Base bibliographique

Évaluation du système « 3D NavigoTm » pour la réalisation de biopsies prostatiques ciblées par fusion d’image
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 668


Objectifs

Le système 3D Navigo™ permet la réalisation de biopsies de prostate ciblées (BPC) par fusion d’images échographie-IRM. L’objectif de cette étude était d’évaluer le taux de détection du cancer de prostate (CaP) cliniquement significatif (CSC) par BPC utilisant le système 3D Navigo™.


Méthodes

Nous avons prospectivement inclus tous les patients ayant eu des BPC utilisant le système 3D Navigo™ entre juin 2014 et mai 2018 dans notre centre. Une IRM multiparamétrique (IRMmp) 3 Tesla était systématiquement réalisée au préalable. Les lectures des IRMmp et des histologies (biopsies et prostatectomies) ont été réalisées en simple aveugle. Un CSC était défini sur les biopsies par : un score ISUP≥2 et/ou une longueur tumorale>3mm, et/ou une extension extra-prostatique et/ou≥3 biopsies positives. Un CSC sur pièce de prostatectomie radicale (PR) était défini par : un score ISUP≥2 et/ou un stade≥pT3.


Résultats

Au total, 317 patients ont eu des BPC. L’âge, le PSA et le volume prostatique médians étaient respectivement de 67 (51–84) ans, 7,62 (0,6–70)ng/mL, et 44,2 (12,1–221,7) mL. Des lésions PIRADS=3, 4 et 5 étaient retrouvées chez respectivement 37, 157 et 100 patients.

Le nombre médian de carottes par patient était de 9, avec un taux médian de biopsies positives de 26 %. Un CaP était retrouvé chez 72,8 % des patients. Le taux de CSC était de 62,6 %. Une corrélation existait entre le score PIRADS et le taux de détection de CSC (r =0,4, p <0,001).

Il existait une forte corrélation entre les scores ISUP des BPC et des pièces opératoires des PR (r =0,608, p <0,001). Le taux de détection des CSC par BPC était de 68,1 % en prenant pour référence les pièces de PR.


Conclusion

Les BPC avec le système 3D Navigo™ permettent de détecter efficacement la présence d’un cancer de prostate chez 72 % des patients avec un taux de CSC de 86 %. Il existait 12 % CSC non identifiées par les BPC justifiant la réalisation de biopsies systématisées complémentaires.

Évaluation du test SelectMDX-V2 dans le diagnostic par biopsies ciblées du cancer de la prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 663


Objectifs

Évaluer les performances diagnostiques du test SelecMDX-V2 dans la détection des cancers significatifs de la prostate (CaPs) par des biopsies ciblées sur des lésions IRM.


Méthodes

Nous avons sélectionné dans notre base de données clinicobiologiques les patients ayant :

– recueil premier jet urinaire après massage prostatique ;

– recueil exhaustif des données clinicobiologiques (âge antécédents familiaux de cancer personnel de biospie, TR volume prostatique, dosage centralisé PSA) permettant un calcul du risque CaP par PCPT-V2 ;

– des biopsies ciblées (Koelis°) de la prostate sur des lésions IRM avec des résultats disponibles (Score ISUP biopsies positive systématisées/ciblées).

Les échantillons urinaires ont été adressé au laboratoire MDxHealth en aveugle des résultats biopsiques afin d’obtenir un score individuel SelectMDx-V2 de risque CaPs (score ISUP≥2). Le cut-off combinant les meilleures spécificité et sensibilité dans les études précédentes était de −2,8.


Résultats

Les caractéristiques des 117 patients inclus sont rapportées dans le Tableau 1.

Le selectMDx-V2 a une meilleure précision diagnostique que le PCPT2,0 [AUC 0,66 (IC95 % : 0,55–0,77) vs. 0,55 (IC95 % : 0,4–0,66), respectivement (p =0,049)] (Fig. 1).

Le test selectMDx n’était pas associé au degré de suspicion des lésions IRM (score PiRADS) (p =0,5336) (Fig. 2).

L’analyse multivariée confirmait que le Score 5 PiRADS, le test selectMDx-V2 et les antécédents de biospies étaient trois facteurs indépendants prédictifs du diagnostic de CaPs. La combinaison de ces 3 variables permettait d’obtenir une performance diagnostique améliorée AUC=0,76.


Conclusion

Le test selectMDx-V2 a des performances diagnostiques modestes dans notre cohorte de patients. Par contre, l’indépendance de ce test avec le score PiRADS, permettait de les combiner pour créer un modèle de prédiction plus précis.

Évaluation prospective de la qualité de vie des patients lors de la première année après cystectomie totale et dérivation orthotopique pour cancer de vessie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 754-755


Objectifs

La cystectomie totale (CT) présente une morbidité postopératoire non négligeable et elle est aussi décrite comme l’une des interventions carcinologiques ayant le plus d’impact sur la QdV des patients. Évaluer prospectivement la qualité de vie (QdV) et la fonction urinaire de nos patients au cours de la première année suivant la CT avec reconstruction par néovessie orthotopique iléale (NVOI) pour cancer de vessie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude unicentrique qui a été réalisée en incluant prospectivement des patients ayant une CT pour carcinome urothélial et éligible à une dérivation urinaire de type NVOI. Deux auto-questionnaires de QdV (EORTC QLQ-C30 et EORTC QLQ-BLM30), le questionnaire USP et un calendrier mictionnel permettaient de suivre en préopératoire, puis à 1, 3, 6 à 9 et 12 mois après la chirurgie la QdV et la fonction urinaire des patients.


Résultats

Trente-quatre patients ont été inclus. La qualité de vie globale (QdVg), la fonction physique, la fonction du quotidien, et la fonction sociale, de nos patients étaient significativement réduites 1 mois après la chirurgie. La fatigue, la dyspnée, et les symptômes urinaires étaient significativement majorés 1 mois après la procédure. Un an après, les scores aux échelles de fonctions et de symptômes de QdV étaient revenus à leur niveau préopératoire. Seule la perspective d’avenir montrait une amélioration significative 1 mois après la chirurgie, et ce de façon durable au cours de la première année de suivi. Par contre, les troubles sexuels avaient tendance à fortement se majorer à un an comparer au préopératoire. L’incontinence urinaire d’effort était le seul symptôme urinaire significativement persistant un an après la chirurgie (Fig. 1, Fig. 2 et Tableau 1).


Conclusion

La CT avec NVOI n’entraîne pas d’altération durable de QdV. Les patients récupèrent leurs fonctions antérieures et présentent une amélioration de leur perspective d’avenir 1 an après chirurgie. La dégradation de QdV est majeure le premier mois, elle s’améliore rapidement à 3 mois et progressivement jusqu’à 1 an suivant la chirurgie. L’incontinence urinaire d’effort persiste un an après la chirurgie.

Évolution dans l’utilisation du sphincter artificiel urinaire en France : l’avenir s’écrit au féminin
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 701-702


Objectifs

Même en France, ou l’utilisation du sphincter artificiel urinaire (SAU) chez la femme est historiquement beaucoup plus importante que dans n’importe quel autre pays au monde, la très large majorité des SAU étaient jusqu’à récemment implantée chez l’homme. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’évolution de l’utilisation du SAU en France depuis 2011, date du dernier travail sur le sujet.


Méthodes

Nous avons analysé les données de la base nationale PMSI, pour évaluer le nombre de SAU implantés chaque année chez l’homme (codes CCAM : JELA002, JELA003, JELA004) et chez la femme (code CCAM : JELA001) entre 2012 et 2017. Nous avons analysé de façon concomitante les données du fabricant (Boston Scientific, États-Unis) sur l’utilisation du SAU en France sur la même période. Le code JELA002 étant utilisé à la fois pour les SAU et les bandelettes/ballonnets chez l’homme, le nombre de sphincter chez l’homme était soustrait au nombre total de procédures chirurgicales de traitement de l’incontinence pour obtenir le nombre de bandelettes/ballonnets chez l’homme par an.


Résultats

Le nombre total de SAU implantés par an a augmenté de 1469 en 2012 à 1598 en 2017 (+8,8 %). Cette croissance était le fait d’une forte augmentation du nombre d’implantations chez la femme à partir de 2015, avec 263 cas en 2015 contre 339 en 2017 (+28,9 %). Dans le même temps, le nombre de SAU chez l’homme restait relativement stable augmentant légèrement de 1197 en 2013 à 1313 en 2015 (+9,7 %) puis décroissant jusqu’à 1258 en 2017 (2015 à 2017 : −4,2 %). Le nombre total de chirurgie de l’incontinence chez l’homme a constamment décru sur cette période, partant de 2542 en 2012 pour arriver à 2140 en 2017 (−15,8 %). La proportion de SAU chez la femme a augmenté de 15,5 % à 21,3 % de tous les SAU implantés entre 2014 et 2017 (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

En raison, possiblement, de la conjugaison d’une diminution du nombre annuel de prostatectomies et de l’expansion de l’implantation par voie robot-assistée chez la femme, la proportion de SAU implantés chez la femme a fortement augmenté en France ces dernières années. Si cette tendance se confirme et s’étend en dehors de France, l’avenir du SAU pourrait s’écrire au féminin.

Évolution de la prise en charge des énucléations laser holmium (HoLEP) en ambulatoire : impact du volume opératoire et de la courbe d’apprentissage
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 712


Objectifs

Évaluer l’évolution dans le temps du taux d’échec d’hospitalisation ambulatoire après une énucléation LASER de la prostate (HOLEP). L’échec était défini par une hospitalisation nécessaire le soir de l’intervention ou une ré-hospitalisation dans les 48h.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des HOLEP réalisées en ambulatoire par un même chirurgien dans notre établissement hospitalier universitaire entre janvier 2013 et février 2019. Dans notre cohorte, nous avons défini trois groupes suivant un ordre chronologique. Une sonde vésicale était systématiquement mise en place et retirée à j1 en l’absence de complication. L’ensemble des patients étaient appelés à j1 pour s’assurer de la bonne reprise mictionnelle. Nous avons colligé les données démographiques, la symptomatologie urinaire (IPSS, complications de l’HBP), le volume prostatique, le PSA, le poids d’énucléation et les complications postopératoires. Les tests d’Anova et du Chi2 étaient utilisés pour les analyses statistiques.


Résultats

Au total, 266 patients ont été répartis dans 3 groupes par ordre chronologique d’intervention. Le groupe 1 (n =88) entre janvier 2013 et juillet 2015, le groupe 2 (n =89) jusqu’en juin 2017 et le groupe 3 (n =89) jusqu’en février 2019. Les trois groupes étaient comparables en termes d’IMC, score ASA, PSA préopératoire, débitmétrie (Qmax, RPM) et volume prostatique (Tableau 1). Le taux d’échec d’ambulatoire diminuait significativement avec le temps, il était respectivement de 30 %, 16 % puis 13 % dans les groupes 1, 2 et 3 (p =0,014) malgré plus de patients sous antiagrégant plaquettaire. La durée opératoire baissait dans le temps avec une durée moyenne de 77minutes pour le groupe 1 et respectivement de 60,4 et 55,4 pour les groupes 2 et 3 (p <0,001). Il en était de même pour l’énergie délivrée en peropératoire (p =0,041) (Fig. 1).


Conclusion

Dans notre étude, le taux d’échec d’ambulatoire a été divisé par 2 sur la période étudiée. C’est probablement la courbe d’apprentissage et la diminution de la durée opératoire qui ont conditionné cette évolution. Néanmoins, nous n’avons pas pu évaluer l’impact de l’organisation infirmière et structurelle périopératoire qui ont du également impacter les résultats.

Exérèse diverticulaire par voie cœlioscopique robot-assistée
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 772


Objectif

Patient de 68 ans présentant un adénocarcinome prostatique localisé de bon pronostic traité par hémi ablation HIFU en rémission complète (PSA à 1,5ng/ml). Une vaporisation prostatique au laser green light a été réalisé avant l’HIFU et une incision cervico prostatique après. Le patient se plaint d’une miction en deux temps. L’IRM prostatique estime un volume à 19ml et retrouve un diverticule latéro-vésical gauche 8cm.


Méthodes

La fibroscopie vésicale retrouvait un urètre sain non sténosé, une prostate moyennement obstructive avec un col admettant largement le passage du fibroscope. Le collet du diverticule est para-urétéral gauche centimétrique. Mise en place d’une sonde vésicale et d’un ballonnet gonflé au sein du diverticule de manière occlusive. Après mise en place des trocarts, décollement vésical gauche. Libération de proche en proche du diverticule jusqu’à retrouver le collet diverticulaire qui est sectionné. Extraction du diverticule dans un sac puis fermeture en deux plans du collet diverticulaire par deux surjets. Fermeture étanche. On vérifie l’orifice urétéral gauche qui est à distance.


Résultats

Le même protocole chirurgical a été réalisé par un opérateur différent à une femme de 83 ans, IMC 38kg/m2. Pour les deux patients les suites opératoires sont simples. La reprise des mictions est satisfaisante pour les deux patients avec un IPSS, IPSS QoL à 0 et un résidus post-mictionnel négligeable.


Conclusion

L’exérèse chirurgical d’un diverticule par cœlioscopie robot-assistée a permis de traiter ces deux patients de manière efficace par une méthode reproductible.

Explantation d’une bandelette tvt et mise en place d’une bandelette sous urétrale autologue aponévrotique chez une patiente neurologique
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 773-774


Objectif

Le taux de complication des bandelettes sous urétrales (BSU) synthétiques est plus élevé dans la population de patients neurologiques. La prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) dans ce contexte nécessite des solutions adaptées au terrain et au handicap. L’objectif de cette vidéo était de présenter une technique d’explantation de BSU pour érosion prothétique avec placement concomitant de bandelette autologue aponévrotique (BA).


Méthodes

Nous présentons le cas d’une patiente de 48 ans suivie pour insuffisance sphinctérienne neurogène dans un contexte de paraplégique D3 (post myélite), AIS A, avec atrophie médullaire complète et lésion du motoneurone inférieure. La pose d’une bandelette TVT en 2008 avait permis une efficacité initiale avec dégradation progressive de la continence, puis érosion urétrale hémi-circonférentielle en 2019.


Résultats

Une explantation du matériel prothétique ainsi qu’une réparation du défect urétral et la pose d’une bandelette aponévrotique a été réalisée en 140minutes, sous anesthésie locale. L’intervention commence par la réalisation d’une incision vaginale en U inversé. Les deux bras de la BSU sont disséqués de part et d’autre de l’urètre de façon à s’assurer de l’explantation la plus complète de la BSU en disséquant chaque jambage le plus loin possible en rétropubien avant de les sectionner et de retirer la portion urétrale en monobloc. La bandelette autologue est prélevée sur l’aponévrose des grands droits par une incision de Pfannenstiel. La bandelette autologue est mise en tension par deux fils de Prolène 2,0 et amarrée au col et fascia périurétral par 4 points séparés de Prolène 4,0.


Conclusion

La mise en place d’une BA concomitamment à l’explantation d’une BSU érodée est une technique permettant en un seul temps de traiter l’érosion et l’IUE récidivée tout en renforçant la réparation du délabrement urétral. La technique présentée ici apparaît faisable et ses résultats cliniques nécessiteront une évaluation scientifique rigoureuse dans le futur.

Extension de l’énergie totale appliquée par session de lithotripsie extracorporelle (LEC) : une stratégie efficace pour un calcul caliciel inférieur ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 748


Objectifs

Malgré les évolutions technologiques, la LEC reste aujourd’hui le traitement de première ligne pour la majorité des calculs. Les calculs caliciels inférieurs posent aujourd’hui un problème de prise en charge optimale : les résultats de la LEC sont insuffisants. L’objectif du travail est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de l’augmentation du nombre des ondes de choc par session du traitement par LEC des calculs caliciels inférieurs.


Méthodes

Étude prospective, randomisée et comparative réalisée entre janvier 2016 et décembre 2018 chez des patients présentant des calculs du calice inférieur et candidats à un traitement avec LEC. Un groupe A (n =24) qui a reçu 2500 ondes de choc/session comparé à un groupe B (n =23) ayant reçu 3500 ondes/session. Dans les deux groupes, le Lithotriteur type DORNIER COMPACT DELTA était utilisé. Un patient indemne de calcul était considéré comme un patient dépourvu de fragments (<4mm)au scanner. Les variables analysées étaient : âge, sexe, indice de masse corporelle (IMC), latéralité, taille, dérivation urinaire antérieure, nombre total d’ondes de choc, énergie totale appliquée, durée de la radioscopie et analgésie reçue, nombre de séances nécessaires, le taux de sans fragment (SF) et les complications.


Résultats

Les deux groupes étaient comparables en termes d’âge, sexe, IMC, latéralité, la taille du calcul et la présence d’une dérivation urinaire antérieur. Le taux de SF globale était de 81,8 % dans le groupe A et de 84 % dans le groupe B. Dans le sous-groupe de calculs de moins de 1cm, le taux SF est important pour le groupe B (83,3 % contre 93,3 %). Il n’y avait pas de différences en termes de puissance moyenne, de puissance maximale, de temps de radioscopie et d’analgésie reçue. Le groupe B a reçu un plus grand nombre des ondes de choc et d’énergie totale accumulée avec un taux de complications similaire (22,7 % contre 20 %) avec un taux de fragmentation plus élevé (76,2 % du groupe A contre 84 % du groupe B).


Conclusion

L’augmentation du nombre des ondes de choc et d’énergie accumulée pour le traitement des calculs du calice inférieur avec LEC montre une tendance à l’augmentation de l’efficacité, du taux de fragmentation et de la réduction du nombre de séances nécessaires, tout en maintenant le profil de sécurité

Facteurs associés à une durée de séjour prolongée après néphrectomie partielle robot-assistée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 730


Objectifs

La prolongation du séjour hospitalier après un geste chirurgical augmente les coûts et la morbidité périopératoire. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs de risque d’une durée de séjour prolongée après néphrectomie partielle robotique (NPR).


Méthodes

Les données de tous les patients ayant eu une NPR dans un centre universitaire entre juin 2010 et avril 2019 ont été analysées. Une borne fixée à 3jours a été utilisée pour définir un séjour de durée prolongée. Les caractéristiques démographiques, les données peropératoires et postopératoires ont été recueillies. Une régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à une durée de séjour prolongée sur l’ensemble de la série.


Résultats

Au total, 540 patients ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen était de 59 ans (±13). La durée d’intervention et les pertes sanguines moyennes étaient respectivement de 139min (±54) et 532mL (±449). Une conversion a été nécessaire dans 15 cas (2,81 %). Le taux global de complications postopératoire était de 26 % (n =141). Les délais médian et moyen de sortie ont été de 3,79 et 3,01jours respectivement ; 348 opérés (64 %) sont sortis avant le 3e postopératoire et 192 (35 %) après le 3e jour. Les facteurs prédicteurs d’une durée de séjour prolongée étaient : âge (OR=3,27 ; p =0,04), le RENAL score (OR=1,05 ; p =0,02) et le score ECOG (OR=1,64 ; p =0,02).


Conclusion

Certains paramètres ont été identifiés comme des indicateurs de durée de séjour prolongée après NPR. Ces patients à risque de durée de séjour prolongée nécessiteraient une surveillance postopératoire rapprochée et une intensification du protocole de réhabilitation précoce.

Facteurs de risque de persistance de l’hypertension artérielle après chirurgie des tumeurs surrénaliennes
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 649-650


Objectifs

Les tumeurs surrénaliennes peuvent être à l’origine d’une hypertension artérielle (HTA) par libération de substances hormonales hypertensives. Cette HTA secondaire est souvent sévère et risque de persister même après surrénalectomie. Le but de notre étude est de déterminer les facteurs favorisants la persistance ou la non amélioration de l’HTA après traitement chirurgical des tumeurs surrénaliennes.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique des cas de surrénalectomie pour une tumeur surrénalienne entre janvier 2008 et décembre 2018. Cent quarante-cinq patients étaient recensés dont 108 avait une HTA préopératoire. Quatorze patients avec des données manquantes étaient exclus. Les facteurs analysés étaient l’âge, le sexe, la durée d’évolution de l’HTA, le nombre des antihypertenseurs et le type histologique. La résolution était définie par la disparition de l’HTA sans recours aux médicaments. L’amélioration était définie par une HTA mal équilibrée en préopératoire devenue équilibrée en postopératoire ou la diminution du nombre de antihypertenseurs en postopératoire. L’analyse statistique était réalisée avec le logiciel IBM SPSS version20.


Résultats

Quatre-vingt-quatorze patients ont été inclus. Le type histologique était un adénome corticosurrénalien dans 46 cas, un phéochromocytome dans 30 cas, une hyperplasie de la surrénale unilatérale dans 13 cas et un carcinome surrénalien dans 3 cas. Une résolution de l’HTA a été obtenue dans 49 cas, une amélioration de l’HTA était obtenue dans 41 cas alors qu’elle a persisté dans 4 cas. Une étude bivariée a montré que l’âge plus jeune, le faible nombre d’antihypertenseurs en préopératoire et le phéochromocytome étaient des facteurs en faveur de la résolution ou l’amélioration de l’HTA après surrénalectomie avec respectivement des p =0,09 ; p =0,015 et p =0,005 (Tableau 1). Par contre, le sexe et la durée d’évolution de n’avaient pas d’influence (p =0,36 et p =0,257 respectivement).


Conclusion

Le taux de résolution ou d’amélioration de l’HTA après surrénalectomie pour tumeurs surrénaliennes était important dans notre série mais un diagnostic précoce à un âge jeune permettrait d’améliorer cette proportion ce qui concorde avec les données de la littérature. Cette résolution est encore plus fréquente en cas de phéochromocytome.

Facteurs de risque d’ upstaging des tumeurs rénales localisées (étude UroCCR n o  15)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 726-727


Objectifs

Alors que la surveillance active et les traitements focaux conservateurs (ablathermies et néphrectomie partielle) deviennent des stratégies prépondérantes de prise en charge des tumeurs rénales, leur sécurité oncologique pour les lésions les plus agressives restent méconnues. Nous avons souhaité déterminer les facteurs prédictifs de passage d’une tumeur cliniquement localisée à localement avancée sur l’examen histopathologique définitif (upstaging ).


Méthodes

Une étude rétrospective multicentrique internationale dans le cadre du Réseau UroCCR (CNIL DR2013-206 ; NCT03293563) a inclus les patients opérés d’une néphrectomie partielle (NP) ou totale (NT) entre 2006 et 2018 pour tumeur localisée de moins de 10cm (≤cT2aM0). Les données clinico-radiologiques, chirurgicales et histologiques ont été collectées prospectivement après consentement écrit à partir de la base UroCCR et comparées entre les tumeurs pT3a et les autres grâce aux tests du Chi2 et Fisher. Une régression logistique multivariée a été réalisée pour déterminer les facteurs prédictifs d’upstaging vers un stade pT3a. Une comparaison de la survie entre NP et NT a également été effectuée.


Résultats

Parmi 5404 patients présentant initialement une tumeur localisée (≤cT2a), 714 (13 %) avaient finalement une tumeur classée pT3a. En analyse univariée, le risque d’upstaging pathologique était significativement corrélé à un âge élevé (65,2 vs 59,6 ; p <0,001), au sexe masculin (71 % vs 67 % ; p =0,033), à des symptômes au diagnostic (p <0,001), à un score ASA élevé (p <0,001). Les tumeurs pT3a étaient caractérisées par une taille tumorale plus élevée (5,52 vs 3,76cm ; p <0,001), une localisation hilaire (34 % vs 17 % ; p <0,001), un caractère exophytique (p <0,001), un score RENAL élevé (7–12) (75 % vs 52 % ; p <0,001). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs indépendants d’upstaging étaient l’âge (OR=1,04 pour l’augmentation d’une année ; p <0,001), la présence de symptômes généraux au diagnostic (OR=2,34 ; p =0,003) et la taille tumorale (OR=1,50 pour une augmentation d’1cm ; p <0,001). Les survies spécifique et globale n’étaient pas statistiquement différentes selon le type de chirurgie.


Conclusion

Nous avons pu déterminer un nombre limité de 3 facteurs de risque indépendants d’upstaging pathologique en pT3a des tumeurs rénales cliniquement localisées. Leur connaissance pourrait aider à guider la décision de stratégie thérapeutique (contre-indication d’une surveillance active ou d’une ablathermie). Il s’agit d’une des plus grandes séries de la littérature sur le sujet.

Facteurs déterminants de la fonction sexuelle postopératoire après fracture de la verge
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 655


Objectifs

La fracture de la verge est une urgence urologique qui peut avoir une lourde conséquence sur la fonction sexuelle ultérieure. Le but de notre travail était de déterminer les facteurs pronostiques de la fonction sexuelle postopératoire.


Méthodes

L’âge moyen était de 31 ans (19–55 ans). Les deux principales circonstances du traumatisme étaient une auto-manipulation de la verge (45 %) et un rapport sexuel (34 %). Le délai de consultation moyen était de 14,3heures. La réparation chirurgicale a été réalisée par une incision élective (81 %) ou par dégantage de la verge (19 %) (Tableau 1). En postopératoire, le taux de DE (IEEF5<20) était de 17,4 %, d’incurvation de la verge de 15,2 % et de rapports sexuels douloureux de 13 %. À l’analyse multivariée, la DE était liée au délai de consultation (p =0,03) et au siège proximal de la fracture (p =0,015) ; L’incurvation de la verge était liée au délai de consultation (p =0,045), au siège proximal de la fracture (p =0,022) et à l’incision élective (p =0,018). Aucun facteur n’était lié aux rapports sexuels douloureux (Tableau 2).


Résultats

L’âge moyen était de 31 ans (19–55 ans). Les deux principales circonstances du traumatisme étaient une auto-manipulation de la verge (45 %) et un rapport sexuel (34 %). Le délai de consultation moyen était de 14,3heures. La réparation chirurgicale a été réalisée par une incision élective (81 %) ou par dégantage de la verge (19 %) (Tableau 1). En postopératoire, le taux de DE (IEEF5<20) était de 17,4 %, d’incurvation de la verge de 15,2 % et de rapports sexuels douloureux de 13 %. À l’analyse multivariée, la DE était liée au délai de consultation (p =0,03) et au siège proximal de la fracture (p =0,015). L’incurvation de la verge était liée au délai de consultation (p =0,045), au siège proximal de la fracture (p =0,022) et à l’incision élective (p =0,018). Aucun facteur n’était lié aux rapports sexuels douloureux (Tableau 2).


Conclusion

Notre étude a montré qu’une chirurgie précoce améliore la fonction sexuelle postopératoire, qui dépend aussi du siège de la fracture et de la technique opératoire, avec de moins bon résultats pour les fractures de siège proximal et celles opérées par voie élective.

Facteurs prédictifs de présence de cancer de prostate cliniquement significatif à la biopsie de contrôle après traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 761-762


Objectifs

La thérapie par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) est une option thérapeutique pour les cancers de prostate (CaP) cliniquement significatif (CaPCS). Une biopsie de contrôle à 6 mois (M6) après traitement est recommandée. L’objectif de notre étude était d’analyser les facteurs prédictifs de présence d’un CaPCS à la biopsie de contrôle à M6 post-HIFU.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique nord-américaine issue d’une cohorte prospective de patients avec CaPCS défini par la présence de grade 4 de Gleason biopsique traités par HIFU entre mai 2015 et octobre 2018. Les critères d’inclusion : lésion unilatérale de groupe anatomopathologique ISUP 2 et 3, lésion visible en IRM et PSA<15ng/mL. Les données démographiques, biopsiques, d’IRM et de la procédure ont été récoltées. Les patients ont bénéficiés d’un traitement ultrafocal ou d’une hémi-ablation ainsi qu’une IRM et de biopsies de contrôle à M6. Les facteurs prédictifs de CaPCS à la biopsie M6 ont été estimés par des tests du Chi2, de Student et par régression logistique.


Résultats

Soixante-sept patients inclus dont 56 % ISUP2 et 37 % ISUP3. Le PSA médian était de 6,2ng/mL (IQR : 5,0 ; 9,5). Le volume médian traité par HIFU était de 27 % (IQR : 20 % ; 36 %) du volume total. À 6 mois, le taux de CaPCS dans la zone traitée était de 12,5 % et de 21 % en glande entière. Le pourcentage de volume traité était plus faible chez les patients ayant un CaPCS à M6 23 % (IQR : 20 ; 26) vs 30 % (IQR : 26 ; 39) (p =0,0011). L’âge, le PSA, le PSAd et le groupe ISUP au diagnostic, ainsi que le type de traitement (hyperfocal vs hémi-ablation), la décroissance de PSA ou l’IRM à M6 étaient comparable dans les deux groupes (p >0,05). En analyse bivariée, aucun paramètre n’était prédictif de la présence d’un CaPCS à la biopsie M6.


Conclusion

Les données oncologiques initiales et l’IRM de contrôle ne sont pas prédictives de la présence de CaPCS après HIFU. La biopsie de contrôle à 6 mois doit être systématique. Ces données doivent être validées par de plus larges cohortes.

Facteurs prédictifs d’instabilité hémodynamique peropératoire au cours de la surrénalectomie pour phéochromocytome
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 649


Objectifs

L’instabilité hémodynamique (IH) peropératoire constitue un véritable challenge au cours de la surrénalectomie pour phéochromocytome. Elle est due à la décharge de catécholamines par la manipulation de la glande. Le but de notre étude est de déterminer les facteurs de risque de survenue d’IH au cours de la chirurgie du phéochromocytome.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique de tous les cas de phéochromocytome opérés de janvier 2008 à décembre 2018. Les patients avec des données manquantes ont été exclus. Les facteurs analysés étaient l’âge, les antécédents cardiovasculaires, le taux des dérivés méthoxylés urinaires, la pression artérielle systolique (PAS) et la pression artérielle diastolique (PAD) à l’induction, la voie d’abord chirurgicale et la taille de la tumeur. L’IH était définie par une variation de la tension artérielle systolique ou diastolique de plus de 30 % de sa valeur de base ou la survenue de troubles du rythme durant l’intervention. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel IBM SPSS version 20.


Résultats

Trente-huit patients ont été inclus. La surrénalectomie a été réalisée à ciel ouvert dans 23 cas, par voie laparoscopique transpéritonéale dans 11 cas et rétropéritonéale dans 4 cas. Les patients étaient répartis en 2 groupes (Tableau 1) : ceux avec une IH (GR1) et ceux sans IH (GR2). L’âge moyen était respectivement de 42 et 50 ans (p =0,739). La proportion de maladies cardiovasculaires était comparable dans les 2 groupes (16,7 % vs 12,5 % ; p =0,628). Le taux de normétanephrines préopératoire était significativement plus élevé dans le groupe avec IH (p =0,019) alors que celui des métanephrines ne l’était pas (p =0,264). La taille moyenne de la tumeur était supérieure à 6cm dans le GR1 contre 3cm dans le GR2 (p =0,012). Il n’y avait pas de différence significative concernant le choix de la voie d’abord (p =0,058).


Conclusion

Les facteurs prédictifs d’IH qui ressortent dans plusieurs études sont le taux élevé de dérivés méthoxylés urinaires et la taille de la tumeur. Cependant, la valeur seuil de celle-ci diffère d’une série à une autre. Ces résultats peuvent aider les urologues et les anesthésistes à fournir plus de réponses aux attentes des patients en matière d’IH.

Faisabilité de la néphrectomie partielle laparoscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire pour la prise en charge du cancer du rein
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 730


Objectifs

Malgré le développement des unités de chirurgie ambulatoire (UCA), la néphrectomie partielle laparoscopique robot-assistée (NPLRA) reste une intervention le plus souvent réalisée en hospitalisation conventionnelle compte tenu du risque hémorragique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la NPLRA sur une plateforme dédiée en UCA pour la prise en charge du cancer du rein (CaR).


Méthodes

Les caractéristiques et résultats des patients sélectionnés pour être opérés d’une NPLRA en UCA dans notre centre ont été collectés prospectivement entre février 2017 et juin 2019. L’intervention chirurgicale robotique transpéritonéale était réalisée en 1re position le matin par 3 opérateurs expérimentés à l’aide du robot Da Vinci Si ou Xi sans laisser de drain. Le protocole d’anesthésie permettait une récupération rapide et la sortie était autorisée si :

– EVA<4 sans morphinique ;

– lever et prise de boisson sans difficulté entre H4 et H6. Un appel téléphonique à j1 permettait de vérifier l’absence de complication (NFS j1). Des analyses descriptives ont été réalisées.


Résultats

Au total, 22 patients opérés d’une NPLRA en UCA pour un CaR avec un score RENAL médian de 4 (4–5) ont été inclus dans cette étude. L’âge médian était de 60 ans (52–76). La durée opératoire médiane était de 60min (45–80) avec une durée de clampage médiane de 5min (0–10). Un agent hémostatique a été utilisé chez 17 patients (80 %). Aucune complication peropératoire ou postopératoire immédiate n’a été rapportée. Tous les patients ont pu quitter l’UCA après une durée médiane de surveillance de 350min (270–420). Aucune déglobulisation n’a été observée sur la NFS à j1. Deux patients ont été réadmis dans le mois postopératoire dont un à j3 pour une complication Clavien grade 3a (hématome nécessitant une embolisation) pour une hospitalisation de 5jours. Aucune marge chirurgicale positive n’a été observée.


Conclusion

La NPLRA est une intervention chirurgicale faisable en UCA pour la prise en charge du CaR. Les résultats préliminaires semblent similaires à ceux obtenus en hospitalisation conventionnelle mais cela nécessite une sélection des patients à faible risque chirurgical et aptes à comprendre les implications d’un retour rapide à domicile.

Faisabilité de la prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire pour la prise en charge du cancer de prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 657


Objectifs

Malgré le développement des unités de chirurgie ambulatoire (UCA) dans la plupart des hôpitaux en France, la prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée (PTLRA) reste une intervention le plus souvent réalisée en hospitalisation conventionnelle. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la PTLRA sur une plateforme dédiée en UCA pour la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).


Méthodes

Les caractéristiques et résultats des patients sélectionnés pour être opérés d’une PTLRA en UCA dans notre centre ont été collectés prospectivement entre février 2018 et juin 2019. L’intervention chirurgicale robotique transpéritonéale était réalisée en 1re position le matin par 3 opérateurs expérimentés à l’aide du robot Da Vinci Si ou Xi sans laisser de drain. Le protocole d’anesthésie permettait une récupération rapide et la sortie était autorisée si :

– EVA<4 sans morphinique ;

– lever et prise de boisson sans difficulté entre H4 et H6.

Un appel téléphonique à j1 permettait de vérifier l’absence de complication précoce. Des analyses descriptives ont été réalisées.


Résultats

Au total, 12 patients opérés d’une PTLRA en UCA pour un CaP de risque faible (n =2), intermédiaire (n =7) ou élevé (n =3) ont été inclus dans cette étude. Un curage ganglionnaire ilio-obturateur bilatéral a été réalisé chez 3 patients. La durée opératoire médiane était de 95min (80–120). Aucune complication peropératoire n’est survenue alors qu’une complication postopératoire immédiate Clavien 2 (bronchospasme) a nécessité l’hospitalisation conventionnelle d’un patient pour une durée de 24h. Les autres patients ont pu quitter l’UCA avec la sonde vésicale après une durée médiane de surveillance de 310min (250–390). Aucun d’entre eux n’a été réhospitalisé et aucune autre complication postopératoire à 1 mois n’a été observée. L’examen anatomopathologique définitif a mis en évidence une lésion ≥ pT3 et score de Gleason ≥ 8 chez 2 et 1 patient, respectivement. Aucune marge chirurgicale positive ou adénopathie pelvienne n’a été identifiée.


Conclusion

La PTLRA est une intervention chirurgicale faisable en UCA pour la prise en charge du CaP. Les Résultats préliminaires semblent similaires à ceux obtenus après PTLRA en hospitalisation conventionnelle mais cela nécessite une sélection des patients à faible risque chirurgical et aptes à comprendre les implications d’un retour rapide à domicile.

Faisabilité d’une néphro-urétérectomie et curage ganglionnaire lombo-aortique par voie cœlioscopique pûre
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 783


Objectif

Patiente de 76 ans suivie dans le service d’urologie pour hématurie macroscopique. Elle ne présente qu’un antécédent de tumeur bénigne du sein gauche opérée. Elle ne fume pas. Elle présente un IMC à 29 et ne prend aucun traitement habituel.


Méthodes

Un bilan est réalisé composé d’une cystoscopie avec une muqueuse vésicale normale, une cytologie urinaire normale. L’uroscanner met en évidence un comblement tissulaire de 3 centimètres au niveau du bassinet rénal gauche et s’étendant sur le premier centimètre de l’uretère. Le bilan d’extension ne retrouve pas de lésion pulmonaire ni osseuse mais la présence de deux ganglions lombo-aortiques gauche de deux centimètres.


Résultats

Nous avons réalisé une urétéroscopie diagnostique avec réalisation de biopsie de la lésion. L’anatomopathologiste confirme la présence d’un carcinome urothélial papillaire de haut grade. La réunion de concertation pluridisciplinaire proposait un traitement multimodal avec chirurgie et chimiothérapie adjuvante. Réalisation d’une néphro-urétérectomie gauche par voie cœlioscopique associé à un curage ganglionnaire lombo-aortique. L’intervention est réalisée en cœlioscopie, la patiente est en décubitus latéral. Quatre orifices de trocarts ont été posés et il n’y a pas eu de modification de la position de la patiente durant l’intervention.


Conclusion

La néphro-urétérectomie gauche associé à un curage lombo-aortique est réalisable par voie cœlioscopique. L’anatomopathologiste retrouve un carcinome urothéalial de haut grade avec présence de métastases ganglionnaires : 3 ganglions positifs sur 9, avec des marges chirurgicales saines.

Faisabilité et résultats de la posturothérapie pour calculs résiduels du rein après urétéroscopie, NLPC, LEC
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 749


Objectifs

Lors du traitement des calculs du rein par urétéréoscopie, LEC ou NLPC, il peut persister des fragments résiduels (FR) dont la clairance est incertaine. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la posturothérapie pour les FR, après LEC, urétéroscopie, micropercutané ou les calculs en première intention.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients consécutifs traités par posturothérapie, de 2013 à 2018. Chaque séance comportait : une hydratation de 500mL 1 heure avant la séance, percussion lombaire continue par vibrateur en position latérale de sécurité à -30°. Le protocole comportait 4 séances de 2013 à 2015, puis 6 de 2013 à 2018. Le critère de jugement principal était la taille des FR évaluée par échographie ou TDM au terme du protocole de posturothérapie ; et stratifiée en : sans fragment (SF), microfragments (3mm). Les critères de jugements secondaires étaient la tolérance, l’observance la nécessité d’un traitement complémentaire.


Résultats

Cent cinq patients ont été inclus. L’âge médian était 55 ans [14–84], l’IMC médian était 25kg/m2 [15–37]. La posturothérapie était prescrite après traitement par urétéroscopie souple 62 %, LEC 20 %, NLPC 9 % ou en première intention 9 %. La taille moyenne des FR était 3mm±4. Au total, 489 séances de posturothérapie ont été réalisées, soit un nombre médian 5 séances/patient [1–6] et une observance de 87 %. Les taux globaux de SF et de microfragments post-opératoires étaient respectivement 39 % et 21 %, soit un succès global de 60 %. Pour le calice inférieur, les taux postopératoires de SF et microfragments étaient respectivement de 43 % et 21 %, soit un succès global de 64 %. L’EVA médiane en cours de séance était 0 [0–8]. La prévalence de la colique néphrétique post-séance était de 4 %.


Conclusion

La posturothérapie a été une méthode simple, non invasive, sure et bien tolérée pour l’élimination des fragments résiduels après LEC, urétéroscopie, NLPC ou en première intention. Il s’agit de la plus importante série de posturothérapie rapportée, avec des résultats comparables aux précédentes publications. Ces résultats sont à confirmer dans une étude prospective comparative.

Faisabilité et résultats oncologiques des curages lombo-aortiques cœlioscopiques pour masses résiduelles de tumeurs germinales non séminomateuses métastatiques
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 651


Objectifs

Le cancer testiculaire est la première cause de cancer chez l’homme âgé de 20 à 34 ans. Les tumeurs germinales non séminomateuses métastatiques sont traités par un curage lombo-aortique lorsqu’il persiste des masses résiduelles après chimiothérapie. L’abord cœlioscopique s’associe à une réduction des complications per- et périopératoire. L’objectif de notre étude est d’étudier la faisabilité et les résultats oncologiques du curage lombo-aortique par voie cœlioscopique.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective mono-opérateur de novembre 2000 à novembre 2017 portant sur une série de 107 patients. Les voies d’abords étaient cœlioscopiques transpéritonéales et rétropéritonéales. Les curages étaient unilatéraux ou bilatéraux. Les tumeurs germinales séminomateuses ont été exclues de l’étude. L’ensemble des images radiologiques ont été relues. Parmi les patients, 73,5 % présentaient une tumeur germinale mixte. Les stades 2a, 2b, 2c représentaient respectivement 21,5 %, 28 %, 11,2 % des patients. Les stades 3 représentaient 24,3 % des patients. Les patients de pronostics bon, intermédiaire, mauvais représentaient respectivement 71,1 %, 15,9 %, 13 %. La taille médiane selon le grand axe de la masse résiduelle était de 30mm [10–134].


Résultats

La durée médiane de suivi était de 46,9 mois [1 ; 203]. Un abord transpéritonéale et rétropéritonéale était réalisé chez 31,7 % et 66,3 % des patients. Le curage était unilatérale dans 74,7 % des cas avec une durée opératoire médiane de 186minutes [90–540] et bilatérale dans 25,2 % et une durée opératoire médiane de 254minutes [138–489]. Le taux de conversion était de 6,5 %. Parmi les patients, 17,2 % ont présenté des complications postopératoires précoces. La durée médiane d’hospitalisation était de 4jours [1 ; 26]. Des éjaculations antégrades étaient présentes chez 71,1 % des patients. Parmi les patients, 7,7 % ont présenté une récidive tumorale, 2,8 % dans le template . L’intervalle de récidive médian était de 9,5 mois [1–20]. Au terme du suivi 94,4 % des patients étaient considérés vivant sans maladie.


Conclusion

Le curage lombo-aortique par voie cœlioscopique, réalisé dans un centre expert, est une technique faisable offrant une faible morbidité et de très bons résultats oncologiques.

Faut-il encore biopsier les patients avec IRM prostatique normale ? Sur la piste de facteurs prédictifs de cancer prostatique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 670-671


Objectifs

Chez les patients à IRM normale, la question se pose ne pas effectuer de biopsies prostatiques (BP), du fait de la valeur prédictive négative de l’IRM (90–95 %). Des facteurs prédictifs de cancer prostatique (CaP) restent à établir. Cette étude a pour objectif de décrire la prévalence des CaP chez des patients avec IRM normale et de rechercher des critères prédictifs de CaP.


Méthodes

De juin 2013 à avril 2018, nous avons réalisé une étude descriptive monocentrique chez tous les patients avec une IRM multiparamétrique normale ayant bénéficié de BP écho-guidées avec fusion élastique écho-IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Le critère de jugement principal était la présence de CaP significatif (CaP-S) (CaP ISUP≥2). Les critères d’évaluation secondaire étaient l’âge, le PSA, la densité du PSA (dPSA), le volume prostatique à l’IRM, et les antécédents de BP. L’analyse statistique était réalisée en univariée.


Résultats

Nous avons inclus 110 patients, tous avaient une IRM normale. La prévalence de CaP-S était de 5,45 % (Tableau 1). Un CaP-S était observé pour 3,4 % (3/88) des patients avec antécédent de BP contre 13,6 % (3/22) chez les patients sans antécédent (p =0,09) (Tableau 2). La prévalence de CaP-S était de 0 % (0/62) en cas de dPSA<0,15ng/mL/cm3 contre 14,6 % (6/41) pour une dPSA≥0,15ng/mL/cm3 (p <0,05) (Tableau 2). Avec une dPSA≥0,15ng/mL/cm3, il y avait respectivement 8,8 % (3/34) et 42,8 % (3/7) de CaP-S chez les patients avec antécédent et sans antécédent de BP (Tableau 3).


Conclusion

Nos résultats suggèrent que les BP pourraient être omises en cas d’IRM normale avec une faible densité de PSA, d’autant plus chez les patients avec un antécédent de BP. Pour le reste des patients, la prévalence de CaP-S reste non négligeable. Des études multicentriques à plus grande échelle seront nécessaires pour conforter cette stratégie.

Faut-il placer une bandelette aponévrotique au moment de l’excision d’une bandelette sous-urétrale érodée ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 706-707


Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer deux stratégies thérapeutiques chez les patientes ayant une excision de bandelette sous-urétrale (BSU) pour érosion urétro-vésicale ou vaginale : excision et bandelette aponévrotique pubo-vaginale (BAPV) dans le même temps ou excision et placement d’une BAPV dans un second temps uniquement si récidive de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). L’objectif secondaire était d’évaluer le taux de récidive d’IUE.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été conduite incluant toutes les patientes ayant eu une excision de BSU pour érosion entre 2010 et 2015 dans un centre universitaire. Les patientes étaient divisées en deux groupes : celles avec IUE avant l’excision de la BSU et celles sans IUE avant excision de la BSU. Les différentes stratégies thérapeutiques étaient catégorisées comme suit : BAPV concomitante, BAPV dans un second temps et aucune chirurgie de l’IUE. Des comparaisons ont été effectuées entre les groupes BAPV concomitante vs. en 2 temps et entre les différentes stratégies chez les patients avec une IUE avant excision de la BSU.


Résultats

Trente-deux patients ont été inclus : 13 avec une érosion vaginale de la BSU (40,6 %) et 19 avec une érosion urétrale ou vésicale (59,4 %). Chez les patients avec une IUE avant excision de la bandelette (n =14 ; 43,8 %), le taux d’IUE amélioré/résolue en postopératoire était plus élevé chez les patientes ayant eu un BAPV concomitante (n =6) par rapport à celle n’ayant eu qu’une excision de la BSU seule (n =8) (83,3 % vs. 12,5 % ; p =0,03). Parmi les 18 patientes sans IUE avant excision de la BSU, 12 avaient une récidive d’IUE en postopératoire (66,7 %) sans différence entre les excisions pour érosion vaginale et vésicale/urétrale (57,1 % vs. 72,7 % ; p =0,63). Le taux de résolution d’IUE après BAPV était similaire que celle-ci soit placée concomitamment à l’excision de la BSU ou secondairement (66,7 % vs. 71,4 % ; p =0,99).


Conclusion

Une large proportion de patientes ayant une excision de BSU pour érosion ont une IUE avant même l’excision (43,8 %) ou en développe une en postopératoire (66,7 %). La présente série suggère que la BAPV, qu’elle soit place concomitamment à l’excision ou secondairement pourrait être un traitement efficace de ces IUE persistantes ou récidivantes.

Imagerie expérimentale ex vivo de haute résolution à 7 tesla du cancer localisé de la prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 664-665


Objectifs

L’IRM à 1,5T ou 3T de la prostate est l’imagerie la plus performante pour la détection du cancer de prostate. Nous avons travaillé à des modèles expérimentaux ex vivo d’IRM haute résolution à 7T permettant d’améliorer la résolution spatiale et la détection tumorale.


Méthodes

Ce travail a porté sur l’étude en IRM7T expérimentale (Bruker Biospin, Billerica, MA, États-Unis) de glandes prostatiques entières de patients opérés pour cancer de prostate. L’imagerie comportait des séquences T2 (TurboRARE-3D), à la plus haute résolution de 130 X130 X195 m3 et de la diffusion avec cartographie ADC. L’évaluation morphologique qualitative était réalisée en aveugle par deux relecteurs indépendants selon des critères prédéfinis. L’analyse de susceptibilité lésionnelle tumorale était comparée par niveau de coupe correspondante avec l’histologie finale. Des tests de corrélation intra-classe et par le coefficient de Spearman étaient utilisés pour la concordance d’interprétation de la qualité entre relecteur. La performance diagnostique lésionnelle était analysée selon 6 secteurs.


Résultats

La haute résolution spatiale des images (Fig. 1), comparée à celle obtenue par analyse histo-pathologique, était jugée comme bonne avec une concordance inter-relecteur élevée (Tableau 1). L’étude de corrélation anatomo-imagerie pour la détection du cancer avec analyse par secteur a montré une sensibilité de 70 %, une spécificité de 80 %, une valeur prédictive positive de 79 % et une valeur prédictive négative de 72 % (Fig. 2).


Conclusion

Ces résultats ont permis de mesurer la résolution de l’imagerie IRM à 7T ex vivo et son intérêt pour la détection du cancer. Une sémiologie IRM 7T du tissu prostatique doit être décrite. Ces imageries pourront servir de base à la translation future de l’imagerie actuelle vers l’IRM 7T in vivo chez l’homme.

Immunothérapie en urologie : principes et résultats
Immunotherapy in urology: Concept and results
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 922-928


Objectif

L’objectif de cet article est de faire une mise au point des données actuelles sur l’immunothérapie en uro-oncologie.


Matériel et méthodes

Synthèse des données de la littérature récente et des données présentées en congrès nationaux et internationaux sur l’immunothérapie dans les cancers urologiques.


Résultats

Les nouvelles immunothérapies agissent en restaurant l’immunité antitumorale, en bloquant les points de rétrocontrôle négatif. Dans les cancers du rein et de la vessie, aux stades métastatiques, l’immunothérapie a montré un bénéfice en survie globale en deuxième ligne, et plus récemment en première ligne de traitement pour le rein. Des essais sont actuellement en cours en situation adjuvante et néoadjuvante. Dans le cancer de la prostate, les données sont encore préliminaires et peu de patients semblent en bénéficier.


Conclusion

L’immunothérapie a fait ses preuves dans les cancers du rein et de la vessie. L’identification de marqueurs prédictifs devrait nous permettre à l’avenir de mieux sélectionner les patients potentiellement répondeurs.


Objective

The purpose of this article is to update current data on immunotherapy in uro-oncology.


Material and methods

Synthesis of data from recent literature and data presented at national and international conferences on immunotherapy in urological cancers.


Results

Current immunotherapies restore the anti-tumor immunity, by blocking immunity-negative feedback checkpoints. In metastatic renal cell carcinoma and bladder carcinoma, immunotherapy has first shown a significant survival benefit in second-line, and more recently in first-line for kidney cancer. Trials are currently ongoing in adjuvant and neoadjuvant settings. In prostate cancer, there is little data and immunotherapy seems to benefit a limited subgroup of patients.


Conclusion

Immunotherapy is a key treatment in kidney and bladder cancer. In the future, the identification of predictive markers should allow us to better select patients responding to immunotherapy.

Impact de l’ opioid free anesthesia (OFA) sur la période postopératoire après néphrectomie partielle robot-assistée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 731


Objectifs

La réhabilitation précoce consiste à proposer aux patients tous les moyens qui permettent de limiter les effets indésirables d’une procédure chirurgicale. L’opioid free anesthesia (OFA) est une nouvelle approche anesthésique qui consiste à ne pas utiliser en peropératoire de dérivés morphinique. L’objectif de notre travail était d’évaluer l’impact d’une OFA sur le devenir postopératoire des patients après une néphrectomie partielle robotique.


Méthodes

Les patients opérés pour une tumeur rénale par NPRA dans un centre universitaire référent entre janvier 2016 et novembre 2017 ont été inclus dans cette étude. Les patients ont été divisés en deux groupes selon le type d’anesthésie : anesthésie générale classique (AGC) et une anesthésie sans morphinique (OFA). Nous avons recueilli les scores de douleurs à j1 et j2, la consommation morphinique postopératoire, la durée de séjour ainsi que l’incidence postopératoire de nausées et de vomissements. Les résultats sont exprimés en moyenne±écart-type. Les données ont été comparées en utilisant le t test de Student et du Chi2. Une valeur de p <0,05 a été considérée comme significative.


Résultats

Quatre-vingt-treize patients ont été inclus. Vingt-six procédures ont été réalisées sous OFA (dexmedetomidine, lidocaïne, kétamine et dexaméthasone) et 67 procédures sous AGC (sufentanil ou remifentanil, dexaméthasone, kétamine et lidocaïne). L’incidence des nausées et vomissements était statistiquement moins fréquente dans le groupe OFA (12 % vs 37 %, p =0,02). La consommation morphinique postopératoire était moins élevée dans le groupe OFA : 1,5±2,7mg vs 4,5±7,7mg à j−1 et 0,4±1,1mg vs 1,5±3,2mg à j−2, cependant ce résultat n’était pas statiquement significatif (p =0,09 et p =0,11 ; respectivement). La douleur postopératoire était moins intense dans le groupe OFA : 4,3±2mm vs 4,5±2,2mm (p =0,69) à j−1 et de 2,4±2,2mm vs 3,3±2,2mm à j−2 (p =0,05). La durée de séjour était plus courte dans le groupe OFA (2,1±2,6jours vs 3,4±2,6jours, p <0,0001).


Conclusion

Par rapport à une technique d’anesthésie conventionnelle, l’OFA offre une morbidité postopératoire moindre et peut permettre une récupération plus précoce après NPRA.

Impact de l’urétrectomie systématique sur les résultats périopératoires et oncologiques de la cystectomie pour cancer de vessie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 756


Objectifs

La réalisation d’une urétrectomie au cours de la cystectomie pour cancer de vessie est encore aujourd’hui très débattue et peu étudiée dans la littérature excepté lorsqu’il existe une invasion prostatique ou du col vésical. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’urétrectomie systématique sur les résultats périopératoires et oncologiques de la cystectomie pour cancer de vessie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective où tous les patients opérés par cystectomie entre 2012 et 2018 pour cancer de vessie ont été inclus. Deux groupes ont été comparés : les patients ayant eu une urétrectomie systématique et ceux sans urétrectomie au cours de la cystectomie. Les caractéristiques des patients, les anatomopathologie et les résultats périopératoires dont les complications selon Clavien–Dindo) ont été recueillis. L’évaluation oncologique comprenait la survie globale (SG), la survie spécifique (SS) et la survie sans progression (SSP). L’évaluation des survies était réalisée selon la méthode de Kaplan–Meier et comparées à l’aide du Log-rank test.


Résultats

La cohorte incluait 134 patients parmi lesquels 37 avaient eu une urétrectomie systématique et 97 n’avaient pas eu d’urétrectomie au cours de la cystectomie. Le suivi médian des patients était de 20 mois. Les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques des patients étaient similaires entre les deux groupes. Il n’avait pas de différence en termes de complications postopératoires (mineures ou majeures) (p =0,81). D’un point de vue oncologique, il n’y avait pas de différence sur la SSP (p =0,91), la SG (p =0,78) ou la SS (p =0,95). Quand l’urétrectomie était réalisée de façon systématique, seulement 16 % des pièces opératoires présentaient une atteinte anatomopathologique. De plus, seulement 5 % des patients n’ayant pas eu d’urétrectomie au moment de la cystectomie ont présenté une récidive locale.


Conclusion

Cette étude rétrospective monocentrique suggère que l’urétrectomie systématique n’apporte pas de bénéfice oncologique chez les patients opérés d’une cystectomie pour cancer. L’urétrectomie pourrait être omise pour la plus part des patients sans impacter les résultats oncologiques.

Impact d’une antibioprophylaxie prolongée sur la colonisation vésicale par Escherichia coli chez des patients aux auto-sondages intermittents
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 768-769


Objectifs

L’Escherichia coli uropathogène (UPEC) est responsable de 60 à 80 % des cas d’infections urinaires. Notre objectif était de définir génétiquement les UPEC d’AnTIC et de corréler avec celle-ci la mobilité bactérienne, connue comme étant un facteur de virulence, et l’utilisation des antibiotiques afin de savoir si l’antibioprophylaxie sélectionne des sous-groupes bactériens génétiques spécifiques et comment se développe la multirésistance.


Méthodes

L’étude AnTIC était une étude de supériorité ouverte et randomisée qui comparait l’antibioprophylaxie prolongée à un traitement antibiotique curatif pour la prévention des infections urinaires récidivantes chez des patients aux auto-sondages intermittents. Nous avons sélectionné de manière randomisée 96 échantillons d’UPEC, puis nous les avons génotypé afin de créer un arbre phylogénétique en utilisant le système MLST d’Achtmann. La mobilité a ensuite été évaluée sur boite de Pétri et corrélée aux données génétiques. Enfin, nous avons utilisé la technologie du « next-generation sequencing » pour séquencer l’ensemble du génome des échantillons d’AnTIC, sélectionnés sur la base de profils de mobilité et de résistances aux antibiotiques.


Résultats

Parmi les échantillons d’E. coli , 44,8 % et 20,8 % appartenaient respectivement aux groupes B2 et D (Fig. 1). Quarante-quatre pour cent de tous les UPEC étaient non mobiles et, s’ils étaient mobiles, 63 % présentaient une mobilité faible (≤ 1cm ; p <0,001) comparativement aux E. coli commensaux (mobilité moyenne de 3,3cm) (Fig. 2). L’analyse de la multirésistance parmi les souches d’UPEC a conduit au séquençage complet du génome de 50 autres souches d’AnTIC et de toutes les souches bactérienne du groupe D. Cette analyse nous a permis de mettre en évidence des mutations de gènes connues ou inconnues associés aux résistances aux antibiotiques comme les fluoroquinolones (Fig. 3), la nitrofurantoïne, le triméthoprime et les B-lactamines. Ces mutations étaient retrouvées chez des patients exposés à ces antibiotiques durant l’étude AnTIC.


Conclusion

Les UPEC habituellement retrouvés au cours des épisodes infectieux appartiennent au groupe B2. Notre proportion plus élevée d’UPEC du groupe D est probablement liée au fait qu’il s’agit de patients aux auto-sondages intermittents. La mobilité ne semble pas être nécessaire à la pathogénicité des UPEC. L’analyse génétique permet de mieux appréhender la genèse de l’antibiorésistance et notamment concernant la nitrofurantoïne.

Implantation de prothèse pénienne (AMS 700) par voie infrapubienne: résultats périopératoires et à moyen terme
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 720


Objectifs

La dysfonction érectile concerne aujourd’hui 150 millions d’hommes dans le monde et 3,5 millions de Français. La pose d’un implant pénien est proposée en 3e ligne après les traitements pharmacologiques oraux et les injections intracaverneuses. Celle-ci est très majoritairement pratiquée par voie péno-scrotale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats périopératoires et à moyen terme de l’implantation de prothèse pénienne par voie infrapubienne.


Méthodes

Les dossiers de tous les patients ayant eu l’implantation d’une prothèse pénienne (AMS 700™) par voie infrapubienne entre 2010 et 2018 dans deux centres (un public et un privé) ont été revus rétrospectivement. Les données préopératoires (étiologie de la dysfonction érectile, traitements antérieurs) et peropératoires (type d’implant utilisé, durée opératoire, complications de type fausse route) ont été recueillies. Les complications postopératoires survenant dans les 30jours après implantation (infection, hématome, douleur) ont également été collectées. La survie sans explantation ou révision (SSER) du dispositif a été évaluée à partir de la date de l’implantation jusqu’à la dernière visite de suivi, en utilisant la méthode de Kaplan–Meier.


Résultats

Quatre-vingt patients ont été inclus. Les étiologies principales de DE étaient: post-prostatectomie radicale (41 %), vasculaires (25 %), diabète (15 %) et Lapeyronie (8 %). La durée opératoire moyenne était de 80minutes. Il n’y a eu qu’une seule complication peropératoire (fausse route) sur les 89 procédures (1,1 %). Il y a eu 21,7 % de complications postopératoires, les complications les plus fréquentes étaient les douleurs (10,9 %) et l’hématome (9,8 %). Le taux de sepsis en postopératoire immédiat était de 4,3 %, dont un seul ayant nécessité une reprise chirurgicale. Le suivi médian était de 27 mois. Le taux d’explantation ou de révision sur toute la durée du suivi des patients était de 6,5 % (6 patients: 3 pour dysfonction de matériel, 2 pour infection et 1 pour hématome). La SSER est présenté sur la Fig. 1.


Conclusion

L’utilisation de la voie infrapubienne ne semble pas être plus pourvoyeuse de complications que la voie scrotale. Des études prospectives multicentriques sont nécessaires afin de préciser les facteurs de risque de survenue de complication ainsi qu’étudier la satisfaction des patients.

Implantation d’un second sphincter urinaire artificiel : complications et résultats fonctionnels
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 704


Objectifs

Le sphincter urinaire artificiel (SUA) est la référence dans le traitement de l’incontinence urinaire (IU) masculine sévère. Malgré son efficacité, le taux de révision ou d’explantation du dispositif peut atteindre 30 % à 10 ans. Notre objectif était d’étudier les résultats fonctionnels et les complications d’un second SUA (SUA2) après ablation d’un premier SUA (SUA1).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique sur 7 ans. Étaient inclus tous les patients homme ayant bénéficié d’une seconde implantation de SUA de 2010 à 2017. Les patients suivis pour vessie neurologique étaient exclus. Le critère de jugement principal était la continence, définie comme le port de 0 à 1 protection par jour au maximum, évaluée après SUA1 puis après SUA2. La survie était également relevés. Les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide du logiciel graph pad.


Résultats

Parmi 429 patients implantés d’un SUA, 51 ont été inclus. Dans 80 % des cas l’étiologie de l’IU était une prostatectomie radicale. Trente-sept pour cent avaient également subit une radiothérapie complémentaire. Le motif de deuxième sphincter était dans 41 % des cas une érosion (5 % de l’ensemble de la cohorte étudiée), 59 % des cas une dysfonction du dispositif (7 % de l’ensemble de la cohorte étudiée). Les antécédents de radiothérapie étaient significativement plus fréquents dans le groupe érosion (p =0,02). Il existait une différence significative de continence après SUA1 et SUA2, respectivement 37 patients continents après SUA1 (72 %) et 24 après SUA2 (47 %) (p =0,01). La survie moyenne du SUA1 était de 4,5 ans (respectivement 5,5 et 3,0 dans les sous-groupe dysfonction et érosion) versus 2,3 pour le SUA2 (respectivement 2,6 et 1,8).


Conclusion

Une seconde implantation de SUA semble donner de moins bons résultats fonctionnels par rapport à une primo implantation. Il serait intéressant de pouvoir disposer de cohortes de suivi des patients pour pouvoir donner aux patients des informations plus précises sur la durée de vie du dispositif et ses Résultats à long terme en vie réelle.

Implantation d’un sphincter urinaire artificiel (AMS 800) chez la femme souffrant d’insuffisance sphinctérienne par abord postérieur du col vésical par voie cœlioscopique robot-assistée
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 774


Objectif

Décrire par une vidéo commentée et rapporter les résultats fonctionnels à court terme d’une variante technique d’implantation robot-assistée d’un sphincter urinaire artificiel (R-SUA) chez la femme, consistant à aborder le col vésical par voie postérieure.


Méthodes

Les dossiers des patientes ayant eu un R-SUA de mars 2017 à novembre 2018 dans notre centre ont été revus. Toutes les implantations étaient faites par abord postérieur du col vésical pour éviter une dissection à l’aveugle comportant un risque de plaie vésicale et/ou vaginale. Une intervention a été entièrement filmée avec l’accord de la patiente. Les temps clés ont été isolés et montés dans une courte vidéo. Le sphincter était activé 5 semaines après sa pose. Les patientes étaient revues à 3, 6 et 12 mois, puis annuellement. Ce travail a reçu un agrément CERU N° 2019/008.


Résultats

Huit patientes d’un âge médian de 64 ans ont eu un SUA par voie robot-assistée avec abord postérieur du col durant la période étudiée. Le pad test pré-opératoire médian était de 300 gr/24h. Toutes les interventions étaient réalisées par le même opérateur aidé uniquement par un interne novice diffèrent à chaque fois. La durée médiane d’intervention était de 244minutes. Aucune plaie vaginale ou vésicale per-opératoire n’a été observée. La taille médiane de manchette était de 8cm (7,5–10). À 12 mois de suivi médian tous les SUA implantés étaient fonctionnels. Cinq patientes ne portaient aucune protection (62,5 %), quatre portaient 1 protection/j de sécurité (37,5 %), toutes se disaient satisfaites sauf une (87,5 %) qui demandait un traitement complémentaire pour des fuites par urgences persistantes (12,5 %).


Conclusion

L’implantation robot-assistée d’un SUA chez la femme par abord postérieur du col vésical est une variante technique simple, reproductible et sûre dont les résultats fonctionnels à court terme sont satisfaisants et comparables à ceux de la voie ouverte ou de la voie robot-assistée par abord antérieur du col vésical.

Implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire chez la femme : résultats à 3 ans de la voie antérieure
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 702-703


Objectifs

Récemment, plusieurs équipes ont rapporté des résultats préliminaires prometteurs de l’implantation du sphincter artificiel urinaire (SAU) AMS-800 par voie robot-assistée chez la femme. La confirmation de ces résultats à plus long terme reste pour autant nécessaire. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats à 3 ans de l’implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire par voie antérieure.


Méthodes

Toutes les patientes ayant eu une SAU-R entre mars 2012 et mais 2015 dans 5 centres français ont été incluses dans une étude rétrospective. L’indication était une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne (IS) chez toutes les patientes. La voie robot-assistée était la seule voie d’abord utilisée dans les 5 centres pour l’implantation de SAU chez la femme sur la période d’étude. Le critère de jugement principal était le résultat fonctionnel catégorisé comme suit : succès (continence complète : plus de protections), amélioré ou échec. Les survies sans révision (SSR) et sans explantation (SSE) ont été évaluées par la méthode de Kaplan–Meier.


Résultats

Vingt-quatre patientes ont eu un SAU par voie robot-assistée sur la période d’étude. L’âge médian était de 71 ans avec 19 patientes ayant un antécédent de bandelette sous-urétrale (79,2 %). Il y a eu 3 complications peropératoires (12,5 %) : une perforation du col vésical et 2 perforations vaginales. Cinq patientes ont eu des complications postopératoires (20,8 %) dont seulement une Clavien≥3 (4,2 %) : explantation de sphincter pour érosion vaginale a 1 mois postopératoire. Après un suivi médian de 40,5 mois, aucune autre explantation n’avait été effectué (Fig. 1) et seulement deux révisions avaient été nécessaires (8,3 %) à 30 et 36 mois pour dysfonctions mécaniques (Fig. 2). Les résultats fonctionnels en fin de suivi étaient : succès chez 19 patientes (79,2 %), amélioration chez 3 patientes (12,5 %) et échec chez 2 patientes (8,3 %).


Conclusion

Les résultats à moyen terme du SAU robot-assistée par voie antérieure confirment les résultats préliminaires prometteurs rapportés jusqu’alors par plusieurs équipes sans nouvelles explantations et avec seulement deux révisions (8,3 %) pour dysfonctions mécaniques après un suivi médian de 40,5 mois.