Base bibliographique

Traitement chirurgical du traumatisme des organes génitaux externes masculins (à propos de 321 cas)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692, suppl. 13


Objectifs

Analyser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des traumatismes des organes génitaux externes masculins (OGEM). Évaluer les indications du traitement conservateur et chirurgical.


Méthodes

Une étude rétrospective portant sur une série de 231 malades victimes de cette affection sur une période de 16 ans allant de janvier 2002 au janvier 2018, nous avons enregistré l’age, les circonstances du traumatisme, les données cliniques et échographiques ainsi que le traitement adopté et l’évolution.


Résultats

Quatre formes cliniques étaient identifiés : la fracture des corps caverneux (FCC) avec 155 patients (67 %), le traumatisme scrotal avec 55 patients (28 %), 7 automutilations génitales et 4 patients étaient victimes de morsure d’animal. Âge moyen des patients était 25 ans. Le traitement des fcc était chirurgical dans 98 % des cas par une incision éléctive et l’évolution était favorable. Sept (13 %) traumatismes scrotales étaient gérés de façon conservatrice et 48 (87 %) étaient opérés, dont 18 (37,5 %) avaient nécessité une orchidectomie totale, l’évolution était marqué par une atrophie testiculaire chez 16 patients (29 %). Parmi les 7 automutilations, une réimplantation de la verge était réalisée avec une évolution marquée par un rétrécissement de l’uréthre. Une périneostomie définitive était nécessaire chez un patient victime de morsure d’animal avec arrachement total de la verge.


Conclusion

Le traumatisme des organes génitaux externes masculins est une urgence qui pose un triple problème urinaire sexuel et d’infertilité. Le traitement est majoritairement chirurgical en dehors de quelques cas de traumatisme minime.

Mots clés:
A. / M. / A. / H. / S.
Traitement conservateur des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure par urétéroscopie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 682, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les tumeurs des voies excrétrices urinaires supérieures.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique réalisée entre février 2001 et mai 2016. Cent cinq patients avec TVEUS traitées par URSS-laser ont été inclus. Tous avaient une TVEUS documentée histologiquement (cytologie urinaire mictionnelle et biopsie endoscopique). Aucun patient n’avait à l’imagerie initiale de localisation secondaire ni d’argument pour classer les tumeurs t2. Quarante-trois URSS (41 %) étaient des indications de nécessité. Trente-trois (31,4 %) étaient des indications électives. Vingt-neuf (27,6 %) ne correspondaient à aucune des deux indications (16 pour une taille tumorale trop importante, 13 pour multifocalité).


Résultats

Au terme du suivi (moyen : 52,41±34,86 mois), 71 patients (67 %) ont récidivé au niveau du haut appareil. Trente patients (28,5 %) ont eu une nut secondairement. Quinze patients (14 %) ont une tumeur vésicale dans les suites. La multifocalité et la taille des TVEUS initiales étaient des facteurs de risque statistiquement significatifs de récidive dans le haut appareil (p =0,025 et p =0,01) et de NUT secondaire (p =0,03 et p =0,0013). La morbidité était de 10,47 %, aucun décès per procédure n’a été répertorié. La durée moyenne d’hospitalisation était de 3,8±3,7jours. La survie spécifique était de 93,3 % et la survie globale de 90,5 %. Soixante-huit patients (64,7 %) étaient vivants avec rein conservé à la fin du suivi.


Conclusion

Cette étude a conforté la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les TVEUS. Le point clé est la gestion des indications avec une évaluation de la TVEUS initiale radiologique et endoscopique primordiale.

Mots clés:
E.
Traitement des calculs du greffon rénal par urétéroscopie souple ex-vivo sur machine de perfusion
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 757, suppl. 13


Objectifs

La découverte de calculs dans un rein chez un patient en état de mort encéphalique est rare. Elle ne contre-indique pas le prélèvement, ni la greffe. La stratégie à adopter pour le traitement de ces calculs n’est pas codifiée. Faut-il les traiter avant ou après la transplantation ? Quelques équipes ont proposé un traitement par urétéroscopie semi-rigide ou souple ex-vivo, avant transplantation.


Méthodes

Nous rapportons, dans cette vidéo, deux cas de traitement de calculs du greffon par urétéroscopie souple réalisée sur machine de perfusion. À notre connaissance, cette technique réalisée sur machine de perfusion n’a jamais été décrite. De façon rétrospective, nous présentons les résultats de deux patients ayant reçu chacun un greffon issu de deux donneurs dits à « critères élargis » avec dans les deux cas des calculs découverts sur l’imagerie avant prélèvement. Une urétéroscopie souple ex-vivo a été réalisée sur les greffons maintenus sur machine de perfusion Lifeport*.


Résultats

Dans le premier rein, nous avons traité par fragmentation laser puis extraction panier un calcul de 4mm caliciel supérieur.

Le second rein présentait un calcul de 7mm sur le scanner, qui s’avéra être un amas de micro-lithiases. Les fragments les plus volumineux ont été récupérés avec une sonde panier, le reste a été fragmenté en poussière à l’aide d’une fibre laser.

Les durées d’ischémie froide étaient de 31h30 et de 10h49.

Avec un recul de 28 mois pour le premier patient, il n’y a pas eu de récidive lithiasique, ni de complication urologique. Le second patient a développé un lymphome de type B, nécessitant une transplantectomie à 8 mois.

Les nadirs de la créatininémie ont été respectivement de 90μmol/L et de 154μmol/L.


Conclusion

Lorsqu’elle est possible et qu’elle ne prolonge pas la durée d’ischémie froide, l’urétéroscopie souple ex vivo sur des reins perfusés sur machine semble être une bonne alternative pour traiter les calculs du greffon.

Mots clés:
S. / T. / T. / B. / J.
Transplantations rénale à partir de DDACM3, presque aussi bien que le donneur vivant !
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 629, suppl. 13


Objectifs

La transplantation rénale issue de donneurs décédés après arrêt circulatoire de type 3 de Maastricht (DDACM3) a débuté en France en 2014. L’utilisation systématique de la circulation régionale normothermique (CRN) est une particularité française qui offre des résultats préliminaires supérieurs à ceux des autres pays européens.

L’objectif de cette étude est de comparer les résultat des transplantations DDACM3 à celle issues de donneurs vivants (DV).


Méthodes

Cette étude monocentrique inclue les transplantations ddacm3 avec CRN de juin 2015 à mai 2018. Les données ont été extraites de la base divat avec un appariement 1/2 sur l’âge, le sexe, les causes d’insuffisances rénales, les facteurs de risques cardiovasculaires et l’indice de masse corporelle.

Le critère d’évaluation principal a été la reprise retardée de fonction greffon (nécessitant une dialyse la première semaine après la transplantation avec exclusion des greffes préemptives).

Les critères secondaires ont été la non-fonction primaire, la durée du séjour à l’hôpital, la créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et m24 et la survie du greffon à 2 ans.


Résultats

Quarante-neuf patients transplantés rénaux type ddacm3 ont été inclus et appariés à 98 transplantés DV.

Le groupe ddacm3 a présenté un taux de reprise retardée de fonction et des durées d’hospitalisation significativement (p <0,05) supérieurs au groupe DV, respectivement 17 % vs 6 % et 9,5jours vs 7,1.

Le taux de non-fonction primaire, les taux de créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et la survie du greffon à 2 ans n’ont pas été significativement différents.


Conclusion

La transplantation ddacm3 avec CRN selon le protocole français offre d’excellents résultats fonctionnels identiques aux transplantations DV malgré un taux de reprise retardée de fonction supérieure.

Mots clés:
T. / G. / P. / L. / M.
Traumatisme rénal de bas grade et durée de séjour : vers une prise en charge ambulatoire ? Résultats de l’étude multicentrique traumAFUf avec analyse par score de propension
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 690, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme rénal est le traumatisme urogénital le plus fréquent. Les recommandations actuelles préconisent une hospitalisation, y compris pour les traumatismes de bas grade (grades AAST 1 à 3). Le but de cette étude rétrospective multicentrique (17 CHU français) était d’évaluer si la prise en charge en ambulatoire des traumatismes de bas grade était non inférieure à un séjour hospitaliser de plusieurs jours.


Méthodes

Inclusion de tous les patients avec traumatisme rénal entre 2005 et 2015 ; exclusion : traumatismes d’étiologie iatrogène ou inconnue, de haut grade (AAST 4, 5), prise en charge initiale non conservatrice, taux d’hb48heures, « hospitalisation ». Critère de jugement principal, composite, « intervention » : procédure radio-interventionnelle ou chirurgicale dans le mois suivant le traumatisme. Hypothèse testée de non-infériorité, marge fixée a priori à 4 % (absolu), anticipant 5 % d’intervention dans le groupe « hospitalisation » (référence). Utilisation d’un modèle de régression binomial pondéré par un score de propension stabilisé (SIPTW) pour estimer l’association (IC à 95 %) entre les groupes et le critère de jugement.


Résultats

Parmi les 1764 patients avec un traumatisme rénal, 311 ont été inclus dans l’analyse (44 dans le groupe « sortie précoce » et 267 dans le groupe « hospitalisation »). On dénombre 1 événement (3,6 %) dans le groupe « sortie précoce » et 10 dans le groupe « hospitalisation » (5,2 %) (Tableau 1) ; 91 patients avec données manquantes. Respectivement, aucun et 1 décès se sont produits dans les groupes « sortie précoce » et « hospitalisation ». L’analyse multivariée pondérée par le score de propension a montré une différence de −2,8 % [−9,3 % à +3,7 %] entre les groupes (Figure 1 et Tableau 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, la prise en charge « ambulatoire » des traumatismes rénaux de bas grade n’était pas associée avec une augmentation du risque de complication comparée à une prise en charge hospitalière. Un essai contrôlé randomisé est néanmoins nécessaire pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
L. / L. / J. / Q. / M.
Traumatisme rénal de haut grade : évaluation des facteurs pronostiques d’échec du traitement conservateur des mécanismes fermés versus ouverts
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 691, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des fractures rénales tend à être la plus conservatrice possible en accord avec les recommandations des sociétés savantes. L’objectif de cette étude est d’évaluer et comparer les facteurs de gravité des traumatismes rénaux de haut grade selon les différents mécanismes fermé et ouvert et leur impacte sur le traitement conservateur.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique analytique et comparative de deux groupes de patients pris en charge pour traumatisme rénal grave, grade III, IV et V selon la classification de l’American Association of the Surgery Trauma (AAST), fermé (groupe 1) et ouvert (groupe 2) sur 13 ans de janvier 2005 à décembre 2017, afin de mettre en exergue les facteurs d’échec du traitement conservateur. L’analyse statistique multivariée par régression logistique multiple est faite grâce au logiciel SPSS avec p >0,05 comme seuil de signification.


Résultats

Au total, 98 patients d’un âge moyen de 27 ans sont inclus dans l’étude avec un sex-ratio homme/femme de 6,8. Le traumatisme rénal était fermé dans 71,4 % et ouvert dans 28,6 %. L’instabilité hémodynamique était observée dans 57,14 % des traumatismes ouverts versus 18 % des traumatismes fermés. Soixante-dix pour cent des cas de lésions associées, essentiellement viscérales, étaient observés dans le groupe 1. Deux lésions diaphragmatiques étaient observées dans le groupe 2. Le grade 5 a été retrouvé chez 7,3 % des patients du groupe 1, plus fréquent dans le groupe 2 avec une prévalence de 10,7 %. L’aggravation des lésions à l’uroscanner de contrôle est observée dans 28,2 % groupe 1 versus 9 % groupe 2. Le traitement conservateur était préconisé dans 78,5 % pour le groupe 1 versus 75 % pour le groupe 2 (Tableau 1).


Conclusion

Les facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur diffèrent selon le mécanisme du traumatisme. L’hématurie macroscopique (p =0,003), l’hématome périrénale supérieure à 3,5cm (p =0,001), les grades 4 et 5 de l’AAST (0,0005–0,001), les lésions viscérales (p =0,002) en cas de traumatisme fermé. L’instabilité hémodynamique (p =0,0005), le grade 5 de l’aast (p =0,0005) et les lésions diaphragmatiques (p =0,002) en cas de traumatisme ouvert.

Mots clés:
N. / H. / K. / M. / Z.
Tumeur surrénalienne de l’enfant : intérêt de la laparoscopie robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 747, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs surrénaliennes de l’enfant sont dominées par le neuroblastome (NB). En fonction de leur taille et des rapports, des facteurs de risque chirurgicaux (IDRF) ont été développés pour définir les patients non éligibles à une chirurgie première mais plutôt à une chimiothérapie néo-adjuvante. Nous présentons ici l’exérèse laparoscopique robot-assistée d’un neuroblastome mature de la surrénale droite chez un enfant présentant des IDRF.


Méthodes

Il s’agissait d’un enfant de 8 ans, pesant 22kg qui présentait une masse surrénalienne droite de 5cm compatible avec un neuroblastome mature. La biopsie radiologique était délicate ; il existait une indication formelle à la réalisation d’une biopsie chirurgicale. Après discussion multidisciplinaire, la tumeur étant potentiellement accessible à une exérèse complète, un traitement chirurgical premier est proposé par laparoscopie robot-assistée.

L’enfant est en décubitus latéral gauche. Le trocart caméra est ombilical, 2 trocarts opérateurs de 8mm, 2 trocarts de 5mm pour l’assistant, et pour récliner le foie.

L’exérèse est réalisée par un chirurgien pédiatre aidé d’un chirurgien urologue expert en robotique.


Résultats

La durée opératoire était de 140minutes, les saignements de 50mL. Les suites opératoires ont été simples et l’enfant a pu regagner son domicile dès le troisième jour postopératoire. L’examen anatomopathologique a retrouvé une masse de 5,5cm correspondant à un ganglioneurome d’exérèse complète (forme mature du neuroblastome, dont le caractère invasif est essentiellement par envahissement des organes de voisinages).

L’enfant n’aura pas de chimiothérapie complémentaire et sera surveillé radiologiquement pendant 5 ans.


Conclusion

Cet exemple montre l’intérêt de l’assistance robotique dans ces pathologies anatomiquement complexes. D’autre part, elle souligne l’intérêt d’une collaboration étroite entre urologues adultes, rompus aux chirurgies surrénaliennes et à la chirurgie robotique, et chirurgiens pédiatres. Cette dernière permet d’envisager des chirurgies complexes, y compris en oncologie pédiatrique, tout en minimisant les conséquences à moyen et long termes pour les enfants.

Mots clés:
C. / J.B. / V. / M. / N.
Une étude nationale des traitements conservateurs des tumeurs du greffon rénal : vers les thérapies ablatives
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 617, suppl. 13


Objectifs

Décrire les résultats des traitements ablatifs (ta) des carcinomes à cellules rénales (ccr) diagnostiqués sur des transplants rénaux fonctionnels comparés à ceux de la néphrectomie partielle (np).


Méthodes

Étude rétrospective de toutes les tumeurs des transplants rénaux de 32 centres de transplantation français entre janvier 1988 et décembre 2017.


Résultats

Parmi 116 ccr de novo, 62 ont eu un traitement conservateur, 48 np et 14 ta. Ces patients ont été comparés aux 54 patients traités par transplantectomie. L’âge médian des transplants au diagnostic était de 43,5 ans. Les tumeurs traitées par transplantectomie présentaient plus souvent des symptômes (douleur, fièvre, hématurie) (p =0,019). Après np, l’histologie a montré 27 (47,5 %) carcinomes papillaires, 19 (32,2 %) carcinomes à cellules claires. La taille médiane des tumeurs traitée par np était de 24mm sans différence par rapport au groupe ta. Neuf patients traités par np présentaient des complications postopératoires (21 %), dont 4 Clavien IIIb. Aucun patient traité par ta n’a eu de complications. La survie spécifique était de 100 % à 37 mois pour les 2 groupes.


Conclusion

La np s’est avérée efficace dans le traitement de petites tumeurs de reins transplantés avec de bons résultats fonctionnels et oncologiques à long terme, y compris en évitant le retour à la dialyse. Les traitements ablatifs semblent être une thérapie alternative prometteuse avec de bons résultats chez des patients sélectionnés.

Mots clés:
N. / S. / S. / F. / X.
Uretère rétrocave : décroisement urétéral laparoscopique sous assistance robotisée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 750, suppl. 13


Objectifs

Les malformations de l’appareil urinaire sont multiples. Souvent ces anomalies entraînent des obstructions chroniques de la voie urinaire et la formation de calculs. La duplication urétérale est l’anomalie la plus fréquente touchant 1 % de la population. Nous rapportons la prise en charge chirurgicale laparoscopique d’une anomalie de trajet avec un passage urétéral rétrocave (prévalence 0,07 %) associée à une importante dilatation pyélocalicielle et des calculs.


Méthodes

Patiente de 25 ans présentant des douleurs du flanc droit. Le bilan radiologique met en évidence un trajet urétéral rétrocave provoquant une importante dilatation pyélocalicielle d’amont associée à de multiples calculs de stase. L’indication à un traitement en 2 temps est posé, à savoir un décroisement urétéral laparoscopique sous assistance robotisée avec urétéroplastie, suivi d’une urétérorénoscopie souple afin d’extraire les calculs de stase.


Résultats

Disparition complète des douleurs avec une voie urinaire bien ouverte à 6 semaines postopératoire, visualisée lors de l’urétérorénoscopie.


Conclusion

Le trajet urétéral rétrocave est une malformation rare qui peut être prise en charge par abord laparoscopique. Dans ce cas, nous avons pu confirmer par urétérorénoscopie la bonne ouverture urétérale post urétéroplastie laparoscopique.

Mots clés:
M. / J.
Urétroplastie pour rupture complète de l’urètre postérieur : faut–il attendre 3 mois ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 693, suppl. 13


Objectifs

La rupture post-traumatique de l’urètre postérieur est une lésion grave qui peut compromettre le pronostic mictionnel et sexuel du patient souvent jeune. Les délais du traitement chirurgical restent controversés. Le but de ce travail est de comparer les résultats de l’urétroplastie faite précocement et celle réalisée au-delà de 3 mois.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective incluant tous les patients opérés entre 1997 et 2017 pour rupture post-traumatique complète de l’urètre postérieur. Ces patients ont été subdivisés en deux groupes : un premier regroupant ceux ayant été opérés avant le délai de 3 mois et un deuxième incluant ceux ayant été opérés au-delà de 3 mois. Nous avons étudié pour chaque groupe la qualité de la miction et les complications survenues, à savoir l’incontinence urinaire et la dysfonction érectile. Une miction satisfaisante est définie par un débit urinaire maximal supérieur à 15mL/s. Une dysfonction érectile est définie par un score iief-5 inférieure à 21.


Résultats

Cent deux patients ont été identifiés. L’âge moyen était de 30 ans (14 à 67 ans). Le recul moyen était de 65 mois (8–277 mois). Une miction satisfaisante a été rapportée chez 77 patients (75,5 %). Nous avons noté une incontinence urinaire dans 16 % des cas et une dysfonction érectile dans environ 34,31 % des cas. Le score iief-5 moyen était de 19 (9–22). En comparant les deux groupes, il n’existait pas de différence significative concernant les troubles mictionnels (or =0,65, p =0,84), la dysfonction érectile (or =1,46, p =0,81) et l’incontinence urinaire (or =1,79, p =1,09) (Tableau 1).


Conclusion

Dans notre étude, les résultats de l’urétroplastie sont comparables sur le plan mictionnel et sexuel et ceci indépendamment du délai de la reconstruction. Ceci suggérerait de réaliser un traitement chirurgical précoce afin de minimiser la morbidité d’un drainage sus-pubien prolongé.

Mots clés:
K. / A. / M. / S. / H.
Urétrorraphie terminoterminale : résultats fonctionnels et impact sur la sexualité à un an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 621, suppl. 13


Objectifs

L’urétrorraphie constitue la technique de référence pour le sténoses courtes (<2cm) de l’urètre bulbaire et membraneux.

L’objectif a été d’analyser les résultats sur le plan fonctionnel, en particulier sur la sexualité périopératoire.


Méthodes

Nous avons sélectionné les patients opérés d’une urétrorraphie terminoterminale bulbomembraneuse d’avril 2004 à avril 2018 ont été revus de façon rétrospective et monocentrique. L’évaluation initiale comportait au moins une débitmétrie, une fibroscopie urétro-vésicale, une urétrographie rétrograde et antégrade en cas de cathétérisme sus-pubien. Le nombre de gestes antérieurs a été de±par patient.

Le suivi a été assuré par débimétrie. L’échec a été défini par la nécessité d’une reprise chirurgicale, quelques soit son mode.

Afin d’évaluer le retentissement sur la sexualité, un entretien téléphonique, couplé à une évaluation standardisée (ieef5) a été effectué.


Résultats

Au total, 93 patients ont été analysés, la longueur moyenne de la sténose a été de 11,4±5,3mm, bulbaire dans 59,1 % et membraneuse dans 40,9 % des cas. Le suivi moyen est 52,5±41,2 mois.

À un an de la chirurgie, 82,8 % des patients sont libre de toute récidive, soit un taux de récidive à 17,2 %, avec un débitmétrie à 21,3±10,4mL/s en moyenne. Sur l’ensemble de suivi, le taux de récidive culmine à 22,6 %.

Sur le plan fonctionnel, 36,6 % des patients objectivent une altération de leur sexualité, avec notamment 31,1 % d’éjaculation altérée et 36,6 % d’érection altérée avant un an de suivi et 18,3 % après un an. Le score ieef5 à un an a été évalué à 16,5±6,8.


Conclusion

Le taux d’échec après 12 mois de suivi est de 17,2 %, associé à une dysfonction érectile dans plus d’un tiers des cas avant un an, semblant s’améliorer avec le temps.

Cette article confirme les bons résultats de cette intervention et met l’accent sur la nécessité d’une prise en charge globale de ces patients.

Mots clés:
A. / O. / E.
Validité analytique du test Xpert ® Bladder Cancer Monitor dans le contexte particulier des urines inflammatoires des patients sous traitements adjuvants de la vessie n’infiltrant pas le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 720, suppl. 13


Objectifs

Plusieurs tests de biologie moléculaire sont proposés dans le diagnostic et le suivi des TVNIM. Nous présentons les validités analytiques et biologiques du dosage par RT-PCR quantitative en temps réel d’un panel d’arn messagers–le test urinaire et non invasif Xpert® Bladder Cancer Monitor de Cepheid, Sunnyvale, États-Unis (le test xpert) – dans le contexte particulier des urines inflammatoires des patients sous traitements adjuvants (mitomycine C et BCG).


Méthodes

Selon le protocole, des urines mictionnelles sont collectées avant initiation du traitement adjuvant (t0), après 4 instillations (t1) et immédiatement avant la 1re endoscopie de contrôle après induction (t2). Dix-huit patients après résection endoscopique optiquement complète et mise en œuvre d’un traitement adjuvant présentant des cancers de vessie de risque intermédiaire (n =8) ou élevé (n =10) ont été inclus. Nous avons collecté de manière longitudinale 48 échantillons sur une période de 3 mois.


Résultats

Validité analytique : les pcr des gènes d’étude (ANXA10 , UPK1B , CRH et IGF2 ) et du contrôle interne (abl1) ont été réalisées sans déviation analytique. Aucun résultat invalide n’a été observé. Validité clinique : les échantillons de 16/18 patients (88,9 %) étaient positifs à t0. Cinq se sont négativisés à t1 (tests positifs : 11/18, 61,1 %). Avant endoscopie de contrôle (t2), 9/18 (50,0 %) tests étaient négatifs. L’endoscopie de contrôle à t2 montrait une récidive dans 5/14 cas (35,7 %, ptag 2 :3 cas, ptag 3 :2 cas). Le test Xpert® était positif dans 8/14 cas, dont 3 en récidive endoscopique (ptag 2 :2 cas, huit microlésions ptag 3 :1 cas). La cytologie était toujours négative sauf chez le patient présentant huit microlésions ptag3 aussi positif pour le test Xpert®. Nous poursuivons le recrutement jusqu’au seuil de 24 patients évaluables prévu par le protocole.


Conclusion

Malgré un traitement endoscopique optiquement complet, les résultats à t0 (16/18 patients, 88,9 %), puis la décroissance des tests positifs (t1 : 11/18, 61,1 % ; t2 : 9/18, 50,0 %) suggèrent que la biologie moléculaire permettrait de repérer la maladie résiduelle. Si la technique du test Xpert® est parfaitement robuste, on ne peut encore juger de sa validité clinique dans le contexte très particulier des traitements adjuvants.

Mots clés:
M. / B. / B.
Vessie neurogène non neurogène de l’enfant : facteurs prédictifs de complications uronéphrologiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 656, suppl. 13


Objectifs

La dysfonction mictionnelle ou vessie neurogène non neurogène (vnnn) est un dysfonctionnement mictionnel de l’enfant bénin et transitoire dans la majorité des cas. Des formes compliquées de vnnn peuvent exister. Le but de ce travail. Notre objectif a été d’identifier les complications uronéphrologiques des vnnn et déterminer les facteurs prédictifs de leur survenue.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une cohorte de cas d’enfants porteurs de vnnn. Nous avons réparti nos patients en trois groupes selon l’existence ou non de complications :

– groupe « morbide » (a) : comprenait les vnnn compliquées d’insuffisance rénale chronique irc : 6 enfants ;

– groupe « symptomatique » (b) : comprenait les vnnn avec des complications urologiques avec conservation de la fonction rénale : 8 enfants ;

– groupe (c) : comprenait les vnnn sans complications uro-néphrologiques : 10 enfants.


Résultats

Vingt-quatre enfants porteurs de vnnn ont été inclus. Le sex-ratio était de 0,5. La moyenne d’âge de tous les patients était de 8,2±3,3 ans. Les antécédents d’infections urinaires à répétition étaient notés chez 21 patients (87,5 %). Onze patients (45,8 %) présentaient une vessie diverticulaire. Sept patients présentaient une urétéro-hydronéphrose. Sept patients présentaient un reflux vésico-urétéral. Six patients présentaient une insuffisance rénale. Deux enfants étaient sous dialyse péritonéale. Le sexe féminin semblait être un facteur prédictif de survenue de complication dans la vnnn (p =0,003). Il n’existait pas de liaison statistiquement significative entre les symptômes cliniques rapportés par l’enfant ou/et le parent et la survenue de complications. Les facteurs urodynamiques prédictifs de survenue de complications uronéphrologiques étaient l’hyperactivité détrusorienne phasique, la grande capacité vésicale, l’hypocompliance vésicale et l’hypercontractilité détrusorienne permictionnelle.


Conclusion

Les critères prédictifs de complications de vnnn que nous avons pu mettre en évidence étaient : le sexe féminin, le retard du diagnostic et de la prise en charge, l’hyperactivité vésicale détrusorienne phasique, l’hypocompliance vésicale, l’hypercontractilité détrosorienne permictionnelle. De larges études sont nécessaires afin d’appuyer nos conclusions.

Mots clés:
R. / M. / Y. / M. / T.
Actualisation 2018–2020 des recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – Éditorial
Update 2018–2020 of French ccAFU guidelines – Editorial
2018
- Recommandations françaises du ccAFU
- Réf : Prog Urol, 2018, 12, 28, S1, suppl. 12S

Chers collègues,

Voici la nouvelle version des recommandations 2018 du CCAFU. Elles sont basées sur une analyse systématique de la littérature la plus récente. Les recommandations sont parfois en décalage avec la réalité de certaines pratiques cliniques qui évoluent différemment, mais elles sont conformes aux exigences standardisées de la médecine fondée sur les preuves.

Mots clés:
A. / K. / T. / M. / F.
Mots-clés:
Bladder cancer / female / epidemiology
Adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746


Objectifs

La technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée initialement développée comme alternative à l’adénomectomie voie haute (AVH) a vu son rôle fortement limité par l’essor de l’énucléation endoscopique de la prostate. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure.


Méthodes

Une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée postérieure trans-vésicale est présentée à travers le cas d’un homme de 68 ans présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une prostate de 113cc obstructive.


Résultats

Le patient est positionné en Trendelenburg avec mise en place de 6 trocarts dont 3 pour les bras du robot, un pour l’optique et deux pour l’aide opératoire. La vessie est remplie à l’aide d’une sonde pour faciliter son repérage et une cystotomie horizontale est effectuée. Une incision au niveau du col vésical est effectuée sur tout le pourtour de l’empreinte prostatique. Le plan de la capsule est suivie toute autour de l’adénome et l’urètre est pour finir incisé pour détacher la pièce. Puis le col vésical est solidarisé à l’urètre par un V-Lock et la cystotomie est refermée.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité d’une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure. La forte réduction de la morbidité de la voie robot-assistée comparée à l’AVH par voie ouverte pourrait faire garder un rôle à l’adénomectomie prostatique robotique dans les centres n’ayant pas de morcellateur.

Mots clés:
B. / R. / A. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Adénomectomie transvésicale : améliorer les résultats de la voie haute par une voie mini-invasive
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746


Objectifs

Montrer la technique d’adénomectomie cœlioscopique robotisée par voie transvésicale.


Méthodes

Le cas d’un patient de 64 ans présentant une récidive volumineuse d’une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique est exposé.

La prostate de 137mL est traitée par une adénomectomie prostatique robotisée permettant l’énucléation de l’adénome tout en assurant une hémostase progressive.

Une trigonisation à la façon d’une anastomose urétrovésicale est réalisée pour permettre un passage aisé de la sonde.


Résultats

Parmi les 15 patients ayant bénéficié de cette technique, 70 % ont pu avoir leur ablation de la sonde au 2e jour.

L’IPSS médian à 3 mois était de 3.

Aucune incontinence urinaire n’était présente à 3 mois.


Conclusion

L’adénomectomie prostatique robotisée est une alternative mini-invasive à l’adénomectomie ouverte. Elle peut être mise en balance avec les techniques d’énucléation endoscopique, plus longue et nécessitant une longue courbe d’apprentissage.

Mots clés:
J.-A. / J.B. / C. / G. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Affinement de la stratification du risque de cancer de la prostate détecté par biopsie transrectale par biopsie transpérinéale en fusion élastique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 716


Objectifs

Évaluer la biopsie transpérinéale en fusion élastique (TPER-B) guidée par l’image dans la stratification du risque de cancer de la prostate de risque faible à intermédiaire détecté par biopsie transrectale-échographique (TRUS-B) lorsque les estimations du grade et du volume de cancer discordent avec l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRM).


Méthodes

Tous les patients référés pour une surveillance active ou une prise en charge d’organe conservatrice ont été revus collégialement pour évaluer la cohérence des résultats TRUS-B et de l’IRM. Une TPER-B guidée par l’image de la cible index (CI), définie comme la plus grande lésion de PI-RADS-v2≥3 a été organisée pour les cas discordants. L’anatomopathologie a analysé le score de Gleason, la longueur tumorale maximale (LTM) et la longueur tumorale totale (LTT).


Résultats

Sur 237 patients atteints d’un cancer de la prostate (1–4/2018), 30 ont eu besoin de TPER-B pour la stratification du risque. Les LTM dans la CI étaient plus fortes pour TPER-B [moyenne (IC95 %) : 2,6mm (1,9–3,3) vs 6,9 (5,0–8,8), p <0,0001], comme les LTT [3,6mm (2,6–4,5) vs 19,7 (11,6–27,8), p =0,0002] que TRUS-B. Quatorze sur trente (46,7 %) ont répondu à la définition 1 de l’University College London, et 18/30 (60,0 %) à la définition 2, ce qui correspond à des cancers cliniquement significatifs<0,5mL et <0,2mL, respectivement. Sept sur seize (43,8 %) patients en surveillance active ont été traités par prostatectomie (n =5) ou par radiothérapie (n =2). Chez 14 patients non encore assignés, la stratification du risque de TPER-B a confirmé le choix d’un traitement à visée curative (13/14, 92,9 %) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La biopsie transpérinéale guidée par l’image de la cible index a fourni plus de matériel tumoral pour l’anatomopathologie. La réévaluation du volume et du grade du cancer a orienté la majorité des patients vers des groupes à risque plus élevé et des traitements à visée curative.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Amélioration dans le temps des résultats de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) : évaluation monocentrique de 370 procédures consécutives sur 6 années
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724


Objectifs

Le développement de la chirurgie robotique a modifié les pratiques de nombreuses interventions en urologie, mais les principaux bénéfices de cette innovation sont observés en chirurgie conservatrice du rein. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution des résultats de la NPRA dans le temps permettant d’appréhender la courbe d’apprentissage de cette technique au sein d’un centre de référence dans le traitement des tumeurs rénales.


Méthodes

Tous les patients consécutifs traités par NPRA pour une tumeur rénale primitive entre avril 2010 et janvier 2017 ont été inclus de manière prospective dans la base de données du cancer du rein UROCCR. Les données démographiques, les caractéristiques tumorales, les modalités chirurgicales et les résultats oncologiques, fonctionnels et sécuritaires étaient collectées. Une comparaison entre les premières NPRA réalisées entre 2010 et 2014 (période 1) et les NPRA récentes, réalisées entre 2016 et 2016 (période 2) a été effectuée pour analyser l’évolution des indications et des résultats des NPRA au cours du temps.


Résultats

Sur 370 NPRA consécutives, 165 et 205 ont été respectivement réalisées au cours des périodes 1 et 2. Durant la période 2, la taille tumorale était augmentée (3,6 vs 3cm, p <0,001) et les tumeurs complexes plus fréquentes (16,7 vs 5,8 %, p <0,001). Les indications impératives (19,5 vs 9,1 %, p =0,005), les procédures sans clampage (15,1 vs 4,9 %, p =0,002) ou sous clampage sélectif (46,3 vs 17,1 %, p <0,001) ont augmenté au cours de la période 2. Les taux de transfusion, de complications per- ou postopératoires ou de reprise ont été abaissés au cours du temps sans différence significative. La durée d’hospitalisation médiane a été diminuée de 5 à 3jours (p <0,001). Le taux de marges positives a été fortement diminué, passant de 10,5 à 2,2 % (p =0,002) (Fig. 1).


Conclusion

Bien que l’assistance robotique soit souvent considérée comme intuitive, nos données suggèrent qu’une expérience importante est nécessaire à l’amélioration des résultats de la NPRA. Avec ce niveau d’expertise, on peut observer d’excellents résultats de la NPRA.

Mots clés:
N. / G. / V. / H. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Amélioration de l’efficacité de la photothérapie dynamique de prostate au wst11 par une immunothérapie ciblant le récepteur csf1r : étude préclinique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 695-696


Objectifs

Les cellules myéloïdes infiltrant les tumeurs (tim) forment un microenvironnement protumoral pouvant induire des résistances aux thérapies focales. Le récepteur au csf1 (csf1r) favorise le recrutement tumoral des tim.

Le but de cette étude était de démontrer que l’ajout d’un inhibiteur du csf1r améliorait l’efficacité de la photothérapie dynamique au wst11 (vtp) pour le traitement d’un cancer de prostate dans un modèle murin.


Méthodes

Nous avons injecté des cellules tumorales prostatiques murines myccap dans le flanc de souris immunocompétentes fvb. Les souris ont été randomisées en 4 groupes : contrôle, traitement par anti-csf1r, traitement par vtp, traitement par anti-csf1r+vtp. La survie et la croissance tumorale ont été évaluées tous les 7 jours. L’infiltration tumorale par les tim a été évaluée par immunohistochimie (iba1) et par cytométrie de flux (cd45, csf-1r, f4/80, cd8a, cd11b, cd11c, ly6c, ly6g).


Résultats

Comparée au groupe contrôle, la vtp a significativement augmenté l’infiltration tumorale par les tim à j10 ainsi que l’expression de csf1r (p <0,05) (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2). L’association vtp+anti-csf1r a significativement amélioré la survie spécifique des souris traitées (survie moyenne dans les groupes vtp+anti-csf1r, vtp, anti-csf1r et contrôle respectivement de 37,5 jours, IC95 % : 35,5–39,5 ; 21,8 jours, IC95 % : 17,2–26,4 ; 16,3 jours, IC95 % : 13,4–19,2 ; 14,5 jours, IC95 % : 13,5–15,5 ; p <0,001). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué la croissance tumorale à j7, j14 et j21 (p <0,05) avec une diminution de 84 % du volume tumoral comparé au groupe vtp seule à j21 (Fig. 3). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué l’infiltration tumorale par les tim à j10 post-vtp (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La photothérapie dynamique au wst11 induit le recrutement de tim pouvant induire une résistance au traitement. L’association de la vtp avec un anti-csf1r améliorait la survie spécifique et diminuait la croissance tumorale chez un modèle murin immunocompétent en diminuant l’infiltration tumorale par les tim. Ces résultats démontrent l’intérêt de l’immunothérapie ciblant les cellules myéloïdes en complément des thérapies focales.

Mots clés:
S. / M. / A. / K. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Analyse de la cellularité du liquide intrakystique lors des néphrectomies partielles et élargies pour kystes rénaux Bosniak III ou IV
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724


Objectifs

Les kystes rénaux Bosniak III–IV relèvent d’une néphrectomie partielle en raison du risque de malignité rapporté : 30–60 % pour les Bosniak III et près de 90 % pour les Bosniak IV. La rupture kystique peropératoire est à risque théorique de dissémination tumorale (« spillage ») sans impact démontré sur la survie sans récidive. L’objectif de l’étude était d’analyser la cellularité du liquide intrakystique.


Méthodes

Tous les patients opérés d’une tumeur kystique dans notre centre entre novembre 2017 et avril 2018 ont été inclus. Les données cliniques et radiologiques étaient colligées de manière prospective avec classification selon Bosniak des kystes. Après exérèse opératoire, le liquide intrakystique était ponctionné au bloc opératoire, puis envoyé en frais en anatomopathologie. Après obtention d’un culot cellulaire par centrifugation, un examen cytologique direct recherchait la présence de cellules tumorales. Le culot était fixé pour analyse immunohistochimique (recherche des marqueurs pax-8 et ca-ix) et congelé pour analyse ultérieure de l’ADN tumoral.


Résultats

Vingt patients ont été inclus au total, dont 62 % de kystes Bosniak IV et 22 % de Bosniak III. Seize pour cent des kystes étaient non classables ou survenaient chez des patients avec maladie de von Hippel-Lindau. Deux patients ont été opérés par néphrectomie élargie, tous les autres par néphrectomie partielle. Environ 30 % des patients étaient opérés par laparoscopie robot-assistée. L’analyse histologique finale retrouvait 14 carcinomes rénaux à cellules claires, dont 1 tumeur multiloculaire, 2 carcinomes papillaires, 2 chromophobes et 2 tumeurs bénignes finalement exclus de l’étude (néphrome kystique et adénome métanéphrique). La ponction était réalisable dans 55 % des cas. Tous les liquides ponctionnés ont été analysés. La cytologie ne retrouvait aucune cellule tumorale et l’immunohistochimie ne mettait pas en évidence de marqueur tumoral rénal.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la composante liquidienne est acellulaire chez des patients porteurs de carcinomes rénaux classés Bosniak III ou IV. Ces données préliminaires pourraient expliquer l’absence de sur-risque de récidive en cas de rupture kystique peropératoire.

Mots clés:
J. / C. / A. / V. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Analyse de la courbe d’apprentissage de l’énucléation endoscopique de la prostate au laser greenlight par une modélisation multivariée : étude internationale multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648


Objectifs

L’énucléation endoscopique au laser greenlight (greenlep) est une procédure qui nécessite un apprentissage considéré comme une limitation à la généralisation de cette technique bien qu’à notre connaissance, aucune étude n’a cherché à intégrer l’évaluation de la courbe d’apprentissage du greenlep dans un modèle multivarié selon une approche moderne adaptée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage du greenlep par une modélisation multivariée.


Méthodes

Étude internationale multicentrique réalisée sur une cohorte de patients opérés consécutivement par greenlep par 5 chirurgiens. Pour chaque patient, l’expérience du chirurgien (EXP) a été défini comme le nombre total de greenlep effectués par chaque opérateur. Les critères de jugements était le trifecta (absence de conversion en rtup et une durée opératoire<90minutes) et le pentafecta (trifecta et absence de complications postopératoires et d’incontinence urinaire). Les covariables étaient : le volume prostatique, l’âge et un traitement anticoagulant. Des coefficients dérivés des modèles multivariés mixtes ont été utilisés pour calculer le trifecta et pentafecta ajusté. Une méthode de lissage polynomial local a été utilisée pour représenter les courbes.


Résultats

Au total, 980 patients opérés par greenlep ont été inclus dans cette étude. L’expérience moyenne des chirurgiens était de 196 procédures. Le volume médian prostatique était de 94mL (70–120mL). Le taux d’acomplissement du trifecta et du pentafecta était de 785 (84 %) et de 597 cas (66 %). L’augmentation du niveau d’expérience du chirurgien était associée à une réduction du temps opératoire (1re estimation du spline −4,41minutes par 25 cas ; p <0,0001), à une augmentation du taux d’accomplissement du trifecta (or =1,1 ; p <0,001) et du pentafecta (or =1,2 ; p =0,04). La relation entre exp et trifecta/pentafecta s’est révélée non linéaire, avec une augmentation du trifecta et du pentafecta du 1er au 150e cas avec un plateau observé après 200 cas.


Conclusion

Les résultats périopératoires du greenlep sont fortement influencés par l’exp. D’après cette modélisation multivariée, la première du genre pour une technique d’énucléation endoscopique de la prostate, la longueur de la courbe d’apprentissage du greenlep pourrait être estimée entre 150 et 200 cas.

Mots clés:
Z. / B. / R. / R. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Analyse des causes de déprogrammation/annulations en ureteroscopie souple et rationnel pratique pour l’utilisation des ureteroscopes usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735


Objectifs

L’ureteroscopie souple (us) a une place prépondérante dans l’urologie contemporaine. Cette technique a étendu les possibilités de soins en urologie, mais elle a aussi engendré une augmentation du niveau d’équipement, d’organisation et de technicité pour l’urologue et son établissement (pompe à pression, laser, gestion du risque infectieux préopératoire). L’objectif de ce travail était d’analyser les causes de déprogrammation/annulation et leurs impacts sur l’activité d’ureteroscopie souple.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des patients ayant eu une us entre mars et décembre 2017 (lithiase, diagnostic et traitement conservateur de tumeur de la voie excretrice supérieure). Les us étaient programmées par 8 opérateurs différents (5ph, 3 cca) et effectuées avec un parc de 5 ureteroscopes réutilisables (usr). Les causes de déprogrammation répertoriées étaient : gestion inadaptée du risque infectieux préopératoire (ecbu non faite ou prescription d’anti-infectieux inadaptée), ureteroscope non disponible, autre matériel non disponible. Le critère de jugement principal était l’annulations/déprogrammation pour matériel indisponible.


Résultats

Au total, 390 us étaient programmées du 1 mars au 31 décembre 2017. Cent quatre (27 %) us ont été annulées/reprogrammées : 57 (55 %) pour us non disponible (panne et réparation), 35 (34 %) gestion inadaptée du risque infectieux, 12 (12 %) panne de laser. Au 1er mars 2017, les 5 usr avaient une durée de vie moyenne de 4 ans [1–8]. En 2017, la durée moyenne d’immobilisation pour réparation était de 200jours/usr [100–249] et le nombre médian d’usr disponible était de 1/jour (maximum 3/jour en mars diminuant à 0/jour en mai 2017). À partir de juin 2017, les ureteroscopes souples à usage unique (usuu) ont permis : de diminuer à 0 % le risque d’annulation pour usr non disponible, de compenser une médiane d’usr disponible de 1/jour opératoire, de réaliser une moyenne de 17 us/mois, soit 59 % des ureteroscopes souples employés sur cette période.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective de l’activité d’ureteroscopie souple dans notre établissement en 2017, l’indisponibilité d’un usr pour panne/réparation était la principale cause de déprogrammation/report/annulation d’une ureteroscopie souple. L’adoption des usuu en support aux usr a permis de maintenir une activité habituelle dans notre établissement malgré des cycles de réparations importants et non prévisibles de notre parc d’usr.

Mots clés:
R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Annonce du cancer au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) : données de la cohorte prospective française VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 717


Objectifs

L’information transmise au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) est très variable. Or, les patients bien informés sont plus impliqués dans les décisions partagées et adhèrent davantage aux protocoles de suivi. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’information perçue par le patient au moment du diagnostic de TVNIM à partir des données prospectives de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN consiste en un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans. Les données reportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires. Parmi les 162 patients pris en charge dans VICAN pour un cancer de la vessie, 118 (75,1 %) avaient une TVNIM au diagnostic. Le terme utilisé pour définir la pathologie lors de la consultation d’annonce a été évalué prospectivement auprès des patients.


Résultats

Parmi les patients pris en charge pour une TVNIM dans la cohorte VICAN, 83,1 % étaient des hommes et l’âge médian était de 70 ans. Seuls 26,8 % des patients ont déclaré avoir entendu le mot « cancer » à l’annonce du diagnostic de TVNIM. À l’inverse, 73,2 % d’entre eux ont reporté l’utilisation d’autres termes, incluant « tumeur » dans 22,0 % des cas, « polype » dans 24,8 % des cas et « carcinome » dans 17,1 % des cas. Il y avait une différence significative entre les TVNIM et les TVIM concernant l’utilisation du mot « cancer » au diagnostic (26,8 versus 63,3 %, p <0,001).


Conclusion

Dans cette étude prospective, trois-quarts des patients pris en charge pour une TVNIM n’avaient pas intégré la notion de « cancer » au moment du diagnostic, soulignant la nécessité de délivrer une information appropriée afin d’améliorer l’adhésion aux protocoles de soins et le suivi au long court.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Applicabilité du score de Briganti dans la décision de curage ganglionnaire dans le cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 642-643


Objectifs

L’AFU recommande de réaliser un curage ganglionnaire étendu lors de la prostatectomie totale (pt) pour les patients à risque intermédiaire ou élevé de cancer de prostate, geste chirurgical technique et non dénué d’une certaine morbidité. Celui-ci n’est recommandé par l’eau que si le score de Briganti (SB) est >5 %. L’objectif est d’évaluer l’applicabilité du SB dans la décision de réaliser un curage ganglionnaire étendu.


Méthodes

Ont été inclus tous les patients ayant bénéficié d’une pt+curage ganglionnaire étendu par un opérateur unique dans un centre universitaire entre 2010 et 2018. Le SB comprend le stade clinique au toucher rectal, le PSA, le score de Gleason ainsi que le pourcentage de biopsies prostatiques positives. Il a été calculé pour l’ensemble des patients de la cohorte. L’analyse a porté sur les résultats du SB avec calcul de la VPP, VPN, sensibilité et spécificité du test.


Résultats

Au total, 220 patients ont été analysés, 33 d’entre eux ayant un curage positif (15 %) à l’analyse anatomopathologique définitive de la pièce opératoire.

Le SB moyen parmi les patients n0 est de 9,87 %, et de 24,97 % chez les patients n1 (p <0,0001). Les caractéristiques des 2 groupes sont présentées dans le Tableau 1, les différentes analyses statistiques dans le Tableau 2.

La VPP du SB est de 20,59 %, sa VPN est de 94,04 %, sa sensibilité est de 84,85 %, sa spécificité de 42,2 %.

AU total, 38,18 % de nos patients ont un SB<5 %, parmi eux 5 sont n1, soit 5,95 % des patients. Au total, 61,82 % ont un SB>5 %, parmi eux 108 sont n0, soit 79,41 %. Parmi les 33 patients ayant un curage positif, 5 d’entre eux avaient un SB<5 % donc considéré comme négatif (Fig. 1).


Conclusion

Selon notre série, l’utilisation du nomogramme de Briganti, avec pour seuil décisionnel 5 %, méconnaît un envahissement ganglionnaire pour seulement 6 % des patients, mais cependant entraîne la réalisation d’environ 80 % de curages non nécessaires. On peut donc s’interroger sur les moyens d’améliorer cette prédiction en particulier l’intérêt d’une imagerie métabolique pour le staging ganglionnaire des cap à risque intermédiaire ou élevé.

Mots clés:
L. / F. / F. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Apport de l’impression 3D à la chirurgie rénale mini-invasive : pour l’information préopératoire spécifique – patient et pour l’enseignement de la lecture du scanner–(UroCCR study no 39–3DPRINT)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 674-675


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une option majoritaire de prise en charge des tumeurs du rein. Selon la tumeur, l’approche chirurgicale et les risques de complication varient. L’impression 3D permettrait d’améliorer la qualité de l’information préopératoire, reposant habituellement sur scanner, schémas et explications orales. Elle pourrait également servir d’outil d’enseignement de la lecture d’imagerie. L’objectif était d’évaluer l’apport de l’impression 3D, avant NPRA pour les patients et pour les étudiants.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a inclus des patients opérés d‘une tumeur rénale par NPRA, les données nécessaires collectées dans la base de données UroCCR (NCT03293563-CNIL-DR-2013-206). Chaque patient bénéficiait d’une impression 3D du rein [imprimante 3D J750 (Stratasys®)] à partir du TDM préopératoire [Synapse 3D®(Fujifilm®)] (Figure 1). La veille de l’intervention, le niveau de connaissances et compréhension du patient étaient évalués avant, puis après entretien avec présentation de l’impression 3D personnelle (Figure 2). Les étudiants randomisés en trois groupes calculaient les scores de complexité tumorale RENAL et PADUA pour trois scanners différents (Figure 3). Un groupe avait le scanner seul, un autre avait la modélisation 3D et le troisième avait l’impression 3D correspondante. La satisfaction était recueillie. Les tests statistiques ont été réalisés avec GrAP–HPad-Prism® 7.0.


Résultats

Trente-cinq patients ont été inclus entre janvier et mai 2018. La présentation du modèle 3D imprimé personnel du patient a permis d’améliorer ses connaissances sur l’anatomie/physiologie rénale +21 % (±20) (p <0,05) ; sur sa situation rénale tumorale spécifique +37 %(±29) (p <0,05) ; sur les enjeux de la NPRA +29 % (±26) (p <0,05). Le patient notait une satisfaction globale de l’utilisation de l’impression 3D à 96 % (±9) en moyenne. Elle lui permettait de mieux comprendre le déroulé de la chirurgie et les risques de complications à 94 % (±10), et d’améliorer sa confiance dans la relation médecin–malade 97 % (±7). Pour l’enseignement, trente-six calculs de scores d’étudiants ont été analysés. Les scores étaient plus exacts dans les groupes « impression 3D » et « modélisation 3D » que dans le groupe « TDM seul » : médianes à 10/11 contre 8/11 (p <0,05). Les étudiants ont jugé les outils 3D très utiles pour les assister dans la lecture du scanner : 95 % (±5).


Conclusion

L’éducation thérapeutique et l’information préopératoire avant NPRA sont facilitées et améliorées par l’impression 3D spécifique du patient dans cette étude. Cette même impression 3D s’avère utile pour l’enseignement du scanner rénal à nos étudiants. Les résultats subjectifs sur l’apport au patient sont prometteurs et nous aident à proposer des prises en charges accélérées tout en s’assurant de la qualité de l’information patient avec un enjeu médico-légal certain.

Mots clés:
C. / J. / M. / C. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657


Objectifs

Les dysfonctionnements vésico-sphinctériens peuvent être associés aux valves de l’urètre postérieur (vup). Leur évaluation par un bilan urodynamique (bud) est un paramètre important pour guider la prise en charge thérapeutique.

L’objectif de notre étude était d’étudier l’apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant.


Méthodes

Notre étude est descriptive, rétrospective, regroupant 43 enfants porteurs de valves de l’urètre postérieur (vup), suivis durant la période de janvier 1995 jusqu’à décembre 2017 et ayant présenté des troubles du bas appareil urinaire et/ou une détérioration de la fonction rénale après cure des vup. Tous les enfants ont eu un bilan urodynamique.


Résultats

L’âge moyen initial était de 15,8 mois. En préopératoire, la clairance de la créatinine était au-dessous de 60mL/min chez 32 patients. Après cure des vup, l’aggravation de la fonction rénale a été notée chez 74,4 % des cas. Une aggravation des troubles mictionnels a été notée chez 50 % des enfants. Au bud, des anomalies ont été objectivées chez 31 patients. Un résidu postmictionnel significatif chez a été trouvé chez 79 % des cas. La cystomanométrie a révélé une vessie hypocompliante 55,8 % des cas ; un détrusor hypertonique chez 36,5 % des cas. Une dyssynérgie vésico-sphinctérienne a été diagnostiquée chez 6 patients. L’agrandissement vésical associé à une dérivation de type mitrofanoff a été indiqué et réalisé chez 3 patients. Le cathétérisme intermittent a été indiqué chez 13 patients.


Conclusion

Le dysfonctionnement vésico-sphinctérien associé aux vup peut à l’origine d’une détérioration de la fonction rénale après cure chirurgicale. Le bud est le meilleur moyen d’analyser l’équilibre vésico-sphinctérien dans son ensemble et de proposer ainsi la prise en charge la plus adaptée.

Mots clés:
R. / Y. / M. / M. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Apprentissage de la chirurgie robotique et principe de subsidiarité : une nouvelle convergence avec l’aéronautique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 677-678


Objectifs

Le nombre croissant de publications mettant en parallèle les milieux aéronautiques et médicaux témoigne des similarités dans ces activités. Certains principes utilisés en aviation sont certainement extrapolables. Ainsi, la formation sur simulateurs de mirage 2000 étant assurée par des formateurs spécialisés et non des pilotes, il a paru intéressant d’appliquer ce principe de subsidiarité à la formation au compétences techniques de base en chirurgie robotique.


Méthodes

De septembre 2015 à mai 2018, la formation en chirurgie robotique a fait appel à des formateurs issus de l’armée de l’air et spécifiquement entraînés à l’usage des simulateurs de robotique (DV-trainer mimic® ou DVSS intuitive®) ainsi qu’à l’utilisation de la console robot Da Vinci. Les chirurgiens experts/universitaires intervenaient pour le programme pédagogique, la chirurgie sur animal. L’évaluation était faite par un questionnaire de satisfaction en fin de session (survey monkey).


Résultats

Vingt et un sessions de formation ont été évaluées pour un total de 144 chirurgiens. Sur les 5 ateliers qui étaient encadrés spécifiquement par les formateurs, la pertinence des conseils était cotée plus de 4/5. Pour l’évaluation globale, le sentiment de progression des stagiaires était supérieur à 4,5/5 de même que l’impact de la formation sur la qualité du futur travail. À la question « cette formation est-elle à recommander », les réponses étaient à 4,8/5.


Conclusion

Le principe de subsidiarité (recherche du niveau le plus pertinent et le plus proche pour résoudre des problèmes) a montré sa pertinence lors de la formation à la chirurgie robotique en allégeant la tâche des chirurgiens experts/universitaires tout en apportant un haut degré de satisfaction aux chirurgiens stagiaires.

Mots clés:
J. / N. / P. / N. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Association entre la qualité de vie liée à la santé (qdv) et les signes cliniques du cancer de prostate résistant à la castration non métastatique (cprcnm) : résultats de l’étude prosper
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 615-616


Objectifs

Les données de l’essai prosper ont été analysées pour déterminer (a) le lien entre le délai de détérioration de la qdv et la réponse de l’antigène prostatique spécifique (psa) et (b) l’association entre la qdv et la survie sans métastase (mfs).


Méthodes

Dans l’essai prosper, 1401 patients présentant un cprcnm à haut risque de métastases ont été randomisés (2 :1) entre groupes enzalutamide (enza) ou placebo. La qdv était évaluée avec le questionnaire d’évaluation fonctionnelle du traitement du cancer de la prostate (fact-p) à l’état initial (bl) et toutes les 16 semaines sous traitement. L’association entre 1re détérioration cliniquement pertinente de la qdv et réponse du psa (baisse≥50 % par rapport à bl) était évaluée selon un modèle de Cox, celle entre variation longitudinale de la qdv et mfs avec modèles conjoints incluant la qdv comme covariable longitudinale, après ajustement du traitement et des variables démographiques/cliniques pertinentes.


Résultats

Au total, 723/1401 (52 %) patients avaient une réponse biologique confirmée et étaient significativement moins à risque d’une détérioration des scores du fact-p que les non-répondeurs (hr : 0,56–0,82), sauf pour le bien-être physique (pwb) [hr=0,90 ; p =0,244]. En incluant le traitement dans le modèle, des effets plus importants étaient observés car 98 % des répondeurs recevaient enza. La plupart des scores fact-p étaient pronostiques de la mfs (7 scores/10). Toute augmentation de 10 points du score total était associée à une réduction de 6 % du risque de métastase (hr=0,94 [ic95 % : 0,88–1,00]). Toutes augmentations de 3 points du pwb, du bien-être émotionnel, ou du score « cancer prostatique » étaient associées à respectivement, 14 % (0,86 [0,81–0,92]), 12 % (0,88 [0,78–0,99]) et 9 % (0,91 [0,86–0,96]) de réduction du risque de métastases.


Conclusion

Ces résultats indiquent qu’une réduction≥50 % du psa/bl serait associée à une diminution du risque de détérioration de la qdv et établissent un lien entre variation de la qdv/bl et détection de métastases. Ainsi, l’évaluation patients n’est pas utile aux essais cliniques seuls, mais pourrait renforcer la pratique quotidienne pour surveiller la progression de la maladie.

Mots clés:
A. / G. / F. / B. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Astuces de la NLPC en position supine en fonction du morphotype du patient et du siège des calculs
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756


Objectifs

Évaluer différentes astuces pour optimiser les résultats de la NLPC en position supine selon :

– la morphologie des patients ;

– les caractéristiques des reins (rein fixe, hydronéphrose majeure) et les caractéristiques des calculs (coralliforme, multiple, rénale et urétérale).


Méthodes

Évaluer les meilleures positions supines pour faciliter l’abord du calice inférieur et le traitement des patients obèses.

Évaluer l’utilité du repérage fluoroscopique, échographique ou mixte.

Utilité des trajets multiple dans le traitement des calculs coralliformes et l’intérêt de la position supine pour le traitement combiné avec l’urétéroscopie.

Évaluer l’utilité du drainage par une sonde vésicale.


Résultats

La position du patient conditionne la prise en charge : l’adduction et la rotation interne du membre inférieur homo-latéral au calcul facilite le traitement des lithiases calicielles inférieures.

Pour les patients obèses la traction de l’abdomen vers le côté controlatérale facilite le traitement.

Le repérage mixte est l’idéal cependant le repérage échographique est essentielle en cas d’hydronéphrose majeure.

La position supine permet de faire un traitement combiné en diminuant le temps opératoire et les complications dans les calculs complexes (trajets multiples).

La fragmentation par une source mixte ultrasons pneumatique donne de meilleur résultat que le laser dans les gros calculs et en termes de lithiase résiduelle.

Le drainage rénale peut se faire par une sonde vésicale ch 10 ou 12 avec gonflement du ballonnet : intérêt hémostatique.


Conclusion

La NLPC en position supine est une technique mini invasive sûre et reproductible.

Différents artifices sont possibles pour adapter et faciliter le traitement des calculs devant des situations particulières en fonction des variations individuelles et des caractéristiques des calculs.

Mots clés:
A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Auto-transplantation rénale robot-assistée totalement intracorporelle : une nouvelle voie mini-invasive pour la gestion des traumatismes sévères de l’uretère proximal ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756-757


Objectifs

L’auto-transplantation rénale est une option dans la prise en charge des traumatismes sévères de l’uretère proximal. Sa complexité et sa morbidité rendent cette chirurgie exceptionnelle. Nous rapportons le premier cas d’auto-transplantation rénale robot-assistée intracorporelle européen.


Méthodes

Une patiente de 30 ans présentait au bilan lésionnel initial d’un accident de la voie publique à haute énergie une désinsertion mésentérique avec nécrose grêlique et colique gauche étendue, un traumatisme de la paroi abdominale et une lésion majeure urétéral gauche. La prise en charge initiale a consisté à une résection maximale grêlique (90 %) et colique gauche, la mise en place d’une néphrostomie et la réparation de sa paroi abdominale. Le bilan lésionnel urétéral à distance réalisé par pyélographie et urétéro-pyélographie rétrograde montrait une perte de substance majeure de l’uretère gauche sur plus de 4cm.


Résultats

La R-ATx a été réalisée par voie trans péritonéale sans extraction du rein gauche. Le premier temps opératoire a consisté à une néphrectomie gauche. Le rinçage endocorporel du rein à été réalisé grâce une sonde de Fogarty à ballonnet introduite par un trocart. Le second temps opératoire a consisté en une greffe rénale robot-assistée après repositionnement de la patiente en décubitus dorsal et un amarrage du robot en side-docking . Le temps opératoire a été estimé à 300minutes, 3minutes d’ischémie chaude, 88minutes de « rewarming time  ». L’échographie doppler de j1 était normale. La scintigraphie rénale au DMSA à 3 semaines montrait une fonction du rein auto transplanté stable comparée aux examen préopératoire. L’échographie rénale 3 mois après l’ablation de la JJ était normale.


Conclusion

Nous rapportons ici la faisabilité de l’auto-transplantation rénale robot-assistée totalement intracorporelle. Il s’agit du premier cas répertorié en Europe. Une étude prospective est en cours pour confirmer ces résultats préliminaires.

Mots clés:
C. / J.B. / M. / P. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case