Base bibliographique

IRM et stade pathologique après prostatectomie totale : corrélation en fonction de la classification d’Amico
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 688, suppl. 13


Objectifs

L’IRM est l’examen de référence pour l’évaluation locale avant prostatectomie totale et permet de préciser la technique opératoire utilisée. Le but de cette étude est de confronter les résultats de l’IRM avec ceux de la pièce opératoire en fonction de la classification d’Amico.


Méthodes

De 2006 à 2018, 2647 patients ont eu une prostatectomie totale avec une IRM préopératoire. Les données préopératoires (classification de d’Amico, l’IRM) et postopératoires (poids de prostate, analyse de la pièce opératoire) ont été relevées. Les résultats IRM sont classés en it2, it3 en cas de franchissement capsulaire ou d’envahissement des vésicules séminales, les données anatomopathologiques en stade pt2 et pt3 (pt3a pt3b).

La sensiblite (SE),la specificité (SP), valeur prédictive positive (VPP), négative (VPN) ainsi que la précision diagnostic [évaluée par l’index de youden.(IY)] et l’efficacité de l’IRM pour évaluer le stade pathologique ont été calculées en fonction de la classification de d’Amico.


Résultats

Sur les 2647 patients, il y avait 38 % risque faible, 44 % risque intermédiaire et 17 % risque élevé. Sur IRM, il y avait 78 % it2, 22 % it3. L’extension extraprostatique était confirmée sur 1101 pieces de prostatectomie (44,6 %), avec envahissement des vésicules séminales sur 307 (12,4 %). Pour l’ensemble des patients, la sensibilté de l’IRM pour prédire les stades extraprostatiques était de 33,4 %, la spécificité 86,7 %, la VPP 67 %, la VPN 61,8 %, l’index de Youden (IY) de 0,2 et l’efficacité de 62,9 %. Pour les groupes de faible risque, intermédiaire et haut risque les se et sp de l’IRM pour détecter une extension extraprostatique sont respectivement de 25,6 % et 86,8 % ; 28,8 % et 87,3 % ; 47,6 % et 84,4 % de même les VPP et VPN sont respectivement de 41 % et 76,4 % ; 69 % et 55,6 % ; 88,6 % et 37,3 %.


Conclusion

Les performances de l’IRM varient en fonction de la classification d’Amico. Pour prédire l’extension extraprostatique et ainsi mieux guider le choix d’une éventuelle préservation des bandelettes, il faut prendre en compte ces variations dans l’interpétation de l’IRM.

Mots clés:
E. / A. / L. / C. / C.
La chirurgie de désobstruction prostatique a-t-elle un role chez les patients atteints de maladie de Parkinson ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 736, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie de désobstruction prostatique est généralement considérée comme une option à risque chez les patients atteints de syndrome parkinsonien, plusieurs séries historiques ayant rapporté des résultats très mitigés dans cette population. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de la chirurgie de désobstruction prostatique en se restreignant aux patients atteints de maladie de parkinson (mp) chez qui les résultats pourraient être moins défavorables.


Méthodes

Tous les hommes avec un diagnostic certain de maladie de Parkinson (exclusion formelle par un neurologue de tout syndrome parkinsonien atypique) et traités par resection transurétrale de prostate (rtup) ou photovaporisation sélective de la prostate (pvp) au laser Greenlight entre 2010 et 2017 dans 3 centres universitaires ont été inclus dans une étude rétrospective multicentrique internationale. Le critère de jugement principal était le succès défini par une amélioration des symptômes du bas appareil urinaire (sbau) de quelque degré que ce soit rapporté par le patient à 3 mois postopératoire ou la reprise de miction spontanée chez les patients en sonde à demeure en préopératoire.


Résultats

Après exclusion de 7 hommes avec un syndrome parkinsonien atypique, 42 patients ont été inclus : 31 traités par pvp et 11 par rtup. À trois mois, 69 % rapportaient une amélioration de leur sbau, 4 étaient inchangés (9,5 %) et 9 étaient aggravés (21,5 %). Dix des 14 patients en rétention en préopératoire avaient repris des mictions à 3 mois (71,4 %). Chez les patients en miction spontanée, le rpm était significativement diminué à 3 mois (138 vs. 63,9mL ; p =0,008). Parmi les 16 patients avec une incontinence préopératoire, 7 avaient récupéré une continence complete en postopératoire (43,8 %). À l’inverse, parmi les 26 patients sans incontinence préopératoire, 3 ont développé une incontinence de novo en postopératoire (11,5 %). Quatorze patients (33,3 %) ont nécessité un traitement pour hyperactivité vésicale résiduel/de novo en postopératoire.


Conclusion

La présente série suggère que la rtup et la pvp sont associées à des résultats globalement satisfaisants chez les patients atteints de mp ayant des sbau et une obstruction prostatique. Toutefois, les taux relativement élevés de patients aggravés par la chirurgie (21,5 %) ou avec incontinence postopératoire de novo (11,5 %) souligne l’importance d’une sélection soigneuse des patients.

Mots clés:
B. / V. / F. / R. / B.
La grande précision des biopsies transpérinéales guidées par l’image utilisant le système Trinity ® est indépendante du type d’anesthésie utilisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 715, suppl. 13


Objectifs

Dans le cadre de biopsies guidées par l’image, mesurer la précision de biopsies transpérinéales utilisant un système de fusion élastique (Trinity® Koelis, Grenoble). Vérifier que la précision ne diffère pas selon le type d’anesthésie.


Méthodes

La précision a été mesurée selon Cornud (Radiology , 2018) en termes de distance au centre de la cible (dcc, mm) et de profondeur dans la cible (dcs, mm les valeurs négatives montrent que la carotte est dans la cible) sur la base des archives dicom de biopsies guidées par l’image d’anomalies IRM PIRADSv2≥3 chez des patients en surveillance active ou en réévaluation avant décision thérapeutique. Pour des raisons logistiques, nous développons les biopsies sous anesthésie locale (patch EMLA, 20mL lidocaïne 1 % sc et en bloc périprostatique). Les résultats de 41 dossiers (2 carottes par cible, 82 carottes ; anesthésie générale : 27 patients, anesthésie locale : 14 patients) sont présentés.


Résultats

Le volume moyen de la cible était de 0,8mL (IC95 % : 0,5–1,2), correspondant à une sphère de diamètre moyen de 11,6mm (IC95 % : 9,8–13,2). La précision moyenne (IC95 %) était de 2,5 (2,2–2,9)mm par rapport au centre de la cible (dcc) et toutes les carottes étaient à l’intérieur de la cible (dcs : −2,9 (−3,2/−2,6)mm. La précision n’était pas dégradée par la réalisation de l’acte sous anesthésie locale (Fig. 1). Les données de 82 carottes tirées de notre série historique de biopsies transrectales avec fusion élastique (Cornud. Radiology 2018) ont été utilisées à des fins de comparaison suggérant une meilleure précision (dcc voie transpérinéale : 2,5 (2,2–2,9)mm contre 5,1 (4,0–6,2)mm, p <0,0001) et une plus grande profondeur d’échantillonnage par voie transpérinéale (dcs transpérinéale : −2,9 (−3,2/−2,6)mm, contre 1,3 (0,2–2,3)mm, p <0,0001).


Conclusion

La démonstration faite pour les biopsies transrectales que les systèmes permettant la fusion élastique des volumes définis sur l’IRM et lors de l’échographie transrectale améliorent la précision et la qualité d’échantillonnage des biopsies prostatiques peut être étendue aux biopsies transpérinéales. Ces dernières peuvent être réalisées sous anesthésie locale sans dégradation de la précision.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / D. / B.
La néphrectomie droite chez le donneur vivant : une alternative fiable et sûre a propos d’une série de 67 transplantations
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 631, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer le prélèvement de rein droit donneur vivant par laparoscopie manuellement assistée en termes de sécurité pour le donneur et de fonction du transplant.


Méthodes

Entre novembre 2002 et avril 2017, 270 néphrectomies par laparoscopie manuellement assistée ont été réalisées dans notre centre. Les caractéristiques des patients et les données à court et à long terme ont été rétrospectivement recueillies via le système d’information « données informatisées validées en transplantation » et les dossiers médicaux. Les données préopératoires incluaient la fonction rénale relative et le bilan scannographique afin de déterminer les raisons de la sélection du rein droit. Les données per- et postopératoires des donneurs et des receveurs ont été comparées selon que le rein droit (groupe d) ou le rein gauche (groupeg) a été prélevé.


Résultats

Soixante-sept reins droits ont été prélevés (25 %), du fait d’une asymétrie fonctionnelle en faveur du rein gauche (52 %) ou d’artères multiples à gauche (48 %).

Parmi les donneurs, aucune conversion en chirurgie ouverte ni de transfusion peropératoire n’ont été nécessaire, il n’y avait pas de différence significative entre le groupe d et le groupe g en terme de durée opératoire (170±37min vs 171±32min respectivement). La durée d’ischémie chaude était significativement plus importante parmi le groupe d que le groupe g (4,0±1,6min vs 3,0±1,7min ; p <0,001).

Parmi les receveurs, il n’y a eu aucune thrombose vasculaire du greffon, il n’y avait pas de différence significative en termes de reprise retardée de fonction (3 groupe d et 8 groupe g), de créatinémie à 6 mois, 1 an et 5 ans.


Conclusion

Comparativement au prélèvement de rein gauche, le prélèvement de rein droit par laparoscopie manuellement assistée est une technique sûre pour les donneurs, avec de bons résultats fonctionnels pour les receveurs à court et à long terme.

Mots clés:
L. / G. / P. / O. / L.
La néphrolithotomie percutanée dans le traitement des calculs du haut appareil urinaire, chez les patients atteints d’une maladie du système nerveux avec un handicap moteur sévère
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 667, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la morbidité de la néphrolithotomie percutanée (nlpc), chez les patients atteints de maladies du système nerveux avec retentissements vésico-spinctériens, pour le traitement des calculs du haut appareil urinaire.


Méthodes

Étude rétrospective, menée dans un centre universitaire, en 2005 et 2017, chez tous les patients présentant une pathologie neurologique sévère, ayant été opérés pour calcul urinaire, d’au moins une nlpc. Une procédure était considérée comme un succès, en cas d’absence de fragment résiduel dans le rein traité, sur les examens d’imagerie (asp, échographie, scanner) postopératoires ou sur les constatations peropératoires en fin d’intervention. Les complications peropératoires étaient rapportées, ainsi que les postopératoires tardives ou précoces selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Soixante-seize nlpc ont été réalisées, sur 68 reins, chez 54 patients : 11 blessés médullaires (20,4 %), 11 paralysés cérébraux (20,4 %), 7 scléroses en plaques (13,0 %), 6 spina bifida (11,1 %), 6 accidents vasculaires cérébraux (11,1 %), 4 traumatisés crâniens (7,4 %), et 9 divers (16,7 %). Après une première procédure, dont 12 (15,8 %) avec deuxième temps au cours de l’hospitalisation, le taux de succès était de 60,5 %. Le taux de complications peropératoires était de 10,5 %, essentiellement des saignements. Il a été observé, 34,2 % de complications mineures (Clavien-Dindo≤2) et 9,2 % de majeures (Clavien-Dindo>2), principalement septiques (31,6 % des patients), incluant 3 décès (3,9 %). Les transfusions sanguines ont été nécessaires chez 18,4 % des patients et la durée moyenne d’hospitalisation était de 8jours (minimum : 2, maximum : 29). Un retraitement fut nécessaire, dans les 3 ans, pour 34,2 % des procédures, majoritairement par urétéroscopie.


Conclusion

Chez les patients atteints d’une maladie du système nerveux avec trouble vésico-sphinctérien, la nlpc est d’une efficacité plus faible que dans la population générale, avec des taux de complications similaires, mais une mortalité plus importante. Cependant, pour cette population de patients, le taux de succès semble supérieur aux procédures d’urétéro-rénoscopies souples itératives, pour des complications moins fréquentes, mais plus graves.

Mots clés:
I. / M. / F. / P. / L.
La polyurie nocturne est-elle prédictive d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil sévère ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 706, suppl. 13


Objectifs

La nycturie est un motif de consultation très fréquent en urologie et peut être l’expression d’une polyurie nocturne. La polyurie nocturne est significativement associée à la survenue d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). L’objectif de cette étude est de déterminer la valeur pronostique de la polyurie pour dépister un SAOS sévère et de préciser au moyen d’un algorithme, sa valeur prédictive.


Méthodes

Tous les patients vus en consultation d’urologie sur une période de 30 mois pour nycturie ont été explorés par un calendrier mictionnel. Les patients présentant une polyurie nocturne avérée et inexpliquée ont été adressés pour exploration du sommeil par polysomnographie ventilatoire. Les données suivantes ont été recueillies prospectivement : âge, IMC, HTA, céphalées matinales, bronchopathie, trouble de la vigilance (échelle d’Epworth) et de la libido, somnolence diurne et index d’apnée-hypopnée (IAH). Un SAOS sévère était défini par un IAH>30. Les patients présentant un SAOS sévère étaient comparés à un groupe de patients ne présentant pas de SAOS ou présentant un SAOS non sévère.


Résultats

Parmi les 113 patients inclus, 63 (55,8 %) présentaient un SAOS sévère. Les caractéristiques de chaque groupe sont présentées dans le Tableau 1. Un algorithme associant : sexe (homme ou femme), âge [70,80] ou [80,94], IMC [25,30] ou [30,45] dans cette population de patients présentant une polyurie nocturne a permis d’obtenir une valeur prédictive positive de SAOS sévère de 79,3 % (Fig. 1). Selon l’algorithme défini, une polyurie nocturne chez un homme de (70–80 ans) présentant un IMC>30 a permis de prédire à 96 % la présence d’un SAOS sévère (Tableau 1).


Conclusion

La présence d’une polyurie nocturne doit faire évoquer le diagnostic d’un SAOS systématiquement. Sa puissance prédictive peut être améliorer au moyen d’un algorithme qui doit être validé de manière prospective.

Mots clés:
V. / A. / D.
La résection transurétrale de vessie de réévaluation est-elle toujours nécessaire en cas de primo-résection sous luminofluorescence par hexaminolévulinate ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 722, suppl. 13


Objectifs

L’utilisation de la luminofluorescence par hexaminolévulinate (HAL) est désormais recommandée lors de la primo-RTUV afin d’optimiser la détection des lésions tumorales. L’objectif de notre étude était d’étudier l’impact de cette pratique sur le taux de tumeur résiduelle (TR) à la résection de réévaluation (re-RTUV).


Méthodes

Parmi tous les patients opérés d’une RTUV entre 2012–2017, 52 avaient eu une re-RTUV après primo-RTUV jugée complète et dans un délai<3 mois. Nous avons comparé les patients ayant eu une primo-RTUV avec cystoscopie en lumière blanche suivie d’une re-RTUV sous luminofluorescence HAL (group a, n =30) et les patients ayant eu une primo-résection sous HAL suivie d’une re-RTUV en lumière blanche seule (group b, n =22). Le taux de TR à la re-RTUV, le changement de groupe pronostique et/ou de stratégie thérapeutique, les facteurs prédictifs de TR, ainsi que les survies sans récidive et sans progression ont été analysés.


Résultats

Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les caractéristiques clinicopathologiques. Le taux de tr était de 66,7 % dans le groupe a versus 9,1 % dans groupe b, p <0,001. Dans le groupe a, 16,7 % des patients ont été reclassés dans un groupe pronostique plus sévère après re-RTUV, avec un impact sur la stratégie thérapeutique. Les facteurs prédictifs de TR en analyse univariée étaient : l’utilisation de la luminofluorescence à la primo-RTUV (p <0,001), le lieu de réalisation de la primo-RTUV (p =0,0029) et le délai avant re-RTUV (p =0,033). En analyse multivariée, seule l’utilisation de la luminofluorescence à la primo-RTUV restait un facteur prédictif indépendant de TR (p =0,0031). Après 24 mois de suivi médian, il n’y avait pas de différence en termes de survie sans récidive ou de progression.


Conclusion

La qualité de la primo-RTUV, quand elle est optimisée par la cystoscopie en lumière bleue, a un impact significatif sur le taux de tumeur résiduelle à la re-RTUV et peut modifier la prise en charge des patients atteints de TVNIM.

Mots clés:
L. / G. / J. / S. / S.
La tuberculose urogénitale : aspects épidémiologiques et morbidité
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 634, suppl. 13


Objectifs

La tuberculose est un problème majeur de santé publique dans le monde. Bien qu’il s’agisse d’une pathologie curable, elle est classée parmi les maladies transmissibles causant un nombre assez important de décès. L’objectif de notre travail était d’étudier les caractéristiques épidémiologiques ainsi que la morbidité causée par cette maladie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre 2007 et 2017, incluant tous les malades hospitalisés pour tuberculose urogénitale. Cinquante-deux cas étaient colligés. Les données épidémiologiques, thérapeutiques et évolutives étaient recueillies et analysées.


Résultats

Le sex-ratio (h/f) était de 1 :2. L’âge moyen était de 42 ans. Le contage tuberculeux était retrouvé dans 9 cas (17 %). Le délai moyen de consultation était de 5 mois. Le diagnostic a été révélé par un choc septique dans 9 % des cas et une insuffisance rénale aiguë dans 15 % des cas. La durée moyenne d’hospitalisation était de 8jours. Le traitement antibacillaire était démarré dans tous les cas, arrêté pour intolérance ou toxicité dans 18 % des cas. Une néphrectomie a été réalisée dans 15 cas (29 %). Une cystectomie a été faite chez 7 patients (13 %). Onze malades ont eu une orchidectomie (21 %). Le recours à l’hémodialyse a été noté chez 4 patients (7 %). Le taux de mortalité par la tuberculose était de 8 %.


Conclusion

La tuberculose est encore une maladie d’actualité. Avec une mortalité de 8 % et un passage en une insuffisance rénale terminale dans 7 % des cas, la morbidité de cette pathologie est considérable. Un diagnostic précoce et une prise en charge rapide sont indispensables.

Mots clés:
K. / A. / M. / M. / H.
Laser à fibre Thulium SuperPulse : expérience initiale pour lithotripsie de larges calculs rénaux
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 755, suppl. 13


Objectifs

Le laser à fibre Thulium SuperPulse apparaît être une alternative au laser Holmium pour la lithotritie. Sa longueur d’onde de fonctionnement est proche du pic d’absorption d’eau, ce qui se traduit par une efficacité d’ablation plus élevée à faible énergie d’impulsion par rapport au laser Holmium.

Dans cette vidéo, nous présentons l’applicabilité du laser à fibre Thulium pour la lithotripsie de larges calculs rénaux.


Méthodes

Trois patients traités par urétéroscopie souple pour calculs rénaux avec une masse lithiasique supérieure à 15mm sont présentés dans cette vidéo.

La lithotripsie a été réalisée au moyen d’un générateur laser à fibre Thulium SuperPulse (Thulium pulsé).

Les interventions complètes ont été enregistrées et les principales conclusions ont été rapportées dans cette vidéo.


Résultats

Premier patient : calculs rénaux gauches multiples allant jusqu’à 12mm de longueur. Les réglages laser utilisés étaient : énergie d’impulsion faible : 0,1J avec une fréquence de 250Hz.

Deuxième patient : calcul rénal gauche unique de 15mm dans le bassinet traité en 24minutes.

Troisième patient : calcul rénal gauche unique de 30mm dans le bassinet traité en 37minutes.


Conclusion

À partir de cette expérience initiale, nous pouvons conclure que le laser à fibre Thulium SuperPulse peut s’appliquer à la lithotripsie. Des études complémentaires sont nécessaires afin de définir les paramètres optimaux de lithotripsie de ce laser.

Mots clés:
O. / E. / V. / S.
Le toucher rectal : est-il indispensable au dépistage du cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 685, suppl. 13


Objectifs

Historiquement, il y avait deux manières de dépister le cancer de la prostate : le toucher rectal (TR) et le test PSA. L’objectif de cette étude est de connaître la place du TR dans la pratique des médecins généralistes de notre région (médecins de soins primaires).


Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive transversale de pratiques, sur une mode déclaratif et anonyme. L’enquête a été menée sur la base d’un questionnaire préétabli avec 145 médecins généralistes (MG). Le questionnaire comprenait trois volets : les critères d’identité des médecins, l’approche diagnostique des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) et leurs connaissances théoriques, y compris le dépistage.


Résultats

Au total, 137 (94 %) médecins ont participé à cette étude, dont 70 (51 %) hommes et 67 (49 %) femmes. L’âge moyen était de 44,6 ans (25–72 ans). Le TR est considéré comme recommandé par 116 (86,6 %), médecins, cependant, il n’est pratiqué de manière systématique que par 5 (4 %), dont 1 femme. Plus de 76 (55 %) disent qu’ils le realisé systématiquement au début de leur exercice. Les hommes 39 (56 %) font plus de TR que les femmes 14(21 %) et cette différence est statistiquement significative (p<0,00, or  : 4,7). Seulement 28 (28,4 %) pensaient que le TR devrait être effectué par un urologue ; au moment où 38 (67,9 %) femmes ont déclaré que leur sexe constituait un obstacle à cet examen. Neuf femmes ont rapporté un refus de tr en raison de leur sexe.


Conclusion

S’il est vrai que les recommandations ne sont pas très claires en ce qui concerne le dépistage, il n’en demeure pas moins que de nombreux mg n’en suivent aucune. Beaucoup ne le réalisent pas et ne se réfèrent pas à un urologue. Cette approche ambiguë du diagnostic nécessite une meilleure organisation des consultations et souligne la nécessité de renforcer les connaissances des praticiens.

Mots clés:
S.
Les donneurs altruistes
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 632, suppl. 13


Objectifs

En dépit de nombreuses actions menées par les systèmes de santé pour promouvoir la transplantation, le nombre de greffons disponibles restent aujourd’hui largement inférieurs à la demande. L’un des moyens pour augmenter ce dernier est le don vivant altruiste, pratiquée au Royaume-Uni depuis 2006. Nous présentons ici l’expérience de cette pratique au Royaume-Uni au cours des 12 dernières années.


Méthodes

L’acte de donner de manière anonyme un rein à un étranger reste controversé dans le milieu de la transplantation. Les raisons sous-tendant un don vivant altruiste sont complexes et les dommages physiques et psychologiques à long terme ne sont que partiellement étudiés les reins des donneurs vivants (DV) altruistes sont ajoutés anonymement à la banque de donneurs. Ils peuvent être donnés aux patients sans DV direct, notamment ceux dont la probabilité de recevoir un rein de donneur décédé est faible, en raison d’une hyperimmunisation. Ils peuvent également rentrer dans le processus de partage d’organes via le système national de partage d’organes.


Résultats

Les DV représentent actuellement plus du tiers des greffes rénales au Royaume-Uni. Ils ont les meilleurs résultats à long terme pour la survie du greffon et du patient. Les DV altruistes constituent environ 11 % du pool de DV. Plus de 500 transplantations par DV altruistes ont été réalisées depuis leur légalisation en 2006. Le programme est dirigé par le NHSBT (service national de santé pour le sang et la transplantation). Cette pratique n’a été légalisé que dans un petit nombre de pays, notamment les États-Unis et les Pays-Bas. Au cours du processus, on observe un taux d’abandon significatif des DV altruistes. La prise de conscience des risques encourus, la durée de convalescence et le manque de soutien sont les principales raisons soulevées.


Conclusion

Le don altruiste contribue significativement au pool global d’organes issus des DV au Royaume-Uni. Cette pratique devient de plus en plus populaire, notamment par l’aide des médias et d’internet. Les reins non spécifiés offrent un nouvel outil pour diminuer le temps d’inscription des receveurs sur la liste d’attente et les risques qui en découlent.

Mots clés:
F.
Lymphadénectomie rétropéritonéale laparoscopique robot-assistée : un nouveau standard dans la chirurgie des masses résiduelles post-chimiothérapie pour tumeur germinale du testicule ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 753, suppl. 13


Objectifs

Le traitement chirurgical des masses résiduelles post-chimiothérapie peut être mené par différentes voies d’abord (ouverte, cœlioscopique ou robot-assistée). Nous présentons dans cette vidéo la technique chirurgicale laparoscopique robot-assistée avec docking unique et position latérale pour masse résiduelle latéro-aortique gauche utilisée lors de une étude récemment publiée.


Méthodes

Il s’agit d’un patient de 28 ans présentant une masse résiduelle latéro-aortique gauche dans les suite d’une chimiothérapie pour tumeur germinale non séminomateuse. Patient en décubitus latéral droit. Un curage dit « modifié » est réalisé selon les recommandations actuelles avec les limites anatomiques classiquement décrites. Décollement et mobilisation du côlon gauche. La veine génitale, l’uretère gauche et l’artère iliaque primitive gauche sont repérés. Le curage débute sur le bord latéral gauche de l’aorte en remontant de l’artère iliaque primitive gauche jusqu’au pédicule rénal gauche. La masse résiduelle est identifiée et disséquée. La partie latérale du curage est ensuite libérée.


Résultats

La durée opératoire était de 155minutes. Les saignements étaient de 80cc. La durée d’hospitalisation était de 2jours. Pas de complications postopératoires. L’examen anatomopathologique a retrouvé une masse de 3cm avec 60 % de nécrose et 40 ganglions réactionnels non métastatiques.


Conclusion

Cet exemple d’approche laparoscopique robot-assistée pour masses résiduelles post-chimiothérapie dans les tumeurs germinales du testicule met en avant l’intérêt de cette voie mini-invasive dans cette indication. Sous couvert d’une bonne sélection des patients et d’une expertise chirurgicale, cette voie d’abord pourrait devenir un standard dans la prise en charge de ce type de patients.

Mots clés:
C. / V. / J.B. / M. / M.
Lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles postchimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires : actualisation des résultats du «  single docking  » avec approche latérale lors du curage modifié
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 684, suppl. 13


Objectifs

Le traitement chirurgical des masses résiduelles postchimiothérapie peut être réalisé par différentes voies d’abord (ouverte, cœlioscopique ou robot-assistée). Nous présentons les données actualisées du curage rétropéritonéal robot-assisté avec single docking et décubitus latéral dans la chirurgie des masses résiduelles après chimiothérapie pour cancer testiculaire.


Méthodes

Étude, observationnelle, monocentrique, entre octobre 2013 et mai 2018. La technique chirurgicale utilisée était basée sur un single docking avec une position latérale. Un curage rétropéritonéal dit modifié était systématiquement réalisé. Les patients inclus devaient avoir une masse résiduelle après chimiothérapie supérieure à 3cm pour les séminomes (TGS) et supérieure à 1cm pour les tumeurs non séminomateuses (TGNS). Les données préopératoires (âge, pathologie testiculaire initiale, chimiothérapie, taille de la lésion, stade clinique), peropératoires (durée opératoire, perte sanguine, complications (Clavien), nombre de ganglions prélevés et pathologiques) et postopératoires (complications, durée d’hospitalisation, survie sans récidive à 2 ans, mode éjaculatoire) ont été analysées.


Résultats

Dix-sept patients ont été inclus (13 TGNS, 1 TGS et 3 tumeurs mixtes). Tous les patients ont reçu au moins 3 cycles de bep et deux ont reçu une chimiothérapie de rattrapage (VIP). La taille médiane de la tumeur était de 20mm [14–100]. La durée médiane de l’intervention était de 140min [45–300] et les pertes sanguines médianes de 50mL [5–300]. Aucune conversion ni complication>Clavien 2 n’ont été recensées. Le temps moyen d’hospitalisation était de 3,5jours [2–4]. Soixante-huit pour cent des patients conservaient une éjaculation antégrade. Le nombre médian de ganglions prélevés est de 7 [1–40] avec en moyenne 1,3 ganglions positifs [0–3]. Les résultats anatomopathologiques sont présentés dans le Tableau 1. Enfin, la survie sans récidive à 2 ans des patients évaluables était de 100 % (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles postchimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires avec approche latérale et single-docking est une technique sûre et reproductible avec des résultats oncologiques et fonctionnels prometteurs.

Mots clés:
A. / J.B. / C. / M. / C.
L’antibiorésistance des germes uropathogène dans le milieu hospitalier « de réels défis à relever dans le futur proche »
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 634, suppl. 13


Objectifs

Les infections urinaires sont au premier rang des infections acquises à l’hôpital (IAH). Elles constituent une préoccupation constante, du fait de leur morbidité importante et des bactéries multirésistantes incriminées dans ces infections. L’objectif de l’étude est de dresser le profil bactériologique ainsi que la cinétique d’évolution de la résistance aux antibiotiques des principales souches bactériennes.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective étalée sur trois ans, de janvier 2015 à décembre 2017. Nous avions recensé 1382 patients, hospitalisés dans une unité universitaire d’urologie, pour une durée supérieure à 48h. L’examen cytobactériologique d’urine (ECBU) était stérile à l’admission. Un autre ECBU a été réalisé à la sortie des patients. Nous avions étudié les observations des patients aussi bien que les données bactériologiques (types de bactéries, profil de résistance aux antibiotiques).


Résultats

On a relevé 207 patients avec une infections acquises à l’hôpital. L’âge moyen était de 63 ans. Cependant, 57 % des patients étaient porteurs d’une sonde vésicale. L’étude bactériologique a objectivé 37 % d’Escherichia coli , 21 % de Klebsiella pneumoniae et 7 % d’Acinitobacter bomanii . Sur les trois ans de l’étude, la résistance d’Escherichia coli aux c3g est passée de 28 à 44 %, aux fluoroquinolones de 66 à 94 %, aux aminosides de 27 % à 35 %. Cependant, la résistance du Klebsiella pneumoniae aux fluoroquinolones était à 100 % pendant toute la durée de l’étude et aux c3g elle est passée de 79 à 92 %. Par ailleurs, la résistance de l’Acinetobacter bomanii aux quinolones est restée stable à 100 % et aux c3g, elle est passée de 93 à 98 % et aux carbapénèmes de 48 à 56 %.


Conclusion

Les données de notre étude montre des taux alarmants d’antibiorésistance des germes hospitaliers nécessitant une mise en place de mesures urgentes et durables pour la lutte contre l’infection acquise à l’hôpital. Ce sont donc des défis majeurs à relever afin d’éviter des situations inéluctables d’impasses thérapeutiques à venir.

Mots clés:
M. / A. / H. / Z. / M.
L’apprentissage de la ponction calicielle percutanée dans un gant en latex
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756, suppl. 13


Objectifs

Plusieurs modèles biologiques, réalisés avec un rein de porc, ou virtuel ont été développés pour l’apprentissage de la ponction calicielle percutanée. Nous présentons une vidéo d’un modèle confectionné avec un gant en latex, pour l’apprentissage de l’abord caliciel percutané.


Méthodes

Deux ou 3 morceaux de mousse sont utilisés pour simuler la paroi abdominale. Une sonde urétérale est introduite dans un gant en latex et l’entrée du gant est fermée par des ligatures. Le gant est rempli par du sérum et du produit de contraste. Les doigts du gant sont fixé aux mousses par du sparadrap. Les mousses sont repliées pour couvrir le gant. Les bouts des doigts du gant sont ponctionnés comme les calices. La ponction, insertion du guide et une petite dilatation sont faite sous radioscopie. Les résidant ou urologues sont enseignés la ponction calicielle et le début de la dilatation du trajet.


Résultats

C’est un modèle économique, utilisant du matériel non coûteux, et facilement réalisable en quelques minutes. La mobilisation et la ponction du bout du doigt de gant est similaire à la ponction d’un calice. L’insertion du guide et le début de la pré-dilatation sont possibles. Mais, une dilatation plus large et l’insertion de la Gaine d’Amplatz sont presque impossibles ; le doigt est invaginé et repoussé par la dilatateur.

Il est non biologique donc il n’y a pas de problème d’hygiène et peut être utilisé au bloc opératoire. Cependant, il y a une limitation en termes de rapport anatomique et de sensation tissulaire. En plus, la ponction écho-guidée n’est pas possible.

Au cours d’ateliers, les participants ont rapporté une grande satisfaction et de confiance concernant l’apprentissage de la ponction calicielle.


Conclusion

Ce modèle est économique, rapide et facile à réaliser. En plus, il a été satisfaisant pour l’apprentissage de la ponction calicielle. Cependant, des études comparatives avec les modèles biologiques et simulateurs virtuels sont nécessaires.

Mots clés:
M. / H. / I. / A. / O.
L’intensité de la douleur est-elle un bon critère de sélection des patientes nécessitant une imagerie à la phase initiale d’une pyélonéphrite aiguë ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 633, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude était de rechercher l’existence de facteurs prédictifs de complication urologique à l’imagerie en cas de pyélonéphrite aiguë de la femme de 18 à 65 ans.


Méthodes

Les patientes de 18 à 65 ans consultant au service d’accueil des urgences entre 2010 et 2015 pour une pyélonéphrite aiguë ont été incluses. Le critère d’exclusion était l’absence d’imagerie des voies urinaires aux urgences. Le critère de jugement principal était la présence d’une complication urologique à l’imagerie ; le critère de jugement secondaire était la modification thérapeutique après diagnostic fait à l’imagerie. Ces critères ont été recherchés en analyses univariées et multivariées par régression logistique.


Résultats

Au total, 193 patientes étaient incluses, dont 45,6 % présentaient une complication urologique. En analyse multivariée dans cette cohorte globale, l’antécédent de calcul urinaire (or =2,41 ; p =0,01) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =5,29 ; p =0,009) étaient associés à la découverte d’une complication urologique à l’imagerie. Au total, 154 patientes avaient une pyélonéphrite simple, parmi elles, 120 avaient eu une imagerie, dont 45 % avaient une complication urologique, avec modification de la prise en charge thérapeutique chez 36,7 % d’entre elles. En analyse multivariée, l’âge (or =4,58 ; p =0,02) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =3,78 ; p =0,02) étaient significativement associés à la découverte d’une complication urologique à l’imagerie. En analyse multivariée, l’âge (or =6,76 ; p =0,005) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =4,19 ; p =0,01) étaient associés à une modification de la prise en charge thérapeutique (Fig. 1).


Conclusion

Le caractère morphino-réquérant de la douleur, l’âge de la patiente et l’antécédent de calcul des voies urinaires étaient associés au risque de complication urologique à l’imagerie chez les patientes atteintes d’une pyélonéphrite aiguë simple. Devant le fort taux de complication urologique retrouvé dans cette série (45 %), il pourrait se discuter la réalisation d’une imagerie systématique.

Mots clés:
B. / S. / P. / L. / J.
L’intérêt de l’embolisation préopérative immédiate avant néphrectomie pour tumeur localement avancée et/ou associée à un thrombus cave
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 626, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie, pour tumeur du rein localement avancée (≥t2b) et/ou associée à un thrombus cave, est une chirurgie potentiellement morbide en particulier en raison du risque hémorragique. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact d’une embolisation artérielle rénale (EAR) avant néphrectomie pour tumeurs rénale localement avancées et/ou thrombus cave sur la morbidité périopératoire.


Méthodes

Étude comparative multicentrique incluant 145 néphrectomies pour tumeur rénale≥t2b issues du registre français UROCCR : 46 néphrectomies avec embolisations préopératoires immédiates et 99 néphrectomies seules. Les critères de jugement étaient la morbidité hémorragique (perte sanguine peropératoire, taux de CGS transfusés) et les complications périopératoires selon le Clavien.

Les données initiales et les stades tumoraux étaient similaires entre les 2 groupes (embolisé vs non embolisé) : âge moyen 65 ans, Charlson médian 3, hémoglobinémie 11g/dL (p >0,05), t2b 15 vs 14 %, t3a 31 vs 45 %, t3b 32 vs 24 %, t3c 15 vs 12 %, t4 7 vs 5 % (p =0,55), mais le niveau du thrombus était significativement plus élevé dans le groupe embolisation (niveau iii/iv 51 % vs 19 %, p =0,02)


Résultats

La perte sanguine peropératoire moyenne était inférieure dans le groupe embolisé : 726±118mL et 1083±113mL (p =0,03). Les taux de transfusion peropératoire, postopératoire et total étaient similaires, alors que le niveau du thrombus était significativement plus élevé dans le groupe embolisation (niveau iii/iv 51 % vs 19 %, p =0,02). Le taux de complication postopératoire grave (Clavien iii–iv) était inférieur dans le groupe embolisé : 11 % vs 21 % (p =0,03). Dans le sous-groupe des tumeurs sans thrombus cave (t2b/t3a), les taux de transfusion, la perte sanguine peropératoire et le delta d’hémoglobine étaient divisés par 2 dans le groupe embolisé (p <0,05)


Conclusion

Dans cette étude rétrospective comparative, nous avons démontré l’intérêt de l’embolisation rénale préopératoire immédiate avant néphrectomie pour tumeur localement avancée et/ou thrombus cave, avec un taux de complication et une morbidité hémorragique qui étaient similaires ou inférieures pour les patients bénéficiant d’une embolisation preopératoire malgré des niveaux de thrombus plus élevés que le groupe non embolisé.

Mots clés:
R.
L’urétroplastie anastomotique termino-terminale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 751, suppl. 13


Objectifs

L’urétroplastie anastomotique termino-terminale est une technique qui garde son intérêt dans la gestion de l’urètre post-traumatique.

Méthodes nous présentons le cas d’un jeune patient de 17 ans victime d’un AVP avec une rupture complète de l’urètre bulbaire, l’incision en U renversé, la dissection des différents plans, libération de l’urètre, la réalisation de l’anastomose urétrale termino-terminale par PDS 4-0.


Résultats

La durée opératoire a été de 100min, les pertes sanguines furent estimées à 100cc. La sortie à j3 avec ablation des lames de Delbet, le patient a été suivi en consultation avec un recul de 6 ans sans récidive.


Conclusion

l’urétroplastie anastomotique termino-terminale muqueuse contre muqueuse est une technique efficace et fiable dans le traitement de l’urètre post-traumatique non manipulé.

Mots clés:
A. / T. / K. / A. / A.
Maladie de Lapeyronie : résultats à court terme de la lithotritie extracorporelle de contact
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 658, suppl. 13


Objectifs

La maladie de Lapeyronie touche jusqu’à 9 % de la population masculine. Elle se manifeste par des douleurs et une déformation de la verge en érection. Les traitements médicamenteux apportent un faible bénéfice et les traitements chirurgicaux présentent des effets secondaires non négligeables. Depuis 1996, la lithotritie extracorporelle (lec) est utilisée comme alternative thérapeutique non invasive et justifie d’évaluer ses résultats avec les nouveaux lithotripteurs de contact.


Méthodes

De janvier 2017 à avril 2018, nous avons testé prospectivement 2 lithotripteurs de contact successivement : urogold [44 patients : groupe 1 (g1)] puis dornier [34 patients : groupe 2 (g2)] selon 2 schémas thérapeutiques distincts. Les critères d’exclusions étaient : une taille de plaque>4cm, un rétrécissement circonférentiel ou un antécédent de lec. L’âge médian était respectivement de 58 et 64 ans dans g1 et g2. Selon les recommandations du fabriquant, g1 recevait une séance unique de 3000 impacts et g2 recevait 4 séances de 4000 impacts. Nous avons analysé l’impact du traitement sur la douleur (évaluée par l’échelle visuelle analogique) et l’angulation de la verge en érection.


Résultats

Dans g1 : 25/44 patients (57 %) présentaient une douleur avant la lec et dans g2 : 14/34 (41 %). Une disparition complète a été observée chez 18 patients (72 %) du g1 et 12 (86 %) du g2. Une diminution de la douleur a été constatée pour 5 patients (20 %) de g1 et 1 (7 %) de g2. Une déformation significative prélec existait chez 36 patients de g1 (82 %) et 28 de g2 (82 %). Les proportions de patients avec une angulation de 10 à 40°, 40 à 70° et >70° étaient de 48 %, 25 % et 9 % pour g1 et 29 %, 35 % et 17 % pour g2. Dans g1 et g2 respectivement : 12 (33 %) et 13 patients (46 %) présentaient une correction de 20° ; 8 (22 %) et 8 (29 %) présentaient une correction de 20 à 40°.


Conclusion

La lec est un traitement alternatif, non invasif, de la maladie de Lapeyronie, dont le bénéfice reste discuté. Dans cette étude, qui n’avait pas pour but de comparer deux lithotripteurs, >2/3 des patients présentaient une disparition complète de la douleur et >50 % présentaient une amélioration d’angulation. Il reste à standardiser le schéma thérapeutique et réaliser une étude comparant les lithotripteurs.

Mots clés:
N. / Y. / M. / F. / T.
Métastasectomie surrénalienne bilatérale robot-assistée pour Résection complète d’un cancer du rein métastatique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 747, suppl. 13


Objectifs

La rémission complète d’un cancer du rein à cellules claires métastatiques (CRCCm) repose le plus souvent sur l’association de thérapies systémiques ainsi que du traitement local des métastases. L’objectif de cette vidéo était d’illustrer la faisabilité de métastasectomies complexe intra-abdominales avec une approche mini-invasive robot-assistée.


Méthodes

Les temps opératoires clés des métastasectomies, réalisées avec le robot chirurgical Da Vinci Si® (Intuitive Surgical®), trois bras opérateurs, un optique 30° et deux trocarts pour l’aide sont présentées. Les données cliniques associées au cas présenté sont issues de la base de données UroCCR et y ont été collectées après consentement, de façon prospective.


Résultats

Cinq ans après néphrectomie totale élargie droite pour un CRCC de 8cm, le patient de 74 ans présentait une récidive pulmonaire et surrénalienne bilatérale métastatique. Après un an d’inhibiteurs de tyrosine kinase, on observait une réponse pulmonaire complète mais surrénalienne incomplète. Le traitement médical a cependant dû être suspendu pour des effets indésirables grades III–IV. Les métastasectomies ont été décidée en RCP, pour permettre une rémission clinique complète. La lésion droite de 8cm, comprimait la veine cave. La gauche, de 11cm comprimait le pédicule rénal gauche. L’analyse anatomopathologique a montré deux métastases de CRCC, marges chirurgicales négatives. Il n’y a pas eu de complication chirurgicale avec sorties à j+2. Après 22 mois sans thérapie systémique, une nouvelle récidive osseuse et pulmonaire nécessita l’introduction d’une immunothérapie anti-PD1.


Conclusion

Les métastasectomies de CRCCm peuvent être discutées afin d’obtenir une rémission clinique complète ou pour suspendre des thérapies systémiques. Une approche chirurgicale mini-invasive peut permettre une faible morbidité même en cas de métastases complexes importantes, pour un bénéfice non négligeable chez cette population présentant souvent un état général altéré et des fragilités.

Mots clés:
C. / C. / A. / N. / T.
Mitrofanoff pédiatrique : une solution pour freiner l’évolution vers l’insuffisance rénale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657, suppl. 13


Objectifs

La vessie neurologique chez l’enfant se complique fréquemment d’insuffisance rénale, notre objectif est de présenter les indications ainsi que les résultats à court et à long terme de la dérivation urinaire externe continente type mitrofanoff (duecm) pour les enfants atteints de vessie neurologique compliquée d’insuffisance rénale légère ou modérée.


Méthodes

Entre juin 1992 et décembre 2017, 54 enfants âgés entre 5 et 15 ans (moyenne de 10,84 ans) ont eu une duecm, nous avons exclu de cette étude 6 patients qui ont une insuffisance rénale terminale. Les étiologies étaient dominées par la spina bifida (15 cas), myéloméningocèle (8 cas), valves de l’urètre postérieur (3 cas), exstrophie vésicale (3 cas) et vessie neurologique idiopathique (10 cas). Le diagnostic était établi à un stade avancé de la maladie chez tous les patients avec une insuffisance rénale légère pour 11 cas ou une insuffisance rénale modérée pour 34 cas avec une clairance moyenne de 42mL/min/1,73m2.


Résultats

La durée de suivi moyenne était de 138 mois. Tous les enfants étaient devenus continents ; 45 (94 %) après une seule intervention. Les complications mineures étaient principalement les difficultés de l’autosondage intermittent dans 10,4 % des cas. La fonction rénale a évolué à un stade sévère pour un seul patient après 6 ans de la chirurgie. En revanche, elle est restée stable ou elle s’est améliorée chez 35 enfants sans avoir recours à l’hémodialyse (avec clairance moyenne de la créatinine : 57mL/min/1,73m2 pour un suivi moyen de 9 ans) et elle est revenue normale chez 12 enfants. La dérivation continente (duecm) était bien acceptée par tous les enfants et leurs familles avec une bonne adhérence aux autosondages et un retour aux activités journalières habituelles d’où une meilleure qualité de vie.


Conclusion

La duecm donne de bons résultats chez les enfants. Elle assure une bonne continence, présente peu de complications et assure une bonne qualité de vie. En plus, notre étude a montré que cette dérivation permet de stabiliser ou améliorer la fonction rénale pour une longue période pour éviter l’hémodialyse ou la greffe rénale.

Mots clés:
M. / A. / N. / M. / W.
Modélisation de la morbidité de la photothérapie dynamique au wst11 comparée à la surveillance active en utilisant les données de deux essais cliniques prospectifs contrôlés randomisés
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 697, suppl. 13


Objectifs

L’étude de phase III pcm301 avait comparé la photothérapie dynamique au wst11 (ptd) et la surveillance active dans le traitement du cancer de la prostate de bas-risque et avait démontré une réduction significative du taux de thérapies radicales (tr) à 2 ans.

L’objectif était d’évaluer les taux d’incontinence urinaire (iu) et de dysfonction érectile (de) en tenant compte du cross-over vers une tr.


Méthodes

Les données de suivi prolongé des patients inclus dans l’étude pcm301 ont été analysées. Les patients ayant effectué les visites de 36 et 48 mois ont été inclus. Les taux de de et d’iu après cross-over vers une tr étaient basés sur ceux observés dans l’essai protect. Les intervalles de confiance à 48 mois ont été estimés en utilisant un bootstrap avec 1000 simulations.


Résultats

Le risque cumulatif de cross-over vers une tr, d’iu et de de sont reportés dans la Fig. 1. La de était plus fréquente dans le groupe ptd avant 15 mois, après 15 mois, elle devient plus fréquente dans le groupe sa. En revanche, les taux d’iu augmentaient à la fois dans le bras ptd et sa de façon équivalente jusqu’à 9 mois. Après 9 mois, elle augmentait davantage dans le groupe sa. Le rapport des aires sous la courbe entre ptd et sa était de 0,63 (IC95 % : 0,28–0,69) pour la de et de 0,36 (IC95 % : 0,16–0,47) pour l’iu.


Conclusion

Lorsque le recours à une tr était pris en compte, les hommes initialement traités par ptd étaient moins exposés à une de ou à l’iu par rapport à ceux initialement traité par sa. Cela peut être attribué à la diminution du taux de recours aux tr dans le bras ptd.

Mots clés:
M. / A. / I. / J. / P.
Néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride versus néphrectomie partielle par cœlioscopie conventionnelle : étude appariée par score de propension
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 729, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride sans clampage pédiculaire après artério-embolisation suprasélective (hNPC) est une approche mini-invasive prometteuse. Dans cette étude, nous avons comparé les résultats opératoires immédiats de cette technique à une technique de néphrectomie partielle par cœlioscopie conventionnelle (cNPC) en utilisant un score de propension pour l’appariement.


Méthodes

Les résultats de 86 et de 127 patients opérés respectivement par hNPC et cNPC ont été analysés. Un score de propension en fonction de l’âge, du sexe, de l’IMC, du DFG préopératoire et de la taille tumorale a été utilisé pour un appariement 1:1 des patients de chaque technique. Après appariement, 2 groupes de 67 patients avec des caractéristiques similaires ont été obtenus (Tableau 1). Les deux techniques ont été comparées en termes de complications chirurgicales, des pertes sanguines, des durées opératoires et de séjour, des marges chirurgicales et du taux positif de trifecta (durée d’ischémie chaude<25min, marges, négatives et l’absence de complications).


Résultats

Le taux de conversion en chirurgie ouverte, les complications et les pertes sanguines étaient identiques dans les deux groupes. Inversement, les durées opératoire et d’hospitalisation ainsi que le taux de trifecta étaient en faveur de la hNPC (Tableau 2). L’analyse multivariée a montré que la hNPC avait 70 % plus de chance d’obtenir un trifecta positif que la cNPC dans toutes les classes d’âge et pour toutes les tailles la population étudiée (Fig. 1).


Conclusion

La néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride a des résultats opératoires immédiats satisfaisants et atteint un taux de trifecta supérieur à en raison de l’absence d’ischémie. Des résultats fonctionnels et oncologiques à moyen et à long terme sont nécessaires pour asseoir cette alternative chirurgicale mini-invasive.

Mots clés:
I. / P. / R. / A. / A.
Néphrectomie partielle robot assistée d’un carcinome kystique avec échographie de repérage et fluorescence peropératoire : les pièges à éviter
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot assistée s’est largement développée récemment avec l’extension des indications aux tumeurs complexes. Concernant les tumeurs kystiques, la voie robot-assistée peut se discuter en raison du risque de rupture du kyste et de dissémination péritonéale. L’objectif est de présenter une néphrectomie partielle robot-assistée par voie intrapéritonéale d’un carcinome kystique avec échographie de repérage et fluorescence peropératoire.


Méthodes

Il s’agit d’une patiente de 36 ans sans antécédent avec découverte fortuite sur un scanner de kystes rénaux dont un au niveau pole supérieur rein gauche Bosniak 4 de 41mm. L’IRM a confirmé le diagnostic.


Résultats

Le rein a été libéré puis dégraissé et le pédicule disséqué. La tumeur est exposée délicatement pour ne pas risquer d’effraction. Un clampage de l’artère rénale a été réalisé après injection intraveineuse de 1,5mL de vert d’indocyanine pour évaluation de la qualité du clampage. L’excision tumorale est réalisée aux ciseaux froids sans effraction. Le temps de clampage était de 22minutes. La patiente est sortie à j2 postopératoire sans complications.


Conclusion

La néphrectomie partielle robot-assistée pour tumeur kystique est réalisable mais doit être réalisée par un chirurgien expérimenté en raison du risque d’effraction tumorale et de dissémination péritonéale.

Mots clés:
I. / J. / D. / A. / P.
Néphrectomie partielle robot assistée en indication impérative pour volumineuse tumeur du rein multifocale et bilatérale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748, suppl. 13


Objectifs

Nous exposons la vidéo d’une patiente de 56 ans présentant une tumeur bilatérale et multifocale avec 3 tumeurs sur le rein G dont une de 9cm de diamètre score RENAL 12Ph.


Méthodes

Le premier temps de la prise en charge est une néphrectomie partielle multifocale gauche par cœlioscopie robot-assistée.


Résultats

Durée d’ischémie froide : 60min.

Pertes sanguines 1000mL.


Conclusion

La voie d’abord robot assistée permet d’élargir les indications de chirurgie conservatrice même en situation impérative. L’élément limitant est la difficulté de réalisation d’une ischémie froide.

Mots clés:
C. / G. / J.J. / D. / E.
Neuromodulation sacrée chez les patients atteints de maladie de Parkinson : une étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 705, suppl. 13


Objectifs

Les symptômes de la phase du remplissage sont fréquents chez les patients atteints de maladie de Parkinson (MP). La forte prévalence des troubles ano-rectaux associés font de la neuromodulation sacrée (NMS) un traitement potientiellement intéressant dans cette population, mais il n’existe aucune donnée à ce jour pour le confirmer. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats de la NMS chez les patients MP.


Méthodes

Tous les patients atteints de MP ayant eu un test de NMS pour symptômes de la phase du remplissage entre 2008 et 2018 dans six centres universitaires ont été inclus dans une étude rétrospective. Les patients avec un diagnostic de syndrome parkinsonien atypique étaient exclus. Le test effectué était soit percutané (PNE), soit à l’aide de l’électrode définitive (staged ). Un boîtier interstim 2 était implanté à l’issue de la phase de test chez les patients ayant une amélioration de leurs symptomes>50 %.


Résultats

Vingt patients ont été inclus. Il s’agissait majoritairement d’hommes (60 %) avec un âge médian de 74 ans, tous résistants aux anticholinergiques et dont 90 % avaient une hyperactivité détrusorienne au bilan urodynamique pré-NMS. Les tests étaient de type PNE dans 6 cas et staged dans 14 cas. Treize patients (65 %) avaient une amélioration>50 % de leurs symptômes après une phase de test d’une durée moyenne de 8,7 jours et ont donc eu l’implantation d’un boîtier interstim 2. Aucune complication postopératoire n’a été notée que ce soit lors des 20 tests ou des 13 implantations. Après un suivi médian de 20 mois, seul 7 patients conservaient une amélioration>50 % (efficacité en intention de traiter : 35 %) avec une différence significative en fonction du type de test (PNE=0 % vs. staged =50 % ; p =0,05).


Conclusion

Cette série est la première à évaluer les résultats de la NMS chez les patients atteints de MP. Les résultats observés semblent inférieurs à ceux rapportés dans les populations idiopathiques et soulignent la nécessité d’autres études aidant à préciser le rôle de la NMS dans cette population. Le test percutané (PNE) semble sous-optimal chez les patients atteints de MP.

Mots clés:
B. / X. / J.N. / G. / A.
Objectifs thérapeutiques et effets indésirables des traitements médicamenteux de la cystinurie : résultats de l’étude nationale française portant sur 442 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 731, suppl. 13


Objectifs

La cystinurie est la première cause de maladie lithiasique héréditaire monogénique. Nos objectifs étaient d’évaluer les effets indésirables des traitements médicamenteux dans une grande série de patients cystinuriques et de déterminer les objectifs thérapeutiques médicamenteux grâce à l’étude de la cristallurie qui est associée au risque de récidive lithiasique (Daudon et al., 2003).


Méthodes

Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective nationale. Des questionnaires ont été envoyés à tous les médecins urologues et néphrologues français prenant en charge la maladie lithiasique rénale. Les données de 442 patients cystinuriques ont été colligées. Les cristalluries ont été étudiées dans un sous-groupe de 89 patients afin d’évaluer l’association entre le ph urinaire, la densité urinaire (du), le traitement par dérivés sulfhydrilés et le risque d’avoir une cristallurie positive pour la cystine grâce à un modèle de regression logistique à effects mixtes.


Résultats

Un traitement alcalinisant et un dérivé sulfhydrylé ont été prescrits à 88,8 et 55,3 % des patients, respectivement. Des effets indésirables digestifs ont été rapportés chez 12,3 %, 10,4 % et 2,6 % des patients traités par bicarbonate de potassium, citrate de potassium et bicarbonate de sodium respectivement (p =0,008). Au total, 23,7 % des patients sous tiopronine versus 30,2 % des patients sous d-penicillamine ont eu au moins un effet indésirable (p =0,23). L’élévation du ph et la baisse de la du étaient associés à une diminution du risque d’avoir une cristallurie de cystine alors que la d-penicillamine et la tiopronine ne réduisaient pas ce risque (or =1 si ph≤6,5, or =0,26 [0,13–0,53] si 7,5<ph≤8,0, p <0,001 ; or =1 si du≤1,005, or =11,06 [2,76–44,26] si 1,011≤du≤1,014, p <0,001). L’élévation du ph urinaire augmentait significativement le risque d’avoir une cristallurie de phosphate de calcium.


Conclusion

Les fréquences des effets indésirables de la d-penicillamine et de la tiopronine sont comparables. L’hyperdiurèse alcaline est bien tolérée et réduit le risque d’avoir une cristallurie positive pour la cystine. Une densité urinaire inférieure ou égale à 1,005 et un ph urinaire supérieur à 7,5 devraient être les objectifs thérapeutiques, tout en surveillant le risque de cristallisation phosphocalcique.

Mots clés:
C. / S. / M. / I. / J.
Orchidectomie partielle pour tumeur testiculaire
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 753, suppl. 13


Objectifs

L’orchidecomie totale est le dogme standard devant toute tumeur testiculaire. Cependant, ce dogme est éprouvé par l’expérience accumulée des chirurgies conservatrices « de nécessité », sur testicule unique. Le bénéfice fonctionnel mis en balance avec le risque carcinologique induit par une attitude conservatrice semble en faveur de l’orchidectomie partielle. Ainsi, ce traitement nécessite un ensemble de règles à respecter.


Méthodes

Jeune de 30 ans qui consultait pour des douleurs testiculaires. Les données cliniques, biologiques, radiologiques et histologiques étaient en faveur de lésion testiculaire probablement bénigne et justifiant une résection partielle. L’énucléation de la lésion est faite sans complications postopératoires.


Résultats

Les suites opératoires étaient simples. L’étude histologique a objectivé un kyste épidermoïde.


Conclusion

Il est licite devant une lésion bénigne tel que celle de notre cas, kyste épidermoïde, de proposer une chirurgie conservatrice afin de préserver les fonctions testiculaires.

Mots clés:
M. / Y. / K. / O. / M.
Orgasme chez les hommes sous traitement par hormonothérapie pour cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 660, suppl. 13


Objectifs

La testostérone (t) serait nécessaire au désir sexuel, à la production de sperme, à la santé du tissu érectile et aux orgasmes. Il n’y a jamais eu d’analyses évaluant l’orgasme chez les hommes sous traitement par hormonothérapie. Le but de notre étude était de définir la prévalence et la nature des orgasmes chez les patients sous hormonothérapie pour cancer de la prostate.


Méthodes

Les patients de notre service qui (i) étaient actuellement sous traitement par hormonothérapie pour un cancer de la prostate et depuis≥3 mois, (ii) avaient des taux de testostérone de castration sous hormonothérapie, (iii) acceptaient de répondre à des questions au sujet de leurs orgasmes et (iv) avaient rempli la partie « orgasme » du score iief, constituaient la population de notre étude. Un modèle multivarié était réalisé à la recherche de prédicteurs de maintien des orgasmes sous hormonothérapie. Les facteurs évalués étaient : l’âge du patient, la présence d’un(e) partenaire, la durée de l’hormonothérapie, le type de traitement reçu pour leur cancer de prostate.


Résultats

Au total, 196 hommes étaient évalués. Douze avaient reçu une hormonothérapie seule, 120 avaient eu une radio-hormonothérapie et 64 avaient eu une prostatectomie radicale et une radiothérapie. L’âge moyen était de 64±19 (42–79) ans avec aucune différence statistiquement significative entre les trois groupes. Soixante-dix-huit pour cent des hommes étaient en couple. La durée moyenne de l’hormonothérapie au moment du questionnaire était de 5±11 (3–26) mois. Quatre pour cent (n =8) des patients rapportaient avoir toujours des orgasmes. Mais l’ensemble de ces 8 patients rapportait une réduction en intensité de ces orgasmes et une moindre facilité à les atteindre depuis le début de l’hormonothérapie. Sept pour cent (n =14) conservaient un désir sexuel. En analyse multivariée, les seuls prédicteurs de maintien des orgasmes sous hormonothérapie étaient la présence d’un partenaire (or 2,2, 1,5–6,4, p <0,05) et la persistance d’un désir sexuel (or 11,6, 4–4–13,2, p <0,01).


Conclusion

Les orgasmes sont rares chez les hommes sous hormonothérapie pour cancer de la prostate. Les chances d’atteindre un orgasme sont plus grandes chez les hommes ayant un(e) partenaire et chez ceux qui conservent un désir sexuel.

Mots clés:
C. / P. / K. / C. / J.
PD-L1 est-il un marqueur prédictif dans les TVNIM à haut risque réfractaires au traitement d’attaque par instillations endo-vésicales de BCG ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 720, suppl. 13


Objectifs

Le BCG est le traitement de référence des TVNIM à haut risque. Récemment, l’immunothérapie par anticorps anti-PD-L1 dans les TVIM a apporté des résultats prometteurs, même si l’expression de PD-L1 en immunohistochimie reste controversée. L’objectif de notre étude était d’évaluer la place de PD-L1 en tant que marqueur prédictif dans les TVNIM à haut risque récidivant précocement après instillations endo-vésicales de BCG.


Méthodes

Notre étude bicentrique rétrospective a inclus 186 patients présentant une TVNIM à haut risque survenue de novo de 2000 à 2015, traités par 6 instillations de BCG, puis classés en deux groupes : bons répondeurs (n =148) et mauvais répondeurs (n =38), définis comme présentant une récidive tumorale précoce après traitement d’attaque. Le lien entre récidive tumorale et expression de PD-L1 en IHC par les cellules tumorales et les cellules inflammatoires du stroma a été étudié, via une variante du test exact de fisher. Le lien entre expression de PD-L1 et infiltrat inflammatoire ainsi que l’évolution de son expression entre tumeurs initiales et récidives ont été étudiés.


Résultats

Pour un seuil de positivité de PD-L1 pour les cellules tumorales (TC)>1 %, 20,5 % des patients MR étaient PD-L1 négatifs contre 20 % PD-L1 positifs (p =0,97). Les résultats étaient similaires pour les cellules inflammatoires du stroma (IC) aux seuils 1 et 5 %. La positivité de PD-L1 par les IC (seuil>1 %) était corrélée à la densité de l’infiltrat inflammatoire péri-tumoral (95,2 % infiltrat dense vs 47,2 % infiltrat faible, p1 %) était corrélée au stade tumoral initial, le stade pt1 marquant le plus l’anticorps (CIS vs pt1, p =0,023).


Conclusion

Nous n’avons pas pu mettre en évidence de lien entre positivité de PD-L1 et récidive tumorale précoce. Le lien entre infiltrat inflammatoire et positivité de PD-L1 nous permet d’asseoir l’intérêt d’associer l’évaluation de la densité de l’infiltrat inflammatoire. L’intensification de l’expression de PD-L1 après BCG thérapie conforte la place des traitements combinés BCG/anticorps anti-PD-L1 dans les TVNIM réfractaires au BCG.

Mots clés:
C. / C. / F. / J. / P.