Base bibliographique

Spécificités gériatriques du cancer de la prostate
Geriatric specificities of prostate cancer
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 828-839

But

Décrire l’épidémiologie du cancer de la prostate (CaP) et son histoire naturelle chez le patient âgé. Proposer des adaptations de l’évaluation gériatrique spécifiques du CaP. Rappeler les options thérapeutiques et la conduite des traitements propres aux patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase, ainsi que sur les sites internet des sociétés savantes de gériatrie, de l’Institut National du Cancer à partir des mots clés suivants : personne âgée, gériatrie, cancer de la prostate, diagnostic, traitement.

Résultats

L’âge médian au diagnostic du CaP est 69 ans, faisant du CaP le type même du cancer du sujet âgé. La mortalité spécifique du CaP augmente avec l’âge. Cela traduit deux caractéristiques. Premièrement, un diagnostic des formes de stade et de grade élevés plus fréquent chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes. Deuxièmement, un recours aux options thérapeutiques curatives moins fréquent chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes. La SIOG propose une évaluation gériatrique spécifique pour les patients présentant un CaP ; elle peut être une aide, mais la recommandation d’une évaluation initiale des troubles cognitifs est critiquable. Nous ne disposons pas d’études thérapeutiques, ne serait ce que prospective, dédiées aux patients âgés. Cependant, un double objectif doit présider aux choix des soins chez le patient âgé : premièrement le respect des attentes propres à chaque patient et deuxièmement la recherche du bénéfice clinique global ; objectifs qui n’ont aucune raison d’être réservés aux patients âgés.

Conclusion

Le CaP chez le patient âgé répond aux recommandations diagnostiques et thérapeutiques générales en cours. Le respect de ces recommandations devrait permettre de corriger à la fois le diagnostic tardif et le sous-traitement observés.

Purpose

To describe the epidemiology of prostate cancer (PCa) and its natural history in the elderly patient. To propose adaptations of geriatric evaluation specific to PCa. Recall therapeutic options and the treatment options specific to elderly patients.

Method

Bibliographic research from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase, as well as on the websites of scientific societies of geriatrics, from the National Cancer Institute using the following keywords: elderly, geriatrics, prostate cancer, diagnosis, treatment.

Results

The median age at diagnosis for PCa is 69 years old, making PCa the very type of cancer of the elderly. The specific mortality of the disease increases with age. This translates two of its characteristics. First, a diagnosis at higher grade and stage is more common in older patients than in younger patients. Secondly, use of curative therapeutic options is less common in elderly patients than in younger patients. SIOG recommends a specific geriatric assessment for patients with PCa, which may be useful, but the need for an initial detection of cognitive disorders is open to criticism. There is no therapeutic trial, if only prospective, dedicated to elderly patients with PCa. However, decision-making in the elderly patient with PCa must pursue two goals: first, the respect of the expectations specific to each patient and secondly, the search for the global clinical benefit; goals that should not be restricted to elderly patients.

Conclusion

PCa in the elderly patient follow the current guidelines for diagnostic and for treatment. Compliance with these guidelines should eliminate both the late diagnosis and the under-treatment actually observed.

Mots clés:
personne âgée / Gériatrie / Cancer de la prostate / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
Elderly / Geriatrics / Prostate cancer / Diagnosis / treatment
Spécificités gériatriques du cancer du rein localisé
Geriatric specificities of localized renal cell carcinoma
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 865-873

But

Décrire l’épidémiologie du cancer du rein (CaR) et son histoire naturelle chez le patient âgé. Proposer des adaptations de l’évaluation gériatrique spécifiques du CaR. Rappeler les options thérapeutiques et la conduite des traitements propres aux patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase, ainsi que sur les sites internet des sociétés savantes de gériatrie, de l’Institut National du Cancer à partir des mots-clés suivants : personne âgée, gériatrie, cancer du rein, petite masse rénale, diagnostic, traitement.

Résultats

Le CaR connaît en France une augmentation d’incidence avec un pic entre 70 et 80 ans. Cette augmentation d’incidence se fait essentiellement par le diagnostic de petites masses rénales (PMR). La mortalité spécifique du CaR augmente avec l’âge (au moins entre 75 et 95 ans). La biopsie de la tumeur, à fortiori d’une PMR, devrait être envisagée chez le patient âgé. L’évaluation gériatrique des patients porteurs d’un CaR ne présente pas de particularité en dehors de des appréciations spécifiques de la fonction rénale et du risque opératoire. Nous ne disposons pas d’essai thérapeutiques prospectifs dédiés aux patients âgés ayant un CaR localisé. Le traitement chirurgical nécessite de recourir à une réhabilitation améliorée (dont les modalités sont en cours de définition) dans lequel les gériatres tiennent une place de choix tout au long du parcours de soins. La place des traitements ablatifs percutanés doit être mieux précisée chez les patients âgés. Cependant, devant une mortalité spécifique faible, la surveillance des PMR (au moins initialement) est une option probablement appropriée, certainement sous-utilisée, même si ses conséquences sur la qualité de vie restent à préciser. Le double objectif général de l’onco-gériatrie doit présider aux choix des soins chez le patient âgé ayant un CaR : premièrement le respect des attentes propres à chaque patient et deuxièmement la recherche du bénéfice clinique global ; objectifs qui n’ont aucune raison d’être réservés aux patients âgés.

Conclusion

Le CaR est en passe de devenir un cancer majoritairement du patient âgé. Il répond aux recommandations diagnostiques et thérapeutiques générales en cours. Il est souhaitable que la recherche clinique aide à mieux définir les places respectives de la biopsie des tumeurs rénales et de leur traitement percutané.

Purpose

To describe the epidemiology of renal cell carcinoma (RCC) and its natural history in the elderly patient. To propose adaptations of geriatric evaluation specific to RCC. Recall therapeutic options and the treatment options specific to elderly patients.

Method

Bibliographic research from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase, as well as on the websites of scientific societies of geriatrics, from the National Cancer Institute using the following keywords: elderly, geriatrics, renal cell carcinoma, small renal mass, diagnosis, treatment.

Results

The incidence of RCC increases in France and peaks between 70 and 80 years. This increase in incidence is mainly due to the diagnosis of small renal masses (SMR). The specific mortality of RCC increases with age (at least between 75 and 95 years). Tumor biopsy, especially of SMR, should be considered in the elderly patient. The geriatric assessment of patients with CaR has no specificity apart from specific evaluation of renal function and operative risk. There is no prospective therapeutic trials dedicated to elderly patients with localized RCC. Surgical treatment requires the use of fast track protocol (the modalities of which are being elaborated) in which geriatricians play a key role throughout the process. The role of percutaneous ablative treatment should be better defined in elderly patients. However, given their low specific mortality, surveillance of SRM (at least initially) is probably an interesting option, certainly under-used, although its impact on quality of life remains to be clarified. The overarching goal of geriatric oncology must guide the decisions of care in the older patient with CaR: first, the respect of patient-specific expectations and secondly the search for an overall clinical benefit; objectives that have no reason to be restricted to elderly patients.

Conclusion

RCC is becoming a predominantly elderly cancer. It responds to the current general diagnostic and therapeutic guidelines. It is desirable that clinical research help to better define the respective roles of percutaneous biopsy and treatment of localized RCC.

Mots clés:
personne âgée / Gériatrie / cancer du rein / Petite masse rénale / Diagnostic
Mots-clés:
Elderly / Geriatrics / Renal cell carcinoma / Small renal mass / Diagnosis
TRAITEMENT CONSERVATEUR DES TUMEURS MALIGNES DU PÉNIS
2019
- Traitement
Immunothérapie en urologie : principes et résultats
Immunotherapy in urology: Concept and results
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 922-928


Objectif

L’objectif de cet article est de faire une mise au point des données actuelles sur l’immunothérapie en uro-oncologie.


Matériel et méthodes

Synthèse des données de la littérature récente et des données présentées en congrès nationaux et internationaux sur l’immunothérapie dans les cancers urologiques.


Résultats

Les nouvelles immunothérapies agissent en restaurant l’immunité antitumorale, en bloquant les points de rétrocontrôle négatif. Dans les cancers du rein et de la vessie, aux stades métastatiques, l’immunothérapie a montré un bénéfice en survie globale en deuxième ligne, et plus récemment en première ligne de traitement pour le rein. Des essais sont actuellement en cours en situation adjuvante et néoadjuvante. Dans le cancer de la prostate, les données sont encore préliminaires et peu de patients semblent en bénéficier.


Conclusion

L’immunothérapie a fait ses preuves dans les cancers du rein et de la vessie. L’identification de marqueurs prédictifs devrait nous permettre à l’avenir de mieux sélectionner les patients potentiellement répondeurs.


Objective

The purpose of this article is to update current data on immunotherapy in uro-oncology.


Material and methods

Synthesis of data from recent literature and data presented at national and international conferences on immunotherapy in urological cancers.


Results

Current immunotherapies restore the anti-tumor immunity, by blocking immunity-negative feedback checkpoints. In metastatic renal cell carcinoma and bladder carcinoma, immunotherapy has first shown a significant survival benefit in second-line, and more recently in first-line for kidney cancer. Trials are currently ongoing in adjuvant and neoadjuvant settings. In prostate cancer, there is little data and immunotherapy seems to benefit a limited subgroup of patients.


Conclusion

Immunotherapy is a key treatment in kidney and bladder cancer. In the future, the identification of predictive markers should allow us to better select patients responding to immunotherapy.

Mots clés:
G. / N.
Mots-clés:
prostate cancer / Androgen deprivation / adverse events / Physical activity / Healthcare professional
Le rôle de l’IBODE en chirurgie robotique urologique
The nurse's role in urologic robotic surgery
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 899-903


Introduction

La chirurgie robotique grandissante requiert de nouvelles compétences pour les professionnels de bloc opératoire. Au cœur de l’équipe de chirurgie robotique l’IBODE, qu’il soit circulant, instrumentiste ou aide opératoire, a un rôle prépondérant. Quelle formation ces professionnels reçoivent-ils en la matière ? Au-delà de la technique, quels enjeux découvrent la robotique en salle d’intervention ?


Méthode

Analyse de la littérature avec les termes « scrub nurse » et « robotic surgery » dans le moteur de recherche de PubMed, et échanges avec des IBODE exerçant en chirurgie robotique.


Résultats

La définition des différents rôles IBODE en chirurgie robotique montre des compétences spécifiques à acquérir. La formation des IBODE est hétérogène en la matière. La communication en salle d’intervention est un enjeu majeur en chirurgie robotique.


Conclusion

La maîtrise de l’outil robotique est primordiale et l’expertise de l’IBODE doit être recherchée pour garantir une prise en soin sécuritaire des patients. La communication apparaît en être un des enjeux majeurs. La formation des professionnels de bloc opératoire standardisée serait souhaitable, comme l’exercice régulier en salle de robotique. La technique fait évoluer le métier IBODE.


Introduction

Growing robotic surgery requires new skills for OR professionals. In the heart of the robotic surgery team, the Operating Room nurse has a preponderant role whether circulating, scrub nurse or surgical assistant. How does the OR robotic nurse train? Beyond the technique, what does robotic imply in the OR?


Method

Analysis of the literature with the terms “scrub nurse” and “robotic surgery” in the PUBMED search engine, and exchanges with OR nurses involved in robotic surgery.


Results

The definition of the different OR nurses’ roles in robotic surgery shows specific skills to acquire. OR nurses’ training is heterogeneous. Communication in the OR is a major stake in robotic surgery.


Conclusion

Mastery of the robotic tool is essential and the expertise of the OR nurses must be sought to ensure a safe care of patients. Communication appears to be one of the major issues. OR staff training should be standardized, such as regular practice. OR nurses’ work is evolving with technique.

Mots clés:
Chirurgie robotique / IBODE / urologie / Compétences / Formation
Mots-clés:
Robotic surgery / Peri-operative nurse / Scrub-nurse / Urology / Skills
Les cystostomies continentes – indications et principes de prise en charge
Continent cystostomies – indications, surgical technique, complications and management
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 929-935


Introduction

Le présent article a pour objectif de présenter la cystostomie continente aux infirmier(e) diplômé(e) d’État (IDE) exerçant au sein d’un service d’urologie.


Méthodes

Cet article est fondé sur l'analyse de la littérature et l'expérience des auteurs concernant les cystostomies continentes.


Résultats

La cystostomie continente consiste à confectionner une conduite entre la vessie et la paroi abdominale au moyen d’un segment digestif. Elle s’adresse aux patients présentant un trouble de la vidange vésicale et ne pouvant pas réaliser les auto-sondages propres intermittents par l’urètre. Le taux élevé de succès (>84 %) ne doit cependant pas faire oublier les complications du conduit qui restent fréquentes.


Conclusion

Bien qu’elle présente de bon résultats fonctionnels à moyen et long terme, la cystostomie continente nécessite un suivi régulier et parfois quelques « ajustements ».


Introduction

To specifically introduce continent cystostomy – indications, surgical technique, complications and management – to the nurses working in a urology department.


Method

The present article is based on a review of the literature and author’s experience in continent cystostomy.


Results

Continent cystostomy is a neo-conduit placed between the bladder and the anterior abdominal wall using the digestive tract. It is usually performed in patients with bladder voiding dysfunction who cannot undergo clean self-intermittent catheterization through the urethra. The high success rate (>84%) associated with this procedure should not hide the frequent associated complications with the conduit.


Conclusion

Even if continent cystostomy is associated with good mid- and long-term functional outcomes, it requires a close follow-up and in some cases “adjustments”.

Mots clés:
Dérivation urinaire cutanée continente / Trouble de la vidange vésicale / Mitrofanoff / Yang-Monti / Casale
Mots-clés:
Continent cutaneous urinary diversion / Voiding dysfunction / Mitrofanoff / Yang-Monti / Casale
L’entérocystoplastie d’agrandissement : indications et principes de prise en charge pour l’IDE en urologie
Augmentation cystoplasty: Perioperative management for urologic nurses
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 917-921


Introduction

La confection d’une entérocystoplastie d’agrandissement (EA) peut être nécessaire en cas de diminution de la capacité vésicale ou de la compliance vésicale pour protéger le haut appareil urinaire et améliorer le confort mictionnel.


Méthodes

Cet article revient sur les indications et principes de prise en charge des EA dans le quotidien des infirmières en service d’urologie.


Résultats

L’EA est généralement constituée d’une portion d’iléon qui sera suturée à la vessie sous forme d’un patch. L’éducation thérapeutique des patients commence en préopératoire par l’apprentissage des auto-sondages intermittents et la préparation intestinale quand elle est réalisée. L’encadrement IDE en post-opératoire insiste sur les auto-soins, les conseils et prévention de gestion du mucus.


Conclusion

Si l’acte chirurgical est technique et doit donc être méticuleux, l’encadrement et l’éducation des patients ne l’est pas moins pour éviter la survenue d’infections urinaires à répétition, de calculs vésicaux voire une perforation de la plastie.


Introduction

Augmentation cystoplasty (AC) is a surgical option to restore a good capacity bladder reservoir able to fill at low pressure.


Methods

The authors present the main principles for perioperative management for urologic nurses.


Results

AC is usually made with a piece of ileum patched to the bladder. Patient education programs are very important and are usually managed by urologic nurses. It begins in preoperative phase with the self-catheterization learning and continue in the postoperative phase with advises and prevention of the urinary mucus.


Conclusion

AC are tricky surgeries but management and education of patients by urological nurses are key points to avoid chronic infection, stones or AC perforation.

Mots clés:
T. / C. / S.
Mots-clés:
prostate cancer / Androgen deprivation / adverse events / Physical activity / Healthcare professional
Patients avec un cancer de la prostate traités par hormonothérapie : impact de l’activité physique adaptée
Patients with prostate cancer treated by androgen deprivation therapy: Impact of adapted physical activity
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 912-916


Objectifs

Le but de cet article est de présenter l’activité physique adaptée (APA) et son impact potentiel sur les effets secondaires de l’hormonothérapie (HT), les limites de sa mise en œuvre et les mesures pour favoriser sa diffusion auprès des patients avec un cancer de la prostate (CaP) traité par HT.


Matériel et méthodes

Une revue non systématique de la littérature a été réalisée à partir des articles référencés dans Pubmed, en utilisant les mots clés « prostate cancer », « androgen deprivation » and « physical activity », et des principales publications et recommandations des agences de santé nationales et internationales, publiés entre janvier 2010 et juin 2019.


Résultats

L’APA représente un moyen d’action efficace pour diminuer les effets secondaires de l’HT. Son intégration dans le parcours de soins des patients avec un PCa traité par HT reste limitée.


Conclusion

Afin de promouvoir et garantir une place à l’APA dans cette population, une collaboration pluridisciplinaire entre les professionnels de santé et de l’APA est indispensable. Cette collaboration doit permettre la mise en place de programmes d’APA et d’outils d’éducation thérapeutique standards et innovants pour les patients ainsi que le développement d’information et de promotion auprès des professionnels de santé.


Objectives

The purpose of this article is to present adapted physical activity (APA) and its potential impact on the androgen deprivation therapy (ADT) adverse effects, the limits and measures to promote its use among prostate cancer (PCa) patients treated with ADT.


Material and methods

A non-systematic review of the literature was performed with pubmed referenced articles, using the keywords “prostate cancer”, “androgen deprivation” and “physical activity”, and the main publications and recommendations of national and international health agencies, published between January 2010 and June 2019.


Results

APA represents an effective action to reduce adverse effects of ADT. Its integration into health care of PCa patients treated with ADT remains limited.


Conclusion

To promote a APA development in this population, a multidisciplinary collaboration between healthcare and APA professionals is essential. This collaboration should enable implementation of standard and innovative APA programs and therapeutic education tools for patients, as well as development of information and promotion for healthcare professionals.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Suppression androgénique / effets secondaires / Activité physique adaptée / Professionnels de santé
Mots-clés:
prostate cancer / Androgen deprivation / adverse events / Physical activity / Healthcare professional
Points clés de l’annonce pour le cancer de la prostate métastatique
Key points of the announcement for metastatic prostate cancer
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 908-911


Objectif

Connaître les points clés de l’annonce pour le cancer de la prostate métastatique.


Matériels et méthodes

Entretiens libres avec les patients et leur entourage sur une période de cinq ans. Entretiens dans le cadre de consultations paramédicales d’annonces et de coordination de parcours de soins complexes avec une file active de 350 patients/an.


Résultats

L’annonce d’un cancer de la prostate est toujours péjorative, quel que soit le degré de la maladie. Elle prend ici un aspect d’autant plus traumatisant que la présence de métastases augure, pour la plupart des patients, des jours difficiles, des traitements lourds et une espérance de vie qu’ils jugent compromise.


Conclusion

Le dispositif d’annonce encadre la prise en charge des patients. Il permet de pondérer l’impact du traumatisme initial et d’établir entre le patient et l’ensemble des équipes médicales et paramédicales un pacte thérapeutique qui ouvre sur un projet de vie.


Objective

To know the key points of the diagnosis announcement for metastatic prostate cancer.


Materials and methods

Free interviews with patients and their relatives over a period of five years. Interviews in nurse out patient clinics, and coordination of complex care pathways with an active line of 350 patients per year.


Results

The announcement of prostate cancer remains pejorative, regardless of the disease stage. It is even more traumatic when the patient has metastases, meaning for them, difficult days, heavy treatments and a considered compromised life expectancy.


Conclusion

The announcement program frames the management of patients. It allows to weight the impact of the initial trauma and establish between the patient and all the medical and paramedical teams a therapeutic pact that opens on a life project.

Mots clés:
J.-P. / X. / M.
Mots-clés:
Robotic surgery / Peri-operative nurse / Scrub-nurse / Urology / Skills
Rôle de l’infirmier(e) dans l’application de la récupération améliorée après chirurgie
Role of the nurse in the implementation of enhanced recovery after surgery
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 904-907


Introduction

La récupération améliorée après chirurgie (RAAC) nécessite une réorganisation des soins et une coordination optimale des différentes étapes. L’infirmier coordinateur a un rôle crucial dans la mise en place d’un tel protocole.


Matériel et méthodes

Nous avons identifié les missions de l’infirmier coordinateur dans le parcours du patient.


Résultats

Le rôle du coordinateur est majeur aux différentes étapes de la prise en charge pour : informer le patient, réduire les conséquences du stress chirurgical, solliciter en fonction des besoins du patient les autres intervenants, anticiper l’organisation des soins et la sortie du patient en restant en relation avec un réseau d’infirmières libérales, détecter les alertes justifiant une ré-hospitalisation éventuelle, favoriser et stimuler la reprise d’autonomie du patient.


Conclusion

L’infirmier coordinateur est un des piliers de la RAAC, permettant une harmonisation du parcours de soins pluridisciplinaire du patient afin d’établir une organisation optimale entre le patient et les différents intervenants.


Introduction

Enhanced recovery after surgery (ERAS) requires a reorganization of care and optimal coordination of the different perioperative steps. The coordinating nurse has a crucial role in setting up such a protocol.


Material and methods

We have identified the tasks of the coordinating nurse in the patient's management.


Results

The role of the coordinator is major in the different steps to: inform the patient, reduce the consequences of surgical stress, solicit other actors according to the needs of the patient, anticipate the organization of care and discharge of the patient by staying in touch with a network of liberal nurses, detect alerts justifying readmission, promote and stimulate recovery of autonomy of the patient.


Conclusion

The coordinating nurse is one of the pillars of ERAS protocol, allowing a harmonization of the multidisciplinary management in order to establish an optimal organization between the patient and the different actors of the care course.

Mots clés:
G.
Mots-clés:
Robotic surgery / Peri-operative nurse / Scrub-nurse / Urology / Skills
Traumatismes du rein
Renal Trauma
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 936-942


Introduction

Les traumatismes rénaux sont fréquents, retrouvés dans 10 % de l’ensemble des traumatismes abdominaux. Ils sont majoritairement fermés, en rapport avec un choc direct ou une décélération brutale.


Matériel et méthodes

Nous avons une réalisé une synthèse de la prise en charge des traumatismes du rein à destination des infirmières et infirmiers.


Résultats

Les signes cliniques les plus fréquents sont l’hématurie et la lombalgie. Le meilleur examen diagnostique est l’uroscanner. La classification la plus utilisée est celle de l’American Association for the Surgery of Trauma (AAST) qui classe les traumatismes rénaux en 5 grades de gravité croissante sur la base des images scannographiques. Le traitement est conservateur dans l’immense majorité des cas et s’est largement simplifié ces dernières années, étant essentiellement basé sur une surveillance clinique. Les traitements radio-interventionnels et endoscopiques sont réservés à des cas très sélectionnés et le recours à l’exploration chirurgicale est exceptionnel.


Conclusion

Le pronostic s’est également considérablement amélioré et les traumatismes rénaux aboutissent désormais très rarement au décès ou à la perte du rein.


Introduction

Renal traumas are common, observed in 10% of patients with abdominal trauma. Most renal traumas are blunt, resulting from a direct hit or from an abrupt deceleration.


Material and methods

We realized a synthesis of renal trauma management for nurses.


Results

Clinical presentation often encompasses gross hematuria and lumbar pain. The best diagnostic tool is computed tomography (CT) urogram. Based on CT urogram images, renal traumas are classified according to the American Association for the Surgery of Trauma (AAST) classification in five grades of increasing severity. The management is conservative in the vast majority of cases and has been largely simplified over the past few years, being now mostly based on observation. Radiological interventional and endoscopic procedures are used only in very selected cases and surgical exploration has become extremely rare.


Conclusion

The prognosis has also considerably improved and renal trauma rarely result in death or loss of the kidney nowadays.

Mots clés:
L. / B. / G. / A. / T.
Mots-clés:
Continent cutaneous urinary diversion / Voiding dysfunction / Mitrofanoff / Yang-Monti / Casale
Pénurie d’Ametycine : utilisation de l’Epirubicine
2019

Cher(e)s collègues,

Dans le contexte de pénurie de mitomycine C (Amétycine®) qui entrave le traitement adjuvant des tumeurs de vessie n'infiltrant pas le muscle, le Comité de Cancérologie de l'Association Française d'Urologie a proposé à l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) d'utiliser l'épirubicine comme agent de chimiothérapie alternatif. L'épirubicine a démontré son efficacité et est utilisée dans de nombreux pays dans les indications équivalentes à celles de la mitomycine C. 
Les posologies recommandées sont :

DÉRIVATION URINAIRE APRÈS CYSTECTOMIE TOTALE : DIFFÉRENTS TYPES
2019
- Traitement
INCONTINENCE URINAIRE DE LA FEMME
2019
- Traitement
ABLATION DE SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL CHEZ LA FEMME
2019
- Traitement
DÉRIVATION URINAIRE CUTANÉE CONTINENTE
2019
- Traitement
DÉRIVATION URINAIRE EXTERNE TYPE BRICKER
2019
- Traitement
INCISION COLLET DIVERTICULE
2019
- Traitement
POSE D’UNE PROTHÈSE ENDO-URÉTHRALE
2019
- Traitement
PYÉLOTOMIE POUR CALCUL
2019
- Traitement
SURVEILLANCE ACTIVE POUR PRISE EN CHARGE D’UN CANCER DE PROSTATE
2019
- Traitement
TRAITEMENT « HORMONAL » SUPPRESSION ANDROGÉNIQUE POUR LE CANCER DE LA PROSTATE
2019
- Traitement
URÉTERECTOMIE
2019
- Traitement
URÉTEROSTOMIE CUTANÉE
2019
- Traitement
URÉTRECTOMIE TOTALE
2019
- Traitement
URÉTROTOMIE INTERNE (PAR ENDOSCOPIE)
2019
- Traitement
BIOPSIE DE VESSIE
2019
- Traitement
CURAGE GANGLIONNAIRE POUR CANCER DE LA PROSTATE
2019
- Traitement
CURIETHÉRAPIE DE LA PROSTATE
2019
- Traitement
CYSTECTOMIE PARTIELLE POUR TUMEUR DE VESSIE
2019
- Traitement