Base bibliographique

Chirurgie du prolapsus : la fin d’une époque…aux depens d’une partie de nos patientes ?
Pelvic organ prolapse surgery: The end of an era …against the interests of some of our patients?
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 551-553




 

COVID-19 et la susceptibilité du sexe masculin: le rôle de l’ACE2, la TMPRSS2 et le récepteur aux androgènes
COVID-19 and the male susceptibility: the role of ACE2, TMPRSS2 and the androgen receptor
2020
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 484-487




 

Douleur pelvi-périnéales et prolapsus génital : revue de la littérature
Pelvic and perineal pain after genital prolapse: A literature review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 571-587


Introduction

Les douleurs pelvi-périnéales postchirurgie du prolapsus génital sont des complications postopératoires graves et fréquentes dont le diagnostic et le traitement peuvent être complexes.


Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une revue de la littérature sur la base de données Pubmed en utilisant les mots et MeSH suivants : genital prolapse, pain, dyspareunia, genital prolapse and pain, genital prolapse and dyspareunia, genital prolapse and surgery, pain and surgery .


Résultats

Parmi les 133 articles trouvés, 74 ont été retenus. Les douleurs pelvi-périnéales chroniques évoluent depuis plus de 3 mois selon l’International Association for the Study of Pain, et peuvent être de type nociceptif, neuropathique ou dysfonctionnel. Leur définition est avant tout clinique. Leur incidence varie de 1 à 50 % et les facteurs de risques suspectés sont un âge jeune, des comorbidités, un antécédent de chirurgie de prolapsus, un stade élevé de prolapsus, des douleurs préopératoires, une voie d’abord chirurgicale invasive, la pose simultanée de plusieurs prothèses, une moindre expérience de l’opérateur, une durée importante d’intervention et des douleurs postopératoires précoces. La voie vaginale peut favoriser une modification de la compliance ou de la longueur vaginale, des lésions des nerfs pudendaux, sciatiques ou obturateurs ou un syndrome myofascial pelviens ; la voie cœlioscopique est à risque de lésion des nerfs pariétaux ; la chirurgie prothétique implique des complications liées aux modifications de prothèse. La prise en charge thérapeutique est complexe et doit être multimodale et pluridisciplinaire.


Conclusion

Les connaissances sur les douleurs pelvi-périnéales après chirurgie du prolapsus génital sont encore limitées à ce jour.


Introduction

Pelvic and perineal pain after genital prolapse surgery is a serious and frequent post-operative complication which diagnosis and therapeutic management can be complex.


Materials et methods

A literature review was carried out on the Pubmed database using the following words and MeSH : genital prolapse, pain, dyspareunia, genital prolapse and pain, genital prolapse and dyspareunia, genital prolapse and surgery, pain and surgery .


Results

Among the 133 articles found, 74 were selected. Post-operative chronic pelvic pain persisting more than 3 months after surgery according to the International Association for the Study of Pain. It can be nociceptive, neuropathic or dysfunctional. Its diagnosis is mainly clinical. Its incidence is estimated between 1% and 50% and the risk factors are young age, the presence of comorbidities, history of prolapse surgery, severe prolapse, preoperative pain, invasive surgical approach, simultaneous placement of several meshes, less operator experience, increased operative time and early post-operative pain. The vaginal approach can cause a change in compliance and vaginal length as well as injury to the pudendal, sciatic and obturator nerves and in some cases lead to myofascial pelvic pain syndrome, whereas the laparoscopic approach can lead to parietal nerve damage. Therapeutic management is multidisciplinary and complex.


Conclusion

Pelvic pain after genital prolapse surgery is still obscure to this day.

Éditorial
Editorial
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 483




 

Évaluation de la gestion per- et périopératoire d’une prostatectomie totale pour cancer de la prostate par les urologues français en 2018
Radical prostatectomy for prostate cancer, perioperative management by French urologists in 2018
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 541-546


Introduction

La prostatectomie totale (PT) est une intervention courante pratiquée par de nombreux urologues. En 2018, 20 207 prostatectomies ont été réalisées en France, et peu d’études évaluent les habitudes périopératoires des urologues. Dans le cadre de la rédaction des recommandations pour réhabilitation accélérée après chirurgie (RAAC), nous avons souhaité photographier ces habitudes des urologues dans leur gestion hospitalière d’une prostatectomie.


Matériel et méthode

Un questionnaire a été adressé par Survey Monkey en juin et juillet 2018 à l’ensemble des urologues membres de l’Association française d’urologie.


Résultat

Cent soixante-sept urologues (14 %) ont répondu au questionnaire, 62 % exerçaient une activité libérale. Le nombre moyen d’opérateurs par centre réalisant des PT étaient de 4, avec un nombre médian de 70 interventions (0 à 486) par centre en 2018. La voie d’abord était principalement coelioscopique qu’elle soit robot-assistée (34,78 %) ou non (24,22 %), suivie par la voie ouverte (39,13 %). La réalimentation, comme le lever, étaient réalisés en moyenne au 1er jour postopératoire, et la durée d’hospitalisation moyenne était de 4±2 nuits. Le retrait de la sonde vésicale était le plus souvent réalisé au domicile par une infirmière diplômée d’état (49,06 %) au 7e jour postopératoire. Seulement 10,06 % des urologues réalisent systématiquement une cystographie avant le retrait de la sonde.


Conclusion

La gestion périopératoire des prostatectomies en France est relativement homogène, entre urologues. La durée d’hospitalisation reste importante et pourrait être diminuée en proposant un protocole de RAAC comme cela a été obtenu pour la cystectomie.


Niveau de preuve

III.


Introduction

Prostatectomy (PT) is a common procedure performed by many urologists. In 2018, 20,207 prostatectomies were performed in France, and few studies evaluated the perioperative habits of urologists. As part of writing guidelines for enhanced recovery after surgery (ERAS) we wished to evaluate practice of urologists in their hospital management of a prostatectomy.


Materiel and methods

A questionnaire was sent by Survey Monkey in June and July 2018 to all urologists who are members of the French Association of Urology.


Results

One hundred and sixty seven urologists (14%) answered the questionnaire, 62% have private practice. The average number of operators per center performing PT was 4, with a median number of 70 interventions (0 to 486) per center in 2018. Open surgery is still gold standard (39.13%), followed by the robot-assisted transperitoneal laparoscopic (34.78%) and standard laparoscopic (24.22%). Alimentation, like first stand-up, was re-established on the first post-operative day, and the average hospital stay was 4±2 nights. The removal of the bladder catheter was most often performed at home by nurse (49.06%), one week after surgery. Only 10.06% of urologists systematically perform a cystography before removal urinary catheter.


Conclusion

The perioperative management of prostatectomy in France is relatively homogeneous, between urologists. The length of hospital stay remains important and could be reduced by proposing an ERAS protocol as has been obtained for cystectomy.


Level of evidence

III.

Évolution des oncocytomes rénaux surveillés
Evolution of followed renal oncocytomas
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 514-521


Introduction

Les oncocytomes sont des tumeurs primitives du rein, considérées comme bénignes mais leur potentiel évolutif n’est pas complètement établi. La progression locale est globalement admise mais peu de données expliquent la croissance plus ou moins rapide d’un oncocytome. L’objectif de notre étude était l’analyse de l’évolution des adénomes oncocytaires du rein surveillés après confirmation histologique et la recherche de facteurs pouvant influencer leur croissance.


Matériel et méthode

Il s’agit d’une étude bicentrique (hôpital Nord et hôpital de la Conception de Marseille) rétrospective. Tous les patients porteurs d’un oncocytome rénal diagnostiqué par biopsie percutanée de septembre 2010 à avril 2016 et suivis depuis plus d’un an, ont été inclus. Les données épidémiologiques, histologiques, morphologiques ont été recueillies lors du diagnostic, en cours de surveillance et en cas de modification de stratégie (intervention). L’analyse statistique des facteurs influençant la croissance des oncocytomes était notamment basée sur le test de corrélation de Pearson.


Résultats

Cinquante-trois patients ont été inclus. L’âge médian au diagnostic était de 65 ans [39–85]. Le sex-ratio H/F était 6/5. Le suivi médian était de 34 mois [12–180]. La taille moyenne lors du diagnostic était de 29mm [12–90]. Treize patients (25 %) ont été secondairement traités dont 70 % par traitement conservateur. La croissance moyenne était de 0,25 (±0,23) cm/an. Les patients traités étaient plus jeunes et avaient une vitesse de croissance plus importante que les non traités (0,48±0,23cm/an versus 0,18±0,18cm/an, p <0,001). Selon l’analyse de Pearson, il existait une relation linéaire positive (ρ=0,27, p =0,047) entre la vitesse et la taille initiale et une relation linéaire négative (p =−0,44, p <0,001) entre la vitesse et l’âge au diagnostic. Ainsi la croissance tumorale était d’autant plus rapide que les patients étaient jeunes et que la tumeur était volumineuse au diagnostic.


Discussion

Une croissance rapide conduit souvent à un arrêt de la surveillance au profit d’une stratégie interventionnelle. Pour les patients jeunes, le traitement conservateur (tumorectomie ou traitement ablatif) à moyen terme est sans doute à privilégier, mais pour les patients âgés ou ayant des comorbidités importantes la surveillance est une alternative à une attitude invasive.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Oncocytomas are primitive kidney tumours, considered benign but their evolution is not fully established. The local progression is generally admitted but few data explain what makes a oncocytoma to grow more or less quickly. The objective of our study is to analyse the evolution of followed renal oncocytomas after histologic confirmation and to identify factors that can influence their growth.


Material and methods

This is a retrospective study in two centers (North Hospital and Hospital of the Conception of Marseille). All patients with renal oncocytoma diagnosed with percutaneous biopsy from September 2010 to April 2016 and followed for more than one year were included. Epidemiological, histological, and morphological data were collected at diagnosis, during follow-up and in case of strategy change (intervention). Statistical analysis of factors influencing oncocytomes growth was based on the Pearson correlation test.


Results

Fifty-three patients were included. The median age for diagnosis was 65 years [39–85]. The sex ratio H/F was 6/5. The median follow-up was 34 months [12–180]. The average diagnosis size was 29 mm [12–90]. Thirteen patients (25%) were treated secondarily, including 70% by conservative treatment. The average growth was 0.25 (±0.23) cm/yr. The patients treated were younger and had a higher growth rate than the untreated (0.48±0.23cm/yr versus 0.18±0.18cm/yr, P <0,001). According to Pearson's analysis, there was a positive linear relationship (R =0.27, P =0.047) between velocity and initial size and a negative linear relationship (ρ=−0.44, P <0.001) between velocity and age at diagnosis. So tumor growth was faster if the patients were young and the tumor voluminous at diagnosis.


Discussion

Rapid growth often leads to a cessation of surveillance in favour of an intervention strategy. For young patients, conservative treatment (partiel nephrectomy or ablative treatment) in the medium term is likely to be preferred, but for elderly patients or with important comorbidities follow-up is an alternative to an invasive attitude.


Level of evidence

3.

Évolution des patientes avec ou sans incontinence urinaire à l’effort préopératoire après une cure chirurgicale de cystocèle par voie vaginale avec une implantation prothétique
Evolution of patients with and without preoperative stress urinary incontinence after surgical cystocele repair by mesh implantation using a vaginal approach
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 610-617




 

La surveillance active du cancer de prostate est possible en population afro-caribéenne : comparaison des résultats oncologiques avec une cohorte caucasienne
Active surveillance in prostate cancer is possible for Afro-Caribbean population: Comparison of oncological outcomes with a Caucasian cohort
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 532-540




 

L’orgasme féminin dans les pathologies neurologiques
Female orgasm during neurological disorders
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 554-570


Introduction

Les troubles sexuels chez la patiente neurologique ont peu été évalués en pratique quotidienne, en particulier, les troubles de l’orgasme. La prévalence semblait multipliée par deux chez les patientes médullaires comparativement à la population générale (Sipski, 2001).


Objectifs

Analyser la prévalence, la typologie et l’impact des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques (accident vasculaire cérébral [AVC] [50 %], sclérose en plaques [SEP] [>65 %], maladie de Parkinson idiopathique [MPI], blessées médullaires [BM] [>50 %] et neuropathies périphériques [NP]).


Méthode

Revue systématique de la littérature à partir de Medline via l’outil Pubmed et The Cochrane Database of Systematic Review (Cochrane library).


Résultats

Les dysorgasmies féminines ont peu été étudiées au cours des maladies neurologiques. Il s’agissait d’études pour la plupart rétrospectives, réalisées sur de petits effectifs. Elles s’appuyaient sur des données cliniques à base de questionnaires généralistes étudiant la fonction sexuelle parfois associées à une exploration neuropérinéale. SEP et BM ont été les deux populations les plus étudiées. La prévalence des troubles de l’orgasme était importante (plus de 1/3 des patientes), souvent associés à d’autres troubles sexuels (altération de la libido) et à des troubles urinaires et anorectaux. Les lésions médullaires complètes et l’atteinte de l’arc réflexe sacré avaient un impact négatif sur ces troubles et sur la qualité de vie sexuelle (p <0,05).


Conclusion

L’évaluation spécifique des troubles sexuels et en particulier des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques semblait importante dans la prise en charge globale du handicap pelvipérinéal afin d’améliorer la qualité de vie de ces patientes. L’éducation thérapeutique et des thérapies sexuelles ciblées paraissaient indiquées dans le traitement de ces troubles.


Introduction

Sexual dysfunctions, particularly orgasm dysfunction, were not routinely assessed in daily practice in neurological women.


Objective

To assess type, frequency and impact of neurological women orgasm dysfunction.


Method

A systematic review was conducted with Medline via Pubmed and The Cochrane Database of Systematic Review.


Results

Neurological women's orgasm dysfunction is poorly assessed. The most of these were clinical small retrospective studies assessed by general questionnaires and some with electrophysiological assessments. Multiple sclerosis (MS) and Spinal cord injury (SCI) were the two most studied conditions. Orgasm dysfunction is observed in one third of neurological women, associated with arousal troubles, voiding and anal dysfunction. Orgasm alteration seriously impact quality of life of these patients.


Conclusion

Specific studies could be conducted in this specific field in order to increase quality of life of these neurogenic patients suffered from such sexual dysfunction.

Modification de la structuration des potentiels évoqués cérébraux sensoriels par stimulation périnéale lors d’une focalisation attentionnelle sur le besoin d’uriner
Effects of attention and desire to void on sensory evoked cortical potentials following perineal stimulation
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 604-609


Objectifs

Les potentiels évoqués somesthésiques corticaux (PES) sont habituellement utilisés pour tester l’intégrité des voies lemniscales et donner ainsi des arguments en faveur de l’étiologie neurogène de symptômes sensoriels. Ainsi, les PES par stimulation périnéale (PES-P), ont été démontrés altérés dans l’incontinence ou les troubles sexuels neurogènes. Nous avons voulu vérifier intégrité, structuration et amplitude des réponses en champ lointain des PES-P dans deux conditions, la première sans sensation de besoin d’uriner (B0), la seconde avec besoin impérieux (BI).


Méthodes

Les PES-P ont été enregistrés chez dix patients sans pathologie neurologique dans les deux conditions B0 et BI après stimulation du nerf dorsal du pénis/clitoris. Trois réponses consécutives moyennées chacune sur 1000 passages à une fréquence 3Hz ont été enregistrées.


Résultats

Sept hommes, 3 femmes, d’âge moyen 53,8, (sd 16,8) ont été inclus. Tous les patients avaient des PES-P normaux en termes d’amplitude et de latence du complexe P40 et totalement reproductibles notamment pour les réponses tardives. Ces réponses précoces P40 étaient identiques dans les deux états BO et BI. Inversement, les potentiels de champ lointain, c’est-à-dire, les réponses tardives, étaient différentes dans les deux états, avec une importante diminution des amplitudes moyennes et maximales des réponses corticales dans l’état BI (p <0,008 au T-test).


Conclusion

Nous avons observé que les composantes tardives des PES-P sont altérées lors du besoin urgent d’uriner accompagné d’une attention soutenue et sélective sur ce besoin. Ces composantes tardives du PES-P pourraient être utiles pour mieux spécifier les mécanismes attentionnels impliqués dans le cycle continence-miction et pour préciser les dysfonctionnements sensoriels pathologiques (urgence, vessie douloureuse, fréquence…).


Niveau de preuve

4.


Objective

Cortical somatosensory evoked potentials (SEP) are usually used to test the integrity of lemniscal pathways and thus provide arguments for the neurogenic etiology of sensory symptoms. For example, PES by perineal stimulation (SEP-P) has been shown to be altered in incontinence or neurogenic sexual dysfunction. We wanted to verify the integrity, structure and amplitude of far-field responses of PES-P in two conditions, the first without feeling the need to urinate (S0), the second with urgency (US).


Methods

SEP-P were recorded in ten patients without neurological pathology in both conditions S0 and US after stimulation of the dorsal nerve of the penis/clitoris. Three consecutive responses each averaged over 1000 passages at a frequency of 3Hz were recorded.


Results

Seven men and 3 women were included. All patients had normal SEP-P in terms of amplitude and latency of the P40 complex and fully reproducible especially for late responses. These early P40 responses were identical in both S0 and US states. Conversely, the far-field potentials, i.e. the late responses, were different in the two states, with a significant decrease (P <0.008 paired T-test) in the amplitude of cortical responses in the US state.


Conclusion

We observe that the late components of SEP-P were altered by the need to urinate urgently with sustained and selective attention to this need. These late components of SEP-P could be useful to better specify the attentional mechanisms involved in the continence-voiding cycle and to specify pathological sensory dysfunctions (urgency, painful bladder, frequency…).


Level of evidence

4.

Prévalence de la sclérose tubéreuse de Bourneville chez des patients pris en charge pour un angiomyolipome rénal
Prevalence of the tuberous sclerosis complex at patients taken care for a renal angiomyolipoma
2020
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 500-506


Introduction

La sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) est une phacomatose héréditaire autosomique dominante associée à des angiomyolipomes (AML) du rein. L’objectif de cette étude était d’identifier la prévalence de la STB chez les patients pris en charge en urologie pour un AML.


Matériel et méthodes

Nous avons inclus de façon rétrospective les patients pris en charge pour un AML de mars 2009 à juin 2016. Chaque patient était revu en consultation avec un examen clinique exhaustif et une imagerie. Des critères cliniques spécifiques étaient utilisés pour orienter les patients vers la consultation de génétique. Les patients présentant un risque de STB élevé avaient une recherche de mutations des gènes TSC1 et TSC2 .


Résultats

Nous avons inclus 28 patients avec diagnostic d’AML dont 3 (11 %) étaient atteints d’une STB, l’âge médian des patients était de 62 ans (36–82 ans). À l’examen, l’anomalie clinique retrouvée la plus fréquente était une atteinte cutanée (angiofibromes de la face) chez 7 (25 %) patients. Parmi les 8 (29 %) patients présentant des critères cliniques évocateurs, une mutation des gènes TSC1 et TSC2  a été identifiée chez 3 (11 %) patients dont le diagnostic de STB était antérieur à la prise en charge de l’AML.


Conclusion

Dans cette étude, 8 (29 %) patients présentaient des critères cliniques évocateurs de STB, préférentiellement dermatologiques. Le diagnostic a été confirmé formellement par dépistage des mutations TSC1  et TSC2  chez 3 (11 %) patients, néanmoins la prévalence de STB est vraisemblablement sous-estimée par le mosaïcisme génétique de cette pathologie.


Introduction

Bourneville's tuberous sclerosis or Tuberous Sclerosis Complex (TSC) is an autosomal dominant hereditary phakomatosis associated with angiomyolipomas (AML) of the kidney. The aim of this study was to identify the prevalence of TSC in patients diagnosed and cared for AML in our department of urology.


Materials and methods

All the patients with AML were included between March 2009 and June 2016 in a French university hospital. Each patient was reviewed in consultation with a clinical examination and imaging. Specific clinical criteria were used to refer patients to genetic analysis. Patients with a high TSC probability had a genetic analysis to search TSC1 and TSC2 genes mutations.


Results

In all, 28 patients were included and 3 (11%) were diagnosed TSC. The median age of the patients was 62 years (36–82 years). The most frequent clinical criteria were facial angiofibromas in 7 patients (25%). Among the 8 patients (29%) with evocative clinical criteria, a mutation of the TSC1 and TSC2 genes was identified in 3 patients (11%) with a diagnosis of TSC made before the AML diagnosis.


Conclusion

In this study, 8 patients (29%) presented clinical criteria suggestive of TSC, preferentially dermatological. The diagnosis was confirmed by screening TSC1 and TSC2 genes mutations in 3 patients (11%), nevertheless prevalence of TSC is most probably underestimated by the genetic mosaïcisme of this pathology.

Profil épidémiologique, anatomoclinique et thérapeutique des fistules urogénitales et rectovaginales au Togo
Epidemiologic, anatomoclinic and therapeutic profil of urogenital and rectovaginal fistula in TOGO
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 597-603


Objectif

Décrire les caractéristiques épidémiologiques, anatomiques et cliniques des fistules urogénitales et recto-vaginales ainsi que l’issue de leur prise en charge chirurgicale au Togo.


Matériel et méthodes

Une étude rétrospective a colligé tous les cas opérés sur une période de cinq ans dans le centre national de prise en charge des fistules obstétricales. Les paramètres étudiés étaient les données sociodémographiques des patientes, les caractéristiques cliniques et l’issue de la réparation chirurgicale.


Résultats

Le nombre de patientes traitées était de 197, pour un nombre total de 217 interventions chirurgicales. L’âge moyen des patientes était de 40,7 ans avec des extrêmes de 18 et 70 ans. Les causes obstétricales prédominaient (95 %) et 3,5 % étaient causées par une chirurgie. Sur le plan anatomo-clinique, la fistule vésico-vaginale (FVV) était la forme la plus fréquente représentant 87,3 % tandis que la fistule vésico-utérine n’occupait que 4,1 %. La multiparité était un facteur de risque de survenue de fistule obstétricale et une césarienne a été nécessaire dans 70 % marquée par une forte mortalité du fœtus (88,2 %). La prise en charge chirurgicale a été tardive dans la majorité des cas, avec un délai d’environ 10 ans entre la survenue de la fistule et sa réparation. Le taux de guérison était de 78,1 %.


Conclusion

Les fistules urogénitales sont principalement d’origine obstétricale au Togo avec comme facteur de risque la multiparité. La prise en charge est tardive mais permet un bon taux de guérison. Leur prévention passe par la lutte contre la dystocie.


Niveau de preuve

IV.


Objective

To describe epidemiologic, anatomic and clinical characteristics of urogenital and rectovaginal fistula and the issue of their surgical management in Togo.


Material and methods

A retrospective study permit us to collect the operated cases during five years in the national center of obstetrical fistula. The parameters evaluated were sociodemographic aspects of patients, clinical characteristics and the issue of surgical repair.


Results

The number of patients who enderwent surgery was 197, during 217 surgical interventions. The middle age of patients was 40,7 years with extrems of 18 and 70 years. The main causes of fistula were obstetrical (95%) and 3,5% were caused by surgery. Concerning anatomoclinic characteristic, vesicovaginal fistula was the most comon type representing 87,3%, where vesicouterine fistula represented 4,1%. Multiparity has been a risk factor for obstetrical fistula and ceasarien section was necessary in 70% with a high rate of fœtal mortality (88,2%). Surgical management was late in majority of cases, estimated at 10 years between occurrence of fistula and its reparation. The recovry rate was 78,1%.


Conclusion

Urogenital fistula are principaly caused by obstetric conditions in Togo and multiparity is a risk factor. Treatment is often late but has a good rate of recovery. Their prevention goes through the fight against dystocia.


Level of evidence

IV.

Substitution complète de l’uretère gauche par l’appendice vermiculaire lors d’une hémicolectomie pour un cancer chez un patient adulte
Complete substitution of the left ureter with vermicular appendix during hemicolectomy for cancer in an adult patient
2020
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 547-549




 

Tonus anal : déterminant physiologique, évaluation clinique et paraclinique, caractéristique pathologique
Anal tone: Physiology, clinical and instrumental characteristics
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 588-596


Introduction

Le tonus anal permet le maintien de la continence anorectale. Sa régulation dépend de mécanismes segmentaires spinaux sous contrôle supra sacré.


Matériels et méthodes

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline, selon une méthodologie PRISMA, en utilisant les mots clés suivants : anal tone ; anal sphincter ; anorectal function ; reflex ; digital rectal examination.


Résultats

L’hypertonie anale est une augmentation de la résistance du muscle à son allongement passif. L’hypotonie musculaire est une diminution du tonus musculaire. Elle associe une diminution de la résistance à la mobilisation passive. Il n’est pas possible de chiffrer la prévalence des troubles du tonus en population générale et les chiffres sont variables en conditions pathologiques spécifiques (troubles urinaires, anorectaux neurogènes ou non). En cas d’hypotonie, le plus souvent le fait d’une lésion neurogène périphérique, une incontinence anale peut survenir. L’hypertonie peut être le synonyme d’une spasticité périnéale dont l’origine est alors une atteinte neurologique centrale, spinale ou encéphalique, conduisant à une dyssynergie recto-anale source de dyschésie. Elle est parfois purement comportementale sans signification directe pathologique. L’évaluation du tonus anal est clinique avec des scores validés mais dont la sensibilité n’est pas absolue, mais aussi instrumentale avec d’une part la mesure des pressions anales en manométrie et d’autre part la réalisation de tests électrophysiologiques qui nécessitent cependant encore une validation dans cette indication.


Conclusion

L’analyse du tonus anal est intéressante en clinique afin d’apporter des éléments diagnostiques devant un trouble urinaire ou anorectal.


Introduction

The anal tone allows the maintenance of anorectal continence. Its regulation depends on spinal segmental mechanisms under supra-sacral control.


Material and methods

A systematic review was performed using Medline database, according to PRISMA methodology, using following keywords anal tone ; anal sphincter ; anorectal function ; reflex ; digital rectal examination.


Results

Anal hypertonia is an increase in the muscle's resistance to passive stretching. Muscular hypotonia is a decrease in muscle tone. It is associated with a decrease in resistance to passive mobilization. It is not possible to quantify the prevalence of anal tone alterations in the general population and in specific pathological conditions (urinary disorders, neurogenic or non-neurogenic anorectal disorders). In case of hypotonia, most often due to a lower motor neuron lesion, fecal incontinence may occur. Hypertonia (anal sphincter overactivity) is not always due to perineal spasticity. Indeed, in the majority of the cases, the cause of this anal hypertonia in a neurologic context, can be secondary to an upper motor neuron disease due to spinal or encephalic lesion, leading to recto-anal dyssynergia, giving distal constipation. In another way, this anal hypertonia can be purely behavioral, with no direct pathological significance. The evaluation of anal tone is clinical with validated scores but whose sensitivity is not absolute, and instrumental with, on the one hand, the measurement of anal pressure in manometry and, on the other hand, electrophysiological testing which still require validation in this indication.


Conclusion

Anal tone assessment is of interest in clinical practice because it gives diagnostic arguments for the neurological lesion and its level, in the presence of urinary or anorectal symptoms.

Traitement ambulatoire des fractures de la verge au centre hospitalier universitaire de Lomé
Ambulatory treatment of penile fracture at teaching hospital in Lomé
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 507-513


Buts

Étudier la faisabilité de la prise en charge ambulatoire des fractures de la verge et identifier les facteurs favorisants leur survenue.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique, de patients ayant bénéficié d’un traitement chirurgical en urgence pour fracture de la verge. Elle s’est déroulée de janvier 2016 à janvier 2019. Les données analysées étaient : les circonstances de survenue, le délai écoulé avant la prise en charge, la clinique, le type d’anesthésie, les résultats fonctionnels (évaluation basée sur le questionnaire de l’IIEF-5) et les complications à 1, 3 et 6 mois.


Résultats

Sept cas ont été enregistrés. L’âge moyen des patients était de 35 ans. Le diagnostic a été clinique et le traitement chirurgical chez tous nos patients. La prise en charge a été ambulatoire chez 6 patients. La fonction sexuelle était normale chez six patients avec un IIEF-5≥21 avec une érection normale et une absence de douleur à l’intromission. Aucune complication n’a été objectivée.


Conclusion

La prise en charge chirurgicale en urgence de patients victimes d’une fracture de la verge clinique et confirmée en peropératoire peut être en ambulatoire sans impact négatif sur les résultats fonctionnels et quelle que soit la cause favorisante de la fracture.


Niveau de preuve

3.


Objectives

To study the feasibility of outpatient management of fractures of the penis and to identify factors that promote their occurrence.


Materials and method

This were a prospective, monocentric study of patients who received emergency treatment for fractured penises. It took place from January 2016 to January 2019. The data analyzed were circumstances of occurrence, time elapsed before management, clinic, type of anesthesia, functional outcomes (assessment based on IIEF5 questionnaire) and complications.


Results

Seven cases were recorded. The average age of the patients was 35 years. The diagnosis was clinical and surgical treatment in all our patients. Management was outpatient in 6 patients. Sexual function was normal in six patients with an IIEF-521 with a normal erection and no pain at intromission. No complications were objectified.


Conclusion

Emergency surgical management of patients with clinical and confirmed per-operative penis fractures may be outpatient without negative impact on functional outcomes and regardless of the cause of fracture.


Level of evidence

3.

Traitement de la maladie de Lapeyronie par ondes de choc extracorporelles
Extracorporeal shock wave therapy for Peyronie's disease
2020
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 488-499


Introduction

L’efficacité des ondes de chocs (ODC) extra-corporelles est controversée dans la maladie de Lapeyronie (ML).


Méthodes

Une revue systématique de la littérature publiée entre 2000 et 2019 a été réalisée selon la méthodologie PRISMA. Une recherche sur la base de données Medline a été réalisée en utilisant les mots clés suivants en combinaison : « extracorporeal shock wave therapy » ; « Peyronie's disease » ; « sexuality » ; « penile erection ».


Résultats

Treize articles ont été retenus. Notre revue a montré que les ODC étaient bénéfiques sur le plan des douleurs. En ce qui concerne la taille des plaques et la courbure de la verge, les résultats restent divergents.


Conclusion

Les ODC peuvent s’avérer utiles dans la prise en charge de la douleur chez des patients sélectionnés présentant une ML. Son efficacité sur la taille des plaques et la courbure de la verge reste encore à démontrer à travers des essais contrôlés et randomisés. La population à cibler, ainsi que le protocole de traitement doivent être uniformisés.


Introduction

The efficiency of extracorporeal shock waves (SW) for Peyronie's disease (PD) is controversial.


Methods

A systematic review of the literature published between 2000 and 2019 was conducted using the PRISMA methodology. We used Medline data with the following. Keywords: “extracorporeal shock wave therapy” ; “Peyronie's disease”; “Sexuality”; Penile erection.


Results

Thirteen articles were selected. Our review showed that SW were beneficial in terms of pain. Regarding plaques size and penile curvature, the results remain divergent.


Conclusion

SW may be useful in the management of pain in selected patients with PD. Its effectiveness on plaques size and penile curvature needs to be demonstrated through controlled and randomized trials. The population has to be targeted, and the treatment protocol must also be standardized.

Nouvelle rubrique sur urofrance : Bibliographie commentée
2020

Dès le mois de septembre une nouvelle rubrique apparaitra sur Urofrance. Intitulée Biblio AFU, il s’agit d’une revue de bibliographie des publications essentielles dans les différents domaines de notre spécialité.
Les articles seront sélectionnés par les comités scientifiques de l’AFU et commentés par les experts du sujet. Les articles seront issus des journaux « classiques » d’urologie mais également des journaux des autres spécialités frontières avec qui nous sommes en lien. 

Webinaire de l’AFU avec le CFEU - 3 septembre 2020
2020

Ne manquez pas le webinaire de l’AFU avec le Collège Français des Enseignants en Urologie.

 

JEUDI 3 SEPTEMBRE 2020 À 18H30 

Les sténose de l’urètre et les fractures du bassin (disjonction de l’urètre) : Diagnostic, prise en charge et traitement.
Réalisé par François-Xavier MADEC et animé par Mathieu Roumiguié

 

Prévention, diagnostic et traitement des infections sur matériel endo-urétéral de l’adulte : argumentaire
2020
Accréditation : nouveau référentiel risque urologie 2020–2021
Accreditation: New urology risk referentiel 2020–2021
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F35


L’accréditation de la qualité de la pratique professionnelle des médecins et des équipes médicales exerçant en établissements de santé publics ou privés est une démarche nationale volontaire de gestion des risques fondée sur la déclaration et l’analyse des événements indésirables associés aux soins, l’élaboration et la mise en oeuvre de recommandations et le suivi d’activité de formation et d’évaluation de pratique. Chaque organisme agréé par la Haute autorité de santé (HAS) pour l’accréditation définit la stratégie nationale de gestion des risques valable pour la spécialité dans toutes ses composantes, traduite par un programme d’accréditation. Ce programme définit les actions devant être réalisées annuellement par les médecins engagés dans l’accréditation de façon individuelle ou en équipe. Tous les deux ans l’organisme d’accréditation met à jour le programme à suivre annuellement par les urologues. La HAS a validé le 31 janvier ce nouveau référentiel dit programme « B ».


Accreditation of the quality of professional practice of physicians and medical teams practising in public or private health institution is a voluntary national risk management approach based on the reporting and analysis of adverse events associated with care, the development and implementation of recommendations, and the monitoring of training and practice assessment activities. For one year, the urologist accreditation organization has implemented team accreditation.

Affirmation de l’obstruction sous-vésicale avant chirurgie
Preoperative assessment of bladder outlet obstruction
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F51


Objectifs

Présenter les moyens disponibles pour affirmer l’obstruction sous-vésicale (OSV), leurs valeurs diagnostiques et pronostiques respectives et leurs indications.


Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée à l’aide de la base de données Medline/PubMed et SCOPUS recherchant les articles traitant de l’évaluation préopératoire de l’obstruction sous-vésicale.


Résultats

L’indication d’une chirurgie de désobstruction est basée sur un faisceau d’arguments cliniques et selon les cas radiologiques, endoscopiques et urodynamiques. Outre l’examen clinique et la débitmétrie avec mesure du résidu postmictionnel, l’échographie et l’endoscopie peuvent apporter des arguments en faveur d’une OSV. Bien que le bilan urodynamique ne soit pas systématique avant chirurgie de désobstruction (en particulier prostatique), l’étude pression débit reste le gold standard , l’OSV étant, en soi, un concept urodynamique. L’interprétation de l’étude pression débit se fait à l’aide du nomogramme de l’ICS chez l’homme avec calcul de l’index d’OSV (Bladder outlet obstruction index=PdetQmax−2 qmax). Chez la femme il n’existe pas de critère consensuel définissant l’OSV urodynamique. Bien que peu développé en France, l’examen vidéo-urodynamique qui associe la fluoroscopie au bilan urodynamique standard peut être un outil d’intérêt dans la recherche préopératoire d’une OSV. Plusieurs pistes d’alternatives non invasives à l’urodynamique ont été évaluées au cours des dernières années comme le condom test, le penile cuff test ou les biomarqueurs urinaires mais restent tous du domaine de la recherche clinique.


Conclusion

L’affirmation de l’OSV en préopératoire repose, stricto sensu, sur l’examen urodynamique avec étude pression débit, l’OSV étant en soi un concept urodynamique. Toutefois l’urodynamique n’est pas indiqué de manière systématique avant chirurgie de désobstruction, notamment prostatique. L’examen clinique et la débitmétrie libre avec mesure du résidu post-mictionnel restent les bases indispensables de l’évaluation d’une OSV à pratiquer de manière systématique en préopératoire.


Aims

To present the various evaluations possible to diagnose bladder outlet obstruction (BOO), their diagnostic performances and prognostic values along with their indications.


Methods

A literature review was conducted on PubMed looking for studies addressing the preoperative assessment of BOO.


Results

The surgical decision for a bladder outlet procedure is based on a cluster of clinical arguments That might be completed with radiological, endoscopic and urodynamic parameters. Beyond physical examination and uroflowmetry with post-void residual, ultrasound, cystourethrography and cystoscopy may provide help diagnosing BOO. Although urodynamics are not systematic prior to a bladder outlet surgical procedure (especially benign prostatic obstruction surgery), the pressure flow study remains the gold standard, BOO being, per se , a urodynamic concept. The pressure flow study shall be interpreted suing the ICS nomogram in male patients, with calculation of the BOO index (BOOI=PdetQmax-2Qmax). In female patients, there is no consensual urodynamic definition of BOO. Despite its limited spread in France, video-urodynamics, which combine a “plain” urodynamic with a cystourethrography might be a useful tool to diagnose BOO preoperatively. Several non-invasive exams, such as the penile cuff test, the condom test or urinary biomarkers, have been described over the past few years but none has been assessed enough to be used in daily practice.


Conclusion

The diagnosis of BOO preoperatively relies, per se , on urodynamics with pressure flow study, BOO being a urodynamic concept. However, a urodynamic study shall not be systematically performed before a bladder outlet surgical procedure, especially before BPO surgery. Physical examination, free uroflowmetry and post-void residuals remain the cornerstones of BOO assessment, and to be performed in all patients before an outlet procedure.

Annulation du congrès annuel de la SIFUD-PP et nouvelles dates des futurs événements
Cancellation of the annual SIFUD-PP congress and upcoming dates
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 365-366




 

Applications médicales de l’intelligence artificielle : opportunités &amp; challenges
Artificial intelligence applications in medicine: Growing opportunities and research challenges
2020
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F63


On recense un nombre croissant d’applications médicales qui utilisent de l’intelligence artificielle (IA) et du machine learning . Actuellement en urologie, il y a peu d’outils concrets bien qu’il existe des projets en cours rapidement applicables à notre exercice, notamment en oncologie prostatique. D’ailleurs, de récentes autorisations réglementaires pour des usages dans d’autres domaines médicaux témoignent du fait qu’une vague d’IA pourrait investir nos pratiques. L’analyse de ces innovations et l’étude de leurs caractéristiques à l’origine de leur validation réglementaire renseignent sur les perspectives de recherche et de développements de l’IA dans notre spécialité. L’apport de l’IA pourrait être réparti en 3 catégories : l’assistance (IA-A), la substitution (IA-S) ou l’extension (IA-X) de l’expertise médicale humaine. Les freins à son émancipation seraient réduits d’autant que l’intégralité de ses 3 champs d’usage serait considérée sans se réduire à la seule IA-S, source du fantasme d’une intelligence concurrente de celle de l’homme. Dès lors, des évolutions du contexte réglementaire d’évaluation et de validation en matière d’innovation en IA seraient alors nécessaires pour en permettre l’essor dans nos pratiques et en autoriser la commercialisation sur notre marché, voire le remboursement selon certains usages.


There are a growing number of medical applications that use artificial intelligence (AI) and machine learning. Currently in urology, there are few concrete tools but there are ongoing projects quickly applicable to our activities, especially in prostatic oncology. Moreover, recent regulatory authorizations for uses in other medical fields testify to the fact that a wave of AI could take over our practices. The analysis of these innovations and the study of their characteristics at the origin of their regulatory validation provide information on the perspectives of research and developments of AI in our specialty. The contribution of AI could be divided into 3 categories: assistance (A-AI), substitution (S-AI) or extension (X-AI) of human medical expertise. The brakes on its emancipation would be reduced as much as the entirety of its 3 fields of use would be considered without being reduced only to S-AI, source of the fantasy of an intelligence competing with that of the man. Therefore, changes to the regulatory context for evaluation and validation in terms of AI innovation would then be necessary to allow it to flourish in our practices and authorize its marketing, or even reimbursement according to certain uses.

Comment s’habiller en Neuro-urologie?
How to dress up in Neuro-urology department?
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 374-380




 

Comparaison des index permettant l’évaluation de la contractilité du détrusor chez la femme
Comparison of indices allowing an evaluation of detrusor contractility in women
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 396-401




 

Cure de cystocèle par prothèse vaginale libre de faible grammage : résultats à 6 ans
Cystocele repair by a light tension-free vaginal mesh: results after 6 years of follow-up
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 367-373


Introduction

L’objectif de cette étude était d’évaluer à long terme, l’efficacité anatomique et fonctionnelle, mais aussi la prévalence des complications des prothèses vaginales posées sans fixation dans la chirurgie de cystocèle.


Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant 90 patientes opérées par voie vaginale d’un prolapsus uro-génital, entre juin 2006 et novembre 2008. Une prothèse de polypropylène (Novasilk, COLOPLAST®) de faible grammage (22g/m2) était mise en place sans fixation en inter-vésico-vaginal. Les patientes étaient revues à 1 mois, 1 an, 3 ans et à plus de 6 ans. Seuls les résultats à long terme sont présentés dans cette étude. Le résultat anatomique était apprécié par la classification de POP-Q et les résultats fonctionnels par des questionnaires standardisés de symptômes (PFDI-20), de sexualité (PISQ-12) et de qualité de vie (PFIQ-7)


Résultats

A plus de 6 ans post-opératoire, la prévalence des perdues de vue était de 26 % (n =23). Sur le plan anatomique, la prévalence des récidives (Ba≥0) était de 17 % (n=8). Sur le plan fonctionnel, la satisfaction globale des patientes était de 89 %. Les scores de qualité de vie (4,11±8,45 vs 17,5±14,4, p <0,0001) et de symptômes (35,8±15,9 vs 94±23,4, p <0,0001) ont été significativement améliorés. Concernant les complications, la prévalence des rétractions et des expositions de prothèse était de 1,7 % (n =1) et la prévalence des ré-interventions de 6,7 % (n =4). Un seul cas de dyspareunie de novo a été observé.


Conclusion

Dans cette courte série rétrospective d’interposition prothétique pour le traitement de la cystocèle, la prévalence de satisfaction des patientes à moyen terme était élevée.


Introduction

The objective of this study was to evaluate the long-term anatomical and functional efficacy, but also the safety of tension-free vaginal mesh in cystocele repair.


Methods

This retrospective and monocentric study included 90 women who underwent a prolapse repair between June 2006 and November 2008. A light-weight polypropylene vaginal mesh (22g/m2, Novasilk COLOPLAST®) was used without any fixation. Females were followed at 1 month, 1 year, 3 years and 6 years. Only long-term results are presented in this study. The anatomical result was assessed by the POP-Q classification and the functional results by standardized symptoms (PFDI-20), sexuality (PISQ-12) and quality of life (PFIQ-7) questionnaires.


Results

6 years after surgery, the follow-up rate was 74%. Anatomically, the prolapse recurrence rate (Ba0) was 17% (n =8). Functionally, the overall patient satisfaction rate was 89%. Quality of life and symptoms scores (4,11±8.45 vs. 17.5±14.4 and 35.8±15.9 vs 94±23.4 respectively) were significantly improved (p <0.001). Concerning the prevalence of the complication, the retraction and exposition rate was 1.7% (n =1) and a re-intervention rate was 6.7% (n =4). The rate of de novo dyspareunia was 1.7% (n =1).


Conclusion

In this short retrospective series of vaginal mesh interposition for cystocele repair, the prevalence of medium-term patient satisfaction was high.

Effet du besoin d’uriner sur la marche Parkinsonienne
Effect of need to void on Parkinsonian gait
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 390-395




 

Intérêt du PET-PSMA dans le bilan d’extension du cancer de prostate de haut risque
2020
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F69


La biopsie change-t-elle la prise en charge des tumeurs du rein ?
Does the biopsy change the management of renal tumors ?
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F46


Introduction

Actuellement le CCAFU recommande de réaliser une biopsie rénale dans des situations bien spécifiques (avant surveillance, traitement ablatif, traitement systémique chez le patient M+, doute diagnostic) et plus globalement chaque fois que la biopsie est susceptible de modifier la prise en charge.


Matériel et méthode

Nous avons mené une revue bibliographique Pubmed sur la performance diagnostique et les complications de la biopsie de tumeur rénale.


Résultats

La biopsie rénale est un examen fiable, sûr et performant pour la caractérisation des tumeurs du rein, avec un niveau de preuve scientifique élevée. Les sensibilités et spécificité de la biopsie pour la détermination de la malignité/bénignité sont ainsi de 99,1 % de 99,7 % au prix d’une morbidité faible.


Discussion et conclusion

Plusieurs études récentes rapportent que la biopsie tumorale modifie de façon significative la prise en charge thérapeutique des petites masses rénales en particulier, et dans une moindre mesure des tumeurs localement avancées, la biopsie ayant pour conséquence la diminution des chirurgies pour tumeur bénigne. Dans cette revue nous faisons le point sur la technique de biopsie et son intérêt potentiel pour les petites masses, les tumeurs>7cm et les tumeurs métastatiques.


Introduction

Currently the CCAFU recommends performing a renal biopsy in very specific situations (before surveillance, ablative treatment, systemic treatment in metastatic patient, undetermined tumor) and more generally when the biopsy is likely to change the management.


Material and method

We performed a review on Pubmed dealing with the diagnostic accuracy and complication of renal tumor biopsy.


Results

Renal biopsy is a reliable, safe and effective technic for the characterization of renal tumors, with a high level of evidence. The sensitivity and specificity of the biopsy for the determination of the malignancy/benignity are 99.1% of 99.7% respectively.


Discussion and conclusions

Recent studies reported that tumor biopsy significantly modified the therapeutic management of small renal masses in particular, and to a lesser extent locally advanced tumors, the biopsy resulting in the reduction of benign tumor surgeries. In this review we propose a state of the art on the technique of biopsy and its potential interest for small renal masses, tumors>7cm and metastatic tumors.

Place de la radiothérapie stéréotaxique pour la prise en charge des cancers de prostate oligométastatiques
Stereotactic body radiotherapy for oligometastatic prostate cancer
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F38


La radiothérapie stéréotaxique est une technique innovante de radiothérapie externe, permettant de délivrer de fortes doses de rayonnement en une fraction unique ou en quelques fractions, avec une précision maximale. Cette technique peu invasive peut être proposée pour la prise en charge des métastases de cancer de prostate, permettant d’obtenir un excellent contrôle local. Différentes situations de cancer de prostate oligométastatique peuvent être identifiées, selon l’atteinte synchrone ou métachrone, d’une part, et selon le statut d’hormonosensibilité, d’autre part. Les modalités modernes d’imagerie, et particulièrement les nouveaux traceurs utilisés en médecine nucléaire ont permis de mieux sélectionner les patients oligométastatiques. Les données de la littérature, bien que préliminaires, suggèrent qu’un traitement focal des oligométastases de cancer de prostate par radiothérapie stéréotaxique pourrait avoir un impact sur le pronostic des patients et permettre dans certains cas une épargne thérapeutique, avec un profil de toxicité favorable. Les indications thérapeutiques doivent être proposées au cas par cas chez des patients rigoureusement sélectionnés.


Stereotactic radiotherapy is an innovating radiotherapy technique used to deliver a high dose of radiation by a single dose or a small number of fractions with a high accuracy. This minimally invasive technique can be performed for the management of prostate cancer metastases, providing an excellent local control. Different situations of oligometastatic prostate cancer can be identified, according to synchronous or metachronous disease, and according to castration sensitivity status. Modern imaging modalities, particularly novel tracers use in nuclear medicine improved selection of oligometastatic patients. Preliminary data from literature suggest that focal ablative treatment of prostate cancer oligometastases by mean of stereotactic radiotherapy could impact the disease the prognosis and in selected cases could save further lines of systemic therapy, with low toxicity. Indication of stereotactic radiotherapy must be proposed on a case-by-case basis in carefully selected patients.