Base bibliographique

Prise en charge chirurgicale des complications de bandelette sous-urétrale et résultats fonctionnels
Surgical management of suburethral sling complications and functional outcomes
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 402-410


Objectifs

Identifier les différents tableaux cliniques amenant au diagnostic des complications de bandelettes sous-urétrales (BSU) et analyser les résultats fonctionnels après prise en charge chirurgicale de ces complications.


Méthode

Étude monocentrique observationnelle rétrospective de toutes les patientes opérées d’une section ou ablation de BSU, entre décembre 2005 et octobre 2019, dans un centre de référence de pelvipérinéologie.


Résultats

Pendant la durée de l’étude, 96 patientes ont été incluses. Les complications de BSU prises en charge chirurgicalement étaient les suivantes : exposition prothétique vaginales (48 %), urétrales (17 %), vésicales (10 %) ; dysurie (30 %), douleur (6 %), infection (3 %). Le délai moyen avant diagnostic était de 2 ans. Ce retard au diagnostic s’expliquait par une symptomatologie aspécifique et polymorphe. La prise en charge chirurgicale a consisté en une exérèse partielle de la BSU dans 79 % des cas et une section simple dans 21 % des cas avec une faible morbidité péri-opératoire. À trois mois post-opératoire, 36 patientes (53 %) présentaient une incontinence urinaire d’effort (IUE) dont 13(19 %) de novo (i.e. non présente avant section/ablation) et 19(28 %) une hyperactivité vésicale dont 9(13 %) de novo. Il a été possible de reposer une 2e BSU à la moitié des patientes présentant une IUE après section/ablation avec un taux de succès, à 3 ans, de 83 %.


Conclusion

La présentation clinique des complications de BSU était polymorphe. Le traitement chirurgical était associé à une faible morbidité dans notre étude. En post-opératoire, la moitié des patientes présentaient une IUE et la pose d’une seconde BSU était une option thérapeutique pertinente après une bonne évaluation.


Niveau de preuve

4.


Objectives

To identify various clinical presentation leading to the diagnosis of mid-urethral sling (MUS) complications and to analyze the functional outcomes after surgical management of these complications.


Method

Retrospective observational monocentric study of all patients treated by MUS section or removal, between December 2005 and October 2019, in a pelviperineology centre.


Results

During this study, 96 patients were included. MUS complications surgically managed were vaginal mesh exposure (48 %), urethral mesh exposure (17 %), bladder mesh exposure (10 %); dysuria (30 %), pain (6 %), and infection (3 %). The mean time to diagnosis was 2 years. This diagnosis delay was caused by a non-specific and heterogeneous symptomatology. Surgical management consisted in MUS partial removal (79 %) and MUS simple section (21 %) with low perioperative morbidity. At three months follow-up, 36 patients (53 %) had stress urinary incontinence (SUI), including 13 (19 %) de novo (meaning no SUI before MUS section/removal) and 19 (28 %) had overactive bladder, including 9 (13 %) de novo. Half of the patients with SUI after MUS section/removal were able to be treated by a second MUS with a success rate of 83 % at 3 years.


Conclusion

Clinical presentation of MUS complications is heterogeneous. Surgical treatment was associated with low morbidity in our study. Post-operatively, half of the patients had SUI and a second MUS was a relevant treatment option after proper evaluation.


Level of evidence

4.

Satisfaction des patientes et efficacité du pessaire en cas de prolapsus des organes pelviens
Patient satisfaction and symptom changes in women using a pessary for pelvic organ prolapse
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 381-389


Introduction

Le pessaire fait partie de l’arsenal thérapeutique proposé aux femmes ayant un prolapsus des organes pelviens (POP). Pourtant, son utilisation en France semble être limitée aux patientes âgées ou en cas de refus ou de contre-indication à la chirurgie.


Objectifs de l’étude

L’objectif principal de l’étude était d’évaluer et de rechercher les facteurs associés à la satisfaction des patientes porteuses d’un pessaire. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’amélioration des scores de symptômes et de qualité de vie et de rechercher les facteurs associés à l’échec du pessaire.


Matériel et méthodes

Nous avons réalisé une étude de cohorte unicentrique. Le critère de jugement principal était le résultat au score PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). L’amélioration des symptômes a été évaluée à l’aide des scores de symptômes PFDI-20, ICIQ-SF, PISQ-12 et USP et le score de qualité de vie PFIQ-7.


Résultats

Quatre-vingts patientes ont été incluses. Le taux de satisfaction était de 78,1 % à 1 mois et 87,5 % à 6 mois. L’efficacité du pessaire était le principal avantage rapporté par les patientes à 1 mois (60 %) comme à 6 mois (59,4 %). Les seuls facteurs associés à la satisfaction des patientes étaient l’amélioration plus importante des symptômes (PFDI20 et PFIQ7 (p <0,05)). En cas d’échec, les patientes étaient significativement plus jeunes et en surpoids (p =0,001).


Conclusion

Le pessaire est un dispositif efficace avec un taux de satisfaction élevé. Il constitue une véritable alternative thérapeutique de première intention sans complication majeure chez les femmes présentant un POP symptomatique.


Introduction

Pessary is one of the commonly used conservative treatments of pelvic organ prolapse (POP). However, its use seems to be limited to elderly patients or in case refusal or contraindication to surgery.


Aim

Our main objective was to evaluate and identify factors associated with satisfaction in women using a pessary. Secondary objectives were to assess improvement in symptom and quality of live scores and to identify factors associated with unsucessfull pessary use.


Methods

This was a prospective cohort study performed in a French teaching hospital in women with symptomatic POP. The primary endpoint was the PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). Symptom improvement was assessed using the symptom scores (PFDI-20, ICIQ-SF, PISQ-12 and USP) and the PFIQ-7 quality of life score.


Results

Eighty five patients were included. The satisfaction rate was 78,1% at 1 month and 87,5% at 6months. The effectiveness of pessary was the main benefit reported by patients at both 1month (60%) and 6 months (59,4%). The only factors associated witch patient satisfaction were the greater improvement in symptoms (PFDI20 et PFIQ7; p <0.05). In case of failure, patients were significantly younger and overweight (p =0.001).


Conclusion

The pessary is a true first-line treatments alternative of POP without major complications. Patient acceptance and satisfaction are important.

Traitement cystoscopique d’une coudure urétérale après hystérectomie par cœlioscopie
Cystoscopic treatment of an ureteral stricture following laparoscopic hysterectomy
2020
- Lettre à l'éditeur
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 411-412




 

Éditorial
Editorial
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 413




 

Épidémiologie du cancer de la prostate en Guyane française – Données préliminaires
Epidemiology of prostate cancer (PCa) in French Guyana (FG) – Preliminary results
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 456-462


Introduction

L’épidémiologie du cancer de prostate (CaP) en Guyane française (GF) n’est pas bien documentée. Elle diffère de celle relevée aux Antilles en raison d’une population plus jeune, moins exposée aux pesticides agricoles mais ayant une plus grande difficulté d’accès aux soins et à l’information médicale.


Matériel

Les taux d’incidence et de mortalité disponibles dans le registre des cancers du département sont étudiés et rapportés pour la période 2010–2014. Les caractéristiques des 242 séries de biopsies prostatiques réalisées entre janvier 2017 et octobre 2019 à Kourou pour suspicion clinique et/ou biologique (PSA>4ng/mL) de CaP sont décrites.


Résultats

L’incidence du CaP en GF est de 94,4°/°°°° et la mortalité spécifique de 16,9°/°°°°. Parmi les biopsies, 77,7 % (188/242) sont positives avec un PSA moyen de 72,6ng/mL (1–4000) à un âge moyen de 66 ans (50–89), 34 % (64/188) avec un TR anormal, 12,3 % (23/188) avec un PSA>50ng/mL et 28,2 % (53/188) avec un score de Gleason≥8.


Conclusion

Malgré une population jeune, une exposition moins forte qu’aux Antilles aux facteurs de risque environnementaux et un taux de métissage important, le diagnostic précoce du CaP en GF est encore un défi à relever. Les taux d’incidence et de mortalité observés suggèrent à la fois une sous déclaration des cas et une prise en charge trop tardive ce qui est confirmé par les caractéristiques anatomopathologiques défavorables des cancers diagnostiqués et par les taux élevés de PSA au moment du diagnostic.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Epidemiology of prostate cancer (PCa) in French Guyana (FG) is not well documented yet. It differs from the reported one in French West Indies due to a younger population, less exposed to agricultural pesticides with also much lower level of medical information and care.


Material

The incidence and mortality rates available in the regional register of cancers are reported for the period 2010–2014. The characteristics of 242 consecutive prostate biopsy series performed between 2017 January and 2019 October for abnormal digital rectal examination (DRE) and/or PSA>4ng/mL are also described.


Results

PCa incidence in FG is 94.4°/°°°° and specific mortality 16.9°/°°°°. Among the biopsies, 77.7% (188/242) are positive with a mean PSA of 72.6ng/mL (1–4000) at a mean age of 66years (50–89), 34% (64/188) with an abnormal DRE, 12.3% (23/188) with a PSA>50ng/mL and 28.2% (53/188) with a Gleason score8.


Conclusion

In spite of young population, less exposure to environmental risk factors and high rate of racial mixing, the early PCa diagnosis is still a challenge in FG. The observed incidence and mortality rates suggest underestimation of PCa cases and too late specific care what is also suggested by adverse pathological and biological characteristics of the tumors at the time of diagnosis.


Level of evidence

3.

Impact de la pandémie de COVID-19 sur l’activité chirurgicale au sein des services d’urologie de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris
Impact of the COVID-19 pandemic on surgical activity within academic urological departments in Paris
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 439-447


Introduction

En conséquence de la pandémie de COVID-19 en France, toute activité chirurgicale non urgente a dû être annulée à partir du 12 mars 2020. Afin d’anticiper la reprise des interventions décalées, une quantification de la réduction d’activité est nécessaire. L’objectif de l’étude était d’évaluer comparativement à 2019 la réduction d’activité chirurgicale urologique adulte pendant la pandémie de COVID-19.


Matériel et méthodes

Nous avons comparé le nombre d’interventions urologiques pratiquées dans les 8 services universitaires d’urologie de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP–HP) sur deux périodes comparables (14–29 mars 2019 et 12–27 mars 2020) à l’aide du logiciel de planification opératoire et du PMSI partagé par ces centres. L’intitulé d’intervention et le type de chirurgie ont été collectés et regroupées en 16 catégories.


Résultats

Une baisse de l’activité globale à l’AP–HP en urologie de 55 % entre 2019 et 2020 (995 et 444 interventions respectivement) a été constatée sur les 8 services. L’activité oncologique et les urgences ont diminué de 31 % et 44 %. L’activité de transplantation rénale, la chirurgie fonctionnelle et andrologique ont subi les plus fortes baisses d’activité par les interventions non oncologiques (−92 %, −85 % et −81 %, respectivement). Environ 1033 heures d’intervention devront être reprogrammées pour rattraper le programme opératoire annulé.


Conclusion

Le confinement et le report des interventions chirurgicales « non urgentes » ont entraîné une diminution drastique de l’activité chirurgicale au sein de l’AP–HP. Pendant cette période, les urologues ont été sollicités pour d’autres tâches mais doivent désormais s’atteler à organiser la période de reprise d’activité pour éviter une crise organisationnelle en urologique.


Niveau de preuve

3.


Introduction

As a result of the COVID-19 pandemic in France, all non-emergency surgical activity has been cancelled since March 12, 2020. In order to anticipate the reinstatement of delayed interventions, surgical activity reduction analysis is essential. The objective of this study was to evaluate the reduction of urological surgery in adult during the COVID-19 pandemic compared to 2019.


Material

The data regarding urological procedures realized in the 8 academic urological departments of Parisians centres (AP–HP) were compared over two similar periods (14–29 March 2019 and 12–27 March 2020) using the centralized surgical planning software shared by these centres. Procedure title, type of surgery and outpatient ratio were collected. The interventions were sorted into 16 major families of urological interventions.


Results

Overall, a 55% decrease was observed concerning urological procedures over the same period between 2019 and 2020 (995 and 444 procedures respectively). Oncology activity and emergencies decreased by 31% and 44%. The number of kidney transplantations decreased from 39 to 3 (−92%). Functional, andrological and genital surgical procedures were the most impacted among the non-oncological procedures (−85%, −81% and −71%, respectively). Approximatively, 1033 hours of surgery have been delayed during this 16-day period.


Conclusion

Lockdown and postponement of non-urgent scheduled urological procedures decisions has led to a drastic decrease in surgical activity in AP–HP. Isolated kidney transplantation has been stopped (national statement). Urologists must anticipate for lockdown exit in order to catch-up delayed surgeries.


Level of evidence

3.

Infections urinaires de l’adulte : comparaison des recommandations françaises et européennes. Par le Comité d’infectiologie de l’Association française d’urologie (CIAFU)
Urinary tract infections in adults: Comparison of the French and the European guidelines
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 472-481


Introduction

Les infections urinaires (IU) de l’adulte représentent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique à la fois pour leur impact en termes de morbi-mortalité, mais également pour le coût qu’elles représentent pour la société. Les dernières recommandations françaises SPILF-AFU et les recommandations européennes de l’European Association of Urology (EAU) diffèrent sur certains points. L’objectif de cet article est de comparer les recommandations de ces deux sociétés savantes afin de mettre en avant leurs différences, mais également leurs points communs dans la prise en charge des IU.


Matériel et méthode

Une analyse comparative des dernières recommandations de 2018 de l’EAU et des recommandations françaises SPILF-AFU-SFHH de 2014 mise à jour en 2018 a été effectuée. Les auteurs ont défini les sous-parties suivantes : terminologie, pyélonéphrite, infections urinaires masculines, infections urinaires gravidiques et cystites.


Résultats et conclusion

Les recommandations de ces deux sociétés savantes proposent des prises en charge qui diffèrent assez peu en termes d’outils diagnostiques et thérapeutiques. Les différences majeures se situent au niveau de la durée des antibiothérapies où les recommandations françaises continuent de privilégier des traitements longs là où l’EAU ne recommande parfois que 5jours de traitement comme dans le cas de la pyélonéphrite aiguë simple.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Acute urinary tract infections (UTIs) in adult are now a major public health issue in terms of morbidity, mortality and in terms of costs for society. The latest French guidelines and the European Association of Urology guidelines differ in some points. The aim of this article is to compare the guidelines of these two societies in order to highlight their differences but also their common points in the management of UTIs.


Methods

A comparative analysis of the latest French and European guidelines was carried out. The authors defined the following sub-sections: terminology, pyelonephritis, male UTIs, pregnancy urinary tract infections and cystitis.


Results and conclusion

The guidelines of these two societies are not very different in terms of diagnostic and therapeutic management. The major differences are in the duration of antibiotic therapies, where French guidelines continue to recommend long term treatments where EAU sometimes recommends only 5 days of antibiotics, as in the case of simple acute pyelonephritis.


Level of evidence

3.

L’impact de la pandémie COVID19 sur l’anxiété des urologues français en formation : résultats d’une enquête nationale
COVID19 pandemic impacts on anxiety of French urologist in training: Outcomes from a national survey
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 448-455




 

Recommandations du Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie pour la prise en charge des calculs urinaires durant la crise sanitaire liée à la pandémie à COVID-19
Recommendations of the Urolithiasis Committee of the French Urology Association for the management and the treatment of the stone formers patients during the COVID-19 pandemic crisis
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 426-429

Confrontés à une crise d’une ampleur exceptionnelle liée à la pandémie à coronavirus COVID-19 responsable d’une saturation selon les régions des urgences et des places en réanimation, le Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie (CLAFU) a élaboré pour la première fois les recommandations de prise en charge des calculs urinaires durant cette crise sanitaire.

For the first time, faced with a crisis with an exceptional magnitude due to the COVID-19 pandemic responsible for saturation of emergency services and intensive care units, the urolithiasis committee of the French Urology Association designed the recommendations for care and treatment of stone-forming patients and their treatment during crisis.

Recommandations françaises du comité de cancérologie de l’AFU pour le cancer de la prostate : cancer de prostate métastatique hormono-sensible–actualisation 2020
French CCAFU guidelines on prostate cancer: hormone-sensitive metastatic prostate cancer–update 2020
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 430-438

Objectif

Le but du Comité de Cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) est de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate métastatique hormonosensible, à partir d’une revue systématique.

Méthodes

Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2018 à 2020 a été conduite par le CCAFU en évaluant les références par leur niveau de preuve.

Résultats

Plusieurs formes peuvent être définies à ce stade de la maladie en fonction du risque évolutif, du volume métastatique, et du caractère synchrone ou métachrone des métastases. La suppression androgénique (SAd) reste le traitement de fond au stade métastatique. Le docetaxel associé à la SAd améliore la survie globale en première ligne du cancer de la prostate métastatique synchrone. Dans cette situation, l’association de la SAd à l’abiratérone est également un standard thérapeutique quel que soit le volume tumoral. Les données récentes amènent à recommander une hormonothérapie de nouvelle génération (apalutamide ou enzalutamide) en association à la SAd chez les patients métastatiques synchrones ou métachrones, quel que soit le volume. Le traitement local du cancer de la prostate par radiothérapie améliore la survie des patients oligométastatiques synchrones. Le traitement ciblé des métastases est en cours d’évaluation.

Conclusion

Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs d’un cancer de la prostate.

Objective

The aim of the Cancerology Committee of the French Association of urology (CCAFU) is to propose an update of the guidelines in the management of hormone-sensitive metastatic prostate cancer.

Methods

A systematic review (Medline) of the literature from 2018 to 2020 was conducted by the CCAFU Findings. Several patterns can be defined at this stage depending on prognostic, metastatic volume, and whether metastases are synchronous or metachronous. Androgenic deprivation therapy (ADT) remains the mainstay of treatment at the metastatic stage. Docetaxel in combination with ADT improves overall survival in synchronous metastatic prostate cancer. In this situation, the combination of ADT with abiraterone is also a standard of care regardless of tumor volume. Recent data have led to the recommendation that ADT should be used in conjunction with a new generation hormone therapy (Apalutamide or Enzalutamide) in metastatic synchronous or metachronous patients, regardless of tumour volume. Local treatment of prostate cancer with radiotherapy improves survival in synchronous oligometastatic patients. Metastases-directed therapy is being evaluated.

Conclusion

This update of the French recommendations should help improve the management of patients with prostate cancer.

Recommandations jointes des comités de l’AFU (neuro-urologie, CUROPF, CTMH) pour l’urologie fonctionnelle durant la crise sanitaire liée au COVID-19
French Association of Urology. COVID-19: Recommendations for functional urology
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 414-425

Objectif

La prise en charge des patients d’urologie est bouleversée par l’épidémie de COVID-19. En urologie fonctionnelle, certaines situations cliniques sont à haut risque de complication en cas de retard de prise en charge et il existe une grande hétérogénéité de délais souhaitables de reprogrammation en cas d’annulation. Une hiérarchisation de la priorité accordée aux actes d’urologie fonctionnelle est donc nécessaire pour adapter les prises en charge durant la crise COVID-19 et mieux organiser la reprise d’activité post-épidémie.

Matériel et méthode

L’avis des comités scientifiques de l’AFU dans le domaine de l’urologie fonctionnelle (comité de neuro-urologie, CUROPF, CTMH) a été sollicité et complété par une revue des recommandations sur le sujet urologie et COVID-19 diffusée sur les réseaux sociaux ou publiés. Ces avis ont été réunis pour établir des recommandations temporaires visant à aider la réorganisation des pratiques durant l’épidémie et lors de la phase post-critique.

Résultats

La majorité des recommandations diffusées (littérature ou réseaux sociaux – Twitter, LinkedIn) concernent la cancérologie ou l’ensemble de l’urologie. Huit sur dix proposent une annulation en bloc de tous les actes d’urologie fonctionnelle sans distinction. Les 3 comités réunis identifient pourtant 3 situations où des actes chirurgicaux/instrumentaux devraient être maintenus durant l’épidémie de COVID-19 (niveau A de priorité) : 2e temps de test de neuromodulation en cours, injections vésicales de toxine botulique A pour neuro-vessie non équilibrée, cystectomie-Bricker pour fistule urinaire dans une escarre périnéale ou neuro-vessie non équilibrée avec insuffisance rénale récente et fistules vésico-entérales ou uro-osseuses. Des adaptations de prise en charge des autres pathologies sont proposées ainsi que l’application de 3 autres niveaux de priorité (B, C, D) afin d’aider à la reprogrammation lors de la reprise de l’activité post-crise COVID-19. Dans tous les cas, l’accompagnement du patient, en particulier, par téléconsultation est essentiel.

Conclusion

Les 3 comités d’urologie fonctionnelle de l’AFU réunis indiquent qu’il existe des situations en urologie fonctionnelle pour lesquelles la prise en charge ne peut être retardée, pour les autres des adaptations sont proposées. Une hiérarchisation des priorités de reprogrammation apparaît nécessaire pour limiter l’impact des délais sur la santé des patients et faciliter l’organisation de la reprise d’activité après la fin du confinement total.

Aim

The management of urology patient is currently disrupted by the COVID-19 epidemic. In the field of functional urology, there are clinical situations with a high risk of complication if management is delayed and a great heterogeneity of advisable reprogramming times after cancellation. A prioritization of functional urology procedures is necessary to adapt management during the COVID-19 crisis and to better organize post-epidemic recovery.

Material and methods

The advice of AFU scientific committees in the field of functional urology (neuro-urology, female and perineology, male LUTS) was requested and supplemented by a review of the currently available recommendations on the subject of urology and COVID-19. These opinions were combined to draw up temporary recommendations to help reorganize practices during the epidemic and prepare the post-critical phase.

Results

Most of the recommendations available on career-oriented social networks (Twitter, LinkedIn) or in literature concern cancer or general urology. Eight out of ten propose a cancellation of all functional urology procedures without distinction. But the 3 AFU committees covering the field of functional urology have identified three clinical situations in which surgical procedures that can be maintained during the COVID-19 epidemic (priority level A): conclusion of a neuromodulation test in progress (implantation or explantation), botulinum toxin A bladder injections for unbalanced neurologic bladder, cystectomy and ileal conduit for urinary fistula in perineal bedsore or refractory unbalanced neurologic bladder with acute renal failure and vesico-enteric or prostato-pubic fistulas. Management adaptation of the other pathologies are proposed, as well as the application of 3 priority levels (B, C, D) for rescheduled procedures for a better management of the post-crisis activity resumption.

Conclusion

The joint functional urology committees indicate that there are specific clinical situations in this field that demand non-delayed care during COVID crisis. They underline the need to establish a hierarchy for the cancelled surgeries, in order to reduce the arm of long reschedule delays and to optimize post-lockdown activity resumption.

Surveillance active du cancer de prostate : facteurs prédictifs d’échecs après 5 ans de suivi
Predictive factors of active surveillance interruption for prostate cancer after 5 years of follow-up
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 8, 30, 463-471


Introduction

La surveillance active (SA) est la principale option thérapeutique pour les cancers de prostate (CaP) à faible risque évolutif. L’objectif de ce travail était d’identifier des facteurs de risque (FDR) de sortie de SA.


Matériel et méthode

Une cohorte historique a été constituée entre janvier 2011 et octobre 2019 avec tous les patients en SA de notre service. Les caractéristiques initiales des patients qui poursuivaient une SA au terme du suivi ont été comparées à celles des patients sortis de SA. Une autre analyse a comparé les caractéristiques initiales des patients sortis précocement de SA (dans les 3 années suivant le diagnostic) à celles des autres patients.


Résultats

Deux cent deux patients ont été inclus avec une durée moyenne de suivi de 54,54±32 mois. Au moment de l’analyse, 72 patients (36 %) étaient sortis de SA, 118 (58 %) étaient toujours en SA et 12 (6 %) étaient perdus de vue. Soixante-six patients (92 %) étaient sortis de SA en raison d’une progression du CaP, 4 (5 %) par choix personnel et 2 (3 %) pour passage en surveillance simple. Seul le temps de doublement du PSA<3 ans était identifié comme FDR de sortie de SA en analyse univariée (p <0,001) et multivariée (OR=5,403, p <0,01). Il était aussi retrouvé comme FDR de sortie précoce en analyse univariée (p =0,021) et multivariée (OR=3,612, p =0,018).


Conclusion

La cinétique d’évolution du PSA était le principal FDR identifié de sortie de SA au sein de notre cohorte.


Niveau de preuve

3.


Introduction and purpose

The objective of this work was to identify the risk factors (RFs) of active surveillance (AS) interruption in a prostate cancer (PCa) single-center retrospective cohort of patients.


Material and method

All patients in AS between January 2011 and October 2019 were retrospectively included in a computerized database. The group of patients who had an AS interruption was compared to the one still under AS, in order to identify potential risk factors for the interruption of the surveillance protocol.


Results

Two hundred and two patients have been included in the AS cohort with a median follow-up of 32months. At the time of analysis, 72 patients (36%) were not under the AS protocol anymore, 118 (58%) were still under AS and 12 (6%) were lost of follow-up. Sixty-six patients (92%) had left SA due to PCa progression, 4 (5%) by personal choice and 2 (3%) switched to watchful waiting. A PSA doubling Time<3years (PSADT<3years) has been identified as the only statistically significant RF for AS interruption, both in the unvaried (P <0.001) and multivariate (OR=5.403, P <0.01) analysis. It was also the only RF of AS interruption in the early analysis in the first three years of AS, in the unvaried analysis (P =0.021) and the multivariate analysis (OR=3.612, P =0.018).


Conclusion

PSADT was the only RF of AS early and late interruption in our study. It represents a major inclusion criterion in AS protocol during the initial assessment.


Level of evidence

3.

Covid-19, des prises en charge adaptées en andrologie et médecine sexuelle
2020

Comme pour la cancérologie, les lithiases urinaires et l’urologie fonctionnelle, la prise en charge médicale en andrologie et médecine sexuelle a été adaptée par l’Association française d’urologie durant la crise du nouveau coronavirus, pour éviter aux patients d’être contaminés. On entend par crise du Covid-19 toute la période avec un risque viral avéré. Cela concerne donc également la phase déconfinement progressive en cours.

Composition des calculs urinaires : données épidémiologiques d’une population française
Composition of urinary calculi: Lessons from a French epidemiologic retrospective study
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 339-345




 

Dépistage du cancer de la prostate en France : résultats des enquêtes EDIFICE
Prostate cancer screening in France: Results from the EDIFICE surveys
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 332-338


Introduction

Le cancer de la prostate (CaP) est le plus fréquent des cancers masculins en 2018 en Europe. La question du dépistage du CaP en population générale a été débattue après la publication d’études internationales européenne (ERSPC) et nord-américaine (PLCO). Il n’existe pas aujourd’hui de dépistage organisé du CaP. L’objectif de cette analyse était d’évaluer la pratique du dépistage du CaP dans la population française sans antécédent de cancer entre 2005 et 2016.


Méthodes

Les enquêtes EDIFICE se sont intéressées, depuis 2005, à la connaissance et aux comportements des Français face au dépistage des cancers. La pratique du dépistage a été évaluée selon la réponse à la question : « Avez-vous déjà fait un dépistage du CaP ? » Les réponses ont été analysées en fonction de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle et du niveau de précarité sociale.


Résultats

Après une forte augmentation entre 2005 et 2008 (de 36 % à 49 %, p ≤0,01), une baisse significative du taux déclaré de dépistage du CaP a été observée entre 2014 (49 %) et 2016 (42 % ; p =0,02). Cette baisse se répercute principalement dans les catégories socialement favorisées et chez les plus jeunes (50–54 ans). Les pratiques de dépistage restent identiques chez les hommes plus âgés.


Conclusion

La perception de l’efficacité du dépistage du CaP pourrait expliquer les changements de comportement dans la population française. Cette baisse de participation au dépistage du CaP nécessite une surveillance afin d’éviter une perte de confiance générale dans le dépistage des cancers.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Prostate cancer (PCa) is the most common cancer amongst men in 2018 in Europe. The issue of PCa screening in the general population has been debated following the publication of international European (ERSPC) and North American (PLCO) studies. There is currently no organised PCa screening. The objective of this analysis was to evaluate the practice of PCa screening in the French population with no history of cancer between 2005 and 2016.


Methods

Since 2005, the EDIFICE surveys have focused on the knowledge and behaviour of French people with regard to cancer screening. The practice of screening was evaluated according to the answer to the question: “Have you ever done PCa screening?” Responses were analysed according to age, socio-professional category and level of social precariousness.


Results

After a strong increase between 2005 and 2008 (from 36% to 49%, P 0.01), a significant decrease in the reported PCa screening rate was observed between 2014 (49%) and 2016 (42%; P =0.02). This decrease was mainly reflected in the socially advantaged categories and in the youngest age group (50–54 years). Screening practices remain the same in older men.


Conclusion

The perception of the effectiveness of PCa screening could explain the changes of behavior in the French population. This decrease in participation in PCa screening requires monitoring to avoid a general loss of confidence in cancer screening.


Level of evidence

3.

Éditorial
Editorial
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 299-300




 

Efficacité des dispositifs médicaux pour le traitement endovésicale des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle: revue de la littérature
The role of device-assisted therapies in the management of non-muscle invasive bladder cancer: A systematic review
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 322-331




 

Évaluation à court terme de la mini-bandelette Altis® dans l’incontinence urinaire d’effort chez la femme
Short-term evaluation of Altis® single-incision sling in women stress urinary incontinence
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 346-352


Introduction

Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort est aujourd’hui dominé par les bandelettes sous-urétrales. L’Altis® (Coloplast) est une mini-bandelette à incision unique et tension ajustable. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats en termes d’efficacité et de morbidité de la mini-bandelette Altis à un an.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective, réalisée dans le centre hospitalier universitaire, entre février 2015 et mai 2018. Les patientes étaient âgées de plus de 18 ans et présentaient une incontinence urinaire d’effort majoritaire avec présence d’une hypermobilité urétrale et corrigée par les manœuvres de soutènements, en échec des traitements conservateurs. Le recueil se faisait de manière prospective, à l’inclusion, au moment de la pose, à 6 semaines, à 6 mois, et à 1 an postopératoire. Le critère principal de jugement était le taux de guérison à 12 mois.


Résultats

Trente patientes ont été incluses dans l’étude. L’âge moyen était de 45,4±12,9 ans. Le score ICIQ-UI moyen était de 13,5±4,06 et le Pad Test médian était de 12g. Quatre-vingt-treize pour cent des procédures se déroulaient en chirurgie ambulatoire. La durée opératoire moyenne était de 22,2minutes. Le taux de guérison à 12 mois était de 75 %. 14,2 % de nos patientes étaient en échec du traitement.


Conclusion

Nos résultats à court terme montrent une bonne efficacité de la mini-bandelette Altis. Mais sa place reste à définir par rapport aux autres techniques, TVT, TOT et techniques non prothétiques.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Midurethral slings are the main surgical treatment of stress urinary incontinence. Altis is a minimally invasive single-incision sling system. The aim of this study is to report the safety and efficacity results during a year of follow up.


Materials and methods

This single-centre and retrospective study has been performed in a university hospital, between February 2015 and May 2018. We included women aged more than 18, complaining a stress urinary incontinence with a urethral hypermobility and positive support maneuvers, who had failed from non surgical treatment. A prospective data collection has been done at the moment of inclusion, peroperative time, at 6 weeks, 6 months and a year after the procedure. The main evaluation criteria was the cure rate at twelve months.


Results

Thirty patients were included in our study. The mean age was 45,4±12,9 years old, the mean ICIQ-UI score was 13,5±4,06 and the median pad test was at 12g. Ninety three percent of the procedures were done as ambulatory surgery. The average operating time was at 22,2minutes. Overall, 75% of our patients were objectively cured and 14,2% were in fail of this treatment.


Conclusion

The short term results show a good efficacity and safety of this procedure. But its place remains to be defined in relation to other techniques, TVT, TOT and non-prosthetic techniques.


Level of evidence

3.

Évaluation de la prise en charge de la dysfonction érectile par les urologues français en 2018
Evaluation of care given to patients suffering from erectile dysfunction by French urologists in 2018
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 318-321




 

Impact des autodilatations urétrales sur la morbidité du sphincter urinaire artificiel, après le traitement endoscopique de la récidive de sténose de l’anastomose vesico-uretrale
Influence of urethral self-dilatation on the morbidity of the artificial urinary sphincter after endoscopic treatment of recurrent stenosis of the vesicourethral anastomosis
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 304-311


Objectif

Analyser la morbidité de la pratique des autodilatations (AD) quotidiennes chez les patients opérés d’une prostatectomie totale, appareillés par sphincter urinaire artificiel (SUA) pour incontinence urinaire (IU) et qui ont présenté une récidive d’une sténose de l’anastomose vésico-urétrale (SAVU) traitée par voie endoscopique.


Matériel et méthodes

Cent trente-huit patients appareillés par SUA pour IU entre 1998 et 2007 ont été divisés en deux groupes. Trente-cinq ont pratiqué des AD pour SAVU récidivante (groupe AD) et 103 patients n’ont pas réalisé d’AD (groupe sans AD). Ces deux groupes ont été comparés pour le taux d’explantation (érosion-infection), de révisions (atrophie urétrale et défaillance mécanique) et les résultats fonctionnels à 2 ans. L’analyse statistique en uni- et multivariée a pris en considération les facteurs de confusions tels que l’âge et l’antécédent de radiothérapie. L’évaluation fonctionnelle a été faite par les questionnaires validés IQoL, Ditrovie et MHU.


Résultats

Les patients des deux groupes étaient comparables sauf pour l’importance de l’incontinence urinaire évaluée par PAD test et les questionnaires. Le taux d’explantation était significativement plus élevé dans le groupe « AD » ( 20,0 % (5,6–32,2) vs  4,85 % (0,30–11,5)) et  , p =0,008). Il n’a pas été constaté de différence significative entre les deux groupes pour le taux de révision chirurgicale (32 % vs 20 %, OR=0,44, p =0,09). Les résultats fonctionnels à deux ans ne montraient pas de différence significative.


Conclusions

La pratique des autodilatations pour récidive de sténose d’une anastomose vésico-urétrale postprostatectomie expose les patients appareillés par un SUA à un taux d’explantation plus élevé.


Niveau de preuve

3.


Objective

To analyze the morbidity of the practice of daily self-dilatation (SD) in patients undergoing total prostatectomy, who have had artificial urinary sphincter (AUS) for urinary incontinence (UI) and who have had a recurrence of endoscopically treated vesicourethral anastomosis (VUS) stenosis.


Materials and method

One hundred and thirty-eight patients with SUA for urinary incontinence (UI) fitted between 1998 and 2007 were divided into two groups. Thirty-five patients have had used self-dilatation (SD) for recurrent anastomotic stenosis (SD group) and 103 patients did not perform SD (non-SD group). These two groups were compared for explantation rate (erosion-infection), revision rate (urethral atrophy and mechanical failure) and 2-year functional results. The uni- and multivariate statistical analysis taken into consideration confounding factors such as age and radiotherapy history. The functional assessment was done by the validated IQoL, Ditrovie and MHU tests.


Results

Patients in both groups were comparable except for the importance of urinary incontinence assessed by PAD test and questionnaires. The explantation rate was significantly higher in the “SD” group (28.5% vs 7.77%) and (OR=4.68, 95% CI [1.490–15.257], P =0.006). There was no significant difference between the two groups in the surgical revision rate (32% vs 20%, OR=0.44, P =0.09). The functional results at two years did not show any significant difference.


Conclusions

The use of self-dilation for recurrence of stenosis of vesicourethral anastomosis after prostatectomy exposes patients fitted with an SUA to a higher explantation rate.


Level of evidence

3.

Injection intra scrotale de toxine botulique A, une demande esthétique masculine: technique et limites
Intrascrotal injection of botulinum toxin A, a male genital aesthetic demand: Technique and limits
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 312-317




 

Les thérapeutiques non chirurgicales de la maladie de Lapeyronie : état des lieux des connaissances actuelles
Non-surgical management of Peyronie's disease: State of current knowledge
2020
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 353-364


Contexte

La maladie de Lapeyronie (ML) est une maladie inflammatoire de la verge, qui entraîne la formation de plaques fibreuses cicatricielles de l’albuginé avec une courbure et un raccourcissement du pénis lors des érections. Il n’existe pas de standard international pour l’évaluation, le suivi ou le traitement de cette pathologie. Nous présentons dans cet article une revue de la littérature concentrée sur les stratégies thérapeutiques décrites. Un algorithme est suggéré pour faciliter l’évaluation et la prise en charge des patients.


Matériels et méthode

La revue de la littérature a été réalisée selon la stratégie PRISMA en utilisant la base de données PubMed et les termes Mesh : « Peyronie », « disease », « treatment » et « diagnosis ». Les résultats sont présentés d’une manière descriptive.


Résultats

Plusieurs traitements ont été proposés sans études randomisées prospectives englobant assez de patients. L’efficacité des thérapies par voie orale est supérieure dans le cadre d’une prise en charge multimodale de la phase aiguë de la maladie. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et le para-aminobenzoate de potassium sont supérieurs aux autres molécules pour le contrôle de la douleur. Le traitement local par vérapamil gel, l’iontophorèse et les injections intra-lésionnelles de vérapamil, d’interféron alfa-2b et de collagénase clostridium histolyticum (CCH) ont révolutionné le traitement de la ML en modifiant la taille de la plaque et l’angulation du pénis. Les thérapies alternatives par traction ou par ondes de choc extracorporelles paraissent prometteuses. La CCH intra-lésionnelle est le seul médicament approuvé par l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). Le tunellage de la plaque avant les injections de CCH améliore davantage l’angulation.


Conclusion

Il existe une myriade de thérapeutiques non chirurgicales disponibles pour la prise en charge de la ML, mais les preuves scientifiques de leur utilisation sont faibles. Des études supplémentaires à grande échelle sont nécessaires pour évaluer les pratiques actuelles, et concevoir des traitements plus efficaces.

Prise en charge de la sténose de l’urètre chez les candidats au sphincter artificiel urinaire : le mieux est-il toujours l’ennemi du bien ?
Urethral stricture management in male candidates to artificial urinary sphincter: Is the best always the enemy of the good?
2020
- Commentaire à...
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 301-303




 

COVID-19
2020
- Traitement
Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge andrologique et en médecine sexuelle durant la crise sanitaire liée au COVID-19
2020
- Recommandations
Introduction 

Objective: To assist Urologists in the management of andrological and sexual medicine pathologies during the COVID-19 crisis. 
Material and method: Use of the formalized consensus method

Results: The medical and surgical management of patients in andrology and sexual medicine must be adapted.  Consultations should, as far as possible, be carried out by tele-consultation. For operative procedures, the delay between the operative decision and the date of (re)scheduling of the procedure will depend on (1) the level of criticality of the clinical situation, (2) the type of intervention, (3) the functional and psychological repercussions, including quality of life while waiting for the procedure, (4) the notion of losing the chance of having an optimal outcome, (5) the risk of potential complications from delaying a procedure for too long, and (6) taking into account the patient's risk factors for severe forms of COVID-19. The protection of urologists from COVID-19 should be considered. Each Urologist must make the best decision for the patient, taking into account the acceptable time frame and quality of life impact before surgical management, the COVID risk parameters, the technical and anesthetic feasibility and the structural possibility of the health care institution to ensure a specific dedicated pathway during the COVID-19 health crisis.

Conclusion: The management of andrological and sexual medicine pathologies must be adapted to the COVID-19 crisis context. Some patients may require surgery, including in emergency. These recommendations are transitional and will end with the COVID-19 crisis.
 

Mots clés:
priapisme / Infertilité masculine / Maladie de Lapeyronie / vasectomie / Transsexualisme
Mots-clés:
priapism / Male infertility / Peyronie’s disease / vasectomy / Transsexualism
Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU durant la crise sanitaire liée au COVID-19
2020

Chers collègues,

La prise en charge des patients d’urologie est actuellement bouleversée par l’épidémie de COVID-19. L’essentiel des ressources humaines et matérielles des établissements de santé français a été redéployé vers la prise en charge des patients infectés. Les activités de consultation, de traitements médicaux et plus encore chirurgicaux en établissements de santé sont réduites du fait des procédures de confinement de la population et de l’épargne des plateaux techniques chirurgicaux.

Recommandations CCAFU sur la prise en charge des cancers de l’appareil urogénital en période d’épidémie au Coronavirus COVID-19.
2020
- Recommandations
Résumé

 

Objectif : La population française est confrontée à la pandémie de COVID-19 et le systèmes de santé a été réorienté en urgence pour la prise en charge des patients atteint du coronavirus. La prise en charge des cancers de l’appareil urinaire et génital masculin doit être adaptée à ce contexte.

Matériel et méthode : Un avis d’experts documenté par une revue de la littérature a été formulé par le Comité de Cancérologie de l’Association Française d’Urologie (CCAFU).

Mots clés:
Cancer de la prostate / cancer du rein / Cancer de la vessie / Cancer du testicule / cancer du pénis
Recommandations pour l’activité d’urologie fonctionnelle en période d’épidémie COVID-19
2020
- Recommandations
Matériel et Méthode

 

Mots clés:
COVID-19 / Urologie fonctionnelle / Hyperplasie bénigne de la prostate / hyperactivité vésicale / vessie neurologique
Absence d’effet du dépistage de cancer de la prostate par PSA à 9 ans du fait de la contamination : résultats de la section française de l’ERSPC
Contamination in control group led to no effect of PSA-based screening on prostate cancer mortality at 9 years follow-up: Results of the French section of European Randomized Study of Screening for Prostate Cancer (ERSPC)
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 5, 30, 252-260




 

Cathétérisme intermittent : recommandations de bonnes pratiques de l’Association française d’urologie (AFU), du Groupe de neuro-urologie de langue française (GENULF), de la Société française de médecine physique et de réadaptation (SOFMER...
Intermittent catheterization: Clinical practice guidelines from Association Française d’Urologie (AFU), Groupe de Neuro-urologie de Langue Française (GENULF), Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation (SOFMER) and Société Int...
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 5, 30, 232-251