Base bibliographique

Urétérorénoscopie souple dans le traitement des calculs urinaires chez les patients sous traitements antiagrégants plaquettaires et anticoagulants
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 679


Objectifs

Le but de notre étude était d’analyser l’impact des traitements antiagrégants plaquettaires et anticoagulants sur les résultats fonctionnels et la morbi-mortalité de l’urétéroscopie souple dans le cadre de la prise en charge de calculs urinaires de la voie excrétrice supérieure.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude monocentrique rétrospective de janvier 2004 à décembre 2015, incluant toutes les procédures d’URS réalisées pour traitement des calculs des voies urinaires supérieures. Les patients étaient classés en trois groupes suivant le type de traitement qu’ils prenaient durant la période périopératoire : groupe antiagrégant plaquettaire (AAP), groupe anticoagulant (ACO) et groupe témoin, exempt de toute thérapeutique modifiant l’hémostase. Nos critères de jugement principaux étaient l’absence complète de fragments résiduels (SFR) après procédure et la morbi-mortalité de l’intervention. Nous avons réalisé des tests de Chi2 ou tests de Fisher en analyse univariée puis une régression logistique pour effectuer une analyse multivariée.


Résultats

Les effectifs étaient de 1020 patients groupe témoin, 117 groupe AAP et 76 groupe ACO. Il n’existait pas de différence entre les groupes concernant le taux de SFR (68,2 % ; p =0,27). En comparant les groupes AAP et témoin, il y avait dans le groupe AAP significativement plus de décès (AAP=1, témoin=0, OR 0,10 [0,09 ; 0,12] ; p <0,05), plus d’infarctus du myocarde (AAP=1 contre ; témoin=0, OR 0,10 [0,09 ; 0,12] ; p <0,05) et plus de choc septique (AAP=2,6 % ; témoin=0,3 % OR 0,93 [0,92 ; 0,95] ; p =0,02) en postopératoire. En analyse multivariée le seul facteur de risque de complication postopératoire significatif était le caractère complexe du calcul traité (OR 1,06 [1,01 ; 1,14] ; p =0,04).


Conclusion

L’urétéroscopie souple dans le traitement des calculs urinaires est une technique offrant les mêmes résultats fonctionnels pour les patients sous antiagrégants plaquettaires et sous anticoagulants comparé à la population générale. Les comorbidités et la fragilité des patients cardiovasculaires peuvent entraîner plus de complications postopératoires sévères voire le décès, pour les patients du groupe AAP.

Urolift sous anesthésie locale : expérience préliminaire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 716


Objectifs

La pose d’implants Urolift est une alternative mini-invasive au traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate. Ce traitement peut être proposé pour préserver les éjaculations ou pour accélérer la récupération postopératoire. L’absence de recours à une anesthésie générale concours à améliorer la récupération postopératoire. L’objectif de ce travail était d’évaluer la faisabilité du traitement par Urolift sous anesthésie locale.


Méthodes

Une analyse rétrospective a été conduite en incluant tous les patients traités par Urolift dans notre établissement. Le critère de jugement principal était le bon déroulement de l’intervention sans interruption pour cause de douleur ni nécessité de recours à tout autre mode d’anesthésie ou d’analgésie.


Résultats

L’analyse a porté sur 15 patients consécutifs d’âge médian 63 ans, de volume prostatique 47mL, de score IPSS 24. Les 3 premiers patients ont été opérés sous anesthésie générale (courbe d’apprentissage). L’anesthésie locale a été introduite à partir du 4e patient (instillation de 2 gels de Xylocaïne à 4°C dans l’urètre 15minutes avant l’intervention) sans aucune interruption de procédure ni recours à aucun autre type d’analgésie ou d’anesthésie. Le temps opératoire médian était de 13minutes et la douleur médiane à 2 sur une échelle visuelle analogique (0 à 10). Quatre complications Clavien 1 et trois Clavien 2 sont survenues le premier mois. Après 3 mois, le score IPSS médian était de 8 soit une diminution de 16 points (p =0,009). Trois patients (20 %) n’avaient pas interrompu leur traitement alpha bloquant.


Conclusion

Cette expérience préliminaire confirme la faisabilité de l’Urolift sous anesthésie locale sans aucun échec de la prise en charge proposée. Aucune complication grave n’a été constatée et l’amélioration du score IPSS était conforme à celle des essais cliniques déjà publiés.

Utilisation de gaine d’accès urétérale lors de l’urétéro-rénoscopie chez l’enfant : étude comparative
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 691


Objectifs

Évaluer chez les enfants traités par urétéro-rénoscopie pour lithiases des voies urinaires supérieurs l’impact de l’utilisation de la gaine d’accès urétérale sur l’efficacité de cette procédure ainsi que sur l’incidence de ses effets secondaires et l’importance de son coût.


Méthodes

C’est une étude rétrospective ayant porté sur 61 enfants inclus entre novembre 2014 et mai 2019 et traités par urétéroscopie pour calculs symptomatiques rénaux. Les patients ont été répartis en 2 groupes. L’urétéroscopie a été réalisée avec gaine d’accès urétérale dans le groupe 1 de 51 patients et sans gaine dans le groupe 2 de 10 patients. Le G1 et le G2 avaient des caractéristiques similaires (âge moyen : 6,8 ans vs 6,5 ans [p =0,7]). Taille moyenne du calcul : 17,4mm vs 17,2mm (p <0,05), densité moyenne du calcul 1002 UH vs 1011 UH (p =0,8). Le succès du traitement était défini à j1 et à 3 mois par l’élimination des fragments lithiasiques. Les complications secondaires étaient systématiquement recherchées.


Résultats

Les taux de succès global notés dans G1 et G2 étaient respectivement de 88,2 % vs 80 % (p =0,8). La durée opératoire était équivalente dans les 2 groupes (G1 : 89,2±11 vs G2 : 102,4±9min p =0,2). Celle du séjour hospitalier était identique dans les 2 groupes : 48 H. Aucune complication majeure n’a été observée dans les 2 groupes. L’incidence des effets indésirables mineures étaient légèrement plus élevée dans le G1 sans différence significative à l’analyse statistique (G1 : 96 % vs G2 : 90 % ; p <0,05). Le score EVA moyen dans le G1 et G2 était respectivement de 5 et 4 (p <0,05). Aucun cas de sténose n’a été observé à la TDM. Le coût de la procédure était significativement moins élevé en cas de recours à la gaine d’accès.


Conclusion

Les résultats de notre étude montrent que l’utilisation d’une gaine d’accès chez les enfants traités par urétéro-rénoscopie est une technique sûre et efficace. Elle permet aussi de réduire le coût de la procédure, tout en maintenant son efficacité sans augmenter le taux de ses effets indésirables (technique rapide, moins d’utilisation de panier d’extraction et moins de drainage postopératoire).

Utilisation de la graisse péri-rénale du donneur pour analyser la fonction/dysfonction endothéliale du transplant rénal
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 673


Objectifs

Bien que les donneurs à critères ont permis d’augmenter significativement l’apport de transplant rénaux, l’impact du contexte (DCE) sur la fonction d’un transplant rénal est majeur. L’objectif de ce travail était d’utiliser la graisse péri-rénale autologue et son contingent endothélial, pour évaluer la fonction endothéliale du transplant rénal et identifier les paramètres associés à une reprise lente/retardée de fonction du transplant rénal.


Méthodes

Étude prospective monocentrique incluant 47 transplants rénaux+graisse péri-rénale issus de 37 donneurs cadavériques (20 DCE, 17 DC optimaux) et 10 donneurs vivants (DV) prélevés entre 2015 et 2018. Le protocole a reçu l’accord de l’Agence de biomédecine (ABM) et respectait les dispositions de la Loi Jardé. La fraction vasculaire stromale isolée à partir du tissu adipeux péri-rénal (FVS-TAP) était obtenue par digestion enzymatique de la graisse péri-rénale. L’analyse de la FVS-TAP a inclus : une détermination des sous-types cellulaires en cytométrie de flux (CD45, 90, 34, 144), une analyse transcriptomique Rna-seq, une analyse de fonctionnalité endothéliale par Matrigel et Spheroide.


Résultats

Il existait une importante variabilité inter-individuelle de la distribution de leucocytes, cellules endothéliales, stromales et péricytes entre les FVS-PAT. La proportion de cellules stromales était significativement inférieure pour les DCE (5,6 %) vs DCO et DV (9,9 %, p =0,04) et inversement corrélée à l’âge du donneur (p =0,03).

L’expression de CD144 dans la FVS-PAT était significativement augmentée chez les DCE. L’approche globale RNA-seq a identifié un profil spécifique de la FVS-PAT des DCE caractérisé par la surexpression de chemokines inflammatoires et de marqueurs d’activation endothéliale. Il existait une tendance en faveur d’une diminution de la fonction endothéliale (Matrigel et Spheroide) dans les FVS-PAT issus de DCE.


Conclusion

Grâce à l’analyse de la FVS-PAT, nous avons mis en évidence un profil cellulaire, transcriptomique et vasculogénique spécifique au DCE : sous-expression de cellules stromales, hyperexpression de CD144 et de marqueurs inflammatoires et activation endothéliale, ainsi qu’une tendance en faveur d’une altération de la fonction endothéliale.

Utilisation de la TEP Choline en 2019 : expérience monocentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 698


Objectifs

Le bilan d’extension du cancer de la prostate repose sur la tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne et la scintigraphie osseuse. La tomodensitométrie par émission de positrons (TEP) a montré son efficacité dans la détection de lésions locales ou à distance. Notre objectif est d’évaluer l’utilisation en pratique clinique de la TEP marquée à la Fluorocholine (18FTDM/TEP) au sein d’un centre de haut volume.


Méthodes

Nous avons inclus rétrospectivement, tous les patients présentant un cancer de prostate ayant eu une 18FTDM/TEP au sein du service de médecine nucléaire de notre centre. Les patients non suivis en urologie dans l’établissement étaient exclus. Les caractéristiques de la tumeur ainsi que le contexte de réalisation de la 18FTDM/TEP étaient précisés. Nous avons alors défini six situations cliniques différentes ; les cancers de prostate localisés, les cancers de prostates localement avancées, les récidives biologiques, les cancers de prostate métastatiques hormono-naïf (CPSC), les cancers hormono-résistants non métastatiques (CPRC M0) et les cancers hormono-résistants métastatiques (mCRPC).


Résultats

De janvier 2011 à décembre 2017, 639 patients suivis pour un cancer de prostate ont eu une 18FTDM/TEP. L’âge moyen était de 68,49 ans [43–96]. Le PSA moyen au diagnostic était de 12,48ng/mL [0,8–700]. Parmi les tumeurs évaluées par 18FTDM/TEP, 30,1 % étaient de score ISUP≥4. Les indications de 18FTDM/TEP ont été l’évaluation de cancers localisés, cancers localement avancés et les CPSC et CPRC dans 115 (18 %), 119 (18,6 %), 43 (6,7 %) et 32 (5 %) cas. Les indications conformes aux recommandations, c.-à-d. en situation de récidive biologique, comptaient 298 (46,7 %) cas (Tableau 1).


Conclusion

La 18FTDM/TEP n’est actuellement pas recommandée dans l’évaluation initiale du cancer de la prostate. Cependant, en pratique clinique, 43,3 % tomodensitométrie par émission de positrons marquées à la Choline sont réalisées en situation de prise en charge initiale. Les résultats oncologiques des décisions thérapeutiques prises à partir du résultat du TEP-TDM méritent donc d’être évalués prospectivement.

Utilisation d’un dispositif de réalité virtuelle (HypnoVR®) lors de la lithotritie extracorporelle pour le traitement des calculs urinaires et l’ablation de sondes JJ : résultats initiaux d’une étude de faisabilité
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 748


Objectifs

La lithotritie extracorporelle (LEC) est une intervention pouvant être réalisée sans anesthésie générale ni sédation. L’ablation de sonde JJ est pour sa part réalisée sous anesthésie locale. Cependant, certains patients peuvent ressentir une douleur au cours de l’intervention ainsi qu’une anxiété liée au traitement. Notre objectif était de tester un dispositif de réalité virtuelle (VRD, HypnoVR®) afin d’évaluer son impact en termes de douleur et d’anxiété rapportées par les patients.


Méthodes

Quinze patients ont eu une LEC pour calcul rénal/urétéral et 10 patients ont eu une ablation de sonde JJ réalisée au moyen du dispositif à usage unique Isiris. Les LEC étaient réalisées avec une fréquence de 1Hz et un total de 3000 chocs par séance. L’ablation de la sonde était réalisée sous anesthésie locale avec instillation endo-urétrale de gel à la Xylocaïne 2 %. Le VRD était positionné et démarré 5–10minutes avant le début de l’intervention. La tolérance de la douleur et l’anxiété liée à l’intervention représentaient les principaux critères d’efficacité. Elles étaient évaluées à l’aide d’une échelle visuelle analogique (EVA), du questionnaire sur la douleur de McGill (MPQ) et de la version abrégée du questionnaire sur la peur chirurgicale. Les critères secondaires étaient : la facilité d’utilisation VRD et la satisfaction du patient à l’égard du dispositif.


Résultats

Concernant la LEC, la localisation lithiasique était rénale chez 10 (67 %) patients et la taille moyenne de 7 (6–12) mm. Soixante-sept pour cent des patients étaient naïfs de LEC et 47 % avaient une sonde JJ. Concernant l’ablation de sonde JJ, tous les patients avaient une sonde JJ implantée au moment d’une urétéroscopie souple. Soixante-dix pour cent des patients n’avaient jamais eu de sonde JJ, de cystoscopie ou pose de sonde vésicale. Le temps médian pour le positionnement du VDR était compris entre 3 et 6,5minutes. Les scores médians de douleur et d’anxiété (EVA) avant la LEC étaient de 1 et 3 ; de 1 et 2 avant ablation de sonde. Des niveaux inférieurs d’anxiété après chaque intervention étaient enregistrés (=1–2). La douleur médiane liée à la LEC était de 3 et 4 pour l’ablation de sonde JJ. Des résultats similaires étaient rapportés pour le MPQ et le SFQ. Aucune intervention n’a été arrêtée du fait du VRD. Huit patients dans chaque groupe ont signalé un plus grand bénéfice du VRD sur la tolérance de la douleur que l’anxiété.


Conclusion

Cette étude a montré que l’utilisation du VDR au cours de la LEC et de l’ablation d’une sonde JJ est sûre et réalisable. Les retours initiaux des patients sont positifs à la fois en termes de tolérance à la douleur et à l’anxiété. Des études comparatives supplémentaires sont nécessaires.

Utilité de la micro-échographie haute fréquence pour réaliser des biopsies prostatiques ciblées avec fusion d’images performantes
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 669


Objectifs

Les biopsies ciblées avec fusion d’image sont incontournables pour une stratification fiable du risque oncologique d’un cancer de la prostate présumé localisé à l’IRM. Nous avons évalué la performance de la micro-échographie (mUS) transrectale haute résolution 29MHz (ExactVu) avec fusion embarquée pour guidage des biopsies.


Méthodes

Inclusion rétrospective de patients ayant subi des biopsies ciblées avec fusion IRM/mUS entre mai 2018 et mars 2019. Les biopsies ont été effectuées par voie transrectale ou transpérinéale. Relecture systématique des IRM par un radiologue expert. L’échographie est enregistrée pour relecture indépendante et les cibles comparées de manière standardisée à l’IRM. Les biopsies de cibles sont complétées de prélèvements systématiques. Statistiquement, le cancer a été considéré cliniquement significatif à partir d’un score de Gleason individuel de 4 et/ou d’une longueur totale de cancer≥10mm.


Résultats

Dix-neuf patients ont été exclus en raison d’imagerie incomplète ou de traitement antérieur. Cent quarante-huit patients, âge médian 67 ans (60–71) et PSA médian de 7ng/mL (4,6–10,4) ont été inclus. Quatre-vingt-deux (55 %) n’avaient jamais eu de biopsie, 24 (16 %) avaient eu de précédentes biopsies négatives, 34 (23 %) étaient sous surveillance active et 8 (5 %) subissaient une biopsie de stratification. Les scores PIRADS étaient 1–2 chez 38 (26 %) patients, 3 chez 6 (4 %) et 4–5 chez 104 (70 %). Un cancer significatif a été identifié chez 79 patients (53 %), non significatif chez 14 (10 %) et aucun cancer chez 55 (37 %). Soixante-six (75 %) des 88 lésions postérieures PIRADS≥3 étaient visibles en mUS et 36 lésions supplémentaires sont détectées avec : 9 (25 %) cliniquement significatives, 8 (22 %) non significatives et 19 (53 %) faux positifs.


Conclusion

Notre étude suggère que les biopsies prostatiques guidées par mUS pourraient augmenter le taux de détection de cancers significatifs. En effet, la capsule postérieure est finement visualisée et la grande majorité des lésions sont identifiées. Ainsi et sous réserve d’études complémentaires, le sous-diagnostic lié à une fusion imprécise pourrait être minimisé.

Valves de l’urètre postérieur : facteurs déterminants les résultats à long terme
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 692


Objectifs

Les valves de l’urètre postérieur (VUP) constituent une uropathie obstructive grave du garçon car pouvant conduire à l’insuffisance rénale terminale par destruction du parenchyme rénal. Le but de notre travail est de préciser les caractéristiques cliniques, radiologiques et évolutives de cette uropathie.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique sur une période de 10 ans allant de janvier 2004 à décembre 2014, incluant 19 garçons, âgés d’un jour à 7 ans pris en charge pour VUP. Le diagnostic a été évoqué en anténatal dans 9 cas et en postnatal dans les cas restants. Tous ces enfants ont été explorés par le couple échographie rénale et urétro-cystographie rétrograde (UCR). L’échographie a montré une urétéro-hydronéphrose dans tous les cas. L’UCR a fait le diagnostic de VUP en montrant une dilatation de l’urètre postérieur.


Résultats

La vessie était diverticulaire dans 12 cas et un reflux vésico-urétéral était présent dans 14 cas. La scintigraphie rénale au DMSA a montré des lésions corticales d’hypofixation dans huit cas. Un drainage urinaire a été pratiqué chez 19 patients. Une vésicostomie d’emblée était pratiquée dans 16 cas et 2 enfants ont eu en urgence un cathéter sus-pubien pour une insuffisance rénale aiguë. L’âge de la section des valves était tributaire de la disponibilité du matériel endoscopique : cinq cas l’ont eu avant l’âge de un an et 14 au-delà. Un complément de section a été nécessaire dans 2 cas. L’évolution était favorable avec une fonction rénale correcte chez 11 enfants. Sept patients ont eu une vessie post-valves. Un enfant est décédé par une insuffisance rénale aiguë malgré une réanimation intensive.


Conclusion

Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic et la prise en charge des VUP, le pronostic de cette uropathie reste grevé d’un risque important d’évolution vers l’insuffisance rénale terminale. Le recours à un drainage urinaire d’attente est une alternative thérapeutique améliorant parfois le pronostic au long cours.

Vapo-énucléation ou photovaporisation prostatique au laser Greenlight XPS 180 W pour prostate < 100 mL en ambulatoire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 714


Objectifs

Le laser GreenLight (GL) XPS 180W permet de traiter l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) selon deux techniques, la photovaporisation prostatique (PVP) et l’énucléation prostatique, réalisable par vapo-énucléation prostatique (VEP). Aucune étude n’a comparé les résultats des deux techniques. L’objectif était de comparer les résultats du traitement de l’HBP<100mL par VEP et PVP au GL XPS 180W selon un modèle de chirurgie ambulatoire.


Méthodes

Une étude rétrospective comparant résultats et complications selon la technique pratiquée avec le GL XPS 180W (PVP ou VEP) a été réalisée sur tous les patients inclus au CHU dans la cohorte multicentrique PRECOCE entre février 2015 et mars 2018. Les critères d’inclusions étaient : 45>âge<80 ans, volume prostatique initial (VPi) 30 à 100ml, symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) avec International Prostate Symptom Score (IPSS)≥15 en échec thérapeutique, PSA≤4ng/mL ou biopsie négative<6 mois. Les patients restaient hospitalisés une nuit postopératoire et suivis 3 mois.


Résultats

Au total, 80 patients ont été inclus, 6 exclus, 74 analysés, 43 traités par VEP et 31 par PVP. Le taux d’éligibilité à l’ambulatoire défini par un score de Chung≥9 était comparable (VEP 51 %, PVP 60 %, p =0,62). À 3 mois l’amélioration des SBAU était comparable avec respectivement dans les groupes VEP et PVP une réduction des scores IPSS de −12 et −11,6 points (p =0,84) et IPSS-QoL de −3,11 et −2,29 points (p =0,11). Le VP à 3 mois était inférieur dans le groupe VEP (25,5 vs. 32,4mL, p =0,03). Les taux de complications postopératoires précoces (28 vs. 29 %, p =1) et tardives (23 vs 16 %, p =0,65), des groupes VEP et PVP étaient comparables.


Conclusion

Notre étude ne retrouve pas de différence de Résultats fonctionnels et de complications postopératoires entre VEP et PVP au laser GL XPS 180W dans le traitement chirurgical des HBP<100mL. Un suivi à long terme est nécessaire pour affiner nos résultats et comparer selon la technique opératoire et le VP traité, les taux de réintervention pour repousse adénomateuse.

VISIOCYT : l’intelligence artificielle (IA) au service du diagnostic du carcinome urothélial de la vessie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 693-694


Objectifs

La cytologie urinaire mictionnelle (CUM) est non invasive, mais souffre d’un manque de sensibilité et reste pathologiste dépendante, notamment dans les lésions urothéliales de bas grade. Afin d’améliorer le diagnostic sur les urines, VitaDX a développé dans le cadre de l’essai clinique VISIOCYT un dispositif médical qui utilise des algorithmes de traitement d’image et de machine learning (IA) pour prédire le caractère tumoral des CUM.


Méthodes

VISIOCYT est une étude clinique prospective multicentrique, portant sur 1360 patients répartis en deux groupes : les témoins négatifs (TNeg) confirmés par une CUM et une endoscopie négatives et les patients porteur d’une tumeur urothéliale (PTU) par le résultat d’une histologie positive de carcinome urothélial. Les résultats de cette communication portent sur 586 patients ; 127 TNeg et 459 PTU (242 haut grade et 217 bas grade). Les performances ont été évaluées par validation croisée, une approche statistique standard en IA. Les 586 patients ont donc été subdivisés aléatoirement 42 fois dans les proportions suivantes : 5/6 des données pour l’apprentissage et 1/6 pour l’évaluation.


Résultats

À l’issue de la validation croisée, les mesures de performance obtenues sur chacune des 42 partitions sont moyennées pour évaluer les performances de l’algorithme. La sensibilité moyenne de l’algorithme est de 82,6 % pour une spécificité de 71,4 %. En détail, on observe une sensibilité moyenne de 89,3 % pour les diagnostics de haut grades et de 76,4 % pour les diagnostics de bas grade. Sur les mêmes partitions, à titre de comparaison, la sensibilité moyenne des praticiens de l’essai clinique est de 43 % sur l’ensemble des malades, avec en particulier une sensibilité de 61,1 % pour les haut grades et de 26,3 % pour les bas-grades. La spécificité des praticiens est par défaut de 100 % car la cytologie négative est un critère d’inclusion pour le groupe témoin (Tableau 1).


Conclusion

L’approche algorithmique (IA) semble permettre un meilleur diagnostic des lésions urothéliales de bas grade par rapport à la CUM traditionnelle. Ces résultats devront être confirmés à l’issu de l’essai clinique en sachant que les performances devraient augmenter avec l’accumulation de données supplémentaires.

TRAITEMENT CONSERVATEUR DES TUMEURS MALIGNES DU PÉNIS
2019
- Traitement
Pénurie d’Ametycine : utilisation de l’Epirubicine
2019

Cher(e)s collègues,

Dans le contexte de pénurie de mitomycine C (Amétycine®) qui entrave le traitement adjuvant des tumeurs de vessie n'infiltrant pas le muscle, le Comité de Cancérologie de l'Association Française d'Urologie a proposé à l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) d'utiliser l'épirubicine comme agent de chimiothérapie alternatif. L'épirubicine a démontré son efficacité et est utilisée dans de nombreux pays dans les indications équivalentes à celles de la mitomycine C. 
Les posologies recommandées sont :

Comment arrêter l’anticoagulation chez un patient hématurique en fibrillation atrial : l’occlusion d’auricule
How to stop anticoagulation in a hematuric patient with atrial fibrillation: Atrial occlusion
2019
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 587-588




 

DÉRIVATION URINAIRE APRÈS CYSTECTOMIE TOTALE : DIFFÉRENTS TYPES
2019
- Traitement
Évaluation du drainage par sonde double J après urétéroscopie pour maladie lithiasique
Double J stenting evaluation after ureteroscopy for urolithiasis
2019
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 589-595




 

Expérience de la prostatectomie totale robot-assistée ambulatoire. À propos de 32 cas
Experience of day case robotic prostatectomy. About thirty-two patients
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 619-626


Objectif

Rapporter une expérience monocentrique de la prise en charge ambulatoire de la prostatectomie totale robot-assistée à partir d’un protocole de récupération rapide améliorée après chirurgie.


Patients et méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle portant sur trente-deux hommes opérés par le même chirurgien d’une prostatectomie totale entre février 2017 et septembre 2018 dans le cadre d’une hospitalisation ambulatoire. Il s’agissait d’une prostatectomie transpéritonéale robot-assistée dans tous les cas avec une durée de sondage de sept jours. Un auto-questionnaire de satisfaction sur la prise en charge ambulatoire et les résultats fonctionnels de la chirurgie a été envoyé au domicile de tous les malades.


Résultats

Sur les trente-deux hommes initialement prévus en ambulatoire, deux sont restés hospitalisés : le premier à la demande de son épouse, le deuxième en raison de nausées importantes. Parmi les trente cas ambulatoires, neuf ont eu recours aux urgences dans les jours suivants leur sortie, dont l’un présentant une complication Clavien IV ayant nécessité une hospitalisation. Sept auraient préféré être hospitalisés une nuit, mais vingt-six recommanderaient une prise en charge ambulatoire à l’un de leurs proches devant être opéré d’une prostatectomie. Les résultats carcinologiques et fonctionnels sont comparables à ceux de la littérature pour une hospitalisation classique.


Conclusion

La prostatectomie totale est envisageable en ambulatoire avec une morbidité acceptable, sans dégradation des résultats fonctionnels et carcinologiques, avec un taux de satisfaction important des malades.


Niveau de preuve

4.


Objective

To report a monocentric experience of outpatient management of robot-assisted radical prostatectomy using a rapid recovery protocol.


Patients and methods

In this retrospective observational study, thirty-two patients underwent a prostatectomy by the same surgeon between February 2017 and September 2018 as part of an outpatient hospitalization. The surgery was a transperitoneal robot-assisted prostatectomy with a urinary catheter duration of 7 days. A satisfaction questionnaire on outpatient care and functional results was sent to all patient during follow-up.


Results

Of the thirty-two patients initially planned for ambulatory care, two patients remained hospitalized overnight: the first at the request of his wife, the second because of severe nausea. Of the thirty ambulatory patients, nine (30%) required emergency attention in the days following their discharge, including one with Clavien complication IV. Seven patients would have preferred to be hospitalized one night, but twenty-six patients would recommend ambulatory care to one of their relatives, should they undergo prostatectomy. Oncological findings and functional are comparable to conventional hospitalization.


Conclusion

Radical prostatectomy can be performed routinely in an outpatient setting with no increase in morbidity or decrease in functional and oncological results, with a high patient-family satisfaction rate.


Level of evidence

4.

Hémiablation prostatique de sauvetage par des ultrasons focalisés à haute intensité pour des récidives unilatérales après radiothérapie prostatique
Salvage Hemiablation High Intensity Focused Ultrasound for unilateral radio-recurrent prostate cancer
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 627-633




 

INCONTINENCE URINAIRE DE LA FEMME
2019
- Traitement
Néphrectomie laparoscopique assistée par robot dans le cadre du donneur-vivant : étude chez les donneurs et les receveurs à partir de 155 cas
Robotic-assisted laparoscopic living donor nephrectomy: Study in donors and recipients from 155 cases
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 596-602


But

Évaluer la morbidité et la fonction rénale du donneur et du receveur lors d’une procédure de néphrectomie par laparoscopie robot-assistée.


Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective de 155 prélèvements consécutifs par laparoscopie robot-assistée chez le donneur-vivant. La durée opératoire, le temps d’ischémie chaude, la perte sanguine, les complications selon la classification de Clavien et l’évolution de la clairance de la créatinine ont été analysées chez les donneurs. La reprise de fonction du greffon, les complications et l’évolution de la clairance de la créatinine ont été relevées chez les receveurs.


Résultats

La durée opératoire moyenne était de 176 (±23) minutes. Le délai moyen d’ischémie chaude était de 4,8 (±0,6) minutes. Vingt sept complications ont été relevées. La perte de fonction rénale a été de 19 % à 5 ans chez les donneurs.

La reprise de la fonction rénale a été immédiate pour 153 receveurs. Deux ont été retardées en raison d’un sepsis. Deux patients ont perdu leur greffon à 15 et 18 mois. Dix-sept complications ont été répertoriées. La fonction rénale moyenne des receveurs est mesurée à 63mL/min à 5 ans.


Conclusion

Le prélèvement rénal chez le donneur-vivant par laparoscopie robot-assistée semble garantir au donneur une faible morbidité et une diminution modérée de la clairance de la créatinine à 19 % à 5 ans. La morbidité est également faible chez les receveurs avec des résultats de fonction rénale moyenne très satisfaisants à 5 ans. La technique doit permettre de promouvoir le don.


Niveau de preuve

4.


Aim

To evaluate morbidity and renal function of the donor and recipient during a robotic-assisted laparoscopic nephrectomy procedure.


Patients and methods

It is a retrospective study of 155 consecutive patients by robot-assisted laparoscopy in the living donor. Mean operating time, warm ischemia time, blood loss, complications according to the Clavien classification and evolution of creatinine clearance were analyzed in the donors. Recovery of graft function, complications and changes in creatinine clearance were observed in recipients.


Results

The mean operating time was 176 (±23) minutes. The mean warm ischemia time was 4.8 (±0.6) minutes. Twenty seven complications were noted. The loss of renal function was 19% at 5 years in donors. Renal recovery was immediate for 153 recipients. Two were delayed due to sepsis. Two patients lost their graft at 15 and 18 months. Seventeen complications have been identified. The mean kidney function of the recipients is measured at 63ml/min at 5 years.


Conclusion

Robotic-assisted laparoscopic nephrectomy procedure appears to provide the donor with low morbidity and a moderate decrease in creatinine clearance at 19% at 5 years. Morbidity is also low in recipients with very satisfactory 5-year mean renal function. The technique should promote donation.


Level of evidence

4.

Prévalence et rôle des IgG anti- Chlamydia trachomatis chez une population d’hommes infertiles au Maroc
Prevalence and role of IgG anti- Chlamydia trachomatis in a population of infertile men in Morocco
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 612-618


Introduction

L’infertilité est un problème mondial de santé publique qui affecte 15 % des couples en âge de procréer. L’infertilité masculine est en cause dans 20 à 50 % des cas. Ces chiffres sont en nette augmentation de par le monde. Plusieurs facteurs peuvent être responsables de cette infertilité avec en particulier les facteurs hormonaux, génétiques, toxiques ou infectieux. Ces derniers sont dominés principalement par l’infection à Chlamydia . Parmi les complications les plus graves de cette infection, on retrouve les troubles de fertilité liés à l’urétrite, l’épididymite et à l’azoospermie totale irréversible chez l’homme et les obstructions tubaires et les grossesses extra-utérines chez la femme.


Objectif

Déterminer la prévalence des IgG anti-Chlamydia trachomatis chez les hommes consultant pour infertilité et analyser l’association entre le contact antérieur avec cette bactérie et l’altération de la qualité du sperme et la fonction des spermatozoïdes.


Matériel et méthodes

Étude prospective sur 26 mois de 143 patients adressés au service pour bilan d’infertilité du couple. Les données démographiques, le caractère primaire ou secondaire de l’infertilité, les facteurs de risque (tabac, hernie inguinale, varicocèle et antécédents d’infections urogénitales), les paramètres spermatiques (volume, mobilité, PH, vitalité et anomalies morphologiques) ont été étudiés ainsi que la détermination du titre des IgG anti-C. trachomatis . La prévalence de l’infection à Chlamydia ainsi que son impact sur les différents paramètres du spermogramme ont été analysés.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 38,5±8,55 ans. L’infertilité était primaire chez 72 % des patients. Parmi les patients, 54,5 % avaient un spermogramme anormal. Une sérologie Chlamydia était positive chez 37,1 % des patients dont 58,5 % avaient un spermogramme anormal. L’analyse des différents paramètres spermatiques chez les patients Chlamydia positive et Chlamydia négative retrouve une altération significative de la vitalité dans le groupe Chlamydia positive avec un OR à 2,41, p =0,02, (IC95 % : 1,15–5,06).


Conclusion

La prévalence de l’infection à Chlamydia est élevée chez les hommes infertiles. Les IgG anti-Chlamydia seraient associés à une altération de la vitalité des spermatozoïdes sans altération significative des autres paramètres spermatiques.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Infertility is a global public health problem that affects 15% of couples of childbearing age. Male infertility is involved in 20 to 50% of cases. These figures are sharply increasing around the world. Several factors may be responsible for this infertility with especially hormonal, genetic, toxic or infectious factors. The latter are dominated mainly by Chlamydia infection. Among the most serious complications of this infection are infertility related to urethritis, epididymitis and irreversible total azoospermia in men and tubal obstructions and ectopic pregnancies in women.


Study objective

To determine the prevalence of IgG anti-Chlamydia trachomatis in men consulting for infertility and the association between previous contact with this bacterium and the impairment of sperm quality and sperm function.


Material and methods

Prospective study over 26months of 143 patients referred to the service for infertility assessment of the couple. Demographic data, primary or secondary character of infertility, risk factors (tobacco, inguinal hernia, varicocele and history of urogenital infections), semen parameters (volume, mobility, pH, vitality and morphological abnormalities) were studied as well as the determination of the anti-C. trachomatis IgG titer. The prevalence of Chlamydia infection and the association of the infection and alteration of the various parameters of the semen were analyzed.


Results

The average age of patients was 38.5±8.55. Infertility was primary in 72% of patients. Among the patients, 54.5% had an abnormal spermogram. Chlamydia IgG antibodies were positive in 37.1% of patients whose 58.5% had abnormal spermogram. Analysis of sperm parameters of patients with and without IgG C. trachomatis showed an altered vitality in Chlamydia positive patients with an OR at 2.41, P =0.02, (95% CI: 1.15–5.06).


Conclusion

The prevalence of Chlamydia infection is high in infertile male. C. trachomatis IgG antibodies may be associated with an alteration of spermatozoa vitality without significant impairment of other semen parameters.


Level of evidence

3.

Réhabilitation précoce après tumorectomie rénale robot-assistée : quelle satisfaction des patients ?
Enhanced recovery after robotic partial nephrectomy: Evaluation of patient's satisfaction
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 634-641


Introduction

Plusieurs programmes de réhabilitation avancée après chirurgie (RAAC) ont montré une amélioration des suites postopératoires pour les patients permettant des durées d’hospitalisation diminuées. Très peu d’études à notre connaissance ont évalué la satisfaction des patients sur ces protocoles. L’objectif de cette étude était d’évaluer la satisfaction des patients ayant bénéficié du protocole de RAAC pour néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA).


Matériels et méthodes

Un questionnaire validé EORTC IN-PATSAT32 associé à un questionnaire spécifique sur la RAAC ont été envoyé aux 42 premiers patients inclus dans le protocole RAAC de RAPN après leur consultation postopératoire. Les réponses étaient anonymes. Les calculs des scores de satisfaction du questionnaire EORTC ont été effectués pour chaque dimension par la méthode de Likert. Les scores ont ensuite été transformés linéairement en une échelle variant de 0 à 100, où 100 représente le meilleur niveau de satisfaction sur les soins (méthode EORTC).


Résultats

Au total, 21 patients ont renvoyé les questionnaires (50 %). Le score moyen de satisfaction globale était de 75,1 % (37,3 ; 100) dans le questionnaire EORTC. Au total, 71,4 % des patients (n =15) trouvaient la sortie à j2 postopératoire satisfaisante et 5 patients (23,8 %) trouvaient cela prématurée. Aucun des patients n’avait d’impression négative sur le protocole de RAAC. L’évaluation globale moyenne du protocole par les patients sur une échelle de satisfaction de 1 à 10 était de 8,9/10.


Conclusion

Dans notre étude, les patients ayant bénéficié du protocole de RAAC après NPRA semblaient très satisfaits de leur prise en charge pré-, per- et postopératoire. Étant donnée la satisfaction des patients, la réduction des durées d’hospitalisation, la sécurité du patient et l’avantage médico-économique, ces protocoles de RAAC sont à développer et évaluer. Des études de plus grands effectifs sont nécessaires pour évaluer le vécu des patients sur ces protocoles de RAAC.


Niveau de preuve

4.

Transplantation rénale sur prothèse vasculaire
Renal transplantation on vascular prosthesis
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 12, 29, 603-611


Introduction

Devant un axe aortoiliaque très calcifié, la transplantation rénale avec implantation de l’artère sur prothèse vasculaire peut être proposée. Cette intervention rare est réputée difficile et morbide. L’objectif principal de ce travail a été d’évaluer la survie globale et spécifique du transplant implanté sur une prothèse vasculaire. L’objectif secondaire a été l’étude des complications et de l’évolution de la fonction rénale du transplant.


Matériel et méthodes

À partir d’un recueil rétrospectif multicentrique de données issues de la cohorte DIVAT (6 centres) augmenté des données de 4 autres centres, nous avons étudié les transplantations rénales avec anastomose artérielle sur prothèse.


Résultats

Trente quatre patients ont été inclus. La durée médiane de suivi a été de 2 ans et demi. Quatre patients sont décédés dans le mois suivant la transplantation, 16 ont été hémodialysés et 9 transfusés.

La médiane de survie du transplant a été de 212jours. Les arrêts de fonction du transplant sont majoritairement associés à une dégradation néphrologique et à un retour en dialyse (80 %) alors que 10 % sont liés à un décès du receveur directement imputable à la transplantation rénale.

Les complications chirurgicales de la transplantation ont été marquées par 1 sténose artérielle, 1 fistule et 4 sténoses urinaires.


Conclusion

La transplantation rénale avec anastomose artérielle sur prothèse vasculaire, chez des patients sélectionnés, offre une alternative à la dialyse. Un recueil national des patients transplantés sur prothèse vasculaires permettrait un suivi à long terme de la survie du transplant afin de définir des critères de sélection pré-opératoire.


Niveau de preuve

3.


Introduction

In front of a very calcified aortoiliac axis, renal transplantation with implantation of the artery on vascular prosthesis can be proposed. This rare intervention is considered difficult and morbid. The main objective of this work was to evaluate the overall and specific survival of the transplant in this situation. The secondary objective was the study of the complications and the evolution of the transplant's renal function.


Material and methods

From a multicenter retrospective data collection of the DIVAT cohort (6 centers) added with data from 4 other transplant centers, we studied transplants with prosthetic arterial anastomosis.


Results

Thirty four patients was included. The median duration of follow-up was 2.5 years. 4 patients died in the month following transplantation, 16 were hemodialysis and 9 were transfused.

The median survival of the transplant was 212 days. Functional arrests of the transplant were mostly associated with nephrological degradation and return to dialysis (about 80%) while 10% were related to a death of the recipient directly attributable to renal transplantation.

The surgical complications of the transplantation were marked by one arterial stenosis, one fistula and 4 urinary stenoses.


Conclusion

Thus, renal transplantation with arterial anastomosis on vascular prosthesis, on selected patients, offers an alternative to dialysis. A national compendium of transplanted patients on vascular prosthesis would allow a long-term follow-up of transplant's survival and define selection criteria prior to this kind of surgery.


Level of evidence

3.

ABLATION DE SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL CHEZ LA FEMME
2019
- Traitement
DÉRIVATION URINAIRE CUTANÉE CONTINENTE
2019
- Traitement
DÉRIVATION URINAIRE EXTERNE TYPE BRICKER
2019
- Traitement
INCISION COLLET DIVERTICULE
2019
- Traitement
POSE D’UNE PROTHÈSE ENDO-URÉTHRALE
2019
- Traitement
PYÉLOTOMIE POUR CALCUL
2019
- Traitement
SURVEILLANCE ACTIVE POUR PRISE EN CHARGE D’UN CANCER DE PROSTATE
2019
- Traitement
TRAITEMENT « HORMONAL » SUPPRESSION ANDROGÉNIQUE POUR LE CANCER DE LA PROSTATE
2019
- Traitement