Soutènement du col vésical par retziuscopie. Techniques et résultats préliminaires (à propos de 24 cas.

16 juillet 2001

Mots clés : incontinence urinaire, chirurgie de l'incontinence urinaire, fronde, chirurgie laparoscopique, retziuscopie
Auteurs : Soulié R
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 60-69
Pour traiter l'incontinence urinaire d'effort, sans cystocèle, de la femme jeune, nous proposons une technique originale à partir du concept de soutènement du col vésical par bandelette (Goebell-Stoeckel). Les modifications concernent la voie d'abord (la retiziuscopie facilitée par un ballon de dissection et combinée avec une courte incision vaginale), et l'utilisation pour la bandelette d'un matériau synthétique (le polytetrafluoroéthylène expansé (Gore-Tex(r))) fixé aux ligaments de Cooper par un point noué en extra-corporel. Notre but est d'obtenir à long terme des résultats comparables à ceux de la chirurgie ouverte avec une plus faible morbidité.De 1992 à 1994, 24 patientes ont été traitées selon cette technique par le même opérateur. L'âge moyen est de 48 ans. Dans tous les cas, il s'agit d'une première intervention pour incontinence, une seule patiente a des antécédents de chirurgie pelvienne (césarienne). L'incontinence est jugée stade 3 selon la classification d'lngelmann Sundberg dans 46% des cas. 35% des patientes présentent des contractions non inhibées, de même 35% ont une hypotonie uréthrale. Les 2 complications per-opératoires et celles survenues dans les suites immédiates sont sans gravité. La durée moyenne de l'intervention est de 2 h 45. Avec l'expérience, elle diminue progressivement de même que la durée d'hospitalisation dont la moyenne est de 4,3 jours. Avec un faible recul moyen (1 an plus 7 jours) les résultats sont bons dans 71% des cas, satisfaisants dans 8% (1 impériosité, 1 rétention durable), un échec 5 fois (21%) : 1 cas d'incontinence vraie authentifiée par l'examen clinique et 4 cas d'incontinence mineure pour des efforts violents occasionnels. Ces bons résultats tempérés par la publication de cas de rejet de la prothèse nous incitent à réserver cette intervention aux patientes qui ont une incontinence sévère mais aussi une bonne trophicité vaginale.