Syndrome d'arrêt des antiandrogènes dans le traitement hormonal du cancer de la prostate métastatique en échappement hormonal.

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, Tumeur, Hormonothérapie, syndrome d'arrêt des anti-androgènes, hormono-résistance
Auteurs : Barthélémy Y, Colombel M, Gasman D, Patard JJ, Chopin D, Abbou CC
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 93-97
Pendant la phase d'échappement hormonal d'un cancer de la prostate traité par blocage androgènique complet une chute du taux de PSA après arrêt des antiandrogènes a été décrite. Nous rapportons un nouveau cas : Patient traité initialement par pulpectomie et Nitulamide pour un adénocarcinome N+. (PSA à 165 ng/ml). A la phase d'échappement hormonal, l'arrêt du nitulamide a entraîné une diminution du PSA. Le remplacement du nitulamide par l'acétate de cyprotérone a entraîné une réaugmentation du PSA qui a de nouveau diminué après arrêt de celui-ci. Trois ans après arrêt le taux de PSA est à 3,5 ng/ml. Ce syndrome est problablement du à la mutation du récepteur aux androgènes. En échappement hormonal, l'arrêt de tout antiandrogène hormis les analogues de la LH-RH est recommandé et peut être suivi d'une baisse temporaire du PSA. Aucun autre antiandrogène ne doit être administré en remplacement du précédent.