Base bibliographique

Faisabilité de la néphrectomie partielle laparoscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire pour la prise en charge du cancer du rein
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 730


Objectifs

Malgré le développement des unités de chirurgie ambulatoire (UCA), la néphrectomie partielle laparoscopique robot-assistée (NPLRA) reste une intervention le plus souvent réalisée en hospitalisation conventionnelle compte tenu du risque hémorragique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la NPLRA sur une plateforme dédiée en UCA pour la prise en charge du cancer du rein (CaR).


Méthodes

Les caractéristiques et résultats des patients sélectionnés pour être opérés d’une NPLRA en UCA dans notre centre ont été collectés prospectivement entre février 2017 et juin 2019. L’intervention chirurgicale robotique transpéritonéale était réalisée en 1re position le matin par 3 opérateurs expérimentés à l’aide du robot Da Vinci Si ou Xi sans laisser de drain. Le protocole d’anesthésie permettait une récupération rapide et la sortie était autorisée si :

– EVA<4 sans morphinique ;

– lever et prise de boisson sans difficulté entre H4 et H6. Un appel téléphonique à j1 permettait de vérifier l’absence de complication (NFS j1). Des analyses descriptives ont été réalisées.


Résultats

Au total, 22 patients opérés d’une NPLRA en UCA pour un CaR avec un score RENAL médian de 4 (4–5) ont été inclus dans cette étude. L’âge médian était de 60 ans (52–76). La durée opératoire médiane était de 60min (45–80) avec une durée de clampage médiane de 5min (0–10). Un agent hémostatique a été utilisé chez 17 patients (80 %). Aucune complication peropératoire ou postopératoire immédiate n’a été rapportée. Tous les patients ont pu quitter l’UCA après une durée médiane de surveillance de 350min (270–420). Aucune déglobulisation n’a été observée sur la NFS à j1. Deux patients ont été réadmis dans le mois postopératoire dont un à j3 pour une complication Clavien grade 3a (hématome nécessitant une embolisation) pour une hospitalisation de 5jours. Aucune marge chirurgicale positive n’a été observée.


Conclusion

La NPLRA est une intervention chirurgicale faisable en UCA pour la prise en charge du CaR. Les résultats préliminaires semblent similaires à ceux obtenus en hospitalisation conventionnelle mais cela nécessite une sélection des patients à faible risque chirurgical et aptes à comprendre les implications d’un retour rapide à domicile.

Faisabilité de la prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire pour la prise en charge du cancer de prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 657


Objectifs

Malgré le développement des unités de chirurgie ambulatoire (UCA) dans la plupart des hôpitaux en France, la prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée (PTLRA) reste une intervention le plus souvent réalisée en hospitalisation conventionnelle. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la PTLRA sur une plateforme dédiée en UCA pour la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).


Méthodes

Les caractéristiques et résultats des patients sélectionnés pour être opérés d’une PTLRA en UCA dans notre centre ont été collectés prospectivement entre février 2018 et juin 2019. L’intervention chirurgicale robotique transpéritonéale était réalisée en 1re position le matin par 3 opérateurs expérimentés à l’aide du robot Da Vinci Si ou Xi sans laisser de drain. Le protocole d’anesthésie permettait une récupération rapide et la sortie était autorisée si :

– EVA<4 sans morphinique ;

– lever et prise de boisson sans difficulté entre H4 et H6.

Un appel téléphonique à j1 permettait de vérifier l’absence de complication précoce. Des analyses descriptives ont été réalisées.


Résultats

Au total, 12 patients opérés d’une PTLRA en UCA pour un CaP de risque faible (n =2), intermédiaire (n =7) ou élevé (n =3) ont été inclus dans cette étude. Un curage ganglionnaire ilio-obturateur bilatéral a été réalisé chez 3 patients. La durée opératoire médiane était de 95min (80–120). Aucune complication peropératoire n’est survenue alors qu’une complication postopératoire immédiate Clavien 2 (bronchospasme) a nécessité l’hospitalisation conventionnelle d’un patient pour une durée de 24h. Les autres patients ont pu quitter l’UCA avec la sonde vésicale après une durée médiane de surveillance de 310min (250–390). Aucun d’entre eux n’a été réhospitalisé et aucune autre complication postopératoire à 1 mois n’a été observée. L’examen anatomopathologique définitif a mis en évidence une lésion ≥ pT3 et score de Gleason ≥ 8 chez 2 et 1 patient, respectivement. Aucune marge chirurgicale positive ou adénopathie pelvienne n’a été identifiée.


Conclusion

La PTLRA est une intervention chirurgicale faisable en UCA pour la prise en charge du CaP. Les Résultats préliminaires semblent similaires à ceux obtenus après PTLRA en hospitalisation conventionnelle mais cela nécessite une sélection des patients à faible risque chirurgical et aptes à comprendre les implications d’un retour rapide à domicile.

Faisabilité d’une néphro-urétérectomie et curage ganglionnaire lombo-aortique par voie cœlioscopique pûre
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 783


Objectif

Patiente de 76 ans suivie dans le service d’urologie pour hématurie macroscopique. Elle ne présente qu’un antécédent de tumeur bénigne du sein gauche opérée. Elle ne fume pas. Elle présente un IMC à 29 et ne prend aucun traitement habituel.


Méthodes

Un bilan est réalisé composé d’une cystoscopie avec une muqueuse vésicale normale, une cytologie urinaire normale. L’uroscanner met en évidence un comblement tissulaire de 3 centimètres au niveau du bassinet rénal gauche et s’étendant sur le premier centimètre de l’uretère. Le bilan d’extension ne retrouve pas de lésion pulmonaire ni osseuse mais la présence de deux ganglions lombo-aortiques gauche de deux centimètres.


Résultats

Nous avons réalisé une urétéroscopie diagnostique avec réalisation de biopsie de la lésion. L’anatomopathologiste confirme la présence d’un carcinome urothélial papillaire de haut grade. La réunion de concertation pluridisciplinaire proposait un traitement multimodal avec chirurgie et chimiothérapie adjuvante. Réalisation d’une néphro-urétérectomie gauche par voie cœlioscopique associé à un curage ganglionnaire lombo-aortique. L’intervention est réalisée en cœlioscopie, la patiente est en décubitus latéral. Quatre orifices de trocarts ont été posés et il n’y a pas eu de modification de la position de la patiente durant l’intervention.


Conclusion

La néphro-urétérectomie gauche associé à un curage lombo-aortique est réalisable par voie cœlioscopique. L’anatomopathologiste retrouve un carcinome urothéalial de haut grade avec présence de métastases ganglionnaires : 3 ganglions positifs sur 9, avec des marges chirurgicales saines.

Faisabilité et résultats de la posturothérapie pour calculs résiduels du rein après urétéroscopie, NLPC, LEC
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 749


Objectifs

Lors du traitement des calculs du rein par urétéréoscopie, LEC ou NLPC, il peut persister des fragments résiduels (FR) dont la clairance est incertaine. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la posturothérapie pour les FR, après LEC, urétéroscopie, micropercutané ou les calculs en première intention.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients consécutifs traités par posturothérapie, de 2013 à 2018. Chaque séance comportait : une hydratation de 500mL 1 heure avant la séance, percussion lombaire continue par vibrateur en position latérale de sécurité à -30°. Le protocole comportait 4 séances de 2013 à 2015, puis 6 de 2013 à 2018. Le critère de jugement principal était la taille des FR évaluée par échographie ou TDM au terme du protocole de posturothérapie ; et stratifiée en : sans fragment (SF), microfragments (3mm). Les critères de jugements secondaires étaient la tolérance, l’observance la nécessité d’un traitement complémentaire.


Résultats

Cent cinq patients ont été inclus. L’âge médian était 55 ans [14–84], l’IMC médian était 25kg/m2 [15–37]. La posturothérapie était prescrite après traitement par urétéroscopie souple 62 %, LEC 20 %, NLPC 9 % ou en première intention 9 %. La taille moyenne des FR était 3mm±4. Au total, 489 séances de posturothérapie ont été réalisées, soit un nombre médian 5 séances/patient [1–6] et une observance de 87 %. Les taux globaux de SF et de microfragments post-opératoires étaient respectivement 39 % et 21 %, soit un succès global de 60 %. Pour le calice inférieur, les taux postopératoires de SF et microfragments étaient respectivement de 43 % et 21 %, soit un succès global de 64 %. L’EVA médiane en cours de séance était 0 [0–8]. La prévalence de la colique néphrétique post-séance était de 4 %.


Conclusion

La posturothérapie a été une méthode simple, non invasive, sure et bien tolérée pour l’élimination des fragments résiduels après LEC, urétéroscopie, NLPC ou en première intention. Il s’agit de la plus importante série de posturothérapie rapportée, avec des résultats comparables aux précédentes publications. Ces résultats sont à confirmer dans une étude prospective comparative.

Faisabilité et résultats oncologiques des curages lombo-aortiques cœlioscopiques pour masses résiduelles de tumeurs germinales non séminomateuses métastatiques
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 651


Objectifs

Le cancer testiculaire est la première cause de cancer chez l’homme âgé de 20 à 34 ans. Les tumeurs germinales non séminomateuses métastatiques sont traités par un curage lombo-aortique lorsqu’il persiste des masses résiduelles après chimiothérapie. L’abord cœlioscopique s’associe à une réduction des complications per- et périopératoire. L’objectif de notre étude est d’étudier la faisabilité et les résultats oncologiques du curage lombo-aortique par voie cœlioscopique.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective mono-opérateur de novembre 2000 à novembre 2017 portant sur une série de 107 patients. Les voies d’abords étaient cœlioscopiques transpéritonéales et rétropéritonéales. Les curages étaient unilatéraux ou bilatéraux. Les tumeurs germinales séminomateuses ont été exclues de l’étude. L’ensemble des images radiologiques ont été relues. Parmi les patients, 73,5 % présentaient une tumeur germinale mixte. Les stades 2a, 2b, 2c représentaient respectivement 21,5 %, 28 %, 11,2 % des patients. Les stades 3 représentaient 24,3 % des patients. Les patients de pronostics bon, intermédiaire, mauvais représentaient respectivement 71,1 %, 15,9 %, 13 %. La taille médiane selon le grand axe de la masse résiduelle était de 30mm [10–134].


Résultats

La durée médiane de suivi était de 46,9 mois [1 ; 203]. Un abord transpéritonéale et rétropéritonéale était réalisé chez 31,7 % et 66,3 % des patients. Le curage était unilatérale dans 74,7 % des cas avec une durée opératoire médiane de 186minutes [90–540] et bilatérale dans 25,2 % et une durée opératoire médiane de 254minutes [138–489]. Le taux de conversion était de 6,5 %. Parmi les patients, 17,2 % ont présenté des complications postopératoires précoces. La durée médiane d’hospitalisation était de 4jours [1 ; 26]. Des éjaculations antégrades étaient présentes chez 71,1 % des patients. Parmi les patients, 7,7 % ont présenté une récidive tumorale, 2,8 % dans le template . L’intervalle de récidive médian était de 9,5 mois [1–20]. Au terme du suivi 94,4 % des patients étaient considérés vivant sans maladie.


Conclusion

Le curage lombo-aortique par voie cœlioscopique, réalisé dans un centre expert, est une technique faisable offrant une faible morbidité et de très bons résultats oncologiques.

Faut-il encore biopsier les patients avec IRM prostatique normale ? Sur la piste de facteurs prédictifs de cancer prostatique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 670-671


Objectifs

Chez les patients à IRM normale, la question se pose ne pas effectuer de biopsies prostatiques (BP), du fait de la valeur prédictive négative de l’IRM (90–95 %). Des facteurs prédictifs de cancer prostatique (CaP) restent à établir. Cette étude a pour objectif de décrire la prévalence des CaP chez des patients avec IRM normale et de rechercher des critères prédictifs de CaP.


Méthodes

De juin 2013 à avril 2018, nous avons réalisé une étude descriptive monocentrique chez tous les patients avec une IRM multiparamétrique normale ayant bénéficié de BP écho-guidées avec fusion élastique écho-IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Le critère de jugement principal était la présence de CaP significatif (CaP-S) (CaP ISUP≥2). Les critères d’évaluation secondaire étaient l’âge, le PSA, la densité du PSA (dPSA), le volume prostatique à l’IRM, et les antécédents de BP. L’analyse statistique était réalisée en univariée.


Résultats

Nous avons inclus 110 patients, tous avaient une IRM normale. La prévalence de CaP-S était de 5,45 % (Tableau 1). Un CaP-S était observé pour 3,4 % (3/88) des patients avec antécédent de BP contre 13,6 % (3/22) chez les patients sans antécédent (p =0,09) (Tableau 2). La prévalence de CaP-S était de 0 % (0/62) en cas de dPSA<0,15ng/mL/cm3 contre 14,6 % (6/41) pour une dPSA≥0,15ng/mL/cm3 (p <0,05) (Tableau 2). Avec une dPSA≥0,15ng/mL/cm3, il y avait respectivement 8,8 % (3/34) et 42,8 % (3/7) de CaP-S chez les patients avec antécédent et sans antécédent de BP (Tableau 3).


Conclusion

Nos résultats suggèrent que les BP pourraient être omises en cas d’IRM normale avec une faible densité de PSA, d’autant plus chez les patients avec un antécédent de BP. Pour le reste des patients, la prévalence de CaP-S reste non négligeable. Des études multicentriques à plus grande échelle seront nécessaires pour conforter cette stratégie.

Faut-il placer une bandelette aponévrotique au moment de l’excision d’une bandelette sous-urétrale érodée ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 706-707


Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer deux stratégies thérapeutiques chez les patientes ayant une excision de bandelette sous-urétrale (BSU) pour érosion urétro-vésicale ou vaginale : excision et bandelette aponévrotique pubo-vaginale (BAPV) dans le même temps ou excision et placement d’une BAPV dans un second temps uniquement si récidive de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). L’objectif secondaire était d’évaluer le taux de récidive d’IUE.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été conduite incluant toutes les patientes ayant eu une excision de BSU pour érosion entre 2010 et 2015 dans un centre universitaire. Les patientes étaient divisées en deux groupes : celles avec IUE avant l’excision de la BSU et celles sans IUE avant excision de la BSU. Les différentes stratégies thérapeutiques étaient catégorisées comme suit : BAPV concomitante, BAPV dans un second temps et aucune chirurgie de l’IUE. Des comparaisons ont été effectuées entre les groupes BAPV concomitante vs. en 2 temps et entre les différentes stratégies chez les patients avec une IUE avant excision de la BSU.


Résultats

Trente-deux patients ont été inclus : 13 avec une érosion vaginale de la BSU (40,6 %) et 19 avec une érosion urétrale ou vésicale (59,4 %). Chez les patients avec une IUE avant excision de la bandelette (n =14 ; 43,8 %), le taux d’IUE amélioré/résolue en postopératoire était plus élevé chez les patientes ayant eu un BAPV concomitante (n =6) par rapport à celle n’ayant eu qu’une excision de la BSU seule (n =8) (83,3 % vs. 12,5 % ; p =0,03). Parmi les 18 patientes sans IUE avant excision de la BSU, 12 avaient une récidive d’IUE en postopératoire (66,7 %) sans différence entre les excisions pour érosion vaginale et vésicale/urétrale (57,1 % vs. 72,7 % ; p =0,63). Le taux de résolution d’IUE après BAPV était similaire que celle-ci soit placée concomitamment à l’excision de la BSU ou secondairement (66,7 % vs. 71,4 % ; p =0,99).


Conclusion

Une large proportion de patientes ayant une excision de BSU pour érosion ont une IUE avant même l’excision (43,8 %) ou en développe une en postopératoire (66,7 %). La présente série suggère que la BAPV, qu’elle soit place concomitamment à l’excision ou secondairement pourrait être un traitement efficace de ces IUE persistantes ou récidivantes.

Imagerie expérimentale ex vivo de haute résolution à 7 tesla du cancer localisé de la prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 664-665


Objectifs

L’IRM à 1,5T ou 3T de la prostate est l’imagerie la plus performante pour la détection du cancer de prostate. Nous avons travaillé à des modèles expérimentaux ex vivo d’IRM haute résolution à 7T permettant d’améliorer la résolution spatiale et la détection tumorale.


Méthodes

Ce travail a porté sur l’étude en IRM7T expérimentale (Bruker Biospin, Billerica, MA, États-Unis) de glandes prostatiques entières de patients opérés pour cancer de prostate. L’imagerie comportait des séquences T2 (TurboRARE-3D), à la plus haute résolution de 130 X130 X195 m3 et de la diffusion avec cartographie ADC. L’évaluation morphologique qualitative était réalisée en aveugle par deux relecteurs indépendants selon des critères prédéfinis. L’analyse de susceptibilité lésionnelle tumorale était comparée par niveau de coupe correspondante avec l’histologie finale. Des tests de corrélation intra-classe et par le coefficient de Spearman étaient utilisés pour la concordance d’interprétation de la qualité entre relecteur. La performance diagnostique lésionnelle était analysée selon 6 secteurs.


Résultats

La haute résolution spatiale des images (Fig. 1), comparée à celle obtenue par analyse histo-pathologique, était jugée comme bonne avec une concordance inter-relecteur élevée (Tableau 1). L’étude de corrélation anatomo-imagerie pour la détection du cancer avec analyse par secteur a montré une sensibilité de 70 %, une spécificité de 80 %, une valeur prédictive positive de 79 % et une valeur prédictive négative de 72 % (Fig. 2).


Conclusion

Ces résultats ont permis de mesurer la résolution de l’imagerie IRM à 7T ex vivo et son intérêt pour la détection du cancer. Une sémiologie IRM 7T du tissu prostatique doit être décrite. Ces imageries pourront servir de base à la translation future de l’imagerie actuelle vers l’IRM 7T in vivo chez l’homme.

Immunothérapie en urologie : principes et résultats
Immunotherapy in urology: Concept and results
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 922-928


Objectif

L’objectif de cet article est de faire une mise au point des données actuelles sur l’immunothérapie en uro-oncologie.


Matériel et méthodes

Synthèse des données de la littérature récente et des données présentées en congrès nationaux et internationaux sur l’immunothérapie dans les cancers urologiques.


Résultats

Les nouvelles immunothérapies agissent en restaurant l’immunité antitumorale, en bloquant les points de rétrocontrôle négatif. Dans les cancers du rein et de la vessie, aux stades métastatiques, l’immunothérapie a montré un bénéfice en survie globale en deuxième ligne, et plus récemment en première ligne de traitement pour le rein. Des essais sont actuellement en cours en situation adjuvante et néoadjuvante. Dans le cancer de la prostate, les données sont encore préliminaires et peu de patients semblent en bénéficier.


Conclusion

L’immunothérapie a fait ses preuves dans les cancers du rein et de la vessie. L’identification de marqueurs prédictifs devrait nous permettre à l’avenir de mieux sélectionner les patients potentiellement répondeurs.


Objective

The purpose of this article is to update current data on immunotherapy in uro-oncology.


Material and methods

Synthesis of data from recent literature and data presented at national and international conferences on immunotherapy in urological cancers.


Results

Current immunotherapies restore the anti-tumor immunity, by blocking immunity-negative feedback checkpoints. In metastatic renal cell carcinoma and bladder carcinoma, immunotherapy has first shown a significant survival benefit in second-line, and more recently in first-line for kidney cancer. Trials are currently ongoing in adjuvant and neoadjuvant settings. In prostate cancer, there is little data and immunotherapy seems to benefit a limited subgroup of patients.


Conclusion

Immunotherapy is a key treatment in kidney and bladder cancer. In the future, the identification of predictive markers should allow us to better select patients responding to immunotherapy.

Impact de l’ opioid free anesthesia (OFA) sur la période postopératoire après néphrectomie partielle robot-assistée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 731


Objectifs

La réhabilitation précoce consiste à proposer aux patients tous les moyens qui permettent de limiter les effets indésirables d’une procédure chirurgicale. L’opioid free anesthesia (OFA) est une nouvelle approche anesthésique qui consiste à ne pas utiliser en peropératoire de dérivés morphinique. L’objectif de notre travail était d’évaluer l’impact d’une OFA sur le devenir postopératoire des patients après une néphrectomie partielle robotique.


Méthodes

Les patients opérés pour une tumeur rénale par NPRA dans un centre universitaire référent entre janvier 2016 et novembre 2017 ont été inclus dans cette étude. Les patients ont été divisés en deux groupes selon le type d’anesthésie : anesthésie générale classique (AGC) et une anesthésie sans morphinique (OFA). Nous avons recueilli les scores de douleurs à j1 et j2, la consommation morphinique postopératoire, la durée de séjour ainsi que l’incidence postopératoire de nausées et de vomissements. Les résultats sont exprimés en moyenne±écart-type. Les données ont été comparées en utilisant le t test de Student et du Chi2. Une valeur de p <0,05 a été considérée comme significative.


Résultats

Quatre-vingt-treize patients ont été inclus. Vingt-six procédures ont été réalisées sous OFA (dexmedetomidine, lidocaïne, kétamine et dexaméthasone) et 67 procédures sous AGC (sufentanil ou remifentanil, dexaméthasone, kétamine et lidocaïne). L’incidence des nausées et vomissements était statistiquement moins fréquente dans le groupe OFA (12 % vs 37 %, p =0,02). La consommation morphinique postopératoire était moins élevée dans le groupe OFA : 1,5±2,7mg vs 4,5±7,7mg à j−1 et 0,4±1,1mg vs 1,5±3,2mg à j−2, cependant ce résultat n’était pas statiquement significatif (p =0,09 et p =0,11 ; respectivement). La douleur postopératoire était moins intense dans le groupe OFA : 4,3±2mm vs 4,5±2,2mm (p =0,69) à j−1 et de 2,4±2,2mm vs 3,3±2,2mm à j−2 (p =0,05). La durée de séjour était plus courte dans le groupe OFA (2,1±2,6jours vs 3,4±2,6jours, p <0,0001).


Conclusion

Par rapport à une technique d’anesthésie conventionnelle, l’OFA offre une morbidité postopératoire moindre et peut permettre une récupération plus précoce après NPRA.

Impact de l’urétrectomie systématique sur les résultats périopératoires et oncologiques de la cystectomie pour cancer de vessie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 756


Objectifs

La réalisation d’une urétrectomie au cours de la cystectomie pour cancer de vessie est encore aujourd’hui très débattue et peu étudiée dans la littérature excepté lorsqu’il existe une invasion prostatique ou du col vésical. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’urétrectomie systématique sur les résultats périopératoires et oncologiques de la cystectomie pour cancer de vessie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective où tous les patients opérés par cystectomie entre 2012 et 2018 pour cancer de vessie ont été inclus. Deux groupes ont été comparés : les patients ayant eu une urétrectomie systématique et ceux sans urétrectomie au cours de la cystectomie. Les caractéristiques des patients, les anatomopathologie et les résultats périopératoires dont les complications selon Clavien–Dindo) ont été recueillis. L’évaluation oncologique comprenait la survie globale (SG), la survie spécifique (SS) et la survie sans progression (SSP). L’évaluation des survies était réalisée selon la méthode de Kaplan–Meier et comparées à l’aide du Log-rank test.


Résultats

La cohorte incluait 134 patients parmi lesquels 37 avaient eu une urétrectomie systématique et 97 n’avaient pas eu d’urétrectomie au cours de la cystectomie. Le suivi médian des patients était de 20 mois. Les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques des patients étaient similaires entre les deux groupes. Il n’avait pas de différence en termes de complications postopératoires (mineures ou majeures) (p =0,81). D’un point de vue oncologique, il n’y avait pas de différence sur la SSP (p =0,91), la SG (p =0,78) ou la SS (p =0,95). Quand l’urétrectomie était réalisée de façon systématique, seulement 16 % des pièces opératoires présentaient une atteinte anatomopathologique. De plus, seulement 5 % des patients n’ayant pas eu d’urétrectomie au moment de la cystectomie ont présenté une récidive locale.


Conclusion

Cette étude rétrospective monocentrique suggère que l’urétrectomie systématique n’apporte pas de bénéfice oncologique chez les patients opérés d’une cystectomie pour cancer. L’urétrectomie pourrait être omise pour la plus part des patients sans impacter les résultats oncologiques.

Impact d’une antibioprophylaxie prolongée sur la colonisation vésicale par Escherichia coli chez des patients aux auto-sondages intermittents
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 768-769


Objectifs

L’Escherichia coli uropathogène (UPEC) est responsable de 60 à 80 % des cas d’infections urinaires. Notre objectif était de définir génétiquement les UPEC d’AnTIC et de corréler avec celle-ci la mobilité bactérienne, connue comme étant un facteur de virulence, et l’utilisation des antibiotiques afin de savoir si l’antibioprophylaxie sélectionne des sous-groupes bactériens génétiques spécifiques et comment se développe la multirésistance.


Méthodes

L’étude AnTIC était une étude de supériorité ouverte et randomisée qui comparait l’antibioprophylaxie prolongée à un traitement antibiotique curatif pour la prévention des infections urinaires récidivantes chez des patients aux auto-sondages intermittents. Nous avons sélectionné de manière randomisée 96 échantillons d’UPEC, puis nous les avons génotypé afin de créer un arbre phylogénétique en utilisant le système MLST d’Achtmann. La mobilité a ensuite été évaluée sur boite de Pétri et corrélée aux données génétiques. Enfin, nous avons utilisé la technologie du « next-generation sequencing » pour séquencer l’ensemble du génome des échantillons d’AnTIC, sélectionnés sur la base de profils de mobilité et de résistances aux antibiotiques.


Résultats

Parmi les échantillons d’E. coli , 44,8 % et 20,8 % appartenaient respectivement aux groupes B2 et D (Fig. 1). Quarante-quatre pour cent de tous les UPEC étaient non mobiles et, s’ils étaient mobiles, 63 % présentaient une mobilité faible (≤ 1cm ; p <0,001) comparativement aux E. coli commensaux (mobilité moyenne de 3,3cm) (Fig. 2). L’analyse de la multirésistance parmi les souches d’UPEC a conduit au séquençage complet du génome de 50 autres souches d’AnTIC et de toutes les souches bactérienne du groupe D. Cette analyse nous a permis de mettre en évidence des mutations de gènes connues ou inconnues associés aux résistances aux antibiotiques comme les fluoroquinolones (Fig. 3), la nitrofurantoïne, le triméthoprime et les B-lactamines. Ces mutations étaient retrouvées chez des patients exposés à ces antibiotiques durant l’étude AnTIC.


Conclusion

Les UPEC habituellement retrouvés au cours des épisodes infectieux appartiennent au groupe B2. Notre proportion plus élevée d’UPEC du groupe D est probablement liée au fait qu’il s’agit de patients aux auto-sondages intermittents. La mobilité ne semble pas être nécessaire à la pathogénicité des UPEC. L’analyse génétique permet de mieux appréhender la genèse de l’antibiorésistance et notamment concernant la nitrofurantoïne.

Implantation de prothèse pénienne (AMS 700) par voie infrapubienne: résultats périopératoires et à moyen terme
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 720


Objectifs

La dysfonction érectile concerne aujourd’hui 150 millions d’hommes dans le monde et 3,5 millions de Français. La pose d’un implant pénien est proposée en 3e ligne après les traitements pharmacologiques oraux et les injections intracaverneuses. Celle-ci est très majoritairement pratiquée par voie péno-scrotale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats périopératoires et à moyen terme de l’implantation de prothèse pénienne par voie infrapubienne.


Méthodes

Les dossiers de tous les patients ayant eu l’implantation d’une prothèse pénienne (AMS 700™) par voie infrapubienne entre 2010 et 2018 dans deux centres (un public et un privé) ont été revus rétrospectivement. Les données préopératoires (étiologie de la dysfonction érectile, traitements antérieurs) et peropératoires (type d’implant utilisé, durée opératoire, complications de type fausse route) ont été recueillies. Les complications postopératoires survenant dans les 30jours après implantation (infection, hématome, douleur) ont également été collectées. La survie sans explantation ou révision (SSER) du dispositif a été évaluée à partir de la date de l’implantation jusqu’à la dernière visite de suivi, en utilisant la méthode de Kaplan–Meier.


Résultats

Quatre-vingt patients ont été inclus. Les étiologies principales de DE étaient: post-prostatectomie radicale (41 %), vasculaires (25 %), diabète (15 %) et Lapeyronie (8 %). La durée opératoire moyenne était de 80minutes. Il n’y a eu qu’une seule complication peropératoire (fausse route) sur les 89 procédures (1,1 %). Il y a eu 21,7 % de complications postopératoires, les complications les plus fréquentes étaient les douleurs (10,9 %) et l’hématome (9,8 %). Le taux de sepsis en postopératoire immédiat était de 4,3 %, dont un seul ayant nécessité une reprise chirurgicale. Le suivi médian était de 27 mois. Le taux d’explantation ou de révision sur toute la durée du suivi des patients était de 6,5 % (6 patients: 3 pour dysfonction de matériel, 2 pour infection et 1 pour hématome). La SSER est présenté sur la Fig. 1.


Conclusion

L’utilisation de la voie infrapubienne ne semble pas être plus pourvoyeuse de complications que la voie scrotale. Des études prospectives multicentriques sont nécessaires afin de préciser les facteurs de risque de survenue de complication ainsi qu’étudier la satisfaction des patients.

Implantation d’un second sphincter urinaire artificiel : complications et résultats fonctionnels
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 704


Objectifs

Le sphincter urinaire artificiel (SUA) est la référence dans le traitement de l’incontinence urinaire (IU) masculine sévère. Malgré son efficacité, le taux de révision ou d’explantation du dispositif peut atteindre 30 % à 10 ans. Notre objectif était d’étudier les résultats fonctionnels et les complications d’un second SUA (SUA2) après ablation d’un premier SUA (SUA1).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique sur 7 ans. Étaient inclus tous les patients homme ayant bénéficié d’une seconde implantation de SUA de 2010 à 2017. Les patients suivis pour vessie neurologique étaient exclus. Le critère de jugement principal était la continence, définie comme le port de 0 à 1 protection par jour au maximum, évaluée après SUA1 puis après SUA2. La survie était également relevés. Les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide du logiciel graph pad.


Résultats

Parmi 429 patients implantés d’un SUA, 51 ont été inclus. Dans 80 % des cas l’étiologie de l’IU était une prostatectomie radicale. Trente-sept pour cent avaient également subit une radiothérapie complémentaire. Le motif de deuxième sphincter était dans 41 % des cas une érosion (5 % de l’ensemble de la cohorte étudiée), 59 % des cas une dysfonction du dispositif (7 % de l’ensemble de la cohorte étudiée). Les antécédents de radiothérapie étaient significativement plus fréquents dans le groupe érosion (p =0,02). Il existait une différence significative de continence après SUA1 et SUA2, respectivement 37 patients continents après SUA1 (72 %) et 24 après SUA2 (47 %) (p =0,01). La survie moyenne du SUA1 était de 4,5 ans (respectivement 5,5 et 3,0 dans les sous-groupe dysfonction et érosion) versus 2,3 pour le SUA2 (respectivement 2,6 et 1,8).


Conclusion

Une seconde implantation de SUA semble donner de moins bons résultats fonctionnels par rapport à une primo implantation. Il serait intéressant de pouvoir disposer de cohortes de suivi des patients pour pouvoir donner aux patients des informations plus précises sur la durée de vie du dispositif et ses Résultats à long terme en vie réelle.

Implantation d’un sphincter urinaire artificiel (AMS 800) chez la femme souffrant d’insuffisance sphinctérienne par abord postérieur du col vésical par voie cœlioscopique robot-assistée
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 774


Objectif

Décrire par une vidéo commentée et rapporter les résultats fonctionnels à court terme d’une variante technique d’implantation robot-assistée d’un sphincter urinaire artificiel (R-SUA) chez la femme, consistant à aborder le col vésical par voie postérieure.


Méthodes

Les dossiers des patientes ayant eu un R-SUA de mars 2017 à novembre 2018 dans notre centre ont été revus. Toutes les implantations étaient faites par abord postérieur du col vésical pour éviter une dissection à l’aveugle comportant un risque de plaie vésicale et/ou vaginale. Une intervention a été entièrement filmée avec l’accord de la patiente. Les temps clés ont été isolés et montés dans une courte vidéo. Le sphincter était activé 5 semaines après sa pose. Les patientes étaient revues à 3, 6 et 12 mois, puis annuellement. Ce travail a reçu un agrément CERU N° 2019/008.


Résultats

Huit patientes d’un âge médian de 64 ans ont eu un SUA par voie robot-assistée avec abord postérieur du col durant la période étudiée. Le pad test pré-opératoire médian était de 300 gr/24h. Toutes les interventions étaient réalisées par le même opérateur aidé uniquement par un interne novice diffèrent à chaque fois. La durée médiane d’intervention était de 244minutes. Aucune plaie vaginale ou vésicale per-opératoire n’a été observée. La taille médiane de manchette était de 8cm (7,5–10). À 12 mois de suivi médian tous les SUA implantés étaient fonctionnels. Cinq patientes ne portaient aucune protection (62,5 %), quatre portaient 1 protection/j de sécurité (37,5 %), toutes se disaient satisfaites sauf une (87,5 %) qui demandait un traitement complémentaire pour des fuites par urgences persistantes (12,5 %).


Conclusion

L’implantation robot-assistée d’un SUA chez la femme par abord postérieur du col vésical est une variante technique simple, reproductible et sûre dont les résultats fonctionnels à court terme sont satisfaisants et comparables à ceux de la voie ouverte ou de la voie robot-assistée par abord antérieur du col vésical.

Implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire chez la femme : résultats à 3 ans de la voie antérieure
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 702-703


Objectifs

Récemment, plusieurs équipes ont rapporté des résultats préliminaires prometteurs de l’implantation du sphincter artificiel urinaire (SAU) AMS-800 par voie robot-assistée chez la femme. La confirmation de ces résultats à plus long terme reste pour autant nécessaire. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats à 3 ans de l’implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire par voie antérieure.


Méthodes

Toutes les patientes ayant eu une SAU-R entre mars 2012 et mais 2015 dans 5 centres français ont été incluses dans une étude rétrospective. L’indication était une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne (IS) chez toutes les patientes. La voie robot-assistée était la seule voie d’abord utilisée dans les 5 centres pour l’implantation de SAU chez la femme sur la période d’étude. Le critère de jugement principal était le résultat fonctionnel catégorisé comme suit : succès (continence complète : plus de protections), amélioré ou échec. Les survies sans révision (SSR) et sans explantation (SSE) ont été évaluées par la méthode de Kaplan–Meier.


Résultats

Vingt-quatre patientes ont eu un SAU par voie robot-assistée sur la période d’étude. L’âge médian était de 71 ans avec 19 patientes ayant un antécédent de bandelette sous-urétrale (79,2 %). Il y a eu 3 complications peropératoires (12,5 %) : une perforation du col vésical et 2 perforations vaginales. Cinq patientes ont eu des complications postopératoires (20,8 %) dont seulement une Clavien≥3 (4,2 %) : explantation de sphincter pour érosion vaginale a 1 mois postopératoire. Après un suivi médian de 40,5 mois, aucune autre explantation n’avait été effectué (Fig. 1) et seulement deux révisions avaient été nécessaires (8,3 %) à 30 et 36 mois pour dysfonctions mécaniques (Fig. 2). Les résultats fonctionnels en fin de suivi étaient : succès chez 19 patientes (79,2 %), amélioration chez 3 patientes (12,5 %) et échec chez 2 patientes (8,3 %).


Conclusion

Les résultats à moyen terme du SAU robot-assistée par voie antérieure confirment les résultats préliminaires prometteurs rapportés jusqu’alors par plusieurs équipes sans nouvelles explantations et avec seulement deux révisions (8,3 %) pour dysfonctions mécaniques après un suivi médian de 40,5 mois.

Impression 3D multi-tissu : un nouvel outil d’évaluation pré-transplantation rénale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 674


Objectifs

L’athérome des axes iliaques est fréquent chez les patients en attente de transplantation rénale. Chez certains patients cette athéromatose rend la stratégie chirurgicale difficile notamment concernant le choix du site d’anastomose. Le bilan standard ne permet pas toujours une évaluation optimale. L’objectif de ce travail a été de développé un outil d’évaluation de l’athéromatose par reconstruction tridimensionnelle en imagerie et impression 3D multi-tissue.


Méthodes

Les données DICOM issus de la tomodensitométrie sans injection ont été importées dans le logiciel open source 3D-slicer pour générer un modèle 3D en format STL (STereoLithography). Les seuils de −20HU (Unité Hounsfield) pour caractériser les portions de vaisseaux normales et de+300HU pour les portions avec des plaques athéromateuses calcifiées ont été utilisés. Le modèle a ensuite été imprimé grâce à’une imprimante multi-jet (Scalia, Cryla groupe, Besançon, France), permettant des couches de 0,028 microns d’une résine d’élastomère transparente souple (28 Shore A) pour l’aspect de vaisseaux non pathologique et des couches de résine dure opaque (Acrylonitrile butadiene styrene [ABS]) pour les plaques athéromateuses calcifiés.


Résultats

La concordance entre le modèle d’impression 3 D et la réalité a été analysée par 6 urologues tous expérimentés en transplantation selon les critères suivants : taille, aspect visuel, toucher, intérêt pour la planification chirurgicale, intérêt global. La taille a été évaluée à 8/10, aspect visuel 3/10, toucher 8/10, intérêt pour la planification chirurgicale 8/10 et l’intérêt global 8/10. Tous les urologues interrogés seraient prêts à utiliser cet outil pour l’évaluation des patients présentant une artériopathie sévère (Fig. 1).


Conclusion

l’impression 3D peut être un outil d’évaluation pré-transplantation chez certains receveurs sélectionnés. L’intérêt clinique de cet outil doit maintenant être évalué de manière prospective.

Incidence et morbi-mortalité des tumeurs de la voie excrétrice du transplant après transplantation rénale : étude multicentrique française
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 672


Objectifs

Les néoplasies sont la troisième cause de mortalité chez les transplantés rénaux et l’immunosuppression est reconnue comme facteur favorisant. Les tumeurs urothéliales du transplant restent anecdotiques et peu de cas sont rapportés dans la littérature.

L’objectif de cette étude a été d’évaluer l’incidence et la morbi-mortalité de ces tumeurs.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude multicentrique rétrospective dans 15 centres français membre du CTAFU. Entre le 01 janvier 1997 et le 31 décembre 2018 nous avons recensé 31 543 transplantations rénales (transplantations combinées exclues). Huit patients ont eu une tumeur de la voie excrétrice du transplant. Nous avons recueilli les données clinicobiologique de la tumeur au diagnostic initial, les modalités des traitements, les données de l’immunosuppression et du devenir oncologique des patients ainsi que le devenir du transplant. L’objectif principal a été l’incidence de ces tumeurs. Les objectifs secondaires ont été l’étude de la survie des patients et du devenir des transplants.


Résultats

L’incidence était de 25 pour 100 000 sur 21 ans. Le délai médian entre la transplantation et le diagnostic de tumeur était de 107 mois (7 à 202 mois). L’âge médian au diagnostic était de 61,5 ans. Cinquante pour cent présentait un carcinome urothélial de stade≥pT2. Sept patients ont eu un traitement chirurgical dont 4 néphro-urétérectomies avec arrêt des immunosuppresseurs, 1 urétérectomie segmentaire et 1 vaporisation laser. Un patient a eu une urétérectomie segmentaire première puis une transplantectomie pour récidive. Un patient était métastatique et a eu une chimiothérapie palliative. Avec un suivi médian de 37,59 mois, la survie globale était de 85,7 % [IC95 % : 33,4–97,8] à 36 mois. Trois patients ont gardé un transplant fonctionnel après traitement conservateur.


Conclusion

Dans la population des transplantés rénaux, les tumeurs urothéliales du transplant sont rares et nous rapportons la plus importante série sur une population caucasienne. La transplantectomie reste le traitement de référence pour la majorité des patients.

Incontinence urinaire d’effort après HoLEP : incidence et facteurs de risques
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 712-713


Objectifs

L’HoLEP est une technique d’énucléation endoscopique « trans-sphinctérienne » de la prostate au laser Holmium. Le sphincter urinaire peut être lésé pendant ce geste et entraîner une incontinence urinaire d’effort (IUE) postopératoire. L’objectif de cette étude a été d’évaluer l’incidence et les facteurs de risque de survenue d’une IUE au cours de la première année après HoLEP.


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective sur données observationnelles (no°CNIL 18-127) incluant tous les patients opérés d’un HoLEP pour une hypertrophie bénigne de prostate (HBP) symptomatique entre mai 2016 et décembre 2017. L’énucléation était réalisée selon la technique des 3 lobes. Les interventions étaient réalisées par 2 chirurgiens experts de la technique et par 4 opérateurs débutants. La continence était évaluée à 1, 3, 6 et 12 mois postopératoire à l’aide du questionnaire ICIQ-SF. Les facteurs prédictifs de survenue d’une IUE postopératoire ont été étudiés par une analyse réalisée en régression logistique à l’aide du logiciel SPSS 20.0.


Résultats

Parmi 207 HoLEP réalisés consécutivement au cours de cette période, 155 patients ont pu être évalués (Fig. 1). Les taux d’IUE de novo à 1, 3 et 6 mois postopératoire étaient de respectivement 11,0 %, 7,7 %, 3,9 %. Malgré la rééducation vésico-sphinctérienne l’IUE persistait chez 5 patients (3,2 %) à 12 mois. Seuls 2 patients (1,3 %) gardaient une protection pour IUE à 12 mois. Les scores ICIQ-SF moyen des patients avec IUE étaient de 10,3±6,09 et 8±4,24 à respectivement 1 mois et 12 mois (p =NS). En analyse univariée et multivariée, l’IMC>30 (OR, 4,69 ; IC95 % : 1,51–14,52 ; p =0,007), l’âge des patients>70 ans (OR : 16,23 ; IC95 % : 1,96–134,09 ; p =0,010), ont été identifié comme facteur indépendant de risque de survenue d’une IUE postopératoire respectivement à 1 et 3 mois.


Conclusion

Bien que le plus souvent transitoire, l’IUE après HoLEP semble être favorisée par le surpoids et un âge supérieur à 70 ans. Ces résultats nous suggèrent qu’il est important de tenir compte de ces critères pour le choix de la technique opératoire et les mesures préventives à mettre en œuvre (perte de poids, rééducation).

Index des auteurs
2019
- Index des auteurs
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 786-793


Influence de l’énucléation de prostate au laser Holmium (HoLEP) sur la fonction érectile : résultats d’une étude multicentrique sur 235 patients
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 721-722


Objectifs

L’altération de la fonction érectile (FE) n’est pas considérée comme une complication courante de la prise en charge chirurgicale des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) liés à une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). L’objectif de ce travail était de décrire l’évolution de la FE à 3 et 12 mois après énucléation laser de la prostate au laser holmium (HoLEP).


Méthodes

Une étude rétrospective multicentrique a été conduite sur 4 centres incluant un total de 235 patients sexuellement actifs avant leur prise en charge chirurgicale et opérés d’un HoLEP entre janvier 2016 et juin 2017. L’évaluation de la FE était faite par auto-questionnaire IIEF-5 à l’inclusion, à 3 mois et à 12 mois postopératoires. L’amélioration ou la dégradation de la FE étaient définies par une variation d’au moins 5 points du score IIEF-5.


Résultats

Les scores IIEF-5 médians préopératoire, à 3 et à 12 mois étaient respectivement de 19 [14,5–23], 18 [12,5–23] (p =0,15) et 19 [14–23] (p =0,45).

Trois mois après chirurgie, 9,8 % des patients rapportaient une amélioration, tandis que 15,3 % rapportaient une dégradation. Douze mois après la chirurgie, 13,2 % rapportaient une amélioration, tandis que 16,2 % rapportaient une dégradation. Bien que pour l’ensemble de la population de l’étude, on ne constatait aucun changement du score IIEF5 médian, une réduction statistiquement significative du score IIEF5 était observée dans le sous-groupe de patients présentant une FE normale en préopératoire passant de 23,9 en préopératoire à 21,8 à 3 et 12 mois (p2 étaient associés à une altération de la FE après HoLEP en analyse univariée) (Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3).


Conclusion

Cette évaluation multicentrique confirme que la fonction érectile n’est globalement pas altérée après HoLEP. Cependant certains patients voient leur fonction érectile diminuer et les patients ayant une FE préopératoire normale présentent une diminution significative du score IIEF-5 en postopératoire. Ces résultats sont importants à prendre en compte afin de mieux informer les patients lors de la consultation préopératoire.

Instillation postopératoire précoce (IPOP) comparée à l’instillation préopératoire immédiate (IPOI) de mitomycine C dans les tumeurs de la vessie. Étude de phase 2 randomisée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 694


Objectifs

L’IPOP est recommandée après la résection endoscopique des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle, de risque faible et intermédiaire. Elle est en pratique peu réalisée pour des raisons logistiques ou de contre-indications chirurgicales. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’une instillation immédiate préopératoire de mitomycine C (IPOI) comparée à l’IPOP.


Méthodes

Étude randomisée, multicentrique menée de novembre 2013 à novembre 2015 (accord CPP Ouest III 2012-004341-32) prévoyant l’inclusion de 54 patients ayant les critères suivants : une à deux tumeur(s) vésicale(s), primitive(s) ou récidivante(s), d’aspect endoscopique papillaire et une cytologie urinaire négative pour le haut grade. La résection endoscopique était suivie d’une cystoscopie systématique de contrôle à 3, 6 et 12 mois. Le critère de jugement principal était le délai avant récidive. Les critères de jugement secondaires étaient la proportion de récidive à 3 mois et 1 an, la proportion de patients n’ayant pas pu avoir l’instillation et l’évaluation de la tolérance à 1 mois (questionnaire BCI-Fr).


Résultats

Parmi les 35 patients inclus, 20 ont été assignés au bras IPOI et 15 au bras IPOP. La durée de suivi était comparable dans les 2 groupes : 12,3±1,6 mois dans le groupe IPOP et 10,2±4,5 mois dans le groupe IPOI. Dans le groupe IPOP, 2 patients n’ont pas eu l’instillation. La proportion de récidive dans les 2 bras n’était pas significativement différente (Tableau 1). De même pour la tolérance à 1mois qui était comparable dans les 2 bras (Tableau 2).


Conclusion

Cette étude de phase 2 est en faveur de la réalisation d’une phase 3 : il n’y avait pas de différence sur ce petit effectif en termes d’efficacité et de tolérance entre l’IPOI et l’IPOP mais comme attendu, la faisabilité (logistique, contre-indications) semblait meilleure en cas d’IPOI.

Instillation postopératoire précoce de mitomycine dans la voie excrétrice urinaire supérieure après traitement conservateur endoscopique : faisabilité et résultats préliminaires
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 653


Objectifs

Le traitement conservateur endoscopique des tumeurs de la voie excrétrice (TVEUS) est une alternative à la néphro-urétérectomie totale (NUT) pour les TVEUS de risque faible (taille<2cm, bas grade, unique). Cependant une méta-analyse récente a rapporté un taux de récidive locale et/ou vésicale élevé (77 %). L’objectif était d’évaluer l’instillation postopératoire précoce de mitomycine (IPOP) dans la VEUS pour diminuer le risque de récidive locale après traitement endoscopique.


Méthodes

Étude prospective comparative monocentrique incluant tous les patients qui ont eu un traitement endoscopique conservateur de TVEUS d’avril 2015 à juillet 2018. Quarante-neuf patients ont été inclus : 25 (groupe M+) ont eu une IPOP de mitomycine dans la voie excrétrice homolatérale dans les 24heures postopératoires vs. 24 (groupe M−) sans instillation.

Le critère de jugement principal était la récidive locale (vésicale et/ou urétérale). Le critère de jugement secondaire était le taux de complications selon le Clavien–Dindo.


Résultats

Vingt-quatre sur 25 patients du groupe M+ ont reçu l’instillation prévue : 18/24 (75 %) instillation de mitomycine 40mg/40mL par mono-J ; 6/24 (25 %) instillations sur sonde JJ+vésicale de mitomycine 40mg/100mL de sérum.

Les complications Clavien I–II et III–IV étaient respectivement 33 % et 8 % dans le groupe M+ vs. 37 % et 0 % dans le groupe M− (p >0,9). Aucune complication III–IV n’était liée à l’instillation.

Quinze patients ont été exclus de l’analyse oncologique : 2 NUT pour TVEUS de haut grade, 4 perdus de vue et 9 traitements adjuvants par instillations en induction.

La récidive locale, évaluée sur 15 patients M+ vs. 17 patient M−, était respectivement de 27 % vs. 53 %. L’analyse multivariée (Cox) a identifié l’instillation de mitomycine comme un facteur protecteur indépendant de récidive (HR 0,13 [0,03–0,66], p =0,01).


Conclusion

L’IPOP de mitomycine dans la voie urinaire supérieure après traitement conservateur de TVEUS de risque faible était faisable, bien tolérée et associée à une diminution significative du risque de récidive locale.

Intérêt de l’anastomose urétéro-urétérale terminolatérale dans la greffe rénale par donneur vivant apparenté en situation préemptive
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 734-735


Objectifs

Dans la greffe rénale, l’anastomose urétéro-urétérale terminoterminale est une alternative à l’anastomose urétéro-vésicale qui réduit le risque de reflux et facilite la prise en charge endourologique des complications éventuelles. Cependant, en situation préemptive avec diurèse résiduelle, cette anastomose nécessite de ligaturer en amont l’uretère du rein natif. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de l’anastomose urétéro-urétérale terminolatérale à l’anastomose urétéro-urétérale terminoterminale.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique, à partir de 398 patients opérés d’une transplantation rénale par donneur vivant apparenté (DVA) entre le 01/01/2011 et le 31/12/2018. Les patients inclus étaient en situation préemptive, sans antécédent de néphrectomie homolatérale. Le choix de la technique d’anastomose urinaire était laissé à la discrétion de 2 opérateurs expérimentés. Les données démographiques, peropératoires et postopératoires ont été comparés entre les 2 groupes : anastomose urétéro-urétérale terminolatérale (AUUTL) et anastomose urétéro-urétérale terminoterminale (AUUTT).


Résultats

Au total, 106 patients ont été inclus : 48 (45 %) ont eu une AUUTL et 58 (55 %) une AUUTT. Les 2 groupes étaient comparables pour l’âge, le sexe et le type de néphropathie. Il s’agissait d’une première greffe pour 98 % des patients. La durée opératoire, le saignement, le débit de filtration glomérulaire à j10 et le taux de complication postopératoire étaient identiques dans les 2 groupes. Cependant, dans le groupe AUUTT,5 patients (9 %) ont présenté des douleurs lombaires sur rein natif nécessitant un traitement antalgique, dont 1 patient a présenté une rupture de fornix traitée de manière conservatrice (Tableau 1). Après un suivi médian de 37,5 mois [17,2–57,5], le taux de survie de greffon était de 98 % avec un MDRD médian de 55,3mL/min [45–66] sans différence entre les groupes.


Conclusion

La technique d’AUUTL est faisable sans modification des Résultats néphrologiques au long cours. Elle pourrait permettre de prévenir les symptômes en rapport avec l’obstruction du rein natif dans le cadre des greffes préemptives.

Intérêt de l’héparinothérapie peropératoire au cours des transplantations rénales réalisées avec un rein prélevé sur donneur vivant, étude comparative multicentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 675


Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer les données relatives à l’administration d’héparine peropératoire au cours d’une transplantation rénale avec un rein prélevé sur donneur vivant (RDV).


Méthodes

Étude rétrospective multicentrique comparative réalisée de janvier 2002 à mai 2018. Comparaison des transplantations rénales avec RDV avec héparinothérapie, dans un premier centre ; avec des transplantations rénales après RDV sans héparinothérapie, dans un second centre. Pour le groupe avec héparinothérapie, le donneur et le receveur, recevaient chacun 25 UI/kg d’héparine, 3minutes avant clampage. Le critère de jugement principal était la survenue d’une thrombose vasculaire, le critère de jugement secondaire était la survenue d’un évènement hémorragique (transfusion ou reprise chirurgicale). Afin de déterminer l’impact de cette héparinothérapie et les facteurs associés aux thromboses et hémorragies, une série d’analyses statistiques a été réalisée sur les données périopératoires.


Résultats

Trois cent deux transplantations rénales ayant reçu de l’héparine ont été comparées à 96 transplantations rénales n’ayant pas reçu d’héparine. Les caractéristiques des patients étaient comparables entre les deux groupes, à l’exception d’une moindre proportion de transplantations ABO-incompatibles dans le groupe avec héparine (12,6 % vs 36,4 %, p <0,001). L’analyse univariée retrouvait une réduction du risque de thrombose avec l’utilisation d’héparine peropératoire (0 % vs. 16 %, p <0,001), et une augmentation du risque de thrombose associée aux antécédents cardiaques du receveur (OR=4,22 ; [1,51, 11,83] ; p =0,005). En analyse multivariée, seule l’ABO-incompatibilité (OR=2,87 ; [1,41 ; 5,74] ; p =0,003) était retrouvée comme facteur de risque de complication hémorragique.


Conclusion

Ces résultats ont permis de déterminer que l’utilisation d’héparine peropératoire diminue la survenue de thrombose vasculaire. Cette héparinothérapie doit être administrée à des patients sélectionnés selon leurs antécédents et doit être évitée en cas de transplantation ABO-incompatible, devant une majoration du risque hémorragique.

Intérêt de modèles tridimensionnels virtuels et physiques pour évaluation de la complexité tumorale rénale et la planification opératoire des néphrectomies partielles (étude UroCCR-63 : 3D-planning)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 757-758


Objectifs

La planification d’une néphrectomie partielle réside dans la capacité du chirurgien à reconstruire mentalement l’anatomie rénale à partir d’une imagerie et à évaluer la complexité tumorale. Les modèles 3D permettraient de s’affranchir de cette étape et gagner en vitesse et précision d’évaluation. Notre objectif était d’évaluer l’intérêt d’un modèle 3D imprimé « patient-spécifique » de rein tumoral sur la planification opératoire de NP complexes.


Méthodes

Six cas de tumeurs rénales complexes ont été modélisés grâce au scanner (logiciel Synapse Vincent, Fujifilm) puis imprimés en 3D (Stratasys-J750). Pour chaque cas, l’anatomie tumorale et vasculaire rénale a été interprétée par questionnaires par 3 groupes de chirurgiens (6 séniors, 8 assistants et 8 internes) et selon 3 modalités : scanner (référence), modèle 3D virtuel et modèle 3D imprimé. Les critères de jugement étaient : l’exactitude du RENAL score, le temps nécessaire à son calcul, la description de l’arborisation artérielle. Les réponses exactes étaient établies par un duo radiologue et chirurgien expérimentés. L’apport subjectif et la satisfaction à l’utilisation de ces modèles était évalué.


Résultats

Au total, 268 évaluations par questionnaires ont été réalisées. Le temps nécessaire pour établir le score de complexité RENAL était significativement différent entre les modalités évaluées, en faveur du modèle 3D imprimé (44 % de gain de temps par rapport au scanner, 20 % pour le modèle 3D virtuel, p <0,001). Cependant le taux d’exactitude était médiocre quel que soit le modèle ou l’expérience du chirurgien (entre 0 % [internes avec le scanner] et 45 % [séniors avec le scanner]). Les modèles imprimés semblaient particulièrement utiles pour évaluer l’anatomie artérielle (97,8 % d’exactitude pour le nombre d’artères rénales, 92,7 % avec le modèle virtuel et 85,1 % avec le scanner, p =0,01). Les participants jugeaient l’outil imprimé fortement utile pour faciliter la chirurgie (80,4 % de score 9–10 sur 10, p <0,001) et la compréhension anatomique (84,8 % de score 9–10 sur 10, p <0,001) (Fig. 1).


Conclusion

Notre étude suggère une faible reproductibilité du RENAL score en pratique clinique courante et ce indépendamment du niveau d’expérience du chirurgien. Les modèles 3D virtuels ou imprimés n’améliorent pas sa détermination. En revanche, ils améliorent significativement la compréhension de l’anatomie vasculaire et peuvent, de ce fait, être utiles à la planification opératoire de clampages suprasélectifs.

Intérêt des biopsies ciblées de prostate par rapport aux biopsies standards dans une cohorte de patients afro-caribéens
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 668-669


Objectifs

De nombreuses études ont démontré l’apport voire la supériorité des biopsies ciblées (BC) par fusion élastique dans la détection des cancers de prostate cliniquement significatifs. Nous avons voulu étudier l’intérêt des biopsies ciblées par rapport aux biopsies standards (BS) et à l’association des deux dans notre population de patients ayant une suspicion de cancer de prostate.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique de 241 patients, aux antécédents biopsiques divers, ayant bénéficié à la fois de biopsies standards et de biopsies ciblées sur des lésions identifiées par IRM multiparamétrique de prostate (classification PIRADS version 2) avec un système de fusion élastique IRM-échographie entre février 2017 et novembre 2018. Le critère de jugement principal était le taux de cancers cliniquement significatifs (CS) entre les groupes BS, BC et la combinaison biopsies ciblées et standards. Les critères de jugement secondaires étaient le taux de détection de cancer de prostate et la longueur de carotte maximale positive.


Résultats

La moyenne d’âge était de 66,9 années, le PSA et le volume prostatique moyens de 8,57ng/mL et 59,6 cm3. Le taux de cancers CS était significativement supérieur dans le groupe biopsies ciblées+standards par rapport aux BS et aux BC, (85 [35 %] contre 71 [29,5 %] et contre 55 [22,8 %], p <0,001). Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes BC et BS (p =0,145) (Tableau 1, Tableau 2). Les taux de détection de cancer de prostate étaient de 66 % contre 59,3 % et 42,3 % dans les groupes combiné, BS et BC respectivement, p <0,001. La longueur de carotte positive maximale (5,6mm±3,7 versus 3,6mm±3,3 ; p =0,003) est un facteur prédictif indépendant de CS sur les BC (OR=1,16 ; IC : 1,02–1,34 ; p =0,025).


Conclusion

Cette étude de cohorte de patients Afro-caribéens ne retrouve pas de différence entre le groupe biopsies ciblées et le groupe biopsies standards pour la détection des cancers de prostate cliniquement significatifs. La combinaison biopsies ciblées et biopsies standards améliore ce taux de détection.

Intérêt du traitement adjuvant par antiangiogénique versus surveillance après néphrectomie pour tumeur rénale M0 avec thrombus de la veine rénale ou de la veine cave (étude UroCCR-56)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 646


Objectifs

L’efficacité d’un traitement adjuvant antiangiogénique pour les cancers à cellules rénales (CCR) dits à haut risque n’est pas démontrée actuellement. La négativité des essais pourrait être liée à l’hétérogénéité des tumeurs incluses et la difficulté de cibler les tumeurs à haut risque de récidive. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt d’un traitement médical adjuvant dans le CCR avec thrombus de la veine rénale/cave.


Méthodes

Analyse rétrospective comparative, multicentrique portant sur les patients inclus prospectivement après consentement écrit dans la base de données française UroCCR (CNIL DR 2013-206 ; NCT03293563) et opérés pour CCR ≥ pT3a M0, avec thrombus de la veine rénale ou de la veine cave. Comparaison du groupe expérimental (traitement adjuvant) au groupe témoin (sans traitement adjuvant). Les critères de jugements étaient la survie sans métastase et la survie globale, évaluées selon la méthode de Kaplan – Meier et comparés par un test de Log-rank. Analyse multivariée selon modèle de Cox pour recherche de facteurs prédictifs de survie globale.


Résultats

Au total, 542 patients ont été inclus : 40 nephrectomies+traitement adjuvant et 502 nephrectomies+surveillance. Les caractéristiques démographiques et tumorale des 2 groupes étaient comparables, excepté pour l’âge et le sous-type histologique (Tableau 1). Le suivi médian était 24±26 mois. Dans les groupes Adjuvant− et Adjuvant+ la survie sans métastase à 1 an, 2 ans, 5 ans était respectivement 68 vs 86 %, 58 vs 68 % et 38 vs 53 % (p =0,03). La survie globale à 1 an, 2 ans, 5 ans était respectivement 83 vs 100 %, 73 vs 96 % et 58 vs 82 % (p =0,02). Dans un modèle multivarié incluant les caractéristiques épidémiologiques, histologiques et le stade (modèle de Cox), les facteurs prédictifs de survie globale étaient : le traitement adjuvant OR=0,3[0,1–0,9] p =0,04, le contingent sarcomatoïde OR=2,2[1,4–3,6] p =0,001, les emboles vasculaires OR=2,2[1,3–3,9] p =0,004 et le stade OR=9,3[4,0–21,8] p <0,001.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective ciblant les CCR avec thrombus de la veine rénale/cave, un traitement adjuvant (TKI, immunothérapie) était associé à une amélioration de la survie sans métastase et de la survie globale.

Introduction
Introduction
2019
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 795-796
       

La classification ISUP de 2014 comme critère d’indication d’un curage ganglionnaire lors d’une prostatectomie radicale chez les patients d’ascendance Africaine
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 659-661


Objectifs

Le curage ganglionnaire durant la prostatectomie radicale est indiqué chez les patients à haut risque, et risque intermédiaire en cas d’envahissement>5 % (nomogramme Briganti…). Ces recommandations sont basées sur des populations caucasiennes et les données manquent concernant les patients d’ascendance Africaine L’objectif est de montrer que le score ISUP seul serait un meilleur critère de décision dans l’indication du curage ganglionnaire pour cette population.


Méthodes

Une étude de cohorte monocentrique a été réalisée entre 2000 et 2016, incluant tous les patients Afro-caribéens traités par prostatectomie radicale, pour un cancer de risque intermédiaire ou élevé selon D’Amico. Les patients ont été reclassés et stratifiés selon la classification ISUP sur la biopsie de prostate. Des analyses de survie sans récidive biologique et avant mise en traitement de rattrapage ont été réalisées selon Kaplan–Meier. Des analyses uni- et multivariées de facteurs prédictifs de récidive biologique et avant mise en traitement de rattrapage selon le modèle de Cox ont également été effectuées.


Résultats

Au total, 1100 patients ont été inclus pour un suivi médian de 6 ans (Tableau 1). Il n’y avait pas de différence significative dans la survie sans récidive biologique (SSRB) à 5 (p =0,89), 10 ans (p =0,94), et avant traitement de rattrapage, entre les groupes intermédiaires et élevés selon D’Amico. En regroupant les patients ISUP 1, 2 (intermédiaire favorable) et ISUP 3, 4, 5 (groupe plus agressif), le groupe intermédiaire favorable avait une meilleure SSRB à 5 (p <0,0001), 10 ans (p <0,0001) (Fig. 1), et avant traitement de rattrapage (p =0,01). La réalisation du curage ganglionnaire n’améliorait pas la SSRB dans ce groupe intermédiaire favorable (ISUP 1 et 2) (p =0,75) (Fig. 2). Un PSA élevé, un score ISUP≥3, le stade pT3a/pT3b (pièce opératoire), les marges chirurgicales positives étaient des facteurs de risque de récidive biologique (analyse multivariée).


Conclusion

Chez les patients d’ascendance Africaine, le score ISUP seul, semble être un facteur pronostique fiable dans l’indication du curage ganglionnaire lors de la prostatectomie radicale pour les groupes intermédiaires et à haut risque. Ce curage pourrait donc être évité pour les patients ISUP 1 et 2. La création d’un nomogramme propre à cette population permettra d’affiner cette indication.