Base bibliographique

Ureteropelvic junction stenosis: vascular anatomical background for endopyelotomy.
Ureteropelvic junction stenosis: vascular anatomical background for endopyelotomy.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 1787-1791

MATERIEL ET METHODES . Afin de mieux connaître les rapports entre les vaisseaux et la jonction pyélo-urétérale pour diminuer le risque de complications vasculaires au cours des endopyélotomies, nous avons réalisé une étude tridimensionnelle par injections des vaisseaux et du système collecteur de 143 reins. Tous provenaient de cadavres frais, la cause de la mort n'étant pas due à une pathologie rénale. Une résine polyester jaune a été injectée dans l'uretère pour remplir le système collecteur intra rénal, une résine polyester de couleur rouge a été injectée dans l'artère rénale, et enfin une résine de couleur bleue a été injectée dans la veine rénale. RESULTATS. Nous avons retrouvé une relation étroite entre une artère ou une veine et la face antérieure de la jonction pyélo-urétérale dans 65,1% des cas (95/146). Dans 45,2% des cas (66/146) il s'agissait d'une artère et d'une veine à destinée polaire inférieure, dans 9,6% des cas (14/146) il s'agissait uniquement d'une artère polaire inférieure et dans 10,3% des cas (15/146) d'une veine polaire inférieure. Dans les 34,9% cas restant (51/146), il n'existait aucun rapport entre la face antérieure de la jonction pyélo-urétérale et les vaisseaux. La face postérieure de la jonction pyélo-urétérale a été en rapport avec des vaisseaux (artères ou veines) dans 6,2% des cas (9/146). Dans 2,1% il s'agissait d'une veine et d'une artère, dans 1,4% il ne s'agissait que d'une artère. Dans tous les cas où il existait un rapport entre une artère et la face postérieure de la jonction pyélo-urétérale, il s'agissait d'une artère retropyélique. Dans 20,5% des cas (30/146) il existait un vaisseaux croisant l'uretère par en arrière 1,5 cm en dessous de la jonction. Dans 6,8% des cas (10/146), il s'agissait d'une artère polaire inférieure et dans 13,7% (20/146) d'une branche veineuse postérieure. Dans 73,3 % (107/146) la face postérieure de la voie excrétrice était sans rapport vasculaire jusqu'à 1,5 cm sous la jonction pyélo urétérale. CONCLUSIONS. Nos résultats démontrent que les incisions de jonctions pyélo-urétérale postérieures ou postéro- latérales doivent être évitées, seules les incisions latérales peuvent être faites avec une grande sécurité.

To help endourologists perform endopyelotomy safely and efficiently with a reduced risk of vascular complications, we analyzed the vascular relationships to the ureteropelvic junction in 146, 3-dimensional endocasts of the kidney collecting system together with the intrarenal arteries and veins. There was a close relationship between a prominent vessel (artery and/or vein) and the anterior surface of the ureteropelvic junction in 65.1% of the cases, including the inferior segmental artery with a tributary of the renal vein in 45.2% and an artery or vein in 19.9%. In the remaining 34.9% of the cases the anterior surface of the ureteropelvic junction was free of vessels. There was a direct relationship between a prominent vessel (artery and/or vein) and the posterior surface of the ureteropelvic junction in 6.2% of the cases, including an artery and vein in 2.1%, and just an artery in 1.4%. In all cases (3.5%) of an artery crossing at the posterior surface of the ureteropelvic junction, this vessel was the posterior segmental artery (retropelvic artery). In 2.7% of the cases the relationship of the prominent vessel was just with a posterior tributary of the renal vein, and in 20.5% a vessel crossed lower than 1.5 cm. above the posterior surface of the ureteropelvic junction. Among these latter cases the vessel was an artery (posterior segmental artery) in 6.8%. In the remaining 73.3% of the cases the posterior surface was free of vessels up to 1.5 cm. above the ureteropelvic junction. Due to the anatomical findings, we advise that posterior and posterolateral incisions at the ureteropelvic junction be avoided, and that deep incision alongside the ureteropelvic junction stenotic wall be done only laterally.

Mots clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / endoscopic surgery / endopyelotomy / iatrogenic complication
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / endoscopic surgery / endopyelotomy / iatrogenic complication
Ureteroscopic fragmentation followed by extracorporeal shock wave lithotripsy: a treatment alternative for selected large or staghorn calculi.
Ureteroscopic fragmentation followed by extracorporeal shock wave lithotripsy: a treatment alternative for selected large or staghorn calculi.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 842-846

PATIENTS ET METHODES. Les auteurs proposent une association urétéroscopie/lithotritie extra-corporelle comme alternative thérapeutique pour les volumineux calculs du rein (> 500mm2). Entre mars 91 et mars 92, 8 patients ont eu une urétéroscopie première avec fragmentation in-situ intra-rénale du calcul suivie d'une lithotritie extra-corporelle 1 à 3 semaines plus tard. Six d'entre eux avaient été des échecs d'abords per-cutanés du rein. Aucun patient n'avait de diverticule ou de sténose calicielle. La fragmentation urétéroscopique a été faite par laser pulsé (504 nm, 140 mj). Les lithotrities extra-corporelles ont été faites sur un Dornier HM 3. La taille des calculs allait de 537 à 1795 mm2. Tous les patients ont été suivis avec un recul dépassant un an. RESULTATS. Deux patients ont présenté dans les suites de l'urétéroscopie un empierrement nécessitant une nouvelle endoscopie. Au total 10 lithotrities extra-corporelles ont été faites chez 8 patients. Un patient a dû avoir une chirurgie percutanée secondaire pour un calcul caliciel inférieur de 6mm de diamètre. Un patient a dû avoir une néphrostomie per-cutanée en raison d'une obstruction post-opératoire. Les 8 patients ont subi un total de 22 interventions (moyenne 2,76). Deux patients ont été traités pour pyélonéphrite post-opératoire. la durée moyenne d'anesthésie en dehors des lithotrities extra-corporelles a été de 160 minutes. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 7,5 jours (médiane 3,5, extrêmes: 2 -30). 7/8 patients sont guéris à un an. Un patient a un fragment résiduel mesurant moins de 5 mm. CONCLUSION. Cette procédure en deux temps semble appropriée chez les patients qui ont des calculs de taille moyenne, friables et sans sténose ou dilatation calicielle.

Ureterorenoscopic fragmentation followed by extracorporeal shock wave lithotripsy (ESWL) is proposed as an addition to the alternatives of percutaneous nephrostolithotomy alone or with ESWL, or ESWL monotherapy for treatment of large (greater than 500 mm.2) or staghorn calculi. Six patients who failed percutaneous tube placement and 2 additional patients, all of whom had fragile-appearing, large volume (greater than 500 mm.2) renal calculi, were treated by primary ureteroscopy with semirigid or flexible instruments, fragmentation of the stone with the pulsed dye laser, ureteral stenting and subsequent ESWL. There were 2 instances of acute pyelonephritis and 2 of steinstrasse. A total of 2.76 procedures was performed per patient and the average anesthesia time was 160 minutes (excluding ESWL). Median hospitalization was 3.5 days (average 7.5). Of the 8 patients 7 became stone-free. One patient has sterile urine and a residual fragment smaller than 5 mm. All patients have been followed for 1 year and there have been no recurrences. The properly selected patient for ureterorenoscopic fragmentation followed by ESWL is one with a fragile calculus of moderate volume without strictured infundibula or significantly dilated calices.

Mots clés:
stones / staghorn calculus / kidney / ureteroscopy / extracorporeal lithotripsy
Mots-clés:
stones / staghorn calculus / Kidney / ureteroscopy / extracorporeal lithotripsy
Urétéroscopie pour calcul de l'uretère. A propos de 379 cas.
Ureteroscopy for ureteric stone based on a series of 379 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 600-603

BUTS : Nous rapportons l'expérience d'un centre ayant traité exclusivement les calculs symptomatiques de l'uretère par urétéroscopie.
MATERIEL ET METHODES : De 1987 à 1993, 379 patients ont subi une urétéroscopie pour calcul de l'uretère. Il s'agissait de 231 hommes et de 148 femmes, âgés de 8 à 80 ans. Les calculs étaient pelviens dans 78,9% des cas, iliaques dans 15,8%, lombaires pour 5,3%. L'urétéroscope était de Charrière 11 ou de modèle Gautier. Le seul moyen de lithotritie endocorporelle utilisé était la sonde à ultrasons. Enfin le service ne dispose pas d'une machine de lithotritie extracorporelle permettant le traitement des calculs urétéraux.
RESULTATS : 288 patients (76%) sont débarrassés de leur calcul immédiatement, 40 (10,5%) ont eu leur calcul repoussé dans les cavités rénales, 51 (13,5%) représentaient des échecs partiels (fragments restants) ou complets. On note 13 perforations urétérales (3,43%) traitées par sonde urétérale double J, un urinome drainé chirurgicalement. 13 fausses routes du méat urétéral ont eu des suites simples par drainage sur sonde double J.
CONCLUSION : L'urétéroscopie reste une méthode efficace de traitement des calculs de l'uretère. La morbidité est certaine, sans doute plus importante dans un Centre Universitaire où sont formés les futurs urologues.

OBJECTIVE : We report the experience of a centre which treated symptomatic ureteric stones exclusively by ureteroscopy. METHODS : From 1987 to 1993, 379 patients underwent ureteroscopy for ureteric stones, corresponding to 231 men and 148 women, between the ages of 8 and 80 years. The stones were situated in the pelvic ureter in 78.9% of cases, iliac ureter in 15.8%, and lumbar ureter in 5.3% of cases. An 11 F or Gautier ureteroscope was used. The only intracorporeal lithotripsy method consisted of an ultrasound transducer. Finally, our department does not possess an extracorporeal lithotripsy apparatus allowing the treatment of ureteric stones. RESULTS : The stone was eliminated immediately in 288 patients (76%), the stone was pushed back into the renal cavities in 40 patients (1.5%) and partial failures (residual fragments) or complete failures were observed in 51 patients (13.5%). 13 ureteric perforations (3.43%), treated by means of a double J ureteric stent, and one surgically drained urinoma were observed. 13 false passages of the ureteric meatus had an uneventful course by drainage with a double J stent.
CONCLUSION : Ureteroscopy remains an effective method for the treatment of ureteric stones. It is associated with a definite morbidity, probably higher in a University Centre in which future urologists are trained.

Mots clés:
Lithiase / Uretère / Calcul / chirurgie endoscopique / Urétéroscopie
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / endoscopic surgery / ureteroscopy
Urétéroscopie sous anesthésie locale avec ou sans analgésie intraveineuse.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 548-550

Ureteroscopy under local anaesthesia with and without intravenous analgesia.

Mots clés:
examen endoscopique / Urétéroscopie / Anesthésie locale / analgésie
Mots-clés:
endoscopic examination / ureteroscopy / local anaesthesia / analgesia
Urétéroscopie versus lithotripsie par onde de choc extracorporelle in situ dans le traitement des calculs du tiers distal de l'uretère.
Ureteroscopy versus lithotripsy by extracorporeal shock wave in situ in the treatment of distal ureteral calculi.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 535-538

Nous avons procédé à une étude rétrospective dans le but de comparer l'efficacité de l'urétéroscopie et de la lithotripsie par onde de choc extracorporelle (LEC) in situ dans le traitement des calculs urétéraux du tiers inférieur. Quatre-vingt-huit patients consécutifs ont été traités par LEC et ont été comparés à un groupe de 94 patients traités par urétéroscopie au cours de la même période. Le taux de succès de la LEC a été de 58% tandis que celui de l'urétéroscopie a été de 84%, ce qui représente une différence statistiquement significative. Le taux de succès a été influencé par le volume du calcul dans le groupe traité par LEC, mais non chez le groupe traité par urétéroscopie. L'étude suggère que, pour le calcul de 6 mm et moins, les deux modalités de traitement sont équivalentes tandis que pour les calculs de plus de 6 mm le taux de succès de l'urétéroscopie est supérieur.

In a retrospective study from a unique center (St. Luc Hospital, Montreal) stone clearance of 88 consecutive distal ureteral calculi (below pelvic brim) treated by extracorporeal shock wave lithotripsy in situ were compared to a group of 94 distal ureteral calculi treated by ureteroscopy during the same period. Our results show 84% success rate for ureteroscopy which is clearly superior than 58% stone clearance rate at 3 month follow-up for ESWL. Sucess rate was influenced by stone size in the ESWL group but not in the ureteroscopy group. This study reveals similar success rate for calculi smaller than 6 mm but for larger calculi, success rate of ureteroscopy is significantly superior.

Mots clés:
Lithiase / Uretère / Calcul / Urétéroscopie / lithotripsie extra-corporelle
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / ureteroscopy / extracorporeal lithotripsy
Urétérosigmoïdostomie chez l'adulte : résultats à long terme.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 87-92

Les auteurs présentent les résultats à long terme chez 65 patients (130 unités rénales fonctionnelles) ayant bénéficiés d'une urétérosigmoidostomie entre 1971 et 1992. Des complications précoces ont été relevées chez 25 patients, dont 9 cas de pyélonéphrites, 3 lâchages anastomotiques, 2 cas de troubles respiratoires, 4 cas d'iléus et 3 problèmes de plaie opératoire. En ce qui concerne les complications tardives, survenues chez 36 patients, on relève 12 cas de pyélonéphrites, 9 cas de troubles électrolytiques, 4 de sténose urétérale, 5 d'incontinence et/ou diarrhée et 3 tumeurs du côlon. Parmi les 26 survivants à 5 ans (40%), 23 (88%) présentaient une continence diurne complète et 14 (54%) une continence nocturne totale. La qualité de vie est considérée comme bonne par 24/26 patients (92%), 20 d'entre-eux (77%) ayant un degré d'activité normal. Cette étude démontre que l'urétérosigmoidostomie peut présenter de bons résultats fonctionnels à long terme, ceci malgré un taux de complications postopératoires non négligeable. On peut ainsi estimer qu'il faudra comparer les résultats à long terme obtenus au moyen de techniques plus modernes de dérivations urinaires continentes à basse pression à ceux démontrés par l'urétérosigmoidostomie.

Ureterosigmoidostomy in adults : long term results.

Mots clés:
Chirurgie / dérivation urinaire interne / Urétérosigmoïdostomie / résultat à long terme
Mots-clés:
surgery / internal urinary diversion / Ureterosigmoidostomy / long term outcome
Urétérostomie cutanée transcolique transverse après irradiation pelvienne
Transcolonic cutaneous ureterostomy after pelvic irradiation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 263-267

Les séquelles urologiques tardives de la radiothérapie pelvienne anti-néoplasique nécessitent dans certains cas une dérivation urinaire cutanée. Les conditions locales excluent souvent l'utilisation d'urétérostomie directe ou transiléale. Trois cas d'urétérostomie cutanée utilisant le côlon transverse sont présentés. Il n'y a pas eu de mortalité opératoire. Une seule sténose urétéro-colique est survenue au 12ème mois, traitée par endoscopie. Le choix du côlon tranverse fut décidé par sa position en dehors du champ d'irradiation et donc l'absence de lésion radique, par sa vascularisation qui peut être pédiculisée et par la possibilité de réséquer les segments urétéraux irradiés permettant des anastomoses avec les uretères proximaux. Les résultats de la littérature montrent une mortalité opératoire de O à 4% et une morbidité réduite. Cette technique peut être considérée comme une technique de choix des dérivations urinaires cutanées dans les complications urologiques de la radiothérapie pelvienne.

The late urological sequelae of pelvic radiotherapy for cancer sometimes require cutaneous urinary diversion. The local conditions often exclude the use of direct or transileal ureterostomy. Three cases of cutaneous ureterostomy using the transverse colon are presented. There was no operative mortality. A single ureterocolonic stenosis was observed at 12 months and was treated endoscopically. The choice of the transverse colon was based on its position away from the field of irradiation and, consequently, teh absence of radiation lesions, its blood supply which can be used to form pedicles and the possibility of resecting irradiated ureteric segments allowing anastomoses with the proximal ureters. The results reported in the literature show an operative mortality of 0 to 4% and a low morbidity. This technique can be considered to be a technique of choice for cutaneous urinary diversions in urological complications of pelvic radiotherapy.

Mots clés:
dérivation urinaire externe non continente / urétérostomie cutanée trans intestinale
Mots-clés:
noncontinent external urinary diversion / transintestinal cutaneous ureterostomy
Urethral catheter removal prior to hospital discharge following radical prostatectomy.
Urethral catheter removal prior to hospital discharge following radical prostatectomy.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1997, 49, 400-0

BUTS : Evaluer la faisabilité d'une ablation à J4, du cathéter urétral après prostatectomie radicale. PATIENTS ET METHODES : 58 patients consécutifs traités par prostatectomie radicale pour cancer de prostate ont eu une cystographie au troisième ou quatrième jours post-opératoires avec ablation de la sonde vésicale. Tous les dossiers ont été revus, les patients ont été contactés par téléphone pour évaluation de la continence. RESULTATS : 51 patients (87,9%) ont une cystographie à J3. La cystographie révélait une absence de fuite dans 37 cas (72,5%), une fuite minime de l'anastomose dans 12 cas (23,5%) et une fuite importante au niveau de l'anastomose dans 2 cas (3,9%). La sonde a été retirée entre le 3ème et le 6ème jour post-opératoire (moyenne 4,1 jours). 8 patients ont eu des complications post-opératoires: infection de parois (3), hématurie (2) nécessitant un nouveau sondage pneumothorax (1), phlébite (1)7 sténose du col vésical (1). La continence était satisfaisante dans 86% des cas avec un recul post-opératoire de 17,4 mois. 3 patients ont eu un sphincter artificiel. CONCLUSIONS : Il est possible de retirer précocement la sonde vésical après prostatectomie radicale sans augmenter la morbidité post-opératoire.

OBJECTIVES. To investigate the feasibility of early catheter removal following radical prostatectomy. METHODS. Fifty-eight consecutive patients underwent radical prostatectomy, with intent of early catheter removal. Catheter removal was based on postoperative cystograms performed on postoperative day (POD) 3 or 4. Charts were retrospectively reviewed and patients were contacted by phone and specifically questioned regarding continence and bladder control. RESULTS. Fifty-one patients (87.9%) had a cystogram performed on POD 3 or 4. In 43 patients (74.1%), the catheter was successfully removed prior to hospital discharge. Eight patients experienced either early or late complications (excluding incontinence); these included 3 patients with a superficial wound infection, 2 patients with hematuria requiring reinsertion of a urethral catheter, 1 patient with a spontaneous pneumothorax, 1 patient who developed a deep vein thrombosis and lymphocele, and 1 patient with a bladder neck contracture. Urinary continence was reported as excellent to good in 86% of the patients at a mean follow up of 17.4 months. Three patients (5%) underwent placement of an artificial urinary sphincter. CONCLUSIONS. Catheter removal prior to hospital discharge after radical prostatectomy is feasible without any increase in morbidity.

Mots clés:
radical prostatectomy
Mots-clés:
radical prostatectomy
Uréthrectomie totale élargie et cystostomie continente trans-urétérale dans le traitement du mélanome de l'urèthre chez la femme. A propos d'un cas.
Radical urethrectomy and continent transureteric cystostomy in the treatment of melanoma of the female urethra. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 720-723

Le mélanome malin de l'urèthre est l'une des rares tumeurs de l'urèthre dont le contrôle local peut être assuré par une uréthrectomie totale préservant le réservoir vésical. Nous rapportons le premier cas de mélanome de l'urèthre traité par uréthrectomie totale et dérivation urinaire continente trans-urétérale selon le principe de Mitrofanoff.

Malignant melanoma of the urethra is one of the rare urethral tumours which can be controlled by total urethrectomy with preservation of the bladder. The authors report the first case of melanoma of the urethra treated by total urethrectomy and continent transureteric urinary diversion according to Mitrofanoff's principle.

Mots clés:
Urèthre / Femme / tumeur rare / uréthrectomie / cystostomie continente
Mots-clés:
Urethra / female / rare tumor / urethrectomy / continent cystostomy
Uréthroplastie en 2 temps par greffe cutanée.
Two-stage mesh-graft urethroplasty: a salvage solution.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 551-555

BUTS: Exposer la technique et les résultats de l'urétroplastie en 2 temps utilisant une greffe cutanée en filet, décrite par Schreiter en 1984. METHODES: 11 patients présentant une sténose de l'urètre antérieur ont été traités selon cette technique. Dans tous les cas, il s'agissait d'une récidive de la sténose après urétroplastie en un temps (lambeau cutané pédiculé, lambeau de vaginale). Le siège de la sténose a été pénien dans 4 cas, périnéo-scrotal dans 7 cas, et la longueur moyenne a été de 7,7 cm (3 à 12,5).
RÉSULTATS: 10 patients ont pu être traités en 2 temps, le dernier restant en urétrostomie périnéale. Avec un recul moyen de 3,5 ans (compris entre 14 et 77 mois), 9 patients ont présenté un résultat satisfaisant sans récidive radiographique, mais ont conservé une pollakiurie nocturne (2 levers), un débit maximum moyen à 12,8 ml/s, et un résidu post-mictionnel moyen de 55 ml présent dans 8 cas sur 9. Un échec complet, par récidive complète de la sténose liée à la taille réduite du lambeau cutané lors du 2ème temps, a été observé. CONCLUSION: Cette technique est intéressante comme solution de rattrapage après échec d'une urétroplastie en 1 temps. Elle permet de traiter des sténoses étendues de l'urètre antérieur, de reconstituer un tissu bien vascularisé permettant de reconstituer un canal urétral de bonne qualité. Elle présente également comme avantage d'éviter la présence de follicules pileux, et de pouvoir réaliser les 2 temps dans un délai court.

OBJECTIVE: To present the technique and results of 2-stage mesh-graft urethroplasty, as described by Schreiter in 1984. METHODS: 11 patients with a stricture of the anterior urethra were treated according to this urethroplasty (pedicle skin flap). The site of the stricture was penile in 4 cases and perineoscrotal in 7 cases, and the mean length was 7.7 cm (range: 3 to 12.5). RESULTS: 10 patients were treated in 2 stages, while the remaining patient has a persistent perineal urethrostomy. With a mean follow-up of 3.5 years (range: 14 to 77 months), 9 patients obtained a satisfactory result with no radiographic recurrence, but with persistent nocturia (x 2/night), a mean peak flow rate of 12.8 ml/s, and a mean residual urine of 55 ml present in 8 our of 9 cases. One complete failure was observed, following complete recurrence of the stricture due to the limited dimensions of the skin flap at the 2nd stage. CONCLUSION: This technique constitutes a useful salvage solution after failure of a one-stage urethroplasty. It can be used to treat extensive strictures of the anterior urethra by reconstituting a good quality urethral lumen with well vascularized tissue. It also has the advantage of avoiding the presence of hair follicles and allows the two stages to be performed at a brief interval.

Mots clés:
Urèthre / lésion / sténose / uréthroplastie / greffon cutané
Mots-clés:
Urethra / lesion / stenosis / urethroplasty / skin graft
Urethroplasty for posterior urethral strictures
Urethroplasty for posterior urethral strictures
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1996, 78, 243-247

BUTS : Evaluer les résultats à long terme et les complications de l'uréthroplastie pour les patients présentant des plaies de l'urèthre postérieur associées à des fractures du petit bassin et déterminer quel type de traitement est le plus approprié. PATIENTS ET METHODES : 82 patients ont été suivis prospectivement après avoir subi une uréthroplastie par anastomose bulbo-prostatique trans-périnéale. Les résultats et les complications pour ces patients sont comparés à 59 autres patients qui avaient eu une uréthroplastie type ÇpatchÈ pour une sténose serrée et qui dans d'autres circonstances auraient pu être des candidats à l'uréthroplastie par résection suture. RESULTATS : Les taux de récidives de la sténose à 1, 5 et 10 ans étaient respectivement de 7, 12 et 12% pour le groupe avec résection suture et de 12, 20 et 31% pour le groupe avec ÇpatchÈ uréthral. 4 des 10 patients qui avaient présenté une nouvelle sténose durant les 5 ans de suivi après uréthroplastie par résection suture avaient plus de 55 ans et 4 des 7 patients qui avaient eu une résection suture et qui avaient plus de 55 ans ont récidivé leur sténose. Tous les patients qui avaient récidivé leur sténose étaient impuissants. Les complications les plus habituelles après uréthroplastie par résection suture étaient principalement une conséquence du traumatisme d'origine plus que de la chirurgie tandis que les complications après ÇpatchÈ uréthral étaient principalement liées à la chirurgie. L'impuissance apparaissait quelquefois dans les deux types de chirurgie. CONCLUSION : L'uréthroplastie par suture est la technique la plus fiable pour les sténoses de l'urèthre proximal traumatique mais n'était pas bien tolérée chez les patients âgés et était une cause d'impuissance dans un petit groupe de patient mais non significatif. Les résultats du ÇpatchÈ uréthral était moins satisfaisants et la différence devenait progressivement moins marquée avec un suivi plus prolongé.

OBJECTIVE: To assess the long-term results and complications of urethroplasty for patients with pelvic fracture injuries of the posterior urethra and to determine which type of of procedure is most appropriate. PATIENTS AND METHODS: Eighty-two patients were followed prospectively after undergoing transperineal bulboprostatic anastomotic urethroplasty (AU). The results and complications in these patients were compared with 59 patients who had a 'patch' urethroplasty (PU) for a short stricture which in other circumstances might have been amenable to AU. RESULTS: The 1-, 5- and 10-year re-stricture rates were 7, 12 and 12%, respectively, for AU and 12, 20 and 31% for PU. Four of the 10 patients who re-strictured during the 5-year follow-up after AU were > 55 years of age and four of the seven patients who had an AU and who were > 55 years old re-strictured. All the patients who re-strictured were impotent. The commonest complications after AU were principally a consequence of the original injury rather than the surgery, whereas the complications after PU were principally related to the surgery. Impotence sometimes occurred after both types of urethroplasty. CONCLUSIONS: Anastomotic urethroplasty is the best available procedure for traumatic proximal urethral strictures but was not tolerated well in the elderly and caused impotence in a small but significant proportion. The results of PU were less satisfactory and the difference became progressively more marked with a longer follow-up.

Mots clés:
urethra / stenosis / urethroplasty
Mots-clés:
Urethra / stenosis / urethroplasty
Urétroplastie de muqueuse appendiculaire. Etude préliminaire d'urétroplastie de muqueuse colique libre chez le rat.
Free colonic mucosa urethroplasty in the rat. Preliminary study prior to the use of appendicular mucosa.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 353-360

L'utilisation de la peau, de la muqueuse vésicale ou buccale pour les urétroplasties en greffe libre engendre un taux important de sténoses et de fistules post-opératoires. Afin de rechercher un nouveau substitut urétral, la muqueuse appendiculaire est proposée comme nouveau matériau. Les animaux ne possédant pas d'appendice, un modèle animal d'urétroplastie de muqueuse colique a été utilisé dans cette étude. 40 rats ont subi une urétrectomie segmentaire distale. Pour 14 rats une simple sonde urétrale a été mise en place sans urétroplastie (groupe I), pour 7 l'urétroplastie a été réalisée par un tube de collagène (groupe II), pour 19 enfin, une urétroplastie en muqueuse colique libre a été réalisée (Groupe III). Après 3 à 6 semaines, une étude macroscopique et microscopique a été faite. Dans les groupes I et II le conduit urétral s'est fibrosé et tous les rats ont développé une sténose ou une occlusion totale à l'ablation de la sonde. Dans ces deux groupes une fistule urinaire cutanée s'est développée chez tous les rats vivants sauf un. Dans le groupe III, un néo-urètre a été retrouvé. L'étude histologique a permis de visualiser un urothélium typique non sécrétant sur les coupes proximales et médiales et un épithélium kératinisé squameux sur les coupes toutes distales. Au vue de cette étude, il apparaît que la muqueuse libre digestive est utilisable pour les urétroplasties. En attendant une application en clinique humaine, il est probable que des études histologiques précoces devraient permettre de comprendre la génèse de ce néo-urothélium, qui reste encore ce jour hypothétique.

The use of skin, buccal or vesical mucosa for free graft urethroplasties is associated with a high incidence of postoperative stenosis and fistulas. In order to develop a new urethral substitute, the appendicular mucosa is proposed as a new material. As animals do not possess an appendix, an animal model of colonic mucosa urethroplasty was used in this study. Forty rats were submitted to distal segmental urethrectomy. For 14 rats, a simple urethral catheter was inserted without urethroplasty (group I), for 7 rats, urethroplasty was performed using a collagen tube (group II), and for 19 rats, a free colonic mucosa urethroplasty was performed (Group III). After 3 to 6 weeks, a microscopic and macroscopic study was performed. A newly formed urethra was only observed in the last group (Group III). Histological examination visualized a typical non-secreting urothelium. In the light of this study, free gastrointestinal mucosa appears to be suitable for urethroplasties. Until a human clinical application is developed, early histological studies will probably help to explain the development of this neo-urothelium, which remains hypothetical at the present time.

Mots clés:
Urèthre / chirurgie réparatrice / uréthroplastie / muqueuse intestinale / expérimentation animale
Mots-clés:
Urethra / reconstructive surgery / urethroplasty / intestinal mucosa / animal experiment
Urétroplastie en muqueuse appendiculaire libre. Etude expérimentale préliminaire sur les greffons libres de muqueuse digestive.
Free appendicular mucosal urethroplasty. Preliminary experimental study on intestinal mucosa free grafts.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 240-247

Les différents tissus utilisés en greffes libres dans les urétroplasties engendrent un taux important de fistules et de sténoses. La recherche d'un nouveau substitut plus performant a poussé les auteurs à étudier la possibilité d'utiliser une nouvelle muqueuse : la muqueuse appendiculaire. La taille et la structure cylindrique de l'appendice, sa facilité de prélèvement, en font un substitut urétral original et adapté. La plupart des animaux ne possédant pas d'appendice, un modèle animal de greffe libre sous-cutanée de muqueuse colique a été étudié. Une colectomie transverse segmentaire a été réalisée chez 16 rats. La muqueuse a été strippée puis greffée en sous-cutané. Cette muqueuse, trois à six semaines après l'intervention, reste parfaitement vivante chez 11 rats. Sa fixation permet une meilleure prise de greffe. L'analyse histologique a permis de constater que l'épithélium conserve ses stigmates digestifs: monostratifié, pavimenteux et sécrétant. Les résultats de cette étude préliminaire sont très encourageants pour continuer les études expérimentales sur les urétroplasties de muqueuse appendiculaires libre. Une application pratique est attendue dans la correction des hypospades sévères ou des sténoses urétrales étendues.

The various tissues used as free grafts in urethroplasties are associated with a high incidence of fistulae and strictures. The search for a new, more effective substitute has led the authors to study the possibility of using a new type of mucosa : appendicular mucosa. The size and cylindrical structure of the appendix and its easy resection make it an original and adapted urethral substitute.As most animals do not possess an appendix, an animal model of subcutaneous free graft of colonic mucosa was studied. Segmental transverse colonectomy was performed in 16 rats. The mucosa was stripped and then grafted subcutaneously. Three to six weeks after the operation, this mucosa was still perfectly viable in 11 rats. Its fixation ensures a better take of the graft. Histological examination revealed that the epithelium retained the features of gastrointestinal mucosa : monostratified, pavement and secretory. The results of this preliminary study are very encouraging and justify continuation of experimental studies of free appendicular mucosal urethroplasties. A practical application is expected in the correction of severe hypospadias or extensive urethral strictures.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire inférieure / hypospade / uréthroplastie / greffon muqueux / expérimentation animale
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / hypospadias / urethroplasty / mucosa graft / animal experiment
Urétroplastie par greffe cutanée
Skin graft urethroplasty.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 112-117

BUTS : Evaluer les résultats de l'urétroplastie par greffe cutanée (UGC) dans la prise en charge des sténoses de l'urètre.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Vingt huit patients, d'âge moyen de 54 ans, traités par UGC ont été revus avec un recul moyen de 24,5 mois (extrêmes : 1-66). Le matériel utilisé pour la greffe a été le prépuce de première intention; en son absence, la peau pénienne ou du bras a été utilisée.
RÉSULTATS : Cette étude a montré un résultat satisfaisant (absence de signes cliniques, débit maximum ? 15 ml/s, absence de chirurgie de rattrapage) dans 67,9% des cas. Si les complications précoces ont été faibles, 8 sténoses ont été observées au cours de la surveillance, dont 3 ont nécessité une réintervention chirurgicale ouverte. Les autres récidives ont été traitées par une urétrotomie interne ou par hétéro ou auto-dilatations. Cette étude a montré que la stérilité des urines au moment de la chirurgie était déterminante.
CONCLUSION : L'indication préférentielle de ce type d'urétroplastie reste la sténose de l'urètre bulbaire à urines stériles. Par contre l'étiologie et la longueur de la sténose ne sont pas des facteurs discriminants.

OBJECTIVES : To evaluate the results of skin graft urethroplasty (SGU) in the management of urethral stricture. MATERIAL AND METHODS : Twenty eight patients, with a mean age of 54 years, treated by SGU were reviewed with a mean follow-up of 24.5 months (range : 1-66). The first-line material skin graft material was the foreskin or, in its absence, the penile skin or skin of the arm was used. RESULTS : This study demonstrated a satisfactory result (no clinical signs, maximum flow rate ? 15 ml/s, no need for salvage surgery) in 67.9% of cases. Although the early complication rate was low, 8 stenoses were observed during subsequent follow-up; 3 of which required open surgical revision. The other relapses were treated by internal urethrotomy or hetero- or autodilatations. This study showed that urine sterility at the time of surgery was a decisive factor.
CONCLUSION : The preferential indication for this type of urethroplasty remains a bulbar urethral stricture with sterile urine. However, the aetiology and length of the stricture are not discriminant factors.

Mots clés:
Urèthre / sténose / chirurgie réparatrice / uréthroplastie / greffon cutané.
Mots-clés:
Urethra / stenosis / reconstructive surgery / urethroplasty / skin graft.
Urétrotomie interne endoscopique. Etude rétrospective de 132 observations
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 623-627

Les auteurs rapportent une série de 132 patients porteurs de sténose de l'urètre et soumis à un traitement chirurgical univoque entre 1979 et 1984 : l'urétrotomie interne sous contrôle de la vue. 62 % de bons résultats, après une chirurgie unique, sont rapportés ; le recul varie entre 18 mois et 5 ans. La mortalité reste nulle et la morbidité évaluée à 5%. Pour ces auteurs, le résultat est d'autant meilleur que le geste s'adresse à une sténose non infectée, courte (inférieure à 2 cm), unique sur l'urètre proximal. La durée du cathétérisme post-opératoire est fixée à 10 jours, maintenir ce cathétérisme au delà n'a pas apporté d'amélioration significative. Les mauvais résultats (38%) ont été rapportés dans le cas de sténose étendue, siégeant sur l'urètre distal ou concernant des patients ayant des antécédents de chirurgie urétrale. Ces mauvais cas ont fait l'objet d'une urétrotomie interne itérative, 32% ont été guéris après une deuxième urétrotomie, les autres cas ont nécessité des séances de dilatations urétrales d'entretien, voire un geste de plastie.

Endoscopic internal urethrotomy. A retrospective study of 132 cases.

Mots clés:
Urèthre / sténose / chirurgie endoscopique / uréthrotomie interne / lésion
Mots-clés:
Urethra / stenosis / endoscopic surgery / internal urethrotomy / lesion
Urinary stress incontinence fue to intrinsic sphincteric deficiency : experience with fat and collagen periurethral injections.
Urinary stress incontinence fue to intrinsic sphincteric deficiency : experience with fat and collagen periurethral injections.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1997, 157, 1283-1286

BUTS. Les auteurs ont comparé de façon prospective l'efficacité de deux produits pour traiter l'incontinence urinaire d'effort par insuffisance sphinctérienne. PATIENTS ET METHODES. Dans le même centre 67 femmes au total ont eu des injections péri-uréthrales pour une insuffisance sphinctérienne, toutes réalisées par un seul chirurgien. Les patientes ont été divisées en deux groupes, 45 (groupe 1) recevant une injection de graisse et 22 (groupe 2) du collagène. Les deux groupes étaient comparables pour ce qui est de l'âge, du nombre de grossesses, du nombre de sessions chirurgicales ayant échoué auparavant et du nombre de garnitures utilisées chaque jour. L'étude urodynamique pré-opératoire a révélé un point de fuite par manoeuvre de Valsava dans les deux groupes (moyenne plus ou moins la déviation standard, 23,82 ± 12,41 versus 29,35 ± 11,32) sans différence significative. Les patientes ont classé le degré subjectif de satisfaction et d'amélioration post-opératoire de 0 à 100%. RESULTATS. Avec un suivi moyen de 7 mois après la dernière injection, seulement 13% des femmes du groupe ayant eu une injection de graisse et 24% du groupe collagène ont été guéries. Le pourcentage moyen d'amélioration subjective a été significativement plus élevé dans le groupe collagène que dans le groupe graisse (70,9 ± 28% versus 31,2 ± 41,7% respectivement, p

PURPOSE: We prospectively compared the efficacy of 2 bulking agents to treat incontinence related to intrinsic sphincter deficiency. MATERIALS AND METHODS: A total of 67 women underwent periurethral injection for intrinsic sphincter deficiency at the same institution performed by 1 surgeon. Patients were divided into 45 who received fat (group 1) and 22 who received collagen (group 2) injections. Both groups were comparable for age, parity, number of previously failed procedures and number of pads used daily. Preoperative urodynamic evaluation revealed a low Valsalva leak point pressure in both groups (mean plus or minus standard deviation 23.82 + 12.41 versus 29.35 + 11.32, not significant). Patients rated the subjective degree of postoperative improvement as 0 to 100%. RESULTS: At a mean followup of 7 months after the last injection only 13% of the fat group and 24% of the collagen group were cured. The mean percentage of subjective improvement was significantly greater in the collagen than in the fat group (70.9 + 28 versus 31.2 + 41.7%, respectively, p

Mots clés:
Urinary incontinence / sphincter incompetence / urinary incontinence surgery / periurethral injection
Mots-clés:
Urinary incontinence / Sphincter incompetence / urinary incontinence surgery / Periurethral injection
Urodynamic and clinical aspects of ileal low pressure bladder substitutes.
Urodynamic and clinical aspects of ileal low pressure bladder substitutes.
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1993, 72, 728-735

Vingt-trois patients porteurs d'entéro-cystoplastie de remplacement iléale après cystectomie pour cancer de vessie invasif ont été évalués cliniquement et urodynamiquement 3 à 38 mois après intervention. Les résultats urodynamiques ont été comparés aux données cliniques. Après rééducation mictionnelle des patients, le volume mictionnel moyen s'est stabilisé à 350 ml 6 à 9 mois après intervention. La fréquence des mictions était de 3 à 5 fois par jour et de 1 à 2 fois par nuit. La capacité fonctionnelle maximale (volume maximal émis) était aux environs de 490 ml. 91% des patients étaient continents de jour 18 mois après intervention et 82% étaient continents de nuit. La miction était sans problème, avec un débit urinaire maximal de 25 ml/sec en moyenne et une durée moyenne de miction de 50 sec. Le volume mictionnel moyen des entérocystoplasties était de 50% du volume mesuré par cystomètrie; la capacité fonctionnelle moyenne (volume maximal émis) était de 80% du volume mesuré par cystométrie. La pression de base moyenne était

Twenty-three patients with an ileal bladder substitute formed after cystectomy for invasive bladder cancer were evaluated clinically and urodynamically between 3 and 38 months post-operatively. The urodynamic measurements were compared with the clinical findings. After re-education of the patients' voiding habits the mean voiding volumes of the bladder substitutes stabilised 6-9 months post-operatively at 350 ml. The frequency of micturition was 3 to 5 times during the day and once or twice at night. The maximum functional capacity (maximum voiding volume) was about 490 ml. Ninety-one per cent of the patients were continent during the day 18 months after the operation and 82% were continent during the night. Micturition was problem-free with an average maximum flow of 25 ml/s and an average micturition time of 50 s. The mean voiding volume of ileal bladder substitutes was 50% of the measured cystometric capacity; the maximum functional capacity (= max. micturition volume) was 80% of the cystometric capacity. The average basal pressure was

Mots clés:
replacement ileocystoplasty / detubulized enterocystoplasty / outcome / Urodynamics
Mots-clés:
replacement ileocystoplasty / detubulized enterocystoplasty / outcome / urodynamics
Urodynamic and clinical follow-up of 28 children after gastrocystoplasty.
Urodynamic and clinical follow-up of 28 children after gastrocystoplasty.
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1994, 74, 469-475

BUTS : Apprécier l'efficacité de la gastro-cystoplastie pour la création d'un réservoir urinaire compliant et de grande taille. PATIENTS ET METHODES : 28 enfants (14 garçons et 14 filles), âgés de 4 à 17 ans (médiane 9 ans) ont été évalués avant gastro-cystoplastie puis après durant une période moyenne de 2 ans et 5 mois. L'évaluation comprenait examen urodynamique, évaluation de la fonction rénale, étude des complications post-opératoires et qualité de vie. La fonction rénale a été appréciée par échographie et dosage de la créatininémie et du ionogramme. RESULTATS : Après gastro-cystoplastie, la taille de la vessie a augmenté, et la compliance s'est améliorée, la dilatation du haut appareil s'est améliorée ou stabilisée, et la fonction rénale est restée stable. Les complications ont été minimes et la sensation subjective de bien-être des enfants était largement améliorée. CONCLUSIONS : La gastro-cystoplastie à l'aide de la technique décrite est une méthode fiable pour la création d'un réservoir urinaire compliant et de grande taille. Les avantages comprennent l'absence d'infection urinaire, de sécrétion muqueuse et la préservation de la fonction rénale. Les complications telles qu'hématurie, dysurie et alcalose hyper-chlorémique peuvent être évitées en n'utilisant pas l'antre pour la plastie, en conseillant à l'enfant un régime normosodé, en recourant à la cathétérisation ou au tamponnement des urines chez les enfants à sensibilité uréthrale conservée.

OBJECTIVES: To determine the efficacy of gastrocystoplasty in creating a large and compliant urinary reservoir. PATIENTS AND METHODS: Twenty-eight children (14 boys, 14 girls), with a median age of 9 years (range 4-17), were evaluated before and for a median of 2 years and 5 months after gastrocystoplasty. Evaluation included urodynamic and renal function studies and a survey of their post-operative complications and their sense of well-being. Renal function was assessed by ultrasound and serum creatinine, and electrolytes were measured. RESULTS: After gastrocystoplasty bladder size increased, compliance improved, hydronephrosis decreased or was stable, and renal function remained stable. There were minimal complications and the children's subjective impression of their well-being was markedly improved. CONCLUSION: Gastrocystoplasty, using our surgical technique, is a reliable method of creating a large and compliant urinary reservoir. Advantages include the absence of clinical urinary tract infections, the absence of mucus and the preservation of renal function. Complications, such as haematuria, dysuria and hypochloraemic alkalosis, might be avoided by excluding the antrum from the gastrocystoplasty, maintaining the child on a normal salt-containing diet, employing catheterization or buffering the urine in children with normal urethral sensation.

Mots clés:
child / augmentation cystoplasty / augmentation gastrocystoplasty
Mots-clés:
child / augmentation cystoplasty / augmentation gastrocystoplasty
Urological complications in 1000 consecutive renal transplant recipients
Urological complications in 1000 consecutive renal transplant recipients
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 18-21

Les auteurs rapportent les complications urologiques des 1000 premières transplantations rénales consécutives dans leur centre de transplantation rénale avec un suivi minimum de 12 mois. Le rein a été greffé en fosse iliaque dans tous les cas mais chez trois greffés l'uretère fut anastomosé à la vessie selon la technique de Politano-Leadbetter. Globalement, il y a eu 71 complications immédiates chez 68 patients (7,1%) en incluant 36 obstructions urétérales, 25 fuites vésicales ou urétérales (nécroses urétérales inclues), 7 obstructions à la vidange vésicale, 2 calculs urétéraux et 1 cas de reflux vésico-urétéral symptomatique. L'utilisation de fortes doses de corticoïdes dans les premières années fut associée à un taux de 10% de complications urologiques, qui a diminué à 4% chez les patients recevant de faibles doses de corticoïdes combinées à l'azathioprine ou à la ciclosporine. La complication urologique fut traitée chirurgicalement chez 65 patients en une intervention et pour 4 en deux interventions. Aucun greffon ne fut perdu à cause de la complication urologique. Deux patients sont morts, 1 de sepsis après résection transuréthrale de la prostate et nécrose urétérale consécutive, et 1 d'hémorragie suivant l'insertion d'une néphrostomie. La plupart des complications ont été traitées par une chirurgie à ciel ouvert, alors que depuis les dernières années, les techniques endoscopiques deviennent de plus en plus courantes. Une technique méticuleuse, des protocoles avec de faibles doses de corticoïdes, et un diagnostic rapide sont les facteurs majeurs associés à une incidence minimum de complications urologiques après transplantation rénale.

The urological complications in the first consecutive 1,000 renal transplants at our transplant center are reported with a minimum followup of 12 months. The kidney was implanted in the iliac fossa in all cases and in all but 3 the ureter was inserted into the bladder with a Politano-Leadbetter technique. Overall, there were 71 primary complications in 68 patients (7.1%), which included 36 ureteral obstructions, 25 ureteral or bladder leaks (including ureteral necrosis), 7 bladder outflow obstructions, 2 ureteral stones and 1 case of symptomatic vesicoureteral reflux. The use of high dose steroids in the early years was associated with a 10% urological complication rate, which decreased to 4% in patients receiving low dose steroids thereafter combined with azathioprine or cyclosporine. The urological complication was corrected after 1 procedure in 65 cases and after 2 procedures in 4. No grafts were lost due to urological complications. Two patients died, 1 of sepsis following transurethral resection of the prostate and subsequent ureteral necrosis, and 1 of hemorrhage following nephrostomy tube insertion. Most ureteral complications were treated by an open operation, although in recent years endoscopic techniques have become more common. Meticulous retrieval technique, low dose steroid protocols and rapid diagnosis are the crucial factors associated with a minimal incidence of urological complications after renal transplantation

Mots clés:
Renal transplantation / iatrogenic complication
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication
Urological complications in renal transplantation
Urological complications in renal transplantation
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1997, 31, 433-435

BUTS. Depuis 1989, le pourcentage de greffe à partir de donneurs vivants a considérablement augmenté dans notre institution. Les auteurs ont comparé l'incidence des complications urologiques dans le groupe des transplantations à donneur vivants (TDV) et dans celui des transplantations à donneur décédé (TDD). PATIENTS ET METHODES. Entre septembre 1989 et septembre 1994, 534 patients consécutifs ont subi une transplantation rénale. Pendant cette période, la proportion de TDV est passée de 10 à 25 (moyenne 14,8% par an). Chez tous les patients, l'uretère a été réimplanté dans la vessie sans mécanisme anti-reflux. RESULTATS. Soixante-quatre patients (11,9%) ont présenté une complication (obstacle 6,3% et fuite 5,6%). Chez 41 patients (7,7%), la complication a été transitoire et a pu être contrôlée par des moyens peu invasifs, tels que néphrostomie per-cutanée (34 patients), drainage per-cutanée d'urinome (13 patients), sondage vésical (3 patients) ou combinaison de ces moyens. Chez 23 patients (4,3%), une réintervention a été nécessaire: pyélo-urétérostomie (21 patients) ou dilatation per-cutanée de sténose urétérale. L'incidence des obstructions était la même après TDV et après TDD, mais les fuites étaient plus fréquentes après TDV qu'après TDD (11,4% vs 4,6% -p

OBJECTIVE: Since 1989 the percentage of living-related donor renal transplantations has increased considerably at our institution. We compared the incidence of urological complications in the living-related donor transplantation (LRDT) group and the cadaveric donor transplantation (CDT) group. METHODS: Between September 1989 and September 1994, 534 consecutive patients underwent a renal transplantation. During that period, the percentage of LRDT increased from 10 to 25 (mean: 14.8) per year. In all patients a transvesical ureteroneocystostomy without antireflux mechanism was performed. RESULTS: A urological complication developed in 64 (11.9%) of the recipients (obstruction in 6.3%; leakage in 5.6%). In 41 (7.7%) patients the complication was transitory and could be managed with minimal invasive measures such as a percutaneous nephrostomy (n = 34), drainage of a paraurethral fluid collection (n = 13), transurethral bladder drainage (n = 3) or a combination of these. In 23 (4.3%) of the recipients a secondary urological intervention such as a pyeloureterostomy (n = 21) or percutaneous dilatation of a ureteral stricture was necessary. The incidence of obstruction was equal in the LRDT and CDT groups, whereas leakage was more frequently encountered in the LRDT group (11.4 vs. 4.6%, p

Mots clés:
Renal transplantation / living-related donor / iatrogenic complication
Mots-clés:
renal transplantation / living-related donor / iatrogenic complication
Urostomie continente. Poche iléale et valve de Benchekroun.
Continent urostomy. Ileal pouch and Benchekroun hydraulic valve.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 245-250

Les auteurs rapportent leur expérience concernant l'utilisation des poches iléales détubulées, la valve hydraulique de Benchekroun confectionnée en continuité avec la poche assurant la continence dans tous les cas, et l'antireflux chez douze patients. Trente patients ont bénéficié de cette technique entre janvier 1986 et décembre 1992. L'indication majeure est représentée par les tumeurs vésicales ayant nécessité une cystoprostatectomie. 90% des patients opérés selon cette technique sont continents d'emblée. 10% ont nécessité une réintervention. L'évolution lointaine est marquée par un maintien de la fonction rénale. Sur le plan radiologique, on note une stabilisation voire même une régression de la dilatation du haut appareil et l'absence du reflux en particulier chez les patients porteurs d'une valve antireflux.

The authors reported their experience using detubularized ileal pouch and Benchekroun hydraulic valve. They obtain continence in all patients, and antireflux in only 12 of them. 30 patients were operated occording to this technique from January 1986 to December 1992. The main indication was represented by vesical tumors, treated by cystoprostatectomy. 90% of the patients operated this way are continent, when 10% were reoperated to achieve continence. They point out in the follow-up the steady state of renal function, and radiologically, the improvement or at least the stabilization of pyelo-ureteral dilatation, and the absence of ureteral reflux, especially when antireflux system was performed using Benchekroun hydraulic valve.

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / poche iléo-caecale continente
Mots-clés:
continent external urinary diversion / continent ileocaecal pouch
Urothelial tumors of upper tract following treatment of primary bladder transitional cell carcinoma.
Urothelial tumors of upper tract following treatment of primary bladder transitional cell carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1992, 40, 509-511

POSITION DU PROBLEME. L'apparition de tumeurs vésicales de type transitionnel après diagnostic et traitement de tumeurs du haut appareil est bien connue, mais l'incidence réelle des tumeurs du haut appareil apparaissant au cours du suivi des tumeurs de vessie a été moins bien étudiée. Sa fréquence est de toute façon plus faible. Une connaissance plus précise des caractères de cette association est importante pour déterminer les modalités optimales de surveillance du haut appareil urinaire dans le suivi des tumeurs de vessie. Les auteurs présentent une étude rétrospective de tumeurs de vessie traitées selon différentes modalités, dans laquelle ils cherchent à déterminer les caractéristiques des tumeurs de vessie lorsqu'est apparu ultérieurement une tumeur du haut appareil. MATÉRIEL ET MÉTHODE. Population étudiée : les auteurs ont suivi, entre 1972 et 1982, 638 patients ayant des tumeurs de vessie de différents stades, traitées par cystectomie totale dans 100 cas, cystectomie partielle dans 68 cas et résection endoscopique, suivie ou non d'une immunochimiothérapie intra-vésicale, dans 470 cas. Eléments du suivi : tous les patients ont été suivis plus de 5 ans, tous ont eu une cytologie urinaire et au moins une urographie intra-veineuse. La plupart ont eu une urographie intra-veineuse annuelle. Dans les cas les plus récents, l'échographie et la tomodensitométrie ont été employées lorsqu'elles étaient indiquées. RESULTATS : l'incidence de tumeurs du haut appareil est, dans cette série, de 4% après cystectomie totale, de 4,4% après cystectomie partielle et de 2,8% après résection endoscopique de tumeur de vessie, ce qui ne représente pas de différence significative. Lorsqu'il existe un carcinome in situ (Cis) multifocal, l'incidence de tumeurs du haut appareil est maximale, atteignant 13% des cas. Le délai moyen d'apparition d'une tumeur du haut appareil est de 80 mois. CONCLUSIONS. a) L'incidence de tumeurs du haut appareil rapportée dans cette étude s'accorde avec le taux généralement faible rapporté dans la littérature jusqu'ici. b) Les facteurs de risque : le carcinome in situ multifocal s'avère un facteur de risque de premier plan, comme dans les études de Oldbring et Coll. (J. Urol., 140, 745, 1980) portant sur 657 patients non sélectionnés. Le reflux vésico-urétéral n'a pas été étudié ici, mais d'autres auteurs ont signalé une incidence de tumeurs du haut appareil multipliée par 15 à 20 lorsqu'il existe un reflux vésico-urétéral. c) En dehors du Cis, ni les autres stades de la tumeur vésicale primitive, ni la modalité thérapeutique ne permettent de prédire l'incidence des tumeurs du haut appareil. d) Facteur temps : Les localisations sur le haut appareil tendent à apparaître très longtemps après le diagnostic de tumeur de vessie. Cela est peut-être dû à la nécessité d'une exposition beaucoup plus prolongée aux carcinogènes pour le haut appareil (où le temps de contact avec le carcinogène est bref, en comparaison de la vessie où pendant la phase de réplétion vésicale, le temps de contact avec le carcinogène est intense et prolongé). e) Recommandations pour le suivi : La surveillance du haut appareil doit être prolongée. Dans tous les cas une cytologie urinaire annuelle est recommandée par les auteurs. Quant à l'urographie intra-veineuse, cette étude ne permet pas de juger du rendement qu'elle pourrait avoir. Il semblerait que les patients présentant un Cis multifocal soient ceux qui mériteraient le plus de bénéficier de cet examen régulièrement.

We studied, retrospectively, the incidence of upper tract urothelial tumors following the treatment of primary transitional cell carcinoma of the bladder in 638 patients. Subsequent tumor development was found in 20 patients (3.1%) with a mean latency interval between initial treatment of the bladder cancer and diagnosis of the upper urinary tract tumor of eighty months. We did not find a significant difference among treatment modalities on the incidence of upper tract occurrences. Other than carcinoma in situ, tumor stage was not an independent predictive

Mots clés:
upper urinary tract / bladder / transitional cell carcinoma / multifocal tumors
Mots-clés:
upper urinary tract / bladder / transitional cell carcinoma / multifocal tumors
US-guided percutaneous cryoablation of prostate cancer.
US-guided percutaneous cryoablation of prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1994, 192, 769-776

Une approche toute particulière de la cryo-chirurgie dans le cancer de prostate est présentée. Les auteurs ont réalisé 214 sessions de cryo-chirurgie à la date de ce jour selon leur protocole. La technique nécessite un pré-traitement à l'aide d'un traitement anti-androgène, un diagnostic pré-opératoire et une classification à l'aide de biopsie échoguidée et une bonne connaissance de l'anatomie détaillée de la prostate et du rectum. 5 cryo-sondes sont placées dans la prostate sous contrôle échoguidé selon une situation qui dépend de la localisation tumorale, des sites de l'extension extra-capsulaires, de la taille de la tumeur et de la géométrie de la glande. Le refroidissement commence par la région antérieure afin de supprimer toute possibilité d'obstacle à la diffusion du faisceau d'ultrasons de repérage. Deux ÇgelsÈ sont réalisés au niveau du site connu du cancer de prostate, et des localisations supplémentaires de ÇgelÈ prostatique sont réalisées si nécessaire afin d'inclure le maximum de glande. Des sondes thermiques permettent un enregistrement de la congélation ainsi effectuée et de déterminer le nombre de gelées. Ces sessions thérapeutiques de cryo-chirurgie sont toujours réalisées conjointement par un urologue et un radiologue.

A tailored approach to cryosurgery of prostate cancer is presented. The authors have performed 214 cryoprocedures to date with use of this protocol. The technique requires pretreatment with androgen ablation therapy, preoperative diagnosis and staging with ultrasound (US)-guided biopsies, and detailed knowledge of prostate and rectal anatomy. Five cryoprobes are placed in the prostate under US guidance in a configuration that depends on tumor location, sites of extracapsular extension, the size of the tumor, and gland geometry. Freezing starts anteriorly to keep from obstructing the ultrasound beam. Two freezes are performed at the known cancer site, and additional freezes are performed, if necessary, to include the remainder of the gland. Thermosensors enable monitoring of the cryosurgical ice ball and determination of the number of freezes. Cryosurgery is always performed by a urologist and a radiologist working together.

Mots clés:
prostate / tumor / cryotherapy / Ultrasound
Mots-clés:
prostate / tumor / Cryotherapy / Ultrasound
Utérus didelphe, hémivagin borgne, agénésie rénale avec diverticule urétéral homolatéral droit à abouchement ectopique vulvaire et hypospadias féminin.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 600-605

Nous rapportons une observation exceptionnelle concernant un utérus bicervical avec hémivagin borgne, et agénésie rénale avec moignon urétéral homolatéral dont l'abouchement est de siège vulvaire et l'extrémité supérieure étendue jusqu'à la région lombaire. Un hypospadias féminin est également associé. L'embryologie et les idfférentes théories étiopathogéniques sont discutées à la lumière de cette nouvelle observation. Les différentes modalités thérapeutiques sont également présentées.

Bicervical bicornuate uterus with a blind hemivagina and right ipsilateral renal agenesis and ureteric diverticulum with ectopic opening into the vulva and female epispadias.

Mots clés:
Femme / malformation génitale / malformation rénale / abouchement ectopique de l'uretère / épispade
Mots-clés:
female / genital malformation / renal malformation / ectopic ureteral opening / epispadias
Utilisation d'un mélange eutectique d'anesthésiques locaux en urologie
Use of an eutectic of local anaesthetics in Urology.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 1073-1074

L'utilisation d'une crème anesthésiante composée d'un mélange eutectique d'anesthésiques locaux permet de réaliser plusieurs gestes chirurgicaux courants en urologie (circoncision, plastie de frein et de prépuce, biopsie) en évitant le traumatisme psychnologique de l'anesthésie en bague classique.

The use of an anaesthetic cream composed of an eutetic mixture of local anaesthétics allows a nupmber of routine urological surgical procedures (circumcision, frenuloplasty and preputioplasty, biopsy) to be performed with avoiding the psycological trauma of classical ring anaesthesia.

Mots clés:
Chirurgie / Anesthésie locale / prépuce / phimosis
Mots-clés:
surgery / local anaesthesia / Foreskin / phimosis
Utilisation de l'anneau Valtrac (r) pour les anastomoses digestives en urologie : à propos de 16 cas.
Use of the Valtrac(r) ring for gastrointestinal anastomoses in urology, based on a series of 16 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 211-216

BUT : Apprécier l'intérêt de l'anneau Valtrac (r), prothèse biofragmentable destiné à simplifier les anastomoses digestives. MATERIEL ET MÉTHODES : Pendant une période de deux ans, nous avons réalisé avec le Valtrac, 15 anastomoses chez 16 patients (âge moyen = 60 ans). Nous avons effectué 10 anastomoses iléales, 4 iléo-coliques et 1 jéjuno-jéjunale.
RESULTATS : Une anastomose n'a pu être pratiquée en raison d'une lumière digestive iléale trop étroite. Le séjour moyen des patients en réanimation est de 3 jours ; l'aspiration gastrique est maintenue en moyenne 1 semaine, en effet la reprise du transit est longue avec les premiers gaz au 6ème jouret la première selle au 7ème. Les complications ont été nombreuses : 2 fistules digestives, une éviscération au 7ème jour, une sub-occlusion transitoire et une occlusion traitée médicalement au 27ème jour, due à une pancréatite. CONCLUSION: Même si toutes ces complications ne sont pas liées à la technique de l'anastomose, nos résultats ne sont pas superposables à ceux retrouvés dans la littérature. Il est souvent difficile d'insérer l'anneau Valtrac(r) dans un iléon sain dans sa présentation actuelle car l'anneau le plus petit est souvent trop large. En tout état de cause, nous recommandons la plus extrême prudence dans l'indication de cette méthode pour les anastomoses du grêle.

The Valtrac(r) ring is a biofragmentable ring used for gastrointestinal anastomoses. Over a two-year period, 15 anastomoses in 16 patients (mean age : 60 years) were performed with the Valtrac(r) ring : 10 ileal, 4 ileocolonic, and 1 jejunojejunal anastomoses. One anastomosis could not be performed because of an excessively narrow ileal lumen. The mean stay in the intensive care unit was 3 days : gastric aspiration was maintained for an average of 1 week, as return as gastrointestinal motility was long, with first flatus on the 6th day and the first stools on the 7th day. Complications consisted of 2 cases of gastrointestinal fistula (11th and 13th days) one of which was fatal, evisceration on the 7th day, a transient partial bowel obstruction and one bowel obstruction treated medically on the 27th day, due to pancreatitis. Our results are not identical to those reported in the literature. It is often difficult to insert the current form of the Valtrac(r) ring into a healthy ileum, as the smallest ring is often too large. In contrast with gastrointestinal surgery, the anastomoses performed in urology involve a non-thickened, non distended small intestine.

Mots clés:
chirurgie digestive
Mots-clés:
digestive surgery
Utilisation de l'IRM avec antenne
The use of MRI with pelvian antennae phased array in the evaluation of glandular and tumor volumes of clinically localised prostatic carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 223-231

Le cancer prostatique fait l'objet d'une sous-évaluation clinique de l'ordre de 50%. Elle est améliorée par l'utilisation des biopsies randomisées, l'analyse de la valeur de l'antigène spécifique prostatique (PSA) pondéré ou non et celle du grade de Gleason sur les biopsies. Les techniques d'imagerie traditionnelle comme l'échographie endorectale et l'examen tomodensitométrique (TDM) n'apportent pas d'intérêt reconnu. L'Imagerie par Résonance Magnétique nucléaire (IRM) est une technique non invasive, permettant l'étude tridimensionnelle d'un organe, avec une grande qualité de contraste tissulaire. La mise au point d'antennes de surface dites "phased-array" a en outre permis l'amélioration de la résolution spatiale. BUTS : Nous avons voulu déterminer si l'IRM permettait d'affiner la stadification pré-thérapeutique de l'adénocarcinome cliniquement localisé par l'appréciation directe de critères d'effractions capsulaires, par la mesure des volumes glandulaires et l'obtention de PSAd fiables, et enfin par la mesure de volumes tumoraux.
MATERIEL ET METHODES : Nous avons réalisé une étude prospective de Mars 1995 à novembre 1996 sur 55 patients consécutifs porteurs d'un adénocarcinome cliniquement localisé avant la réalisation d'une prostatectomie radicale. L'imageur par résonance magnétique (IRM) de 1 Tesla (Siemens) est équipé d'une antenne "phased array" pelvienne (antenne de surface). Des séquences en écho de spin rapide (FSE), pondérées en T1 et T2, axiales et frontales ont été utilisées. Les volumes glandulaires et tumoraux ont été évalués par surlignage à l'écran et planimétrie. Le protocole de lecture anatomo-pathologique utilisait de grandes coupes axiales. Nous avons effectué une étude planimétrique directe sur calque millimétré.
RESULTATS : L'estimation du volume glandulaire est fiable(différence moyenne 0,7 cc). Le volume tumoral est sous estimé (différence moyenne 1,04 cc) avec une marge d'erreur de 30% et une concordance de 87%. La stadification tumorale est ainsi exacte dans près de 90% des cas avec une valeur prédictive positive (VPP) de 94%.
CONCLUSION : L'IRM prostatique, utilisant les antennes de surface, permet de compléter la stadification clinique conventionnelle en diagnostiquant correctement 75% des stades localement évolués. Ses limites sont liées à la nature du signal du tissu tumoral ainsi qu'à la localisation des lésions néoplasiques.

Prostate cancer is clinically understaged in 50% of cases. It was improved with the use of random biopsies, PSA analysis (balanced and unbalanced) and Gleason grade on biopsies. Traditional imaging techniques such as endorectal ultrasonography and CT Scan are known to be of no interest. MRI is a non-evasive technique which allows the three dimensional study of an organ with a high quality of tissue contrast. Moreover, the positioning of surface antennae or "phased array " allowed improvement in spatial resolution.
OBJECTIVE : To determine whether MRI allows an accurate staging of clinically localised adenocarcinoma by the direct estimation of capsular effraction, measure of glandular and tumor volumes and finally by obtaining reliable PSAd. MATERIAL AND METHODS : A prospective study was done from March 1995 to November 1996 on 55 patients with a clinically localised adenocarcinoma. MRI 1 Tesla Imager (SIEMENS), pelvic phased array antennae. FSE sequences (T1 and T2), axial and frontal. Evaluation of volumes by on-screen. Standford protocol for histo-pathologic reading on the axial cuts. Direct planimetry on a millimetre paper. RESULTS : Reliable estimation of glandular volume (average difference 0,7 cc). Sub-evaluation of tumoral volume (average difference 1,04 cc) with a 30 % margin of error, accuracy 87 %. Tumoral stage exact in almost 90 % of the cases with a PPV of 94%.
CONCLUSION : Prostatic MRI, using surface antennae, allows to complete the conventional stage by stage development by correctly diagnosing 75 % of locally evolved stages. Its limits are linked to the nature of the signal of the tumorous tissue as to the localisation of neoplasic lesions.

Mots clés:
prostate / Tumeur / imagerie par résonance magnétique nucléaire / bilan d'extension tumorale
Mots-clés:
prostate / tumor / magnetic resonance imaging / staging
Utilisation de la pince de Babcock pour l'hémostase des veines pré-prostatiques lors de la prostatectomie radicale ou de la cystoprostatectomie totale.
Use of Babcock forceps for haemostasis of preprostatic veins during radical prostatectomy or total cystoprostatectomy.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 710-714

L'hémostase du plexus veineux de Santorini au cours des protatectomies radicales ou des cystoprostatectomies totales est un temps délicat dont la réalisation facilite les conditions du geste chirurgical et les suites opératoires. A propos d'une expérience sur 150 prostatectomies, les auteurs décrivent leur technique utilisant une pince de Babcock permettant la ligature en masse du complexe veineux. Après ouverture de l'aponévrose pelvienne et section des ligaments pubo-prostatiques, une pince de Babcock est placée au dessus de l'urèthre et de l'apex prostatique. Celle-ci prend en masse la totalité du plexus de Santorini engaîné dans son tissu fibreux et permet de dégager le plan de clivage avasculaire situé entre la face antérieure de l'urèthre et ce plexus. Des ciseaux de Klikenberg sont ensuite passés dans la dépression ménagée sous les mors de la pince de Babcock et guidés par l'index placé dans la dépression symétrique de l'autre côté. La lame celluleuse hypogastrique est perforée de dehors en dedans puis les ciseaux sont délicatement ouverts permettant d'élargir le passage. Un dissecteur à angle droit est ensuite passé et saisit un fil résorbable n° 1 ou 2 qui permet, après avoir retiré la pince de Babcock, une ligature en masse de tout le complexe veineux antérieur. Cet artifice technique nous permet d'aborder ce temps de façon plus reproductible et moins aléatoire.

Haemostasis of Santorini's venous plexus during radical prostatectomy or total cystoprostatectomy is a delicate phase of the procedure which facilitates the conditions of the surgery and the postoperative course. Based on a series of 150 prostatectomies, the authors describe their technique using Babcock forceps for "en bloc "ligation of the venous plexus. After opening the pelvic aponeurosis and section of the puboprostatic ligaments, a Babcock forceps is placed above the urethra and prostatic apex, including all of Santorini's plexus enclosed by its fibrous tissue, allowing exposure of the abascular plane of cleavage situated between the anterior surface of the urethra and this plexus. Klikenberg scissors are then introduced into the depression formed underneath the jaws of the Babcock forceps and are guided by the index finger into the symmetrical depression of the other side. The hypogastric connective tissue is perforated lateromedially and the scissors are gently opened to enlarge the passage. A right-angle dissector is then inserted and grips n°1 or 2 absorbable suture material which, after removing the Babcock forceps, is used to tie all of the anterior venous complex. This technical device allows a more reproducible and standardised approach to this operative step.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / hémostase
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / Hemostasis
Utilisation des greffons veineux d'origine humaine : Information du Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville, Direction des Hôpitaux
2001
- Réglementation
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 726-726
Mots clés:
dialyse / shunt artério-veineux / greffon veineux / réglementation professionnelle
Mots-clés:
dialysis / arteriovenous shunt / venous graft / professional rules
Utilisation du Mycophénolate Mofétil (MMF) en transplantation rénale : résultats d'une expérience monocentrique
Use of Mycophenolate Mofetil (MMF) in renal transplantation. Results of a single-centre trial.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 19-25

Le Mycophénolate Mofétil (MMF) est un nouvel immunosuppresseur dont l'efficacité a été démontrée à la dose de 2 à 3 gr/j. Le but de l'étude était de déterminer si le MMF pouvait être utilisé à une dose inférieure avec la même efficacité. Deux groupes de patients ont été étudiés : 334 sous azathioprine (AZA) et 60 sous MMF (à la dose de 750 mg/j. pour les patients sous trithérapie ou 1,5 gr/j pour ceux sous bithérapie. Le reste du traitement était identique pour les 2 groupes. Le critère principal de jugement était l'incidence de rejet aigu à 3 mois. Elle a été de 16% dans le groupe MMF et de 35% dans le groupe AZA (p=0,003). L'analyse multivariée a confirmé l'impact du type d'inhibiteur de la synthèse des purines employé (AZA ou MMF, p=0,007) sur l'incidence du rejet aigu à 3 mois. Cette étude confirme l'intérêt du MMF, même à des doses inférieures à celles préconisées dans la littérature internationale. La tolérance en est améliorée. Le MMF a désormais remplacé l'azathioprine dans nos protocoles immunosuppresseurs.

Mycophenolate Mofetil (MMF) is a new immunosuppressant demonstrated to be effective at the dose of 2 to 3 g/day. The objective of this study was to determine whether MMF could be used at a lower dose with the same efficacy. Two patient groups were studied : 334 patients treated with azathioprine (AZA) and 60 patients treated MMF (at the dose of 750 mg/day, for patients receiving triple combination therapy or 1.5 g/day for those receiving two-agent combination therapy). The rest of the treatment was identical for the 2 groups. The main endpoint was the incidence of acute rejection at 3 months, which was 16% in the MMF group and 35% in the AZA group (p=0.003). Multivariate analysis confirmed the impact of the type of purine synthesis inhibitor used (AZA or MMF, p=0.007) on the acute rejection rate at 3 months. This study confirms the value of MMF, even at doses lower than those recommended in the international literature, with improved safety. MMF has now replaced azathioprine in our immunosuppressant protocols.

Mots clés:
Transplantation rénale / Immunothérapie
Mots-clés:
renal transplantation / Immunotherapy