Traitement de 1 re intention du cancer de prostate localisé par ultrasons focalisés de haute intensité : efficacité et tolérance

25 novembre 2019

Auteurs : K. Lo Verde, H. Toledano, D. Rossi, C. Bastide
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 760
Objectifs

L’objectif de notre étude était d’étudier les résultats oncologiques et fonctionnels de l’HIFU en première intention en glande entière dans le cancer de prostate localisé.

Méthodes

Inclusion des patients entre 2005 et 2015 traités en première intention d’un cancer de prostate localisé par les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), avec l’ABLATERM jusqu’en 2015 puis le FOCAL-ONE. Les patients étaient sélectionnés suivant les critères du CCAFU et du Forfait Innovation HIFI :

– âge>70 ans, espérance de vie>7 ans, PSA<15ng/mL, tumeur T1-2N0M0, score de Gleason=7(3+4), volume prostatique<50mL, volume tumoral limité (< 4 sextants). La survie sans récidive biochimique a été calculée en utilisant le critère de Phœnix (PSA nadir+2ng/mL). Les résultats fonctionnels ont été évalués cliniquement et par des questionnaires standardisés.

Résultats

Quatre-vingt-dix-sept patients étaient évalués avec un suivi moyen de 7,2 ans(± 3,2). La survie globale et la survie spécifique étaient respectivement de 91,8 % et 100 %. La survie sans récidive biochimique à 10 ans, en fonction du risque selon D’Amico, était de 59,9 % pour les risques faibles, 38,4 % pour les risques intermédiaires, 42,9 % pour les hauts risques. Quatre-vingt pour cent des patients avec un PSA nadir ≤ 0,3ng/mL étaient sans récidive à 10 ans contre 20 % chez ceux avec un nadir>0,5ng/mL. Parmi les patients, 21,6 % ont eu un traitement de rattrapage avec un délai moyen de 4,1 ans (± 2,8). L’altération des fonctions urinaires et sexuelles était significative mais néanmoins 83,5 % de patients ne portaient pas de protection en fin d’étude. L’obstruction sous vésicale était la complication la plus fréquente (46,4 %).

Conclusion

Les résultats oncologiques et fonctionnels sont encourageants et semblent comparables aux résultats de la littérature pour les traitements de première intention. L’HIFU se présente donc comme une véritable option pour le traitement du cancer de prostate localisé chez l’homme de plus de 70 ans.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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