Survie globale des patients français traités par abiraterone et enzalutamide pour un cancer de prostate résistant à la castration chimio-naïfs entre 2014 et 2017 : une comparaison directe à travers une étude sur base de données médico-admini...

25 novembre 2019

Auteurs : L. Scailteux, B. Campillo-Gimenez, S. Kerbrat, F. Despas, R. Mathieu, S. Vincendeau, F. Balusson, A. Happe, E. Nowak, E. Oger
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 699-700
Objectifs

En traitement de 1re ligne chez les patients présentant un cancer de prostate résistant à la castration (CPRC) chimio-naïfs, abiraterone (ABI) et enzalutamide (ENZ) apparaissent des alternatives thérapeutiques. Hormis quelques études observationnelles peu puissante, aucun essai clinique n’a comparé jusqu’à présent l’efficacité d’ABI et ENZ de façon directe.

Méthodes

L’objectif de cette étude était de comparer de façon directe la survie globale des patients français initiant un traitement par ABI ou ENZ chez des patients CPRC métastatiques chimio-naïfs. Utilisant les données du SNDS, une étude de cohorte a été réalisée incluant les nouveaux utilisateurs d’ABI ou ENZ entre 2014 et 2015 et suivis jusqu’à fin 2017. Les séances de chimiothérapie, dont cabazitaxel, ont été identifiées. Avec une approche type en intention de traiter, une analyse de survie a été conduite, estimant le HR de la survie globale avec un modèle de Cox et utilisant un score de propension par la méthode SIPTW.

Résultats

Parmi les 4783 nouveaux utilisateurs, 83,1 % étaient traités par ABI et 16,9 % par ENZ. Avec un suivi médian de 27,7 mois (Q1–Q3, 15,9–35,8 mois) pour ABI et 25,4 mois (Q1–Q3, 16,6–28,3 mois) pour ENZ, le taux d’incidence des décès toutes causes était de 26,0 pour 100 personnes-années (PA) (IC95 % : 24,9–27,1) pour ABI et de 23,8/100 PA (IC95 % : 21,5–26,4) pour ENZ. Le suivi médian des patients décédés était de 17,7 mois (Q1–Q3, 9,4–26,2 mois) pour ABI et 15,0 mois (Q1–Q3, 8,7–21,1 mois) pour ENZ. L’analyse multivariée suggère une meilleure survie globale avec ENZ comparativement à ABI (HR : 0,86 [0,77–0,96]).

Conclusion

Pour la première fois, avec cette étude sur base de données française, via une comparaison directe, notre étude suggère un potentiel bénéfice d’ENZ par rapport à ABI en termes de survie globale.




 




Déclaration de liens d'intérêts


ANSM - programme de recherche de la plateforme d'épidémiologie PEPS.






© 2019 
Publié par Elsevier Masson SAS.