Synthèse et propositions

24 mars 2007

Mots clés : synthèse, propositions
Auteurs : Jean-Louis DAVIN
Référence : Prog Urol, 2007, 17, 1, 154, suppl. 1

L'urologue doit être en première ligne dans la prise en charge du cancer du rein et doit aujourd'hui connaître les indications et les techniques de la chirurgie, les facteurs pronostiques et les formes à risque, l'imagerie et les critères de suivi et les nouveaux traitements médicaux.

Les tumeurs localisées de faible risque relèvent d'un traitement chirurgical par néphrectomie élargie ou partielle et ne nécessite pas la réalisation d'un curage ganglionnaire.

La prise en charge des tumeurs à risque, définies par les critères pronostiques biologiques et les nomogrammes, va évoluée. L'urologue va combiner à la chirurgie, seule thérapeutique validée pour l'heure, des traitements adjuvants dont les modalités sont à définir. En revanche l'intérêt des traitements néo-adjuvants n'est pas encore établi. Des essais cliniques sont donc encore nécessaires et l'urologue à un rôle clé à jouer au sein des RCP pour permettre l'inclusion de patients.

La prise en charge des tumeurs rénales métastatiques a changé. Les indications de l'immunothérapie ont été restreintes aux seuls patients du groupe de bon répondeur. Les anti-angiogéniques se placent aujourd'hui en première ligne pour le traitement des tumeurs d'emblée ou secondairement métastatiques. L'urologue doit être aguerri à la prescription de ces traitements et à la gestion de leur effets secondaires. Le choix de l'anti-angiogénique repose sur le rapport efficacité/ tolérance. Il peut s'inscrire dans une démarche séquentielle ou des remplacement d'un anti-angiogénique par un autre et/ou des combinaisons de thérapeutiques ciblées seront réalisées. Cette gestion multi-modale du cancer du rein métastatique nécessite la collaboration des urologues et des oncologues médicaux.

En conclusion, l'urologue est aujourd'hui encore plus présent dans la gestion des patients atteints d'un cancer du rein car il voit s'élargir les indications chirurgicales et devient le prescripteur des nouvelles thérapeutiques selon des protocoles établis en collaboration avec les oncologues médicaux.