Base bibliographique

Dosage urinaire de NGAL par l’automate Architect ®  : un nouveau marqueur pronostique pour le carcinome rénal
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 710, suppl. 13


Objectifs

Les critères pronostiques du cancer du rein sont essentiellement le stade TNM et le grade de Furhman. Il n’existe actuellement pas de marqueur tumoral de type « PSA » pouvant aider le praticien dans la surveillance ou dans les choix thérapeutiques de cette maladie. La neutrophil gelatinase associated lipocalin (NGAL) qui permet la prolifération, la migration et le remodelage tumoral pourrait être utiliser comme marqueur.


Méthodes

Une étude rétrospective a été réalisée entre novembre 2004 et septembre 2012 incluant 50 patients ayant bénéficié une néphrectomie élargie. Nous avons effectué prospectivement la préservation d’échantillons d’urine au sein du CRB « biobanque de Picardie ». Le dosage urinaire de la NGAL a été réalisé par l’automate Architect® parallèlement au dosage de la créatinine urinaire. Les valeurs de NGALU/CREATU étaient alors corrélées aux données anatomo-cliniques des patients. La spécificité, la sensibilité et la valeur prédictive de NGAL ont été déterminées pour la survie sans progression et la survie spécifique en utilisant des courbes ROC.


Résultats

L’âge moyen était de 61,8 ans [38–86]. Le suivi moyen était de 64,4 mois (médiane : 66,6 mois). La concentration moyenne de NGALU/CREATU était de 78,5ng/mmol [0,2–2879] [médiane=1,4 ; IQR (5,76)]. La concentration de NGALU/CREATU était corrélée au stade et au grade de Furhman (p =0,005 ; p =0,0002), à la survie sans progression et à la survie spécifique (p =0,002 ; p =0,0001). L’aire sous la courbe était de 0,744 (IC95 % : [0,578 ; 0,910] pour la progression (sen 66,7 % ; spé 76 %) et de 0,755 (IC95 % : [0,596–0,914] pour la survie spécifique (sen 68,8 % ; spé 79,2 %), avec un seuil de NGALU/CREATU de 2,19ng/mmol.


Conclusion

La concentration de NGAL urinaire pourrait constituer un marqueur pronostique intéressant pour l’évaluation du risque métastatique dans le carcinome rénal et/ou pour le suivi thérapeutique. Ces résultats doivent être confirmés par un échantillon plus important et des données multicentriques.

Mots clés:
F. / H. / F. / Y. / H.
Duplication vésicale incomplète et cure de reflux vésico-urétéral selon Cohen chez l’enfant
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 752, suppl. 13


Objectifs

L’objectif est de partager l’expérience de la prise en charge d’un cas exceptionnel de duplication vésicale incomplète par septum sagittal, cloisonnant la vessie en deux compartiments, chez une enfant. Cette cloison était responsable d’un syndrome obstructif empêchant la vidange complète de l’hémi-vessie gauche, engendrant un reflux vésico-urétéral majeur de stade IV et 4 épisodes de pyélonéphrites aiguës en 6 mois.


Méthodes

Pour objectiver cette malformation, une cystoscopie atypique avec opacification a été réalisée pour comprendre anatomiquement cette malformation. L’indication chirurgicale s’avérait indispensable et nous avons proposé à cette enfant une ablation de cette membrane vésicale sagittale par laparotomie et, dans le même temps, la cure de reflux vésico-urétéral gauche avec réimplantation selon la technique de Cohen.


Résultats

Les suites opératoires étaient simples. Les résultats fonctionnels à un an sont un succès sans aucune récidive infectieuse (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

Il est possible de combiner, lors d’un même geste opératoire, chez un enfant symptomatique d’une duplication sagittale incomplète responsable d’un reflux vésico-urétéral majeur, l’ablation de la membrane vésicale et la cure du reflux avec réimplantation à ciel ouvert selon la technique de Cohen.

Mots clés:
S.
Effet de la transplantation rénale sur les troubles sexuels chez la femme et l’homme
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 617, suppl. 13


Objectifs

Les troubles de la fonction sexuelle sont hautement prévalents chez les patients insuffisants rénaux chroniques ; ils sont peu étudiés chez la femme et peuvent atteindre 70 % chez l’insuffisant rénal terminal.

L’objectif de notre étude était d’évaluer l’influence de la greffe rénale sur la sexualité chez l’homme et la femme avant et après greffe.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude de type cohorte prospective incluant tous les patients consécutifs transplantés rénaux entre janvier 2013 et janvier 2015 acceptant de participer. Nous avons évalué la fonction sexuelle avant la greffe (m0), à 6 mois, à m12 et à la dernière consultation de suivi postgreffe (locf) à l’aide des questionnaires suivant : international index of erectile function (iief15) chez les hommes et female sexual function index (fsfi) chez les femmes. Nous avons évalué l’évolution du score à chaque temps par rapport à m0 (t test pour série appariée) dans toute la population et par sexe.


Résultats

Quatre-vingts douze patients ont été inclus ; 66 hommes et 26 femmes ; âge moyen 53 ans (±13)

Comparé à m0, le score moyen a augmenté de 13,3 points (±22,3) à m6 (intervalle de confiance à 95 % (ic95 %), 7,2 à 19,3 ; p <0,0001), de 13,7 points (±21,8) à m12 (ic95 %, 5,9 à 21,6 ; p <0,0012) et de 5,8 points à locf (ic95 %, 0,6 à 11,0 ; p =0,03).

Dans l’analyse par sexe, le score moyen augmentait de manière significative chez les femmes à m6 (n =13, +23,8, p =0,03), mais pas à m12 (n =6, +21,6, p =0,17) ni à locf (n =21, +8,7, p =0,12). Chez les hommes, le score moyen augmentait de manière significative à m6 (n =42, +10,8, p =0,0002), m12 (n =26, +12,0, p =0,0034), mais pas à locf (n =55, +4,7, p =0,12).


Conclusion

Les troubles de la fonction sexuelle sont d’évolution favorable chez les patients greffés rénaux probablement en rapport avec l’amélioration des désordres métaboliques et cardiovasculaires.

Mots clés:
M. / K. / N. / X. / A.
Effets fonctionnels de l’estétrol (e4) sur le bas appareil urinaire de la souris ovariectomisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 635, suppl. 13


Objectifs

L’estétrol (e4) est un fœto-œstrogène naturel, considéré comme un modulateur sélectif du récepteur aux œstrogènes (SERM). Il pourrait conserver les effets bénéfiques des œstrogènes sans entraîner certains de leurs effets secondaires. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’effet fonctionnel de l’e4 en comparaison de l’œstradiol (e2) sur le bas appareil urinaire de la souris ovariectomisée, et de déterminer les voies d’actions conduisant à ces effets.


Méthodes

Nous avons administré un traitement chronique d’e4 ou de l’e2 à des souris ovariectomisées c57bl/6j sauvages ou invalidées pour le récepteur aux estrogènes (erα ou erβ). Une analyse du comportement mictionnel était réalisée en cage métabolique automatisée. Ensuite, les paramètres cystomanométriques étaient évalués sous anesthésie générale (uréthane ip) après cathétérisme du dôme vésicale. Enfin, les résistances urétrales étaient mesurées par des manœuvres de pression au point de fuite (PPF).


Résultats

L’administration chronique d’e4 augmentait la ppf avec une relation dose effet, par activation d’erα situé dans les cellules musculaires lisses du sphincter urétral. L’e4 induisait une augmentation des paramètres de contractilité vésicale, de la capacité vésicale fonctionnelle et des volumes mictionnels, mais aussi une diminution de l’efficacité de vidange (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

Ce travail confirme que chez la souris l’e4 produit les mêmes effets que l’e2 sur le bas appareil urinaire de la souris ovariectomisée. L’e4 pourrait ainsi constituer un traitement de choix du syndrome génito-urinaire de la ménopause.

Mots clés:
T. / V. / M. / M. / J.
Élimination des calculs urétéraux distaux : comparaison des ipde5 à la tamsulosine
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 732, suppl. 13


Objectifs

Le traitement médical d’expulsion des calculs urétéraux distaux n’est pas consensuel. La tamsulosine reste la molécule la plus utilisée. Les ipde5 montrent également des résultats favorables. Les objectifs sont de comparer les taux et les délais d’élimination, les profils de tolérance et d’analyser les facteurs prédictifs de l’élimination calculeuse entre la tamsulosine, le sildénafil et le tadalafil.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective, randomisée, bicentrique, menée de janvier 2015 à mars 2018. Nous avons inclus les hommes adultes, présentant des calculs urétéraux pelviens unilatéraux, non compliqués, de 5 à 10 millimètres. Les critères de non-inclusion étaient : la bactériurie, les contre-indications aux molécules prescrites et les antécédents endo-urologiques. Trois bras étaient suivis sur 21jours : tamsulosine (0,4mg/j), sidénafil (50mg/j) et tadalafil (5mg/j). Le seuil de significativité pour la comparaison des moyennes et des pourcentages était de 0,05. Le seuil des valeurs propres à l’analyse multivariée en composantes factorielles, étudiant les facteurs prédictifs de la réponse thérapeutique, était fixé à 1.


Résultats

Cent treize patients étaient inclus, répartis en 3 groupes comparables pour les données démographiques et cliniques : tadalafil (n =37), sildénafil (n =35) et tamsulosine (n =41). L’âge moyen était de 34 ans. Le taux d’élimination était significativement plus marqué avec le tadalafil, qu’avec le sildénafil et la tamsulosine (78,4 vs 60 vs 48,8 % ; p =0,02). Il n’y avait pas de différence entre les délais moyens d’élimination entre les trois bras (8,7 vs 8,8 vs 9,9jours ; p =0,1). Les taux de recours aux antalgiques, les profils de tolérance et la performance sexuelle étaient comparables (p =0,06 ; p =0,87 ; p =0,1). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de l’élimination calculeuse étaient le traitement par le tadalafil, l’index de masse corporelle supérieur à 30kg/m2 et l’âge inférieur à 30 ans (valeurs propres : 3,143 ; 1,654 ; 1,156).


Conclusion

Ces résultats montrent l’efficacité des ipde5 dans l’expulsion des calculs urétéraux distaux en comparaison à la tamsulosine, avec un bon profil de tolérance. Le taux d’élimination est supérieur pour le tadalafil que pour le sildénafil. L’âge jeune et l’index de masse corporelle inférieur à 30kg/m2 sont également corrélés à une meilleure réponse thérapeutique.

Mots clés:
O. / H. / R. / M. / T.
Endoprothèse double j magnetic Black-star ® en transplantation rénale : utilisation, étude comparative des coûts, et valorisation versus une endoprothèse double j standard
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 620, suppl. 13


Objectifs

L’endoprothèse double j magnetic Black-star® (mbs) urotech est un dispositif médical (dm) en polyuréthane, (durée maximum conseillée 28j) avec un aimant fixé à la boucle endovésicale. L’ablation est réalisée par attraction magnétique transuréthrale avec un dm de récupération aimanté (dma) permettant un retrait simplifié sans fibroscope ni pince d’extraction. L’objectif est d’évaluer la reproductibilité du mode d’extraction et l’impact économique des mbs en transplantation rénale.


Méthodes

Entre le 1er janvier et le 30 avril 2018, 64 transplantations rénales ont été réalisées avec une endoprothèse (jj) afin de protéger l’anastomose urétéro-vésicale. Une jj mbs ch.6, réalisée à notre demande pour les transplantations rénales (15cm), a été utilisée chez 20 patients (8h, 12f). Quarante-quatre patients ont eu une jj standard (es). L’ablation, assimilée à un sondage vésical évacuateur, a été réalisée par une infirmière diplômée d’état (ide), après une formation, dans 15 cas. L’ablation a été possible avec le dma chez tous les patients mbs. Une étude comparative des coûts d’utilisation et la valorisation de l’acte, réalisé en hdj, ont été chiffrées.


Résultats

Aucun patient du groupe mbs a eu de complications de l’anastomose urétéro-vésicale ni de pyélonéphrite du greffon. La durée moyenne du cathétérisme urétéral était statistiquement plus courte dans le groupe mbs vs es pour des raisons logistiques liées à la non utilisation du fibroscope (23,8 j vs 49,8 j p <0,0001). Le coût global d’utilisation d’une es, comprenant le coût des consommables, de la décontamination du fibroscope, de la pince d’extraction, et de la stérilisation est de 82 € ttc vs 96 € ttc pour une mbs incluant les coûts du dma et des consommables. Les frais d’amortissement et réparation des fibroscopes ne sont pas pris en compte. Considérant les recettes, les actes et groupe homogène de malade différents selon le mode d’extraction, la valorisation des mbs est de 270 € supérieure aux es.


Conclusion

L’utilisation des jj mbs permet leur ablation sans fibroscope avec une logistique simple en respectant les temps recommandés pour l’ablation des jj. L’acte peut être délégué à une ide. La valorisation de l’acte d’ablation sans fibroscope, dans la population étudiée, permet de compenser le surcoût de la mbs avec des recettes perçues par l’hôpital bien supérieures au prix du dispositif.

Mots clés:
F. / T. / X. / N. / J.B.
Énucléation endoscopique pour hbp obstructive : comparaison holep vs plasma. Étude prospective monocentrique des résultats périopératoires et à 1 an chez 200 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 652, suppl. 13


Objectifs

Holep et plasma sont deux techniques de référence pour l’énucléation endoscopique de la prostate (eep). L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de l’utilisation des deux sources d’énergie différentes que sont le laser holmium et le courant bipolaire.


Méthodes

Étude prospective, comparative, non randomisée évaluant tous les patients opérés pour une hbp obstructive de haut volume (60 à 200cc) mesuré par échographie transrectale entre octobre 2015 et mars 2018. Les données périopératoires comprenaient les données cliniques préopératoires, les durées opératoires, de cathétérisme et d’hospitalisation, la perte d’hémoglobine et les complications. Les données postopératoires (IPSS, IPSS qualité de vie (QDV), PSA et complications) étaient recueillies à 3 mois et 1 an.


Résultats

Cent patients étaient inclus dans chaque groupe et comparables pour l’âge, qmax, psa et volume prostatique. L’IPSS médian et QDV étaient plus élevés dans le groupe holep 18 vs 15 et 5 vs 4 respectivement (p <0,001). Les durées opératoires et d’hospitalisations étaient plus brèves dans le groupe plasma, 112 vs 121min (p =0,03) et 1,8 vs 2,5jours (p =0,02) respectivement. Aucune différence significative n’était observée concernant la durée de cathétérisme et le taux de complication de haut grade. La perte moyenne d’hémoglobine et le taux de transfusion étaient plus faibles dans le groupe plasma de 1,7 vs 2,5g/dL et 1 vs 5 % (p =0,01). À 3 mois, aucune différence n’était observée concernant l’IPSS, QDV. Le taux d’incontinence urinaire était plus élevé dans le groupe holep, 19 vs 6 % (p =0,01), mais non significatif à 1 an.


Conclusion

L’holmium et le plasma sont aussi efficaces pour traiter de manière peu invasive les hauts volumes prostatiques par énucléation endoscopique. Le nombre de transfusions était supérieur dans le groupe holmium. Les taux de complications à long terme n’étaient pas significativement différents.

Mots clés:
P. / M. / J.B. / S. / P.
Énucléation prostatique au laser holmium sur sujet anatomique : réalisme, faisabilité et intérêt pédagogique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 676, suppl. 13


Objectifs

L’holep est un standard pour le traitement de l’hbp. Cette technique nécessite une courbe d’apprentissage. Les simulateurs ne reproduisent qu’imparfaitement les conditions d’une chirurgie endoscopique in vivo. Les sujets anatomiques (sa) pourraient constituer un modèle intéressant pour la formation à holep. L’objectif de l’étude a été d’évaluer le réalisme, la faisabilité ainsi que l’intérêt pédagogique de ce model pour l’apprentissage de l’holep.


Méthodes

Huit sa frais ont été choisis pour réaliser un holep au laboratoire d’anatomie. Les interventions ont été effectuées dans le cadre de sessions de formations à la technique holep. Les sa étaient installés en position de la taille modifiée, les genoux en extension. Le matériel utilisé comprenait un resectoscope ch.24,5, une fibre laser 550μ, un générateur laser holmium réglé sur 80 watts, un morcellateur et une irrigation continue à l’eau en double courant. Une échelle de Likert était remplie par les opérateurs après chaque intervention pour évaluer en fonction de leur expérience l’intérêt du sa comme modèle pédagogique pour l’apprentissage de la technique.


Résultats

Les participants étaient 4 chirurgiens confirmés (2 urologues experts de la technique et 2 urologues sans expérience de la technique) et 4 internes en formation (sous contrôle d’un chirurgien expert). Dans tous les cas, les repères anatomiques endoscopiques étaient conservés et bien visualisés : urètre, veru montanum, urètre prostatique, méats urétéraux, vessie. L’absence de saignement facilitait la vision du champ opératoire. Les mouvements de l’endoscope dans l’urètre prostatique, ainsi que la gestuelle n’étaient pas modifiés par la rigidité cadavérique. L’énucléation puis la morcellation de la prostate ont pu être réalisées de manière complète chez tous les sa. Tous les opérateurs ont répondu aux questionnaires concernant le modèle qu’ils jugeaient utile pour l’apprentissage et entraînement de la technique holep (Figure 1).


Conclusion

Le sa semble être un bon modèle d’entraînement pour l’apprentissage de la technique holep. Des études complémentaires sont, néanmoins, nécessaires pour comparer l’intérêt de ce modèle par rapport aux simulateurs et pour étudier son impact réel sur l’acquisition des compétences techniques et la courbe d’apprentissage.

Mots clés:
R. / X. / X. / L. / H.
Essai européen virtue © pour le traitemnet de l’incontinence urinaire après prostatectomie radicale : résultats intermédiaires à 1 an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 637, suppl. 13


Objectifs

Quatorze centres de référence tertiaires ont participé à un essai prospectif de trois ans (clinicaltrials.gov NCT01608789) sur le traitement de l’incontinence urinaire après prostatectomie radicale avec la bandelette 4 bras virtue© (coloplast a/s, humlebaek, danemark). Ce travail évalue les données d’efficacité et d’innocuité à 12 mois. Cent dix-huit patients ont été inclus d’août 2012 à février 2015 (66,5±6,7 ans).


Méthodes

Les patients ayant une vessie hyperactive prédominante, une chirurgie d’incontinence antérieure, une sténose urétrale ou des antécédents de radiothérapie ont été exclus. Le succès objectif a été défini comme une diminution de plus de 50 % du pad test de 24heures et le succès subjectif comme l’amélioration globale du patient rapportée par l’indice pgi-i. La version abrégée du questionnaire iciq-ui-sf a également été complétée. L’évaluation a été réalisée à 1, 3, 6, 12, 24 et 36 mois. Une débitmétrie (qmax) avec rpm ont été systématiquement mesurés. Les événements indésirables liés à la bandelette ou à la procédure (ae) ont été rapportés.


Résultats

Les incontinences légère, modérée et sévère préopératoires étaient respectivement de 53 (46 %), 47 (41 %) et 15 (13 %) [3 données manquantes (DM)]. Il n’y a pas eu de dégradation significative des paramètres évalués et enregistrés entre 3 et 12 mois de suivi. (cf Tableau 1). Aucune différence selon la gravité de l’incontinence de base et l’imc n’a été retrouvée. Aucun changement significatif du qmax (de 20,6 à 23,9mL/s) ni du rpm (de 5 à 13,7mL) n’ont été rapportés. Les principaux ae étaient une douleur périnéale (13 ; 11 %), une douleur scrotale (10 ; 8,5 %), une douleur à l’aine (10 ; 8,5 %), dont 8,5 % ont nécessité un traitement médical, des paresthésies génitales (7 ; 5,9 %), une rétention urinaire transitoire (8 ; 6,8 %), des urgences de novo (12 ; 10,2 %) ou un hématome (4 ; 3,4 %).


Conclusion

La bandelette 4 bras virtue© apparaît comme une alternative de traitement sûr et efficace de l’incontinence urinaire légère à modérée après prostatectomie radicale. Ces données devront être confirmées dans le suivi à 3 ans.

Mots clés:
L. / T. / R. / P. / P.
Étude du rôle de l’infection par les papillomavirus humains (hpv) dans le taux de réussite en assistance médicale à la procréation (amp)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 662, suppl. 13


Objectifs

L’infection par l’hpv a fait l’objet d’études aux résultats contradictoires concernant la survenue d’altération du spermogramme, de fausses couches spontanées, de naissances avant terme et de diminution des taux de réussite en amp. La nature des génotypes d’hpv qui pourraient être impliqués dans des altérations du conceptus est encore débattue.


Méthodes

Étude de cohorte, prospective, multicentrique, incluant 350 couples.


Objectif principal

Étudier l’association entre la présence d’une infection à hpv chez l’un des membres du couple (col utérin/sperme) et l’issue des grossesses obtenues en procréation médicalement assistée. La réussite de l’amp était définie par l’obtention d’une grossesse aboutissant à la naissance d’un enfant viable et vivant.


Objectifs secondaires

Étudier les altérations du spermogramme, les génotypes spécifiques d’hpv impliqués, un lien potentiel entre hpv et les caractéristiques embryonnaires ainsi que la morbidité fœtale. L’analyse a été réalisée grâce à une modélisation avec ajustement sur un score de propension.


Résultats

Durée moyenne d’infertilité : 4,2±2 ans. Moyenne d’âge des femmes 33±4 ans, des hommes 36±6 ans. Prise en charge : insémination intra-utérine dans 1,5 %, fiv dans 36,2 % et icsi dans 62,4 % des cas. Au moins un hpv était présent chez 26,9 % chez les femmes et 14,43 % chez les hommes. Un enfant vivant est né dans 21,5 % des cas de mères hpv positives et dans 27,4 % de mères négatives (p =0,3). Un enfant vivant est né dans 36,6 % des cas de pères hpv positifs et dans 28,2 % de pères négatives (p =0,2). Les couples exposés ont donné naissance dans 23,2 % à des enfants vivants et les couples non exposés dans 30,2 % des cas (p =0,2). Vingt-cinq génotypes d’hpv ont été trouvés, les plus fréquemment représentés étaient à haut risque oncogène (16, 31, 51, 52, 53).


Conclusion

La présence d’hpv dans le sperme chez l’homme et/ou au niveau de l’endocol chez la femme ne constituait pas un facteur de risque d’échec en amp.

Mots clés:
M. / A. / P. / S. / N.
Étude sur 20 ans de la dysplasie rénale multikystique : y’a-t-il un argument précoce pour la néphrectomie ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 655, suppl. 13


Objectifs introduction

La dysplasie rénale multikystique (drm) est une anomalie extrême de la différenciation du métanephros. L’involution de la structure kystique est fréquente, mais progressive. Plusieurs risques (néoplasie, hypertension artérielle, infections) justifient une surveillance de l’involution. Notre but était d’examiner les résultats des reins dysplasiques multikystiques à notre institution et d’évaluer si la néphrectomie pourrait être prévisible dès le début.


Méthodes

Une étude rétrospective de tous les cas de drm dans notre etablissement entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2017.


Résultats

Il y avait 110 patients avec drm. Trente-huit cas ont montré une involution de drm à l’échographie. Trente-trois autres ont montré une involution en cours jusqu’à décembre 2017. Trente-neuf cas (35,5 %) ont subi une néphrectomie : devant l’absence d’involution dans 27 cas (69,2 %), pour infections urinaires dans 9 cas, pour hypertension chez deux patients et pour tumeur de Wilms dans un cas. Une réduction de taille>20 % de la longueur maximale des reins entre les deux premières échographies postnatales à 6 mois d’intervalle prédit une future involution (p =0,001). Un échec de réduction>20 % prédit fortement la néphrectomie (p =0,001).


Conclusion

La drm abrite des risques imprévisibles au cours de la surveillance. Si une involution>20 % n’est pas notée entre les deux premières échographies postnatale à 6 mois d’intervalle, une néphrectomie précoce peut être une stratégie utile et sans danger.

Mots clés:
H. / A. / C. / D. / A.
Évaluation de la courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique pour cure du syndrome de jonction pyélo-urétérale sur plus de 100 cas
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 624, suppl. 13


Objectifs

Le syndrome de jonction pyélo-urétérale (SJPU) est le plus fréquent des uropathies malformatives retrouvées chez l’enfant en prénatal, mais aussi chez l’adulte. Son traitement de base reste la pyéloplastie. Nous présentons notre courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique avec analyse comparative entre les deux phases d’apprentissage ainsi que les principaux groupes étiologiques.


Méthodes

Les résultats de 123 pyéloplasties laparoscopiques seront analysés de manière rétrospective (incluant 8 cas de syndrome de jonction bilatéral) entre janvier 2005 et janvier 2017 avec un suivi de minimum un an, les données préopératoires incluaient essentiellement l’âge et le grade de la dilatation rénale, les paramètres peropératoires concernaient essentiellement la durée de l’intervention, les pertes sanguines, ainsi que le taux de conversion, le postopératoire fera appel à la classification de Clavien–Dindo, notre échantillon sera subdivisé en deux groupes étiologiques : Le premier (groupe A) présentant un pédicule polaire inférieur associé au SJPU et le deuxième (groupe B) n’ayant pas de vaisseau polaire lors de l’exploration cœlioscopique l’analyse statistique de l’étude ainsi que des modèles d’apprentissages seront effectués par le logiciel SPSS avec degré de significativité inférieur à 0,05.


Résultats

La comparaison entre les deux phases d’apprentissage en termes de paramètres préopératoires était non significative, en revanche, la différence de durée d’intervention entre les deux groupes était très significative (p <0,005), avec moins de complications postopératoires (p <0,05) et une durée d’hospitalisation plus courte (p <0,05). Notre analyse statistique a conclu qu’il faudrait atteindre 52 cas opéré pour optimiser cette technique chirurgicale. La comparaison entre les deux groupes étiologiques en termes de grade d’hydronéphrose (p <0,03), du côté atteint (p <0,006) ainsi que les lithiases associées (p <0,02) était significative. Cependant, la courbe d’apprentissage entre les deux groupes n’a pas été affectée par la présence du pédicule polaire, en dehors d’un taux de conversion plus important chez le groupe A (p <0,05) avec suites postopératoires similaires. En ce qui concerne les résultats histologiques du segment réséqué de l’uretère la différence est significative entre les deux groupes (p <0,003) et le suivi radiologique à 3 et 6 mois du postop a révélé une différence entre les deux groups en termes de sécrétion en délai normaux (p <0,03 et p <0,02 respectivement).


Conclusion

La pyéloplastie laparoscopique est une technique efficace avec une courbe d’apprentissage satisfaisante et de bons résultats à court et à moyen terme. La différence entre les deux groupes étiologiques en termes de donnés préopératoire n’a pas impacté la courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique, Cependant, la présence d’un pédicule polaire augmente le risque de conversion dans notre série malgré ce fait, la pyéloplastie cœlioscopique reste la technique de référence dans notre centre.

Mots clés:
M.Y. / M.S. / M. / N. / M.
Évaluation de la morbidité précoce de l’énucléation prostatique au laser holmium (holep) chez les patients traités par anticoagulant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 653, suppl. 13


Objectifs

Chez les patients sous anticoagulants, les chirurgies traditionnelles de l’adénome de prostate sont pourvoyeuses d’une morbidité plus importante en postopératoire avec des durées de séjour plus longues. Pour ces patients, la chirurgie prostatique au laser apparaît comme une alternative intéressante de part sa qualité d’hémostase. Cette étude visait à comparer la morbi-mortalité de l’holep entre les patients sans et avec traitement anticoagulant.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des procédures par holep effectuées dans notre établissement entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2016. Les complications postopératoires à 30jours selon le score de Clavien-Dindo, le recours à la transfusion, la durée d’intervention, le taux d’hémoglobine pré- et postopératoire, la durée de sondage postopératoire et la durée d’hospitalisation ont été analysées et comparées entre les groupes avec et sans anticoagulants.


Résultats

Au total, 1201 patients ont été inclus : 1126 sans anticoagulant (ac−) et 75 avec anticoagulants (ac+). Dans le groupe ac+ 61 patients étaient sous antivitamine k (avk) et 14 sous nouveaux anticoagulants oraux (naco). Cinquante-quatre patients recevaient un traitement anticoagulant pour trouble du rythme cardiaque, 20 patients pour cardiomyopathie ischémique, 5 patients pour valve cardiaque mécanique et 17 patients pour maladie thromboembolique veineuse. Il n’y avait pas de différence significative sur la durée opératoire ni sur le taux d’hémoglobine préopératoire et postopératoire immédiat, mais dans le groupe ac+, le taux de complications hémorragiques et rétentionnelles étaient significativement plus élevé (48 % versus 17,2 %, p <0,05) ainsi que la durée de sondage vésical (4,25jours versus 2,01jours, p <0,05) et la durée d’hospitalisation (3,02 versus 1,6jours, p <0,05) (Tableau 1).


Conclusion

L’holep est possible chez les patients sous anticoagulants sans majoration de la difficulté opératoire, mais augmente le risque de complications hémorragiques et rétentionnelles dans les jours suivant l’intervention.

Mots clés:
M. / C. / H.
Évaluation de la qualité de vie après promontofixation cœlioscopique pour la cure de la cystocèle dans le contexte socioculturel d’une population arabo-muslumane
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 640, suppl. 13


Objectifs

Le tabou sur la sexualité ainsi que toute pathologie qui touche la sphère génitale féminine demeure persistant dans la société arabo-musulmane marocaine. La cystocèle est fréquente et soulève des problèmes d’approche diagnostique et thérapeutique dans notre contexte.

Objectif Évaluer l’impact de la promontofixation cœlioscopique pour cystocèle en termes de qualité de vie et de sexualité dans ce contexte socioculturel particulier.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective descriptive et analytique des patientes ayant eu une cystocèle de stade supérieur ou égal à 2 selon la classification pop-q, traitées par promontofixation cœlioscopique entre 2011 et 2017. Quarante et une patientes ont été opérées, mais seulement 34 ont accepté de participer à l’étude. La qualité de vie et la sexualité étaient évaluées à l’aide des versions françaises validées des auto-questionnaires Pelvic Floor Distress Inventory (PFDI 20), Pelvic Floor Impact Questionnaire (PFIQ 7) et Pelvic Organ Prolaps/Urinary Incontinence Sexual Questionnaire (PISQ 12). Une évaluation systématique par ces questionnaires a été réalisée en pré- et en postopératoire (à 3 mois).


Résultats

L’âge moyen était 55 ans. Il s’agissait d’une cystocèle isolée dans 70 % des cas et de grade 3 chez 55 % des cas. Une bandelette antérieure unique a été utilisée chez 30 patientes. Aucune patiente n’a eu d’hystérectomie. Le stade pop-q et le score popdi-6 étaient significativement liés (p =0,04). Par contre, aucune relation significative n’a été retrouvée avec les scores pisq12 (p =0,23) et PFDI-20 (p =0,42). Le score PISQ-12 était, quant à lui, statistiquement lié aux score PFDI-20 (p =0,01) à 3 mois du postopératoire, les 3 scores ont été significativement améliorés : score pfdi-20 (113,28 vs 37,6 ; p <0,0005), score pfiq-7 (88,75 vs 26,68 ; p ≤0,0005) et le score pisq-12 (16,33 vs 22,72 ; p ≤0,001). En plus, nous avons demandé aux patientes si elles étaient globalement satisfaites après l’intervention, un taux de satisfaction globale de 95,5 % a été retrouvé.


Conclusion

Malgré les difficultés socioculturelles que nous avions rencontrées lors de la réalisation de notre travail, nos résultats ont pu réaffirmer l’impact positif de la promontofixation sur la qualité de vie chez nos patientes. À notre connaissance, il s’agit de la première série arabo-musulmane publiée qui traite cette question.

Mots clés:
Y. / M. / S. / J. / M.
Évaluation de la qualité de vie après prostatectomie cœlioscopique assistée par robot : au-delà de la continence et des érections
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648, suppl. 13


Objectifs

Si la récupération de la continence et de la fonction érectile représentent préoccupations majeures pour le patients dans les suites d’une prostatectomie cœlioscopique assistée par robot (RALP), l’évaluation limitée à ces 2 paramètres pourrait ne pas représenter l’impact réel de la chirurgie sur la qualité de vie (QDV). L’objectif de l’étude était d’analyser de manière prospective la QDV après RALP selon le questionnaire validé eortc-qlq-pr25.


Méthodes

Au total, 584 patients ayant subi une RALP ont été inclus entre 2010 et 2015 et analysés de manière prospective. Le questionnaire eortc-qlq-pr25 est composé de 25 questions analysant les symptômes urinaires, les symptômes intestinaux, les symptômes liés aux traitements adjuvants, la qualité de la fonction sexuelle ainsi que la gêne liée aux troubles de la continence et l’activité sexuelle. Les questionnaires ont été remplis en préopératoire puis à 1, 3, 12 et 24 mois après la chirurgie. Les associations entre les facteurs de risque et les scores de QDV ont été testées par analyse de régression linéaire uni- et multivariée.


Résultats

Tous les items du questionnaire eortc-qlq-pr25 ont montré une détérioration significative après RALP et se sont améliorés 3 mois après la chirurgie. Après 24 mois, les scores concernant la continence, les symptômes digestifs et l‘activité sexuelle n’étaient pas significativement différents des scores préopératoires, tandis que la gêne liée à l’incontinence, les symptômes liés aux traitements adjuvants et la fonction sexuelle restaient dégradés. En analyse multivariée, les patients avec une maladie localement avancée (>pt3a ou pn1 ou r1) avaient un risque significativement élevé d’apparition de symptômes intestinaux et de symptômes liés au traitement. L’activité sexuelle préopératoire avait un impact plus important sur l’activité sexuelle à 3 mois que la chirurgie d’épargne neurovasculaire. À 24 mois, l’âge, l’activité sexuelle préopératoire et la fonction sexuelle étaient les facteurs prédictifs les plus significatifs de qdv liée au sexe (Fig. 1).


Conclusion

Nous rapportons des données détaillées sur la QDV après RALP basées sur le questionnaire standardisé eortc-qlq-pr25. Après une détérioration immédiate après l’intervention, la continence et les problèmes digestifs ainsi que l’activité sexuelle s’améliorent jusqu’à 2 ans après la chirurgie. Ces données soulignent l’impact des traitements sur la QDV et aident le clinicien dans l’information à donner aux patients avant chirurgie.

Mots clés:
S. / F. / E. / T. / R.
Évaluation de la technique chirurgicale d’aquablation (aquabeam) pour le traitement des adénomes de prostates de 30 à 80 g : résultats préliminaires de l’étude français-water
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 739, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie de désobstruction prostatique par « aquablation » est apparue en 2015 et est en cours d’évaluation. L’étude water a montré l’efficacité de la technique aquabeam en comparaison de la rtup avec un risque plus faible de dysfonction sexuelle postopératoire. L’objectif de cette étude prospective observationnelle a été d’évalué la sécurité et l’efficacité de l’aquablation des 30 premiers patients traités en France.


Méthodes

Trente patients présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une hyperplasie prostatique ont été inclus dans l’essai thérapeutique français-water (clinicaltrials.gov number, NCT03191734) et traités par aquablation entre septembre et décembre 2017. L’intervention était effectuée à l’aide du système aquabeam (Fig. 1). L’hémostase était exclusivement effectuée à l’aide d’un système permettant une traction continue sur la sonde vésicale pendant les 2 premières heures postopératoires. Les critères d’analyses étaient la tolérance (évaluée sur la survenue de complications opératoires) et l’efficacité (évaluée sur la réduction du score ipss et la débitmétrie mictionnelle à 3 mois).


Résultats

Le volume prostatique moyen était de 57g (30–80). La durée moyenne opératoire était de 31minutes (19 à 53) incluant un temps moyen de résection par aquablation de 4minutes L’intervention était techniquement réussie dans tous les cas sous anesthésie générale (80 %) ou rachianesthésie (20 %). Les complications postopératoires mineures (Clavien 1 et 2) ont été faibles et similaires à celles rapportés dans l’étude water. Un patient a nécessité un décaillotage et une transfusion de culots globulaires en postopératoire immédiat. À 3 mois : le débit maximal moyen avait augmenté de 9mL/sec à 17,2mL/sec et le score ipss moyen avait diminué de 19,9 à 5,8.


Conclusion

La technique d’aquablation est faisable et ses résultats à très court terme satisfaisants. Les résultats de cette série sont comparables à l’étude randomisée water.

Mots clés:
V. / N. Barry / A.
Évaluation de l’impact de l’expérience chirurgicale sur les résultats et la morbidité de l’urétérorénoscopie souple dans la maladie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 666, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact de l’expérience chirurgicale en urétérorénoscopie souple (URSS) sur les résultats et la morbidité de la technique dans la prise en charge de la maladie lithiasique.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant l’ensemble des URSS pour lithiases inférieures à 20mm réalisées dans notre institution entre 2004 et 2015. Il a été défini trois groupes en fonction de l’expérience chirurgicale de l’opérateur. Le groupe 1 (G1) regroupant l’ensemble des 20 premières procédures de chaque opérateur, puis le groupe 2 (G2) les 30 procédures suivantes et le groupe 3 (G3) l’ensemble des procédures au-delà de 50. Les données des patients, des calculs (taille, nombre, localisation), de la morbidité (complications, durée d’hospitalisation) ont été analysées et comparées. Le succès de l’URSS était défini par l’absence complète de fragments résiduels (SFR). Les complications ont été évaluées selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Vingt et un opérateurs ont réalisé 1047 URSS reparti selon l’expérience (G1=321, G2=304, G3=422). Il n’était pas retrouvé de différence significative entre les 3 groupes en termes de SFR (73,5 % vs 78,3 % vs 74,3 %, p =0,332) ou de complications (8,4 % vs 7,9 % vs 10,4 %, p =0,442). En analyse multivariée, il n’était pas retrouvé de corrélation entre une faible expérience chirurgicale (G1, <20 procédure URSS) et le SFR (HR =0,787, IC95 % [0,570–1,086], p =0,145) ou le taux de complications (HR =0,926, IC95 % [0,574–1,495], p =0,754). Les variables influençant le SFR était une taille de calcul>10mm (HR =0,325, IC95 % [0,241–0,439], p ≤0,0001), la présence d’une JJ en préopératoire (HR =1,409, IC95 % [1,036–1,917], p =0,029) et l’utilisation d’une gaine d’accès urétérale (HR =1,669, IC95 % [1,114–2,499], p =0,013). Seul une localisation multiple lithiasique avait un impact sur le taux de complication (HR =1,905, IC95 % [1,053–3,446], p =0,033).


Conclusion

L’URSS est une technique sure et efficace dans la prise en charge de la maladie lithiasique des calculs<20mm. Une faible expérience chirurgicale en urétéroscopie ne semble pas compromettre le SFR, ni être un facteur de risque de complication.

Mots clés:
A. / E. / S. / G. / L.
Évaluation de l’infiltrat lymphocytaire dans les tumeurs de la vessie t1 de haut grade : quelle valeur pronostique ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des t1 de haut grade représente un challenge en raison de leur hétérogénéité clinique et biologique et de l’absence de biomarqueurs pronostiques spécifiques.

L’objectif de notre étude était d’évaluer la corrélation de l’infiltrat lymphocytaire de ces tumeurs avec les paramètres clinico-pathologiques et la survie des patients.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique concernant 147 patients traités pour une tumeur urothéliale de haut grade, primaire, non métastatique, de stade pt1, pris en charge entre 2000 et 2015. L’évaluation de l’infiltrat lymphocytaire a été effectuée de manière semi-quantitative sur lames entières, en coloration HES, par deux pathologistes.


Résultats

Le suivi médian était de 8,2 ans (6,1–9,5). Un traitement d’induction par BCG thérapie avait été effectué chez 126 patients (86 %). Soixante-sept (46 %) patients ont eu au minimum une récidive et 40 patients (27,2 %) ont progressé vers une lésion infiltrant le muscle (≥pt2). L’infiltrat lymphocytaire était significativement associé à la profondeur d’invasion tumorale (p =0,01) ainsi qu’à la présence de variants histologiques (p =0,01). L’infiltrat lymphocytaire n’était pas associé à la survie globale des patients (hazard ratio 1,30 ; 0,75–2,24, p =0,34).


Conclusion

Une densité plus élevée de lymphocytes était observée dans les tumeurs de stade pt1b. Aucune corrélation pronostique n’a été identifiée dans cette cohorte. Ces données suggèrent que l’agressivité des tumeurs t1 est associée à une réponse adaptative. La caractérisation des sous-types de lymphocytes t est une étape critique pour mieux caractériser la valeur pronostique de ces populations immunitaires.

Mots clés:
R. / M. / C. / A. / N.
Évaluation des connaissances en anatomie urogénitale des urologues en formation
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 676, suppl. 13


Objectifs

Évaluer les les connaissances de l’anatomie de l’appareil urogénital des urologues de formation (internes et chef de clinique).


Méthodes

Un questionnaire de 10qcm chronométré issu des évaluations des dfgsm3 a été envoyé via la mailing list de l’AFUf aux urologues en formation. En complément des questions d’anatomie un questionnaire renseignait sur l’âge, le sexe, le niveau de formation, l’appartenance à un laboratoire d’anatomie, la satisfaction quant à la formation en anatomie et la volonté d’avoir plus de cours sur ce sujet. Un qcm correspondait à 2 points. Une erreur équivalait à un 0 au qcm. Les résultats des internes et cca étaient comparés aux résultats des dfgsm3.


Résultats

Le nombre de réponses était de 110 sur 501 au niveau de l’analyse préalable (22 %). La moyenne d’âge de la population répondeuse était de 27,5 ans. Les hommes étaient plus représentés que les femmes (76 contre 27). La proportion d’interne était de 74 contre 27 chefs. La notation chez les urologues toutes années confondues était de 2,5 sur 20 [IC à 95 % (2,12–2,88)] contre 11,4 sur 20 [IC à 95 % (10,9–11,9)] chez les 133 étudiants de dfgsm3. Les analyses en sous-groupe ne montrent pas de supériorité significative chez les chefs de clinique en comparaison aux internes [1,4 (IC à 95 % (0,9–1,8)] contre 1,2 [IC à 95 % (0,9–1,4)] respectivement). La volonté d’une formation plus poussée en anatomie est d’ailleurs largement répandue chez les urologues répondeurs (87 %).


Conclusion

Les analyses préalables permettent de conclure que les urologues ont de moins bonnes connaissances en anatomie urogénitale que les étudiants de dfgsm3. Ceci est corrélé au sentiment que la formation en anatomie est insuffisante au cours du cursus et la volonté de recevoir une formation plus poussé en anatomie.

Mots clés:
V. / E. / T. / J. / A.
Évaluation des réadmissions non planifiées à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique : incidence et facteur de risque
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 725, suppl. 13


Objectifs

La réadmission à l’hôpital après une chirurgie est un élément de plus en plus scruté parce qu’elle est utilisée comme une mesure de la qualité des soins. L’objectif de cette étude était de déterminer l’incidence, les causes et les facteurs de risque de réadmission non planifiée à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique (NPR).


Méthodes

Les données de tous les patients ayant eu une NPR dans un centre universitaire entre 2010 et 2018 ont été analysées. La notion de réadmission à l’hôpital après la sortie a été systématiquement recherchée dans la base informatique de notre CHU. Les caractéristiques démographiques, les données peropératoires et postopératoires ont été recueillies. Une régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à une réadmission sur l’ensemble de la série.


Résultats

Quatre cent quarante-trois patients ont été inclus dans l’étude. Le taux de réadmission non planifiée à 30 jours après la NPR était de 7,2 % (32/443). Le délai médian entre la sortie et la réadmission non planifiée était de 11 jours (7–16). La durée médiane de séjour au cours de la réadmission était de 4 jours (2–5). Les diagnostics de réadmission les plus fréquents étaient : faux anévrysme symptomatique (31 % ; n =10), infection du site opératoire (19 % ; n =6), et anémie nécessitant une transfusion sanguine (28 % ; n =1). Les facteurs prédicteurs de réadmission non planifiée étaient : le Renal score (OR=1,27 ; p =0,01), le score asa (OR=1,04 ; p =0,04) et l’expérience du chirurgien (OR=2,71 ; p =0,05).


Conclusion

Le taux de réadmission après NPR est un évènement relativement fréquent, dont les patients doivent être prévenus.

Mots clés:
Z. / B. / E. / A. / G.
Évaluation du burn-out chez les urologues en formation en France
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680, suppl. 13


Objectifs

Une étude réalisée en 2011 révélait qu’un quart des urologues en formation (interne/chef de clinique) était atteint d’un syndrome d’épuisement professionnel (burn-out ). Nous avons souhaité mettre à jour les données épidémiologiques de cette pathologie chez les urologues français en formation en 2018.


Méthodes

Un auto-questionnaire en ligne comprenant le Maslach burn-out inventory et des informations sur le contexte professionnel, social et personnel a été envoyé à tous les membres de l’association française des urologues en formation (n =501) en avril 2018. Le burn-out est divisé en 3 composantes étudiées séparément : l’épuisement professionnel, la dépersonnalisation, l’accomplissement personnel. Nous avons également chercher à identifier les facteurs de risque ce cette maladie.


Résultats

Le taux de réponse était de 47,7 %. Les scores d’épuisements professionnels, de dépersonnalisation, d’accomplissement personnel étaient respectivement de 20,5±11,8 (épuisement modéré), 11,6±6,9 (dépersonnalisation sévère) et 34,6±8,7 (accomplissement personnel modéré). Soixante-trois participants (26 %) avaient un syndrome d’épuisement professionnel sévère, 120 (50 %) un syndrome de dépersonnalisation sévère et 94 (39 %) un burn-out élevé sur l’accomplissement personnel. Il a été identifié un taux significativement plus élevé d’épuisement professionnel chez les femmes, les sujets n’ayant pas de loisir régulier, travaillant plus de 65heures par semaines et consommant des substances illicites. Une situation de couple stable, les repos de sécurité, le nombre d’interne dans les équipes ou la consommation tabagique n’avaient pas de répercussions significatives. Les sujets estimant être mal formés avaient des scores significativement plus élevés dans les 3 dimensions du burn-out .


Conclusion

Un quart des urologues en formation sont atteints d’un syndrome d’épuisement professionnel sévère et la moitié d’un syndrome sévère de dépersonnalisation. La diminution du temps de travail, la pratique d’un loisir régulier, associée à une hygiène de vie saine, permettraient de diminuer le risque de burn-out . L’amélioration de la formation pourrait également permettre de prévenir ce risque.

Mots clés:
J. / X. / S. / I. / W.
Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680, suppl. 13


Objectifs

Évaluer le niveau sonore dans la salle d’opération lors des interventions urologiques.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application sonomètre spl développée par examobile s.a. (Bielsko-Biała, Pologne) pour Iphone.


Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tous types d’interventions confondus étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot-assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).


Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.

Mots clés:
X. / L. / A. / M.
Évaluation du traitement de première intention du reflux vésico-urétéral par injection endoscopique de polydimethylsiloxane chez 103 transplantés rénaux en prévention des récidives de pyélonéphrites aigues du greffon
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 618, suppl. 13


Objectifs

Le reflux vésico-urétéral (rvu) sur transplant rénal peut favoriser les pyélonéphrites aiguës du greffon (pnag) et mettre en péril sa survie. Le traitement de ce rvu par réimplantation chirurgicale ouverte est le gold standard, mais est associé à une morbidité pouvant conduire à la perte du greffon. L’objectif était d’évaluer l’efficacité de l’injection endoscopique de polydimethylsiloxane sur la prévention des récidives de pnag associées à un rvu.


Méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a été conduite de janvier 2000 à décembre 2017. Tous les patients ayant eu une pyélonéphrite aiguë du greffon associée à un rvu et traités en première intention par injection endoscopique de polydimethylsiloxane (iep) ont été inclus. Le rvu était diagnostiqué et classé en bas ou haut grade par urétrocystographie rétrograde et mictionnelle. L’efficacité de l’iep était jugée sur la récidive ou non de pnag.


Résultats

Chez 103 patients inclus, le traitement endoscopique était un succès dans 59,2 % des cas, sans différence constatée en fonction du grade du rvu. Le suivi médian était de 43 mois. Les facteurs de risque d’échec de l’iep en analyse multivariée étaient l’absence de diurèse résiduelle avant la greffe rénale(hr 2,4 ; p =0,001), la survenue de pnag précoce après la transplantation(hr 2,1 ; p =0,020) et la greffe en fosse iliaque gauche(hr 2 ; p =0,047). L’échec de l’iep était de 100 % lorsque les patients présentaient ces 3 facteurs de risque. Parmi les patients ayant eu un échec d’iep, un traitement de deuxième ligne par nouvelle iep ou réimplantation chirurgicale ouverte a été efficace dans respectivement 80 % et 81,2 % des cas. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté après cette prise en charge de première ligne.


Conclusion

Le traitement du rvu par iep est un traitement mini invasif, efficace, facile de réalisation, de faible morbidité et de coût réduit, justifiant son utilisation en première intention dans la prévention des récidives de pnag. Toutefois, la chirurgie classique par réimplantation chirurgicale ouverte paraît plus adaptée lorsque tous les facteurs de risque d’échec de l’iep sont réunis.

Mots clés:
T. / S. / A. / P. / C.
Évaluation échographique et traitement de la sténose urétrale de la femme par urétroplastie muqueuse buccale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 751, suppl. 13


Objectifs

La sténose de l’urètre chez la femme est une pathologie rare de diagnostic particulièrement difficile, avec un traitement mal codifié. L’objectif de cette vidéo était de présenter une nouvelle technique diagnostique (échographie urétrale trans-labiale) et une nouvelle technique chirurgicale (urétroplastie dorsale par muqueuse buccale) dans la prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.


Méthodes

Au cours des cinq dernières années, une technique d’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale a été développé dans un service universitaire d’urologie afin d’essayer d’obtenir de meilleurs résultats que les traitements existants (urétroplastie lambeau vaginal, dilatation,…). Au cours des derniers mois une nouvelle technique d’échographie urétrale trans-labiale a été mise au point pour tenter de faciliter le diagnostic de la sténose urétrale chez la femme. Ces deux techniques sont présentées à travers le cas d’une femme de 50 ans aux antécédents de sténose urétrale et consultant pour jet faible, infections urinaires à répétition, pollakiurie et urgenturie.


Résultats

Une sonde d’échographie 8MHz est utilisée pour faire une échographie trans-labiale de l’urètre qui permet, après infusion de lidocaine gel, de visualiser l’urètre dans son ensemble, et confirmer et localiser la sténose ainsi que sa longueur et l’importance de la fibrose péri-urétrale.

Pour l’urétroplastie, la patiente est placée en position gynécologique. Après avoir mise une sonde urétrale, une incision est effectuée juste au-dessus de l’urètre et la dissection est poursuivie jusqu’à la zone de fibrose péri-sténotique. L’urètre est incisé longitudinalement jusqu’à la zone en amont de la sténose aux ciseaux froid. Un greffon de muqueuse buccale, adapté à la taille de l’urétrotomie est prélevé et suturée à l’urètre par 2 hémisurjets de pds 5/0.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité de l’échographie urétrale trans-labiale et l’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale, nouvelles techniques respectivement diagnostique et thérapeutique de prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.

Mots clés:
B. / R. / L. / D. / B.
Évaluation économique comparative des nouveaux dispositifs d’extraction des endoprothèses urétérales sous anesthésie locale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 734, suppl. 13


Objectifs

Évaluation et mise au point vis-à-vis de l’impact économique des différents procédés d’extraction de sondes double j sous anesthésie locale actuellement disponibles.


Méthodes

Évaluation économique basée sur la collecte des prix catalogue non négociés des dispositifs magnetic blackstar (mbs) (aseptinmed/urotech) et isiris (coloplast), les cotations ccam et se1 (www.ameli.fr/). Une comparaison a été effectuée avec les résultats publiés (progrès en urologie 2017) de la technique classique à l’aide d’un fibroscope restérilisable sous anesthésie locale en externe sans hospitalisation, et renforcée par des données rétrospectives d’échec d’extraction avec ces nouveaux dispositifs, source potentielle de majoration du coût par le recours complémentaire à la technique classique.


Résultats

L’acte ccam jcge004 (48 €) en externe donnait accès au forfait se1 (73,71 € privé, 75,89 € public). L’extraction en consultation (cs) ne donnait accès qu’au tarif cs (23 €) ou cs+mpc+mcs (30 €) selon l’adhésion à l’optam.

Prix catalogue non négociés : isiris 350 €ht, mbs jj+extracteur 92 € ht.

Coûts :

– extraction classique 51,336 € ttc en 2016 ;

– mbs : cotation cs induisant une réduction de rémunération des praticiens 18–25 € et des établissements 22,374 € privé et 24,554 € public. Surcoût matériel 77,9 € ttc. Part des consommables 2,25 € ttc. Économie pour l’assurance maladie (am) 91,71–98,71 € ;

– isiris : cotations endoscopiques jcge004 et se1. Coûts : consommables (3,63 € ttc), matériel (420 € ttc). Déficit de 349,92 € ttc privé et 347,74 € ttc public, sans économie pour l’am ;

– coût des déchets majoré pour mbs et isiris.

Échecs d’extraction :

– mbs : uniquement chez les hommes dans 7,7 %, soit 4,65 % tous sexes confondus ;

– isiris : 2,98 % d’échecs tous sexes confondus.


Conclusion

L’utilisation des nouveaux dispositifs induit un surcoût pour les établissements, mais avec cependant : une disparition du risque de transmission virale, une planification plus aisée et une augmentation de la durée de vie des endoscopes restérilisables non quantifiable. Seules les mbs apportent une économie à l’am. Résultats à moduler aux contrats et fonctionnements des différentes structures.

Mots clés:
C. / V. / J. / A. / N.
Évaluation et comparaison de scores prédictifs de succès de l’urétéro-rénoscopie souple (urss) pour la prise en charge de la pathologie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 733, suppl. 13


Objectifs

Le but de notre étude était d’évaluer quatre scores pronostiques du taux de sans fragment résiduel (sfr) après urétéro-rénoscopie souple (urss) et fragmentation laser pour des calculs rénaux et urétéraux à travers une large cohorte de patients.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 800 procédures réalisées dans notre centre entre janvier 2009 et décembre 2016. Le statut sfr était défini par l’absence complète de fragment lithiasique en imagerie. Pour chaque procédure, un unique chirurgien a calculé les quatre scores : le s.t.o.n.e score, le resorlu unsal stone score (russ), le modified Seoul national university renal complexity (s-resc) score et le nomogramme de ito.


Résultats

Le taux global de sfr était de 74,13 %. L’analyse univariée pratiquée selon le statut sfr (versus non sfr) montrait que : la taille des calculs (p <0,0001), le volume des calculs (p <0,0001), le nombre des calculs (p =0,004), l’angle infindibulo pelvien (ipa) (p =0,003) et la localisation calicielle inférieure+ipa<45° (p =0,011) étaient significativement différents entre les deux groupes. Tous les scores étaient significativement différents entre les groupes sfr et non sfr. L’aire sous la courbe roc était de 0,617 [0,575 ; 0,660] pour le s.t.o.n.e score, 0,644 [0,609 ; 0,680] pour le russ score, 0,651 [0,606–0,697] pour le s-resc score et de 0,735 [0,692 ; 0,777] pour le nomogramme de ito (Fig. 1).


Conclusion

Les quatre scores développés sont prédictifs du taux de sfr en urss. Dans notre étude, le score de ito semble être le plus performant, mais le taux de prédiction des scores semble moins informatif et plus faible que dans les études de développement, probablement du fait des différences de définition du taux de sfr.

Mots clés:
F. / J. / A. / L. / E.
Évaluation modélisée de la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée : une étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 726, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une procédure complexe, dont la courbe d’apprentissage reste à ce jour imparfaitement évaluée. L’objectif de cette étude était d’estimer la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée par modélisation multivariée.


Méthodes

Les données de tous les patients traités par NPRA pour une tumeur rénale ct1-t2 par deux chirurgiens de haut volume dans deux centres académiques européens ont été collectées prospectivement. L’expérience du chirurgien (EXP) était définie pour chaque procédure comme le nombre total de NPRA effectuée avant la procédure. Des régressions logistiques et linéaires multivariées ajustant pour le score de Charlson, le Renal score et la taille tumorale ont été effectuées pour évaluer l’impact de l’expérience sur les trois paramètres périopératoires suivant : la durée d’ischémie chaude (WIT), les marges chirurgicales et les complications de grade de Clavien-Dindo≥2.


Résultats

Au total, 457 patients ont été inclus pour analyse. La WIT médiane était 14 minutes avec des taux de complications Clavien-Dindo≥2 et de marges positives de 14 % et 4 % respectivement. En analyse multivariée, l’expérience impactait significativement la WIT, mais avec une relation non linéaire (−4,57min estimée tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relation non linéaire et un plateau à partir de 150 cas (Fig. 1A). L’expérience était également significativement associée a la probabilité de complications postopératoires (or =0,99, soit réduction d’1 % de la probabilité tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relations linéaire qui n’atteignait pas de plateau même après plus de 200 cas (Fig. 1B). En revanche, il n’y avait pas d’association significative entre expérience et taux de marges chirurgicales (p =0,5).


Conclusion

L’expérience du chirurgien a un impact sur la durée d’ischémie chaude et le risque de complications postopératoires. Si la courbe d’apprentissage de la NPRA peut être estimée à 150 cas pour la durée d’ischémie chaude elle semble se prolongée bien au-delà de 200 cas pour ce qui est des complications postopératoires.

Mots clés:
B. / A. / Z. / G. / F.
Évolution de la première prescription du dosage de psa en France : étude nationale 2006–2017 à partir de l’échantillon généraliste des bénéficiaires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 678, suppl. 13


Objectifs

Entre 2010 et 2017, suite à la publication des résultats des essais ERSPC et PLCO, la stratégie de détection précoce du cancer de prostate (CAP) a fait l’objet de discussions et controverses entre professionnels de santé, sociétés savantes et agences de santé. L’objectif de cette étude était d’étudier l’évolution du premier dosage de psa dans une stratégie de détection précoce durant cette période.


Méthodes

L’échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) comporte plus de 650 000 patients représentatifs au 1/97 de la population française couverte par l’assurance maladie. Via l’EGB, en 2011 et 2014, nous avons identifié les hommes de 50 à 52 ans, sans antécédent de cap (identifié via l’ALD, les codes cim-10 et ccam, la prise d’hormonothérapie) ni dosage de psa dans les 5 ans précédant chaque année d’analyse. Dans ces deux populations, le taux de premier dosage du psa a été calculé. Ce taux a également été évalué en fonction des comorbidités, de la spécialité et du lieu d’exercice du prescripteur et du délai au 2e PSA.


Résultats

En 2011 et 2014, 5275 et 5792 patients de 50–52 ans, sans antécédent de dosage de PSA et de CAP ont été identifiés, respectivement. Au total, 16,2 et 15,6 % des patients avaient des comorbidités motivant une mise en ald (hors CAP). En 2011, 829 patients (15,7 %) ont eu un 1er dosage de psa contre 766 patients (13,2 %) en 2014 (p <0,001) ; aucun patient n’avait d’antécédent récent de maladie à espérance de vie réduite. Dans les deux cas, 91,0 % des prescripteurs du dosage étaient des médecins généralistes, dans moins de 2 % des urologues. Un 2e dosage était réalisé dans les 2 ans dans 38,7 % des cas en 2011 et 43,2 % des cas en 2014 (p =0,07) ; délai médian du 2e dosage, respectivement, 13,0 versus 14,2 mois.


Conclusion

L’analyse de L’EGB révèle une diminution de la première prescription de PSA entre 2011 et 2014. Les données de l’EGB pour la population 2017 seront disponibles mi-2018 et feront l’objet de nouvelles analyses en vue de la présentation de ces résultats.

Mots clés:
L. / V. / S. / F. / A.
Évolution des oncocytomes rénaux surveillés
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 723, suppl. 13


Objectifs

Les oncocytomes sont des tumeurs primitives du rein, considérées comme bénignes, mais leur potentiel évolutif n’est pas complètement établi. La progression locale est admise, mais peu de données expliquent ce qui fait qu’un oncocytome croisse plus ou moins vite. L’objectif de notre étude est l’analyse de l’évolution des adénomes oncocytaires du rein surveillé après confirmation histologique et la recherche de facteurs pouvant influencer leur croissance.


Méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique rétrospective. Tous les patients porteurs d’un oncocytome rénal diagnostiqué par biopsie percutanée de septembre 2010 à avril 2016 et suivis depuis plus d’un an ont été inclus. Les données épidémiologiques, histologiques, morphologiques ont été recueillies au diagnostic, en cours de surveillance et en cas de modification de stratégie (intervention). L’analyse statistique des facteurs influençant la croissance des oncocytomes était notamment basée sur le test de corrélation de pearson.


Résultats

Quatre-vingt-neuf ont été inclus. L’âge médian au diagnostic était de 67 [26–89]. Le sex-ratio h/f était 4/3. Le suivi médian était de 36 [12–180]. La taille moyenne au diagnostic était de 30mm [±16mm]. Vingt-quatre patients (27 %) ont été secondairement traités, dont 83,3 % par traitement conservateur. La croissance moyenne était de 0,23 (±0,23)cm/an. Les patients traités étaient plus jeunes et avaient une vitesse de croissance plus forte que les non traités (0,38±0,27cm/an versus 0,15±0,16cm/an, p =0,0001). Selon l’analyse de Pearson, il existait une relation linéaire négative entre la vitesse et l’âge au diagnostic (ρ =−0,35 ; p =0,0008) et entre la vitesse et score de comorbidité de Charlson (ρ =−0,40 ; p =0,0001). Donc, la croissance tumorale était d’autant plus forte que les patients étaient jeunes et en bonne santé.


Conclusion

Une croissance rapide conduit souvent à un arrêt de la surveillance au profit d’une stratégie interventionnelle. Pour les patients jeunes, le traitement conservateur (tumorectomie ou traitement ablatif) à moyen terme est sans doute à privilégier, mais pour les patients âgés ou ayant des comorbidités importantes, la surveillance est une alternative à une attitude invasive.

Mots clés:
F.
Extraction de spermatozoïdes ex-vivo au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 683, suppl. 13


Objectifs

L’extraction de spermatozoïdes testiculaires (tese, testis sperm extraction) est devenue une stratégie thérapeutique reconnue de l’azoospermie non obstructive. Le cancer du testicule est associé à d’importants changements qualitatifs du sperme pouvant aller jusqu’à l’azoospermie. Cette analyse a été réalisée pour rapporter notre expérience de la méthode tese réalisée au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule.


Méthodes

Les patients ayant une azoospermie préopératoire et devant avoir une orchidectomie pour cancer du testicule étaient orientés vers une prise en charge de type tese au moment de leur orchidectomie. Au moment de leur orchidectomie, le testicule était placé dans un champ stérile séparé et en utilisant une lampe à magnification, le testis était ouvert en deux et examiné. La zone de la tumeur était délibérément évitée et les tubes séminifères étaient extraits en de multiples endroits au niveau des parties macroscopiquement saines du testicule. Les échantillons étaient placés dans un milieu de transport adapté et analysés dans un laboratoire de procréation médicalement assistée.


Résultats

Huit patients, d’âge moyen 29±7 ans, constituaient notre population d’étude. Cinq avaient eu un tese au moment d’une première orchidectomie. Trois avaient du avoir une deuxième orchidectomie pour tumeur testiculaire métachrone. Cinq patients avaient un séminome et 3 une tumeur germinale non séminomateuse. Deux des 3 patients ayant eu une seconde orchidectomie avaient un antécédent de chimiothérapie, et un, de radiothérapie rétropéritonéale. Le volume moyen des testicules retirés était de 16±5mL. Les taux moyens de testostérone totale et de fsh étaient de 376±127ng/dL et de 11±8iu/mL. Au total, 3/8 patients avaient des spermatozoïdes retrouvés par la technique tese. Aucun spermatozoïde n’a pu être retrouvé chez aucun patient ayant eu un traitement gonadotoxique préorchidectomie. Les concentrations moyennes de spermatozoïdes récupérés étaient de 500±350 spermatozoïdes/hpf, permettant de réaliser en moyenne 8±4 paillettes à cryoconserver.


Conclusion

Ces données démontrent l’utilité de la technique ex-vivo tese chez les hommes ayant un cancer du testicule avec possibilité de mise en conservation de spermatozoïdes chez 50 % des hommes n’ayant pas d’antécédents de chimiothérapie.

Mots clés:
C. / J. / B. / J.