Surveillance et pronostic des tumeurs superficielles «T1» de vessie. Une série homogène de 88 cas suivis de 1 à 22 ans

01 décembre 2001

Mots clés : Tumeurs superficielles de vessie, Pronostic, facteurs de risque
Auteurs : LACHAND AT, TEXIER J, TEXIER O
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 472-477
But:En s'appuyant sur l'évolution d'une série homogène de malades, préciser les éléments du pronostic (risque de récidive et risque de progression) et les règles de surveillance des tumeurs papillaires T1 de vessie. Matériel et Méthode:88 tumeurs T1 de vessie recrutées de 1975 à 1995 et régulièrement suivies par le même urologue.La période de surveillance a varié de 1 à 22 ans avec une moyenne de 52 mois et une médiane de 48 mois. Résultats:26% n'ont jamais récidivé (suivi moyen : 71 mois), 74% ont récidivé 1 fois ou plus (suivi moyen : 48 mois) dont 35% de récidives T>1.
29/88 malades sont morts d'un cancer infiltrant de vessie, 14 avant 3 ans, 19 avant 5 ans, 28 avant 10 ans.
Le risque de récidive et de progression est en relation statistiquement significative avec :
- l'aspect macroscopique de la tumeur : taille, nombre et étendue des implantations,
- son rythme évolutif apprécié d'après le rythme des récidives.Chez les malades sans récidive à 12 mois :
- le risque de récidive diminue de 74 à 50%.
- le risque d'aggravation baisse de 35 à 20%.
Dans cette cohorte ni le grading histologique de la tumeur initiale, ni le degré d'infiltration du chorion sous-muqueux ne semblent modifier le pronostic. Conclusion:Considérées comme «superficielles» les tumeurs papillaires de vessie T1, quel que soit leur grade histologique, ont un pronostic grave.Elles justifient une surveillance endoscopique étroitedans l'année qui suit le diagnostic.Ultérieurement, le rythme de surveillance pourra être adapté au mode évolutif propre à chaque cas mais, quel que soit ce mode, nous conseillons une surveillance prolongée.