Base bibliographique

Évaluation de l’impact de l’expérience chirurgicale sur les résultats et la morbidité de l’urétérorénoscopie souple dans la maladie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 666, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact de l’expérience chirurgicale en urétérorénoscopie souple (URSS) sur les résultats et la morbidité de la technique dans la prise en charge de la maladie lithiasique.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant l’ensemble des URSS pour lithiases inférieures à 20mm réalisées dans notre institution entre 2004 et 2015. Il a été défini trois groupes en fonction de l’expérience chirurgicale de l’opérateur. Le groupe 1 (G1) regroupant l’ensemble des 20 premières procédures de chaque opérateur, puis le groupe 2 (G2) les 30 procédures suivantes et le groupe 3 (G3) l’ensemble des procédures au-delà de 50. Les données des patients, des calculs (taille, nombre, localisation), de la morbidité (complications, durée d’hospitalisation) ont été analysées et comparées. Le succès de l’URSS était défini par l’absence complète de fragments résiduels (SFR). Les complications ont été évaluées selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Vingt et un opérateurs ont réalisé 1047 URSS reparti selon l’expérience (G1=321, G2=304, G3=422). Il n’était pas retrouvé de différence significative entre les 3 groupes en termes de SFR (73,5 % vs 78,3 % vs 74,3 %, p =0,332) ou de complications (8,4 % vs 7,9 % vs 10,4 %, p =0,442). En analyse multivariée, il n’était pas retrouvé de corrélation entre une faible expérience chirurgicale (G1, <20 procédure URSS) et le SFR (HR =0,787, IC95 % [0,570–1,086], p =0,145) ou le taux de complications (HR =0,926, IC95 % [0,574–1,495], p =0,754). Les variables influençant le SFR était une taille de calcul>10mm (HR =0,325, IC95 % [0,241–0,439], p ≤0,0001), la présence d’une JJ en préopératoire (HR =1,409, IC95 % [1,036–1,917], p =0,029) et l’utilisation d’une gaine d’accès urétérale (HR =1,669, IC95 % [1,114–2,499], p =0,013). Seul une localisation multiple lithiasique avait un impact sur le taux de complication (HR =1,905, IC95 % [1,053–3,446], p =0,033).


Conclusion

L’URSS est une technique sure et efficace dans la prise en charge de la maladie lithiasique des calculs<20mm. Une faible expérience chirurgicale en urétéroscopie ne semble pas compromettre le SFR, ni être un facteur de risque de complication.

Mots clés:
A. / E. / S. / G. / L.
Évaluation de l’infiltrat lymphocytaire dans les tumeurs de la vessie t1 de haut grade : quelle valeur pronostique ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des t1 de haut grade représente un challenge en raison de leur hétérogénéité clinique et biologique et de l’absence de biomarqueurs pronostiques spécifiques.

L’objectif de notre étude était d’évaluer la corrélation de l’infiltrat lymphocytaire de ces tumeurs avec les paramètres clinico-pathologiques et la survie des patients.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique concernant 147 patients traités pour une tumeur urothéliale de haut grade, primaire, non métastatique, de stade pt1, pris en charge entre 2000 et 2015. L’évaluation de l’infiltrat lymphocytaire a été effectuée de manière semi-quantitative sur lames entières, en coloration HES, par deux pathologistes.


Résultats

Le suivi médian était de 8,2 ans (6,1–9,5). Un traitement d’induction par BCG thérapie avait été effectué chez 126 patients (86 %). Soixante-sept (46 %) patients ont eu au minimum une récidive et 40 patients (27,2 %) ont progressé vers une lésion infiltrant le muscle (≥pt2). L’infiltrat lymphocytaire était significativement associé à la profondeur d’invasion tumorale (p =0,01) ainsi qu’à la présence de variants histologiques (p =0,01). L’infiltrat lymphocytaire n’était pas associé à la survie globale des patients (hazard ratio 1,30 ; 0,75–2,24, p =0,34).


Conclusion

Une densité plus élevée de lymphocytes était observée dans les tumeurs de stade pt1b. Aucune corrélation pronostique n’a été identifiée dans cette cohorte. Ces données suggèrent que l’agressivité des tumeurs t1 est associée à une réponse adaptative. La caractérisation des sous-types de lymphocytes t est une étape critique pour mieux caractériser la valeur pronostique de ces populations immunitaires.

Mots clés:
R. / M. / C. / A. / N.
Évaluation des connaissances en anatomie urogénitale des urologues en formation
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 676, suppl. 13


Objectifs

Évaluer les les connaissances de l’anatomie de l’appareil urogénital des urologues de formation (internes et chef de clinique).


Méthodes

Un questionnaire de 10qcm chronométré issu des évaluations des dfgsm3 a été envoyé via la mailing list de l’AFUf aux urologues en formation. En complément des questions d’anatomie un questionnaire renseignait sur l’âge, le sexe, le niveau de formation, l’appartenance à un laboratoire d’anatomie, la satisfaction quant à la formation en anatomie et la volonté d’avoir plus de cours sur ce sujet. Un qcm correspondait à 2 points. Une erreur équivalait à un 0 au qcm. Les résultats des internes et cca étaient comparés aux résultats des dfgsm3.


Résultats

Le nombre de réponses était de 110 sur 501 au niveau de l’analyse préalable (22 %). La moyenne d’âge de la population répondeuse était de 27,5 ans. Les hommes étaient plus représentés que les femmes (76 contre 27). La proportion d’interne était de 74 contre 27 chefs. La notation chez les urologues toutes années confondues était de 2,5 sur 20 [IC à 95 % (2,12–2,88)] contre 11,4 sur 20 [IC à 95 % (10,9–11,9)] chez les 133 étudiants de dfgsm3. Les analyses en sous-groupe ne montrent pas de supériorité significative chez les chefs de clinique en comparaison aux internes [1,4 (IC à 95 % (0,9–1,8)] contre 1,2 [IC à 95 % (0,9–1,4)] respectivement). La volonté d’une formation plus poussée en anatomie est d’ailleurs largement répandue chez les urologues répondeurs (87 %).


Conclusion

Les analyses préalables permettent de conclure que les urologues ont de moins bonnes connaissances en anatomie urogénitale que les étudiants de dfgsm3. Ceci est corrélé au sentiment que la formation en anatomie est insuffisante au cours du cursus et la volonté de recevoir une formation plus poussé en anatomie.

Mots clés:
V. / E. / T. / J. / A.
Évaluation des réadmissions non planifiées à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique : incidence et facteur de risque
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 725, suppl. 13


Objectifs

La réadmission à l’hôpital après une chirurgie est un élément de plus en plus scruté parce qu’elle est utilisée comme une mesure de la qualité des soins. L’objectif de cette étude était de déterminer l’incidence, les causes et les facteurs de risque de réadmission non planifiée à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique (NPR).


Méthodes

Les données de tous les patients ayant eu une NPR dans un centre universitaire entre 2010 et 2018 ont été analysées. La notion de réadmission à l’hôpital après la sortie a été systématiquement recherchée dans la base informatique de notre CHU. Les caractéristiques démographiques, les données peropératoires et postopératoires ont été recueillies. Une régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à une réadmission sur l’ensemble de la série.


Résultats

Quatre cent quarante-trois patients ont été inclus dans l’étude. Le taux de réadmission non planifiée à 30 jours après la NPR était de 7,2 % (32/443). Le délai médian entre la sortie et la réadmission non planifiée était de 11 jours (7–16). La durée médiane de séjour au cours de la réadmission était de 4 jours (2–5). Les diagnostics de réadmission les plus fréquents étaient : faux anévrysme symptomatique (31 % ; n =10), infection du site opératoire (19 % ; n =6), et anémie nécessitant une transfusion sanguine (28 % ; n =1). Les facteurs prédicteurs de réadmission non planifiée étaient : le Renal score (OR=1,27 ; p =0,01), le score asa (OR=1,04 ; p =0,04) et l’expérience du chirurgien (OR=2,71 ; p =0,05).


Conclusion

Le taux de réadmission après NPR est un évènement relativement fréquent, dont les patients doivent être prévenus.

Mots clés:
Z. / B. / E. / A. / G.
Évaluation du burn-out chez les urologues en formation en France
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680, suppl. 13


Objectifs

Une étude réalisée en 2011 révélait qu’un quart des urologues en formation (interne/chef de clinique) était atteint d’un syndrome d’épuisement professionnel (burn-out ). Nous avons souhaité mettre à jour les données épidémiologiques de cette pathologie chez les urologues français en formation en 2018.


Méthodes

Un auto-questionnaire en ligne comprenant le Maslach burn-out inventory et des informations sur le contexte professionnel, social et personnel a été envoyé à tous les membres de l’association française des urologues en formation (n =501) en avril 2018. Le burn-out est divisé en 3 composantes étudiées séparément : l’épuisement professionnel, la dépersonnalisation, l’accomplissement personnel. Nous avons également chercher à identifier les facteurs de risque ce cette maladie.


Résultats

Le taux de réponse était de 47,7 %. Les scores d’épuisements professionnels, de dépersonnalisation, d’accomplissement personnel étaient respectivement de 20,5±11,8 (épuisement modéré), 11,6±6,9 (dépersonnalisation sévère) et 34,6±8,7 (accomplissement personnel modéré). Soixante-trois participants (26 %) avaient un syndrome d’épuisement professionnel sévère, 120 (50 %) un syndrome de dépersonnalisation sévère et 94 (39 %) un burn-out élevé sur l’accomplissement personnel. Il a été identifié un taux significativement plus élevé d’épuisement professionnel chez les femmes, les sujets n’ayant pas de loisir régulier, travaillant plus de 65heures par semaines et consommant des substances illicites. Une situation de couple stable, les repos de sécurité, le nombre d’interne dans les équipes ou la consommation tabagique n’avaient pas de répercussions significatives. Les sujets estimant être mal formés avaient des scores significativement plus élevés dans les 3 dimensions du burn-out .


Conclusion

Un quart des urologues en formation sont atteints d’un syndrome d’épuisement professionnel sévère et la moitié d’un syndrome sévère de dépersonnalisation. La diminution du temps de travail, la pratique d’un loisir régulier, associée à une hygiène de vie saine, permettraient de diminuer le risque de burn-out . L’amélioration de la formation pourrait également permettre de prévenir ce risque.

Mots clés:
J. / X. / S. / I. / W.
Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680, suppl. 13


Objectifs

Évaluer le niveau sonore dans la salle d’opération lors des interventions urologiques.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application sonomètre spl développée par examobile s.a. (Bielsko-Biała, Pologne) pour Iphone.


Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tous types d’interventions confondus étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot-assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).


Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.

Mots clés:
X. / L. / A. / M.
Évaluation du traitement de première intention du reflux vésico-urétéral par injection endoscopique de polydimethylsiloxane chez 103 transplantés rénaux en prévention des récidives de pyélonéphrites aigues du greffon
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 618, suppl. 13


Objectifs

Le reflux vésico-urétéral (rvu) sur transplant rénal peut favoriser les pyélonéphrites aiguës du greffon (pnag) et mettre en péril sa survie. Le traitement de ce rvu par réimplantation chirurgicale ouverte est le gold standard, mais est associé à une morbidité pouvant conduire à la perte du greffon. L’objectif était d’évaluer l’efficacité de l’injection endoscopique de polydimethylsiloxane sur la prévention des récidives de pnag associées à un rvu.


Méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a été conduite de janvier 2000 à décembre 2017. Tous les patients ayant eu une pyélonéphrite aiguë du greffon associée à un rvu et traités en première intention par injection endoscopique de polydimethylsiloxane (iep) ont été inclus. Le rvu était diagnostiqué et classé en bas ou haut grade par urétrocystographie rétrograde et mictionnelle. L’efficacité de l’iep était jugée sur la récidive ou non de pnag.


Résultats

Chez 103 patients inclus, le traitement endoscopique était un succès dans 59,2 % des cas, sans différence constatée en fonction du grade du rvu. Le suivi médian était de 43 mois. Les facteurs de risque d’échec de l’iep en analyse multivariée étaient l’absence de diurèse résiduelle avant la greffe rénale(hr 2,4 ; p =0,001), la survenue de pnag précoce après la transplantation(hr 2,1 ; p =0,020) et la greffe en fosse iliaque gauche(hr 2 ; p =0,047). L’échec de l’iep était de 100 % lorsque les patients présentaient ces 3 facteurs de risque. Parmi les patients ayant eu un échec d’iep, un traitement de deuxième ligne par nouvelle iep ou réimplantation chirurgicale ouverte a été efficace dans respectivement 80 % et 81,2 % des cas. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté après cette prise en charge de première ligne.


Conclusion

Le traitement du rvu par iep est un traitement mini invasif, efficace, facile de réalisation, de faible morbidité et de coût réduit, justifiant son utilisation en première intention dans la prévention des récidives de pnag. Toutefois, la chirurgie classique par réimplantation chirurgicale ouverte paraît plus adaptée lorsque tous les facteurs de risque d’échec de l’iep sont réunis.

Mots clés:
T. / S. / A. / P. / C.
Évaluation échographique et traitement de la sténose urétrale de la femme par urétroplastie muqueuse buccale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 751, suppl. 13


Objectifs

La sténose de l’urètre chez la femme est une pathologie rare de diagnostic particulièrement difficile, avec un traitement mal codifié. L’objectif de cette vidéo était de présenter une nouvelle technique diagnostique (échographie urétrale trans-labiale) et une nouvelle technique chirurgicale (urétroplastie dorsale par muqueuse buccale) dans la prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.


Méthodes

Au cours des cinq dernières années, une technique d’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale a été développé dans un service universitaire d’urologie afin d’essayer d’obtenir de meilleurs résultats que les traitements existants (urétroplastie lambeau vaginal, dilatation,…). Au cours des derniers mois une nouvelle technique d’échographie urétrale trans-labiale a été mise au point pour tenter de faciliter le diagnostic de la sténose urétrale chez la femme. Ces deux techniques sont présentées à travers le cas d’une femme de 50 ans aux antécédents de sténose urétrale et consultant pour jet faible, infections urinaires à répétition, pollakiurie et urgenturie.


Résultats

Une sonde d’échographie 8MHz est utilisée pour faire une échographie trans-labiale de l’urètre qui permet, après infusion de lidocaine gel, de visualiser l’urètre dans son ensemble, et confirmer et localiser la sténose ainsi que sa longueur et l’importance de la fibrose péri-urétrale.

Pour l’urétroplastie, la patiente est placée en position gynécologique. Après avoir mise une sonde urétrale, une incision est effectuée juste au-dessus de l’urètre et la dissection est poursuivie jusqu’à la zone de fibrose péri-sténotique. L’urètre est incisé longitudinalement jusqu’à la zone en amont de la sténose aux ciseaux froid. Un greffon de muqueuse buccale, adapté à la taille de l’urétrotomie est prélevé et suturée à l’urètre par 2 hémisurjets de pds 5/0.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité de l’échographie urétrale trans-labiale et l’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale, nouvelles techniques respectivement diagnostique et thérapeutique de prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.

Mots clés:
B. / R. / L. / D. / B.
Évaluation économique comparative des nouveaux dispositifs d’extraction des endoprothèses urétérales sous anesthésie locale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 734, suppl. 13


Objectifs

Évaluation et mise au point vis-à-vis de l’impact économique des différents procédés d’extraction de sondes double j sous anesthésie locale actuellement disponibles.


Méthodes

Évaluation économique basée sur la collecte des prix catalogue non négociés des dispositifs magnetic blackstar (mbs) (aseptinmed/urotech) et isiris (coloplast), les cotations ccam et se1 (www.ameli.fr/). Une comparaison a été effectuée avec les résultats publiés (progrès en urologie 2017) de la technique classique à l’aide d’un fibroscope restérilisable sous anesthésie locale en externe sans hospitalisation, et renforcée par des données rétrospectives d’échec d’extraction avec ces nouveaux dispositifs, source potentielle de majoration du coût par le recours complémentaire à la technique classique.


Résultats

L’acte ccam jcge004 (48 €) en externe donnait accès au forfait se1 (73,71 € privé, 75,89 € public). L’extraction en consultation (cs) ne donnait accès qu’au tarif cs (23 €) ou cs+mpc+mcs (30 €) selon l’adhésion à l’optam.

Prix catalogue non négociés : isiris 350 €ht, mbs jj+extracteur 92 € ht.

Coûts :

– extraction classique 51,336 € ttc en 2016 ;

– mbs : cotation cs induisant une réduction de rémunération des praticiens 18–25 € et des établissements 22,374 € privé et 24,554 € public. Surcoût matériel 77,9 € ttc. Part des consommables 2,25 € ttc. Économie pour l’assurance maladie (am) 91,71–98,71 € ;

– isiris : cotations endoscopiques jcge004 et se1. Coûts : consommables (3,63 € ttc), matériel (420 € ttc). Déficit de 349,92 € ttc privé et 347,74 € ttc public, sans économie pour l’am ;

– coût des déchets majoré pour mbs et isiris.

Échecs d’extraction :

– mbs : uniquement chez les hommes dans 7,7 %, soit 4,65 % tous sexes confondus ;

– isiris : 2,98 % d’échecs tous sexes confondus.


Conclusion

L’utilisation des nouveaux dispositifs induit un surcoût pour les établissements, mais avec cependant : une disparition du risque de transmission virale, une planification plus aisée et une augmentation de la durée de vie des endoscopes restérilisables non quantifiable. Seules les mbs apportent une économie à l’am. Résultats à moduler aux contrats et fonctionnements des différentes structures.

Mots clés:
C. / V. / J. / A. / N.
Évaluation et comparaison de scores prédictifs de succès de l’urétéro-rénoscopie souple (urss) pour la prise en charge de la pathologie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 733, suppl. 13


Objectifs

Le but de notre étude était d’évaluer quatre scores pronostiques du taux de sans fragment résiduel (sfr) après urétéro-rénoscopie souple (urss) et fragmentation laser pour des calculs rénaux et urétéraux à travers une large cohorte de patients.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 800 procédures réalisées dans notre centre entre janvier 2009 et décembre 2016. Le statut sfr était défini par l’absence complète de fragment lithiasique en imagerie. Pour chaque procédure, un unique chirurgien a calculé les quatre scores : le s.t.o.n.e score, le resorlu unsal stone score (russ), le modified Seoul national university renal complexity (s-resc) score et le nomogramme de ito.


Résultats

Le taux global de sfr était de 74,13 %. L’analyse univariée pratiquée selon le statut sfr (versus non sfr) montrait que : la taille des calculs (p <0,0001), le volume des calculs (p <0,0001), le nombre des calculs (p =0,004), l’angle infindibulo pelvien (ipa) (p =0,003) et la localisation calicielle inférieure+ipa<45° (p =0,011) étaient significativement différents entre les deux groupes. Tous les scores étaient significativement différents entre les groupes sfr et non sfr. L’aire sous la courbe roc était de 0,617 [0,575 ; 0,660] pour le s.t.o.n.e score, 0,644 [0,609 ; 0,680] pour le russ score, 0,651 [0,606–0,697] pour le s-resc score et de 0,735 [0,692 ; 0,777] pour le nomogramme de ito (Fig. 1).


Conclusion

Les quatre scores développés sont prédictifs du taux de sfr en urss. Dans notre étude, le score de ito semble être le plus performant, mais le taux de prédiction des scores semble moins informatif et plus faible que dans les études de développement, probablement du fait des différences de définition du taux de sfr.

Mots clés:
F. / J. / A. / L. / E.
Évaluation modélisée de la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée : une étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 726, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une procédure complexe, dont la courbe d’apprentissage reste à ce jour imparfaitement évaluée. L’objectif de cette étude était d’estimer la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée par modélisation multivariée.


Méthodes

Les données de tous les patients traités par NPRA pour une tumeur rénale ct1-t2 par deux chirurgiens de haut volume dans deux centres académiques européens ont été collectées prospectivement. L’expérience du chirurgien (EXP) était définie pour chaque procédure comme le nombre total de NPRA effectuée avant la procédure. Des régressions logistiques et linéaires multivariées ajustant pour le score de Charlson, le Renal score et la taille tumorale ont été effectuées pour évaluer l’impact de l’expérience sur les trois paramètres périopératoires suivant : la durée d’ischémie chaude (WIT), les marges chirurgicales et les complications de grade de Clavien-Dindo≥2.


Résultats

Au total, 457 patients ont été inclus pour analyse. La WIT médiane était 14 minutes avec des taux de complications Clavien-Dindo≥2 et de marges positives de 14 % et 4 % respectivement. En analyse multivariée, l’expérience impactait significativement la WIT, mais avec une relation non linéaire (−4,57min estimée tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relation non linéaire et un plateau à partir de 150 cas (Fig. 1A). L’expérience était également significativement associée a la probabilité de complications postopératoires (or =0,99, soit réduction d’1 % de la probabilité tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relations linéaire qui n’atteignait pas de plateau même après plus de 200 cas (Fig. 1B). En revanche, il n’y avait pas d’association significative entre expérience et taux de marges chirurgicales (p =0,5).


Conclusion

L’expérience du chirurgien a un impact sur la durée d’ischémie chaude et le risque de complications postopératoires. Si la courbe d’apprentissage de la NPRA peut être estimée à 150 cas pour la durée d’ischémie chaude elle semble se prolongée bien au-delà de 200 cas pour ce qui est des complications postopératoires.

Mots clés:
B. / A. / Z. / G. / F.
Évolution de la première prescription du dosage de psa en France : étude nationale 2006–2017 à partir de l’échantillon généraliste des bénéficiaires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 678, suppl. 13


Objectifs

Entre 2010 et 2017, suite à la publication des résultats des essais ERSPC et PLCO, la stratégie de détection précoce du cancer de prostate (CAP) a fait l’objet de discussions et controverses entre professionnels de santé, sociétés savantes et agences de santé. L’objectif de cette étude était d’étudier l’évolution du premier dosage de psa dans une stratégie de détection précoce durant cette période.


Méthodes

L’échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) comporte plus de 650 000 patients représentatifs au 1/97 de la population française couverte par l’assurance maladie. Via l’EGB, en 2011 et 2014, nous avons identifié les hommes de 50 à 52 ans, sans antécédent de cap (identifié via l’ALD, les codes cim-10 et ccam, la prise d’hormonothérapie) ni dosage de psa dans les 5 ans précédant chaque année d’analyse. Dans ces deux populations, le taux de premier dosage du psa a été calculé. Ce taux a également été évalué en fonction des comorbidités, de la spécialité et du lieu d’exercice du prescripteur et du délai au 2e PSA.


Résultats

En 2011 et 2014, 5275 et 5792 patients de 50–52 ans, sans antécédent de dosage de PSA et de CAP ont été identifiés, respectivement. Au total, 16,2 et 15,6 % des patients avaient des comorbidités motivant une mise en ald (hors CAP). En 2011, 829 patients (15,7 %) ont eu un 1er dosage de psa contre 766 patients (13,2 %) en 2014 (p <0,001) ; aucun patient n’avait d’antécédent récent de maladie à espérance de vie réduite. Dans les deux cas, 91,0 % des prescripteurs du dosage étaient des médecins généralistes, dans moins de 2 % des urologues. Un 2e dosage était réalisé dans les 2 ans dans 38,7 % des cas en 2011 et 43,2 % des cas en 2014 (p =0,07) ; délai médian du 2e dosage, respectivement, 13,0 versus 14,2 mois.


Conclusion

L’analyse de L’EGB révèle une diminution de la première prescription de PSA entre 2011 et 2014. Les données de l’EGB pour la population 2017 seront disponibles mi-2018 et feront l’objet de nouvelles analyses en vue de la présentation de ces résultats.

Mots clés:
L. / V. / S. / F. / A.
Évolution des oncocytomes rénaux surveillés
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 723, suppl. 13


Objectifs

Les oncocytomes sont des tumeurs primitives du rein, considérées comme bénignes, mais leur potentiel évolutif n’est pas complètement établi. La progression locale est admise, mais peu de données expliquent ce qui fait qu’un oncocytome croisse plus ou moins vite. L’objectif de notre étude est l’analyse de l’évolution des adénomes oncocytaires du rein surveillé après confirmation histologique et la recherche de facteurs pouvant influencer leur croissance.


Méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique rétrospective. Tous les patients porteurs d’un oncocytome rénal diagnostiqué par biopsie percutanée de septembre 2010 à avril 2016 et suivis depuis plus d’un an ont été inclus. Les données épidémiologiques, histologiques, morphologiques ont été recueillies au diagnostic, en cours de surveillance et en cas de modification de stratégie (intervention). L’analyse statistique des facteurs influençant la croissance des oncocytomes était notamment basée sur le test de corrélation de pearson.


Résultats

Quatre-vingt-neuf ont été inclus. L’âge médian au diagnostic était de 67 [26–89]. Le sex-ratio h/f était 4/3. Le suivi médian était de 36 [12–180]. La taille moyenne au diagnostic était de 30mm [±16mm]. Vingt-quatre patients (27 %) ont été secondairement traités, dont 83,3 % par traitement conservateur. La croissance moyenne était de 0,23 (±0,23)cm/an. Les patients traités étaient plus jeunes et avaient une vitesse de croissance plus forte que les non traités (0,38±0,27cm/an versus 0,15±0,16cm/an, p =0,0001). Selon l’analyse de Pearson, il existait une relation linéaire négative entre la vitesse et l’âge au diagnostic (ρ =−0,35 ; p =0,0008) et entre la vitesse et score de comorbidité de Charlson (ρ =−0,40 ; p =0,0001). Donc, la croissance tumorale était d’autant plus forte que les patients étaient jeunes et en bonne santé.


Conclusion

Une croissance rapide conduit souvent à un arrêt de la surveillance au profit d’une stratégie interventionnelle. Pour les patients jeunes, le traitement conservateur (tumorectomie ou traitement ablatif) à moyen terme est sans doute à privilégier, mais pour les patients âgés ou ayant des comorbidités importantes, la surveillance est une alternative à une attitude invasive.

Mots clés:
F.
Extraction de spermatozoïdes ex-vivo au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 683, suppl. 13


Objectifs

L’extraction de spermatozoïdes testiculaires (tese, testis sperm extraction) est devenue une stratégie thérapeutique reconnue de l’azoospermie non obstructive. Le cancer du testicule est associé à d’importants changements qualitatifs du sperme pouvant aller jusqu’à l’azoospermie. Cette analyse a été réalisée pour rapporter notre expérience de la méthode tese réalisée au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule.


Méthodes

Les patients ayant une azoospermie préopératoire et devant avoir une orchidectomie pour cancer du testicule étaient orientés vers une prise en charge de type tese au moment de leur orchidectomie. Au moment de leur orchidectomie, le testicule était placé dans un champ stérile séparé et en utilisant une lampe à magnification, le testis était ouvert en deux et examiné. La zone de la tumeur était délibérément évitée et les tubes séminifères étaient extraits en de multiples endroits au niveau des parties macroscopiquement saines du testicule. Les échantillons étaient placés dans un milieu de transport adapté et analysés dans un laboratoire de procréation médicalement assistée.


Résultats

Huit patients, d’âge moyen 29±7 ans, constituaient notre population d’étude. Cinq avaient eu un tese au moment d’une première orchidectomie. Trois avaient du avoir une deuxième orchidectomie pour tumeur testiculaire métachrone. Cinq patients avaient un séminome et 3 une tumeur germinale non séminomateuse. Deux des 3 patients ayant eu une seconde orchidectomie avaient un antécédent de chimiothérapie, et un, de radiothérapie rétropéritonéale. Le volume moyen des testicules retirés était de 16±5mL. Les taux moyens de testostérone totale et de fsh étaient de 376±127ng/dL et de 11±8iu/mL. Au total, 3/8 patients avaient des spermatozoïdes retrouvés par la technique tese. Aucun spermatozoïde n’a pu être retrouvé chez aucun patient ayant eu un traitement gonadotoxique préorchidectomie. Les concentrations moyennes de spermatozoïdes récupérés étaient de 500±350 spermatozoïdes/hpf, permettant de réaliser en moyenne 8±4 paillettes à cryoconserver.


Conclusion

Ces données démontrent l’utilité de la technique ex-vivo tese chez les hommes ayant un cancer du testicule avec possibilité de mise en conservation de spermatozoïdes chez 50 % des hommes n’ayant pas d’antécédents de chimiothérapie.

Mots clés:
C. / J. / B. / J.
Extraction du greffon rénal après néphrectomie laparoscopique robot-assistée pour donneur vivant : comparaison des voies iliaques, vaginales et ombilicales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 631, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie mini-invasive s’est imposée pour la néphrectomie pour donneur vivant : elle peut être effectuée par voie laparoscopique robot-assisté (NRDV). Plusieurs voies d’extraction du greffon ont été décrites. Si classiquement, elle s’effectue par voie iliaque, pour améliorer encore les suites, d’autres voies (vaginales, ombilicales) ont été décrites. Le but de cette étude est de comparer les résultats de l’extraction iliaque, ombilicale et vaginale du rein dans les NRDV.


Méthodes

Entre 2011 et 2017, 63 NRDV ont été effectuées consécutivement : 23 avec extraction iliaque (EI), 23 avec extraction vaginale (EV) et 17 avec extraction ombilicale (EO).

Pour chaque patient, ont été relevés l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC), le temps d’ischémie chaude (TIC), les pertes sanguine (PS), la durée opératoire (DO), les complications per et postopératoires, la durée d’hospitalisation (DH) et la douleur postopératoire évaluée en fonction de la quantité de tramadol et paracétamol donnés selon l’eva de douleur. Les tests statistiques de Student et de Chi2 ont été effectués à l’aide de Statview®, la différence étant significative, si p <0,05.


Résultats

L’âge moyen des donneurs (25 hommes/38 femmes) était de 47 ans et l’IMC de 25,1. Neuf patients avaient 2 artères et 2 avaient 2 veines. Respectivement pour l’EI, l’EV et l’EO, la do était de 133,6, 137,8 et 122minutes, le saignement de 73,9, 85,9 et 129,5mL, le tic de 5,2, 6,1 et 4,2minutes (p >0,05), le nombre de complications peropératoires était de 2, 2 et un, le nombre de doses de tramadol était 2,6, 2,3 et 1,7, celui de paracétamol de 6, 5,5 et 4,7, la DH était de 5,65, 4,73 et 4,7jours (p <0,05 EI versus EV et EO). Aucune complication postopératoire n’était notée pour l’EO, 3 pour l’EV et une pour l’EI.

On note une reprise immédiate de la fonction rénale chez tous les transplantés.


Conclusion

Quel que soit la voie d’extraction, la chirurgie mini-invasive robot-assistée permet d’obtenir un greffon de bonne qualité tout en offrant des suites opératoires simplifiées pour le donneur. Les doses d’antalgiques paraissent plus importantes avec la voie iliaque et la durée d’hospitalisation est plus courte avec les extractions vaginales et ombilicales qu’avec la voie iliaque.

Mots clés:
M. / C. / J. / C. / G.
Facteurs de associés au décès après traumatismes du rein : résultats de l’étude multicentrique nationale traumAFUf
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 689, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme du rein est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent. Les facteurs prédictifs de décès après traumatisme rénal sont peu connus. La classification américaine AAST par exemple n’a pas été reconnue comme un facteur de risque de décès dans certaines études. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs associés au décès après traumatisme du rein.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (traumAFUf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les paramètres cliniques, d’imagerie et de prise en charge ont été recueillis. Pour les variables quantitatives [âge, hémoglobine, tension artérielle systolique à l’arrivée (tas)] des seuils ont été déterminés par analyse des courbes roc. Les facteurs associés au décès ont été identifiés par test d’indépendance du Chi2, puis régression logistique multivariée.


Résultats

Parmi une cohorte de 1799 patients ayant un traumatisme rénal, 1425 avaient les données nécessaires, 59 (4,8 %) sont décédés en lien avec le traumatisme. Les facteurs indépendamment associés au risque de décès après analyse uni- et multivariée étaient une tas<90mm hg (or 4,11 IC 95 % 1,95–8,68), un traumatisme rénal bilatéral (or 4,51 IC 95 % 1,61–12,58), une hémoglobine≤11,7g/dL (or 3,39 IC 95 % 1,48–7,77), un âge≥39 ans (or 2,52 IC 95 % 1,26–5,04) ou un traumatisme osseux associé (or 2,86 IC 95 % 1,10–7,42) (Tableau 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, le risque de décès après un traumatisme rénal est de moins de 5 %. Une tension artérielle initiale<90mm hg, un traumatisme rénal bilatéral, une hémoglobine≤11,7g/dL, un âge≥39 ans ou un traumatisme osseux étaient associé à un risque de décès. Ces facteurs devraient être considérés à la prise en charge des traumatisés rénaux.

Mots clés:
C. / G. / M. / I. / X.
Faisabilité du curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle pour les tumeurs de verge N0
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754, suppl. 13


Objectifs

Le curage inguinal élargie ou modifié dans la cadre de tumeur de verge est morbide avec de multiples complications type lymphocèle et thrombose veineuse profonde.

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est un standard dans la prise en charge des mélanomes.

L’objectif de ce travail est de montrer la faisabilité et l’organisation de cette technique dans un centre hospitalier universitaire.


Méthodes

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est indiquée chez les patients à risque intermédiaire ou éléve (≥pT1b et/ou≥grade 2) et cN0.

En cas de ganglion sentinelle positif, une lymphadénectomie inguinale élargie est recommandé du côté pN+ et un curage modifié du côté pN0.

Généralement, une molécule colloïde marquée au technétium 99 est injecté en péri tumoral en 3 à 4 points, le geste est réalisé 2à 3h avant la chirurgie.

Le début de l’acquisition commence environ 15mm plu tard, si fixation ganglionnaire, un marquage est réalisé sur la peau sinon une nouvelle acquisition est réalisée à 90min.


Résultats

Le repérage des ganglions est réalisé à l’aide d’une sonde gamma que nous partageons avec les autres spécialités.

Les ganglions retirés sont envoyés en extemporané, si le curage est positif, un curage élargie est ainsi réalisé du côté N+ et modifié du côté N0.


Conclusion

Le curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle est faisable à condition d’avoir un service de médecine nucléaire, une sonde gamma, un accès à un examen extemporané et une coordination parfaite entre les différents acteurs, on peux envisager cette technique en ambulatoire.

Mots clés:
K. / G. / L. / F. / X.
Faut-il utiliser les reins des donneurs cadavériques en état de mort encéphalique ayant une fonction rénale altérée ? Résultats à un an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 630, suppl. 13


Objectifs

L’actuelle pénurie de greffons pousse la population médicale à proposer des donneurs limites. Ces transplants ont une survie inférieure, cependant, la survie des patients est supérieure à celle des patients dialysés. Le but de cette étude était d’évaluer la survie des transplants issus de donneurs en mort encéphalique ayant une fonction rénale très altérée avec ou sans anurie pré prélèvement.


Méthodes

Tous les dossiers des patients transplantés rénaux de janvier 2010 à avril 2017 ont été revus de façon rétrospective et bicentrique. Nous avons sélectionné les patients ayant reçu un transplant rénal, en monotransplantation exclusivement, issu d’un donneur en état de mort encéphalique présentant un DFG<45mL/min/m2.

Nous avons analysé la survie des transplants à 12 mois, la reprise de la fonction des transplants et le DFG à 12 mois.

Les résultats sont exprimés en moyenne, avec écart-type. Le DFG est calculé selon l’équation « modification of diet in renal disease » (MDRD) et exprimé en mL/min/m2.


Résultats

Au total, 165 patients répondant aux critères ont été transplantés durant cette période. L’âge moyen des donneurs était de 56,4±17,7 ans, le DFG au prélèvement était de 33,9±8mL/min, 48 % des donneurs étaient anuriques. L’ischémie froide était de 16,7±5,1heures, ischémie tiède 49±17,9minutes. L’âge moyen des receveurs était de 57,1±10,2 ans. Il s’agissait d’une première greffe dans 81,2 % des cas. La reprise de fonction a eu lieu dans les 7,8±9,4jours après transplantation. Il y a eu 5 non-fonction primaires, soit 3 % des cas.

Cent cinquante et un patients (91 %) avaient un greffon fonctionnel à 12 mois. Le DFG moyen à 12 mois était de 46,9±20,1mL/min et 122 patients (73 %) avaient un DFG supérieur à 30mL/min.


Conclusion

La survie des transplants issus d’un donneur présentant un DFG altéré était de 91 % après 12 mois de suivi, la récupération des capacités de filtration des transplants rénaux se fait dans la grande majorité des cas, malgré une ischémie froide surajoutée à la défaillance rénale aiguë du donneur. Nous continuons donc à utiliser ces transplants même en cas d’anurie.

Mots clés:
A. / G. / J. / F.
Fermeture urétrale chez la femme par voie transvaginale : une technique à retrouver
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 743, suppl. 13


Objectifs

La fermeture de l’urètre reste une intervention de dernier recours et d’indication rare très majoritairement dédiée aux patientes porteuses de malformations du bas appareil ou d’un handicap en neuro-urologie. Décrite initialement comme technique de fermeture du col vésical, cette vidéo montre étape par étape la procédure de fermeture de l’urètre par un abord transvaginal.


Méthodes

L’intervention réalisée concernait une patiente âgée de 26 ans, porteuse des séquelles d’une myéloméningocèle, multiopérée dans l’enfance, sous autosondage et porteuse d’une entérocystoplastie d’agrandissement avec dérivation cutanée continente en échec d’une bandelette sous-urétrale aponévrotique. La persistance d’une incontinence d’effort par insuffisance sphinctérienne majeure avec béance uréthrale rendait compte de l’indication opératoire de fermeture urétrale par voie basse, afin de ne pas réintervenir dans l’espace de Retzius.


Résultats

Les étapes de l’intervention comprennent :

– la technique d’exposition ;

– la dissection de l’urètre par voie transvaginale avec abord circonférentiel péri-urétral ;

– la fermeture de l’urètre en plusieurs plans ;

– la suspension de celui-ci à la symphyse pubienne.

La durée de l’intervention a été de 75minutes et sans complication peropératoire ni à 30jours, la patiente est continente sous autosondage par la dérivation cutanée.

Les principes techniques ne doivent pas faire omettre le prérequis d’un réservoir vésical de bonne qualité et d’une voie de sondage par stomie continente ne posant ni de soucis fonctionnels ni de soucis d’acceptabilité. Le principal risque postopératoire est la récidive de l’incontinence urinaire par fistulisation qui ferait discuter la reprise chirurgicale avec lambeaux de recouvrement.


Conclusion

La fermeture de l’urètre reste d’indication rare, tout devant être fait pour conserver celui-ci tant que cela est possible en termes de continence et de qualité de vie. Il s’agit d’une bonne alternative comme traitement de dernier recours de l’incontinence par insuffisance sphinctérienne, historiquement décrite comme la fermeture du col vésical dans les béances majeures de l’urètre.

Mots clés:
N. / V. / C. / C. / E.
Fracture des corps caverneux à propos de 155 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692, suppl. 13


Objectifs

Décrit comme une urgence urologique rare, la fracture des corps caverneux survient au décours d’un traumatisme de la verge en érection. Le but de ce travail étant d’analyser les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des fractures des corps caverneux de la verge.


Méthodes

Une enquête rétrospective menée dans notre service entre janvier 2012 et décembre 2017 a permis de dénombrer une série de 155 patients admis pour prise en charge de fracture des corps caverneux de la verge. Le logiciel EPI IFO.7.2 a permis la saisie et l’analyse des données. Pour les analyses uni- et multivariées, nous avons utilisé les tests de Mann-Whitney et de Fischer. Le seuil de signification était de 5 %.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 36,1 ans, la manœuvre forcée sur la verge en érection était le motif de consultation le plus fréquent (38,06 %) suivi du faux pas du coït (25,80 %) la majorité des patients avaient consulté dans un délai inférieur à 24h (84,42 %). Un craquement audible, suivi de la détumescence, puis l’hématome était présent chez 144 patients (92,90 %). Un cas d’urétrorragie été retrouvé avec rupture de l’urètre. Le traitement était chirurgical chez 153 patients (98,70 %), un patient avait refusé d’être opéré, puis un patient a bénéficié du traitement médical. Aidés parfois par l’imagerie, l’incision élective a été majoritaire (59,47 %) par rapport à la coronale (40,52 %). Les points séparés inversés étaient la technique de suture la plus utilisée (88,88 %). L’urètre a été réparé par des points simples.


Conclusion

Sa fréquence est en nette augmentation, le faux pas du coït et la manipulation visant à stopper l’érection matinale sont les principales causes. Son diagnostic reste clinique, l’imagerie peut aidé au choix de l’incision. Le traitement este chirurgical en urgence. La coudure reste l’une des complications les plus fréquentes.

Mots clés:
A.E. / M. / M. / Y. / R.
Gestion de la récidive d’incontinence urinaire après ablation de bandelette sous-urétrale pour douleur pelvienne ou périnéale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 638, suppl. 13


Objectifs

La pose de bandelettes sous-urétrales (BSU) chez la femme peut entraîner des douleurs pelviennes ou périnéales. L’ablation chirurgicale de la bandelette peut améliorer les douleurs, mais également entraîner une récidive de l’incontinence urinaire. À notre connaissance, il n’existe pas de prise en charge consensuelle de l’IU récidivante après ablation de BSU. Notre objectif était d’évaluer la prise en charge médicochirurgicale de ces patientes.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, des patientes ayant eu une ablation de BSU pour douleur pelvienne ou périnéale, entre 11-2004 et 12-2017. Les patientes étaient séparées selon le type de bandelette, transobturator tape (TOT) enlevée par voie transvaginale et abord de la racine de cuisse ou tension-free vaginal tape (TVT) enlevée par voie combinée transvaginale et laparoscopique transpéritonéale. Étaient évaluées, l’amélioration de la douleur postopératoire, la récidive de l’iu et la nécessité d’un nouveau traitement de l’IU. L’IU d’effort (IUE) était différenciée de l’IU par impériosités (IUI) et de l’IU mixte (IUM) à l’examen clinique et, en cas de doute, au bilan urodynamique.


Résultats

Quatre-vingt-neuf patientes (39 TVT, 50 TOT) ont été incluses avec un suivi médian de 8,3 mois [0,2–135,7]. Cinquante-deux patientes (58,4 %) ont présenté une récidive de leur IU : 38 IUE (73 %), 2 IUI (3,9 %), 12 IUM (23,1 %). Parmi ces patientes, 33 (63,5 %) ont eu un traitement conservateur par rééducation pelvipérinéale (n =28), traitement anticholinergique (n =6) ou stimulation tibiale postérieure (n =1). Dix-neuf (36,5 %) ont eu un traitement chirurgical par ballons act (n =4), colposuspension de Burch (n =4), sphincter urinaire artificiel (SAU, n =2), TVT (n =8) ou neuromodulation des racines sacrées (NMS, n =1). Après chirurgie : 5 patientes (26,3 %) étaient toujours incontinentes : 3 ont eu un SAU et 1 une NMS. Une patiente traitée par colposuspension de Burch a récidivé ses douleurs pelviennes. En fin de suivi, 94,2 % des patientes (49/52) étaient continentes.


Conclusion

La récidive d’IU après ablation de BSU survient dans plus de la moitié des cas et nécessite une réintervention chirurgicale chez près de une patiente sur 5. Au total, 94,4 % des patientes réopérées ont été totalement continentes après une ou deux procédures. La pose de TVT est possible sans récidive de douleur chez les patientes ayant eu au préalable une bandelette TOT.

Mots clés:
M. / P. / O. / L. / A.
Gestion des sténoses urétérales : les alternatives à la sonde jj au long cours
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 622, suppl. 13


Objectifs

La sonde jj devient souvent fatalité pour traiter les sténoses urétérales (su) longues. Il existe pourtant des alternatives telles autotransplantation rénale (atr) et urétéro-iléoplastie (uip). Le but de cette étude était d’évaluer leur pratique dans des centres universitaires français.


Méthodes

Notre étude multicentrique intéressait tous les patients pris en charge pour su par atr ou uip dans 7 centres urologiques universitaires français entre 2010 et 2018. Les su sur carcinome urothélial ou transplant rénal ont été exclues. Le recueil de données de patients, périopératoires et de suivi était rétrospectif. Le critère de jugement principal était la préservation du rein homolatéral à la su et de la fonction rénale, sans dérivation urinaire.


Résultats

Vingt-deux patients ont été pris en charge par atr (n =8, 36,4 %) et uip (n =14, 63,6 %). La longueur moyenne de su était de 4,6 et 6cm (p =0,52) dans les groupes atr et uip respectivement. Les su étaient postlithiasiques (n =3, 37,5 % et n =5, 35,7 % respectivement), iatrogènes (n =4, 50 % et n =7, 50 %) ou sur compression extrinsèque (n =1, 12,5 % et n =2, 14,3 %). Les durées moyennes d’intervention et d’hospitalisation étaient de 336 et 346min (p =0,87) et de 8,3 et 15jours respectivement (p =0,001). Les complications postopératoires étaient majoritairement clavien≤2 (n =20, 91 %). Trois reprises chirurgicales (37,5 %) ont été nécessaires dans le groupe atr, aucune dans le groupe uip. La durée moyenne de suivi était de 15,7 mois. Tous les reins, sauf un dans le groupe atr, ont été préservés, avec une fonction rénale restant stable (p =0,67).


Conclusion

La sonde jj à demeure pour su doit rester un dernier recours. Atr et uip sont des alternatives reconnues, d’indication dépendante de l’expertise du chirurgien. Notre étude dénote la rareté de leur pratique et l’intérêt de référer les patients vers des centres experts.

Mots clés:
C. / S. / C. / M. / I.
Glansectomie et exérèse de ganglion sentinelle
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754, suppl. 13


Objectifs

Présentation d’une chirurgie de glansectomie et exérèse de ganglions sentinelle.


Méthodes

Cette vidéo présente la chirurgie d’un patient de 65 ans présentant une tumeur du gland évoluant depuis 3 mois, sans adénopathie inguinale palpable.

La chirurgie consiste en l’ablation en marge saine de la tumeur avec exérèse des ganglions sentinelles, repérés la veille de l’intervention par l’injection de Tc99m au niveau du site tumoral.


Résultats

La chirurgie débute par l’exérèse de la lésion tumorale. Un dégantage est réalisé, puis la dissection est poursuivie jusqu’à prendre contact avec les corps caverneux, après section prudente des bandelettes vasculo-nerveuses. On découvre en peropératoire un envahissement des corps caverneux classant alors la tumeur au stade T2. On réalise une tranche de section pour analyse extemporanée. On prélève ensuite un ganglion sentinelle de chaque côté. La reconstruction est réalisée à l’aide d’une greffe de peau mince prélevée en cuisse.

À 3 mois, le patient n’a pas repris d’activité sexuelle mais urine normalement et avec un résultat cosmétique satisfaisant.


Conclusion

La chirurgie de tumeur de verge est de plus en plus conservatrice. Cette vidéo présente une exérèse de tumeur de verge avec reconstruction immédiate par greffe de peau mince.

Mots clés:
P. / N. / A. / P. / J.-E.
Hospitalisation ambulatoire ou classique pour urétérorénoscopie souple laser : valeur prédictive des comorbidités. Résultats préliminaires de l’étude prospective multicentrique du clAFU
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 663, suppl. 13


Objectifs

En 2017, l’urétérorénoscopie laser est devenue le premier traitement des calculs rénaux en France avec 27 150 interventions, dont 13 348 en ambulatoire (49,1 %) (statistiques-activite-mco-par-diagnostique-et-actes?secteur=mco).

Dès 2016, le clAFU a débuté une étude prospective multicentrique afin d’évaluer les complications infectieuses des urétérorénoscopies. Nous présentons les résultats préliminaires de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Méthodes

Nous avons débuté une étude observationnelle prospective multicentrique non comparative en juin 2016. Son objectif principal est l’évaluation des complications infectieuses des urétérorénoscopies. La taille de l’échantillon nécessaire a été estimée à 1000 inclusions. Un formulaire exhaustif a été élaboré par le clAFU permettant d’explorer les données suivantes :

– préopératoires : comorbidités, caractéristiques des calculs, indication opératoire, ecbu préopératoire, antibioprophylaxie, hospitalisation ambulatoire ou classique ;

– peropératoires : matériel utilisé, ecbu peropératoire, complications, drainage, durée opératoire ;

– postopératoires : survenue d’un sepsis, ecbu postopératoire, score de Clavien.

Nous avons réalisé l’analyse de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Résultats

Au total, 415 patients ont été inclus de juin 2016 au 30 avril 2018, pendant 20 mois par 13 centres. Quatre cents dossiers ont été pris en compte pour cette analyse. Quinze ont été exclus pour excès de données manquantes. L’analyse préliminaire montre un taux d’hospitalisation ambulatoire de 39 % (n =156) contre 50,5 % en hospitalisation classique (n =202) (10,5 % de données manquantes). Au moins une comorbidité est présente pour 181 patients. Les comorbidités les plus fréquentes sont : une hta (n =115), un diabète (n =76), hta et diabète associés (n =43). Dans le groupe ambulatoire, 63,4 % (n =99) n’ont aucune comorbidité versus 36,5 % (n =57) (p <0,001). Dix patients prévus en ambulatoire sont passés en hospitalisation classique sans modifier cette différence significative.


Conclusion

L’absence de comorbidité incite logiquement à l’hospitalisation ambulatoire. Les pratiques observées en France montrent un taux d’hospitalisation de 49,1 contre 39 % dans notre série multicentrique. Cette étude doit se poursuivre rigoureusement jusqu’à son terme de 1000 inclusions afin de pouvoir présenter des données objectives de nos pratiques aux autorités de tutelle.

Mots clés:
V. / A. / P.
Identification d’une signature moléculaire prédictive du risque de progression des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721, suppl. 13


Objectifs

Récemment, les analyses génomiques ont permis d’identifier de nouvelles altérations moléculaires et potentielles cibles thérapeutiques dans les tumeurs infiltrantes de vessie. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’implication de 29 gènes précédemment identifiés par le TCGA et/ou localisés sur des régions génomiques altérés dans une série de 61 tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM).


Méthodes

Les niveaux d’expression de 29 gènes ont été analysés par RT-PCR quantitative en temps réel, sur une série consécutive de 128 tumeurs de vessie, incluant 61 TVNIM (25 PTA de bas grade, 14 PTA de haut grade et 22 pt1 de haut grade) et 67 TVIM et 18 témoins (tissu vésical normal). Tous les patients ont signé un consentement éclairé. Les mutations ADN des gènes HRAS , PIK3CA et FGFR3  ont également été analysées par HRM et séquençage sanger. Les résultats de l’analyse transcriptomique et génomique ont été couplés à une analyse de survie.


Résultats

Les mutations de HRAS, pik3ca et fgfr3 étaient retrouvées dans 4,5 %, 15,9 % et 50,0 % des TVNIM sans corrélation au pronostic. Au sein des TVNIM, 23 gènes (79,3 %) étaient significativement dérégulés. En analyse univariée, la surexpression de rxra, fgfr3 et ccne1 était significativement associée à la survie sans récidive (p =0,0017, p =0,043 et p =0,039, respectivement) et à la survie sans progression (p =0,0043, p =0,022 et p =0,022, respectivement). La surexpression de fgfr3 était, par ailleurs, associée à une moindre réponse à la BCG-thérapie (p =0,037). Une analyse en clustering a permis d’identifier une signature moléculaire composée de ces 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) permettant de séparer les TVNIM en 4 sous-groupes pronostiques. Cette signature était un facteur pronostique indépendant en analyse multivariée en termes de survie sans récidive (p =0,004) et sans progression (p =0,05).


Conclusion

Les altérations génomiques décrites pour les tumeurs infiltrantes dans le TCGA concernent également les TVNIM. Nous avons identifié une signature moléculaire de 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) significativement associée au risque de récidive et de progression, suggérant un intérêt potentiel à l’échelon individuel. La correction de ces altérations moléculaires pourrait constituer une stratégie thérapeutique ciblée prometteuse dans les TVNIM.

Mots clés:
C. / D. / S. / N. / M.
Impact de la cohésion relationnelle et de la sexualité sur la qualité de vie des patients traités par agoniste de l’hormone libérant la gonadotrophine (GnRH) pour un cancer de la prostate : analyse finale de l’étude EQUINOXE
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 660, suppl. 13


Objectifs

Les premiers mois du traitement d’un cancer de la prostate (CaP) sont un moment difficile pour un couple. Le degré de cohésion relationnelle pourrait avoir un effet sur le vécu de la maladie. Nous avons analysé les facteurs influençant l’évolution de la qualité de vie (QV) des patients atteints de CaP traités par hormonothérapie pendant 6 mois.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique, longitudinale et non interventionnelle française (NCT02630641). Les urologues ont recruté des couples partenaires–patients ayant un CaP pour lesquels une hormonothérapie était indiquée. Les données ont été recueillies à l’inclusion et après 6 mois de traitement, sur la QV (WHOQOL-BREF), la perception de la maladie (B-IPQ), les symptômes de la maladie (QLQ-PR25) et la perception de la cohésion au sein de la relation patient–partenaire (ajustement dyadique, DAS-16). Les résultats sont présentés en moyen±écart-type. L’analyse finale porte sur 492 patients (74,2 ans±8,1), dont 470 avec une évaluation de la partenaire (70,5 ans±9,0).


Résultats

La QV des patients restait majoritairement stable (0±21,2) alors que la satisfaction des patients concernant leur santé s’améliorait significativement (6,3±24,8 ; p <0,001). Les scores de santé physique (−1,4±14,5), psychologique (−2,3±13,3) et de relation sociale (−3,2±15,9) se dégradaient significativement au cours de l’étude. La QV se détériorait significativement chez les patients qui avaient une bonne cohésion dans le couple (−4,1±19,8) versus moyenne (2,8±19,8) ou pauvre (1,6±22,5). Une bonne cohésion dans le couple semblait globalement un facteur défavorable pour l’évolution des scores de QV, de santé et de perception de l’environnement. Les facteurs associés en analyse multivariée à une amélioration de la QV étaient la présence initiale de symptômes (OR [IC95 %] 3,0 [1,46 ; 6,17]) et une activité sexuelle initiale faible (2,04 [1,12 ; 3,72]) ou absente (2,23 [1,11 ; 4,50]).


Conclusion

Les hommes qui bénéficiaient le plus de l’hormonothérapie en termes de QV étaient ceux qui souffraient initialement de symptômes et ceux qui étaient sans activité sexuelle. L’influence de la cohésion au sein du couple sur l’évolution de la QV n’est pas confirmée en analyse multivariée.

Mots clés:
S. / M.H. / N. / V. / A.
Impact de la sarcopénie chez les patients pris en charge pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle traitée par chimiothérapie néoadjuvante et cystectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 668, suppl. 13


Objectifs

La sarcopénie est associée dans de nombreuses tumeurs solides à une augmentation du risque de complications postopératoires. L’objectif de cette étude était de définir l’impact de la sarcopénie sur la survenue de complications chez des patients traités par chimiothérapie néoadjuvante (nac) puis cystectomie pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle (tvim).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique ayant inclus tous les patients traités par nac puis cystectomie entre le 01/01/2012 et le 31/12/2017. Le skeletal muscle index (smi) a été calculé à partir de la mesure de l’aire musculaire sur des coupes tdm en l3 avec un logiciel adapté par 2 médecins en double aveugle avant et après la nac. La sarcopénie était définie par un smi inférieur à 50cm2/m2 chez les hommes et 35cm2/m2 chez les femmes. La variation de la fonction rénale pré- et post-nac a été analysée. Les complications postcystectomie ont été évaluées à l’aide de la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Sur les 82 patients inclus, 47 (57,3 %) étaient sarcopéniques avant la nac. Les populations sarcopéniques et non sarcopéniques étaient comparables en dehors d’une moindre proportion de femmes (p <0,001), d’un bmi plus faible (p <0,001) et d’une approche robotique moins fréquente (p =0,009) dans le groupe sarcopénique. Les patients sarcopéniques avaient une dégradation de la fonction rénale post-nac (perte de plus de 10mL/min de clairance ckd-epi) plus fréquente (21,3 vs 5,7 % ; p =0,048) et une tendance à l’apparition d’une insuffisance rénale stade 3b (clairance ckd-epi<45mL/min) plus importante (23,4 % vs 8,6 % ; p =0,077). Par ailleurs, les patients sarcopéniques avaient plus de complications postopératoires précoces entre 30 et 90jours (27,7 vs 8,6 % ; p =0,03) et tardives à plus de 90jours (19,4 % vs 2,8 % ; p =0,025).


Conclusion

La sarcopénie semble être un nouvel indicateur du risque de survenue de complications des patients traités par nac, puis cystectomie pour une tvim. Un smi inférieur à 50cm2/m2 chez les hommes et 35cm2/m2 chez les femmes augmenterait le risque de dégradation de la fonction rénale post-nac et de complications postopératoires précoces et tardives après cystectomie.

Mots clés:
P. / N. / S. / G. / V.
Impact émotionnel et affectif du cancer de la prostate chez 492 patients traités par agoniste de l’hormone libérant la gonadotrophine (gnrh) : perception du couple
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 616, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’évolution de la qualité de vie (qv) en relation avec plusieurs facteurs affectifs, relationnels et sexuels auprès de 492 patients ayant un cancer de la prostate (cap), suivis en couple et traités pendant 6 mois par agoniste de la gnrh.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique, longitudinale, non interventionnelle française, auprès de 492 patients traités par hormonothérapie (equinoxe, NCT02630641). Plusieurs échelles validées ont été utilisées chez le patient et sa partenaire : b-ipq (perception de la maladie), whoqol-bref (qv), das-16 (cohésion au sein du couple). Une analyse de la perception de la maladie (score b-ipq [/80]) chez le patient et la partenaire en fonction de la longévité du couple (anciens>50 ans vs récents<25 ans) et des analyses exploratoires sur la qv du patient en fonction des sous-scores du das-16 (degré d’accord dans le couple [dac] et qualité des interactions maritales [qim]) sont présentées ici.


Résultats

Les patients (âge moyen 74,2 ans [53–98 ans] et les partenaires (70,5 ans [41–95 ans]) étaient en couple depuis en moyenne 38 ans. À l’inclusion, patients et partenaires des couples anciens semblaient moins affectés par la maladie (b-ipq 36,8±$10,9 et 42,6±7,9) que ceux des couples récents (41,3±7,4 et 44,2±6,9), principalement pour le poids de la maladie, la conviction de pouvoir être aidé par le traitement et le vécu émotionnel (pour le patient) et l’impact de la maladie du conjoint (pour la partenaire). À 6 mois, l’analyse en fonction des sous-scores du das-16 montrait une amélioration globale de la qv du patient corrélée à l’évolution du dac (2,5±6,3 en cas d’amélioration de la qv contre −2,9±5,5 en cas de dégradation) et de la qim (1,5±5,0 contre −1,5±4,1).


Conclusion

La longévité du couple semble représenter un facteur important pouvant améliorer la perception du cap chez des hommes traités par hormonothérapie, principalement en ce qui concerne l’impact émotionnel et la confiance dans le traitement. Il existe une bonne corrélation entre l’entente dans le couple (dac et qim) et l’amélioration de la qv après 6 mois de traitement.

Mots clés:
M. / A. / S. / N. / V.
Impact médico-économique potentiel d’une organisation stricte du circuit de sortie des patients dans un service de chirurgie urologique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 679, suppl. 13


Objectifs

Les sorties d’hospitalisation sont le plus souvent prévisibles de la veille pour le lendemain en service d’urologie ; la visite du matin ne servant qu’à valider cette sortie. Le but de notre étude était de quantifier une partie de l’impact médico-économique des sorties décalées à l’après-midi pour des raisons autres que médicales.


Méthodes

Nous avons procédé à une analyse rétrospective des données récupérées auprès du département d’informatique médicale de notre centre hospitalier pour les patients rattachés au service d’urologie en hospitalisation traditionnelle en 2015, 2016 et 2017. Une analyse univariée a été réalisée à partir de ces données afin de déterminer le nombre de sorties ayant eu lieu après midi, sans justification médicale (hors attente de résultats d’examens) et hors sorties anticipées qui auraient sinon eu lieu le lendemain.


Résultats

Sur 3422 séjours réalisés en 2015, 2016 et 2017, 2505 (73,2 %) sorties ont été réalisées après déjeuner. Parmi ces sorties, 18 % étaient des sorties décalées à l’après-midi du fait d’une surveillance des résidus postmictionnels après ablation de sonde et 3 % étaient des sorties anticipées (ip-dms<1) par rapport à des sorties qui auraient sinon eu lieu le lendemain. Le coût total pour notre unité fonctionnelle, rien qu’en repas supplémentaires, a été de ∼17 008 euros, soit l’équivalent de ∼0,3 etp infirmières ; avec également des répercussions médico-économiques du fait du ralentissement des rotations de patients. Le pourcentage de sorties retardées après 18h a été de 15,08 % (516 patients), à une heure où dans notre région ne peuvent plus être réalisées que des sorties par ambulance, soit avec un surcoût supplémentaire pour l’assurance maladie.


Conclusion

En plus d’ajouter une charge financière aussi considérable qu’inutile à nos hôpitaux, l’impact médico-économique des sorties faites l’après-midi par non-anticipation se double du coût non moins négligeable engendré par le ralentissement des rotations de patients sur les lits ainsi libérés trop tardivement.

Mots clés:
C. / L. / M. / E.
Impact organisationnel et économique de l’utilisation de cystoscopes à usage unique pour l’ablation d’endoprothèses urétérales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735, suppl. 13


Objectifs

L’ablation d’endoprothèses urétérales est réalisée à l’aide d’un cystoscope souple réutilisable (cr), de dispositifs médicaux stérilisables et d’une colonne vidéo (cv) imposant sa réalisation en endoscopie ou bloc opératoire (bo). Un cystoscope souple à usage unique (cu) dédié à l’ablation des endoprothèses a récemment été mis sur le marché (isiris-coloplast).


Objectif

Déterminer l’impact organisationnel et économique d’un transfert d’activité en consultation grâce à l’utilisation d’isiris.


Méthodes

Le temps d’occupation annuel des salles dédié aux ablations a été calculé sur la base de 30minutes par acte.

Au niveau économique, les coûts d’une ablation en endoscopie, au bo et en consultation ont été calculés. Pour l’endoscopie et le bo, ce coût intègre les valeurs résiduelles des cr, cv, câbles de lumière froide (clf) et pinces à corps étranger (pce) après calcul de l’amortissement dégressif, le coût des maintenances, désinfection (cr) et stérilisation (clf et pce) et le coût de fonctionnement d’une salle pendant 30minutes

Pour la consultation, ce coût comprend l’achat du cu, son élimination et l’occupation d’un box de consultation pendant 30minutes


Résultats

En 2016, 603 ablations ont été réalisées en endoscopie et 6 au bo dans un chu français. Les temps d’occupation annuels pour cette activité étaient respectivement de 301,5heures et 3,0heures

En endoscopie, le coût d’une ablation est de 330 € (4,5 € : valeur des cr, cv, clf et pce–4,7 € : maintenance des cr–30,5 € : désinfection–30 € : stérilisation–260 € : fonctionnement d’une salle).

Au bo, ce coût est de 425 € (14,6 € : valeur des cr, cv, clf et pce, maintenance des cr–30,5 € : désinfection–30 € : stérilisation–350 € : fonctionnement d’une salle).

En consultation, il serait de 285 € (250 € : achat du cu–0,6 € : élimination–34,8 € : fonctionnement d’une salle).


Conclusion

Les résultats de cette étude mettent en avant le bénéfice aussi bien au niveau organisationnel qu’économique de l’ablation d’endoprothèses urétérales en consultation urologique et sont en faveur d’un transfert de cette activité. Ceci permettrait de libérer des plages horaires non négligeables en endoscopie et au bo pour la réalisation d’actes nécessitant des plateaux techniques.

Mots clés:
S. / V. / E. / E. / R.