Toxine botulique intra-détrusorienne versus neuro-modulation sacrée S3 dans le traitement de l’hyperactivite vésicale (HAV) : analyse des données nationales de 2009 à 2014

25 novembre 2015

Auteurs : T. Forzini, T. François, J. Malaterre, F. Saint
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 738-739
Objectifs

Nous avons souhaité étudier l’évolution de la prise en charge thérapeutique de l’hyperactivité vésicale (HAV), toutes causes confondues, au moyen des données nationales du codage. Notre recherche s’est concentrée sur l’utilisation de la toxine botulique en injection intra-détrusorienne et la mise en place de neuro-modulation sacrée.

Méthodes

Nous avons analysé les actes d’injection de toxine botulique intra-détrusorienne et de mise en place d’une neuro-modulation sacrée de 2009 à 2013 au moyen des données issues de la base de données de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). La classification commune des actes médicaux (CCAM) a été utilisée pour extraire les codes relatifs à ces interventions. Nous avons relevé les groupes homogènes de malade (GHM) correspondants en excluant ceux qui relevaient d’un diagnostic principal différent de la prise en charge d’une HAV.

Résultats

Le nombre de procédures d’injections de toxine botulique intra-détrusorienne dans le cadre d’une HAV est passé de 2148 à 5038 de 2009 à 2014. Cela représente une augmentation de 134 % en 6ans. Dans le même temps, les interventions consistant à la mise en place d’un neuro-modulateur sacré test puis définitif ont respectivement augmenté de 34 % et 64 % en passant respectivement de 1084 à 1456 actes et de 861 à 1413 procédures.

Conclusion

L’analyse des données CCAM confirme l’essor de l’utilisation de toxine botulique intra-détrusorienne de 2009 à 2014 dans la prise en charge de l’HAV (+134 %). Ce type de procédure devrait continuer à s’accentuer avec l’inclusion de nouveaux patients présentant une HAV refractaire au traitement médicamenteux et les injections de toxine botulique à répéter devant leur efficacité temporaire (Fig. 1).




 




Fig. 1
Fig. 1. 

Toxine botulique intra-détrusorienne versus neuro-modulation sacrée S3 dans le traitement de l'hyperactivité vésicale (HAV) : analyse des données nationales de 2009 à 2014.





Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






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