Sensibilité au changement du score USP (Urinary Symptoms Profile) après traitement chirurgical de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

25 mars 2014

Auteurs : B. Wakrim, F. Aristide Kaboré, M. Sebbani, I. Sarf, M. Amine, A. Lakhmichi, Z. Dahami, S. Moudouni, P.-H. Savoie, G. Karsenty
Référence : Prog Urol, 2014, 4, 24, 229-233
But

Évaluer la sensibilité au changement du score USP (Urinary Symptoms Profile) après un traitement chirurgical de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

Patients et méthodes

Étude prospective recueillant à 6 semaines d’intervalle les scores USP et IPSS (International Prostatic Symptom Score) avant et après traitement chirurgical de l’HBP. La sensibilité au changement a été évaluée en utilisant l’ampleur de l’effet (AE) et la réponse moyenne standardisée (RMS).

Résultats

Trente patients, d’âge moyen 68±10ans (min : 52, max : 90), ont été évalués durant la période d’étude. Les scores USP et IPSS moyens étaient respectivement de 14,3 (e.t. : 5,42) et 20,3 (e.t. : 5,22) en préopératoire et de 3,53 (e.t. : 3,68) et 3,43 (e.t. : 3,48) en postopératoire. Les valeurs globales de l’AE et de la RMS étaient respectivement de 1,986 et 2,322 (supérieur à 1).

Conclusion

L’USP avait une bonne sensibilité au changement. Il nous paraît adapté à l’évaluation de la symptomatologie liée à l’HBP, et offre l’avantage par rapport à l’IPSS d’une exploration plus exhaustive de toute la symptomatologie urinaire y compris l’incontinence urinaire d’effort et par urgenturie.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


Les symptômes du bas appareil urinaire (SUBA) en rapport avec l'obstruction sous-vésicale liée à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) affectent les deux phases du cycle mictionnel : la phase de vidange avec le syndrome dysurique (difficulté à démarrer la miction, diminution de la force du jet, interruption du jet, nécessité de pousser, gouttes terminales) et la phase de remplissage avec le syndrome clinique d'hyperactivité (urgenturie avec ou sans incontinence, nycturie, pollakiurie) [1]. En dehors de toutes complications, ces symptômes altèrent la qualité de vie des patients en étant responsables de troubles du sommeil, de dépression et d'isolement social [2, 3]. En urologie fonctionnelle, il est recommandé de mesurer la sévérité de la symptomatologie qui contribue à la décision thérapeutique et d'évaluer les résultats des différents traitements de l'HBP. Pour ce faire, des questionnaires de symptômes ayant fait l'objet d'une validation psychométrique complète (validité, fiabilité et sensibilité aux changements) sont utilisés [1, 4, 5, 6]. Le questionnaire IPSS (International Prostatic Symptom Score) est accepté comme outil standard d'évaluation des troubles mictionnels associés à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Il s'agit d'un autoquestionnaire structuré et validé [3, 6] pour résumer et quantifier la gêne clinique de l'HBP. Cependant, l'absence de questions spécifiques évaluant l'incontinence urinaire et l'évaluation limitée du syndrome clinique d'hyperactivité sont considérées comme des faiblesses du score IPSS [7]. Le score USP (Urinary Symptoms Profile) [8] est un autoquestionnaire développé et validé par l'Association française d'urologie (AFU). Il comporte 13 items couvrant tous les types de SUBA : incontinence urinaire d'effort, hyperactivité vésicale et symptômes obstructifs. La sensibilité aux changements post-thérapeutique du score USP n'a pas été étudiée dans le contexte des SUBA liés à l'HBP.


Le but de cette étude était d'évaluer la sensibilité aux changements du score USP après traitement chirurgical de l'HBP.


Patients et méthodes


Une étude prospective descriptive et analytique d'une cohorte consécutive de patients a été réalisée sur une période de trois mois (du 20 décembre 2011 au 20 mars 2012) dans deux services d'urologie de la ville de Marrakech (Maroc). Les patients inclus dans l'étude avaient tous une HBP opérée soit par résection transurétrale de la prostate (RTUP) soit par adénomectomie prostatique transvésicale (ATV).


Les patients qui avaient un adénocarcinome prostatique ou une HBP associée à une pathologie neurologique, une sténose de l'urètre, une pathologie psychiatrique ont été exclus de l'étude.


Les caractéristiques cliniques recueillies étaient l'âge, le type et l'ancienneté de la symptomatologie urinaire. Les données paracliniques comprenaient le taux de PSA, le volume prostatique, la recherche d'un retentissement sur l'appareil urinaire (rétention urinaire avec ou sans vessie de lutte et la dilatation urinaire), et le résidu post-mictionnel (RPM). Les patients étaient tous évalués avant l'intervention chirurgicale et 6 semaines après.


La sévérité de la symptomatologie clinique était évaluée par les scores USP et IPSS. Nous avons utilisé à titre indicatif les items composant le score IPSS sans la question évaluant la qualité de vie tels que initialement proposé par Barry et al. [9] car c'est un outil validé et dont la décroissance après traitement a été prouvée [9, 10]. Les patients remplissaient eux-mêmes les questionnaires en français. Dans les cas où les patients ne savaient pas lire le français, les questionnaires leur étaient administrés par un des médecins investigateurs. L'USP comporte 13 questions répartis en trois domaines : incontinence urinaire d'effort (0 à 9), hyperactivité vésicale (0 à 21) et symptômes obstructifs (0 à 9) [8]. L'IPSS comporte sept questions cotées de 0 à 5 qui pouvaient être regroupées en deux domaines : symptômes d'hyperactivité vésicale (trois questions : 2-4-7, trouble du remplissage), et des symptômes obstructifs (quatre questions : 1-3-5-6) [9]. Plus les scores sont élevés, plus les symptômes sont sévères.


Les données recueillies étaient notées sur une fiche de collecte incluant les renseignements sociodémographiques, cliniques et paracliniques. Les variables quantitatives ont été exprimées en termes de moyennes, écart-type (e.t.), minimum (min) et maximum (max). Les variables qualitatives ont été décrites en proportion et pourcentage. La réponse moyenne standardisée (RMS) et l'ampleur de l'effet (AE) ont été utilisées pour mesurer la sensibilité au changement des questionnaires [2, 4, 5]. La RMS est définie comme le rapport : valeur moyenne des différences entre les scores des première et seconde évaluations divisée par l'e.t. des différences entre les scores des première et seconde évaluation. L'AE est définie comme le rapport : valeur moyenne des différences entre les scores des première et seconde évaluations divisée par l'e.t. des scores de la première évaluation. Une valeur absolue haute de l'AE et du RMS signifie une plus grande sensibilité au changement. Une valeur négative signifie que le score moyen à la première évaluation est plus faible que le score à la seconde évaluation. L'AE et la RMS ont été calculées pour l'ensemble des scores et des sous-scores. Plus les valeurs sont élevées pour ces deux méthodes, plus la sensibilité aux changements est grande. Les critères de Cohen [11] pour évaluer la sensibilité au changement en fonction des valeurs d'AE ou de RMS sont : 1 ou plus : excellent ; 0,8 ou plus : bon ; 0,5 ou plus : modéré ; moins de 0,5 : faible. Les analyses statistiques ont été effectuées avec l'aide du laboratoire d'épidémiologie de la faculté de médecine de Marrakech avec le logiciel SPSS 10 pour Windows.


Résultats


Trente patients, d'âge moyen 68±10ans (min : 52, max: 90), ont été évalués durant la période d'étude. La durée moyenne d'évolution des SUBA liés à l'HBP était de 10,3 mois (e.t. : 9, min : 2, max: 36), le volume prostatique moyen de 66,83g (e.t. : 51,56 ; min : 25, max: 300) et le taux moyen de PSA de 3,01ng (e.t. : 2,23, min : 0,37 max: 10,9). Le résidu post-mictionnel moyen préopératoire était de 116mL (min : 10, max : 400mL).


L'indication chirurgicale était basée sur l'échec d'un traitement médical chez 18 malades (60 %), une rétention urinaire chez 7 malades (23 %) dont 2 malades avaient une dilatation rénale associée à la rétention, les infections urinaires répétées chez 3 malades (10 %), et un calcul vésical chez 2 malades (6,7 %). Dix-sept patients (57 %) ont été opérés par RTUP et 13 patients (43 %) par ATV. Le résidu post-mictionnel moyen postopératoire était de 15mL. Les 7 patients en rétention d'urines ont repris des mictions spontanées en postopératoire.


Les scores USP et IPSS moyens étaient respectivement de 14,3 (e.t. : 5,42) et 20,3 (e.t. : 5,22) en préopératoire et de 3,53 (e.t. : 3,68) et 3,43 (e.t. : 3,48) en postopératoire. Le Tableau 1 résume les valeurs globales et par sous-scores des questionnaires avant et après chirurgie.


La sensibilité au changement du score USP était importante. Les valeurs globales de l'AE et de la RMS étaient respectivement de 1,986 et 2,322, supérieur à 1 signant une excellente sensibilité au changement d'après les critères de Cohen (Tableau 2).


Discussion


Les questionnaires de symptômes urinaires dans l'évaluation des troubles mictionnels associés à l'HBP ont pour but de renseigner sur la « condition urinaire » des patients. Leur objectif est de permettre aux cliniciens d'avoir un « langage commun » pour qualifier et quantifier les SUBA. Les recommandations actuelles préconisent l'utilisation des questionnaires de symptômes spécifiques des troubles urinaires, qui ont fait l'objet d'une validation psychométrique complète (validité, fiabilité et sensibilité aux changements) [1, 5, 6]. L'International Continence Society (ICS) a développé des grades de recommandations pour l'usage des questionnaires. La sensibilité au changement induit par la thérapeutique (amélioration ou aggravation) est retenue comme un des déterminants de la qualité d'un questionnaire de symptôme [2, 4, 5].


Le questionnaire USP a été développé et validé par l'AFU. Sa validation a été faite dans une population d'hommes et femmes ayant des SUBA d'origines neurologiques et non neurologiques, y compris l'HBP [8, 12]. Sa fiabilité test-retest est bonne de niveau 1. Sa validité de construction discriminative de niveau 2 reposait sur de fortes corrélations avec les items incontinence de l'ICIQ (International Consultation on Incontinence Modular Questionnaire) [8]. Malgré sa validité et sa fiabilité prouvée, la sensibilité au changement du score USP après traitement de l'HBP n'avait pas été évaluée.


Notre étude montre que le score USP possède une excellente sensibilité au changement du score global (AE : 1,986 ; RMS : 2,322) ainsi des scores des domaines de la dysurie (AE : 2,514 ; RMS : 2,221) et de l'hyperactivité vésicale (AE : 1,840 ; RMS : 1,844). La sensibilité au changement du domaine de l'IUE est faible (AE : 0,211 ; RMS : 0,368) probablement du fait de la faible prévalence de ce symptôme dans l'HBP [13]. La valeur globale de l'AE observées dans notre étude était plus élevée que celle rapportée par Barry et al. [9] dans la première étude clinique de validation psychométrique de l'IPSS avec un score moyen de 17,6 en préopératoire et 7,1 après 4 semaines d'une RTUP (p <0,001) et une AE calculé de 1,44 sur la données de son étude. Les valeurs plus élevées de l'AE dans notre étude pourraient être expliquées par la symptomatologie clinique initiale plus sévère de notre population d'étude (IPSS et USP moyens de 20,3 et 14,3 respectivement).


L'USP évalue spécifiquement l'incontinence urinaire par urgenturie en rapport avec l'hyperactivité vésicale. Cette évaluation de l'hyperactivité vésicale est particulièrement pertinente dans le cadre de la symptomatologie urinaire prostatique car c'est l'urgenturie qui a le retentissement le plus néfaste sur la qualité de vie des patients, et ce d'autant plus que l'urgenturie est responsable d'incontinence [2, 6, 14, 15]. L'addition d'un domaine couvrant l'IUE dans l'USP pourrait être un avantage par rapport à l'IPSS. En effet, en dehors de sa faible prévalence avant traitements de l'HBP, l'IUE est une complication rare mais classique des traitements chirurgicaux et peut compromettre la qualité du résultat fonctionnel. La sensibilité au changement étant la capacité de l'outil a détecté aussi bien les améliorations que les dégradations, il paraît indispensable de pouvoir détecter l'IUE après un traitement de l'HBP pour mesurer l'efficacité de ce traitement [13].


Malgré l'excellente sensibilité au changement de l'USP que nous avons observé, notre travail présente des limites en rapport avec la population d'étude :

la taille limitée de l'échantillon qui n'a pas fait l'objet d'une détermination statistique préalable ;
l'introduction d'un biais de réponse dû à un effet de contexte (framing effect ), lié au fait que certains patients qui ne parlaient pas le français ont eu les questions traduites par les médecins participants à l'étude ;
l'absence de patients ayant eu une dégradation de leur symptomatologie après traitement nous prive d'une évaluation de la sensibilité au changement dans les deux sens : amélioration, dégradation.


Conclusion


Nous avons observé une excellente sensibilité de l'USP aux changements induit par la chirurgie de l'HBP. L'USP offre l'avantage d'une description précise de la symptomatologie de la phase de stockage. La présence d'un domaine incontinence d'effort ne gêne pas l'usage de l'outil dans cette pathologie, elle devrait permettre de détecter sa survenue postopératoire (complication).


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.




Tableau 1 - Variations préopératoire et postopératoire des scores USP (Urinary Symptoms Profile) et IPSS (International Prostatic Symptom Score).
Mesure  Évaluation préopératoire 
Évaluation postopératoire 
Différence des scores 
  e.t.  min  max  e.t.  min  max  e.t.  min  max 
USP  
IUE  1,3  2,23  0,8  1,44  0,5  1,35  −1 
HAV  8,53  3,83  15  1,46  2,51  7,06  3,83  14 
DYS  4,43  1,59  0,43  0,67  1,8 
Total  14,3  5,42  28  3,53  3,68  14  10,76  4,63  24 
 
IPSS  
HAV  8,86  3,44  20  1,13  1,71  10,23  3,32  17 
DYS  11,36  2,7  13  2,3  2,19  11  6,56  3,57  −2  13 
Total  20,3  5,22  30  3,43  3,48  17  16,86  5,64  30 



Légende :
e.t. : écart-type ; m : moyenne ; min : minimum ; max : maximum ; IUE : incontinence urinaire d'effort ; HAV : hyperactivité vésicale ; DYS : dysurie.



Tableau 2 - Sensibilité au changement des USP (Urinary Symptoms Profile) et IPSS (International Prostatic Symptom Score).
Score  USP 
IPSS 
  AE  RMS  AE  RMS 
Score global  1,986  2,322  3,226  2,988 
IUE  0,211  0,368  na  na 
HAV  1,840  1,844  2,970  3,074 
DYS  2,514  2,221  2,431  1,835 



Légende :
AE : ampleur de l'effet ; RMS : réponse moyenne standardisée ; IUE : incontinence urinaire d'effort ; HAV : hyperactivité vésicale ; DYS : dysurie ; na : non applicable.


Références



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