Base bibliographique

L’efficacité mictionnelle de la vessie est-elle utile pour évaluer la fonction vesicale chez les femmes de plus de 65 ans?
Is bladder voiding efficiency useful to evaluate voiding function in women older than 65 years?
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 567-571




 

L’imagerie par TEP-18F-choline et TEP-PSMA en onco-urologie : qu’en attendre et quand la demander en 2019 ?
Imaging by PET-18F-choline and PET-PSMA in onco-urology: What to expect and when to ask in 2019?
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 3, 29, F65


Introduction

L’objectif de cet article est d’apporter des réponses pragmatiques aux questions portant, d’une part, sur la disponibilité des radios pharmaceutiques tels que la choline ou le PSMA en France, et d’autre part, sur les indications et les limites de la tomographie à émission de positons (TEP) en 2019.


Méthode

Cet article se décompose en 2 parties, la première sur la disponibilité des radiopharmaceutiques tels que la choline et PSMA, et la deuxième à partir de données récentes (2015–2018), sur l’apport de la TEP dans l’optimisation de la prise en charge du cancer de prostate à différentes phases de son évolution.


Résultats

Dans la rechute biologique, la détection du site en TEP-choline dépend du taux de PSA (≥1ng/mL), de la cinétique PSA (si PSA≤2ng/mL) tandis que la TEP-PSMA serait plus performante pour des taux<1ng/mL. Lors du diagnostic initial la TEP peut affiner le diagnostic et mieux définir la stratégie thérapeutique dans le carcinome de prostate localisé à haut risque métastatique. La TEP montre un intérêt grandissant lors de la planification de la radiothérapie et dans l’évaluation des thérapeutiques systémiques notamment chez les patients résistants à la castration.


Conclusion

L’imagerie moléculaire par TEP permet d’envisager des thérapies personnalisées, cependant de larges études prospectives restent encore nécessaires.


Objective

The aim of this article is to provide pragmatic answers to questions on the availability of pharmaceutical radio nucleides such as choline or PSMA in France, and on the indications and limitations of tomograph positron emission (TEP) in 2019.


Method

This article is divided into two parts, the first on the availability of radiopharmaceuticals such as choline and PSMA and the second, based on recent data (2015–2018), on the contribution of PET in optimizing the management of prostate cancer at different stages of its evolution.


Results

In the biological relapse, the detection of the site in PET-choline depends on the rate of PSA (≥1ng/mL), the kinetics PSA (if PSA2ng/mL) while the PET-PSMA appears more efficient for rate PSA<1ng/mL. During the initial diagnosis, PET can refine the diagnosis and better define the therapeutic strategy in localized prostate carcinoma at high-risk metastatic. PET is showing increasing interest in the planning of radiotherapy and in the evaluation of systemic therapies, especially in castration-resistant patients.


Conclusion

PET molecular imaging allows for personalized therapies, but large prospective studies are still needed.

Micro-lithiases Testiculaires: revue systématique de la littérature et arbre décisionnel
Testicular microlithiasis: Systematic review and Clinical guidelines
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 465-473




 

Place des auto-sondages dans la prise en charge préopératoire des hommes en rétention aiguë d’urine
Interest of intermittent self-catheterization in preoperative management of men with acute urinary retention
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 3, 29, F61


Objectifs

La rétention aiguë d’urine liée à une hyperplasie bénigne de la prostate est une situation courante en urologie. En cas d’échec de sevrage de sonde après un épisode de rétention d’urine, la sonde est repositionnée et une intervention chirurgicale est proposée. Dans l’intervalle, un drainage des urines doit être réalisé. Le but de ce travail est de préciser les bénéfices de l’auto-sondage chez le patient en attente d’une chirurgie de désobstruction prostatique.


Méthode

Une revue de la littérature a été réalisée à partir de la base de recherche PubMed portant sur le risque infectieux lié aux techniques de sondage à demeure et à l’alternative apportée par l’auto-sondage.


Résultats

La réalisation d’auto-sondages réduit le risque infectieux, améliore la qualité de vie des patients et donne de meilleurs résultats post-opératoires.


Conclusion

La technique la plus adaptée pour réduire le risque de complication infectieuse est la mise en place d’auto-sondages. Ils permettent de préserver la qualité de vie des patients en attente de chirurgie. Ils doivent donc être proposés autant que possible après un premier épisode de rétention aiguë d’urines.


Objectives

Acute urine retention associated with benign prostatic hyperplasia is a common situation in urology. In case of failure of catheter withdrawal after an episode of acute retention of urine, the catheter is repositioned and surgical management is proposed. In the meantime urine drainage should be performed. The aim of this work is to clarify the benefits of intermittent self-catheterization in patients waiting for prostatic surgery.


Methods

A literature review was conducted with PubMed search based on the infectious risk associated with indwelling catheterization (urethral catheterization or suprapubic catheter) and the alternative provided by intermittent self-catheterization.


Results

Intermittent self-catheterization reduces the risk of infection, improves the quality of life and leads to better postoperative results.


Conclusion

Nowadays, the most appropriate technique to reduce the risk of infectious complication is the establishment of intermittent self-catheterization. It preserves the quality of life of patients waiting for surgery. Intermittent self-catheterization should therefore be offered as much as possible after a first episode of acute urinary retention waiting for prostatic desobstruction surgery.

Promontofixation cœlioscopique : les points clefs de la technique chirurgicale
Laparoscopic sacrocolpopexy: Surgical key points
2019
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2019, 3, 29, F74


Introduction et objectifs

La promontofixation cœlioscopique est considérée comme le traitement de choix du prolapsus de la femme jeune car elle associe les avantages de la chirurgie prothétique par voie abdominale, avec celles d’une technique mini-invasive. De nombreuses variantes se sont développées autour de cette intervention et rendent parfois difficile l’analyse des résultats. L’objectif de cet article est de faire une mise au point sur les différents aspects de la technique chirurgicale.


Méthode

Description et recommandations sur les différents aspects de la technique chirurgicale fondée l’expérience des auteurs (trucs et astuces) mais aussi à partir des données de la littérature.


Résultats

Nous décrirons les différents temps de la double promontofixation cœlioscopique avec conservation utérine. Bien qu’il n’existe pas de données comparatives concernant les sites et modes de fixation des prothèses, il convient de se référer aux résultats des grandes séries et de privilégier de la fixation des prothèses à l’aide de fils, en avant sur l’isthme utérin et la paroi vaginale antérieure et en arrière sur les muscles releveurs. De même, il est conseillé de fixer sans tension excessive les prothèses sur le promontoire à l’aide de fils non résorbables et d’effectuer une péritonisation de ces prothèses. Il n’est pas recommandé de mettre systématiquement une prothèse postérieure inter recto-vaginale en prévention de rectocèle secondaire.


Conclusion

L’utilisation de prothèses non résorbables par voie haute (promontofixation) permet de traiter les prolapsus des organes pelviens avec des bons résultats et peu de complications y compris en termes d’exposition et d’infection de prothèses. Elle est considérée à ce titre comme la technique chirurgicale de référence et les différents aspects de la technique chirurgicale doivent donc à ce titre être bien codifiés.


Introduction and objectives

Laparoscopic sacrocolpopexy is considered as the gold standard for the surgical treatment for urogenital prolapse because it combines the advantages of abdominal route for prosthetic prolapse repair with those of a minimally invasive technique. Many variants have been described and make results difficult to analyze. The purpose of this article is to focus on the different technical aspects of this surgery.


Method

Description and recommendations on different aspects of the surgical technique based on the experience of the authors (tips and tricks) but also from the data of the literature.


Results

We will describe the different steps of laparoscopic sacrocolpopexy with two mesh and with uterine preservation. Although there are no comparative data on sites and methods of fixation of prostheses, we have to refer to the results of large series. There is a consensus on fixation of prostheses with the help of threads, forward on uterine isthmus and the anterior vaginal wall and back on the levator muscles. Similarly consensus is to fix prostheses on the promontory without excessive tension and with non-absorbable thread and close the peritoneum on these prostheses. It is not recommended to systematically put an inter-recto-vaginal prosthesis in prevention of secondary rectocele.


Conclusion

Laparoscopic sacrocolpopexy with non-resorbable prostheses can treat pelvic organ prolapse with good results and few complications including in terms of prothetic exposure or infection. Considered as the reference surgical technique for prolapse repair, the various aspects of this procedure must therefore be well codified.

Résultats des reprises chirurgicales pour complications urétérales après transplantation rénale
Results of surgical revisions for ureteral complications after renal transplantation
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 474-481


Objectif

Analyser les résultats des reprises chirurgicales pour complication urétérale (sténose urétérale ou fistule urinaire) après transplantation rénale sur une période de 10 ans.


Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 1313 transplantations rénales consécutives réalisées dans un centre hospitalo-universitaire entre 2005 et 2014. Les données des patients ayant développé une sténose urétérale ou une fistule urinaire secondaire à une transplantation rénale ont été analysées. Les transplantations d’organes combinées (rein-foie et rein-pancréas), ainsi que les transplantations pédiatriques ont été exclues.


Résultats

Soixante-16 patients (5,8 %) ont développé une sténose urétérale ou une fistule urinaire après transplantation rénale. Quarante-six patients (3,5 %) ont eu une reprise chirurgicale : 27 pour sténose urétérale, 19 pour fistule urinaire. Un succès d’emblée de ces reprises a été obtenu pour 26 patients (56,5 %), dont 14 sténoses urétérales (51,9 %) et 12 fistules urinaires (63,2 %) (p =0,45). Après un nouveau traitement endoscopique ou chirurgical, le taux de succès définitif a été porté à 73,1 % (34 patients) : 20 sténoses urétérales (74,1 %) et 14 fistules urinaires (73,7 %) (p =0,98). Il y a eu 2 pertes de greffons (4,3 %) et un décès (2,2 %). Le débit de filtration glomérulaire moyen estimé par le calcul du MDRD était à 44,58mL/min/1,73m2 (±14,7) avant la reprise et à 45,37mL/min/1,73m2 (±16,5) 6 mois après la reprise (p =0,92).


Conclusion

Bien que souvent complexes, les reprises chirurgicales pour complication urétérale après transplantation rénale donnent de bons résultats, avec un faible taux de perte de greffons et de mortalité.


Niveau de preuve

4.


Objective

To analyze the results of surgical revision for ureteral complication (ureteric stenosis or urinary leakage) after renal transplantation over a period of 10 years.


Materials and Methods

We performed a retrospective study on 1313 consecutive kidney transplantations carried out in a University Hospital Center between 2005 and 2014. The data of the patients who developed a ureteral stenosis or a urinary leakage secondary to a renal transplantation were analyzed. Combined organ transplantations (kidney-liver and kidney-pancreas), as well as pediatric transplantations were excluded.


Results

Seventy-six patients (5.8%) had ureteric stenosis or urinary leakage after renal transplantation. Forty-six patients (3.5%) underwent surgical revision: 27 for ureteral stenosis, 19 for urinary leakage. Early success was achieved in 26 patients (56.5%), including 14 ureteric stenosis (51.9%) and 12 urinary leakage (63.2%) (P =0.45). After a complementary endoscopic or surgical treatment, the final success rate was increased to 73.1% (34 patients): 20 ureteric stenosis (74.1%) and 14 urinary leakage (73.7%) (P =0.98). There were 2 graft losses (4.3%) and one death (2.2%). The mean glomerular filtration rate estimated by the MDRD was 44.58mL/min/1.73m2 (±14.7) before surgery and 45.37mL/min/1.73m2 (±16.5) 6 months after surgery (P =0.92).


Conclusion

Although frequently challenging, surgical revisions for ureteral complications after renal transplantation give good results, with a low rate of graft loss and mortality.


Level of evidence

4.

Stop à “l’anticholinergic bashing” !
Stop the anticholinergic bashing !
2019
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 525-528




 

Valeur pronostique de la testostéronémie lors de l’hormonothérapie intermittente du cancer de la prostate
Prognostic value of testosterone during androgene deprivation therapy
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 510-523


Introduction

Le traitement du cancer de la prostate (CaP) par suppression androgénique intermittente a été proposé dans le but de diminuer les effets secondaires tout en gardant un contrôle carcinologique équivalent à un traitement continu. Par ailleurs, des études ont suggéré que le pronostic du CaP traité par suppression androgénique était corrélé à l’importance de l’effondrement de la testostéronémie. Le but de cette étude était d’évaluer l’association entre la valeur de la testostéronémie en fin de première phase hors traitement (phase « OFF ») et le délai avant l’apparition d’une résistance à la castration.


Matériel et méthodes

Nous avons analysé de manière rétrospective 69 dossiers de patients sous traitement hormonal intermittent (THI). Le passage en phase OFF était proposé aux patients après au moins six mois d’hormonothérapie par analogue de la LH RH et un PSA<4ng/mL. La résistance à la castration était définie selon les recommandations de l’AFU. Trois groupes de patients ont été distingués en fonction de la valeur de la testostéronémie (T) à la fin de la première phase OFF : T<0,5ng/mL, 0,5<T<3,4ng/mL et T>3,4ng/mL. Les survies sans résistance à la castration, sans métastase et globale ont été comparées entre les groupes ainsi que la fréquence des complications. L’impact de la durée initiale d’hormonothérapie continue sur l’apparition d’une résistance à la castration et sur les paramètres chronologiques du THI a également été étudié.


Résultats

La testostéronémie à la fin de la première et de la 2e phase OFF n’était pas associée aux délais avant l’apparition d’une résistance à la castration (p = 0,5), la survenue de métastase (p = 0,4) et le décès (p = 0,3). Elle n’était pas associée à la fréquence des complications et des effets indésirables. La durée initiale d’hormonothérapie continue n’était pas associée à l’apparition d’une résistance à la castration (p = 0,6) ni à la durée moyenne des phases OFF (p = 0,5) et du traitement intermittent (p = 0,8).


Conclusion

Cette étude n’a pas montré d’impact de la valeur de la testostéronémie en fin de phase OFF (avant reprise de la suppression androgénique) sur les survies globales, sans résistance à la castration et sans métastase. De même, cette valeur n’était pas associée à la fréquence des complications liées au cancer ou à la suppression androgénique. La durée initiale d’hormonothérapie continue n’était pas associée à l’apparition d’une résistance à la castration ni aux paramètres chronologiques du THI.


Introduction

The concept of intermittent androgen deprivation therapy (IADT) for prostate cancer (PCa) was introduced in order to improve treatment tolerance with the same carcinological efficiency as continuous androgen deprivation therapy (CADT). Furthermore, studies have shown that PCa prognosis during CADT was correlated to the extent of testosterone collapse. The aim of this study was to assess the link between testosterone levels at the end of the first off-treatment phase and time to occurrence of castrate-resistant prostate cancer.


Methods

We retrospectively analyzed the files of 69 patients having undergone IADT. Intermittence was offered to the patients showing PSA<4ng/mL after at least six months of androgen deprivation therapy (ADT) using a LHRH analog. CRPC was defined according to the AFU oncological guidelines. Patients were sorted into three groups according to their testosterone levels at the end of the first off-treatment phase T<0.5ng/mL, 0.5<T<3.4ng/mL and T>3.4ng/mL. CRPC free-survival, metastasis-free survival and overall survival as well as adverse events frequency were compared between the groups. The impact of initial ADT duration on CRPC occurrence, mean off-treatment phase duration and IADT duration was also studied.


Results

Testosterone levels at the end of the first and second off-treatment phases were not linked to time to CRPC occurence (p = 0.5) , mestastasis occurence (p = 0.4 ) or death (p = 0.3 ). It was associated neither with adverse effects frequency (p = 0.2 ) nor with cancer-related complications (p = 0.6 ). Initial ADT duration was not linked to CRPC occurrence (p = 0.6 ), mean off-treatment phase duration (p = 0.5 ) or mean IADT duration (p = 0.6 ).


Conclusion

This study did not show any link between testosterone levels at the end of the first off-treatment phase (before reintroducing ADT) and overall survival, metastasis-free survival and CRPC-free survival. Likewise, it was not associated with the frequency of adverse events or cancer-related complications. Initial ADT duration was not linked to CRPC occurrence or IADT chronological parameters.

Analyse de la douleur urétrale lors de la pratique de l’autosondage : étude rétrospective sur 77 patients
Urethral pain during clean intermittent self catheterization: Retrospective analysis of 77 patients
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 360-365


Objectif

Les autosondages intermittents (ASI) sont le traitement de référence de la rétention urinaire chronique. En règle générale bien tolérés, ils sont parfois compliqués de douleurs urétrales lors de l’insertion ou du retrait du cathéter, pénalisant ainsi adhérence au traitement. L’objectif de cette étude était de déterminer la proportion de patients ayant des douleurs lors de la réalisation de l’ASI et en vérifier l’impact en termes d’adhérence.


Méthodes

Étude rétrospective, avec évaluation objective des douleurs lors de l’ASI, un mois après leur apprentissage. Données recueillies par les scores ICDQ (difficultés aux ASI), InCaSaQ (satisfaction aux ASI) et ICAS (compliance et adhérence aux ASI).


Résultats

Sur 77 patients inclus, 28 (36 %) ressentaient une douleur lors de l’ASI. En analyse univariée, une douleur à l’ASI était corrélée à une mauvaise adhésion à la réalisation du geste (p <0,01). En analyse multivariée, le risque de douleur était multiplié par 3,99 (IC 95 % 1,11–14,37) pour le sexe féminin, de même qu’il était corrélé à une mauvaise adhésion à l’ASI (OR 25,28 (IC 95 % 3,72–172,03), p <0,01). Cependant, un IMC>25kg/m2 semblait être un facteur protecteur vis-à-vis de ces douleurs (OR 0,31 (IC 95 % 0,31–0,99) p =0,04).


Conclusion

Dans cette série, les douleurs urétrales étaient corrélées à une mauvaise adhésion à l’ASI et le sexe féminin semblait être un facteur aggravant des douleurs.


Niveau de preuve

4.


Objective

Clean self-intermittent catheterization (CIC) is the gold standard of the therapeutic approach of chronic urinary retention. Usually, CIC are safe, effective but in some cases catheterization can determine urethral pain during catheter insertion or withdrawal leading to poor adherence and compliance. To determine prevalence of pain during CIC and verify its impact on adherence to treatment.


Method

Retrospective study with evaluation of pain during CIC one month following CIC teaching session by means specific and validated questionnaires: ICDQ (Intermittent Catheterization Difficulties Questionnaire), InCasaq (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire), I-CAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale).


Results

Seventy-seven patients were recruited and 28 (36%) described pain during CIC. There is a strong relationship between pain and poor adherence (P <0.01). Female patients had a higher risk of urethral pain during CIC and in contrary BMI>25kg/m2 seems to be a protective factor of pain.


Conclusion

In this series, urethral pain was associated with low compliance and adherence to CIC.


Level of evidence

4.

Évaluation de la rachianesthésie en chirurgie ambulatoire urologique, comparaison entre deux anesthésiques locaux (Chloroprocaïne/Bupivacaïne)
Evaluation of spinal anesthesia in urological outpatient surgery, comparison between two local anesthetics (Chloroprocaine/Bupivacaine)
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 402-407


Introduction

La rachianesthésie en urologie ambulatoire est controversée (durée d’hospitalisation, risque de rétention). L’objectif principal était d’évaluer la rachianesthésie en ambulatoire et comparer 2 anesthésiques locaux secondairement.


Matériel

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients opérés en chirurgie ambulatoire urologique sous rachianesthésie entre décembre 2011 et mai 2015, répartis en deux groupes selon l’anesthésique local utilisé : bupivacaïne (BP) et chloroprocaïne (CP). Les variables quantitatives étaient comparées par test t de Student, les variables qualitatives par test de &khgr; 2.


Résultats

Soixante-quinze patients inclus dont 71 (95 %) sortis le même jour. Les contre-indications de sortie étaient : patient seul à domicile(1), caillotage vésical(1), intolérance JJ(1), retard reprise mictionnelle(1). La durée moyenne d’acte était de 27±19min, celle de SSPI de 55±31min, celle de séjour de 360±91min. Un total de 45 patients (60 %) ont reçu de la BP et 30 (40 %) de la CP. La durée de séjour moyenne en SSPI était significativement réduite dans le groupe CP (47±24min vs 61±34min, p =0,04). Un patient a présenté un retard mictionnel dans le groupe BP sans différence significative. Pas de différence significative pour les autres critères étudiés en dehors de l’âge moyen qui est plus élevé dans le groupe CP (p =0,02).


Conclusion

La rachianesthésie est adaptée à l’urologie ambulatoire sans augmenter le risque de rétention urinaire, notamment avec la CP qui diminuerait la durée de séjour en SSPI comparée à la BP.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Spinal anesthesia in outpatient urology is controversial (longer hospital stay, risk of urinary retention). The main goal was to evaluate outpatient spinal anesthesia and to compare 2 local anesthetics secondarily.


Material

Monocentric retrospective study including all patients undergoing surgery in urological ambulatory surgery under spinal anesthesia between December 2011 and May 2015, split into two groups according to the local anesthetic used: bupivacaine (BP) and chloroprocaine (CP). Quantitative variables were compared by Student's t-test, qualitative variables by &khgr; 2 test.


Results

Seventy-one (95%) out of the 75 patients included have been discharged the same day. Discharge was impossible in these cases: patient alone at home (1), bladder clot (1), JJ intolerance (1), delayed micturition (1). The mean duration of the procedure was 27±19min, the SSPI's was 55±31min, the stay's was 360±91min. A total of 45 patients (60%) received BP and 30 (40%) received CP. The mean residence time in SSPI was significantly reduced in the CP group (47±24min vs. 61±34min, P =0.04). One patient experienced urination delay in the BP group with no significant difference. No significant difference for the other criteria studied despite the mean age, which is higher in the CP group (P =0.02).


Conclusion

Spinal anesthesia is adapted to ambulatory urology, and does not increase the risk of urinary retention, especially with CP that would decrease the length of stay in SSPI compared to BP.


Level of evidence

4.

Évolution sur 12 ans des indications de prostatectomie totale pour cancer
12-year history of radical surgery indications for the treatment of prostate cancer
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 408-415


But

Analyser les indications de prostatectomie radicale et de curage ganglionnaire retenue en RCP au cours des 12 dernières années dans un centre chirurgical hospitalo-universitaire francilien afin d’évaluer leur adéquation vis-à-vis des recommandations de bonnes pratiques clinique concomitamment en vigueur.


Méthode

>Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique des données collectées prospectivement entre 2007 et 2019. Nous avons réalisé une analyse des caractéristiques clinique et pathologiques prises en compte en RCP pour la décision de traitement et comparaison de leur évolution au cours de 4 périodes de 3 ans correspondant aux actualisations des recommandations de bonnes pratiques clinique.


Résultats

Deux mille quatre-vingt-huit patients consécutifs traités par prostatectomie totale entre le 16/03/2007 et le 17/03/2019 ont été inclus. La proportion de patients classés à risque faible, intermédiaire ou haut selon D’Amico, a été de 13,2 %, 80,8 % et 6,0 % respectivement. Une augmentation de fréquence du traitement chirurgical radical des cancers de haut risque a été observée. Parallèlement, une diminution de fréquence des prostatectomies pour traiter des cancers de faible risque a été constaté.


Conclusion

Les indications de prostatectomie totale et de curage ganglionnaire ont évolué en adéquation avec les recommandations de bonnes pratiques cliniques prises en considération en réunion de concertation pluridisciplinaire d’onco-urologie.


Niveau de preuve

3.


Aim

To analyze the indications of radical prostatectomy and lymph node dissection retained during the last 12 years in an academic surgical center in the Paris region in order to ensure their adequacy in relation to the current clinical guidelines.


Method

Monocentric retrospective study of prospectively collected data, between 2007 and 2019. Analysis of the clinical and pathological characteristics which were taken into account during multidisciplinary meeting discussion for the treatment decision, and comparison of their evolution over the four 3-year period corresponding to the clinical guideline updates.


Results

Two thousand eighty-eight consecutive patients treated by radical prostatectomy between 16/03/2007 and 17/03/2019 were included. The proportion of patients classified as low, intermediate or high risk according to D’Amico system was 13.2%, 80.8% and 6.0% respectively. An increase in the frequency of surgical treatment of high-risk cancers has been observed. At the same time, there has been a decrease in the frequency of prostatectomies to treat low-risk cancers.


Conclusion

The indications for radical prostatectomy and lymph node dissection have evolved in line with the current clinical guidelines which were taken into consideration in a onco-urological multidisciplinary meeting.


Level of evidence

3.

Facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur du traumatisme rénal grade III–V
Factors predicting of failure after conservative treatment in III–V grade renal trauma
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 416-422


Introduction et objectifs

l’exploration chirurgicale des lésions rénales secondaires d’un traumatisme majeur aboutit souvent à la néphrectomie. L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs associés à la nécessité d’une intervention chirurgicale chez les patients atteints de traumatisme rénal grade III–V et traités initialement de manière conservatrice.


Matériels et méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement les données des patients atteints de traumatisme rénal grade III–V survenus entre juin 2005 au juin 2015. Les caractères démographiques, cliniques et bio-radiologiques à l’admission et au cours du suivi, ainsi que la prise en charge et les complications, ont été enregistrés. Les données des patients, dont le traitement conservateur a été un succès sans recours à la néphrectomie, et celles des patients qui ont eu besoin de chirurgie, ont été analysées.


Résultats

Soixante-treize patients ont été inclus dans cette étude. Le grade III représentait 45 %, le grade IV 49 % et le grade V 5 %. Le taux de réussite du traitement conservateur était de 79 % : 31 cas de grade III (94 %), 26 cas de grade IV (72 %) et aucun patient de grade V. L’hypotension à l’admission (p =0,04), taille de l’hématome supérieure à 3,5 centimètres (p =0,002), le grade V (p =0,003), anémie (p =0,04), la transfusion sanguine (p =0,01) et l’aggravation des lésions au scanner de contrôle (p =0,001), sont les facteurs retenus comme prédictifs d’échec du traitement conservateur.


Conclusion

L’attitude conservatrice est le traitement de choix dans le traumatisme rénal grade III–V, les facteurs pronostiques retrouvés permettent de mieux sélectionner les patients.


Niveau de preuve

4.


Introduction and objectives

Surgical exploration of renal injury secondary to major trauma often leads to nephrectomy. The aim of this work was to identify the factors associated with the need for surgery in patients with III–V grade renal trauma who were initially managed conservatively.


Materials and methods

We retrospectively reviewed data from patients with Grade III–V kidney injury between June 2005 and June 2015. Demographic, clinical and bio-radiological characteristics at admission and follow-up, as well as management and complications, were recorded. Patient data, including conservative treatment, was a success without recourse to nephrectomy, and those patients who needed surgery were analyzed.


Results

Seventy three patients were included in this study. Grade III accounted for 45%, Grade IV: 49% and Grade V: 5%. The success rate for conservative treatment was 79%: 31 patients grade III (94%), 26 grade IV (72%) and no grade V patients. hypotension at admission (P =0.04), hematoma size greater than 3.5 centimeters (P =0.002), grade V (P =0.003), anemia (P =0.04), blood transfusion (P =0.01) and worsening of lesions of the control CT lesions (P =0.001), are the factors considered as predictive of failure of conservative treatment.


Conclusion

Conservative management is the treatment of choice in III–V grade renal trauma, and the prognostic factors found in this study make it possible to better select patients.


Level of evidence

4.

Incontinence : une maladie taboue comme une autre ?
Incontinence: A tabooed disease like another one?
2019
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 347-348




 

Influence de l’indice de masse corporelle sur les troubles urinaires de la sclérose en plaques
Impact of body mass index on lower urinary tract disorders in multiple sclerosis
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 366-370


Introduction

Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont fréquents dans la sclérose en plaques (SEP), largement dominés par l’hyperactivité vésicale (HAV). Pour autant, leur origine n’est pas forcément univoque. L’obésité, fréquente dans la SEP, est reconnue comme facteur de risque d’incontinence urinaire à l’effort (IUE) et d’HAV dans la population générale. Nous avons voulu évaluer l’influence de l’indice de masse corporelle (IMC) sur les troubles urinaires de la SEP.


Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique chez 260 sujets classés en 4 groupes: insuffisance pondérale, poids normal, surpoids, obésité. Les TVS ont été évalués grâce au questionnaire USP. Des comparaisons de moyennes (test de Mann–Whitney) ont été effectuées entre ces groupes, dans la population globale puis en fonction du sexe.


Résultats

Chez la femme, le score HAV moyen était plus élevé chez l’obèse, 10,27 (SD =4,5) qu’en cas de poids normal, 7,96 (SD =4,58), p =0,024. Le score IUE était plus faible en cas de poids normal, 1,69 (SD =2,38) qu’en cas de surpoids, 3,19 (SD =2,91), p =0,002 et d’obésité, 3,80 (SD =3,23), p =0,0005. Comme retrouvé dans la population globale, le score dysurie était plus élevé chez les sujets ayant un poids normal, 4,09 (SD =3,33) que chez les sujets présentant un surpoids, 1,91 (SD =2,03), p =0,0003 ainsi que chez les sujets obèses, 2,33 (SD =2,37), p =0,013. Les mêmes comparaisons effectuées chez l’homme n’étaient pas significatives.


Conclusion

Dans cette série de patients affectés d’une SEP, un IMC élevé était associé à des scores de symptômes USP plus élevés (IUE et HAV) pour les femmes.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Lower urinary tract symptoms (LUTS), and principally overactive bladder, are common in multiple sclerosis (MS). However, their origin is not necessarily unique. Obesity is widely recognized as a risk factor for stress urinary incontinence (SUI) and overactive bladder (OAB) in the general population. We wanted to evaluate the influence of body mass index (BMI) on LUTS in the MS population.


Materials and methods

We conducted an uncontrolled monocentric retrospective study in 260 subjects classified into 4 BMI groups: underweight, normal weight, overweight, obese people. Comparisons by Mann–Whitney test were made between different BMI groups, in the overall population and then by gender. LUTS (SUI, OAB, BOO (bladder outlet obstruction) were assessed using USP questionnaire.


Results

In women, the mean OAB score was higher for obese women, 10.27 (SD =4.5) than for normal weight women, 7.96 (SD =4.58), P =0.024. The SUI score was lower for normal weight, 1.69 (SD =2.38) than for overweight, 3.19 (SD =2.91), P =0.002 and obese subjects, 3.80 (SD =3.23), P =0.0005. As in the overall population, the BOO score was higher in subjects with normal weight, 4.09 (SD =3.33) than in subjects with overweight, 1.91 (SD =2.03), P =0.0003 and in obese subjects, 2.33 (SD =2.37), P =0.013. The same comparisons in men were not significant.


Conclusion

In this series, increased BMI was associated with higher OAB and SUI USP questionnaire scores, in women presenting with MS.


Level of evidence

4.

Intérêt de la stimulation transcrânienne dans les troubles pelvi-périnéaux
Interest of transcranial stimulation in pelvic and perineal disorders
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 349-359


La stimulation transcrânienne magnétique ou électrique est une technique de neuromodulation non invasive largement utilisée pour établir des cartographies cérébrales afin de mettre en évidence des relations causales entre cerveau et fonction.


Objectif

Le but de cet article est de décrire les intérêts diagnostique et thérapeutique de l’utilisation de la stimulation transcrânienne dans les troubles pelvi-périnéaux.


Méthodes

Une revue de la littérature (base de données Medline) sans limite temporelle a été effectuée à partir des mots clés : « transcranial direct stimulation », « transcranial magnetic stimulation », « neurogenic bladder », « urinary incontinence », « Parkinson disease », « multiple sclerosis », « stroke », « muscle spasticity », « pelvic pain », « visceral pain ».


Résultats

Douze articles ont été retenus dont neuf étaient de niveau de preuve 2b et trois de niveau de preuve 4. La stimulation transcrânienne magnétique ou électrique a un intérêt diagnostique par l’analyse de l’excitabilité corticale afin de comprendre les mécanismes physiopathologiques et pathogéniques des troubles pelvi-périnéaux d’origine cérébrale. Concernant les effets thérapeutiques, la stimulation transcrânienne répétée a montré des effets significatifs pour le traitement de neurovessies centrales hyperactives dans le cadre de la maladie de Parkinson et de la sclérose en plaques, mais également pour le traitement de douleurs pelviennes chroniques résistantes au traitement usuel. Enfin, des effets thérapeutiques ont été démontrés sur les douleurs du syndrome de l’intestin irritable. Aucune preuve d’efficacité n’a été retrouvée dans les troubles génito-sexuels.


Conclusion

La stimulation transcrânienne est un traitement non invasif pouvant avoir une place dans la prise en charge des troubles pelvi-périnéaux. Son champ d’action prometteur nécessiterait la réalisation d’études prospectives à plus grande échelle.


Objective

The aim of this article was to describe the diagnostic and therapeutic value of transcranial stimulation in pelvic and perineal disorders.


Methods

A literature review (Medline database and Google scholar) with no time limit was performed using keywords: “transcranial direct stimulation”, “transcranial magnetic stimulation”, “neurogenic bladder”, “urinary incontinence”, “Parkinson disease”, “multiple sclerosis”, “stroke”, “muscle spasticity”, “pelvic pain”, “visceral pain”.


Results

Twelve articles have been selected. Transcranial magnetic or electrical stimulation is a noninvasive neuromodulation technique widely used to establish brain maps to highlight causal relationships between brain and function. Regarding pelvic-perineal disorders, repeated transcranial stimulation has shown significant effects for the treatment of overactive bladder in Parkinson's disease (P <0.05) and multiple sclerosis, but also for the treatment of refractory chronic pelvic pain (P =0.026). Finally, therapeutic effects have also been demonstrated in irritable bowel syndrome. No evidence of efficacy was found on genito-sexual disorders.


Conclusion

Data from the literature suggest that transcranial stimulation is a noninvasive treatment that may have a role in the management of pelvic and perineal disorders. Its promising field of action would require prospective and randomized studies on a larger scale.

La bandelette « Mini-Jupette » lors de l’insertion d’un implant pénien gonflable : un traitement chirurgical adéquat d’une dysfonction érectile avec incontinence urinaire légère et/ou orgasmurie après prostatectomie totale
The “Mini-Jupette” sling at the time of inflatable penile prosthesis implantation: Adequate treatment for erectile dysfunction with mild incontinence and/or climacturia after radical prostatectomy
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 456-463




 

Les scores radiologiques peuvent-t-ils prédire le succès de la NLPC ? Étude comparative du Guy's stone score, du STONE score, du CROES nomogram, et du S-ReSc score
Do the nephrolithometry scoring systems predict the success of percutaneous nephrolithotomy. Comparison of 4 scores: The Guy's stone score, STONE Score, CROES nomogram and S-ReSC score
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 432-439


Objectif

Comparer la sensibilité du GSS score, du STONE score, du CROES score et du S-ReSC score dans la prédiction des résultats de la NLPC.


Matériels et patients

Nous avons rétrospectivement étudié les données cliniques, biologiques ainsi que les caractéristiques scannographies des calculs de tous les patients ayant eu une NLPC entre 2013 et 2016. Le statut stone-free (SSF) était défini par l’absence de calculs résiduels ou un calcul<4mm.


Résultats

Un total de 157 NLPC était noté. Le taux moyen de SF était de 59 % (92 sur 157) et le taux moyen de complication était de 22 % (35 sur 157). La surface moyenne des calculs était de 542mm2 pour le groupe stone-free. Tous les scores étaient identifiés comme facteurs prédictifs du statut stone-free (SSF). Le Guy's Stone Score, le CROES score et le S-ReSC score étaient liés de façon significative au taux de complications périopératoires (p <0,02). En analyse multivariée, le CROES score était identifié comme étant facteur prédictif du taux stone-free et des complications (p <0,01). L’aire sous la courbe avait montré de bons résultats en terme de sensibilité au SSF de la surface du calcul, du GSS score, du STONE score, du CROES score, et du S-ReSC score, qui étaient respectivement (0,737/0,674/0,762/0,746/0,710).


Conclusion

Bien que les 4 scores étaient significativement liés au SSF. Le STONE score est apparu comme le facteur le plus prédictif de SSF et de complications.


Niveau de preuve

3.


Introduction

The aim of the study is to investigate the factors predictive of surgical outcomes of PCNL and to compare the predictability and accuracy of the Guy's stone score, STONE nephrolithometry, CROES nomogram and S-ReSC score.


Patients and methods

We reviewed retrospectively the surgical outcomes recorded consecutively and imaging data of preoperative computed tomography scans of patients who underwent PCNL from 2013 to 2016. Patients with asymptomatic residual fragments<4mm were considered stone-free. Preoperative abdominopelvic computerized tomography images of the patients were reviewed and scored according The Guy's stone score, STONE nephrolithometry, CROES nomogram, S-ReSC score by one urologist.


Results

A total of 157 PCNLs were reviewed. The overall stone-free rate was 59% (92/157) with a complication rate of 22% (35/157). Stone Burden<542mm3 is significantly associated with stone-free rate (SFR) (P =0.001). On univariate analysis, all the scoring systems were identified as significant factors in terms of SFR. The Guy's Stone Score, the CROES score and the S-ReSC score were associated with complications (P <0.02). The multivariate logistic regression analysis showed that the CROES score was identified as a significant factor in terms of SFR and complications (P <0.01). The area under the receiver operating characteristic (ROC) curves for stone burden, the Guy's, STONE score, CROES core and S-ReSC scores showed good results (0.737/0.674/0.762/0.746/0.710) respectively.


Conclusion

Although the four scoring systems were significantly associated with SFR, the STONE score was a significant predictive factor for SFR and complications after PCNL.


Level of evidence

3.

L’impact du rapport neutrophiles-lymphocytes, plaquettes-lymphocytes et hémoglobine-plaquettes sur les résultats oncologiques du carcinome rénal localisés
The impact of neutrophil-to-lymphocyte, platelet-to-lymphocyte and haemoglobin-to-platelet ratio on localised renal cell carcinoma oncologic outcomes
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 423-431




 

Morbidité, résultat fonctionnel, et qualité de vie des néovessies après cystectomie pour cancer : comparaison de la voie ouverte vs robotique
Orthotopic neobladder reconstruction for bladder cancer: robotic-assisted versus open-radical cystectomy for perioperative outcomes, functional results and quality of life
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 440-448


Introduction

La cystectomie totale ouverte (CTO) est la technique de référence des cystectomies carcinologiques. La cystectomie laparoscopique robot assistée (CLRA) a été introduite en 2003, son développement est en plein essor.


Objectif

Comparer les résultats de la voie ouverte et robotique totalement intracorporelle (IC) avec remplacement orthotopique en termes de morbidité périopératoires, complications, résultats fonctionnels et qualité de vie (QdV) à long terme.


Patients et méthodes

Une étude prospective, multicentrique, a été conduite chez les patients opérés d’une CT avec dérivation urinaire par néovessie orthotopique iléale (NVOI) pour cancer de vessie, entre février 2010 et février 2017. Les questionnaires de QdV (EORTC QLQ-C30 et BLM30) et de fonction urinaire (questionnaire USP et calendrier mictionnel) étaient distribués au cours d’une consultation de suivi ou par voie postale. Les patients traités par CT et NVOI de remplacement étaient divisés en 2 groupes (CLRA-IC, et CTO).


Résultats

Au total, 72 patients étaient inclus : 55 (76,4 %) dans le groupe CTO et 17 (33,6 %) dans le groupe CLRA-IC. La durée opératoire était significativement plus longue dans le groupe CLRA-IC (médiane 360 vs 300min; p <0,001), mais la durée d’hospitalisation réduite de 5jours comparée au groupe CTO (médiane 12 vs 17jours ; p <0,05). Les patients du groupe CLRA-IC avaient moins de transfusion périopératoire (0 vs 23,6 % ; p <0,05) mais un taux plus élevé de sténose urétéro-iléale et d’éventration à long terme (respectivement 25,5 vs 3,6 % et 23 vs 2 % ; p <0,05). Aucunes différences en termes de qualité de vie et de fonctions urinaires n’étaient observées entre les deux groupes à long terme.


Conclusion

La CLRA avec NVOI totalement IC est associée à une durée d’hospitalisation plus courte et une réduction des transfusions sanguines. À long terme, les patients avec une CLRA peuvent présenter un risque plus important de sténose de l 'anastomose urétéro-iléale et d’éventration. La CLRA avec remplacement par NVOI en IC ne présente aucune différence avec la CTO en termes de fonction urinaire et de QdV à long terme.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Open radical cystectomy (ORC) is the gold standard technique for carcinologic cystectomies. Robotic-assisted radical cystectomy (RARC) was introduced in 2003 and its development is booming.


Objective

To compare ORC and RARC with totally intracorporal (IC) orthotopic neobladder (ONB) reconstruction, in terms of perioperative outcomes, morbidity, functional results and quality of life (Qol).


Patients and methods

From February 2010 to February 2017, a French multicentric, prospective study on patients who had a RC and ONB reconstruction for bladder cancer was performed. All patients completed the following questionnaires: the European Organization for Research and Treatment of Cancer (EORTC) generic (QLQ-C30) and the bladder cancer specific instruments (QLQ-BLM30). To assess urinary symptoms, patients also completed the Urinary Symptom Profile questionnaire (USP) and a three-day voiding diary. Patients were divided in two groups: ORC and RARC.


Results

We included 72 patients: 55 in the ORC group (76,4%) and 17 (33,6%) in the RARC group. Operative time was longer in RARC group (median 360 vs 300min; P <0.001) but length of stay was 5 days shorter (median 12 vs 17 days; P <0,05). Patients in RARC group had less blood transfusion (0 vs 23.6%; P <0.05), but a higher rate of uretero-ileal anastomosis stenosis and eventration at long term (respectively 25.5 vs 3.6% et 23 vs 2%; P <0.05). No statistical differences were found concerning quality of life items and functional results between the groups.


Conclusion

RARC with totally IC ONB reconstruction lead to less perioperative morbidity with a reduced rate of blood transfusion and a reduced hospital length of stay. At long term, RARC could provide higher rates of uretero-ileal stenosis and eventration. RARC and ORC do not have any differences in terms of functional outcomes and Qol at long term after ONB reconstruction.


Level of evidence

3.

Photothérapie dynamique dans le cancer de la prostate à faible risque. Revue de la littérature
Vascular targeted photodynamic therapy in low-risk prostate cancer. A literature review
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 393-401


Introduction

Actuellement, environ 50 % des cancers de la prostate nouvellement diagnostiqués sont localisés à la glande prostatique et de faible risque selon la classification de d’Amico. Les thérapies focales, dont l’objectif est le traitement de la seule lésion index du cancer, apparaissent comme une nouvelle alternative en cours d’évaluation dans la prise en charge de ces cancers. Outre l’intérêt dans le contrôle de la maladie, ces thérapies focales présentent un très faible risque de morbidité. La photothérapie dynamique à visée vasculaire (VTP) est l’une de ces nouvelles thérapies émergentes.


Méthode

Une revue exhaustive de la littérature concernant la VTP en cancérologie prostatique a été réalisée. Une recherche par les mots clés suivant « low-risk prostate cancer  », « focal treatment  », « vascular targeted photodynamic therapy  » « TOOKAD » a été réalisée dans Pubmed et Embase.


Résultats

Dans les différentes études de phase II, la VTP a montré un taux de 80 % de biopsies négatives à 6 mois, avec une bonne tolérance clinique. L’étude européenne de phase III, prospective randomisée comparant le VTP à la surveillance active, a montré une plus faible proportion de progression, ainsi qu’une durée avant progression plus importante pour la VTP. Les évènements indésirables sont majoritairement modérés et transitoires. La qualité de vie des patients est préservée, avec un impact modéré sur les fonctions érectiles et urinaires.


Conclusion

La VTP semblent être une nouvelle approche prometteuse dans le cancer de la prostate localisé de faible risque.


Introduction

Currently, about 50% of newly prostate cancers are localized and low-risk according to D’Amico risk classification. Focal therapies whose objective is to treat only the index lesion appear as a new alternative being evaluated in the management of these cancers. Besides the interest in the control of the disease, focal therapies present a very low risk of morbidity. Vascular targeted photodynamic therapy (VTP) is one of these new emerging therapies.


Method

An exhaustive review concerning VTP in prostate cancer was carried out. A search by the following keywords “low-risk prostate cancer”, “focal treatment”, “vascular targeted photodynamic therapy” “TOOKAD” was carried out in Pubmed and Embase.


Results

In phase II studies, VTP showed a rate of 80% negative biopsies at 6 months, with good clinical tolerance. The European phase III, randomized prospective study, comparing VTP to active surveillance showed a lower proportion of progression, as well as a more significant duration before progression for VTP. The adverse events are mostly moderate and transient. The quality of life of patients is preserved, with a moderate impact on erectile and urinary functions.


Conclusion

VTP appear to be a promising new approach in localized low-risk prostate cancer.

Résultats et observance de la stimulation transcutanée du nerf tibial dans l’hyperactivité vésicale de la maladie de Parkinson idiopathique. Étude rétrospective.
Results and compliance of transcutaneous tibial nerve stimulation on overactive bladder syndrome in patients with Parkinson's disease. Retrospective Study.
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 378-384


Objectif

Évaluer l’efficacité et la tolérance de la stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur (SNT) chez des patients atteints de maladie de Parkinson idiopathique (MPI) ayant un syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) et mettre en évidence des critères prédictifs d’observance.


Méthode

Nous avons mené une étude rétrospective, monocentrique, d’une cohorte de 17 patients atteints de MPI ayant utilisé la SNT pour un SCHV. L’efficacité du traitement était évaluée sur l’amélioration clinique ressentie avec une note sur 10. Les patients ont été classés comme « observants » s’ils continuaient à utiliser la SNT un an après la prescription ou « non observants » s’ils avaient arrêté. Nous avons comparé différentes caractéristiques entre ces deux sous-groupes (âge, sexe, IMC, ancienneté de la maladie, ancienneté des symptômes, traitements associés, rééducation périnéale associée, score USP, score Qualiveen, score HAD) afin de souligner des critères prédictifs d’observance à la SNT.


Résultats

Dix-sept patients ont été étudiés, 9 femmes et 8 hommes, d’âge médian 66 ans (55–77), avec une durée médiane d’évolution de la maladie de 8 ans (1–22) et des symptômes urinaires de 3 ans (1–10). Une amélioration clinique a été ressentie chez 10 patients sur 17 (59 %), sur la nycturie et/ou l’urgenturie pour 9 patients (médiane 6,5/10). Trois patients n’ont ressenti aucune efficacité, et quatre n’ont pas utilisé assez longtemps le dispositif pour pouvoir l’évaluer. Deux patients ont eu des effets indésirables (décharges électriques et syndrome des jambes sans repos) obligeant l’arrêt. Sept patients ont été classés comme « observants » et dix patients comme « non observants » à 1 an. La plupart des caractéristiques étudiées ne sont pas des critères prédictifs d’observance exceptées la nycturie et pollakiurie qui semblent être prédictifs de bonne observance (p =0,03 et p =0,05 respectivement).


Conclusion

Notre étude semble souligner une efficacité centrée sur la nycturie et l’impériosité. De plus la nycturie et la pollakiurie semblent être des critères prédictifs d’observance de la SNT. La nycturie pourrait donc être un symptôme clé dans l’indication de prescription de SNT dans cette population. Mais d’autres études avec un plus grand effectif doivent être menées pour obtenir une meilleure sélection des patients.


Niveau de preuve

IV.


Purpose

To investigate efficiency and tolerance of transcutaneous tibial nerve stimulation (TNS) in the overactive bladder syndrome in patients with Parkinson's disease (PD), and to identify predictive factors for compliance.


Methods

We conducted a retrospective monocentric study with a cohort of 17 patients with PD who have used TNS for an overactive bladder syndrome. The efficiency of the treatment was evaluated on the clinical improvement felt (rated out of ten). Patients were classified as « adopters » if they continued using TNS for at least one year after beginning the treatment or as « non adopters » if they stopped. Patients characteristics were evaluated for their predictive value for compliance with TNS.


Results

Out of 17 patients, there were 9 women and 8 men, median age 66 years (55–77), median history for Parkinson's disease 8 years (1–22) and for urinary symptoms 3 years (1–10). Subjective efficiency was seen in 10 patients (59%), on nocturia and/or urinary incontinence for 9 patients (mean efficiency 5.75/10 and median efficiency 6.5/10). Three patients found TNS not effective, and four patients didn’t use it long enough to evaluate. Two patients had side effects and stopped the TNS (feeling of electricity and restless leg syndrome). 7 patients were classified as « adopters » and 10 patients as « non adopters » after one year. Most evaluated characteristics proved not to be of predictive value for compliance with TNS except nocturia and pollakiuria (P =0.03 and P =0.05).


Conclusion

Our study seems to reveal TNS is particularly effective on nocturia and urge. Moreover, nocturia and pollakiuria appear to be predictive factors for SNT compliance. Nocturia could be a prominent symptom in SNT's prescription. But studies with more patients should be conducted for obtain better patient selection in TNS.


Level of evidence

IV.

Sphincter urinaire artificiel robot chez la femme : début d’expérience
Laparoscopic robot-assisted artificial urinary sphincter in women: First approach
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 371-377


Objectif

Évaluer l’efficacité du sphincter artificiel (SUA) AMS 800 à moyen terme et les complications par voie cœlioscopique robot assisté chez les femmes ayant une incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne.


Patientes et méthode

Il s’agit d’une étude de cohorte prospective, ayant inclus toutes les femmes avec insuffisance sphinctérienne sévère, ayant une indication de SUA ou de changement de SUA (si celui-ci était défectueux) de juillet 2015 à janvier 2017. Les paramètres étudiés ont été les complications peropératoires, la durée d’hospitalisation, les complications postopératoires, le taux de continence à un an ainsi que la satisfaction des patients.


Résultats

Dix-neuf patientes ont bénéficié d’une chirurgie cœlioscopique robot assistée, 10 primo-implantations et 9 changements de SUA. Il y a eu 4 plaies vésicales peropératoires dont 2 ayant nécessité une conversion par laparotomie. La durée d’hospitalisation moyenne était de 4,1 jours. Trois patientes ont eu des complications postopératoires ayant nécessité une intervention sans ablation du SUA. Une patiente a souhaité une ablation complète de SUA devant la persistance de fuite d’effort (manchette trop large). Un suivi médian de 22 mois (12 à 33 mois) a été effectué. Seize patientes sur 19 sont redevenues complètement continentes et étaient très satisfaites de leur intervention et de l’amélioration de leur qualité de vie.


Conclusion

La technique d’implantation du SUA robot assistée semble sure et reproductible avec des résultats à moyen terme satisfaisants.


Niveau de preuve

4.


Objective of the study

To analyze the medium-term results and complications of the artificial urinary sphincter (AUS) AMS 800 implanted using laparoscopic robot surgery in women with stress urinary incontinence (SUI) due to intrinsic sphincter deficiency (ISD).


Design, setting, and participants

We conducted a prospective cohort study, which included all procedures done in the CHU of Nîmes from July 2015 to January 2017. Patients with SUI by ISD needing an AUS or patients with a malfunctioning AUS needing to be changed were included. We collected data on intraoperative complications, length of hospitalization, postoperative complications, continence rate at twelve months and satisfaction of patients.


Results

Nineteen patients were included, 10 for primo-implantation and 9 for AUS revision. There were 4 postoperative bladder injuries, of which 2 led to laparoconversions. The mean length of hospitalization was 4.1days. Three patients had postoperative complications, which needed an intervention without AUS removal. One patient with persisting SUI due to bladder weakness preferred AUS ablation rather than having a cuff change. There was a median follow-up of 22months (12 to 33months). Sixteen patients out of 19 were completely continent and were satisfied of their intervention and the improvement of their quality of life.


Conclusion

The laparoscopic robot surgery for AUS implantation is safe and reproducible with good medium-term results.


Level of evidence

4.

Tomographie par densité optique des pièces de résection des tumeurs de vessie
Optical coherence tomography of bladder resection specimen
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 8, 29, 449-455


Introduction

Le diagnostic des tumeurs urothéliales de la vessie repose sur la résection trans-urétrale des lésions, et leur analyse histologique. Le temps nécessaire à l’obtention des résultats de l’analyse histologique augmente les délais de prise en charge. Par ailleurs, l’absence de muscle sur les prélèvements nécessite une nouvelle procédure de résection. La FFOCT est une technique d’imagerie rapide du tissu frais. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la faisabilité et la performance diagnostique de la FFOCT pour déterminer la présence de musculeuse et de foyers tumoraux sur les copeaux de résection trans-urétrale de vessie (RTUV).


Patients et méthodes

Nous avons analysé en FFOCT les copeaux de résections de 24 patients consécutifs. Trois lecteurs ont analysé les images en aveugle, en recherchant la présence de muscle et de tumeur sur chaque copeau. Les résultats ont été comparés à l’analyse histologique pour calculer les performances diagnostiques de chaque lecteur.


Résultats

Les sensibilité moyennes pour la détection du muscle et la détection de tumeurs étaient respectivement de 75 % et 81 %. Les spécificités moyennes pour la détection de muscle et la détection de tumeur étaient respectivement de 78,3 % et 55,3 %.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la FFOCT des copeaux de résection de tumeur urothéliale est faisable. Les sensibilités et spécificités calculées sont encourageantes pour la détection de muscle et la détection de la tumeur. La performance de cet outil de détection et stadification précoce devra être confirmée sur un plus grand nombre de patients.


Niveau de preuve

3.


Introduction

The diagnosis of bladder urothelial tumors is based on bladder resection and histological analysis of the specimen. The time to obtain the results of the histological analysis increases the treatment delay. Furthermore, the lack of muscle on the specimen forces the surgeon to practice on other procedure. Full field optical coherence tomography (FFOCT) is a recent imaging technique to analyze tissue. The aim of our study was to evaluate the feasibility and diagnostic accuracy of FFOCT to detect muscle and tumor in bladder resection specimen.


Patients and methods

We analyzed with the FFOCT technique bladder resection specimen of 24 consecutives patients. Three readers did the blind analyze of the images, looking for the presence of muscle and tumor on each specimen. Their results were compared with histological analysis to calculate diagnostic accuracy for each reader.


Results

Mean sensibilities for the detection of muscle and tumor were respectively 75% and 81%. Mean specificities for the detection of muscle and tumor were respectively 78.3% and 55.3%.


Conclusions

Our results suggest that the FFOCT is feasible to analyze bladder resection specimen. Sensibilities and specificities calculated are encouraging for the detection of muscle and tumor. The accuracy of this detection and early-staging tool should be validated by larger studies.


Level of evidence

3.

Troubles de l’éjaculation et sclérose en plaques : étude prospective de 44 patients
Ejaculation disorders in multiple sclerosis: Prospective study of 44 patients
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 385-390


Introduction

Évaluer les troubles de l’éjaculation au cours de la sclérose en plaques (SEP) et étudier leurs liens avec les autres troubles génito-sexuels, vésico-sphinctériens et ano-rectaux.


Matériel

Il s’agissait d’une étude non interventionnelle prospective monocentrique. Les troubles de l’éjaculation ont été évalués par les scores Premature Ejaculation Profile (PEP), le temps de latence intravaginal et le Male Sexual Health Questionnaire - Ejaculation (MSHQ-Ej). Les troubles génito-sexuels ont été évalués par les scores International Index of Erectile Function (IIEF15) et le Sclerosis Intimacy and Sexuality Questionnaire-19 (MSISQ).


Résultats

Quarante-quatre hommes d’âge moyen 46,8 (±10,3) ans, ayant un EDSS moyen à 5,0 (±1,5) ont été inclus. Les troubles de l’éjaculation étaient présents chez 28 des 44 patients inclus (64 %) ; 26/44 (59 %) présentaient un trouble de l’orgasme, 23/44 (52 %) un retard d’éjaculation, 26/44 (59 %) une diminution de la puissance d’éjaculation, 24/44 (55 %) une diminution du volume d’éjaculat, 18/44 (41 %) une diminution de fréquence d’éjaculation, 15/44 (34 %) des douleurs à l’éjaculation et 11/34 (25 %) présentaient une anéjaculation systématique. Le score PEP mettait en évidence une éjaculation prématurée chez 14 patients (32 %). Le temps de latence intravaginal était de moins de 1minute chez 6 patients (13,6 %). Les troubles de l’éjaculation étaient corrélés aux troubles de l’érection (p <0,05, r  = 0,53) mais n’étaient pas corrélés aux troubles vésico-sphinctériens ou ano-rectaux.


Conclusion

La dyséjaculation était présente chez 64 % des SEP. Ces troubles étaient essentiellement caractérisés par une diminution du volume de l’éjaculat, de la puissance de l’éjaculation et un retard à l’éjaculation.


Niveau de preuve

4.


Introduction

To analyze in a descriptive way the ejaculation disorders during MS and to study the correlations between dysejaculations, other sexual, urinary and anorectal disorders.


Material

Prospective, monocentric, non-interventional study. Ejaculation disorders were assessed by Premature Ejaculation Profile (PEP) scores, intravaginal latency, and the Male Sexual Health Questionnaire - Ejaculation (MSHQ-Ej). The sexual disorders were evaluated by the International Index of Erectile Function (IIEF15) and the Sclerosis Intimacy and Sexuality Questionnaire-19 (MSISQ).


Results

Forty-four men of mean age 46.8 (±10.3) years, with an average EDSS of 5.0 (±1.5) were included. According to the MSHQ-Ej score, ejaculation disorders were present in 28 out of 44 patients included (64%); 26/44 (59%) had an orgasm disorder, 23/44 (52%) a delay in ejaculation, 26/44 (59%) a decrease in ejaculation flow, 24/44 (55%) decreased ejaculated volume, 18/44 (41%) decreased ejaculation frequency, 15/44 (33%) ejaculatory pain and 11 34 (25%) showed systematic non ejaculation. The PEP score showed premature ejaculation in 14 patients (32%). The intra-vaginal latency time was less than 1minute in 6 patients (13.6%). There was a statistically significant correlation between ejaculation disorders and erectile dysfunction (P <0.05, correlation coefficient at 0.53) but no statistically significant correlation between ejaculation disorders and urinary or ano-rectal disorders.


Conclusions

Dysejaculation was present in 64% of MS. These disorders were mainly characterized by a decrease in the volume of the ejaculation, the strength of ejaculation and the delay in ejaculation.


Level of evidence

4.

Une caroncule urétrale thrombosée après chirurgie d’un prolapsus génital
Thrombosed urethral caruncle following pelvic organ prolapse surgery
2019
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 391-392




 

ADÉNOMECTOMIE PROSTATIQUE CHIRURGICALE
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