Toxine botulique après échec de neuromodulation sacrée dans l’hyperactivité vésicale idiopathique

25 novembre 2017

Auteurs : M. Baron, C. Delcourt, C. Pfister, J. Corny
Référence : Prog Urol, 2017, 13, 27, 696-697
Objectifs

Il existe peu de données sur la conduite à tenir en cas d’échec de neuromodulation sacrée (SNS) chez les patients atteints d’hyperactivité détrusorienne idiopathique. Notre objectif était d’évaluer la tolérance et l’efficacité d’une première injection d’abobotulinum toxine (Dysport) ou d’onabotulinum toxine (Botox) en cas d’échec de SNS chez ces patients.

Méthodes

L’ensemble des patients traités par toxine botulique Dysport ou Botox après échec de SNS, dans notre centre, en 2005 et 2016 ont été inclus. Chaque patient était évalué avant l’injection puis 1 et 6 semaines après, avec un calendrier mictionnel sur 3jours et un score de satisfaction quoté à 10. Étaient également colligés, les paramètres urodynamiques, le maintien du neuromodulateur en position ON ou OFF, le nombre d’injections, la nécessité d’un traitement ultérieur. Les doses injectées étaient principalement 50 UI de Botox et 250 UI de Dysport.

Résultats

Trente patients, 22 femmes (73,3 %) et 8 hommes (26,7 %), ont été inclus. La moyenne d’âge était de 58,6 ans avec un suivi médian de 23,8 mois. Le délai médian entre le test de neuromodulation et la TB était de 11,7 mois [0,6–72,7]. Seulement 5 patients (16,6 %) avaient toujours un neuromodulateur fonctionnel lors de la première injection. Quatorze patients (46 %) ont eu une injection de Botox et 16 (54 %) une injection de Dysport. La moyenne journalière de miction et la nycturie ont significativement diminuée après injection de toxine (17,7 vs 11,5, p =0,0026 et 3 vs 2,2, p =0,008, respectivement). La médiane d’injections était de 2 [1–10]. Douze patients (40 %) ont arrêté la toxine pour inefficacité ou intolérance après une ou deux injections et 2 (15,3 %) après plus de 3 injections.

Conclusion

L’injection de toxine botulique permet d’améliorer significativement les symptômes d’hyperactivité vésicale après échec de SNS. Près de 46 % des patients arrêtent cependant la toxine à cause d’une intolérance ou d’une inefficacité.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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