Base bibliographique

Chirurgie partielle du rein : information et consentement du patient
Partial nephrectomy: Patient information and consent
2019
- médico-légal
- Réf : Progrès FMC, 2019, 4, 29, F105


La découverte d’un nodule rénal de moins de 4cm est fréquente. La stratégie diagnostique et thérapeutique est bien codifiée dans les recommandations du comité de cancérologie de l’AFU. L’âge du patient, ses antécédents médicaux et chirurgicaux modulent la décision thérapeutique. Notre démarche thérapeutique et l’information donnée au patient sont toutes deux complexes. Au travers d’un cas clinique et de la décision médicolégale rendue par la commission de conciliation dans les suites d’un avis expertale, nous proposons d’aborder les éléments juridiques qui sous-tendent le devoir d’information du patient et l’obtention de son consentement. Quelques pistes pratiques ont été proposées afin de parfaire cette information et de la tracer dans le dossier médical.


The discovery of a renal nodule less than 4cm is common. The diagnostic and therapeutic strategy is well codified in the recommendations of the AFU Cancer Committee. The age of the patient, his medical and surgical history modulate the therapeutic decision. Our therapeutic approach and the information given to the patient are both complex. Through a clinical case and the medico-legal decision rendered by the Conciliation Commission following an expert opinion, we propose to address the legal elements underlying the duty to inform the patient and the patient obtaining his consent. Some practical ideas have been proposed to perfect this information and to trace it in the medical file.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / Défaut d’information / Perte de chance / Expertise médicolégale
Mots-clés:
partial nephrectomy / Lack of information / Loss of chance / Forensic expertise
Histoire naturelle du cancer de vessie infiltrant la musculeuse
2019
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2019, 4, 29, F117


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Mots clés:
hématurie / Colorimétrie / Réglette
Mots-clés:
hematuria / Colorimetric scale
L’échelle de lecture colorimétrique de l’hématurie (ELC-H) : un outil de standardisation des pratiques
Hematuria Color Scale: A simple tool for standardization of practices
2019
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2019, 4, 29, F112


Introduction

L’hématurie macroscopique est un symptôme fréquent en urologie. Selon son intensité, elle peut nécessiter une prise en charge urologique urgente. La description de l’hématurie est subjective et la transmission de l’information est peu fiable pouvant faire consulter en urgence à tort et à l’inverse entraîner un retard de prise en charge. Notre objectif a été de créer un outil simple d’évaluation objective de l’intensité de l’hématurie macroscopique.


Méthode

Nous avons élaboré une échelle de lecture colorimétrique à partir d’une banque de photographies de sacs collecteurs d’urines associées à la situation clinique. Ces photographies prises dans le service devaient refléter les différents types d’intensité d’hématurie macroscopique. À partir de ces images et après accord des professionnels de santé d’urologie (médecins, IDE, AS), nous avons défini 7 grades colorimétriques : le grade 0 correspondait à l’absence d’hématurie ; les grades de 1 à 3 décrivaient un saignement ancien avec une intensité croissante ; les grades de 4 à 6 décrivaient un saignement actif d’une intensité croissante ; les grades 5 et 6 ont été définis comme nécessitant une prise en charge urologique urgente. Ces 7 grades ont été retranscrits à partir d’un nuancier colorimétrique sur une réglette d’évaluation analogique visuelle. La réglette a été diffusée et évaluée auprès du personnel soignant puis des patients hospitalisés.


Résultats

La mise en œuvre de la réglette d’évaluation colorimétrique (ELC-H) a été effectuée dans le service d’hospitalisation permettant aux IDE de prévenir le médecin de la survenue d’une hématurie, de la quantifier objectivement et de saisir dans le dossier de soin informatisé le grade de l’hématurie au moment du recueil de diurèse. L’utilisation systématique a été rapidement acceptée. L’étape suivante a été de remettre aux patients à risque d’hématurie (néphrectomie partielle, NLPC, chirurgie prostatique et vésicale, traumatisme rénal…) une réglette leur permettant de recontacter le service en cas d’apparition ou d’aggravation d’une l’hématurie après leur sortie d’hospitalisation. Cette échelle colorimétrique est actuellement systématiquement utilisée par le personnel soignant d’urologie et remise aux patients. L’utilisation de l’échelle colorimétrique a été étendue à l’évaluation de la couleur des liquides de drainage des sites opératoires. Nous prévoyons de la diffuser aux autres professionnels de santé concernés : urgentistes, néphrologues, réanimateurs, bloc opératoire et SSPI. Les coûts de création et d’impression ont été modestes. À terme le développement d’un outil connecté est prévu.


Conclusion

L’échelle de lecture colorimétrique de l’hématurie (ELC-H) est un outil d’évaluation objective de l’intensité d’une hématurie macroscopique. D’utilisation simple, elle est devenue indispensable après quelques semaines d’utilisation par les professionnels de santé d’urologie. Elle permet une prise en charge urologique rapide et adaptée des hématuries macroscopiques.


Introduction

Macroscopic hematuria is a common symptom in urology. Depending on its intensity, it may require urgent urological management. The description of hematuria is subjective and the transmission of information is unreliable. This can lead to unnecessary urgent consultations or can lead to delays in management. Our goal was to create a simple tool for objective evaluation of the intensity of macroscopic hematuria.


Method

We developed a colorimetric reading scale from a collection of urine bag photographs associated with the clinical situation. These photographs taken in the department had to reflect the different types of intensity of macroscopic hematuria. From these images and after agreements of the department of urology health professionals (doctors and nurses), we have defined 7 color grades: grade 0 corresponded to the absence of hematuria; grades 1 to 3 corresponded to an ancient bleeding with increasing intensity; grade 4 to 6 corresponded to an active bleeding with increasing intensity; grades 5 and 6 have been defined as requiring urgent urological management. These 7 grades were transcribed from a standard color chart on a visual analog evaluation scale. The scale was disseminated and evaluated by the nursing staff and then by patients.


Results

The use of the colorimetric evaluation scale in the hospitalization service allowed the nurses to warn the doctor of the occurrence of hematuria, to quantify it and to enter the information in the medical file. Systematic use was quickly accepted by the nurses. The next step was to propose the scale to patients at risk of hematuria (especially for postoperative patients: partial nephrectomy, percutaneous nephrolithotomy, prostate and bladder surgery), using the scale they could recontact the service in case of appearance or aggravation of a hematuria after their discharge from hospital. We plan to distribute it to other departments concerned: emergency, nephrology, cardiology, intensive care unit. The cost of production of the scale was low, the development of a connected tool is planned.


Conclusion

Hematuria Color Scale is an objective evaluation tool for the intensity of macroscopic hematuria. Easy to use, it has become essential after a few weeks of use by urology department professionals. It allows rapid and adapted urological management of macroscopic haematuria.

Mots clés:
hématurie / Colorimétrie / Réglette
Mots-clés:
hematuria / Colorimetric scale
Prise en charge de l’ascite chyleuse postopératoire
Update on postoperative chylous ascites
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 4, 29, F95


L’ascite chyleuse postopératoire est une complication rare des chirurgies rétropéritonéales. Son diagnostic est clinique, confirmé par un liquide de drainage ou une ponction montrant un liquide d’aspect laiteux riche en triglycérides. Elle peut évoluer vers des complications nutritionnelles ou infectieuses sérieuses. Il n’existe pas de consensus sur la stratégie de prise en charge. Les traitements habituels sont un régime sans graisse associé à des triglycérides à chaînes moyennes, voire une hyperalimentation parentérale exclusive avec ou sans traitement par somatostatine. Une reprise chirurgicale ou une dérivation péritonéo-veineuse sont proposées en cas d’échec. Le traitement doit être adapté à chaque patient en fonction de la gravité de la pathologie et de son état clinique.


Postoperative chylous ascites is a rare complication of retroperitoneal surgery. The diagnosis is clinical and confirmed by a paracentesis retrieving milky liquid with high rate of triglyceride. The complications are nutritional and infectious and could be grave. There is no clear strategy for management. Usual treatments are low fat diet with medium chain triglycerid or IV nutrition and somatostatin. Lymphostasis surgery or peritoneo-veinous shunt can be proposed as a second line treatment. The treatment must be tailored to the patient, his clinical condition and the seriousness of ascites.

Mots clés:
Ascite chyleuse / Postopératoire / urologie
Mots-clés:
Chylous ascites / Postoperative / Urology
Prise en charge du cancer de prostate résistant à la castration (CPRC) non métastatique (M0) à l’ère des hormonothérapies de nouvelle génération et des imageries métaboliques
Treatment of non-metastatic castration-resistant prostate cancer (nmCRPC) at the era of new hormone-therapies and metabolic imaging
2019
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2019, 4, 29, F98


Introduction

Plusieurs études récentes se sont intéressées au cancer de prostate résistant à la castration (CPRC) non métastatique (M0).


Matériels et méthodes

Les études PROSPER, SPARTAN et ARAMIS sont présentées ainsi que les données sur le TEP-scanner.


Résultats

La définition du CPRC M0 est basée sur l’imagerie conventionnelle (scanner et scintigraphie osseuse) bien que le TEP-choline et -PSMA permette parfois de reclasser les patients en oligométastatique. En cas de maladie à haut risque (TD-PSA≤10mois), l’adjonction de l’enzalutamide ou de l’apalutamide augmente la survie sans métastase de 21,9–24 mois, avec une toxicité acceptable. Le darolutamide semble présenter moins d’effets indésirables cognitifs. En cas de lésion en imagerie métabolique, la prise en charge de type « metastasis directed therapy  » n’a pas encore été évaluée.


Conclusion

L’avènement de l’imagerie métabolique modifie la définition du CPRC M0 et les nouvelles hormonothérapies augmentent la survie sans métastase.


Introduction

Few recent studies have evaluated the non-metastatic (nm) castration-resistant prostate cancer (CRPC).


Material and methods

The PROSPER, SPARTAN and ARAMIS studies are presented with data on PET-CT.


Results

The definition of nmCRPC is based on conventional imaging (CT and bone scan) although cholin- and PSMA- PET/CT allow re-classification of patients in oligo-metastatic state. In case of high-risk disease (DT-PSA10months), the adjunction of enzalutamide or apalutamide increases the metastasis-free survival to 21.9–24months, with an acceptable toxicity. Darolutamide seems to present less cognitive side effects. When targets are found on metabolic imaging, metastasis directed therapy has still not been assessed.


Conclusion

The onset of metabolic imaging modifies the definition of nmCPRC and the new hormone-therapies increase the metastasis-free survival.

Mots clés:
cancer de prostate / Résistance à la castration / Non métastatique / Hormonothérapies / Imagerie métabolique
Mots-clés:
prostate cancer / Castration-resistance / Non-metastatic / Hormone therapy / Metabolic imaging
Prise en charge d’une rétention chronique d’urine en 2019
Management of chronic urinary retention in 2019
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 4, 29, F91


Introduction

La rétention chronique d’urine est une pathologie fréquente. Il n’existe pas de consensus sur la définition ainsi que la prise en charge de ce trouble mictionnel.


Méthodes

Nous avons effectué une bibliographie en nous appuyant sur les recommandations des associations américaines et européennes d’urologie, ainsi que sur le rapport du congrès 2018 de l’association française d’urologie pour définir la rétention chronique d’urine, les examens complémentaires nécessaires et les différentes options thérapeutiques.


Résultats

Pour les différentes sociétés savantes, la rétention chronique d’urine est définie par un résidu post-mictionnel supérieur ou égal à 300mL, sur deux examens paracliniques réalisés à 6 mois d’intervalle. Il est nécessaire de réaliser une évaluation du haut appareil comprenant une échographie et un contrôle de la fonction rénale, ainsi qu’une évaluation des troubles mictionnels par des questionnaires validés. Une évaluation urodynamique doit être réalisée lorsqu’un geste invasif est envisagé. Les patients asymptomatiques peuvent être surveillés, tandis qu’un traitement par auto-sondages, ou désobstruction chirurgicale pourra être proposé au patient symptomatique et/ou à risque (altération de la fonction rénale). Une hypo- ou acontractilité vésicale ne doit pas exclure la possibilité d’une désobstruction chirurgicale chez les patients sous auto-sondages.


Conclusion

Une rétention chronique d’urine nécessite une évaluation globale du patient comprenant le contrôle de la fonction rénale et de ses troubles du bas appareil urinaire. La prise en charge s’articulera entre les auto-sondages et un traitement chirurgical autour de l’évaluation urodynamique.


Introduction

Chronic urinary retention is a common pathology. There is no consensus on the definition and management of this voiding disorder.


Methods

We conducted a bibliography based on the recommendations of American and European urology associations, as well as on the report of the congress 2018 of the French Association of Urology to define the chronic retention of urine, the necessary examinations and the different therapeutic options.


Results

Chronic urinary retention can be defined by a post-void residual greater than or equal to 300ml, on two paraclinical examinations carried out at 6-month intervals. It is necessary to perform an evaluation of the upper urinary tract including an ultrasound and a control of the renal function, as well as an evaluation of the low urinary tract symptoms (LUTS). Urodynamic evaluation should be performed when surgery is considered. Asymptomatic patients may be monitored, while clean self-intermittent catheterization (CISC) or surgery may be proposed to the symptomatic and/or at risk patient (impaired renal function). Hypo- or bladder acontractility should not preclude the possibility of surgery in patients under CISC.


Conclusion

Chronic urinary retention requires an overall patient's assessment including control of renal function and evaluation of LUTS. The different therapeutic options will be discussed between CISC or surgery after an urodynamic evaluation.

Mots clés:
Rétention chronique d’urine / Auto-sondages / Hypocontractilité vésicale / Urodynamique
Mots-clés:
Chronic urinary retention / Clean intermittent self-catheterization / underactive bladder / Urodynamic
Un argument de plus en faveur de l’association d’inhibiteur du check-point immun à la BCG-thérapie pour le traitement des TVNIM.
2019

Commentaire de l’article Adaptive Immune Resistance to Intravesical BCG in Non-Muscle Invasive Bladder Cancer: Implications for Prospective BCG Unresponsive Trials publié par Kates M et al. Clin Cancer Res. 2019.

Efficacy and security of continent catheterizable channels at short and middle term for adult neurogenic bladder dysfunction
Efficacité et complications des cystostomies continentes à court et moyen terme chez le patient neuro-urologique
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 17, 29, 1047-1053


Introduction & Objectives


Mots clés:
Neurogenic bladder / Functional efficacity / Complications / urinary diversion / intermittent catheterization
Mots-clés:
T. / A. / J.-E. / P. / N.
Évaluation urodynamique de patients guéris d’incontinence urinaire d’effort post-prostatectomie radicale après implantation d’une bandelette sous-urétrale transobturatrice
Urodynamic evaluation of patients cured of their post-radical prostatectomy stress urinary incontinence following transobturator male sling implantation
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 17, 29, 1041-1046


Introduction

Le(s) mécanisme(s) responsable(s) de la restauration de la continence par implantation de bandelette sous-urétrale (BSU) pour incontinence urinaire post-prostatectomie radicale sont imparfaitement connus. Le but de cette étude a été d’évaluer les paramètres urodynamiques avant et après implantation d’une BSU uniquement chez des patients guéris de leur incontinence.


Patients et méthodes

Au total, 10 patients continents après implantation d’une BSU transobturatrice, sans antécédent de sténose urétrale ou d’irradiation pelvienne, ont été sélectionnés pour exploration urodynamique de manière aléatoire à partir d’une base de données. Les paramètres analysés ont inclus la profilométrie urétrale, avec mesure de la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) et de la longueur urétrale fonctionnelle (LUF), et ont été comparés à ceux obtenus en préopératoire. Les échantillons appariés ont été comparés grâce au test des rangs signés de Wilcoxon (StatPlus®).


Résultats

Les explorations urodynamiques ont été conduites après un délai médian de 9 mois (min 4 – max 34) suivant l’implantation d’une BSU. En postopératoire, une augmentation de 11cm H2 O de la PCUM médiane (p =0,09) et une augmentation de 14mm de la LUF médiane (p =0,13) ont été observé. Aucune des modifications urodynamiques n’a été statistiquement significative.


Conclusions

Après BSU, des modifications de la profilométrie urétrale sont observées, avec augmentations de la PCUM et de la LUF mais sans que celles-ci ne soient statistiquement significatives. Les limitations de notre étude incluent les biais inhérents à l’interprétation et la reproductibilité de la profilométrie urétrale, le nombre d’échantillons analysés, et le délai variable entre BSU et évaluation urodynamique postopératoire.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The mechanism(s) responsible(s) for continence recovery after male sling implantation for post-radical prostatectomy incontinence are imperfectly known. The goal of this study was to evaluate urodynamic parameters before and after male sling insertion, only in patients cured of their stress urinary incontinence.


Patients and methods

In total, 10 continent patients after transobturator male sling, with no history of urethral stenosis or pelvic radiation, were randomly selected from a database for urodynamic studies. Urodynamic parameters included urethral pressure profiles (UPP), with measurements of maximal urethral closure pressure (MUCP) and functional urethral length (FUL), and were compared with preoperative urodynamic data. Paired sampled were compared with the use of the Wilcoxon signed-rank test (StatPlus®).


Results

Urodynamic studies were performed after a median time of 9months (min 4 – max 34) following sling implantation. Postoperatively, a rise of 11cm H2 O in median MUCP (P =0.09) and an increase of 14mm in median FUL (P =0.13) were observed. None of the urodynamic changes was statistically significant.


Conclusions

Following sling implantation, modifications in UPPs were observed, with increases in MUCP and FUL but these increments were not statistically significant. Limitations to our study include biases inherent to the interpretation and reproducibility of urethral profilometry, the sample size, and the variable delay between sling implantation and postoperative urodynamic studies.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Bandelette sous-urétrale / Incontinence urinaire post-prostatectomie radicale / Urodynamique / Mécanisme d’action
Mots-clés:
Male sling / Post-radical prostatectomy urinary incontinence / Urodynamics / Mechanism of action
Faut-il remettre en vigueur l’ancienne dichotomie « urgences motrices » – « urgences sensitives » ?
Do we need to reconsider definitions of urgency?
2019
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2019, 17, 29, 1007-1010

Mots clés:
G. / B. / C.
Gaz vaginaux : revue de la littérature
Vaginal gas: Review
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 17, 29, 1035-1040


Objectif

Le but de cet article est d’effectuer une revue de la littérature sur les gaz vaginaux (GV)


Méthodes

Une revue de la littérature (base de données Medline-PubMed, Cochrane Library, Google Scholar) sans limite temporelle a été effectuée à partir des mots clés : “vaginal winds », « vaginal noise », « vaginal gas », « flatus vaginalis », « vaginal flatus », « colpophony », « Garrulitas vulvae », « vaginal laxity ».


Résultats

Sur 412 articles portant possiblement sur les GV, 15 ont été retenus et 99 sur 110 concernant l’hyperlaxité vaginale. Les GV apparaissent volontiers au cours de l’exercice physique mais aussi pendant et au décours immédiat du coït. Leur prévalence est variable, d’environ 20 %. Les mécanismes physiopathologiques sont mal élucidés mais témoignent probablement d’une hyperlaxité vaginale, elle-même secondaire à une défaillance musculaire du plancher pelvien conduisant à une augmentation du diamètre de l’hiatus vaginal. Les GV altèrent la fonction sexuelle chez la femme mais pas forcément celle du partenaire. Tampons et pessaires sont actuellement les traitements les plus proposés mais naturellement impossible à utiliser pendant les rapports sexuels. Certains résultats des traitements par lasers vaginaux semblent prometteurs.


Conclusion

Les GV semblent un symptôme fréquent, méconnu mais qui pourtant impacte parfois de manière importante la qualité de vie sexuelle des femmes. Accouchements et grossesses et plus généralement l’hyperlaxité vaginale en sont les causes principales. Rééducation périnéale, obturateurs vaginaux, chirurgie et laser vaginal sont les options thérapeutiques à proposer aux patientes demandeuses d’une prise en charge.


Objective

The aim of this article was to review the literature about vaginal winds (VW).


Methods

A literature review (Medline database, Cochrane Library and Google scholar) with no time limit was performed using keywords “vaginal winds”, “vaginal noise”, “vaginal gaz”, “flatus vaginalis”, “vaginal flatus”, “colpophony”, “Garrulitas vulvae”, “vaginal laxity”.


Results

From 412 articles about VW, 15 have been selected and 99 from 110 about vaginal laxity. VW occurs during physical exercises but also during and just after coïtus. The prevalence is about 20%. The pathophyiology of VW is probably a vaginal hyperlaxity itself secondary to pelvic floor muscles weakness and thus increased diameter of vaginal hiatus. VW alter sexual function in female patients but this sexual function seems not influenced in male partners. Tampons or pessaries are currently the most commonly proposed treatment (but naturally impossible to use during sexual intercourse), but some results from vaginal laser therapy are encouraging.


Conclusion

Data from the literature suggest that vaginal winds are frequent and seriously impact quality of life of female patients. Childbirth and more generally vaginal laxity are the main causes. Pelvic-floor exercises, tampons, pessaries, surgery and laser can be proposed in order to improve sexual function in patients seeking treatment.

Mots clés:
Gaz vaginaux / Vents vaginaux / Bruits vaginaux / Colpophonie / Laxité vaginale
Mots-clés:
Vaginal winds / Vaginal noise / Vaginal gas / Flatus vaginalis / Vaginal flatus
Préserver ou non l’utérus en cas de chirurgie du prolapsus : revue de la littérature
Uterine preservation or not during prolapse surgery: Review of the literature
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 17, 29, 1021-1034


Objectif

Évaluer l’impact de la réalisation d’une hystérectomie en cas de cure de prolapsus sur les résultats anatomiques, fonctionnels, les complications per et postopératoires par rapport à la conservation utérine.


Matériels et Méthodes

Nous avons réalisé une revue de la littérature sur Pubmed, Medline, Embase et Cochrane en utilisant les termes et MeSH (Medical Subject Headings of the National Library of Medicine) suivants : uterine prolapse ; genital prolapse ; prolapse surgery ; vaginal prolapse surgery ; abdominal prolapse surgery ; hysterectomy ; hysteropexy ; sacrocolpopexy ; surgical meshes ; complications ; sexuality ; neoplasia ; urinary ; incontinence ; cancer .


Résultats

Parmi les 168 résumés étudiés, nous avons retenu 63 articles. Il n’existait pas de différence significative en termes de résultats anatomiques et fonctionnels en cas de promontofixation (OR=2,21 [IC95 % : 0,33–14,67[) et en cas de chirurgie vaginale sans pose de prothèse (OR=1,07 [IC95 % : 0,38–2,99]). Il n’y avait pas non plus de différence en termes de symptomatologie urinaire ou de sexualité au décours quel que soit la voie d’abord. L’hystérectomie était associée à une morbidité plus importante (saignements, allongement du temps opératoire, allongement de la durée d’hospitalisation), un risque augmenté d’exposition prothétique en cas d’hystérectomie totale (8,6 % IC95 % : 6,3–11).


Conclusion

En l’absence de preuve de supériorité en termes de résultats anatomiques et fonctionnels, avec une augmentation du taux de complications, l’hystérectomie concomitante en cas de cure de prolapsus ne doit probablement pas être réalisée de manière systématique.


Objective

To evaluate the impact of hysterectomy in case of genital prolapse on the anatomical and functional results, and on per and post operative complications compared with uterine preservation.


Material and Methods

We conducted a review of the Pubmed, Medline, Embase and Cochrane literature using the following terms and MeSH (Medical Subject Headings of the National Library of Medicine): uterine prolapse; genital prolapse; prolapse surgery; vaginal prolapse surgery; abdominal prolapse surgery; hysterectomy; hysteropexy; sacrocolpopexy; surgical meshes; complications; sexuality; neoplasia; urinary; incontinence; cancer .


Results

Among the 168 abstracts studied, 63 publications were retained. Whatever performance of hysterectomy or not, anatomical and functional results were similar in abdominal surgery (sacrocolpopexy) (OR=2.21 [95% CI: 0.33–14.67]) or vaginal surgery (OR=1.07 [95% CI: 0.38–2.99]). There was no difference in terms of urinary symptoms or sexuality after surgery. Hysterectomy was associated to a higher morbidity (bleeding, prolonged operating time, longer hospital stay), to an increased risk of mesh exposure particularly in case of total hysterectomy (8.6%; 95% CI: 6.3–11).


Conclusion

In the absence of evidence of superiority in terms of anatomical and functional outcomes, with an increased rate of complications, concomitant hysterectomy with prolapse surgery should probably not be performed routinely.

Mots clés:
Prolapsus génital / hystérectomie / Hystéropexie / Préservation utérine / Hystéro-préservation
Mots-clés:
Genital prolapse / hysterectomy / Hysteropexy / Uterine preservation / Hysteropreservation
Troubles anorectaux chez les patients ayant une sclérose en plaques : physiopathologie, prévalence, impact et prise en charge
Anorectal disorders in patients with multiple sclerosis: Physiopathology, prevalence, impact, and management
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 17, 29, 1011-1020


Objectif

Les troubles anorectaux (TAR) sont fréquent chez les patients souffrant de sclérose en plaques (SEP) ; la prévalence de la constipation est estimée entre 35 à 54 % et celle de l’incontinence fécale (IF) entre 29 et 51 % (NP 4). Ces TAR contribuent à l’altération de la qualité de vie des patients (NP 4). L’objectif de cet article était de faire une revue de la littérature concernant la physiopathologie, la prévalence, l’impact et la prise en charge des TAR des patients ayant une SEP dans le but de sensibiliser les soignants à leur existence et ainsi fournir une aide pour optimiser le choix thérapeutique.


Matériel et méthodes

Une recherche bibliographique a été réalisée entre 2000 et 2019 et a permis de sélectionner 31 articles scientifiques, auxquels il a été nécessaire de rajouter des références pertinentes pour un total de 50 articles. Un niveau de preuve scientifique (NP) a été attribué à chaque article, sauf revue de littérature.


Résultats

L’origine des TAR est multifactorielle et inclut l’altération des voies neurologiques, une polymédication, des troubles du comportement et une perte d’autonomie (NP 4). Les patients ayant une SEP devraient être interrogés sur leurs habitudes intestinales et en cas de TAR avérés, une prise en charge spécifique devrait être proposée. La première étape concerne les règles hygiéno-diététiques et les habitudes de vie associées, si besoin à l’utilisation des laxatifs, suppositoires et/ou lavements (NP 4). En cas d’échec, des thérapies comme les massages abdominaux (NP 1 et 2), le biofeedback et les irrigations transanales peuvent être proposées (NP 4). Les irrigations coliques antérogrades peuvent être également une option (NP 4). La stimulation du nerf tibial postérieur nécessite de faire ses preuves (NP 4). L’implantation d’un neuromodulateur des racines sacrées se heurte, pour l’instant, à l’impossibilité de réaliser des IRM médullaires au décours. La stomie améliore la qualité de vie des patients et ne doit pas être proposée trop tardivement.


Conclusion

Un traitement efficace des TAR améliore la qualité de vie des patients, réduit l’incidence des troubles urinaires (NP 4).


Objective

Neurogenic bowel disorders (NBD) are frequently observed in patients with multiple sclerosis (MS); the prevalence of constipation is estimated to be 35–54 % and fecal incontinence between 29 and 51 % (LE 4). They contribute to the deterioration of patients’ quality of life (LE 4). The aim of this article is to review the literature on the physiopathology, prevalence, impact, and management of bowel disorders in patients with MS in order to educate caregivers about their existence and thus help them to optimize therapeutic choices.


Materials and methods

A bibliographic search was conducted between 2000 and 2019 and 31 relevant scientific articles were selected. Relevant references were subsequently added, bringing the total to 50 articles. A level of scientific evidence (LE) was assigned to each article, except for literature reviews.


Results

The origin of NBD is multifactorial and includes impairment of neurological pathways, polypharmacy, behavioural disorders, and loss of autonomy (LE 4). Patients with MS should be questioned about their bowel habits and, in cases of proven NBD, specific management options should be offered. The first step concerns the dietary and lifestyle rules associated with the use of laxatives, suppositories, and/or enemas (LE 4). In the event of failure, therapies such as abdominal massages (LE 1 and 2), biofeedback and transanal irrigation can be proposed (LE 4). Anterograde colonic irrigation may also be an option (LE 4). The efficacy of stimulating the posterior tibial nerve needs to be proven (LE 4). The implantation of a sacral neuromodulation device is, for the moment, difficult due to the impossibility of performing a spinal magnetic resonance imaging during follow-up. A stoma improves the quality of life of patients and should not be proposed too late.


Conclusion

Effective treatment of NBD improves the quality of life of patients and reduces the incidence of bladder disorders (LE 4).

Mots clés:
Troubles anorectaux / Constipation / Incontinence fécale / sclérose en plaques / Traitement
Mots-clés:
Neurogenic bowel disorders / Constipation / Fæcal incontinence / Multiple sclerosis / treatment
Concordances et facteurs prédictifs des biopsies dans les tumeurs rénales
Concordances and predictors of biopsies in renal tumors
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 955-961


Objectif

Évaluer la concordance entre l’histologie des biopsies des masses rénales et l’histologie définitive de la pièce d’exérèse tumorale en fonction des sous-types histologiques, et rechercher les facteurs prédictifs de non-concordance.


Matériels

Nous avons réalisé une étude mono-centrique rétrospective, incluant 156 patients atteints d’une tumeur rénale ayant bénéficié d’une biopsie de la masse avant traitement chirurgical. La sensibilité et la spécificité des biopsies des masses rénales pour le diagnostic histologique des différentes tumeurs rénales ont été calculées.


Résultats

Cent cinquante-huit biopsies de masses rénales ont été réalisées entre 2001 et 2016. Cent quarante-trois carcinomes à cellules rénales ont été retrouvés sur les pièces opératoires dont 135 avaient été diagnostiqués par la biopsie. Le taux de concordance global était de 88 %. Le taux de concordance pour la détermination du grade nucléaire de Furhman (bas grade vs haut grade) était de 72,9 %. La cohorte a été scindée en 2 groupes selon l’existence (groupe 1, n =139) ou l’absence de concordance (groupe 2, n =19). Les groupes 1 et 2 différaient par une prédominance masculine dans le groupe 1 (66 % vs 37 %, p =0,013), une distance entre le sinus et la tumeur supérieure à 4mm (65 % vs 42 %, p =0,05).


Conclusion

Dans la prise en charge du cancer du rein la ponction biopsie rénale est un examen fiable. Cependant, certains facteurs principalement liés à l’anatomie de la tumeur (tumeur intrasinusale) et à sa composition histologique participent à sa non-contribution diagnostique.


Niveau de preuve

4.


Aim

Evaluate the concordance between the renal lesions biopsy's histology and the final histology of the surgical specimen according to histological subtype, and search for predictive factors of non-concordance.


Material

We performed a monocentric retrospective study that included 156 patients suffering from a renal tumor that benefited a lesion biopsy before surgical treatment. Sensibility and specificity of the renal lesion's biopsy for histological diagnostic of the different renal tumors where calculated.


Results

One hundred and fifty-eight renal tumor biopsies were realized between 2001 and 2016. One hundred and forty-three renal cell carcinoma were found on the surgical piece, 135 were diagnosed on prior biopsy. Global concordance rate was 88%. For the establishment of the nuclear Fuhrmann grade, the concordance rate (low vs. high grade) was 72.9%. The cohort was divided into 2 groups according to the existence (group 1, n =139) or the absence (group 2, n =19) of concordance. Group 1 and 2 differed by the predominance of men in group 1 (66% vs. 37%, P =0.013), distance between the sinus and the tumor above 4mm (65% vs. 42%, P =0.05).


Conclusion

In renal tumor care, renal biopsy is a reliable testing. However, some factors most likely linked to the tumor anatomy (intra-sinusal tumor) and their histological composition were involved in the lack of non-contribution to the diagnosis.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cancer du rein / Biopsie / Fiabilité / morbidité
Mots-clés:
Renal cancer / Renal biopsy / Accuracy / Morbidity
Courbe d’apprentissage d’implantation de prothèse pénienne
Learning curve for inflatable penile prosthesis
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 947-954


Introduction

L’implantation de prothèse pénienne est un acte peu développé en France et seule une dizaine de chirurgiens réalisent la majorité des interventions chaque année. L’objectif principal est de définir le nombre minimal d’interventions nécessaires pour maîtriser cette technique opératoire (courbe d’apprentissage).


Matériel et méthodes

Étude de cohorte monocentrique rétrospective des premières primo-implantations de prothèses péniennes entre 2008 et 2016 dans un centre hospitalier universitaire. 68 implantations ont été effectuées consécutivement par un même opérateur. Ces 68 patients ont été répartis en deux groupes : les 20 premiers patients et les 48 derniers. Pour chaque patient, les paramètres suivants ont été mesurés : durée opératoire, complications per-opératoires, morbidité péri-opératoire selon la classification de Clavien, durée d’hospitalisation, ainsi que les résultats fonctionnels et de satisfaction du patient. Les données des patients inclus dans le premier ou deuxième groupe sont comparées par les test de Fischer ou de Wilcoxon.


Résultats

L’âge moyen était de 58,2 ans. La durée opératoire moyenne était de 87,7minutes. Le taux de complication total était de 16,2 %. Cinq patients du premier groupe contre 3 patients du deuxième groupe présentaient une complication post-opératoire de grade 3 selon Clavien. Ces complications comprenaient 5 infections, une érosion, un paraphimosis irréductible et une dysfonction de prothèse. Cette différence était significative (p =0,043). La durée moyenne d’hospitalisation était significativement inférieure dans le deuxième groupe (p =0,004). Il n’existait pas de différence significative concernant le taux de satisfaction avec le score EDITS (p =0,52) ou l’échelle de Likert (p =0,72).


Conclusion

Cette étude rétrospective monocentrique suggère que la courbe d’apprentissage pour maîtriser cette technique chirurgicale à nécessité de réaliser 20 interventions pour ce chirurgien. Une formation spécifique pourrait permettre de diminuer ce nombre mais nécessite une évaluation complémentaire.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Inflatable penile prosthesis surgery is relatively rare in France, and around ten surgeons perform most of this surgery.

The objective of this study was to define the learning curve concerning this surgery.


Methods

This study is a retrospective monocentric cohort of first time implantation of inflatable penile prosthesis between 2008 and 2016 in a university hospital. 68 consecutive patients underwent this procedure performed by a single surgeon. These patients were dispatched into two groups: a group of the first 20 patients and a group of the 48 last patients. For each patient, multiple parameters were measured including: duration of surgery, per operative complications, post operative morbidity according to Clavien classification, length of stay, and functional satisfaction. Parameters were compared using Fisher or Wilcoxon tests.


Results

Patients were on average 58.2 year old and average operating time was 87.7minutes. The average complication rate was 16.2%. Five patients from the first group and 3 patients from the second group presented a grade 3 post operative complication according to Clavien classification. The complications included 5 infections, one erosion, one irreductible paraphimosis and a prosthesis dysfunction. This difference was statistically significative (P =0.043). The average duration of hospitalization was significantly shorter in the second group (P =0.004). There was no significative difference concerning the satisfaction using the EDITS score (P =0.52) or a Likert scale (P =0.72).


Conclusion

In this monocentric and retrospective study, the learning curve for first time implantation of inflatable penile prosthesis is acquired after 20 surgeries. Specific training could lower this number, but needs further evaluation.


Level of evidence

3.

Mots clés:
dysfonction érectile / Prothèse pénienne / Courbe d’apprentissage / Implants péniens
Mots-clés:
Learning curve / Inflatable penile prosthesis / erectile dysfunction
État actuel de la résistance en France d’ E. coli au triméthoprime dans les infections urinaires aiguës simples
Current state of resistance of E.   coli to trimethoprim in uncomplicated urinary tract infections in France
2019
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 943-946


Objectif

L’objectif de cette étude fut d’évaluer le niveau de résistance du triméthoprime seul (TMP) vis-à-vis de souches d’E. coli isolées des urines de femmes ayant une cystite simple aiguë en milieu communautaire.


Patients et méthodes

Étude réalisée pendant 9 mois en 2017–18. Au total, 351 prélèvements ont été analysés. La culture a été faite selon les techniques usuelles et l’antibiogramme, réalisé selon les recommandations du CA-SFM.


Résultats

Le taux de résistance au TMP était de 16,5 % (58/351). Seules 11 souches d’E. coli (3 %) productrices de BLSE ont été retrouvées, dont 5 sensibles au TMP.


Conclusions

Le taux de résistance d’E. coli au TMP reste inférieur à 20 %, seuil du choix d’un traitement probabiliste d’une infection non grave. Considérant la bonne tolérance du TMP et son faible effet sur le microbiote en traitement court, il est licite de proposer le TMP seul dans le traitement probabiliste de la cystite aiguë simple.


Objective

The objective of this study was to assess the level of resistance of trimethoprim alone (TMP) with respect to E. coli strains isolated from the urines of women with simple acute cystitis in community.


Patients and methods

Prospective study realized for 9 months in 2017–18. A total of 351 urine samples were analyzed. Culture has been made according to the usual techniques and antibiogram was carried out according to the recommendations of the CA-SFM.


Results

The rate of resistance to TMP was 16.5% (58/351). Only 11 strains of E. coli (3%) producing ESBL were found, 5 of which were sensitive to TMP.


Conclusion

The resistance rate of E. coli to TMP remains below 20%, the threshold for choosing a probabilistic treatment of a non-serious infection. Considering the good tolerance of TMP and its weak effect on the microbiota during a short treatment, one can propose TMP alone in the probabilistic treatment of simple acute cystitis.

Mots clés:
Triméthoprime / Cystite aiguë simple / / / Résistance
Mots-clés:
Trimethoprim / Simple acute cystitis / / / Résistance
Évaluation rétrospective multicentrique de l’efficacité de bandelettes sous urétrales quatre bras et ajustables dans la prise en charge des incontinences urinaires légères et modérées après prostatectomie totale
Retrospective multicentric evaluation of the efficacy of four-arms and adjustable male slings in the management of mild and moderate urinary incontinence after radical prostatectomy
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 989-994


Objectifs

Réaliser une évaluation rétrospective multicentrique de l’efficacité de bandelettes sous urétrales en première intention dans la prise en charge des incontinences urinaires légères et modérées après prostatectomie totale.


Matériel et méthode

Nous avons réalisé une étude multicentrique incluant tous les patients présentant une incontinence urinaire d’effort légère à modérée après prostatectomie totale ayant bénéficié de la pose de bandelettes ajustables ou de bandelettes quatre bras en première intention. Nous avons recueilli le nombre de protections avant l’intervention ainsi qu’un an après la pose de bandelette.


Résultats

Une bandelette 4 bras ou ajustable a été posée à 65 hommes. Le taux de guérison était de 33,3 % (n =5) pour Remeex, 52 % (n =13) pour TOMS et 46,7 % (n =12) pour les Virtue (p =0,07). Le taux d’échec était de 26,7 % (n =4) pour Remeex, 24 % (n =6) pour TOMS et 40 % (n =10) pour les Virtue (p =0,18). Le taux global de complication était 40 % (n =6) pour Remeex, 28 % (n =7) pour TOMS et 16 % (n =4) pour les Virtue (p =0,19).


Conclusion

Cette étude confirme que les bandelettes sous urétrales sont une thérapeutique efficace chez les patients présentant une incontinence urinaire légère ou modérée.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Objective of the study to carry out a retrospective multicentric evaluation of the efficacy of male slings in the management of mild and moderate urinary incontinence after radical prostatectomy.


Method

We performed a multi-center study that included all patients with mild to moderate urinary stress incontinence after radical prostatectomy with adjustable slings or four-arm slings. We collected the number of protections before the procedure and one year after the application of the male sling.


Results

A 4 arms or adjustable sling was put to 65 men. The cure rate was 33.3% (n =5) for Remeex, 52% (n =13) for TOMS, and 46.7% (n =12) for Virtue (P =0.07). The failure rate was 26.7% (n =4) for Remeex, 24% (n =6) for TOMS, and 40% (n =10) for Virtue (P =0.18). The overall complication rate was 40% (n =6) for Remeex, 28% (n =7) for TOMS, and 16% (n =4) for Virtue (P =0.19).


Conclusion

This multicentric retrospective series confirms that male slings are a usefull therapy for patients with mild or moderate urinary incontinence.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Bandelettes sous-urétrales / incontinence urinaire / Prostatectomie totale
Mots-clés:
Male slings / Urinary incontinence / radical prostatectomy
Health care utilization by men with prostate cancer during the year before their death: A 2015 population-based study
Recours aux soins des hommes présentant un cancer de la prostate dans l’année précédant leur décès: une étude en population en 2015
2019
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 995-1006


Introduction


Mots clés:
prostate cancer / Place of death / End of life / Health care utilization / Costs
Mots-clés:
A. / T. / A. / C. / X.
IRM de prostate et dépistage : enquête de la pratique auprès des médecins généralistes de Bourgogne-Franche-Comté
Prostate MRI and screening: Practice survey with general practitioner of the “Bourgogne-Franche Comté” region
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 974-980


Objectif

Notre enquête avait pour objectif de décrire les pratiques des médecins généralistes concernant le dépistage du cancer de prostate, la prescription d’IRM prostatique et de rechercher les facteurs associés à la prescription d’une IRM prostatique (IRMp).


Méthode

Un questionnaire a été adressé à 1127 médecins généralistes de Bourgogne–Franche Comté avant la publication des dernières recommandations du CCAFU.


Résultats

93 médecins ont répondu soit un taux de réponse de 8,3 %. Quatre-vingts médecins (86 %) répondaient réaliser un dépistage du cancer de prostate. Les principaux moyens utilisés étaient le dosage du PSA seul (23 praticiens, 28,8 %) ou l’association dosage du PSA et toucher rectal (36 praticiens : 45 %). À noter que 31 praticiens (39 %), ne réalisaient pas le Toucher Rectal (TR) dans le cadre du dépistage du cancer de prostate. Trente-deux médecins prescrivaient des IRMp (34,5 %.) avant toute consultation en urologie. Les principales indications étaient plusieurs dosages de PSA anormaux (27 soit 84,4 %) et/ou toucher rectal suspect (15 soit 46,9 %). Les raisons de cette prescription étaient principalement la possibilité de gain de temps pour la prise en charge du patient. Le dépistage était réalisé indépendamment des caractéristiques démographiques des médecins interrogés De même, la prescription de l’IRM de prostate n’était pas en lien avec la réalisation ou non du dépistage du cancer de prostate quel que soient les moyens de dépistages utilisés.


Conclusion

Il semble que la prescription de l’IRMp soit déjà entrée dans les habitudes de prescription d’un certain nombre de médecins généralistes.


Niveau de preuve

4.


Purpose

The goal of our study was to describe general practitioner's (GP) practice regarding prostate cancer screening, the prescribing of prostate MRI and to investigate the factors associated with the prescribing of prostate MRI (pMRI).


Methods

A survey was addressed to 1127 GP of the “Bourgogne–Franche Comté” region before the new CCAFU's guidelines publication.


Results

93 practitioners responded, giving a response rate of 8.3%. Eighty GP (86%) responded performing prostate cancer screening. The main means used were the assaying of PSA alone (23 practitioners, 28.8%) or the combination of PSA dosage and digital rectal examination (36 practitioners: 45%). It should be noted that 31 practitioners (39%) did not perform digital rectal examination as part of prostate cancer screening. Thirty two physicians prescribed pMRIs (34.5%.) before any urological consultation. The main indications were several abnormal PSA assays (27 GP, 84.4%) and/or suspicious rectal examination (15 GP, 46.9%). The main reason of this prescription was the gain of time for patient or urologist. Screening was carried out independently of the demographic characteristics of the physicians interviewed. Similarly, the prescription of prostate MRI was not related to the achievement of prostate cancer screening or the screening methods used.


Conclusion

It seems that the prescription of pMRI has already become part of the prescribing habits of a number of general practitioners.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cancer de prostate / IRM / Médecine générale
Mots-clés:
prostate cancer / MRI / general practice
Lithiase urinaire héréditaire : expérience d’un service de néphrologie
Inherited kidney stones: A nephrology center experience
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 962-973


Introduction

Les facteurs génétiques sont à prendre en considération dans le diagnostic étiologique de la lithiase urinaire. Le but de cette étude rétrospective est de déterminer les caractéristiques cliniques, métaboliques et évolutives de la lithiase urinaire héréditaire chez nos patients.


Matériels et méthodes

Sur une période de 10 ans allant de 2008 à 2018, nous avons colligé 60 cas de lithiase urinaire héréditaire. Les malades ont été adressés pour, un suivi à un âge adulte d’un service de pédiatrie dans neuf cas, un bilan étiologique dans 42 cas et pour une insuffisance rénale chronique dans neuf cas.


Résultats

Il s’agit de 35 hommes et de 25 femmes avec un genre ratio H/F : 1,4. L’âge moyen au moment du diagnostic de la cause héréditaire de la lithiase urinaire était de 28,6 ans (3 mois–63 ans). Le délai moyen entre le début de la lithiase urinaire et le diagnostic étiologique était de 8 ans (0–42 ans). Nous avons noté 31 cas de cystinurie, 18 cas d’hyperoxalurie primaire de type 1 avec deux mutations du gène AGXT (I244T dans 14 cas et 33-34 Insc dans 3 cas) et 11 cas de tubulopathie rénale. Quatorze patients avaient une insuffisance rénale chronique dont cinq au stade terminal. La cristallurie était positive dans 62 % des cas. L’analyse morpho-constitutionnelle des calculs a été faite dans 37 cas et a contribué au diagnostic dans 29 cas. Après un suivi moyen de 16 ans, nous avons noté une fonction rénale normale dans 42 cas, une insuffisance rénale chronique dans sept cas, une prise en charge en dialyse dans 10 cas tous atteints d’une HOP type 1 et une transplantation rénale dans un cas.


Conclusion

Le diagnostic étiologique de la lithiase urinaire héréditaire dans notre étude a été fait avec un retard important. La cystinurie a constitué l’étiologie la plus fréquente et l’hyperoxalurie primaire était l’affection la plus grave.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Genetic factors must be considered in etiological diagnosis of urinary lithiasis. The aim of this study was to determine clinical, metabolic characteristics and the progression of hereditary urinary lithiasis in our patients.


Methods

A retrospective study was conducted between 2008 and 2018 and 60 patients were included. Patients were referred to our department from pediatrics departments to be followed-up in adulthood in 9 cases, for etiological investigation in 42 cases and for chronic renal failure in 9 cases.


Results

Thirty-five men and twenty-five women were enrolled in this study with a M/F sex ratio equal to 1.4. The mean age at the time of diagnosis of the hereditary character of the urinary lithiasis was 28.6years (3months–63years). The average delay between the onset of the lithiasis disease and the etiological diagnosis was 8years (0–42years). We noted 31 cases of cystinuria, 18 cases of primary hyperoxaluria type 1 with two mutations (I244T in 14 cases, 33-34 Insc in 23 cases) and 11 cases of renal tubulopathy. Fourteen patients were affected with chronic renal failure, of which five were in the end-stage renal disease. Crystalluria was positive in 62% of cases. The morpho-constitutional analysis of stones was performed in 37 cases and it contributed to the diagnosis in 29 cases. After an average follow-up of 16years, we noted normal renal function in 42 cases, chronic renal failure in 7 cases, hemodialysis in 10 cases all with primary hyperoxaluria and transplantation in 1 case.


Conclusion

The etiological diagnosis of hereditary urinary lithiasis in our study was made with considerable delay. Cystinuria was the most frequent etiology and primary hyperoxaluria was the most serious affection.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Hyperoxaliurie / Tubulopathie rénale / Cystinurie / Maladie héréditaire
Mots-clés:
Kidney stones / Cystinuria / Hyperoxaliuria / Inherited disease / Renal tubulopathy
Quand introduire une hormonothérapie après prostatectomie totale avec curage ganglionnaire positif ? Étude des facteurs influençant le délai d’introduction de l’hormonothérapie
When to introduce hormone therapy after total prostatectomy with positive lymph nodes? Study of the factors influencing the time of introduction of hormone therapy
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 16, 29, 981-988


Introduction

L’hormonothérapie adjuvante, selon Messing, est le traitement de référence après prostatectomie totale et envahissement ganglionnaire. Néanmoins, ce traitement a des effets secondaires et à l’heure du taux de PSA et du curage étendu, ce dogme est remis en cause. Le but de cette étude est de décrire les caractéristiques oncologiques des patients pouvant expliquer le délai d’introduction d’une hormonothérapie chez les patients avec envahissement ganglionnaire.


Méthodes

Étude monocentrique, rétrospective portant sur 161 patients opérés novembre 1988 à février 2018 dans notre institution, ayant eu une prostatectomie totale dont le curage s’est révélé positif. Pour chaque patient, ont été relevées les données pré opératoires (âge, stade clinique, résultats des biopsies prostatiques, classification de d’Amico) et postopératoires (résultats anatomopathologiques, nombre de ganglions retirés et envahis). La date d’introduction de l’hormonothérapie a été notée. La survie sans traitement hormonal a été établie selon la courbe de Kaplan–Meier et les facteurs oncologiques pré et post opératoires pouvant influencer la mise sous hormonothérapie ont été recherchés selon les tests de Chi2 et de Student, la différence étant significative si p <0,05.


Résultats

Le nombre moyen de ganglions prélevés était de 12 [1-40]. Le nombre moyen de ganglions envahis était de 2,5 [1-24], le pourcentage moyen de ganglions envahis de 25 % (2,5-100). Avec un suivi moyen de 95 mois (3-354), 88 patients (54,6 %) n’avaient pas de traitement hormonal. Le délai moyen avant introduction d’un traitement hormonal était de 40 mois [0-310]. La survie actuarielle sans hormonothérapie était à 3 ans de 52 % et à 5 ans de 51 %. Seul le pourcentage de ganglions envahis apparaissait comme un facteur déterminant le délai d’introduction d’une hormonothérapie. (29,32 % vs 21,99 % ; p =0,047). La survie sans traitement hormonal était significativement plus élevée chez les patients présentant un envahissement ganglionnaire inférieur à 25 % (p <0,0001) et lorsque le nombre de ganglion envahi était supérieur à 2 (p =0,0294).


Conclusion

L’envahissement ganglionnaire est un facteur de mauvais pronostic après prostatectomie totale qui conduit à la mise sous hormonothérapie. Notre étude a identifié le pourcentage et le nombre de ganglions envahis comme facteurs permettant d’identifier un groupe de patients qui pourrait bénéficier d’un retard d’introduction de cette hormonothérapie.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Adjuvant hormone therapy is the standard treatment after total prostatectomy with positive lymph node. However, this treatment has side effects and at the time of the PSA era and extensive lymph node dissection, this principle is questioned. The aim of this study is to describe the oncological characteristics of patients that may explain the delay in introducing hormone therapy in patients with positive lymph node.


Methods

Monocentric, retrospective study of 161 patients from November 1988 to February 2018 in a single French University Hospital, having undergone radical prostatectomy with positive lymph nodes on pathology. For each patient, preoperative data (age, clinical stage, biopsy results, d’Amico classification) and postoperative data (pathological results, number of lymph nodes removed, number of positive lympnodes, recurrence free survival, specific survival and overall survival) were collected. The date of introduction of hormone therapy was noted and survival without hormonal therapy was established according to the Kaplan Meier curve. The pre- and post-operative oncological factors that could influence hormone therapy introduction were investigated with Chi2 and Student tests (statistically significant when P <0.05).


Results

The mean number of lymph nodes removed was 12 [1-40]. The mean number of positive lymph nodes was 2.5 [1-24], the mean percentage of positive lymph nodes was 25% (2.5-100). After a mean follow-up of 95 months (3-354), 88 patients (54.6%) had no hormonal treatment. The average time to hormonal treatment was 40 months [0-310]. At 3 years, survival without hormone therapy was 52% and 51% at 5 years. Only the percentage of positive lymphnodes appeared to be a significant predictor of the introduction of hormone therapy. (29.32% vs. 21.99%, P =0.047). Hormone-free survival was significantly higher in patients with lymph node involvement less than 25% (P <0.0001) or with less than 2 positive lymph nodes (P =0.0294).


Conclusion

Lymph node invasion is a factor of poor prognosis after total prostatectomy and leads to introduce hormone therapy. Our study identified the percentage and number of positive lymph nodes as factors that identify patients who may be delayed in introducing this hormone therapy.


Level of proof

3.

Mots clés:
Résultats oncologiques / cancer de prostate / Métastases ganglionnaires / Prostatectomie totale / Hormonothérapie
Mots-clés:
Oncological outcomes / prostate cancer / Lymph node metastases / total prostatectomy / Hormone therapy
Pénurie des traitements adjuvants pour les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle
2019
  • Pénurie de mitomycine C pour laquelle l’AFU et l’ANSM ont validé l’épirubicine comme alternative de traitement.
  • Pénurie de BCG justifiant une gradation de la sévérité des patients pour guider la décision thérapeutique : le CCAFU propose un score.
  • Le CCAFU insiste dans ses recommandations sur la qualité de la résection et de la surveillance endoscopique et cytologique des patients.
ALF-ONE (Alfuzosine Once daily)
2019
- Réf : Elhilali M et al, BJU Int. 2006 Mar;97(3):513-9 Vallancien G et al, BJU Int. 2008 Apr;101(7):847-52

Classe thérapeutique 
Alpha-bloquant

Molécule 
Alfuzosine LP 10 mg

Objectif principal
Efficacité à long terme de l’alfuzosine LP 10 en prise quotidienne

Population de l’étude
Patient tout venant avec SBAU gênants compatibles avec OSV liée à HBP
689 patients inclus
443 patients avec un suivi à 36 mois
378 patients encore sous traitement médical avec un suivi à 36 mois

Méthodologie
Etude de cohorte prospective

Conclusion
Conclusion
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 896-897

  Conclusion

Mots clés:
P. / E. / G. / Y.
Mots-clés:
Kidney cancer / Elderly / Immunothérapies / Targeted therapies
Évaluation du patient âge présentant un cancer
Evaluation of the elderly patient with cancer
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 807-827

But

Expliquer la notion de fragilité, puis expliquer le caractère indispensable de la détection de fragilités chez le patient âgé et, en cas de fragilité suspectée, la nécessité d’une évaluation gériatrique. Décrire les modalités de cette évaluation du patient âgé présentant un cancer, la place que doivent tenir les résultats de cette évaluation dans la prise de décision thérapeutique, ainsi que le rôle du gériatre dans le parcours de soin.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase, ainsi que sur les sites internet des sociétés savantes de gériatrie, de l’Institut national du cancer à partir des mots-clés suivants : personne âgée, gériatrie, cancer, fragilité, évaluation, décision.

Résultats

La détection de fragilités a pour objectif d’optimiser les soins pour maintenir l’indépendance, voire la survie, du patient. La prévalence de la fragilité augmente avec l’âge et le diagnostic de cancer. La détection des fragilités du patient âgé présentant un cancer est réalisée à l’aide du questionnaire G8 recommandé par l’INCa. En cas d’anomalie ou de justification clinique, le patient reçoit alors une évaluation gériatrique, procédure multidimentionnelle et multidisciplinaire. Le clinicien peut faire appel pour cela à l’UCOG de la région dans laquelle il exerce. La pertinence des décisions de soin se fondera sur les résultats de cette évaluation. Le gériatre se positionne comme un partenaire crucial qui sera impliqué dans tout le parcours de soins.

Conclusion

La détection de fragilités chez le patient âgé présentant un cancer est une obligation. L’évaluation consécutive peut être assurée l’UCOG de la région considérée. Les résultats de l’évaluation serviront de base pour toute prise de décision thérapeutique et la préservation de l’indépendance du patient restera la priorité.

Purpose

To explain the notion of frailty, then to explain how crucial is the detection of frailty detection in the elderly patient, and, in cases of suspected frailty, how crucial is the need for geriatric assessment. To describe (i) how this assessment of the elderly cancer patient is performed, (ii) how the results of this geriatric assessment must drive the decision making, and (iii) the role of the geriatrician in the care pathway.

Method

Bibliographic research from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase, as well as on the websites of scientific geriatric societies, from the National Cancer Institute using the following keywords: elderly, geriatrics, cancer, frailty, assessment, decision making.

Results

The goal of frailty detection is to optimize care, to maintain the independence and the survival of the patient. The prevalence of frailty increases with the age and the diagnosis of cancer. Detection of frailty in the elderly patient with cancer is performed using the G8 questionnaire recommended by the INCa. In case of anomaly or clinical justification, the patient receives a geriatric assessment, which is a multidimensional and multidisciplinary procedure. The clinician can call on the UCOG of the region in which he practices. The relevance of medical decisions will be based on the results of this geriatric assessment. The geriatrician plays a crucial role and will be involved throughout the care.

Conclusion

The detection of frailty in the elderly patient with cancer is obligatory. Consecutive geriatric assessment can be performed by the UCOG of the region. The results of the geriatric assessment must serve as a basis for any therapeutic decision making and the preservation of the independence of the patient must remain the priority.

Mots clés:
personne âgée / Gériatrie / Cancer / Fragilité / Évaluation
Mots-clés:
Elderly / Geriatrics / Cancer / Frailty / assessment
Introduction
Introduction
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 795-796

  Introduction

Mots clés:
P. / E. / G. / Y.
Onco-urologie du sujet âgé : aspects épidemiologiques et biologiques
Onco-urology of the aging patient: Epidemiological and biological aspects
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 797-806

But

Présenter dans un premier temps les données épidémiologiques du vieillissement et des cancers et en décrire les évolutions attendues. Présenter dans un second temps les données biologiques et génétiques concernant le vieillissement et les relations entre veillissement et oncogenèse.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase, ainsi que sur les sites internet des sociétés savantes de gériatrie, des Nations Unies, de la Banque Mondiale, de l’Organisation mondiale de la santé, de l’Institut National du Cancer, de la Ligue Contre le Cancer à partir des mots-clés suivants : vieillissement, personne âgée, cancer, épidémiologie, biologie, génétique.

Résultats

On observe un vieillissement de toute la population mondiale très marquée et croissant. En France, les nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués dans 62,4 % chez des patients de plus de 65 ans et dans 11,5 % chez des patients de plus de 80 ans. La mortalité par cancer y survient dans 75,3 % chez des patients de plus de 65 ans et dans 24,8 % chez des patients de plus de 80 ans. La mortalité spécifique par cancer est toujours supérieure chez les patients âgés de plus de 75 ans par rapport aux patients plus jeunes ; cela traduit, entre autre, une discrimination selon l’âge qui est appelée âgisme. On a pu établir que le vieillissement cellulaire est marqué par 9 grandes familles d’anomalies biologiques et génomiques. Vieillissement biologique et oncogenèse sont étroitement intriqués avec des relations de mieux en mieux établies. Ils sont tous deux le produit de la sélection naturelle et sont observés chez toutes les espèces ayant à la fois des tissus de renouvellement et une distinction entre tissu germinal et tissu somatique.

Conclusion

Les données épidémiologiques prédisent que la cancérologie, dont la cancérologie urologique, est en passe de devenir très majoritairement de la cancérologie gériatrique ; il est indispensable et urgent que la société y soit préparée et que chaque soignant y soit aussi préparé, c’est-à-dire, formé. Les données biologiques et génétiques plaident pour une grande intrication entre vieillissement et oncogenèse ; les recherches menées dans chacun de ces domaines devraient être rapprochées pour un bénéfice réciproque.

Purpose

First, to present the epidemiological data of aging and of cancers and to describe the respectives expected evolutions. Second, to present biological and genetic data on aging and on the relationships between aging and oncogenesis.

Method

Bibliographic search from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase, as well as from the web sites of geriatric scientific societies, the United Nations, the World Bank, the World Health Organization, the Institut National du Cancer and the Ligue Contre le Cancer from the following keywords: aging, elderly, cancer, epidemiology, biology, genetics.

Results

The entire world population is aging very significantly and very rapidly. In France, new cases of cancer are diagnosed in 62.4% of cases in patients over 65 and in 11.5% of cases in patients over 80 years. Cancer mortality occurs in 75.3% of cases in patients over 65 years of age and in 24.8% of cases in patients over 80 years of age. Cancer-specific mortality is consistently higher in patients older than 75 years compared to younger patients; this reflects, among other things, an age discrimination which is called agism. It has been established that cellular aging is marked by 9 major families of biological and genomic abnormalities. Biological aging and oncogenesis are intertwined with increasingly well established relationships. They are both the product of natural selection and they are found in all species with both renewal tissues and a distinction between germinal tissue and somatic tissue.

Conclusion

Epidemiological data predict that oncology, including urological oncology, is becoming very predominantly geriatric oncology; it is critical and urgent that society be prepared for it and that every care-giver be prepared, that is, be specifically trained. Biological and genetic data argue for a great entanglement between aging and oncogenesis; research in each of these areas should be reconciled for mutual benefit.

Mots clés:
vieillissement / personne âgée / Cancer / Épidémiologie / Biologie
Mots-clés:
Aging / Elderly / Cancer / epidemiology / Biology
Optimisation de la prise en charge du cancer de la vessie chez les patients a?gés
Optimizing the management of bladder cancer in older patients
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 849-864

But

Définir et présenter les améliorations potentielles dans la prise en charge du cancer de la vessie chez les patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase à partir des mots-clés suivants : cancer de vessie, traitement, BCG, chimiothérapie, cystectomie et personne âgée.

Résultats

Les principes oncologiques de la prise en charge médico-chirurgical du cancer de la vessie ne diffèrent pas en fonction de l’âge. En revanche, les comorbidités du patient sont susceptibles d’altérer la tolérance des traitements. Au stade de TVNIM, aucune adaptation du traitement standard n’a démontré d’intérêt. Au stade de TVIM, le pronostic a été amélioré par la prise en charge gériatrique multidisciplinaire péri-opératoire.

Conclusion

Les indications et principes des traitements chirurgicaux doivent être identiques quel que soit l’âge des patients. Au stade de TVNIM, la prescription des traitements adjuvant, notamment de la BCG-thérapie ne doit pas être remise en question du fait de l’âge du patient. En revanche, au stade de TVIM localisée, la chimiothérapie néoadjuvante et adjuvante ne doivent pas être considérées comme un standard et ses indications doivent être évaluées individuellement après une évaluation gériatrique.

Aim

To define and present potential improvements for the management of bladder cancer in older patients.

Method

Bibliographical search was performed from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase focused on: bladder cancer, treatment, BCG, chemotherapy, cystectomy, and elderly.

Results

The oncological principles of medico-surgical management of bladder cancer do not differ according to age. On the other hand, the patient comorbidities have been likely to alter the tolerance of these treatments. At the NMIBC stages, no adaptation of the standard treatment has demonstrated any interest. At the MIBC stages, the prognosis was improved by geriatric multidisciplinary perioperative management.

Conclusion

The indications and principles of surgical treatments must be identical regardless of the patient age. At the NMIBC stages, adjuvant therapy, including BCG therapy, should not be questioned because of the age of the patient. On the other hand, at the localized MIBC stages, neoadjuvant and adjuvant chemotherapy should not be considered as a standard and their indications assessed individually after geriatric assessment.

Mots clés:
BCG / Cancer de la vessie / Chimiotherapie / Cystectomie / personne âgée
Mots-clés:
BCG / Bladder cancer / Elderly / Chemotherapy / Cystectomy
Spécificité de la prise en charge du cancer du rein métastatique chez le patient âgé
Specificity of the management of metastatic renal cancer in the older patient
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 874-895

But

Définir les aménagements du traitement médical par les anti-angiogéniques, l’inhibiteur de mTOR ou les immunothérapies systémiques lors de la prise en charge du cancer du rein métastatique chez les patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase à partir des mots-clés suivants : cancer du rein métastatique, personne âgé, traitement.

Résultats

Les critères de sélections du traitement médical du cancer du rein métastatique chez les patients âgés sont le score IMDC nécessairement complété par le performance status , le profil de tolérance du traitement, les interactions médicamenteuses plus fréquentes, l’observance du traitement, la capacité de gestion de ses effets secondaires et la préférence des patients. Chacun de ces critères est détaillé de manière critique.

Conclusion

L’efficacité et la tolérance de traitements médicaux du cancer du rein métastatique n’ont pas été rapportées comme différentes en fonction de l’âge. Aucune adaptation posologique n’est recommandée de principe. Toutefois, la prévention et le traitement précoce des effets secondaires des traitements doivent être renforcés chez les patients âgés.

Aim

To define the necessary arrangements of medical treatment with anti-angiogenics, mTOR inhibitor or systemic immunotherapies in the management of metastatic renal cell carcinoma in elderly patients.

Method

Bibliographical search was performed from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase focused on: metastatic renal cell carcinoma, elderly, treatment.

Results

The selection criteria for the medical treatment of metastatic renal cell carcinoma in elderly patients are the IMDC score, necessarily complemented by performance status, the tolerability profile of treatments, more frequent drug interactions, treatment adherence, management capacity of side effects, and patient preference. Each of these criteria is detailed in critical ways.

Conclusion

The efficacy and tolerability of medical treatments for metastatic renal cancer have not been reported as different depending on age. No dosage adjustment is recommended in principle. However, prevention and early treatment of side effects of treatment should be strengthened in elderly patients.

Mots clés:
cancer du rein / Immunothérapies / Personne âgé / Thérapies ciblées
Mots-clés:
Kidney cancer / Elderly / Immunothérapies / Targeted therapies
Spécificités épidémiologiques, pathologiques et pronostiques du cancer de la vessie chez les patients âgés
Epidemiological, pathological and prognostic characteristics of bladder cancer in elderly patients
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 840-848

But

Définir et discuter les différences épidémiologiques, pathologiques et pronostiques du cancer de la vessie chez les patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase à partir des mots-clés suivants : cancer de vessie, épidémiologie, oncogenèse, personne âgé, pronostic.

Résultats

Le cancer de la vessie concerne en premier lieu et avec une incidence croissante les personnes âgées, principalement celles consommatrices ou anciennes consommatrices de tabac. Les comorbidités associées au tabagisme, notamment vasculaires, sont fréquentes. Le vieillissement favorise la carcinogenèse tant en potentialisant les anomalies génétiques induites par le tabagisme qu’en réduisant les performances du système immunitaire pour détruire les cellules cancéreuses. Le diagnostic des cancers de la vessie est plus fréquemment retardé chez les patients âgés, ce qui contribue à détériorer le pronostic de la maladie.

Conclusion

Le vieillissement favorise la survenue et l’agressivité des cancers de la vessie. Ainsi, l’arrêt de l’exposition aux carcinogènes est à promouvoir quel que soit l’âge des patients. L’exploration d’une hématurie chez les personnes âgées doit rechercher systématiquement un cancer de la vessie.

Aim

To define and present explanations for the epidemiological, pathological and prognostic differences in bladder cancer in elderly patients.

Method

Bibliographical search was performed from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase focused on: bladder cancer, carcinogenesis, elderly, epidemiology, prognosis.

Results

Bladder cancer is a growing concern for the elderly first and foremost and with an impact, mainly those who are consumers or former users of tobacco, whose therefore frequently have comorbidities associated with this consumption. The initiated carcinogenesis extends with the life length of patients, increasing the prevalence of bladder cancer. Aging promotes carcinogenesis by both potentiating its genetic abnormalities and reducing the immune system performance of the aged host to destroy cancer cells. The delay in the diagnosis of bladder cancer in elderly patients is explained and make up for the time could improve the prognosis.

Conclusion

Regardless of variations in therapeutic effect and morbidity and mortality of treatments, aging promotes the occurrence and aggressiveness of bladder cancer. The incentive to stop exposure to carcinogens and the search for bladder cancer in patients with hematuria should not reduce with advanced age but instead be promoted in order to improve the prognosis.

Mots clés:
Cancer de la vessie / Épidémiologie / pathologie / Personne âgé / Pronostic
Mots-clés:
Bladder cancer / Elderly / epidemiology / Pathology / prognosis