Tolérance et réponses clinique et biologique au cours des 6 premiers mois de traitement par la leuproréline ou la triptoréline, agonistes de la LHRH à libération prolongée sur 1 mois chez des patients présentant un cancer de la prostate métastas

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, Tumeur, Métastase, Hormonothérapie, agoniste de la LHRH
Auteurs : Abbou CC, Lucas C, Leblanc V
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 984-995
BUTS : Efficacité et tolérance comparées de 2 agonistes de la LHRH dans l'adénocarcinome prostatique métastasé.
MATERIEL ET METHODES : 68 patients ont reçu des injections mensuelles pendant 6 mois (randomisation) : soit sous-cutanées de leuproréline 3,75 mg LP (n=36), soit intramusculaires de triptoréline 3,75 mg LP (n=32) (Prévention flare-up : nilutamide). Paramètres réévalués à 1,3 et 6 mois : dosages centralisés de testostéronémie (T), LH et PSA sériques; symptomatologie. Critère principal : proportions de patients dont T ? 0,5 ng/ml.
RESULTATS : Les pourcentages de patients ayant T ? 0,50 ng/ml ne diffèrent pas significativement et sont respectivement sous leuproréline et triptoréline aux 3 temps étudiés de 100 et 90%, 97 et 100%, 100 et 96%. La différence est significative à 1 mois dans l'analyse complémentaire au seuil choisi T < 0,30 ng/ml : 86% sous leuproréline contre 60% sous triptoréline (p=0,02) et pour la testostéronémie moyenne : respectivement 0,16 ± 0,10 ng/ml contre 0,33 ± 0,44 ng/ml (p=0,02). L'efficacité clinique subjective ne diffère pas statistiquement.
CONCLUSION : Les 2 traitements sont efficaces, la testostéronémie chutant toutefois plus précocement sous leuproréline. Aucune conclusion sur d'éventuels bénéfices cliniques ou sur la survie ne peut être formulée. La tolérance globale est satisfaisante.