Base bibliographique

Voiding urethrocystoscopy: A new concept for benign prostatic obstruction characterization
Cystoscopie mictionnelle : un nouveau concept pour caractériser l’obstruction sous-vésicale
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 5, 29, 288-292


Introduction


Mots clés:
urethrocystoscopy / Benign prostatic hyperplasia / Bladder outlet obstruction / Voiding / Uréthrocystoscopie
Mots-clés:
B. / S. / J.-N.
Who is dying after nephrectomy for cancer? Study of risk factors and causes of death after analyzing morbidity and mortality reviews (UroCCR-33 study)
Qui meurt après une néphrectomie pour cancer ? Étude des facteurs de risque de décès, des causes de décès et des réunions de morbi-mortalité (étude UroCCR-33)
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 5, 29, 282-287


Introduction


Mots clés:
Renal cell carcinoma / nephrectomy / Surgery / Thirty-day mortality / Morbidity and mortality reviews
Mots-clés:
A. / P. / J.-C. / J.-B. / M.
Affirmer que la France et les pays francophones présentent un niveau parmi les meilleurs au monde
Testify that France and francophone countries have one of the best level in the World
2019
- Editoriaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 134-135


Revue scientifique et médicale, Progrès en urologie est la revue de notre société savante et assure un peu plus la cohésion de l’urologie française et francophone.


Il s’agit d’une belle réalisation permettant un espace de publication de qualité.


Mots clés:
J.A.
Mots-clés:
Urinary stress incontinence / Artificial urinary sphincter / Robotic-assisted laparoscopy
Corrélats neuroanatomiques entre lésions AVC et troubles urinaires : une revue de la littérature
Neuroanatomical correlates between stroke lesions and urinary disorders: A narrative review
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 4, 29, 226-234


Contexte

L’AVC est responsable de troubles urinaires variés, fréquents mais souvent sous-diagnostiqués et donc non traités. Malgré la progression de la compréhension du contrôle mictionnel physiologique et des structures cérébrales impliquées, la correspondance précise entre les sites lésionnels et les symptômes urinaires observés n’est pas clairement établie.


Objectif

L’objectif de cette revue était une mise à jour sur ces corrélats neuroanatomiques.


Sources documentaires

La recherche a porté sur les articles en français ou anglais, sur PubMed, portant sur l’être humain ou l’animal, publiés entre le 01/01/2000 et le 31/08/2018 avec les mots clés suivants : (stroke or hemiplegia ) and (urinary incontinence or low urinary tract symptom or retention or overactive bladder or dysuria ) and (anatomy or location or localization or area or lesion ).


Sélection des études

L’auteur principal a sélectionné les articles les plus pertinents sur le résumé puis sur texte complet.


Résultats

Douze articles ont été inclus. Leur étude n’a pas permis de totalement confirmer les corrélats neuroanatomiques dérivés du modèle animal. L’atteinte frontopariétale dans l’incontinence urinaire, l’implication de l’insula dans la rétention urinaire, et la présence systématique de troubles urinaires de types variables dans les lésions du tronc cérébral sont les principales associations retrouvées.


Limites

Peu d’études ont été inclues, avec une méthodologie et une population variables.


Conclusion

Certaines aires cérébrales lésées lors d’un AVC semblent impliquées de façon récurrente dans les troubles urinaires, mais de nouvelles études de plus haut niveau de preuve sont nécessaires pour confirmer cela.


Context

Stroke generates diverse urinary disorders, frequent but often under-diagnosed and thus untreated. Even though advances in the comprehension of the physiological voiding control and involved brain areas, the precise correspondence between lesion sites and observed urinary symptoms is not clearly established.


Objective

This review aimed to update on this neuroanatomical correlates.


Documentary sources

The search focused on articles written in French or English, on PubMed, studying human beings or animals, published between the 1st of January 2000 and the 31st of August 2018 using the following keywords (stroke or hemiplegia) and (urinary incontinence or low urinary tract symptom or retention or overactive bladder or dysuria) and (anatomy or location or localization or area or lesion).


Studies selection

The main author selected the most pertinent articles on abstracts and then on full text.


Results

Twelve studies were included in our review. We could not fully confirm the neuroanatomical correlates based on the animal model. Frontoparietal lesions in urinary incontinence, role of the insula in the urinary retention, and systematic but different urinary symptoms in the brain stem lesions are the main findings.


Limits

Few studies were included, with varying methodologies and types of population.


Conclusion

A few cerebral areas damaged by stroke seem to be linked to certain urinary troubles, but new studies with a higher methodological quality are required to confirm this result.

Mots clés:
AVC / Humains / incontinence urinaire / dysurie / Neuroanatomie
Mots-clés:
stroke / Humans / Urinary incontinence / Dysuria / neuroanatomy
Éditorial
Editorial
2019
- Editoriaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 133


J’ai eu la grande chance d’être pendant un peu plus de 6 ans rédacteur associé de Progrès en Urologie . Il est très important que notre revue se renouvelle et je suis donc heureux de céder ma place, même si c’est avec un petit pincement au cœur.


Mots clés:
A.
Mots-clés:
Urinary stress incontinence / Artificial urinary sphincter / Robotic-assisted laparoscopy
Efficacité au long terme de la toxine botulique dans l’hyperactivité de vessie chez les patients atteints de sclérose en plaques
Long-term outcomes of intradetrusor botulinum toxin A in multiple sclerosis patients
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 156-165


Introduction

L’objectif de cette étude était d’analyser l’efficacité et la tolérance de la TB sur le long terme dans la prise en charge de l’hyperactivité vésicale réfractaire aux anticholinergiques chez des patients atteint de SEP.


Matériel et méthode

il s'agit d'une étude de cohorte monocentrique rétrospective de l’ensemble des patients atteints de SEP ayant eu une injection TB pour une hyperactivité détrusorienne réfractaire aux anticholinergiques de 2005 à 2015. Le critère de jugement principal était l’efficacité clinique basée sur la fréquence des fuites urinaires et des infections urinaires symptomatiques.


Résultats

Cent dix-neuf patients ont reçu la première injection. Le suivi médian était de 26,5 mois. Après une injection, on retrouvait une diminution significative du nombre de fuites, avec 69,7 % de patients sans fuites et 93,3 % de patients sans infections urinaires. Après 7 injections 44 % des patients étaient toujours secs et 62,07 % n’avaient pas d’infections urinaires symptomatiques. Le taux d’échec était de 24,37 %, la durée moyenne avant échappement était de 34,7 mois. 19 (66 %) patients ont arrêté le traitement pour perte d’efficacités, 9 (31 %) pour évolution de la maladie et 1 (3 %) pour arrêt du traitement sans cause. Sur les 774 injections réalisées, il existait des complications pour 26 d’entre elles (3,35 %).


Conclusion

La toxine botulique reste le traitement de référence de deuxième ligne de l’hyperactivité détrusorienne d’origine neurologique. Il existe, au moins à court terme une bonne réponse dans un nombre élevé de cas. Cette réponse peut se maintenir pendant de nombreuses années, notamment si les patients utilisent le cathétérisme intermittent, et cela avec une excellente tolérance.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The objective of this study was to analyze the long-term efficiency and tolerance of TB in the management of anticholinergic refractory hyperactive bladder in patients with MS.


Material and method

Retrospective mono-centric cohort study of all patients with MS who had a TB injection for anticholinergic refractory hyperactivity from 2005 to 2015. The primary endpoint was clinical efficiency based on the frequency of urinary leakage and symptomatic urinary tract infections.


Results

One hundred and nineteen patients received the first injection. Median follow-up was 26.5 months. After an injection, there was a significant decrease in the number of leaks, with 69.7% of patients without leaks and 93.3% of patients without urinary tract infections. After 7 injections 44% of the patients were still dry and 62.07% had no symptomatic urinary tract infections. The failure rate was 24.37%, the average duration before discharge was 34.7 months. 19 (66%) patients stop treatment for loss of efficacy, 9 (31%) for disease progression and 1 (3%) for cessation of treatment without cause. Of the 774 injections performed, there were complications for 26 of them (3.35%).


Conclusion

Botulinum toxin remains the second-line reference treatment for detrusor overactivity of neurological origin. There is, at least in the short term, a good answer in a large number of cases. This response can be maintained for many years, especially if patients use intermittent catheterization, with excellent tolerance.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Vessie neurologie / Sclérose en plaque / Toxine botulique / incontinence urinaire / Hyperactivité vésicale réfractaire aux anticholinergiques
Mots-clés:
Neurogenic bladder / Multiples sclerosis / Botulinium toxin A / Urinary incontinence / Refractory neurogenic detrusor overactivity
Évaluation à long terme des cystostomies continentes de type Mitrofanoff chez l’adulte : résultats à 5 ans
Long-term follow-up of continent cystostomy with the Mitrofanoff procedure: 5 years later
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 147-155


Objectif

Évaluer à long terme dans une population adulte, la continence, les reprises chirurgicales et la satisfaction des patients porteurs d’une dérivation urinaire cutanée continente fonctionnelle de type Mitrofanoff.


Matériel et méthodes

Étude rétrospective de revue des dossiers menée de 1997 à 2015. Les données pré-, per- et postopératoire ont été colligées. Tous les patients ont été contactés au terme de l’étude, un questionnaire leur a été soumis.


Résultats

Soixante-sept patients ont été opérés d’une cystostomie continente de type Mitrofanoff. Quarante-cinq patients répondaient aux critères d’inclusions suivants : âge du patient supérieur à 18 ans, pas d’antécédent de dérivation urinaire cutanée antérieure, suivi supérieur à 6 mois. La cohorte était composée majoritairement par des patients porteurs de vessies neurologiques (84 %) représentés par des blessés médullaires (54 %) et des patients spina-bifida (15 %). L’âge médian était de 35 ans [22–49]. Le suivi médian était de 64 mois [39–90]. Le montage chirurgical utilisait un conduit appendiculaire chez 30 patients (67 %) et un conduit iléal remodelé chez 15 patients (33 %). Au terme du suivi 88 % des patients ont une continence urinaire stomiale totale, 89 % ont une continence urétrale. Vingt-neuf patients ont nécessité une (41 %) ou plusieurs ré-interventions. Les indications des 58 reprises chirurgicales étaient les suivantes : sténose de l’orifice stomial (31 %), fuites urinaires urétrales (29 %), fuites urinaires stomiales (15 %), lithiases (9 %). Ces complications étaient majoritairement traitées par abord local (31 %) ou abord endoscopique (35 %). Aucune différence statistiquement significative en matière de complications chirurgicales immédiates ou tardives (p =0,93) n’a été mise en évidence entre les deux types montages ; trans-appendiculaire et conduit iléal remodelé. Quatre-vingt-quatorze pour cent des patients décrivaient un confort urinaire satisfaisant. L’orifice stomial était jugé esthétique par 71 %, sa réalisation a permis une amélioration de la qualité de vie pour 89 % d’entre eux.


Conclusion

La dérivation urinaire cutanée selon Mitrofanoff reste une alternative chirurgicale fiable sur le long terme, mais nécessitant des interventions itératives pour maintenir un conduit fonctionnel continent et cathétérisable. En dépit du nombre de ré-interventions les patients restent satisfaits de ce mode mictionnel.


Niveau de preuve

4.


Introduction

This study analyzed long-term functional outcome of continent catheterizable channels with the Mitrofanoff procedure, their continence, complications and the satisfaction of the patients.


Material and method

Data from patients who underwent a Mitrofanoff procedure at our institution from June 1997 to March 2015 were retrospectively collected. All patients were contacted at the end of the study, a survey was submitted to them.


Results

Sixty-seven patients underwent a continent cystostomy with the Mirtrofanoff procedure. Forty-five patients had the inclusion criteria: 18 years old or older, no previous urinary diversion with a minimum of 6 months of follow-up. The cohort comprised mainly neurologic bladder (84 %) with spinal cord injuries (54 %) or spina-bifida patients (15 %). Median age was 35 years old [22–49]. Median follow-up was 64months [39–90]. The surgical procedure used an appendicular channel: 30 patients (67 %) or a continent ileal plasty: 15 patients (33 %). At the end of follow-up: 88 % patients have a full cystostomy continence, 89 % full uretral continence. Twenty-nine patients had one (41 %) or more reinterventions. Reasons for the 58 reinterventions were: stomal stenosis (31 %), uretral incontinence (29 %), cystostomy incontinence (15 %), lithiasis (9 %). Those reinterventions were done with a local surgery (31 %) or an endoscopic surgery (35 %). Overall early adverse events (<30days) or delayed (>30days) adverse events were similar (P =0.93) in appendicovesicostomy group or continent ileal plasty group. Ninety-four percent patients described a satisfactory urinary comfort. The cystostomy was considered esthetic by 71 %, its realization allowed an improvement of the quality of life for 89 % of them.


Conclusion

Continent channels in adults demonstrate favorable long-term outcomes even if reinterventions could be necessary to maintain a continent and catheterizable channel. Despite reinterventions, patients remain satisfied by the Mitrofanoff procedure which facilitate the process of clean intermittent catheterization.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cystostomie continente / Complications / continence / Ré-interventions / Principe de Mitrofanoff
Mots-clés:
continent cystostomy / Complications / continence / Reinterventions / Mitofranoff procedure
Implantation du sphincter artificiel AMS 800 ® chez la femme par cœlioscopie robot-assistée : expérience monocentrique
Robotic-assisted laparoscopic implantation of artificial urinary sphincter AMS 800 ® in woman: Single center experience
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 4, 29, 246-252


Introduction

Le sphincter urinaire artificiel (SUA) est le traitement de dernier recours de l’incontinence urinaire (IU) féminine par insuffisance sphinctérienne (IS). La procédure d’implantation a été décrite par voie ouverte et par cœlioscopie avec des taux de complications significatifs par Lucas et al. (2012) et Costa et al. (2001). Nous rapportons ici notre expérience d’implantation du SUA par cœlioscopie robot-assistée (R-SUA) chez 17 patientes dont 3 révisions.


Matériel et méthodes

Entre 2012 et 2017, 17 patientes ont été incluses consécutivement. La technique chirurgicale était celle décrite par Fournier et al. La continence était définie par l’absence de port de protection.


Résultats

L’âge moyen à l’implantation était de 66,8±7 ans dans le groupe primo-implantation (PI), une patiente présentait une vessie neurologique acontractile et la vessie était ouverte chez 11 patientes (78,6 %) pour faciliter la dissection du col vésical. Les 3 patientes du groupe révision (R) ont eu un remplacement des trois éléments du SUA. Une seule plaie, vaginale, a été réalisée sans compromettre l’implantation et la survie du matériel. La durée d’intervention, la taille des manchettes et la durée de sondage et d’hospitalisation moyens étaient de 205±34 et 112±8min ; 7,7±0,9 et 5,2±0,8cm ; 5,9±2,1 et 4,3±4 jours ; 6,6±1,5 et 7±3,6jours respectivement pour les groupes PI et R. À l’issue d’un suivi moyen de 24,6±18,4 et 59±5 mois, la continence était de 86 % et 100 %, respectivement pour les groupes PI et R.


Conclusion

L’implantation de R-SUA pour PI ou R est réalisable avec des résultats encourageants. D’autres évaluations seront nécessaires pour préciser la place de l’assistance robotique par rapport aux autres techniques disponibles.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Artificial urinary sphincter (AUS) is the treatment of last resort of stress urinary incontinence (UI) due to intrinsic sphincter deficiency (IS). The implantation procedure has been described by open surgery and laparoscopy with a significative rate of complication by Lucas et al. (2012) and Costa et al. (2001). We report our experience of implantation of SUA by robotic-assisted laparoscopy (R-SUA) in 17 patients among 3 revisions.


Material and methods

Between 2012 and 2017, 17 patients have been consecutively included. The surgical technique was described by Fournier et al. The continence was defined by the absence of urine leakage.


Results

The median age at implantation was 66,8±7 years, in the primo-implantation (PI) group, one patient had a neurological acontractile bladder, and bladder was open in 11 patients (78,6%) to ensure the bladder neck dissection. In the revision group (R) 3 patients had a complete replacement of SUA for mechanical failure. One vaginal bound was reported, but did not compromise the implantation, and the survival of SUA. Duration of intervention, size of cuff, postoperative catheterization and hospitalization time were respectively 205±34 and 112±8min; 7,7±0.9 and 5.2±0.8cm; 5.9±2.1 and 4.3±4 days; 6.6±1.5 and 7±3.6 days for PI and R groups. At the end of a mean follow-up of 24.6±18.4 and 59±5 months, continence was respectively 86% and 100%, for the PI and R groups.


Conclusion

The implantation of R-SUA was feasible and safe with encouraging results. Other studies must evaluate the place of R-SUA among the different enabled surgical techniques.


Level of evidence

4.

Mots clés:
incontinence urinaire féminine / Sphincter urinaire artificiel / Cœlioscopie robot-assistée
Mots-clés:
Urinary stress incontinence / Artificial urinary sphincter / Robotic-assisted laparoscopy
Intérêt de la toxine botulinique A dans le traitement des troubles pelvi-périnéaux de la personne âgée
Use of botulinum toxin A in pelvic floor dysfunctions in the elderly: A review
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 4, 29, 216-225


Introduction

Le présent article constitue le rapport de la réunion de travail multi-disciplinaire organisée par le GRAPPPA (groupe de recherche appliquée à la pathologie pelvi-périnéale des personnes âgées). L’objectif est de dresser une synthèse de l’utilisation de la toxine botulinique A (TBA) dans la prise en charge des troubles pelvi-périnéaux du sujet âgé.


Méthodes

Le présent article a été construit comme une revue compréhensive de la littérature, associant données issues de la littérature scientifique et avis d’experts. La revue systématique de la littérature a été menée à partir de la base de données bibliographique MedLine (National Library of Medicine). Concernant les injections intra-détrusoriennes de TBA, seuls les articles rapportant des résultats spécifiques chez les sujets âgés (>65ans) étaient inclus. Concernant les autres localisations, compte-tenu du nombre restreint de données, tous les articles rapportant les résultats de la TBA étaient systématiquement inclus, quelle que soient la population étudiée. En cas de données manquantes ou insuffisantes, des avis d’expert étaient formulés.


Résultats

Bien que les données issues de cette population spécifique soient limitées, il semble que la TBA pourrait être proposée chez le sujet âgé sans critère de fragilité dans la prise en charge de l’HAV, avec taux de succès comparable aux patients jeunes à 3 mois (88,9 % vs 91,2 %), 6 mois (49,4 % vs 52,1 %) et 12 mois (23,1 % vs 22,3 %), et une diminution significative du nombre de mictions quotidiennes (11,4 vs 5,29 p <0,001) et du nombre de protections quotidiennes (4,0 vs 1,3, p <0,01). Elle pourrait par ailleurs bientôt être proposée dans la prise en charge de la dyschésie ano-rectale et de l’IF. En revanche, elle ne peut actuellement être recommandée dans la prise en charge de l’obstruction sous-vésicale.


Conclusion

La TBA présente un intérêt dans la prise en charge de divers troubles pelvi-périnéaux du sujet âgé, et ses différentes applications devraient être mieux évaluées au sein de cette population spécifique tant en termes de sécurité que d’efficacité.


Introduction

The present article is the final report of a multi-disciplinary meeting supported by the GRAPPPA (group for research applied to pelvic floor dysfunctions in the elderly). The objective was to conduct a comprehensive review on the role of botulinum toxin A (BonTA) in the treatment of pelvic floor dysfunctions in the elderly.


Methods

The present article, written as a comprehensive review of the literature, combines data issued from the scientific literature with expert's opinions. Review of the literature was performed using the online bibliographic database MedLine (National Library of Medicine). Regarding intra-detrusor BonTA injections, only articles focusing on elderly patients (>65 yo) were included. Regarding other localizations, given the limited number of data, all articles reporting outcomes of BonTA were included, regardless of studies population age. In case of missing or insufficient data, expert's opinions were formulated.


Results

Although, available data are lacking in this specific population, it appears that BonTA could be used in the non-fraily elderly patients to treat overactive bladder or even neurogenic detrusor overactivity, with a success rate comparable to younger population at 3 months (88.9% vs. 91.2%), 6 months (49.4% vs. 52.1%) and 12 months (23.1% vs. 22.3%), as well as a significant decrease in number of voids per day (11.4 vs. 5.29 P <0.001) and in the number of pads per day (4.0 vs. 1.3, P <0.01). Furthermore, BonTA is likely to be offered in the future as a treatment of fecal incontinence and obstructed defecation syndrome symptoms. Concerning bladder outlet obstruction/voiding dysfunction symptoms, intra-urethral sphincter BonTA should not be recommended.


Conclusion

BonTA injections are of interest in the management of various pelvic floor dysfunctions in the elderly, and its various applications should be better evaluated in this specific population in order to further determine its safety and efficacy.

Mots clés:
hyperactivité vésicale / Hypertrophie bénigne de prostate / Dyssinergie vésico-sphinctérienne / Incontinence fécale / Dyschésie ano-rectale
Mots-clés:
Overactive bladder / Neurogenic detrusor overactivity / Benign prostatic hyperplasia / Bladder-sphincter dyssinergie / Fecal incontinence
L’urétérorénoscopie diagnostique augmente-t-elle le risque de récidive vésicale après néphro-urétérectomie totale ? Une revue de la littérature
Does diagnostic ureterorenoscopy increase the risk of bladder recurrence after total nephroureterectomy? A review of the literature
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 138-146


Objectifs

L’objectif de notre étude était d’évaluer, dans une revue de la littérature, l’impact de l’urétéroscopie (URS) diagnostique avant nephro-ureterectomie totale (NUT) sur le risque de récidive vésicale.


Méthodes

Nous avons mené une revue de la littérature dans Medline en mars 2018. La recherche initiale a identifié 45 publications. Une lecture complète des manuscrits a permis d’inclure 9 études comparatives, soit un total de 1041 NUT avec URS diagnostique préalable versus 2909 NUT seules. Le critère de jugement principal était la récidive vésicale. Les objectifs secondaires étaient la survie spécifique et la survie globale.


Résultats

La récidive vésicale était rapportée dans les 9 études inclues. L’URS diagnostique était significativement associée à une augmentation du risque de récidive vésicale post NUT (HZ 1,42 [1,29–1,56], p <0,01). La survie spécifique et la survie globale à 5 ans, étaient rapportées dans respectivement 4 et 2 études. Il n’y avait pas d’impact de l’URS diagnostique pré-NUT sur la survie spécifique (HZ 0,75 [0,54–1,03], p =0,08) ni la survie globale post-NUT (HZ 1,15 [0,68–1,96], p =0,59).


Conclusion

L’URS diagnostique avant NUT pour TVEUS est associé à une augmentation significative du risque de récidive vésicale postopératoire.


Objective

The objective of our study was to evaluate, in a review of the literature, the impact of diagnostic ureteroscopy before total nephroureterectomy (NUT) on the risk of bladder recurrence.


Methods

We conducted a literature review in the Pubmed database in March 2018. Initial research identified 45 publications. Following full text screening, 9 studies were finally included, with a total of 1041 NUT with URS prior versus 2909 NUT alone. The primary endpoint was bladder recurrence. Secondary objectives were specific survival and overall survival.


Results

Bladder recurrence was reported in the 9 studies included. Diagnostic ureteroscopy was significantly associated with an increased risk of post-NUT bladder recurrence (HZ 1.42 [1.29–1.56], P <0.01). The specific survival and overall survival at 5 years, were reported in respectively 4 and 2 studies. There was no impact of the pre-NUT diagnostic URS on the specific survival (HZ 0.75 [0.54–1.03], P =0.08) or post-NUT overall survival (HZ 1.15 [0.68–1.96], P =0.59).


Conclusion

The URS diagnostic before NUT for TVEUS is associated with a significant increase in the risk of postoperative bladder recurrence.

Mots clés:
Urétéroscopie / néphro-urétérectomie totale / Récidive vésicale / Endoscopie / Résultats oncologiques
Mots-clés:
ureteroscopy / nephroureterectomy / Bladder recurrence / Urothelial tumor / endoscopy
Pediatric urolithiasis in Morocco: Composition of 432 urinary calculi analyzed by infrared spectroscopy
La lithiase de l’enfant au Maroc : composition de 432 calculs urinaires analysés par spectrophotométrie infrarouge
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 173-182


Introduction


Mots clés:
Pediatric urolithiasis / Stone composition / Morocco / calcium oxalate / Struvite
Mots-clés:
F. / S. / M.
Traduction française de la terminologie commune de l’International Urogynecological Association (IUGA) et de l’International Continence Society (ICS) relative à la prise en charge conservatrice et non pharmacologique des troubles pelvi-périnéaux de la fem
An International Urogynecological Association (IUGA)/International Continence Society (ICS) joint report on the terminology for the conservative and non-pharmacological management of female pelvic floor dysfunction
2019
- Recommandation
- Réf : Prog Urol, 2019, 4, 29, 183-208


Introduction

Colliger la terminologie concernant les troubles pelvi-périnéaux de la femme à partir d’un consensus basé sur la pratique clinique est devenu un besoin avéré.


Méthodologie

Cet article fait la synthèse des travaux des membres et représentants élus des Comités de standardisation et de terminologie de deux sociétés savantes internationales, à savoir l’International Urogynecological Association (IUGA) et l’International Continence Society (ICS). Ces comités étaient assistés par de nombreux relecteurs experts externes. Un vaste processus de relectures internes et externes, au nombre de neuf, a été mis en place pour étudier en détail chaque définition, les décisions étant prises collectivement (consensus). Préalablement à sa diffusion pour commentaires sur les sites internet de l’ICS et de l’IUGA, le manuscrit a été soumis à l’examen de cinq experts en kinésithérapie/physiothérapie, neurologie, urologie, urogynécologie et soins infirmiers.


Résultats

Une terminologie de la prise en charge conservatrice des troubles pelvi-périnéaux de la femme a été constituée, rassemblant plus de 200 définitions. Elle se fonde sur la pratique clinique, avec les symptômes, signes, évaluations, diagnostics et traitements définis les plus courants. Clarté et facilité d’utilisation ont été les objectifs clefs pour la rendre intelligible aux praticiens et aux stagiaires en formation dans toutes les spécialités impliquées dans les troubles pelvi-périnéaux de la femme. Des révisions régulières sont non seulement prévues mais seront nécessaires pour garder ce document à jour et acceptable par le plus grand nombre.


Conclusion

À l’issue du consensus, un rapport a été élaboré sur la terminologie de la prise en charge conservatrice des troubles pelvi-périnéaux de la femme afin d’apporter une aide significative pour la pratique clinique et encourager la recherche.


Introduction

There has been an increasing need for the terminology for the conservative management of female pelvic floor dysfunction to be collated in a clinically-based consensus report.


Methods

This report combines the input of members and elected nominees of the Standardization and Terminology Committees of two International Organizations, the International Urogynecological Association (IUGA) and the International Continence Society (ICS), assisted at intervals by many external referees. An extensive process of nine rounds of internal and external review was developed to exhaustively examine each definition, with decision-making by collective opinion (consensus). Before opening up for comments on the webpages of ICS and IUGA, five experts from physiotherapy, neurology, urology, urogynecology and nursing were invited to comment on the paper.


Results

A terminology report for the conservative management of female pelvic floor dysfunction, encompassing over 200 separate definitions, has been developed. It is clinically-based with the most common symptoms, signs, assessments, diagnoses and treatments defined. Clarity and user-friendliness have been key aims to make it interpretable by practitioners and trainees in all the different specialty groups involved in female pelvic floor dysfunction. Ongoing review is not only anticipated but will be required to keep the document updated and as widely acceptable as possible.


Conclusion

A consensus-based terminology report for the conservative management of female pelvic floor dysfunction has been produced aimed at being a significant aid to clinical practice and a stimulus for research.

Mots clés:
consensus / Prise en charge conservatrice / Troubles pelvi-périnéaux / Terminologie / Femme
Mots-clés:
consensus / Conservative management / Pelvic floor dysfunction / Terminology / female
Troubles fonctionnels du bas appareil urinaire après mutilation sexuelle féminine : revue de la littérature
Lower urinary tracts symptoms after female genital mutilation: A review
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 4, 29, 209-215


Introduction

Cet article a pour objectif de faire la synthèse des données disponibles dans la littérature sur les troubles fonctionnels du bas appareil urinaire (lower urinairy tract symptoms [LUTS]) après mutilation sexuelle féminine (MSF).


Matériels et méthodes

Notre revue de la littérature a permis d’identifier 177 publications, dont 14 ont été incluses.


Résultats

En ce qui concerne les complications à court terme, la prévalence de la rétention aiguë d’urine (RAU) après MSF est estimée entre 3 % et 12 %. En ce qui concerne les complications à long terme, les données sont discordantes concernant les infections urinaires à répétition (IUR) après MSF avec une prévalence estimée entre 9 % et 39 %. La prévalence des LUTS est significativement augmentée chez les femmes ayant subi une MSF. Il y a, par exemple 5,17 IC 95 % (2,34–12,97) fois plus d’incontinence urinaire mixte chez les femmes ayant subi une MSF. La prévalence est d’autant plus élevée que la mutilation est importante. L’évolution des LUTS après reconstruction clitoridienne n’a pas été évaluée.


Conclusion

Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux caractériser et évaluer la prévalence des LUTS après MSF ainsi que l’intérêt et l’efficacité des différentes thérapeutiques.


Introduction

The purpose of this article is to summarise the data available in literature on Lower Urinary Tract Symptoms [lower urinary tract symptoms (LUTS)] after female genital mutilation (MSF).


Methods

Our review identified 177 publications, 14 of which were included in the article.


Results

With regard to short-term complications, the prevalence of Acute Urinary Retention (RAU) after MSF is estimated between 3% and 12%. With respect to long-term complications, the data is discordant on repeat urinary tract infections (IUR) after MSF with an estimated prevalence between 9% and 39%. The prevalence of LUTS is significantly increased among women having suffered MSF. For example, mixed urinary incontinence is significantly higher in the MSF group with OR 5.17 CI 95% (2.34–12.97). And the more important the MSF is, the higher the LUTS prevalence is. Medical and surgical treatments are empirical and not evaluated.


Conclusion

Further studies are needed to better characterize and evaluate the prevalence of LUTS after MSF as well as the interest and efficiency of different therapeutics.

Mots clés:
Troubles de la miction / Circoncision féminine / incontinence urinaire
Mots-clés:
Urination disorders / Female circumcision / Urinary incontinence
Troubles vésicosphinctériens chez les personnes adultes en situation de handicap hébergées en établissement médico-social
Lower Urinary Tract Dysfunction (LUTD) in institutionalized handicapped adults
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 4, 29, 235-245


Objectifs

Évaluer la prévalence et la prise en charge des troubles vésicosphinctériens (TVS) chez les personnes adultes en situation de handicap vivant en établissement médico-social (EMS).


Matériels et méthodes

Étude observationnelle descriptive transversale. Enquête épidémiologique.


Résultats

Dans cette étude réalisée sur 150 résidents de 6 EMS, la prévalence des TVS était de 88,67 % (133/150). Cette prévalence était de 91,36 % (74/81) chez les femmes contre 85,51 % (59/69) chez les hommes, (p =0,260) ; de 93,33 % (14/15) en foyer d’accueil médicalisé (FAM) contre 88,15 % (119/135) en maison d’accueil spécialisé (MAS), (p =1) ; de 80 % (52/65) pour les marchants sans aide technique, 89,47 % (17/19) pour ceux marchant avec aide technique, 98,08 % (51/52) pour ceux se déplaçant en fauteuil roulant (FR)-non-marchant, et 92,86 % (13/14) pour les non-marchants ne se déplaçant pas seul en FR, (p =0,004) ; de 69,81 % (37/53) pour ceux capables de signaler le besoin d’uriner contre 98,97 % (96/97) pour ceux dans l’incapacité de le signaler, (p =0,0000003) ; de 76,92 % (50/60) pour ceux réalisant leurs transferts seuls, contre 97,65 % (83/85) pour ceux dans l’incapacité de les faire, (p =0,0002) ; de 67,39 % (31/46) pour les personnes autonomes pour l’habillage-déshabillage contre 98,08 % (102/104) pour les personnes non autonomes, (p =0,0000002) ; de 77,27 % (17/22) pour des apports hydriques>2L, 91,67 % (55/60) pour des apports hydriques de 1,5 à 2L, 87,5 % (49/56) pour des apports hydriques entre 1 et 1,5L, et 100 % (12/12) pour des apports hydriques<1L, (p =0,170). Les TVS étaient plus fréquents chez les personnes avec une déficience motrice (OR=10,70[1,53–75,09], p =0,017), chez ceux avec une déficience mentale (OR=5,85[1,39–24,67], p =0,016), ainsi que chez ceux présentant une comorbidité urologique (OR=9,70[1,25–75,55], p =0,03). Concernant la prise en charge des TVS : la prévalence d’avis médical spécialisé était de 9,77 % (13/133), 24,81 % (33/133) pour les évaluations complémentaires, 16,54 % (22/133) pour la rééducation, 6,77 % (9/133) pour les médicaments, 2,26 % (3/133) pour la chirurgie ; et 82,71 % (110/133) pour l’utilisation de dispositif médical ou de palliatif urinaire.


Conclusion

Dans cette étude, la prévalence des TVS chez la personne adulte en situation de handicap hébergée en EMS était de 88,67 %.


Niveau de preuve

4.


Objectives

To assess the prevalence and the management of the lower urinary tract dysfunction (LUTD) in institutionalized handicapped adults.


Materials and Methods

Descriptive transversal observational study. Epidemiological study.


Results

In this study realized in 150 residents of 6 nursing homes for adult, the prevalence of LUTD in institutionalized handicapped adults was 88.67% (133/150). This prevalence was 91.36% (74/81) for women versus 85.51% (59/69) for men, (P =0.260); 93.33% (14/15) in medical housing units [foyer d’accueil médicalisé (FAM)] versus 88.15% (119/135) in specialized housing units [maison d’accueil spécialisé (MAS)], (P =1); 80% (52/65) for those who walked without technical support, 89.47% (17/19) for those who walked with technical support, 98.08% (51/52) for the wheelchair users who were not able to walk, and 92.86% (13/14) for those who were not able to walk or to use wheelchair, (P =0.004); 69.81% (37/53) for those who were able to signal the need to void versus 98.97% (96/97) for those who were not able, (P =0.0000003); 76.92% (50/60) for those who were able to realize the transfers independently, versus 97.65% (83/85) for those who were not able, (P =0.0002); 67.39% (31/46) for those who could dress and undress by themselves versus 98.08% (102/104) for those who could not, (P =0.0000002); 77.27% (17/22) for water intake>2L, 91.67% (55/60) between 1.5 and 2L, 87.5% (49/56) between 1 and 1.5L, and 100% (12/12) for water intake<1L, (P =0.170). The LUTD were more frequent in people with physical disability (OR=10.70[1.53–75.09], P =0.017), in those with mental disability (OR=5.85[1.39–24.67], P =0.016), and in those with urological comorbidity (OR=9.70[1.25–75.55], P =0.03). For the management of the LUTD, the prevalence of expert medical advice was 9.77%, 24.81% (33/133) for the further examination, 16.54% (22/133) for rehabilitation treatment, 6.77% (9/133) for drug treatment, 2.26% (3/133) for surgical treatment, and 82.71% (110/133) for medical device.


Conclusion

In this study, the prevalence of LUTD in institutionalized handicapped adults was 88.67%.


Level of evidence

4.

Mots clés:
troubles vésico-sphinctériens / prévalence / Prise en charge médicale / Handicap / Établissements médico-sociaux
Mots-clés:
Lower urinary tract dysfunction / prévalence / Medical care / Handicap / Nursing home
Tumeur fibreuse solitaire du rétropéritoine avec des symptômes urinaires révélant un syndrome de Doege-Potter
Solitary fibrous tumor of the retroperitoneum with urinary symptoms revealing a Doege-Potter's syndrome
2019
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 136-137

Mots clés:
Tumeur / Néoplasie prostatique / Tumeur fibreuse solitaire / Glycémie
Mots-clés:
tumor / Prostatic neoplasm / Solitary fibrous tumors / Blood glucose
Variations et anomalies néphrologiques, vasculaires et urologiques chez les candidats au don vivant rénal
Renal, vascular and urological variations and abnormalities in living kidney donor candidates
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 3, 29, 166-172


Introduction

Cette étude consiste à déterminer la prévalence des variations anatomiques (rénales, vasculaires et urologiques) ainsi que des pathologies rénales acquises dans une population de candidats au don vivant de rein (CDVR).


Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective de tous les CDVR référés dans notre centre en vue d’une transplantation rénale entre avril 2003 et septembre 2014. Sur les 491 CDVR, 189 ont été initialement exclus pour des raisons médicales (n =140) ou autres (n =49), sans avoir effectué de bilan radiologique. Au total, 302 ont bénéficié d’un bilan radiologique (angio-CT ou IRM) en prévision du don et 226/302 (73,5 %) ont pu donner un rein.


Résultats

Une ou plusieurs variations anatomiques et/ou anomalies acquises ont été constatées chez 178/302 (58,9 %) des CDVR, dont les plus fréquentes concernaient les anomalies et variations artérielles (artères multiples, fibrodysplasie, anévrisme, sténose≥70 %), présentes chez 39,3 % des CDVR, suivies par les variations veineuses (27,8 %). Des calculs ont été observés chez 5,6 % des CDVR et les anomalies des voies urinaires (duplicité/bifidité urétérale) ont concerné 3,0 % des CDVR. Aucune tumeur maligne n’a été diagnostiquée alors que 4 tumeurs bénignes (1,3 %) ont été identifiées, dont un cas nécessitant des investigations supplémentaires.


Conclusion

Nous avons constaté une haute prévalence de variations anatomiques et anomalies acquises dans une population de CDVR. Cependant, ces variantes et anomalies constatées ont conduit à exclure seulement 4 % des candidats. Ceci soit parce que les anomalies ne contre-indiquaient pas le prélèvement, soit parce que dans la majorité des cas le rein controlatéral a pu être utilisé.


Niveau de preuve

3.


Introduction

The aim of this study was to determine the prevalence of anatomic variations (renal, vascular and urological) and acquired renal pathologies in living kidney donor candidates (LKDC).


Methods

This is a retrospective study of all LKDC referred to our center between April 2003 and September 2014. Of the 491 LKDC, 189 were initially excluded for medical reasons (n =140) or others reasons (n =49), without undergoing a radiological assessment. In total, 302 had a radiological assessment (angio-CT or MRI) in anticipation of the donation and 226/302 (73.5%) could donate a kidney.


Results

One or more anatomical variations and/or acquired abnormalities were observed in 178/302 (58.9%) of the LKDC. The most frequent were arterial variations or abnormalities (multiple arteries, fibrodysplasia, aneurysms, stenosis70%) which where observed in 39.3% of the LKDC, followed by the venous abnormalities (27.8%). Kidney stones were observed in 5.6% of the LKDC and the urinary abnormalities (duplication/ureteral bifidity) were found in 3% of the LKDC. No malignant tumour was diagnosed, while 4 benign tumours (1.3%) were identified, and one of them required additional investigations.


Conclusion

We found a high prevalence of anatomical variations and acquired abnormalities in a population of LKDC. However, these findings resulted in the exclusion of only 4% of the candidates, because they did not contraindicate the donation or, in most of cases, the contralateral kidney could be used.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Transplantation rénale / Don vivant / Variations anatomiques / Néphrologie / urologie
Mots-clés:
Renal transplantation / living donor / Anatomical variation / Nephrology / Urology
Comment je prescris de la témocilline ?
How to prescribe temocillin?
2019
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F27


Les urologues sont de plus en plus souvent confrontés à des infections urinaires à bactéries multirésistantes et notamment les entérobactéries productrices d’une β-lactamase à spectre étendu (E-BLSE). La témocilline est une β-lactamine à spectre relativement étroit qui conserve une efficacité sur une majorité de ces entérobactéries productrice de BLSE/ou E-BLSE et représente une alternative intéressante aux carbapénèmes pour le traitement des infections urinaires parenchymateuses documentées liées à ce type de bactéries. Nous fournissons ici un référentiel simple permettant une utilisation de cette molécule en pratique clinique courante.


Urologists are increasingly confronted with multi-drug resistant bacterial urinary tract infections, including enterobacteriaceae producing extended spectrum β-lactamase (ESBL). Temocillin is a β-lactam that retains efficacy on a majority of ESBL producing bacteria and represents an interesting alternative for the treatment of documented urinary tract infections associated with these bacteria. We provide here a simple reference allowing the use of this molecule in clinical practice.

Mots clés:
antibiotique / Témocilline / infection urinaire
Mots-clés:
Antibiotic / Temocillin / urinary tract infection
Indications et résultats de la chirurgie de désobstruction chez le patient neurologique
Indications and results of prostatectomy within neurologic patients
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F18


Introduction

La chirurgie de désobstruction dans le cadre de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) est une intervention courante dont l’indication est le plus souvent aisée au sein de la population générale. Au contraire, chez les patients neurologiques, du fait des troubles vésicosphinctériens fréquemment associés, le recours à une chirurgie de désobstruction est parfois plus discutable.


Méthodes

En pratique, deux situations distinctes — les syndromes parkinsoniens et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) — doivent attirer notre attention. En effet, pour ces deux pathologies, l’âge de survenue et la typologie des symptômes urinaires viennent classiquement chevauchés ceux de l’HBP.


Résultats

Face à un patient présentant un syndrome parkinsonien, et avant d’envisager une chirurgie de désobstruction, l’urologue doit s’efforcer de rechercher les « drapeaux rouges », signes évocateurs d’une atrophie multi-systématisée (AMS). En effet, si les résultats de cette chirurgie menée chez les patients présentant une maladie de parkinson idiopathique (MPI) semblent être équivalents à ceux de la population générale, il n’en est pas de même chez les patients présentant une AMS, chez qui le taux d’incontinence postopératoire est particulièrement élevé. Chez les patients présentant un antécédent d’AVC, il est fréquent d’observer une amélioration voire une résolution complète des troubles vésicosphinctériens dans les premiers mois suivant l’AVC. Cette notion devrait inciter l’urologue à différer l’intervention au cours de la première année. Lorsque la chirurgie de désobstruction est envisagée, elle permet cependant d’améliorer la vidange vésicale chez la majorité des patients, avec pour autant des résultats qui semblent moins satisfaisants que ceux rapportés dans la population générale.


Conclusion

Lorsqu’une chirurgie de désobstruction est envisagée chez un patient neurologique, un bilan urodynamique devrait systématiquement être proposé afin d’authentifier l’obstruction sous-vésicale.


Introduction

Prostatectomy performed in case of benign prostatic enlargement is a common procedure for which the indication is often clear within the overall population. In contrast, the urinary tract disorders associated with neurological conditions, will make the planning of such a surgery more complex within the neurologic patients.


Methods

In clinical practice, two conditions — parkinsonian syndromes and strokes — should draw our attention. Indeed, for both, the age of occurrence and the type of lower urinary tract symptoms frequently overlap those of BPE.


Results

Before performing any prostatectomy in a patient presenting with a parkinsonian syndrome, the urologist should look for “red flags” suggestive of a multi-systemic atrophy (MSA). Indeed, such a procedure performed in patients with idiopathic Parkinson's disease has been reported to be as effective as in the overall population. However, in patients with MSA, prostatectomy often leads to urinary incontinence, without improving bladder emptying. In patient with a history of stroke, it is not unusual to observe a decrease or even a complete resolution of lower urinary tract disorders within the first months following the stroke. This may lead the urologist to promote a conservative approach all along the first year. When a prostatectomy is finally decided, even though it has been reported to significantly improve voiding dysfunction in the majority of patients, it is often less effective than in the overall population.


Conclusion

In neurologic patients, a multi-channel urodynamic assessment including a pressure-flow study should be systematically performed before any surgery has been planned in order to confirm the presence of a bladder outlet obstruction.

Mots clés:
bilan urodynamique / Syndrome parkinsonien / Maladie de Parkinson idiopathique / Atrophie multi-systématisée / accident vasculaire cérébral
Mots-clés:
Multi-channel urodynamic study / Parkinsonian syndrome / Parkinson disease / Multi-systemic atrophy / stroke
La caractérisation par l’imagerie du testicule tumoral en 2019 : état de l’art, apport des nouvelles modalités ultrasonores et de l’IRM multiparamétrique
Testicular tumours characterization in 2019: State of the art, contribution of new ultrasonic modalities and multiparametric MRI
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F1


Objectifs

Faire le point sur la caractérisation par l’imagerie des tumeurs testiculaires.


Méthode

Analyse de la littérature (PubMed, Medline, langue anglaise et française) des études urologiques et radiologiques portant sur la nature et la caractérisation des tumeurs testiculaires.


Résultats

À l’écho-Doppler, la taille de la ou des lésions, la présence de microlithes/microlithiases/calcifications, l’architecture vasculaire en Doppler couleur sont des éléments sémiologiques importants pour orienter vers la bénignité ou la malignité. D’autres techniques comme l’IRM multiparamétrique, l’élastographie ultrasonore, l’échographie de contraste améliorent la caractérisation, mais sont toujours en évaluation. Les tumeurs à cellules de Leydig (TCL), tumeurs hypoéchogènes vascularisées, le plus souvent bénignes, sont maintenant mieux identifiées. Les tumeurs éteintes ou « burned-out » tumeur sont des pièges diagnostiques car elles apparaissent comme des lésions ou plages hypo/avasculaires d’allure cicatricielles.


Conclusion

Si l’écho-Doppler reste l’examen de référence, la combinaison avec les autres techniques ultrasonores ou par IRM améliorent la caractérisation.


Objectives

To state about testicular tumors characterization using imaging findings.


Methods

Literature review (PubMed, Medline, in French and English) of urological and radiological studies dealing with testicular tumors nature and characterization.


Results

At Color Doppler, the size, the presence of microlithts/microlithiasis/macrocalcifications, the vascular architecture are major semiological findings to suggest the benign or the malignant nature of the lesion. Other techniques like multiparametric MRI, contrast-enhanced sonography, sonographic elastography improve the caracterisation, but are still in evaluation. Leydig cell tumors (LCT), vascularized hypoechoic tumors, usually benign, are now better identified. Burned-out tumors are diagnostic traps because they appear as hypo/avascular scar-like lesions.


Conclusion

Doppler ultrasound remains the reference examination. The combination with other ultrasound or MRI techniques improves the characterization.

Mots clés:
Tumeur testiculaire / Écho-Doppler / Élastographie / Imagerie par résonance magnétique / Échographie de contraste
Mots-clés:
testicular tumor / Color Doppler ultrasound / Elastography / magnetic resonance imaging / Contrast-enhanced sonography
La posturothérapie : pour qui ? Pourquoi ? Comment ?
Posturotherapy: For whom? Why? How?
2019
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F23


La lithotritie extracorporelle (LEC) et l’urétéroscopie souple (URSS) sont les deux traitements de référence des calculs rénaux. Ces deux thérapies peuvent laisser des fragments caliciels résiduels, difficiles à éliminer, augmentant au long cours le risque de complications et de ré-intervention. Actuellement il n’existe aucun traitement adjuvant à la LEC ou à l’URSS optimisant l’élimination de ces fragments. En 2005 Chiong et al. ont rapporté une technique associant kinésithérapie en position de Trendelenburg et hyperdiurèse (posturothérapie) afin d’augmenter la clairance de ces fragments. Depuis deux ans nous prescrivons la posturothérapie aux patients le désirant pour les calculs/fragments caliciels moyens et inférieurs de moins de 5mm.


Extra-corporeal lithotripsy and flexible ureteroscopy are the two standard treatments for kidney stones. Both therapies can leave residual, hard-to-eliminate residual glandular fragments, increasing the risk of complications and re-intervention. Currently there is no adjuvant treatment to optimize the removal of the residual fragments. Chiong et al. reported in 2005 a technique combining physiotherapy in Trendelenburg position and hyperdiuresis (posturotherapy) to supplement the standards treatments. For two years, posturotherapy has been prescribed to our patients wishing it for caliceal fragments less than 5mm.

Mots clés:
Lithiase / Percussion / Calculs caliciels
Mots-clés:
Lithiasis / Percussion / Caliceal stones
L’IRM de prostate détecte-t-elle tous les foyers tumoraux chez les patients opérés d’un carcinome de prostate ?
2019
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F30


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Mots clés:
antibiotique / Témocilline / infection urinaire
Mots-clés:
Antibiotic / Temocillin / urinary tract infection
Récidive biologique après prostatectomie totale dans le cancer de la prostate : quel bilan et quel traitement en 2019 ?
PSA-recurrence after radical prostatectomy in prostate cancer: Imaging and treatment in 2019
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F13


Objectif

Proposer une actualisation de la prise en charge diagnostique et thérapeutique de la récidive biologique après prostatectomie totale dans le cancer de la prostate.


Méthodes

Une revue systématique (Medline, Pubmed) de la littérature a été réalisée en janvier 2018 à la recherche des éléments permettant le diagnostic et le traitement de la récidive biologique après PT.


Résultats

La récidive biologique après prostatectomie se définit par une valeur du PSA≥0,2ng/mL sur deux dosages successifs à plus de 6 semaines d’une PT. L’IRM (récidive locale) et le tomographie par émission de positron (TEP) sont incontournables dans le diagnostic de la récidive biologique. Le TEP permet de diagnostiquer précocement la récidive locale, ganglionnaire et/ou à distance. La sensibilité de cet examen s’améliore avec des traceurs plus performants pour des valeurs plus faibles de PSA. Le traitement de la récidive locale repose sur la radiothérapie de rattrapage. L’association radiothérapie–hormonothérapie est préconisée pour les formes à haut risque.


Conclusion

Cette actualisation de la prise en charge de la récidive biologique après prostatectomie totale doit permettre d’améliorer la prise en charge des patients en proposant les examens diagnostiques et le traitement adapté au type de récidive.


Objective

To propose an update of diagnose and treatment of PSA recurrence after radical prostatectomy in prostate cancer.


Methods

A Medline search was achieved in January 2018 as regards diagnosis and option of treatment in case of PSA recurrence after RP in PCa.


Results

PSA-recurrence after RP is defined by a PSA value of 0.2ng/ml on two successive assays at more than 6 weeks after RP. MRI (local recurrence) and PET are essential in the diagnosis of PSA-recurrence. PET allows early diagnosis of local, regional and/or distant recurrence. The sensitivity of PET is improving with better tracers for lower PSA values. The treatment of local recurrence is based on salvage radiotherapy. The combination of radiotherapy and androgen privation therapy (ADT) is preferred for high-risk forms.


Conclusion

This update might improve diagnose and treatment in case of PSA recurrence after RP.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Récidive biologique / Prostatectomie totale / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
prostate cancer / radical prostatectomy / PSA recurrence / rising PSA / Diagnosis
Cancer de la prostate
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 1-4
Mots clés:
G. / J.-N.
Cancer de la prostate résistant à la castration
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 10-14
Mots clés:
G. / J.-N.
Hyperactivité vésicale
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 15-18
Mots clés:
G. / J.-N.
Hyperplasie bénigne de la prostate
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 24-26
Mots clés:
G. / J.-N.
Incontinence et statique pelvienne
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 19-21
Mots clés:
G. / J.-N.
Lithiase urinaire
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 22-23
Mots clés:
G. / J.-N.
Neuro-urologie
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 27-28
Mots clés:
G. / J.-N.
Tumeur du rein
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 5-7
Mots clés:
G. / J.-N.