Base bibliographique

Analyse comparative du score ISUP évalué par biopsies prostatiques systématiques et en fusion d’image écho-IRM corrélées à l’analyse histologique des pièces de prostatectomies radicales
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 747-748


Objectifs

Les biopsies systématiques de prostate (BPs) sous-estiment le score ISUP par rapport à celui des pièces de prostatectomies radicales (PR). Les biopsies ciblées par fusion d’image écho-IRM (BPc) amélioreraient la concordance de l’ISUP. Notre objectif était de comparer la corrélation de l’ISUP évalué par les biopsies de prostate et les pièces de prostatectomies radicales selon les deux techniques de biopsies : BPs et BPc.


Méthodes

Entre mars 2013 et juin 2018, nous avons inclus rétrospectivement tous les hommes ayant eu une prostatectomie radicale pour cancer de prostate (CaP) diagnostiqué par BPc et/ou BPs. Tous les patients avaient une IRM pré-biopsique (interprétée par un seul radiologue utilisant le score PI-RADS). Des biopsies prostatiques systématisées écho-guidées étaient réalisées par voie transrectale (12 biopsies) - en aveugle de la cible IRM - puis des biopsies prostatiques ciblées (2–4 biopsies/cible) avec fusion élastique écho-IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Le score ISUP (de 1 à 5) a été utilisé pour l’analyse histologique selon les dernières recommandations.


Résultats

Cent quatre patients ont eu une PR pour un CaP diagnostiqué par BPs et/ou BPc. Les BPc ont diagnostiqué significativement moins d’ISUP 1 et 2 que les BPs (9,6 % et 42,3 % vs 21,2 % et 47,1 %) mais plus d’ISUP 3 et ISUP 4–5 (12,5 % et 14,4 % respectivement vs 23,1 % et 17,3 %) (Tableau 1).

Les BPs et BPc avaient le même taux de concordance pour l’ISUP par rapport aux PR, 43,3 % (45/104). Il était augmenté à 49 % (51/104) avec l’association des 2 protocoles BPs+BPc (p =0,4). Avec les BPs, la moitié (50 %) des patients avaient un score ISUP sous-estimés (52/104), contre 42,3 % (44/104) avec les BPc. L’association BPs+BPc diminuait significativement le taux de sous estimation du score ISUP par rapport à celui des PR avec 35,6 % (37/104), p =0,03 (Tableau 2, Tableau 3).


Conclusion

Les biopsies systématiques sous-estimaient le score ISUP dans la moitié des cas. L’ajout des BPc aux BPs diminuait significativement la sous-estimation. En revanche, les BPc seules ne montraient pas de résultats suffisants pour se passer des BPs. L’association des deux protocoles donnait la meilleure concordance même si l’impact des BPs semblait mineur.

Analyse d’un modèle de circuit court post-urgence avec une régulation précoce urologique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 686


Objectifs

Les urgences urologiques représentent 7 % des motifs d’admission aux urgences (SAU). La gestion rapide de ces patients après passage au SAU peut représenter un challenge pour les établissements de santé. Nous avons souhaité analyser cette filière d’entrée dans d’un centre académique à haut volume et évaluer l’effet de la mise en place d’un circuit court vers une consultation post-urgence (CPU) après régulation médicale urologique différée.


Méthodes

Tous les patients ambulatoires consécutifs admis au SAU avec programmation en CPU entre décembre 2017 et juillet 2018 étaient inclus. Les dossiers étaient régulés par un urologue le lendemain. Des modifications de date de CPU, des examens complémentaires ou des appels téléphoniques vers les patients pouvaient être réalisés. Le critère de jugement principal était le niveau de performance du circuit. Ce dernier était évalué par la capacité à apporter une réponse efficace selon une grille prédéfinie de solutions spécifiques aux motifs de consultation. Si la solution apportée divergeait de cette grille, elle était considérée comme un échec.


Résultats

Cent vingt-huit patients ont été inclus. L’âge médian était de 57 ans (18 à 97). Il y avait 76 % de réponses efficaces. Ce taux était plus faible chez les patients consultant pour des motifs rares, complexes ou ne se présentant pas à la CPU (« no-show »).Ces derniers (47 % n =60) n’étaient pas joignables au premier appel dans 51,6 % des cas, avec une distribution d’âges et de motifs similaires aux autres, hormis pour les hématuries qui représentaient 13,3 %. Sur l’ensemble des consultants (n =1525) seulement 8,5 % (n =128) avaient été adressés en CPU par les urgentistes (Fig. 1).

Les motifs de consultation étaient semblables à ceux des autres séries (Fig. 2). La décision était une seconde consultation dans 70 % (48), un nouvel examen dans 10 % (7) (Fig. 3), une chirurgie en urgence différée dans 12 % (8) et enfin 18 % (12) d’abstention de suivi.


Conclusion

La CPU suivant une régulation précoce par un urologue permet d’apporter une réponse efficace avec un délai médian de 9jours dans 76 % des situations. L’analyse des « no-show » permettrait d’identifier des groupes à risque et d’optimiser ce circuit court.

Anémie et sarcopénie : facteurs pronostiques chez les patients traités par chimiothérapie néoadjuvante et cystectomie radicale pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 755


Objectifs

Le concept de pré-habilitation avant chirurgie oncologique est de plus en plus répandu. Plusieurs études ont démontré l’importance de l’anémie et de la sarcopénie sur la survie et sur les complications des traitements anticancéreux. Notre étude vise à évaluer l’impact de l’anémie et de la sarcopénie sur la survie des patients traités pour tumeur de vessie infiltrant le muscle (TVIM) localisée.


Méthodes

Nous avons analysé de façon rétrospective les dossiers de 82 patients traités par chimiothérapie néoadjuvante à base de cisplatine suivie d’une cystectomie radicale pour une TVIM localisée (cT2-T4 N0 M0) entre janvier 2012 et décembre 2017. L’anémie était définie par un taux d’hémoglobine<13g/dL pour les hommes et<12g/dL pour les femmes. La sarcopénie était évaluée par la mesure de l’indice de masse musculaire squelettique (IMS) en L3 sur les scanners pré-chimiothérapie, post-chimiothérapie et post-cystectomie.


Résultats

Parmi les 82 patients, d’âge médian 64,5 [31–80] ans, 20,3 % (15/82) présentaient une anémie avant traitement et celle-ci était significativement associée à un plus faible poids (64,9kg vs 78,4kg, p =0,002), un IMC plus bas (22,6 vs 26,7, p =0,002) et un IMS plus faible (39,4 vs 48,6, p <0,001). Le suivi médian était de 34,2 mois [6,4–80,9]. En analyse univariée, l’anémie (p =0,026) et la diminution de plus de 5 % de l’IMS pendant le traitement (p =0,003) étaient significativement associés à une moindre survie globale. En analyse multivariée, l’anémie (p 5 % en cours de traitement (p =0,009), l’atteinte ganglionnaire (p <0,001), le statut ECOG≥1 (p =0,009) et l’absence de réponse histologique complète (p =0,032) étaient des facteurs pronostiques indépendants associés à une diminution de la survie globale.


Conclusion

Dans le cancer de vessie localisé infiltrant le muscle, l’anémie avant traitement semble être un facteur indépendant de survie, de même que la diminution de la masse musculaire squelettique en cours de traitement. Cette étude illustre ainsi l’importance de la réhabilitation avant, pendant et après le traitement dans la prise en charge des patients atteints d’une TVIM localisée.

Antibioprophylaxie pour les biopsies prostatiques transrectales échoguidées : comparaison d’efficacité entre la ciprofloxacine seule et une combinaison de ciprofloxacine/fosfomycine par voie orale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 769-770


Objectifs

Les quinolones représentent l’antibioprophylaxie de choix pour les biopsies prostatiques transrectales échoguidées (BxPTE), selon les recommandations des associations française, américaine et canadienne d’urologie. Plusieurs études démontrent une augmentation des infections après les BxPTE, reliée à l’émergence de E. coli résistants aux quinolones. L’objectif de notre étude était de comparer les taux d’urosepsis post-BxPTE avec antibioprophylaxie composée de ciprofloxacine orale seule vs combinaison orale de ciprofloxacine/fosfomycine.


Méthodes

Une étude quasi-expérimentale rétrospective a été réalisée sur tous les patients ayant eu une BxPTE entre janvier 2012 et décembre 2015 dans deux centres hospitaliers. L’antibioprophylaxie fût modifiée de ciprofloxacine à ciprofloxacine/fosfomycine en décembre 2013. Les dossiers médicaux de ces patients ont été révisés et analysés selon les résultats microbiologiques, visites à l’urgence et hospitalisations, et selon 14 facteurs de risques relatifs aux complications infectieuses post-BxPTE reconnus dans la littérature médicale. L’urosepsis survenant moins d’un mois post-BxPTE consistait l’issue primaire. Le risque relatif d’urosepsis selon l’antibioprophylaxie a été calculé par régression log-binomiale considérant le coefficient de propension pondéré des facteurs de risques recueillis.


Résultats

Parmi les 2287 patients ayant subi une BxPTE, 1090 ont reçu la ciprofloxacine seule et 1197 une combinaison de ciprofloxacine/fosfomycine. Au total, 14 cas d’urosepsis ont été identifiés. L’incidence d’urosepsis chez les sujets sur ciprofloxacine seule était 1,1 % (12/1090) et a chuté à 0,2 % (2/1197) avec la combinaison ciprofloxacine/fosfomycine, ce qui représente une diminution statistiquement significative (RRa=0,16 ; p =0,021). E. coli était le pathogène le plus commun (12/14), causant 7 bactériémies. Sept sur 12 E. coli étaient résistants à ciprofloxacine, incluant 5 isolats sanguins. Onze sur 12 E. coli ont été détectés chez les patients sur ciprofloxacine seule et ceci inclut tous les E. coli résistants à ciprofloxacine et tous les isolats sanguins. Un cas d’hémoculture positive au B. fragilis a été observé dans le groupe ciprofloxacine/fosfomycine.


Conclusion

La diminution du taux d’urosepsis post-BxPTE avec l’antibioprophylaxie par ciprofloxacine/fosfomycine est statistiquement significative. La fosfomycine semble couvrir la majorité des E. coli résistants à la ciprofloxacine et pourrait potentiellement avoir un effet synergistique pour les souches sensibles. L’antibioprophylaxie par ciprofloxacine/fosfomycine est simple, administrée oralement et évite l’utilisation de l’écouvillon rectal. Avant d’adopter cette antibioprophylaxie systématiquement, d’autres études prospectives sont requises.

Aponévrose des grands droits ou du fascia lata pour la bandelette autologue pubo-vaginale : comparaison monocentrique des résultats périopératoires et fonctionnels
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 707-708


Objectifs

L’aponévrose des grand droits (AGD) est le plus souvent utilisé pour constituer les bandelettes autologues pubo-vaginales (BAPV) mais l’incision abdominale qu’elle requiert s’accompagne d’une certaine morbidité. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels et périopératoires des bandelettes pubo-vaginales d’AGD et d’aponévrose du fascia lata (AFL), cette dernière étant hypothétiquement moins morbide.


Méthodes

Les dossiers de toutes les patientes traitées par BAPV pour incontinence urinaire d’effort (IUE) entre 2012 et 2017 dans un centre universitaire ont été revus rétrospectivement. Les patientes étaient divisées en deux groupes : celles dont la bandelette aponévrotique était prélevée au niveau des muscles grands droits (AGD) et celles dont la bandelette aponévrotique était prélevée au niveau du fascia lata (AFL).


Résultats

Cent cinq patientes ont été inclues. Les pertes sanguines estimées étaient plus faibles dans le groupe AFL (91,7 vs 141,6mL ; p =0,04). Il y avait plus de complications de paroi dans le groupe AGD sans que cette différence n’atteigne le seuil de significativité (0 % vs 14,3 % ; p =0,12). Le taux global de complications était comparable dans les deux groupes (52,4 % vs 48,9 % ; p =0,81) mais la proportion de complications Clavien≥2 tendait à être plus élevée dans le groupe AGD (4,8 % vs 20,2 % ; p =0,11). Les complications de paroi représentaient 29,3 % des complications dans le groupe AGD (12/41). Les Résultats fonctionnels était similaires avec des taux de patients sans IUE comparable à 1 an (82,4 % vs 76,4 % ; p =0,74) et à la dernière consultation de suivi (66,7 % vs 65,8 % ; p =0,87) (Tableau 1).


Conclusion

Comparées aux BAPV prélevées au niveau des grands droits, les BAPV prélevées au niveau du fascia lata pour le traitement de l’IUE féminine pourrait s’accompagner d’une moindre morbidité périopératoire en particulier en termes de complications de paroi, sans compromettre les résultats fonctionnels.

Apport de la micro-échographie haute résolution dans la détection de l’extension extra-prostatique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 746-747


Objectifs

La micro-échographie haute résolution est une nouvelle technique ultrasonore 29MHz pour les biopsies de prostate ciblées en temps réel. La résolution micro-échographique de 70 microns permet de visualiser les caractéristiques tissulaires. Il a été démontré que la micro-échographie avait une sensibilité supérieure à l’échographie conventionnelle pour la détection du cancer de la prostate.


Méthodes

Les images de 16 patients ayant subi une prostatectomie radicale après une biopsie de prostate guidée par micro-échographie (ExactVu, Exact Imaging Markham, Canada) ont été utilisées. Les images micro-échographiques de tous les sujets ont été évaluées pour prédire l’extension extra-prostatique à l’aide de l’image caractéristique en halo antérieur/apical et/ou de rétrécissement ou interruptions de la capsule postérieure. Les comptes rendus anatomopathologiques des prostatectomies radicales ont été utilisés comme références.


Résultats

Les comptes rendus anatomopathologiques des pièces de prostatectomies radicales rapportaient une extension extra-prostatique dans 15/32 lobes de prostate chez 11/16 patients. La sensibilité globale pour la détection de l’extension extra-prostatique était de 91 % (10/11 patients) avec des valeurs prédictives positive et négative de 91 % (10/11) et 80 % (4/5 patients) respectivement. En analysant chaque lobe prostatique de façon indépendante, la sensibilité était de 87 % (13/15 lobes) et les valeurs prédictives positive et négative de 87 % (13/15) et 88 % (15/17).


Conclusion

La micro-échographie 29MHz apparaît comme un bon outil prédictif de l’extension extra-prostatique en antérieur comme en postérieur. L’extension extra-prostatique est caractérisée en micro-échographie par un halo épais ou irrégulier le long de la capsule apicale et/ou antérieure, caractéristique n’ayant pas été décrite auparavant en échographie conventionnelle. L’analyse d’une base de données plus importante permettra de corroborer ces résultats.

Approche histologique des tumeurs rénales en IRM multiparamétrique : une étude de validation d’un algorithme pratique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 648


Objectifs

L’objectif de cette étude était de tester un algorithme pratique basé sur l’IRM multiparamétrique afin de déterminer le type histologique des tumeurs rénales.


Méthodes

Cette étude rétrospective a inclus 40 patients présentant une tumeur rénale avec résultat histologique et une IRM préopératoire. Deux radiologues ont évalué indépendamment chaque critère d’après l’algorithme (T2, T1 dixon in-out , diffusion et séquences post-gadolinium) en retenant un type tumoral comme hypothèse diagnostique. Quelques critères ont été ajoutés (2 quantitatifs) : T2 ratio (ratio signal tumeur/rein normal) et un pourcentage de rehaussement de la tumeur à la phase corticomédullaire. Test du kappa, représentations graphiques d’analyse en concordance multiple et analyses en régression logistique ont permis de déterminer les corrélations inter-observateur et tenter d’identifier des modèles tumoraux et d’éventuels critères plus utiles ou non.


Résultats

La corrélation entre l’hypothèse selon l’algorithme (Tableau 1) et le résultat anatomopathologique était modeste pour les deux lecteurs (65,9 et 58,5 %). De plus, l’algorithme montre une performance également modérée dans une conclusion dichotomique bénin-malin (sensibilité de 80–85,5 % et spécificité de 50–75 %).

Seulement deux modèles IRM semblaient réellement spécifiques et diamétralement opposé, représentant p-RCC (papillaire) et c-RCC (carcinome à cellules claires) (Fig. 1). L’analyse des deux critères quantitatifs ajoutés à l’étude initiale a montré des performances inférieures à celles attendues. Par ailleurs, l’analyse du déphasage n’était pas déterminante pour plusieurs raisons : mauvaise corrélation inter-observateur, jamais prépondérant dans les analyses en régression linéaire logistique et à distance de l’ensemble des critères sur les représentations graphiques selon les analyses en concordance multiples.


Conclusion

Tel que présenté, cet algorithme montre une performance modérée dans l’identification IRM des sous-types histologiques des tumeurs rénales, insuffisante pour remplacer la biopsie en pratique quotidienne.

Aquablation : une technique innovante pour le traitement chirurgical de l’hypertrophie bénigne de la prostate
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 773


Objectif

L’aquablation est une technique mini-invasive innovante utilisant un jet d’eau à haute vélocité délivré par une plateforme robotisée. Le traitement est guidé par vision endoscopique et échographique transrectale simultanée. L’avantage par rapport à la RTUP est la rapidité de la résection prostatique ainsi que la préservation de l’éjaculation chez 80 à 90 % des patients.


Méthodes

Un patient de 60 ans s’est présenté pour HBP et rétention urinaire malgré traitement médical. Après rachianesthésie et position de lithotomie une sonde d’échographie endorectale est insérée. Un résectoscope robotique ou « pièce à main » Ch24 est introduit dans l’urètre. En utilisant le logiciel robotique, la planification du traitement est faite délinéant l’angle, la profondeur et les limites de la résection. Un jet d’eau de haute vélocité est déclenché par une pompe activée par la pédale. L’hémostase est réalisée par sonde à 4 voies CH24. Les ballonnets vésical et prostatique sont gonflés à 30cc et 5cc. Un système de traction continu est fixé à la sonde.


Résultats

Le temps de résection était de 4min, avec saignement minimal. À J1, la traction est enlevée et le ballonnet prostatique est dégonflé. Le lavage vésical est arrêté et la sonde urinaire enlevée deux heures plus tard. Le patient est revu à 3 mois, son résidu post-mictionnel est de 50cc, le score IPSS est de 5 et l’index de qualité de vie est de 1. Le débit urinaire maximal est à 17,5ml/sec. La fonction sexuelle et l’éjaculation étaient préservées.


Conclusion

L’aquablation est une technique robotique innovante permettant un traitement chirurgical efficace de l’adénome prostatique. L’apport de la robotique permet une planification et exécution précise du geste chirurgical en utilisant un jet d’eau à haute vélocité.

ARCHES–efficacité du traitement par suppression androgénique en association avec l’enzalutamide ou placebo dans le cancer de la prostate hormono-sensible métastatique : résultats de l’antigène spécifique de la prostate (PSA)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 700


Objectifs

L’enzalutamide (ENZA) apporte un bénéfice aux hommes atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC). ARCHES, étude de phase III en double aveugle versus placebo (PBO), évalue l’efficacité d’ENZA associé à une suppression androgénique (TSA) dans le cancer de la prostate hormono-sensible métastatique (CPHSm). Les résultats rapportés ici portent sur le PSA, marqueur important du cancer de la prostate.


Méthodes

Les patients (pts) CPHSm étaient randomisés en deux groupes (1 :1) : ENZA+TSA ou PBO+TSA, stratifiés selon le volume tumoral et la prise de docétaxel antérieure. Un TSA sans progression radiologique ou augmentation du PSA était autorisé jusqu’à trois mois avant j1 (≤ 6 mois si docétaxel préalable). Le critère principal était la survie sans progression radiologique (rPFS) [lecture centralisée]. Les analyses pré-spécifiées incluaient la rPFS globale et selon le PSA initial, le délai de progression biologique, le délai de résistance à la castration, le taux de PSA indétectable et la réponse du PSA. Le traitement était continué jusqu’à progression ou toxicité non acceptable.


Résultats

Au total, 1150 pts furent randomisés (ENZA+TSA, n =574 ; PBO+TSA, n =576). Les caractéristiques initiales étaient homogènes entre les groupes ; 91 % avaient reçu un TSA antérieur. Le taux médian de PSA était 5,21ng/mL ; le suivi médian était 14,4 mois. L’association ENZA+TSA a significativement amélioré la rPFS, quel que soit le PSA initial. L’association ENZA+TSA a significativement amélioré le délai de progression du PSA et le délai de résistance à la castration. Les proportions de pts avec un PSA indétectable ou une réponse du PSA ≥ 50 % ou ≥ 90 % pendant l’étude étaient plus importantes avec l’association ENZA+TSA. Des évènements indésirables ont été rapportés chez 85,1 % sous ENZA+TSA vs 85,9 % sous PBO+TSA, sans survenue d’évènement indésirable inattendu (Tableau 1).


Conclusion

ENZA+TSA a significativement amélioré la rPFS vs PBO+TSA au stade du CPHSm indépendamment du PSA initial, suggérant l’intérêt prédictif limité du PSA initial chez ces patients dont la plupart avaient reçu un TSA antérieur. ENZA+TSA a significativement amélioré les critères dépendants du PSA. L’analyse de tolérance est cohérente avec le profil connu de ENZA issu des précédentes études.

Auto-transplantation rénale endocorporelle pure laparoscopique robot-assistée
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 779


Objectif

L’auto-transplantation rénale peut être réalisée par différentes voies d’abord. La plus conventionnelle restant l’auto-transplantation par voie ouverte, cette chirurgie invasive est peu pratiquée. Nous présentons ici la technique d’auto-transplantation rénale cœlioscopique robot-assistée avec perfusion intra-corporelle du rein greffé.


Méthodes

Il s’agit d’un patient de 29 ans aux antécédents de réimplantation en Y de l’uretère gauche sur le droite dans l’enfance dans un contexte de reflux vésico-uretéral. Hydronéphrose gauche symptomatique sans sténose identifiée. Test diagnostique par pose de néphostomie per-cutanée positif. Décision d’auto-transplantation laparoscopie robot-assistée endocorporelle pureLa néphrectomie a été réalisée par voie cœlioscopique robot-assistée en décubitus latéral selon la technique habituelle. Le rein a été perfusé par une solution de Custodiol* en intracorporel à l’aide d’une sonde de Fogarty*. Après avoir repositionné le patient en décubitus dorsal, la transplantation a été réalisée par voie coelioscopique robot-assistée selon la technique décrite par notre équipe.


Résultats

La durée opératoire a été de 260min avec une ischémie chaude de 2min et une ischémie « tiède » (rewarming time) de 52min. Les pertes sanguines ont été estimées à 120cc. L’échographie Doppler à J1 était normale. Pas de modification de la créatininémie en post-opératoire. La durée d’hospitalisation a été de 3jours. La sonde JJ a été retirée à J21. À 2 mois, la symptomatologie douloureuse a complètement régressé.


Conclusion

L’auto-transplantation rénale intra-corporelle pure par voie robot-assistée est une technique réalisable et reproductible avec des résultats post-opératoires prometteurs chez des patients sélectionnés pris en charge dans des centres experts. Elle pourrait à terme se positionner comme une alternative à l’iléoplastie.

Auto-transplantation rénale entièrement robot-assistée pour syndrome de casse-noisettes
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 779


Objectif

Le syndrome de casse-noisettes entraîne douleurs lombaires et hématurie par compression de la veine rénale gauche par l’artère mésentérique supérieure. L’auto-transplantation rénale a d’excellents résultats mais l’abord par laparotomie est très invasif. L’objet de la vidéo est de présenter une auto-transplantation rénale entièrement robot-assistée.


Méthodes

Il est présenté le cas d’une patiente de 21 ans, sans antécédents, présentant un syndrome de casse-noisettes symptomatique depuis plus d’un an. Les douleurs lombaires gauches étaient typiques et le diagnostic avait été confirmé par scanner, IRM et phlébographie. Le gradient de pression veine cave/veine rénale était de plus de 3. Il a été proposé une auto-transplantation rénale gauche entièrement robot-assistée.


Résultats

L’intervention débute par une pose de JJ par voie rétrograde endoscopique en position de la taille. La patiente est ensuite installée en décubitus latéral droit. Mise en place de 5 trocards (optique, 3 bras du robot et trocard d’aide). L’approche est semblable à une néphrectomie gauche. Il est réalisé une dissection des vaisseaux iliaques. Après clampage du pédicule rénal, il est perfusé de l’IGL à 4° dans l’artère rénale à l’aide d’une sonde de Fogarty. Les anastomoses vasculaires sont réalisées au Goretex 6/0. Le rein est placé en position extra-péritonéale. L’intervention a duré 312minutes. Les pertes sanguines ont été de 150mL. L’ischémie froide a duré 45minutes et l’ischémie chaude 35minutes. La créatinine était de 48 micromol/L à un mois postopératoire et les douleurs avaient disparues.


Conclusion

L’auto-transplantation rénale entièrement robot-assistée est techniquement faisable sans majoration des temps d’ischémie. Elle permet une approche moins invasive que l’approche traditionnelle par laparotomie.

Basketing réalisé avec l’aide d’un assistant ou par l’opérateur seul au moyen du dispositif Empower : résultats d’une évaluation in vitro
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 679-680


Objectifs

Les fragments lithiasiques extraits lors d’une urétéroscopie souple sont classiquement récupérés au moyen d’un panier manipulé par l’assistant. Cette étape nécessite une bonne coordination entre l’opérateur et l’assistant. Récemment a été introduit le LithoVue Empower™ (Boston Scientific), un dispositif permettant à l’opérateur de contrôler directement le panier sans l’aide d’un assistant. Nous avons évalué l’impact de ce dispositif sur le temps de récupération des fragments.


Méthodes

La K-Box (Porgès-Coloplast) a été utilisée comme modèle dans lequel un calcul de 5×5×5mm a été placé dans 3 cavités rénales différentes avec une complexité d’accès croissante (C1 le plus simple, C2 l’intermédiaire, C3 le plus difficile). Un panier Zero-Tip 1.9Fr(BSc) a été utilisé pour récupérer les calculs. Ce dernier était manipulé via le dispositif Empower ou un assitant. Six endourologues expérimentés et 7 internes en formation ont réalisé ces exercices. Un urétéroscope à usage unique (LithoVue-BSc) a été utilisé dans tous les cas. Aucun des opérateurs n’avait utilisé l’Empower antérieurement. Le temps écoulé entre l’insertion de l’urétéroscope et la récupération du calcul était mesuré.


Résultats

Les temps de récupération des calculs et les taux d’échec entre l’utilisation d’Empower et avec l’aide d’un assistant étaient similaires pour toutes les cavités rénales analysées, p >0,05. Lors de la stratification des analyses en fonction de l’expérience chirurgicale, les urologues expérimentés exécutaient plus rapidement l’extraction des calculs des cavités C1 et C2 (p <0,01) sans qu’aucune différence ne soit mise en évidence entre l’utilisation d’Empower ou non. Une évaluation subjective a montré que l’ensemble opérateurs fournissaient moins d’effort et avaient moins de frustration lors de l’utilisation d’Empower, ce résultats n’étant pas retrouvé lorsqu’il s’agissait des urologues expérimentés seuls (Fig. 1).


Conclusion

Le système de manipulation d’un panier à contrôle individuel Empower pour la récupération des calculs est un dispositif efficace et ne semble pas nécessiter de formation spécifique.

Bilan génétique pré-assistance médicale à la procréation couplée ou non à l’extraction testiculaire de spermatozoïdes
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 722


Objectifs

L’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) et l’extraction de spermatozoïdes testiculaires (TESE) représentent les avancées les plus importantes dans le traitement de l’infertilité masculine. Cependant, le potentiel de transmission d’anomalies chromosomiques et génétiques à la progéniture suscite de vives. Les principales explorations génétiques indiquées en routine chez l’homme azoospermique et oligospermique sont l’analyse du caryotype et des loci AZF du chromosome Y.


Méthodes

Cette étude rétrospective portait sur une population de 350 couples inclus dans un programme d’ICSI dont 56 % des cas étaient candidats en raison d’une infertilité masculine sévère. Le but de cette étude était de détecter la fréquence des aberrations chromosomiques chez les deux partenaires et celle des micro-délétions des loci AZF évaluée uniquement chez les hommes azoospermiques soumis à une TESE-ICSI.


Résultats

Sur ces 350 couples, 12 % avec un caryotype anormal (homme ou femme) ont été identifiés. Les anomalies sont réparties en aberrations chromosomiques structurelles équilibrées, en mosaïque de bas niveau des chromosomes sexuels et en variants chromosomiques tels que les inversions chromosomiques. Les anomalies chromosomiques ont été détectées principalement chez les hommes oligozoospermiques. Des micro-délétions AZF ont été détectées chez environ 8 % des hommes azoospermiques. L’extraction de spermatozoïdes par TESE n’a réussi que chez les patients à micro-déletion AZFc.


Conclusion

La micro délétion de l’intégralité des régions AZFa ou AZFb du chromosome Y est synonyme de très faibles voire absence de chance pour la récupération des spermatozoïdes, alors que la majorité des hommes porteurs de délétion de l’AZFc conservent des spermatozoïdes parfois dans le sperme et souvent dans les testicules pouvant servir pour une ICSI.

Biopsies de prostate dirigées par IRM avec une sonde de très haute fréquence (29 MhZ) : une alternative à la fusion d’images
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 669-670


Objectifs

L’incorporation des données de l’IRM pour guider une biopsie de prostate augmente le taux de détection des cancers significatifs (sCa). La fusion d’images a des limites reconnues dans la précision du ciblage. Le guidage IRM direct est précis, mais n’est pas facilement disponible. L’échographie de très haute fréquence (micro-échographie), utilisée après l’IRM pourrait pallier les limites des deux autres techniques.


Résultats

Cinquante-huit lésions situées dans zone périphérique dans 71 % des cas étaient observées à l’IRM et visibles à la micro-échographie dans 90 % des cas (52/58, 90 %). Le score PIRADS était de 3, 4, 5, dans respectivement 19 % (10/52), 60 % (31/52) et 21 % (11/52) des cas. Le taux de détection respectif de sCa était de 20, 68, et 91 %. Les 6 lésions visibles à l’IRM et invisibles à la micro-échographie (6/58,10 %) étaient dans la zone périphérique dans 4 cas et avaient un score PIRADS 3 dans 5 des 6 cas, sans sCa décelé dans ce groupe. Treize lésions étaient visibles à la micro-échographie et invisibles à l’IRM. Le taux de détection de sCa était de 31 %(4/13) : une extension controlatérale de la lésion index dans un cas et nodule distant dans trois cas.


Conclusion

Pour les lésions focales PIRADS>2, la valeur localisatrice de la micro-échographie en fait une alternative fiable à la fusion d’images. Pour les lésions PIRADS 3 invisibles à l’échographie, l’absence de cancer significatif décelé suggère de s’abstenir d’une biopsie immédiate.

Biopsies prostatique transpérinéale ciblée en fusion élastique : intérêt dans le primo-diagnostic d’un cancer de la prostate et dans la restadification d’un cancer diagnostiqué par biopsie transrectale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 670


Objectifs

L’imagerie IRM permet d’orienter l’évaluation biopsique du cancer de la prostate. La question posée est celle des performances de la voie transpérinéale selon la localisation de la cible chez des patients n’ayant pas eu de biopsie préalable ; chez les patients déjà biopsiés, se pose la question de l’intérêt de la biopsie transpérinéale en fusion élastique (TPB) dans la stratification du risque de cancer de la prostate de risque faible à intermédiaire détecté par biopsie transrectale-échographique lorsque les estimations du grade et du volume de cancer ne sont pas cohérentes avec l’IRM.


Méthodes

Les patients en situation de primo-diagnostic n’avaient jamais été biopsiés, et présentaient une cible sur l’IRM prostatique multiparamétrique de score PIRADS v2≥3 Les patients référés pour une surveillance active ou une prise en charge d’organe conservatrice ont été revus collégialement pour évaluer la cohérence des résultats de la biopsie transrectale et de l’IRM, et une biopsie transpérinéale guidée par l’image a été organisé pour les cas discordants. Un seul binôme radiologue–urologue réalisait les biopsies transpérinéale guidées par l’image en fusion élastique, sous anesthésie locale ou générale. Le geste était réalisé à l’aide de la station Trinity, de Koelis (Meylan, France).


Résultats

Entre janvier 2018 et mars 2019, 175 patients ont été accueillis dans notre centre pour une biopsie prostatique transpérinéale. Quarante-huit d’entre eux n’avaient jamais eu de biopsie prostatique. Soixante et onze autres patients ont eu besoin d’une TPB pour la stratification du risque. Concernant les patients en primo-diagnostic, la rentabilité diagnostique était identique pour les lésions antérieures et postérieures (70 %), sans différence sur les longueurs tumorales maximales et cumulées (Tableau 1). Concernant les patients en situation de restadification, les longueurs tumorales maximales dans la cible étaient plus importantes pour TPB [moyenne (IC95 %) : 4,9 (3,7–7,1) vs 2,4mm (2–2,9), p =0,0004], comme les longueurs tumorales totales [16,3 (11,3–21,4) vs 3,6mm (2,7–4,5), p <0,0001] que pour la biopsie transrectale. Quarante-trois patients étaient en surveillance active, 28 en attente de décision. Quatorze sur 43 (32,5 %) patients en surveillance active ont été traités par prostatectomie totale (n =6) ou par rayonnements ionisants (n =8). Chez 28 patients non encore assignés, la stratification du risque par TPB a confirmé le choix d’un traitement à visée curative chez 24 (24/28, 85,7 %) : 9 patients traités par prostatectomie totale, 15 par rayonnements ionisants (Fig. 1).


Conclusion

La biopsie prostatique transpérinéale a une rentabilité diagnostique d’environ 70 % dans la situation de primo-diagnostic, avec des performances diagnostiques indépendantes de la localisation antérieure ou postérieure de la cible. Dans la situation de restadification, la réévaluation du volume et du grade du cancer a fourni plus de matériel pour le pathologiste, et a orienté la majorité des patients vers des groupes à risque plus élevé et des traitements à visée curative.

Biopsies randomisées classiques versus biopsies ciblées avec fusion échographie/IRM : Quels sont les meilleurs candidats ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 667-668


Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer les résultats des biopsies ciblées et randomisées sur deux cohortes contemporaines et de rechercher les paramètres orientant le choix de la stratégie.


Méthodes

Les dossiers de tous les patients ayant eu des biopsies randomisées ou des biopsies ciblées à l’aide de l’Urostation (Koelis) entre novembre 2010 et juillet 2015 ont été analysées de manière rétrospective. Étaient exclus les patients ne correspondant pas à une situation de dépistage (cancer manifeste), les biopsies pour récidive après traitement, les biopsies de saturation et les biopsies randomisées réalisées du fait d’une IRM négative. Les populations ont été comparées, de même que les résultats des biopsies. Les données ont été analysées au moyen d’une régression logistique (analyse multivariée).


Résultats

Cent quatorze patients dans le bras biopsies randomisées et 118 dans le bras biopsies ciblées ont ainsi pu être inclus dans l’analyse. Un cancer prostatique a été mis en évidence chez 70 patients dans le groupe biopsies ciblées (59,3 %) et chez 65 patients (57 %) dans le groupe biopsies randomisées (OR=3,00 [IC95 % : 1,52–6,17] p-value =0,0021). Parmi les cancers mis en évidence dans le groupe biopsies ciblées, 21 l’ont été uniquement sur les biopsies ciblées soit 15,5 % des cancers diagnostiqués. Les paramètres ayant pu orienter le type de biopsie réalisée étaient l’âge (p =0,0005), le fait qu’il s’agisse d’une première série ou d’une biopsie itérative (p <0,001), le volume prostatique plus élevé dans le groupe biopsies ciblées (p =0,001), le taux de PSA (p =0,23) et le toucher rectal (p =0,48) (Fig. 1 et Tableau 1)


Conclusion

Après ajustement aux facteurs de confusion, le taux de détection de cancer prostatique par biopsies ciblées était supérieur à celui des biopsies randomisées. Les patients jeunes présentant une hypertrophie prostatique et une série antérieure de biopsies négatives étaient plus fréquemment orientés vers des biopsies ciblées.

Bonnes pratiques des instillations de BCG dans le traitement des TVNIM : enquête auprès des urologues marocains
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 696-697


Objectifs

Depuis le premier article de morales, les instillations de BCG en intravésical ont su s’imposer comme le traitement adjuvant de référence pour la prise en charge des TVNIM. Actuellement, les instillations sont indiquées à la fois dans les tumeurs de vessie de risque intermédiaire et de haut risque. La réalisation des instillations de BCG dans de bonnes conditions est essentielle à la réussite du traitement.


Méthodes

L’enquête a été réalisée entre le 1er novembre et le 31 décembre 2018 auprès d’urologues en formation (internes et résidents) et d’urologues qualifiés (spécialistes et enseignants) via un questionnaire format papier, ou sur Internet (Google Forms®). Les recommandations sur lesquelles nous nous sommes basées sont, par ordre alphabétique : ANZUNS 2018 (Australia and New Zealand Urological Nurses Society), AUA/SUO 2016 (American Urological Association et Society of Urologic Oncology), BAUN 2010 (British Association of Urological Nurses), CCAFU 2012 et 2018–2020 (Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie), EAU 2018 (European Association of Urology), EAUN 2015 (European Association of Urology Nurses) et NCCN 2018 (National Comprehensive Cancer Network).


Résultats

Quatre-vingt-quatorze urologues ont répondu à cette enquête. Près de 20 % ne remettent pas à leurs patients de documents explicatifs ou ne réalisent pas une consultation pendant laquelle leur sera expliqué le protocole. Soixante pour cent ne réalisent qu’un seul ECBU au début de la cure, 40 % en réalisent un avant chaque séance. En cas de colonisation, 73 % préfèrent traiter le patient et reporter la séance plutôt que la réaliser sous couverture antibiotique. Dans 68 % des cas, l’urologue réalise lui-même la séance, contre 32 % des cas où il la délègue à un infirmier. Dans près de 90 % des cas, cet infirmier n’a pas bénéficié de formation spécifique. Quatre-vingt pour cent des opérateurs ne sont pas totalement protégés lors de l’acte.


Conclusion

En conclusion, nous avons ainsi dégagé 4 principaux axes d’amélioration. Le respect des recommandations est essentiel et primordial, et permet la protection du patient et de l’opérateur. En effet, la survenue d’effets indésirable est la cause principale d’abandon des instillations de BCG.

Cancer de la vessie et transplantation rénale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 671


Objectifs

La transplantation rénale (TR) est le traitement de choix de l’insuffisance rénale terminale. L’immunosuppression a permis des progrès considérables dans la maîtrise du rejet aigu mais reste un facteur de risque prépondérant de cancer après TR. Le but de notre étude était d’étudier l’incidence et la prise en charge des cancers de vessie (CV) chez les transplantés rénaux dans notre institution.


Méthodes

Étude rétrospective descriptive monocentrique portant sur la population transplantée rénale entre janvier 1993 et décembre 2018. Les données démographiques des patients, la néphropathie initiale, les caractéristiques des CV et leurs traitements, les récidives ainsi que les suivis ont été relevés. En cas de décès la causalité avec le CV était rapporté.


Résultats

Vingt-sept patients sur 1586 transplantés (1,7 %) d’âge moyen 60,4 ans (σ =10,8) ont présenté un carcinome urothélial dont 17 femmes. Le délai moyen entre la TR et le diagnostic de CV était de 8,9 ans (σ =4,4). Une néphropathie aux acides aristolochiques (AA) était retrouvée chez 15 patientes. Dix-sept TVNIM (63 %), 10 TVIM (37 %) dont 4 (14,8 %) d’emblée métastatiques ont été enregistrées. Les traitements ont été conformes aux recommandations : chimiothérapie et/ou BCG local pour les TVNIM, cystectomie pour les TVIM et chimiothérapie systémique pour les CV métastatiques. Le pronostic était sombre en cas de TVIM et/ou métastatique avec 85 % de patients décédés. Huit patientes, toutes transplantées à cause des AA, ont présenté une ou plusieurs récidives et 1 patiente a du avoir une cystectomie.


Conclusion

L’incidence du cancer de vessie est élevée dans notre série de transplantés rénaux compte tenu de la prévalence élevée d’une néphropathie aux AA.

Leur prise en charge est similaire aux patients non transplantés. Une surveillance étroite adaptée est justifiée chez les transplantés pour néphropathie aux herbes chinoises compte tenu du risque élevé de récidive et de progression.

Cancer de prostate chez les patients afro-caribéens : sont-ils plus agressifs au diagnostic
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 763-764


Objectifs

Les patients originaires d’Afrique subsaharienne ont une incidence et une mortalité par cancer de prostate plus élevé que les hommes caucasiens. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats anatomopathologiques d’une cohorte afro-antillaise diagnostiquée d’un cancer de prostate sur biopsies de prostate, et de les comparer à une cohorte de France métropolitaine à majorité caucasienne.


Méthodes

Une étude rétrospective comparative bicentrique a été réalisée entre un centre Martiniquais et un centre Parisien entre 2008 et 2016. Les données cliniques, biologiques et pathologiques étaient recueillies au diagnostic. Les biopsies étaient réalisées selon le schéma standard de 12 prélèvements systématisés. Le critère de jugement principal était la classification de la société internationale de pathologie urologique (ISUP) pour le score de Gleason. Le critère de jugement secondaire était le taux de détection du cancer de prostate par les biopsies. Toutes les biopsies ont été relues par le même anatomopathologiste. Une analyse multivariée a été réalisée par régression linéaire.


Résultats

Sur les 1880 patients ayant bénéficié de biopsies de prostate dans la cohorte afro-caribéenne, 945 ont eu un diagnostic de cancer de la prostate (50,3 %), et 500 patients sur 945 dans la cohorte métropolitaine (33,8 %). Les patients afro-antillais étaient plus âgés (moyenne : 68,5 ans vs 67,5 ans, p =0,028), avaient un stade clinique plus élevé (13,2 % vs 5,2 % cT3-4, p <0,001) et un taux de PSA plus élevé (9,23 vs 8,32ng/mL, p =0,019). Après analyse univariée, les patients afro-antillais présentaient un grade pathologique ISUP plus élevé que les patients métropolitains (p <0,001). Néanmoins, après ajustement sur l’âge, le PSA et le stade clinique, il n’y avait plus de différence significative entre les deux cohortes (p =0,903) (Tableau 1, Tableau 2 et Fig. 1).


Conclusion

Les patients afro-antillais ne présentaient pas de résultats anatomopathologiques plus défavorable au diagnostic que les patients métropolitains, après analyse multivariée. Les patients afro-antillais atteints de cancer de prostate pourraient s’attendre au même pronostic que les patients caucasiens, au même stade de la maladie, dans des centres présentant des conditions équivalentes d’accès aux soins.

Clampage supra-sélectif pour néphrectomie partielle robot-assistée : intérêt sur la fonction rénale post-opératoire
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 776


Objectif

Nous présentons dans cette vidéo un cas clinique d’une patiente bénéficiant d’une néphrectomie partielle robot-assistée pour tumeur rénale avec clampage supra-sélectif.


Méthodes

Vingt-cinq patients dans une cohorte prospective de patients bénéficiant d’un clampage supra-sélectif sont appariés à une cohorte rétrospective de 25 patients opérés avec un clampage artériel. L’appariement est effectué sur le DFG préopératoire et le score RENAL NS. Le critère de jugement principal est le DFG sur le rein opéré calculé par le produit du DFG à 6 mois et de la valeur fonctionnelle du rein opéré sur une scintigraphie DMSA.


Résultats

La fonction rénale du rein opéré est meilleure après clampage supra-sélectif qu’après clampage de l’artère rénale avec un DFG à 3Q4ml/min vs 27ml/min, p =0,04.


Conclusion

Le clampage supra-sélectif permet une meilleure préservation rénale que le clampage total de l’artère rénale. L’essai EMERALD permettra d’étayer ces résultats préliminaires.

Classification des anomalies papillaires rénales observées en urétéroscopie souple : évaluation de la classification 2016 et mise à jour
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 684-685


Objectifs

Le but de ce travail était d’évaluer la classification proposée en 2016 des anomalies papillaires rénales en urétéroscopie souple dans la maladie lithiasique.


Méthodes

Depuis la publication de la classification Sx nPx Rx, nous avons réalisé une collecte prospective monocentrique mono-opérateur des données descriptives utilisant cette classification durant 88 consécutives urétéroscopies souples dans le traitement de calculs. Les calculs ont été analysés par microscope et spectrophotométrie et des bilans métaboliques systématiquement effectués. Les données ont été comparées statistiquement.


Résultats

Quatre-vingt-trois pour cent des patients avaient des plaques de Randall (PR), et seulement 4,5 % avaient des papilles normales. Les calculs ancrés papillaires étaient observés dans 30,7 % des cas et un aspect de cristallisation intraductale dans 15,9 %. Des érosions papillaires étaient présentes dans 55,7 % et des papilles extrophiques dans 8 % des cas. Les calculs ancrés sombres (Sa1) et les érosions avec dépôts (Pa2) étaient significativement corrélées à la présence de PR. Les papilles érodées étaient significativement liées à la présence de calculs ancrés et les calculs de phosphate de calcium à la cristallisation intraductale. Une hypercalciurie était diagnostiquée de manière plus significative en cas de calcul ancré clair (Sa2) que sombre (Sa1) (Tableau 1 et Fig. 1).


Conclusion

Les descriptions de la classification 2016 sont confirmées par les résultats de cette étude. Les anomalies papillaires sont des conséquences du développement des calculs. Leurs descriptions pourraient ainsi améliorer le suivi des patients lithiasiques et le diagnostic de l’origine de la lithogenèse. Nous recommandons donc leur description systématique. Quelques améliorations peuvent être apportées sur une version 2019.

Clitoridoplastie dans l’ambiguïté sexuelle : technique chirurgicale
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 783


Objectif

La clitoro- ou clitoridomégalie, correspond à une augmentation de taille anormale du clitoris. Chez l’adulte, les critères dimensionnels sont, selon Brodie, une longueur minimale de 27,4mm, et une largeur de 8mm.


Méthodes

Nous rapportons ici le cas d’une patiente âgée de 26 ans, sans antécédents personnels, qui consulte pour une aménorrhée primaire avec signes d’androgénisation (hirsutisme, voix grave…). L’examen clinique a révélé la présence d’une clitoromégalie avec persistance du sinus urogénital. La patiente a d’abord bénéficié d’un caryotype en faveur d’un caryotype féminin sans anomalie (46, XX). Des explorations ultérieures ont montré un déficit en 21-hydroxylase, avec une hyperplasie congénitale bilatérale des surrénales, pour laquelle elle a été mise sous corticothérapie. Elle a bénéficié, selon son souhait, d’une clitoridoplastie.


Résultats

La mise en place de fils de soie en début d’intervention au niveau des lèvres et du gland permet une bonne exposition. L’incision coronale est le premier temps de la chirurgie. La dissection doit être très anatomique et suivre les plans des différents fascias afin de permettre une conservation du pédicule balanique, étant donné que le gland fera office de clitoris. Pour avoir les résultats esthétiques escomptés, il est nécessaire de clamper les corps caverneux le plus proche possible de la base avec une traction, et créer un nouvel orifice proximal pour extérioriser le néo-clitoris.


Conclusion

La clitoridoplastie pour ambiguïté sexuelle est une chirurgie qui, avec une standardisation des gestes et une bonne connaissance de l’anatomie, peut devenir accessible à tout chirurgien.

Colique néphrétique fébrile : enquête de pratiques auprès des urologues membre de l’AFU
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 687


Objectifs

Nous avons proposé à partir d’un cas clinique de colique néphrétique fébrile d’évaluer les attitudes et les pratiques de prescription des urologues en matière d’infectiologie urologique. Notre objectif était d’avoir un aperçu des prises en charge concernant un cas clinique standard et d’identifier les facteurs de risque associés aux mauvaises pratiques afin de proposer des moyens permettant une meilleure adhésion et application des recommandations.


Méthodes

Tous les urologues inscrits auprès de l’Association française d’urologie (AFU) ont été invités par e-mail à remplir un questionnaire en ligne à partir de la plateforme SurveyMonkey entre juillet et septembre 2018 concernant un cas clinique de colique néphrétique fébrile. Il y avait 10 questions, chacune constituées de 5 items. Nous présentons ici les données recueillies et le taux de réponse exacte en fonction du statut. L’ensemble des données statistiques ont été obtenues à partir du logiciel Excel.


Résultats

Nous avons obtenu 868 réponses (49,4 %) dont 465 complètes qui ont pu être analysées. Parmi les urologues, 58,8 % avaient réalisé l’évaluation exacte du score qSOFA=2, 65,3 % réalisaient une dérivation en urgence des urines et une antibiothérapie immédiate. Parmi les urologues, 54,7 % prescrivaient une bithérapie (bêtalactamine avec aminoglycoside) dont 60,5 % prescrivaient une C3G parentérale et 39,9 % recommandaient l’utilisation d’amikacine et considéraient que l’insuffisance rénale ne contre-indiquait pas la prescription d’aminoside. Soixante-deux pour cent utilisaient en relais l’amoxicilline et parmi ceux-ci, 9,3 % à la dose de 2 g×3/j per os, 1,7 % préconisaient une durée de 10 j et 2,6 % une durée de 14 j. La proportion de bonnes réponses en fonction du statut (urologue sénior, CCA-AH et internes) retrouvait 44,7 % de bonnes réponses chez les urologues séniors, 53 % chez les CCA ou AH et 51,9 % chez les internes (Fig. 1).


Conclusion

Malgré des recommandations, les bonnes pratiques en infectiologie ne sont appliquées que par moins d’un urologue sur deux en France. En outre les prescripteurs juniors sont plus au fait des recommandations que les séniors. Ceci souligne la nécessité de diffuser davantage les recommandations et de changer les pratiques en particulier des urologues séniors en utilisant de nouveaux support de communications.

Comparaison de 3 modes de coagulation des télangiectasies radiques de vessie : laser Greenlight XPS fibre EA, laser Holmium stonelight et résecteur monopolaire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 723-724


Objectifs

La prise en charge de la cystite radique hématurique est difficile, et reste mal codifiée. L’objectif de cette étude était de comparer l’efficacité et la morbidité de la coagulation des télangiectasies de cystite radique par laser Greenlight XPS à la fibre EA, par résecteur monopolaire et par laser Holmium stonelight.


Méthodes

Une étude rétrospective a été menée dans un centre universitaire incluant tous les patients, avec antécédent d’irradiation pelvienne, pris en charge au bloc opératoire, en urgence ou programmée, pour un geste de coagulation, et présentant des lésions endoscopiques de cystite radique entre 2007 et 2018. Le laser Holmium stonelight était le mode de coagulation utilisé en priorité entre 2007 et 2011, la coagulation monopolaire entre 2011 et 2014, et le laser Greenlight XPS fibre EA entre 2015 et 2018. Les résultats périopératoires et à long terme des trois techniques ont été comparés.


Résultats

Il a été réalisé 59 procédures, chez 44 patients : 18 procédures ont été réalisées au laser Greenlight XPS, 16 en coagulation monopolaire, et 25 au laser Holmium avec des cystites radiques plus sévères dans le groupe monopolaire (grade RTOG/EORTC>2 : 0 % vs 37,5 % vs 12 % ; p =0,008). Les taux de complications intra-opératoires et postopératoires Clavien ≥ 3 étaient significativement plus élevées dans le groupe monopolaire (p =0,01 et p =0,0006 respectivement, cf. Tableau 1), de même que la durée d’hospitalisation (p =0,02). Après un suivi médian de respectivement 13, 38 et 58 mois (p <0,0001) le taux de récidive de l’hématurie macroscopique était plus élevé dans le groupe holmium (38,9 % vs 50 % vs 80 % ; p =0,02). En revanche la survie sans retraitement (caisson hyperbare ou chirurgie) étaient comparable dans les 3 groupes (p =0,56, voire Fig. 1).


Conclusion

Chez les patients présentant une hématurie macroscopique sur lésions de cystite radique, les résultats de la coagulation par laser Greenlight fibre EA semblaient plus favorables que ceux de la coagulation monopolaire ou par laser Holmium. Ces résultats nécessitent toutefois confirmation par des séries plus larges et avec des données à long terme pour le laser Greenlight.

Comparaison de la néphrectomie partielle et des traitements radio-ablatifs dans la prise en charge des tumeurs du rein de moins de 4 cm chez les patients jeunes et peu comorbides
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 644-645


Objectifs

Les recommandations proposent la néphrectomie partielle (NP) en première intention pour le traitement des petites tumeurs du rein (<4cm) (PTR). La place des traitements radio-ablatifs (TRA) semble se situer chez les patients âgés et fragiles.

L’objectif était de comparer les résultats oncologiques et la morbidité des TRA avec le traitement recommandé des PTR, la NP, chez les patients jeunes sans comorbidité.


Méthodes

Une étude observationnelle rétrospective monocentrique a permis d’inclure les patients traités pour une tumeur rénale classée cT1a entre 2010 et 2014. Les patients âgés de plus de 70 ans ou porteurs d’un score ASA≥3 ont été exclus. Les caractéristiques des patients et des tumeurs ont été colligées, notamment leur complexité (R. E. N. A. L. score), et les données périopératoires (durée d’hospitalisation, complications [Clavien], créatininémie). Le test du Chi2 (ou Fischer) a été utilisé pour comparer les variables qualitatives, le t -test (Student) pour les variables quantitatives. Les survies (sans récidive, et globale) ont été analysées selon Kaplan–Meier et comparées par test du log-rank.


Résultats

Parmi les 248 patients traités pour une PTR entre 2010 et 2014 (NP=117, TRA=131). Cent vingt-trois patients ont été inclus dans l’analyse finale (NP=83, TRA=40). Les groupes étaient comparables sur les données pré-thérapeutiques sauf pour la taille tumorale, les tumeurs traitées par TRA étant plus petites que celles traitées par NP (Tableau 1). Au terme d’un suivi médian de plus de 60 mois, la survie sans récidive n’était pas statistiquement différente entre la TRA et la NP (85 % [n =6] vs 91,5 % [n =7] [p =0,17]). La survie globale était également comparable pour TRA vs NP (97,5 % [n =1] vs 95,2 % [n =4] [p =0,52]) (Fig. 1). La variation de la créatininémie et la survenue de complications (Clavien) étaient comparables dans les deux groupes, alors que la durée d’hospitalisation était significativement plus courte dans le groupe TRA (3 vs 6 j, p <0,0001) (Tableau 2).


Conclusion

Chez les patients jeunes et peu comorbides, les traitements radio-ablatifs se placent comme une ressource thérapeutique efficace à long terme et peu morbide dans les tumeurs rénales T1a.

Comparaison de la transplantation rénale cœlioscopique robot-assistée de donneur vivant entre receveurs obèses et non-obèses : une série internationale de 169 transplantations
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 673-674


Objectifs

L’objectif était de comparer les résultats chirurgicaux peropératoires et postopératoires précoces de la transplantation rénale robot-assistée (TRRA) de donneur vivant chez des receveurs obèses et non obèses.


Méthodes

Nous avons inclus tous les patients ayant eu une transplantation rénale robot-assistée de donneur vivant, préalablement inclus dans l’European Robotic Urological Section-TRRA database. Les Résultats fonctionnels, les complications intra- et postopératoires ont été comparés entre les patients obèses (IMC≥30kg/m2) et non obèses (IMC<30kg/m2).


Résultats

Cent soixante-neuf TRRA de donneurs vivants ont été réalisé de juillet 2015 à septembre 2018. Trente-deux patients avaient un IMC>30. Le temps opératoire était statistiquement plus court dans le groupe des receveurs obèses (214,5±12,6 contre 282,3±8minutes, p <0,0001). Il n’y a pas eu de complications peropératoires majeures (Clavien III) dans les deux groupes. En ce qui concerne les complications postopératoires mineures (Clavien I–II) et majeures (Clavien III), aucune différence statistique n’a été identifiée entre les 2 groupes. À l’analyse univariée, l’âge, l’IMC et le nombre d’artères du transplant étaient des facteurs prédictifs de fonction rénale sous-optimale (FRSO) (eGFR<45mL/min/1,73 m2) à 1 mois postopératoire. Seul le nombre d’artères du transplant était un facteur prédictif indépendant de FRSO à l’analyse multivariée. La clairance à 1 an était équivalente dans les deux groupes.


Conclusion

Chez les receveurs obèses, la TRRA présente des résultats fonctionnels optimaux et des taux de complications similaires à ceux des receveurs non obèses.

Comparaison des résultats péri- et postopératoires de la résection de vessie en bloc versus la résection de vessie classique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 695-696


Objectifs

L’objectif est de comparer la morbidité périopératoire de la résection de vessie (RTV) en bloc avec les résultats de la technique classique.


Méthodes

Dans cette étude rétrospective, les RTV en bloc réalisées par 2 chirurgiens étaient colligées et comparées à une cohorte semblable de RTV classique. Toutes les RTV sont réalisées avec du courant bipolaire. Les données de morbidité périopératoires étaient colligées et analysées selon la classification de Clavien–Dindo.


Résultats

Cent soixante-dix patients ont été inclus. Les caractéristiques de la population sont décrites dans le Tableau 1. La lumière bleu (PDD) était utilisée dans 75 % des RTV en bloc et 38 % des RTV classiques. La durée opératoire moyenne dans le groupe 1 est de 50min (15–120) versus 35 (15–80) dans le groupe 2 (p =0,12). La durée de séjour moyenne était de 1,41 (0–2) jours dans le groupe 1 versus 3,03 (1–15) jours dans le groupe 2 (p =0,035). La sonde vésicale était retirée après 1,01 (0–3) jours dans le groupe 1 versus 2,66 (1–15) jours (p =0,068) dans le groupe 2. Aucune complication n’est retrouvée dans le groupe 1 alors que dans le groupe 2, 3 patients ont eu une rétention urinaire postopératoire (Clavien 2) et 4 patients ont eu une reprise chirurgicale pour décaillotage (Clavien 3b).


Conclusion

La RTV en bloc présente une durée opératoire supérieure à la RTV standard mais permettrait de réduire la durée d’hospitalisation et semble moins morbide que la RTV standard. Une comparaison des résultats anatomopathologique et du taux de récidive entre ces deux groupes est en cours.

Comparaison des taux d’estradiol et de gynécomastie chez les hommes hypogonadiques traités par citrate de clomifène ou testostérone transdermique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 718-719


Objectifs

Le citrate de clomifène (CC) est un traitement reconnu de l’hypogonadisme (HG). Inhibiteur compétitif de l’œstradiol (E2) au niveau de ses récepteurs hypothalamiques, il est cependant susceptible d’engendrer une augmentation des taux sériques d’E2. Cette analyse a été entreprise pour comparer les taux sériques d’E2 chez les hommes atteints d’HG sous traitement par CC par rapport à un traitement par testostérone transdermique (TTD).


Méthodes

Notre population d’étude était composée d’hommes ayant :

– un HG (deux taux sériques de TT au petit matin<300ng/dL) ;

– soit sous traitement par CC, soit sous traitement par TTD ;

– un taux d’E2 de référence normal ;

– et un suivi clinique et biologique (TT et E2) ≥ 6 mois.

Le CC a été prescrit à 25mg tous les deux jours et titré jusqu’à 50mg/jour pour maintenir les patients à un taux de TT de 500–600ng/dL. L’administration de TTD a été ajustée pour obtenir le même effet. Tous les hommes ont été examinés tous les 6 mois à la recherche d’une gynécomastie.


Résultats

Cent soixante-quatre hommes sous TTD (âge moyen : 58±12 ans) et 142 hommes sous CC (âge moyen : 44±24 ans) ont constitué notre population d’étude. La durée moyenne de traitement par CC était de 16 mois ; et 22 mois pour TTD. Des augmentations significatives des taux moyens de TT ont été observées dans les deux groupes au cours du traitement : CC +261–498ng/dL (p <0,05), et TTD +246–574ng/dL (p <0,05) ; sans différence significative entre les taux de TT initiaux ou sous traitement entre les deux groupes. Les taux de E2 de base étaient similaires dans les deux groupes (CC : 19pg/mL, TTD : 22pg/mL, p =NS), mais en fin de traitement les taux d’E2 étaient significativement différents entre le groupe CC : 44pg/mL ; et TTD : 31pg/mL (p <0,05). Les taux de gynécomastie étaient : CC 4/142 (2,8 %), TTD 6/164 (3,6 %) (p =NS).


Conclusion

Bien que le traitement par CC ait augmenté les taux d’E2 de façon nettement supérieure au traitement par TTD, cette différence n’a pas eu de traduction clinique significative. Les taux de gynécomastie étaient similaires entre les deux groupes.

Comparaison des voies cœlioscopiques transpéritonéales et rétropéritonéales pour la surrénalectomie pour métastase : une étude multicentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 650-651


Objectifs

La voie cœlioscopique pour les surrénalectomies pour suspicion de métastase reste controversée. Aucune étude n’a à ce jour chercher à comparer les voies d’abord cœlioscopique transpéritonéale et rétropéritonéale dans cette indication. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats des voies cœlioscopiques transpéritonéale (transP) et rétropéritonéale (rétroP) pour la surrénalectomie pour métastase.


Méthodes

Tous les patients ayant eu surrénalectomies pour métastase surrénalienne, quel que soit le primitif, réalisées dans 7 centres entre 2006 et 2016 ont été inclus dans une étude rétrospective. Les surrénalectomies réalisées lors d’une néphrectomie homolatérale ont été exclues. Les Résultats périopératoires des surrénalectomies trransP et rétroP ont été comparés. La survies sans récidive (SSR) ont été estimées par la méthode de Kaplan – Meier et comparées par le test de Log-Rank.


Résultats

Quatre-vingt-treize patients ont été inclus : 76 transP et 17 rétroP. La taille tumorale moyenne était comparable dans les deux groupes (35,6 vs. 51,9mm ; p =0,49). Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes en termes de durée opératoire (175,5 vs. 177,8min ; p =0,87), de durée d’hospitalisation (4,8 vs. 4,3jours ; p =0,89) de complications postopératoires (18,1 % vs. 29,4 % ; p =0,32) et de taux de marges positives (22,5 % vs. 18,8 % ; p =0,74). Les taux de complications majeures (Clavien 3 ou plus) étaient également similaires dans les deux groupes (6,1 % s. 11,7 % ; p =0,60). Après un suivi moyen de 26,4 et 21,1 mois (p =0,75), les taux estimés de SSR à 5 ans étaient de 25,6 % et 13,8 % respectivement (p =0,52 ; Fig. 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique les résultats périopératoires et oncologiques des voies transP et rétroP étaient similaires. Des études de plus large effectif, et idéalement prospectives randomisées, seront nécessaires pour confirmer l’équivalence de ces deux techniques.

Comparaison entre dextranomere/acide hyaluronique (Deflux®) et polyacrylate-polyalcool copolymere (Vantris®) dans le traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral (RVU) de l’enfant
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 691


Objectifs

Le traitement endoscopique du RVU chez l’enfant fait partie des guidelines, mais diverses molécules sont présentes sur le marché. Le but est de comparer les Résultats d’une injection endoscopique de polyacrylate-polyalcool copolymère Vantris® à ceux d’une injection de dextranomere/acide hyaluronique Deflux® en termes de récidive d’infection urinaire, chez des enfants traités pour reflux vésico-urétéral (RVU) de grade faible ou intermédiaire.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée incluant 94 enfants traités par une injection endoscopique de Vantris® pour un RVU de grade 1 à 3 associé à des pyélonéphrites ou à des anomalies scintigraphiques de 2014 à 2019. Ce groupe a été comparé à 91 enfants traités par une injection de Deflux® pour la même indication entre 2010 et 2014. Le critère de jugement principal est le taux de pyélonéphrite à 6 mois postopératoire, qui a été comparé entre les deux groupes.


Résultats

Les 2 groupes étaient comparables en termes d’âge moyen à l’injection (5,6 ans dans le groupe Vantris® vs. 6,6 ans dans le groupe Deflux®), de ratio garçons/filles (38/66 vs. 28/66), d’antécédent de pyélonéphrite (91 vs. 88 %) et de séquelles scintigraphiques (62 vs. 56 %). Les troubles mictionnels étaient plus nombreux dans le groupe Vantris® (39 vs. 16 %). Le suivi moyen était plus important dans le groupe Deflux® (45 mois vs. 18). Dans le groupe Vantris®, 7 enfants (7 %) ont présenté une récidive de pyélonéphrite, dont 3 avaient une récidive de RVU cystographique et 2 enfants ont été réopérés. Dans le groupe Deflux®, 16 enfants (17 %, p =0,04) ont récidivé une pyélonéphrite, dont 8 avaient une récidive de RVU sur la cystographie et ont été réopérés.


Conclusion

Dans le traitement endoscopique du RVU, le Vantris® semble avoir une meilleure efficacité que le Deflux® sur la récidive de pyélonéphrites, au moins à court terme. Cependant, le risque d’obstruction chronique est à surveiller et nécessite des études sur les résultats du Vantris® à long terme.