS=3
OC : 20 (54 %)
Ctrl : 0 
p <0,0001
 
Changement médian de la DLF post-ischémique (mL/min/dL/s)
OC : 152/Ctrl : 8 
p <0,005 
Srini (2016)  IIEF-EF (moyen)
OC : 22 21,6 20,2 19,1 18,2
Ctrl : - 

p <0,0001

NS 
EHS (score 3)
OC : 90 % (1M), 83 % (12M)
Ctrl : - 

p <0,0001

NS 
Fojecki (2017)  4S : IIEF-EF (score 5) : OR 0,95
OC : 37,9 %
Ctrl (placebo) : 38,3 % 
p =0,902
 
4S : EHS (score 3) : OR : 0,44
OC : 3,5 %
Ctrl (placebo) : 6,7 % 
p =0,369 
Fojecki (2017)  12M : IIEF-EF (score 5) : OR 0,67
OC : 47 %
Ctrl (placebo puis traité) : 54 % 
p =0,28  12M : EHS (score 3) : OR : 0,47
OC : 24 %
Ctrl (placebo puis traité) : 34 % 
p =0,82 
Kalyvianakis (2017)  IIEF-EF (DMCS sévérité DE)
1M : OC 56,7 %/Ctrl 12,5 %
3M : OC 56,7 %/Ctrl 12,5 %
6M : OC 63,3 %/Ctrl 18,8 %
9M : OC 66,7 %/Ctrl 31,3 %
12M : OC 75 %/Ctrl 25 % 

p =0,005
p =0,003
p =0,006
p =0,022
p =0,008 
Changement moyen de la vitesse systolique maximale
OC : 4,5
Ctrl : 0,6 
p <0,001 
Kalyvianakis (2018)  Phase 1
GA (6 sessions)
IIEF (moyen) : 16,2 19,5 19 19,3
DMCS sévérité DE : 48 % (3M) 62 % (6M)
GB (12 sessions)
IIEF : 15,4 20,6 20,6 20,5
DMCS sévérité DE : 76 % (3M) 71 % (6M)
Phase 2
GA (6+6 sessions)
IIEF : 19,9 21,5 21,7 21,7
DMCS sévérité DE (6M) : 38,9 %
GB (12+6 sessions)
IIEF : 20,7 21,8 21,9 22,4
DMCS sévérité DE (6M) : 50 % 

p <0,001

p =0,11 et 0,74

p <0,001
p =0,11 et 0,74

p <0,001
p =0,74

p <0,003

p =0,74 
Phase 1
GA (6 sessions)
Vitesse systolique max (cm/s) : 29,5 33,4
Vitesse fin diastole (cm/s) : 6,5 5,6
IR : 0,79 0,84
GB (12 sessions)
Vitesse max systolique (cm/s) : 29,6 35,4
Vitesse fin diastole (cm/s) : 6,4 5,5
IR : 0,80 0,85
Phase 2
GA (6+6 sessions)
Vitesse systolique max (cm/s) : +1,96
GB (12+6 sessions)
Vitesse systolique max (cm/s) : +0,13 


p =0,06

p =0,98
p =0,87

p =0,06

p =0,98
p =0,87

p =0,082 
Yamaçake (2018)  IIEF-5 (moyen)
OC : 10,9 15,6 (1M) 17,2 (3M) 15,7 (12M)
Ctrl : 14,9 16,6 (1M) 16,5 (3M) 
p =0,0017  EHS (moyen)
OC : 2 2,5 (1M) 2,6 (3M)
Ctrl : 2 2,4 (1M) 2,4 (3M) 
p =0,7244
 
Hémodynamique pénienne (cm/s)
− Vitesse systolique max
OC : 54,1 53,2
Ctrl : 50,8 47,7
− Vitesse fin diastole
OC : − 1,57 − 2,63
Ctrl : − 0,57 1,44 

p =0,85

p =0,35 
Zewin (2018)  IIEF-EF (score 5) et/ou EHS 3
− 3M
OC : 45,2 %
IPDE-5 : 55,8 %
Ctrl : 34,9 %
− 9M
OC : 76,2 %
IPDE-5 : 79,1 %
Ctrl : 60,5 % 


p =0,08

p =0,12 
Hémodynamique pénienne (cm/s)
− Vitesse max systolique : -
− Vitesse fin diastole : - 

NS
NS 
Sramkova (2019)  IIEF 22
− 4S
OC : 40 %
Ctrl : 16,7 %
− 12S
OC : 66,7 %
Ctrl : 13,3 % 

p =0,049

p <0,001 
Changement d'EHS
− 4S
OD : 2,1 3,1
Ctrl : 2,1 2,7
− 12S
OD : 2,1 3,6
Ctrl : 2,1 2,4 

p =0,03

p <0,001 
Baccaglini (2020)  IIEF (score) 4
OC+IPDE-5 : -
IPDE-5 : -
IIEF médian (4M)
OC+IPDE-5 : 12
IPDE-5 : 10 
NS

p =0,006 
_ 



Légende :
DLF : dilatation liée aux flux ; IR : indice de résistance.


Références



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