Base bibliographique

Place des alphabloquants chez la femme : revue de la littérature
Role of alphablockers in women: Systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1078-1095


Introduction

L’AMM des alphabloquants se limite principalement à l’hypertrophie bénigne de la prostate. L’objectif de cette revue est d’évaluer le bénéfice clinique et urodynamique de l’utilisation des alphabloquants chez la femme.


Méthode

Une revue de la littérature a été réalisée sur l’ensemble des études prospectives rapportant l’utilisation des alphabloquants chez les femmes présentant des troubles mictionnels dont au moins un des bras comportait l’utilisation d’un alphabloquant seul.


Résultats

Dix-sept articles ont été inclus. Les articles sélectionnés ont été classés selon la population étudiée : troubles urinaires du bas appareil, troubles de la vidange vésicale sans précision sur le mécanisme, obstruction sous-vésicale, hypoactivité détrusorienne, hyperactivité vésicale. Quatre études ont été randomisées contre placebo. On retrouve une amélioration de l’IPSS dans 8 études, allant jusqu’à une diminution de 11,7 points (4,6 vs 16,3 p <0,05). Le sous score IPSS vidange était globalement amélioré dans 8 études avec une diminution allant jusqu’à 6,2 points (9,6±5,5 vs 14,8±4 p <0,01). Deux essais randomisés ont montré une meilleure amélioration versus placebo des scores cliniques avec une amélioration de l’IPSS de : −11,7 vs −9,5 (p <0,05) et −5,6 vs −2,6 (p <0,05). Les paramètres urodynamiques sont également améliorés avec une amélioration du Qmax allant jusqu’à+5,8mL/s (p <0,05), mais le bénéfice versus placebo était souvent non significatif. Les alphabloquants semblent également présenter un bénéfice pour les troubles de la vidange non obstructifs. Le bénéfice dans l’hyperactivité vésicale semble limité.


Conclusion

L’utilisation d’un alphabloquant chez la femme peut se justifier dans certains troubles de la vidange. Leur place précise reste à déterminer.


Introduction

Marketing authorization of alphablockers is limited principally to men with benign hypertrophy of prostate. The objective of this review is to evaluate clinical and urodynamic improvement of alphablockers in women.


Method

A review of the literature was carried out on all prospective studies about the use of alphablockers in women with urination disorders.


Results

Seventeen articles have been included. The selected articles were classified according to the studied population: lower urinary tract disorders, bladder emptying disorders without details on mechanism, bladder outlet obstruction, detrusor hypoactivity overactive bladder. Four studies were randomized against placebo. There was an improvement in the IPSS in 8 studies going as far as a decrease of 11,7 points (4.6 vs. 16.3 P <0.05). The voiding IPSS subscore was improved overall in 8 studies with a decrease of up to 6,2 points (9.6±5.5 vs. 14.8±4 P <0.01). Two trials showed an improvement of clinical scores versus placebo with an improvement of IPSS from −11.7 vs −9.5 (P <0.05) and −5.6 vs −2.6 (P <0.05). Urodynamic parameters were also often improved with a decrase of Qmax going to+5.8mL/s (P <0.05). Alphablocker also appear to improve non obstructive voiding disorders. The benefit in overactive bladder seems limited.


Conclusion

Alphablockers may be indicated in voiding disorders of women. Their exact role must be established.

Traitement de l’hyperactivité vésicale d’origine idiopathique chez la femme : électrostimulation transcutanée du nerf tibial postérieur transcutanée seule versus combinée à la rééducation périneale
Treatment of idiopathic overactive bladder in women: Transcutaneous tibial nerve stimulation alone versus combined with pelvic floor muscle training
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1126-1133


Introduction

Le traitement du syndrome d’hyperactivité vésicale (SHAV) par stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS) du nerf tibial postérieur est habituellement recommandé en troisième intention. Le but de ce travail était de comparer la TENS seule sur le SHAV d’origine idiopathique chez la femme contre un traitement combinant TENS et rééducation périnéale.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective comparative de 58 patientes, suivies à l’unité d’urodynamique. Trente patientes ont reçu une TENS seule et 28 ont eu une TENS+rééducation périnéale. Le critère principal d’évaluation s’est basé sur les données du calendrier mictionnel.


Résultats

L’âge moyen de nos patientes était de 55,2 ans. Dans le groupe TENS, on a objectivé une amélioration significative de la pollakiurie (6 mictions quotidiennes après TENS versus 10 avant, p <0,001), de la nycturie (1,08 levers nocturnes après TENS versus 1,75 avant, p =0,003), des urgenturies (7 épisodes quotidiens après TENS versus 11 avant (p <0,001) et du volume mictionnel maximum (378mL après TENS vs 306mL avant, p =0,004). Le score Ditrovie ainsi que les scores USP (HAV et IUE) ont diminué de façon significative. Dans le groupe TENS+rééducation, une amélioration significative a été notée pour les critères : pollakiurie (5,7 mictions quotidiennes après TENS+rééducation versus 7,56 avant, p <0,001), nycturie (1,4 levers nocturnes après TENS+rééducation versus 2,3 avant, p =0,001), nombre de mictions journalières (7 après TENS+rééducation versus 9 avant, p <0,001) et des urgenturies (4,5 épisodes quotidiens après TENS+rééducation versus 7 avant (p <0,01). Les scores USP (HAV et IUE) ainsi que le score Ditrovie ont diminué significativement après TENS+rééducation (score IUE de 1,2 après versus 3,4 avant [p <0,001], score HAV de 5,2 après versus 10,4 avant [p <0,001]). Il n’y avait pas de différence significative d’amélioration des paramètres du catalogue mictionnel et des scores USP (Dysurie, IUE et HAV et Ditrovie entre les deux groupes (TENS et TENS+rééducation).


Conclusion

Nous n’avons pas observé de différence de résultat entre un traitement par TENS et un traitement combiné avec TENS et rééducation périnéale pour des femmes ayant un SHAV.


Niveau de preuve

3.


Background

The treatment of overactive bladder syndrome (OABS) by percutaneous pelvic nerve stimulation (PTNS) is usually recommended as a third line treatment. The purpose of this work was to compare PTNS alone on idiopathic OABS in women against a treatment combining PTNS and pelvic floor muscle training (PFMT).


Methods

This was a retrospective comparative study of 58 patients, followed at the urodynamic unit. Thirty patients received PTNS alone and 28 PTNS+pelvic floor rehabilitation. The main instrument used to measure the outcomes was the voiding diary.


Results

The average age of our patients was 55.2 years. In the PTNS group, there was a significant improvement in daily micturitions (6 after PTNS vs. 10 before, P <0.001), nocturia (1.08 after PTNS vs. 1.75 before, P =0.003), urgency (7 daily before PTNS vs. 11 before (P <0.001) and maximum voided volume (378mL after PTNS vs. 306mL before, P =0.004). The Ditrovie score and USP scores showed a significant decrease. In the PTNS+PFMT group, a significant improvement was noted for the criteria: daily frequency episodes (5.7 after PTNS+PFMT vs. 7.56 before, P <0.001), nocturia (1.4 after PTNS+PFMT vs. 2.3 before, P =0.001), and daily urgency episodes (7 after PTNS+PFMT vs. 9 before, P <0.01). The OAB and SUI USP scores and the Ditrovie score decreased significantly (USP SUI score: 1.2 after PTNS+PFMT vs. 3.4 before (P <0.001) ; USP OAB score: 5.2 after PTNS+PFMT vs. 10.4 before, P <0.001). The comparison of the two groups (PTNS vs. PTNS+PFMT) did not show any significant difference in the voiding dairy outcomes and in the subjective scores outcomes (USP and Ditrovie).


Conclusion

No significant difference was observed concerning outcomes following PTNS alone and combined PTNS and PFMT in women presenting OABS.


Level of evidence

3.

Troubles urinaires et génito-sexuels dans le syndrome d’apnée obstructive du sommeil : revue de la littérature
Urinary tract symptoms and erectile dysfunction in obstructive sleep apnea: Systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1069-1077


Objectifs

L’objectif de ce travail est de faire la revue des troubles urinaires et sexuels associés au syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) aussi bien en termes de physiopathologie que de traitement potentiel.


Méthodes

La recherche a été réalisée selon la stratégie PRISMA en utilisant la base de données Pubmed et les termes MeSH : sleep apnea , urinary incontinence , erectile dysfunction , sexuality . Tous les articles publiés jusqu’à 2020, en français ou en anglais, ont été examinés sans restriction temporelle.


Résultats

La recherche a identifié 240 articles desquels 30 ont été utiles. La revue des listes des références a permis l’inclusion de 26 articles supplémentaires. Les troubles identifiés sont la nycturie, l’hyperactivité vésicale (HAV) et la dysfonction érectile (DE). L’augmentation des taux des facteurs natriurétique est responsable de la nycturie. La nycturie est associée à un index d’apnées/hypopnées (IAH) significativement plus élevé (49±11 vs 24±8 épisodes par heure avec p =0,0001), avec une sévérité proportionnelle à celle du SAOS et une valeur prédictive positive de 71 %. L’hypoxémie intermittente récurrente entraîne une atteinte axonale périphérique et une urgenturie subséquente. Une corrélation positive existe entre l’HAV le SAOS, surtout lorsque ce dernier est modéré ou sévère. Les patients atteints de SAOS présentent un risque accru d’avoir une DE, avec un OR combiné de 0,45 (IC95 % : 0,18–0,71). L’hypoxémie intermittente nocturne, la diminution du monoxyde d’azote et l’augmentation de la pression artérielle et de l’endothéline 1 contribuent à la DE. Le traitement précoce du SAOS par pression positive continue (CPAP) permet l’amélioration partielle mais significative de la nycturie, des scores d’HAV et d’incontinence urinaire et de la DE.


Conclusion

Le SAOS est associé à des troubles urinaires (nycturie et HAV) et sexuels (DE) dont la gravité et la fréquence sont liées à la sévérité du syndrome. Ces troubles sont réversibles après le traitement du SAOS par CPAP. La recherche d’un SAOS est raisonnable en cas de nycturie pathologique ou d’impuissance avec perte de l’érection matinale.


Objective

The objective of this work was to make a review of urinary tract symptoms and erectile dysfunction involved in obstructive sleep apnea (OSA) but also to study their physiopathology and potential treatments.


Methods

We conducted a literature review in the Pubmed database using PRISMA guidelines and the MeSH terms: sleep apnea, urinary incontinence, erectile dysfunction, sexuality. All French and English articles published up to 2020 were evaluated.


Results

The initial evaluation identified 240 articles from which 30 were included. References lists review allowed the inclusion of 26 additional articles. Nocturia, overactive bladder (OAB) and erectile dysfunction (ED) were associated with OSA. Increased levels of natriuretic peptides are behind nocturia. Nocturia is associated with higher Apnea/Hypopnea Index (AHI) (49±11 vs 24±8 episodes/hour with P =0.0001). The severity of nocturia is proportional to the severity of OSA with a positive predictive value of 71%. Intermittent nocturnal hypoxemia causes peripheral axonal damage with subsequent urgency incontinence. There is correlation between severity of OAB and the severity of OSA especially when the latter is moderate or severe. An odds ratio of 0.45 (CI95%: 0.18–0.71) is found for ED in patients who don’t have OSA, associating the latter to an increased risk of ED. Intermittent nocturnal hypoxemia, the decrease in the levels of nitric oxide, and the increase in blood pressure and levels of endothelin 1 contribute to the development of ED. An early treatment of OSA with continuous positive airway pressure (CPAP) may allow a partial but significant control of urinary symptoms and erectile dysfunction associated with OSA.


Conclusion

OSA is associated with urinary tract symptoms (nocturia and OAB) and erectile dysfunction. The severity of associated symptoms is related to the severity of OSA. Urinary and sexual troubles are reversible after treatment of OSA by CPAP. OSA research is reasonable in case of pathologic nocturia or ED with loss of morning erections.

Actualisation 2020–2022 des recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – Éditorial
Update 2020–2022 of French ccAFU guidelines - Editorial
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S1, suppl. 12S
       

Définition, épidémiologie et retentissement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique
Definition, epidemiology and impact of non-neurogenic overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 866-872

Introduction

Le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) est une pathologie fréquente ayant un retentissement fonctionnel important chez les patients qui en souffrent.

Objectif

Effectuer une synthèse des connaissances actuelles sur la définition, l’épidémiologie et le retentissement du SCHV.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de Pubmed , Embase , Google Scholar a été menée en juin 2020.

Résultats

Le SCHV est défini par la survenue d’urgenturies avec ou sans incontinence urinaire, habituellement associées à une pollakiurie ou une nycturie en l’absence d’infection urinaire ou de pathologie locale organique évidente (tumeur, infection, calcul). En France, le SCHV affecte 14 % de la population générale et cette prévalence augmente avec l’âge. Cette pathologie est une source d’altération majeure de la qualité de vie avec un retentissement physique (chutes, fractures, troubles du sommeil, fatigue), psychique (anxiété, dépression) social (limitation des loisirs, isolement) et économique.

Conclusion

Le SCHV est défini de manière standardisée. Il s’agit d’une pathologie fréquente ayant des conséquences fonctionnelles importantes avec une altération notable de la qualité de vie.

Introduction

Overactive bladder (OAB) is a common condition with a significant functional impact in patients.

Objective

To synthesize current knowledge on the definition, epidemiology and impact of OAB.

Method

A systematic literature review based on Pubmed, Embase, Google Scholar was conducted in June 2020.

Results

OAB is defined by urinary urgency, usually accompanied by frequency and nocturia, with or without urgency urinary incontinence, in the absence of urinary tract infection or other obvious pathology. In France, OAB affects 14 % of the general population and this prevalence increases with age. This condition is a source of major deterioration in patients’ quality of life with a physical (falls, fractures, sleep disorders, fatigue), psychic (anxiety, depression) social (limitation of leisure, isolation) and economic impact.

Conclusion

The definition of OAB is standardized. OAB is a frequent condition and has significant functional consequences with a notable deterioration in quality of life.

Évaluation d’un syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique
Evaluation of non-neurogenic overactive bladder syndrome
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 895-903

Introduction

L’évaluation initiale des patients souffrant du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) a fait l’objet de recommandations internationales.

Objectif

Faire une synthèse des connaissances actuelles sur l’évaluation du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV).

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed , Embase et Google Scholar a été menée en juin 2020.

Résultats

Le recueil précis de l’anamnèse et l’évaluation des symptômes du bas appareil urinaire est la première étape de l’évaluation des patients ayant un SCHV. En outre, la recherche de facteurs, favorisants l’élimination de causes urologiques pouvant être responsables d’urgenturies et la recherche de contre-indications thérapeutiques, sont essentielles. L’examen clinique et le calendrier mictionnel d’une durée de 3 à 7 jours font partie de l’évaluation initiale. Les auto-questionnaires validés en français mesurent la gêne ressentie par le patient et l’impact sur la qualité de vie. La bandelette urinaire et l’examen cytobactériologique des urines permettent d’éliminer une infection urinaire. La cytologie urinaire et la cystoscopie cherchent une tumeur de vessie en cas de contexte évocateur. La mesure du résidu post-mictionnel évalue un trouble de vidange vésicale associé. Le bilan urodynamique et les examens d’imagerie ne sont pas des examens complémentaires de première intention.

Conclusion

Il est essentiel de bien connaître l’évaluation initiale du SCHV afin d’instaurer un traitement adapté à la gêne ressentie par les patients.

Introduction

International guidelines exist regarding the initial assessment of patients suffering from overactive bladder (OAB).

Objective

To synthesize current knowledge on the evaluation of OAB.

Method

A systematic literature review based on Pubmed, Embase, Google Scholar was conducted in June 2020.

Results

An accurate taking of history and assessment of lower urinary tract symptoms are the first steps of the evaluation of patients with OAB. In addition, the search of risk factors for OAB, the exclusion of urological causes which can be responsible for urgency and the identification of therapeutic contra-indications are essential. The clinical examination and a 3-to 7-day bladder diary are part of the initial assessment. Self-questionnaires validated in French measure patients’ bother and the impact on quality of life. The urine strip or culture eliminates a urinary tract infection. Urinary cytology and cystoscopy investigate a bladder tumor in case of risk factor. The post-void residual volume has to be measured in case of voiding symptoms. Urodynamics and imaging are not first-line tests.

Conclusion

The understanding of the initial evaluation of OAB is essential to introduce treatments adapted to patients’ bother.

Physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale
Pathophysiology of overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 873-879

Introduction

Les connaissances de la physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale ont beaucoup évolué au cours des 20 dernières années. L’objectif de ce travail était, à partir d’une revue de la littérature, de faire une synthèse des connaissances actuelles sur la physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de Pubmed, Embase, Google Scholar, a été menée en février 2020 en utilisant les mots clés « overactive bladder  » et « pathophysiology  ».

Résultats

Quatre mécanismes physiopathologiques du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale peuvent être décrits. Il s’agit du dysfonctionnement du muscle détrusor, d’une origine urothéliale ou sous-urothéliale, d’une origine neurologique ou d’une modification du microbiome urinaire. Parallèlement, il est à noter que l’ensemble des mécanismes physiopathologiques décrits ci-dessus est favorisé par différentes situations cliniques que sont le vieillissement, l’ischémie, le syndrome métabolique, la ménopause et le dysfonctionnement des autres appareils abdomino-pelviens.

Conclusion

La physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale est complexe et comprend plusieurs mécanismes le plus souvent associés.

Introduction

The pathophysiology knowledge of the overactive bladder syndrome has evolved considerably over the past 20 years. The objective of this work was, from a review of the literature, to synthesize current knowledge on the pathophysiology of the overactive bladder syndrome.

Method

A systematic review based on Pubmed, Embase, Google Scholar, was conducted in February 2020 using the keywords “overactive bladder” and “pathophysiology”.

Results

Four pathophysiological mechanisms involved in the overactive bladder syndrome development can be described. They include the detrusor muscle dysfunction, an urothelial or sub-urothelial origin, a neurological origin and a change in the urinary microbiome. At the same time, it should be noted that all of the pathophysiological mechanisms described above are favored by different clinical conditions such as aging, ischemia, metabolic syndrome, menopause and the dysfunction of other abdominopelvic systems.

Conclusion

The pathophysiology of the overactive bladder syndrome is complex and includes several mechanisms most often associated.

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020-2022 : bilan de malignité d’un incidentalome surrénalien
French ccAFU guidelines - update 2020-2022: malignancy assessment of an adrenal incidentaloma
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S331, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020-2022 : sarcomes rétropéritonéaux
French ccAFU guidelines – update 2020-2022: retroperitoneal sarcoma
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S314, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020–2022 : tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
French ccAFU guidelines - update 2020–2022: upper urinary tract urothelial carcinoma
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S52, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020–2022: tumeurs germinales du testicule
French ccAFU guidelines - update 2020–2022: testicular germ cell tumors
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S280, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : cancer de la prostate
French ccAFU guidelines – update 2020–2022: prostate cancer
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S136, suppl. 12S

Résumé

Objectif. Le but du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie est de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate.

Méthodes. Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2018 à 2020 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance du cancer de la prostate, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats. Les recommandations précisent la génétique, l’épidémiologie et les moyens diagnostiques du cancer de la prostate, les notions de dépistage et de détection précoce. L’imagerie par résonance magnétique (IRM), examen d’imagerie de référence du cancer localisé, est recommandée avant la réalisation de biopsies prostatiques. Les moyens thérapeutiques sont détaillés et recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active est une option thérapeutique de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La radiothérapie de rattrapage précoce est recommandée en cas de récidive biologique postprostatectomie totale. La suppression androgénique (SAd) reste le traitement de fond au stade métastatique. Le docétaxel associé à la SAd améliore la survie globale en première ligne du cancer de la prostate métastatique synchrone. Dans cette situation, l’association de la SAd à l’abiratérone est également un standard thérapeutique quel que soit le volume tumoral. Les données récentes amènent à recommander la SAd à une hormonothérapie de nouvelle génération (apalutamide ou enzalutamide) chez les patients métastatiques synchrones ou métachrones, quel que soit le volume tumoral. Le traitement local du cancer de la prostate par radiothérapie améliore la survie des patients oligométastatiques synchrones. Le traitement ciblé des métastases est en cours d’évaluation. Chez les patients présentant un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC), l’apport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années aide à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie.

Conclusion. Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs d’un cancer de la prostate.

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : prise en charge du cancer du rein
French ccAFU guidelines - update 2020–2022: management of kidney cancer
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S2, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs de la vessie
French ccAFU guidelines – update 2020–2022: bladder cancer
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S78, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : tumeurs malignes du pénis
French ccAFU guidelines – update 2020–2022: penile cancer
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S252, suppl. 12S
       

Suivi et évaluation des traitements du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique
Follow-up and evaluation of non-neurogenic OAB treatments
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 931-937

Introduction

Le suivi d’un patient traité pour un syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) a pour objectif de vérifier l’efficacité du traitement et de détecter d’éventuels effets indésirables.

Objectif

Faire une synthèse des connaissances actuelles sur le suivi et l’évaluation des traitements du SCHV non neurologique.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed, Embase et Google Scholar a été menée en juin 2020.

Résultats

Le succès du traitement d’un patient ayant un SCHV n’est pas défini de manière consensuelle. Les définitions du succès dans les essais cliniques utilisent les données du calendrier mictionnel. Elles ne sont pas toujours transposables dans la pratique clinique car elles ne permettent pas de mesurer l’efficacité globale d’un traitement, centrée sur le patient ni la satisfaction vis-à-vis du traitement. Il est alors nécessaire de disposer de questionnaires symptômes avec une évaluation de la qualité de vie. En effet, la notion de succès thérapeutique est différente selon le point de vue du médecin ou du patient. Il est alors important de bien évaluer avec le patient, et avant l’instauration du traitement, les objectifs et les résultats attendus du traitement. Le SCHV « réfractaire » n’est pas défini de manière homogène, alors que cette définition est importante pour sélectionner les candidats aux traitements de seconde ligne. Le suivi d’un patient ayant un SCHV est essentiel pour pouvoir adapter le traitement à l’efficacité et à la tolérance mais également pour détecter toute modification de symptômes pouvant révéler une autre maladie urologique.

Conclusion

Le succès ou l’échec du traitement du SCHV dépend de l’interaction de nombreux facteurs, incluant des critères objectifs mesurés par le clinicien, et surtout des critères subjectifs de perception de l’efficacité du traitement par les patients.

Introduction

The purpose of monitoring a patient treated for overactive bladder (OAB) is to ensure the effectiveness of the treatment and to detect any side effects.

Objective

To synthesize current knowledge on the follow-up and the evaluation of non-neurogenic OAB treatments.

Method

A systematic literature review based on Pubmed, Embase, Google Scholar was conducted in June 2020.

Results

The definition of success of OAB treatments is not consensual. Definitions of success in clinical trials usually use bladder diary data. However, they cannot always be transposed into clinical practice because they do not measure the overall effectiveness of a treatment, reported by the patient, or the satisfaction with the treatment. It is then necessary to have symptom questionnaires with an assessment of quality of life. Indeed, the concept of therapeutic success is different depending on the view of the physician or the patient. It is therefore important to carefully assess with the patient, and before initiating any treatment, the objectives and expected results of the treatment. The definition of “refractory” OAB is heterogeneous but important to select candidates for second-line treatments. Monitoring a patient with OAB is essential to adapt the treatment to efficacy and tolerance, but also to detect any change in symptoms that may reveal another urological disease.

Conclusion

The success or failure of OAB treatments depends on the interaction of many factors, including objective criteria measured by the clinician, and subjective criteria of perception of the treatment effectiveness by the patient.

Syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique
Non-neurogenic overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 865
       

Syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique et pathologie pelvi-périnéale de la femme
Non-neurological overactive bladder and pelvic-perineal pathology in women
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 887-894

Introduction

L’objectif de ce travail était de faire une synthèse des connaissances actuelles sur le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) et les pathologies pelvi-périnéales de la femme.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed , Embase et Google Scholar a été menée en avril 2020.

Résultats

Les femmes ayant un prolapsus des organes pelviens ont très souvent un SCHV. Une chirurgie du prolapsus ne peut s’envisager que si ce dernier est symptomatique et à aucun moment devant les symptômes d’hyperactivité vésicale. En cas de prolapsus symptomatique et de SCHV, le pessaire et le traitement chirurgical sont efficaces sur les deux pathologies jusque dans 71 % des cas. Le SCHV peut survenir en parallèle ou dans le cadre d’un syndrome génito-urinaire de la ménopause. Dans ce dernier cas, seule l’œstrogénothérapie locale est efficace. Le SCHV peut survenir en parallèle d’une incontinence urinaire à l’effort (IUE) ou s’intégrer dans une incontinence urinaire mixte. Le traitement repose, dans un premier temps, sur la symptomatologie la plus gênante. S’il s’agit de l’IUE, le résultat du traitement chirurgical sur le SCHV est aléatoire. Le SCHV de novo fait suite à une chirurgie du prolapsus ou d’IUE. Il impose un bilan à la recherche de causes de type infection urinaire, obstruction sous-vésicale ou d’érosion. Son traitement est identique à celui du SCHV.

Conclusion

L’enjeu du clinicien est de réussir à faire la part des choses entre un SCHV et une pathologie pelvi-périnéale afin d’adapter au mieux le traitement.

Introduction

The aim was to synthesize current knowledge on overactive bladder (OAB) and female pelvic-perineal diseases.

Method

A systematic literature review based on PubMed, Embase and Google Scholar was conducted in April 2020.

Results

Women with pelvic organ prolapse very often have OAB. Prolapse surgery should be considered if the prolapse is symptomatic and never be indicated in case of overactive bladder symptoms solely. In case of symptomatic prolapse and OAB, pessary and surgical treatments are effective on both pathologies up to 71 % of the cases. OAB may occur in parallel or as part of a menopausal genitourinary syndrome. In the latter case, only local estrogen therapy is effective. OAB may occur alongside stress urinary incontinence (SUI) or be integrated into mixed urinary incontinence. The initial treatment should be based on the most troublesome symptoms. In case of SUI, the outcome of surgical treatment on OAB remains uncertain. De novo , OAB follows prolapse or SUI surgery. It requires investigations to exclude urinary tract infection, bladder outlet obstruction or erosion. The treatment is the same as OAB.

Conclusion

The clinician's challenge is to draw a balance between the OAB and a pelvic-perineal pathology in order to adapt the treatment.

Syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique de l’homme
Male non-neurogenic overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 880-886

Introduction

Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) masculins et en particulier ceux du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) sont un motif fréquent de consultation en urologie et ont un retentissement fonctionnel important.

Objectif

Faire une synthèse des connaissances actuelles sur le SCHV non neurologique de l’homme.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed, Embase et Google Scholar a été menée en juin 2020.

Résultats

La prévalence du SCHV et de l’hypertrophie bénigne de la prostate augmente avec l’âge. Les symptômes du SCHV, d’une part, et les symptômes de l’obstruction sous-vésicale d’origine prostatique, d’autre part, peuvent être intriqués et le lien de causalité entre les deux types de symptômes est souvent difficile à établir. En cas de symptômes mixtes, il est recommandé de traiter en priorité le type de symptômes le plus gênant et d’informer le patient des risques d’échec et d’aggravation après chirurgie de désobstruction sous-vésicale. En effet, de nombreux patients restent symptomatiques après une chirurgie prostatique et les facteurs prédictifs d’échec restent à définir. Ainsi, le bilan urodynamique préopératoire n’est pas réalisé systématiquement même en cas de SCHV. L’hyperactivité détrusorienne de novo après une prostatectomie totale peut atteindre 77 % et persiste dans la majorité des cas. Le risque relatif global de symptômes de la phase de remplissage vésical, après radiothérapie et curiethérapie, est supérieur à celui de la prostatectomie. L’étiologie du SCHV après chirurgie prostatique est multifactorielle. Alors que les traitements médicamenteux ont prouvé leur efficacité, peu de données existent sur les traitements de seconde ligne du SCHV après chirurgie prostatique.

Conclusion

Le SCHV chez l’homme est souvent lié à une obstruction sous-vésicale d’origine prostatique. Il est important d’informer les patients de la possibilité de persistance, d’aggravation ou d’apparition du SCHV après chirurgie prostatique alors que les facteurs prédictifs d’échec de la chirurgie ne sont pas clairement définis.

Introduction

Male lower urinary tract symptoms (LUTS) and in particular overactive bladder (OAB) are a frequent reason for consultation in urology and have a significant functional impact in patients.

Objective

To synthesize current knowledge on non-neurogenic OAB in male patients.

Method

A systematic literature review based on Pubmed, Embase, Google Scholar was conducted in June 2020.

Results

The prevalence of OAB and benign prostatic hyperplasia increases with age. Symptoms of OAB, on the one hand, and symptoms of prostatic bladder outlet obstruction, on the other hand, can be concomitant and the causal link between the two types of symptoms is difficult to establish. In case of mixed symptoms, it is recommended to treat the most troublesome type of symptoms first and to inform the patient of the risks of failure or deterioration. Indeed, many patients remain symptomatic after prostate surgery and the predictive factors for failure remain to be defined. Thus, preoperative urodynamics is not routinely performed even in case of OAB. De novo detrusor overactivity after radical prostatectomy can reach 77% and persists in the majority of cases. The overall relative risk of storage symptoms after radiotherapy and brachytherapy is higher than that after prostatectomy. The etiology of OAB after prostate surgery is multifactorial. While drug treatments have proven to be effective, little data exists on second-line treatments for OAB after prostate surgery.

Conclusion

OAB in men is often linked to a prostatic bladder outlet obstruction. It is essential to inform patients about the possibility of persistence, deterioration, or occurrence of OAB after prostate surgery while the predictors of surgical failure are not clearly defined.

Traitement de première intention du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique
First-line treatment for non-neurogenic overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 904-919

Introduction

L’objectif de ce travail était de faire une synthèse des connaissances actuelles sur le traitement de première ligne du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV).

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de Pub Med, Embase et Google Scholar a été menée en juin 2020.

Résultats

Les traitements comportementaux reposent sur l’entraînement vésical et la reprogrammation mictionnelle en se basant sur le catalogue mictionnel. Des mesures hygiénodiététiques doivent être proposées. Elles incluent la diminution des apports hydriques, de la consommation de caféine, de sodas, la perte de poids, l’éviction de jus de fruits acides et d’une alimentation salée épicée et acide, l’alcalinisation des urines par régime et éventuellement, une supplémentation en vitamine D. La rééducation périnéo-sphinctérienne repose principalement sur les techniques manuelles, l’électrostimulation et/ou le biofeedback . Elle a montré son efficacité dans le traitement du SCHV. Chez la femme ménopausée, l’hormonothérapie locale permet d’améliorer l’ensemble des symptômes du SCHV. Les traitements médicamenteux oraux incluent les anticholinergiques et les bêta-3-agonistes. Ils ont une efficacité comparable et supérieure au placebo. En cas d’échec de la monothérapie, ils peuvent être associés.

Conclusion

En dehors de certaines règles hygiénodiététiques, l’efficacité des traitements de première ligne du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale a été montrée par des études prospectives contrôlées. Ils peuvent être proposés isolément ou en association.

Introduction

The aim was to synthesize current knowledge on overactive bladder (OAB) first-line treatments.

Method

A systematic literature review based on PubMed, Embase and Google Scholar was conducted in June 2020.

Results

Behavioral treatments are based on bladder training and timed voiding using a bladder diary. Lifestyle modifications should be suggested. They include reduction of fluid intake, consumption of caffeine, sodas, weight loss, avoidance of acidic fruit juices and of spicy and acidic salty diet, alkalization of urine by diet and possibly, vitamin D supplementation. Pelvic floor muscle training is mainly based on manual techniques, electrostimulation and/or biofeedback. It has been shown to be effective in treating OAB. In menopausal women, local hormone therapy improves all OAB symptoms. Oral drugs include anticholinergics and beta-3-agonists. Their efficacy is quite similar and superior to placebo. In case of failure of monotherapy, they may be combined.

Conclusion

Apart from some lifestyle modifications, the efficacy of first-line treatments for OAB has been demonstrated by prospective controlled studies. They may be prescribed individually or in combination.

Traitement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique réfractaire
Treatment for refractory non-neurogenic overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 920-930

Introduction

L’objectif de ce travail était de faire une synthèse des connaissances actuelles sur le traitement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale réfractaire.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed, Embase et Google Scholar a été menée en juillet 2020.

Résultats

Actuellement, le traitement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale réfractaire repose sur la stimulation du nerf tibial qu’elle se fasse par voie percutanée ou transcutanée, la neuromodulation sacrée et les injections intradétrusoriennes de toxine botulique. Ces traitements conservateurs ont mis au second plan les traitements chirurgicaux qui relèvent principalement de la cystectomie sus-trigonale avec entérocystoplastie d’agrandissement. Plusieurs traitements potentiels sont en cours d’évaluation mais ne peuvent aujourd’hui être proposés que dans le cadre de protocoles de recherche clinique.

Conclusion

Les traitements « conservateurs » du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale réfractaire ont fait la preuve de leur efficacité. D’autres traitements pourraient venir enrichir les options thérapeutiques.

Introduction

The aim was to synthesize current knowledge on refractory overactive bladder treatments.

Method

A systematic literature review based on PubMed, Embase and Google Scholar was conducted in July 2020.

Results

Today, refractory overactive bladder treatment includes tibial nerve stimulation, whether percutaneously or transcutaneously, sacral neuromodulation, and botulinum toxin A detrusor injections. These conservative treatments have marginalized surgical treatments, which mainly involve supratrigonal cystectomy with augmentation cystoplasty. Several potential new treatments are being evaluated but can only be currently offered as part of clinical research protocols.

Conclusion

“Conservative” treatments for refractory overactive bladder have been shown to be effective. Other treatments could enrich the treatment options.

Bilan urodynamique : tout ce que l’infirmier(e) doit savoir
Urodynamics: All the nurse needs to know
2020
- Réf : Prog Urol, 2020, 15, 30, 939-946


Le bilan urodynamique (BUD) est un examen complémentaire permettant d’explorer les mécanismes sous-tendant des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) ou une incontinence urinaire (IU). Il implique la mesure des pressions vésicales et sphinctériennes au moyen de sondes urétro-vésicale et rectal munies de capteurs de pression mais aussi la mesure du débit urinaire et des sensations vésicales lors du remplissage. La réalisation d’un BUD est loin d’être systématique en cas de SBAU ou IU et il doit chercher à répondre à une question clinique ou thérapeutique précise. Ainsi, l’histoire clinique avec interrogatoire spécifique, l’examen physique, le catalogue mictionnel et les auto-questionnaires sont des éléments préalables indispensables. Les temps de l’examen comportent une débitmétrie, une mesure du résidu post-mictionnel, une cystomanométrie, et selon les cas une profilométrie, une étude pression débit ou des tests de sensibilisation. Les pressions sont réglées au zéro avant l’examen et la validité du matériel et du montage est testée. Ce contrôle est poursuivi pendant toute la procédure afin de s’assurer de la qualité de l’enregistrement. Tout évènement (ex. : fuite d’urine, changement de position, urgenturie) est noté pendant l’étude. Un rapport final est réalisé par le médecin. Les compétences techniques de l’IDE permettent d’assurer la fiabilité, la reproductibilité, et l’interprétabilité du BUD. Ses compétences relationnelles sont tout aussi indispensables pour instaurer une relation de confiance et garantir une atmosphère favorable pour cet examen inconfortable et invasif.


Urodynamic (UD) is an exam intended to explore the mechanisms underlying lower urinary tract symptoms (LUTS) or urinary incontinence (UI). It involves the measurement of bladder and sphincter pressures using uretrovesical and rectal catheters with pressure transducers, but also the measurement of urinary flow and bladder sensation during filling. UD is far from being systematic in the assessment of LUTS or UI and must seek to tackle a specific clinical or therapeutic question. Thus, history taking, physical examination, voiding diary and questionnaires are essential prerequisites to UD per se. UD steps include a free (unintubated) uroflowmetry, a cystometry, post-void residual measurement±an urethral profilometry, a pressure-flow study or sensitization tests. The pressures are set to zero before to start the study and the validity of the equipment is tested. This control is continued throughout the procedure to ensure the quality of the recording. Any event (e.g., urine leakage, change of position, urgency) is noted during the study. A final report is made by the doctor. The competence of the nurse ensures the reliability, reproducibility and interpretability of the UD study and the nurse's humanity guarantee f an atmosphere as favourable as possible for this uncomfortable and invasive test.

Communication entre chirurgien et IDE au bloc opératoire
Communication between surgeon and nurse in the OR
2020
- Réf : Prog Urol, 2020, 15, 30, 953-957


Le développement des nouvelles technologies chirurgicales vidéo assistées a modifié les besoins en communication en sein du binôme chirurgien–IDE aide opératoire/instrumentiste. Si le premier perd le visuel sur son environnement de par sa concentration décuplée, le second de par sa place centrale sur le champ opératoire voit donc son rôle s’enrichir d’une veille environnementale mais aussi de la réalisation de gestes hors champ visuel de l’opérateur. Il existe donc un besoin de communication sécurisée inspirée des domaines aéronautiques et industriels pour rassurer les intervenants et ce, malgré un manque de prise de conscience chez certains d’entre eux. Cette communication n’est pas naturelle et de surcroît en début d’expérience où il existe un certain degré d’inhibition. Elle doit donc être enseignée en priorité, avant même l’acquisition de la technicité.


The development of new video assisted surgical technologies has modified the interactions and the communication between the surgeon and the nurses. If the surgeon is cut off his surgical environment by his enhanced focus, the nurse, who has a central place in the OR, gets a new role enriched with an environmental survey and the realization of gestures out of operator's visual field. There is therefore a need for a safe system interaction and communication inspired by aeronautical and industrial sectors to reassure those professionals despite a lack of awareness among some of them. This safe communication is unnatural, especially during the learning phase. In this way, it must be taught as a priority even before acquiring the technical skills.

Hormonothérapie dans le cancer de la prostate : quel rôle pour l’IDE en 2020 ?
Management of hormone deprivation therapies in prostate cancer: Role of the nurse
2020
- Réf : Prog Urol, 2020, 15, 30, 958-963


Les hormonothérapies, piliers du traitement du cancer de la prostate, nécessitent une prise en charge standardisée et un suivi régulier. L’objectif de ce travail était de faire l’état des lieux des différentes hormonothérapies disponibles, leurs effets secondaires et le rôle de l’infirmier(ère) diplômé(e) d’état dans la gestion de ces thérapeutiques. L’hormonothérapie de première génération est le traitement de référence en cas de cancer de prostate métastatique. Depuis quelques années, les hormonothérapies de deuxième génération sont proposées en association avec les hormonothérapies de première génération à différents stades de la maladie. Ces molécules peuvent être à l’origine d’effets indésirables qu’il convient de surveiller et de prévenir. Ainsi, après un bilan initial, un suivi clinique et paraclinique est indispensable. Notre centre a donc mis en place un suivi par infirmier(ère) de coordination (IDEC) permettant d’optimiser l’évaluation, l’information et le suivi du patient mais également d’apporter un accompagnement psychosocial adapté au patient tout au long de son parcours de soin sous hormonothérapie. Cette fonction de suivi et d’information par l’IDEC peut être facilitée par de nouveaux outils, notamment numériques.


Hormone deprivation therapies play a key role in the treatment of prostate cancer. These treatments require standardized care and regular monitoring. The objective of this work was to review the different hormonal therapies available, their side effects and the role of a coordinating nurse in the management of these therapies. First generation hormone therapy is the standard treatment for metastatic prostate cancer. In the past years, second generation hormone therapies have been indicated in combination with first-generation hormone therapies at different stages of the disease. These molecules are responsible for several side effects that should be monitored and prevented. Thus, after an initial assessment, clinical and paraclinical follow-up are essential. Our center has set up monitoring by a coordinating nurse (IDEC) to optimize the education and follow-up of the patient, but also to provide psychosocial support adapted throughout the patient's care path under hormone therapy. This monitoring and information function by IDEC can be facilitated by new digital solutions.

La transplantation rénale, pourquoi, pour qui et comment ?
Renal transplantation, for whom, why and how ?
2020
- Réf : Prog Urol, 2020, 15, 30, 976-981


L’insuffisance rénale chronique est une diminution progressive et irréversible du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang de l’organisme. Les principales causes sont le diabète et l’hypertension artérielle. Avec le vieillissement de la population, il s’agit d’une maladie dont l’incidence est en augmentation. Au stade terminal de la maladie, un traitement de suppléance de la fonction rénale est nécessaire (par hémodialyse, dialyse péritonéale ou transplantation rénale). Actuellement, la transplantation rénale est le meilleur traitement de suppléance de la fonction rénale, car il est plus performant que la dialyse en termes de survie, de qualité de vie et de coût pour le système de santé. Mais il nécessite le maintien et le suivi d’un traitement immunosuppresseur. En France, les transplants rénaux sont majoritairement issus de donneurs décédés en mort encéphalique ou de donneur vivants. La transplantation rénale est une chirurgie programmée lorsque le transplant provient d’un donneur vivant, et une urgence lorsque le transplant provient d’un donneur décédé. La technique chirurgicale est standardisée et consiste à suturer l’artère et la veine du transplant sur les vaisseaux iliaques du receveur et l’uretère dans la vessie, par une incision ilio-inguinale. La survie moyenne d’un transplant est de 10 ans et certains patients peuvent successivement recevoir 1, 2, 3 ou plus transplants rénaux au cours de leur vie.


Chronic kidney disease is a gradual and irreversible decrease in the functioning of the kidneys, which no longer filter the body's blood properly. The main causes are diabetes and high blood pressure. With the aging of the population, it is a disease whose incidence is increasing. In the terminal stage of the disease, treatment of replacement of the renal function is necessary (by hemodialysis, peritoneal dialysis or renal transplantation). Currently, kidney transplantation is the best replacement treatment for kidney function, because it is more efficient than dialysis in terms of survival, quality of life and cost to the health system. But it requires the maintenance and monitoring of immunosuppressive therapy. In France, kidney transplants are mainly from deceased donors or from living donors. Kidney transplantation is a scheduled surgery when the transplant is from a living donor, and an emergency when the transplant is from a deceased donor. The surgical technique is standardized and consists of suturing the artery and vein of the transplant onto the recipient's iliac vessels and the ureter in the bladder, through an ilio-inguinal incision. The average survival time of a transplant is 10 years and some patients may receive 1, 2, 3 or more kidney transplants in succession during their lifetime.

Le rôle de l’IDE dans l’éducation thérapeutique avant opération et la mise en place d’un programme de prostatectomie totale robotique en ambulatoire
The role of the urology nurse in prehabilitation and same-day discharge robot-assited radical prostatectomy programs
2020
- Réf : Prog Urol, 2020, 15, 30, 964-969


Introduction

Le présent article a pour objectif de présenter le rôle de l’IDE dans la mise en place de séjours d’hyper-préparation (pré-habilitation) et d’un programme de prostatectomie totale robotique en ambulatoire.


Méthodes

Cet article est basé sur l’analyse de la littérature et l’expérience de notre centre.


Résultats

Afin de préparer les patients à l’intervention chirurgicale en ambulatoire, l’IDE a un rôle primordial a joué lors des séjours d’« hyper-préparation » (ou pré-habilitation). Deux semaines avant l’intervention, les équipes soignantes (infirmiers, anesthésistes, kinésithérapeutes, etc.) organisent ainsi des ateliers pour expliquer aux patients les modalités de l’opération et les soins post-opératoires afin de dissiper d’éventuelles angoisses. Des entretiens individuels et en groupe, au sein d’ateliers spécifiques (bas de contention, sonde urinaire, sexologie) sont notamment organisés avec les IDE pour répondre à toutes les questions des patients. En association avec les protocoles plus classiques de Récupération accéléré après chirurgie (RAAC), ces programmes de préparation du patient à la chirurgie ont permis d’améliorer le vécu patient, les paramètres opératoires, et de développer un programme de chirurgie ambulatoire qui représente actuellement environ un tiers des chirurgies.


Conclusion

L’implémentation des protocoles péri-opératoires permettent d’améliorer les résultats précoces de la prostatectomie totale robotique, mais également le vécu patient. L’IDE a un rôle primordial à jouer dans la mise en place de ces journées d’éducation patient et dans la préparation, l’information, l’accompagnement et le suivi du patient tout au long de son parcours d’opéré, depuis l’accueil en HP jusqu’à la sortie du patient d’ambulatoire.


Introduction

The purpose of this article is to explain the role of urology nurse in prehabilitation and same-day discharge programs for robotic radical prostatectomy.


Methods

This article is based on the analysis of the literature and the experience of our center.


Results

In order to prepare patients for outpatient surgery, urology nurse plays a key role during prehabilitation journeys. Two weeks before the operation, the healthcare teams (nurses, anesthetists, physiotherapists, etc.) organize workshops to explain to patients the operation course and post-operative care in order to allay any anxieties. Individual and group interviews, in specific workshops (compression stockings, urinary catheter, sexology) are organized in particular with urology nurse to answer all patients’ questions. In association with enhanced recovery after surgery pathway, these programs improve the patient experience and satisfaction as well as peri-operative outcomes, and allows the development of an outpatient surgery program which currently represents approximately one third of surgeries.


Conclusion

The implementation of perioperative protocols including prehabilitation improves the early results of robotic total prostatectomy, but also the patient experience. The urology nurse has a key role to play during these patient education days and in the preparation, information, support and follow-up of the patient, since the prehabilitation journey until the patient leaves the outpatient clinic.

Rôle de l’IDE en urologie fonctionnelle
Nurse's role in functional urology
2020
- Réf : Prog Urol, 2020, 15, 30, 947-952


Introduction

La prise en charge des patients en urologie fonctionnelle est complexe et nécessite une expertise de l’équipe médicale mais également de l’équipe IDE (infirmier diplômé d’état). Le but de cet article est de détailler les rôles de l’IDE en urologie fonctionnelle.


Méthodes

Des échanges avec les IDE de notre service, une analyse de la littérature en utilisant les termes « nurse  », « urology  », « urodynamics  » dans le moteur de recherche PubMed , ainsi que la recherche des textes réglementaires relatifs à la pratique des IDE en service d’urologie, ont été réalisés.


Résultats

Depuis la création du Diplôme inter universitaire d’infirmière experte en urologie, en 2002, et des protocoles de coopération interprofessionnelle, en 2009, l’urologue peut s’appuyer sur les compétences spécifiques des IDE pour optimiser le parcours patient : des explorations endoscopiques ou urodynamiques, à la stomathérapie ou à la sexologie, de l’éducation thérapeutique aux traitements spécialisés comme la stimulation du nerf tibial postérieur, la neuromodulation sacrée ou la toxine botulique. Leurs expertises est un atout indéniable dans l’accompagnement du patient et pour la qualité des soins. Les protocoles de coopération répondent aux problématiques actuelles du système de santé : attractivité pour les professionnels paramédicaux, démographie médicale et virage ambulatoire. La pratique de plus en plus fréquente des réunions de concertation pluridisciplinaire leur offre aussi un rôle de coordinateur.


Conclusion

L’IDE en urologie fonctionnelle joue un rôle majeur dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique comme interlocuteur privilégié du patient et collaborateur de l’urologue référent.


Introduction

The management of patients in functional urology is complex and requires the expertise of the medical team but also of the nurse team. The aim of this article is to detail the roles of the nurses in functional urology.


Methods

Exchanges with the nurses of our unit, analysis of the literature using the terms “nurse”, “urology”, “urodynamics” in the PubMed search engine, and a search for regulatory texts relating to the practice of nurses in urology units were conducted.


Results

Since the creation of the Inter-University Diploma of Nurse Expert in Urology in 2002 and the inter-professional cooperation protocols in 2009, the urologist can rely on the specific skills of nurses to optimise the patient's management: from endoscopic or urodynamic explorations, to stomatherapy or sexology, from therapeutic education to specialised treatments such as posterior tibial nerve stimulation, sacral neuromodulation or botulinum toxin injections. Their expertise is an undeniable asset in the patient support and for the quality of care. The cooperation protocols respond to the current problems of the healthcare system: attractiveness for paramedical professionals, medical demographics and ambulatory care. The increasingly frequent practice of multidisciplinary consultation meetings also gives them a coordinating role.


Conclusion

Nurses in functional urology plays a major role in diagnostic and therapeutic management as the patient's privileged contact and collaborator with the referring urologist.

Utilisation de l’impression 3D avant néphrectomie partielle pour tumeur du rein
Use of personalized 3D printed kidney models for partial nephrectomy
2020
- Réf : Prog Urol, 2020, 15, 30, 970-975


La néphrectomie partielle est une option thérapeutique de premier choix pour la prise en charge des tumeurs rénales. Il s’agit d’une opération chirurgicale dont la complexité et les enjeux varient en fonction de l’anatomie spécifique du patient et de sa tumeur. La modélisation 3D et l’impression 3D sont devenus un moyen de représenter et donc de visualiser la lésion tumorale ainsi que ses rapports anatomiques au sein de l’organe. Ce mode de visualisation permet au chirurgien et à son équipe mais également au patient, de se rendre compte aisément de la complexité tumorale, de la difficulté prévisible de la chirurgie et donc des risques de complications. Diverses publications ont rapporté le bénéfice pour le patient, en termes d’éducation pré-thérapeutique. Certaines ont montré un bénéfice pour l’opérateur en termes de planification chirurgicale. Enfin, des études portant sur la simulation chirurgicale préopératoire montraient des temps de tumorectomie rénale plus courts et moins de saignement quand les chirurgiens avaient pu s’entraîner avant l’opération sur le modèle imprimé en 3D correspondant. L’impression 3D représente donc un outil innovant qui permettrait d’améliorer la prise en charge du patient avant néphrectomie partielle, à travers l’information qu’elle permet de délivrer, mais également par le biais de la simulation chirurgicale.


Partial nephrectomy is a first-line treatment option for the management of renal tumors. It is a surgical procedure whose complexity and stakes vary according to the specific anatomy of the patient and his tumor. 3D modeling and 3D printing have become a means of representing and thus visualizing the tumor lesion and its anatomical relationships within the organ. This mode of visualization allows the surgeon and his team, but also the patient, to easily realize the tumor complexity, the predictable difficulty of the surgery and therefore the risks of complications. Various publications have reported the benefit to the patient in terms of pre-therapy education. Some have shown a benefit for the operator in terms of surgical planning. Finally, studies on preoperative surgical simulation showed shorter kidney lumpectomy times and less bleeding when surgeons were able to train before the operation on the corresponding 3D printed model. 3D printing therefore represents an innovative tool that would improve patient management prior to partial nephrectomy, through the information it can deliver, but also through surgical simulation.

Ablation d’une prothèse de cystocèle voie basse ulcérée dans la vessie avec réimplantation urétéro-vésicale par voie coelioscopique robot-assistée
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 851-852


Objectifs

Nous présentons le cas d’une patiente de 63 ans ayant bénéficié d’une cure de cystocèle et de rectocèle par voie basse 15 ans auparavant. Elle présente des infections urinaires depuis 12 mois avec une hyperactivité vésicale et un handicap fonctionnel notable. En échographie, il existe un calcul vésical immobile sur la face postérieure, latéralisé à gauche. En cystoscopie, on visualise de la prothèse et le calcul au contact de l’orifice urétéral gauche.


Méthodes

Après un premier traitement endoscopique par lithotritie laser et extraction de la partie visible de la bandelette, récidive douloureuse et infectieuse rapide pour lequel une tentative de 2e traitement endoscopique est réalisé. Persistance de la symptomatologie et absence de cicatrisation de la vessie. On propose une ablation de la prothèse par voie coelioscopique robot assistée.


Résultats

L’intervention comprend une ablation de la prothèse inter-vésico-vaginale, avec suture de la vessie et réimplantation urétéro-vésicale. La durée opératoire était de 115minutes, les pertes sanguines étaient nulles. La sonde vésicale a été retirée au 5ème jour post-opératoire. Les suites ont été marquées par une fièvre post-opératoire avec des prélèvements bactériologiques négatifs et un scanner abdominal n’objectivant pas de complications post-opératoires. La sonde JJ a été retirée à 1 mois post-opératoire.


Conclusion

La voie coelioscopique robot-assistée est une alternative intéressante pour une ablation de prothèse de cystocèle compliquée. Elle permet d’allier une voie d’abord mini-invasive avec la précision de la dissection et la facilité de reconstruction inhérentes aux instruments articulés et la vision 3D.

Adénocarcinome localisé de la prostate : résultats carcinologiques de la prise en charge de 182 patients par Focal One
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 835


Objectifs

Un adénocarcinome prostatique localisé (ISUP 1 ou 2) peut – lorsque la surveillance active n’est pas ou plus adaptée – bénéficier d’un traitement conformationnel conservateur par Hifu. L’objectif principal de cette étude est de décrire les résultats carcinologiques de cette stratégie, en termes de contrôle ou d’escalade thérapeutique.


Méthode

s Étude prospective d’une cohorte exhaustive de 219 patients traités de février 2015 à février 2020, pour un adénocarcinome prostatique par HIFU (Focal one, Edap tms, Vaux-en-Velin). Cent quatre-vingt-deux patients ont eu un primo-traitement pour adénocarcinome prostatique localisé (ISUP 1=89, ISUP 2=90, ISUP 3=3) et 37 patients un traitement de rattrapage après échec de radiothérapie (17 %). Pour les primo-traitements : âge médian 71 ans (±6,3), les patients de moins de 70 ans ont signé un consentement. PSA pré-thérapeutique médian 5,8ng/mL (45 RTUP préalables). Trois biopsies positives (±2 ;>3mm ; maximum 4 sextants) ; mpIRM positive : 74 %. Des critères composites de contrôle de la maladie ont été définis : PSA stable, pas de cible IRM, biopsies négatives. L’objectif principal était l’absence de recours à un traitement de rattrapage. Les objectifs secondaires étaient l’absence de progression carcinologique et la survie spécifique.


Résultats

Cent vingt-deux traitements partiels (de 4,9cm3 à 29,7cm3) et 60 traitements subtotaux (>70 % du volume de la glande) ont été réalisés. Vingt-cinq patients ont eu 2 sessions d’HIFU. Six perdus de vue (suivi<1 an). La médiane des PSAnadir fut de 1,56 (±1) ng/mL. Avec un recul médian de 33 mois, 28/182 (15,3 %) 12 ISUP 1 vs 16 ISUP2-3 ont nécessité un traitement radical de rattrapage (15 prostatectomies, 13 radiothérapies). Un traitement partiel a permis 82 % de contrôle vs 92 % pour un traitement subtotal. Pas de métastase, pas de décès spécifique.


Conclusion

Le traitement par Focal One permet respectivement 87 % et 83 % de contrôle des adénocarcinomes prostatiques localisés ISUP1 et ISUP2-3 (ayant au maximum quatre sextants envahis). Il permet de préserver la prostate de 84,3 % des patients sélectionnés, sans empêcher un traitement radical de rattrapage éventuel dont l’indication dépend des données de la surveillance active post-HIFU. Le repérage conformationnel peropératoire, basé sur l’IRM pré-thérapeutique, est un avantage technique incontestable qui devrait améliorer les résultats du traitement partiel mais dont on peut encore espérer une optimisation grâce aux progrès attendus de l’imagerie.