Traitement antiangiogénique néoadjuvant des tumeurs rénales avec thrombus cave : étude rétrospective des données françaises à partir de 13 cas

25 novembre 2012

Auteurs : P. Bigot, J.-C. Bernhard, E. Xylinas, T. Fardoun, J. Berger, M. Roupret, S. Lagabrielle, M. Ammi, H. Baumert, K. Bensalah, B. Escudier, N. Grenier, J.-F. Hetet, J.-A. Long, P. Paparel, N. Rioux-leclercq, S. Larré, A.-R. Azzouzi, J.-J. Patard
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 751




 

Objectifs.–  Évaluer l’efficacité des traitements néoadjuvants antiangiogéniques (AAG) sur la taille, le niveau du thrombus veineux tumoral et la stratégie opératoire dans le cancer du rein avec thrombus cave.


Méthodes.– Nous avons sollicité l’ensemble des centres hospitalo-universitaires français et avons inclu rétrospectivement 13 patients atteints d’un carcinome rénal à cellules claires avec thrombus cave traités par thérapie AAG avant néphrectomie et thrombectomie chirurgicale. Nous avons analysé l’efficacité du traitement sur la taille de la tumeur primitive, la taille et le niveau du thrombus tumoral et l’impact sur la stratégie chirurgicale.


Résultat.–  Avant traitement, le niveau du thrombus tumoral était de II chez 11 patients et de III chez 2 patients. Le traitement néoadjuvant utilisé était le sunitinib chez 10 patients et le sorafénib chez 3 patients. Le nombre de cycle préopératoire médian était de 2 (1–5). Après traitement AAG, respectivement 6 (46 %), 5 (38 %) et 2 (15 %) patients ont eu une diminution, une stabilisation et une augmentation de la taille du thrombus. En regard de la classification de Novick, respectivement 1 (8 %), 10 (76 %) et 2 (15 %) patients ont eu une diminution, une stabilisation et une augmentation du niveau du thrombus. Le traitement AAG a conduit à une diminution, une stabilisation et une augmentation de la taille de la tumeur primitive chez 7 (54 %), 4 (38 %) et 2 (15 %) patients. La thérapie néoadjuvante par AAG a permis de faciliter l’exérèse chirurgicale dans un cas, a conduit à une progression du thrombus dans 2 cas et à la survenue d’effets indésirables préopératoires (toxicité de grade III) chez 3 patients.


Conclusion.–  Le traitement AAG néoadjuvant semble avoir une faible efficacité sur la régression du thrombus tumoral dans le cancer du rein. Cet impact minime échoue à démontrer une modification significative de l’approche chirurgicale de la thrombectomie.




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