Technique chirurgicale de la transplantation rénale.

16 juillet 2001

Mots clés : Transplantation rénale, Chirurgie
Auteurs : Benoit G
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 594-604
La technique opératoire de la transplantation rénale obéit à des règles simples qui doivent prévoir une reprise chirurgicale ou une nouvelle transplantation. Idéalement la première transplantation est réalisée dans la fosse iliaque droite, en position basse, rétropéritonéale. L'anastomose artérielle est faite en latéro-terminale sur l'artère iliaque externe, l'anastomose veineuse en termino-latérale sur la veine iliaque externe, lorsqu'il s'agit d'un rein droit la veine rénale est allongée aux dépens de la veine cave, l'uretère est réimplanté dans la vessie selon la technique de Gregoir, intubé par une endoprothèse. Les deuxièmes transplantations se font dans la fosse iliaque gauche en rétropéritonéal selon la même technique. Les troisièmes transplantations se feront dans la fosse iliaque droite en rétropéritonéal en position haute, anastomose artérielle termino-latérale sur l'artère iliaque commune, anastomose veineuse latéro terminale sur l'origine de la veine cave inférieure et anastomose urétérovésicale ou urétérourétérale si l'abord de la vessie est difficile. Les anastomoses artérielles termino-latérales ou termino-terminales donnent des résultats à peu près équivalents, mais il semble préférable de préserver la vascularisation des organes érectiles en n'utilisant pas l'artère iliaque interne. Parmi les anastomoses urinaires l'anastomose urétéro urétérale donne plus de complications que l'anastomose type Leadbetter et type Gregoir. Lorsqu'on réalise des anastomoses type Gregoir il faut faire un long trajet sous muqueux pour réduire le risque de reflux, facteur de pyélonéphrite aiguë. La mise en place d'endoprothèse semble faciliter l'anastomose, prévenir le risque de fistule, une prophylaxie antibiotique est nécessaire pendant qu'elles sont en place.