Satisfaction des patientes et efficacité du pessaire en cas de prolapsus des organes pelviens

25 juin 2020

Auteurs : M. Martin Lasnel, J. Mourgues, R. Fauvet, S. Renouf, A. Villot, A.C. Pizzoferrato
Référence : Prog Urol, 2020, 7, 30, 381-389
Introduction

Le pessaire fait partie de l’arsenal thérapeutique proposé aux femmes ayant un prolapsus des organes pelviens (POP). Pourtant, son utilisation en France semble être limitée aux patientes âgées ou en cas de refus ou de contre-indication à la chirurgie.

Objectifs de l’étude

L’objectif principal de l’étude était d’évaluer et de rechercher les facteurs associés à la satisfaction des patientes porteuses d’un pessaire. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’amélioration des scores de symptômes et de qualité de vie et de rechercher les facteurs associés à l’échec du pessaire.

Matériel et méthodes

Nous avons réalisé une étude de cohorte unicentrique. Le critère de jugement principal était le résultat au score PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). L’amélioration des symptômes a été évaluée à l’aide des scores de symptômes PFDI-20, ICIQ-SF, PISQ-12 et USP et le score de qualité de vie PFIQ-7.

Résultats

Quatre-vingts patientes ont été incluses. Le taux de satisfaction était de 78,1 % à 1 mois et 87,5 % à 6 mois. L’efficacité du pessaire était le principal avantage rapporté par les patientes à 1 mois (60 %) comme à 6 mois (59,4 %). Les seuls facteurs associés à la satisfaction des patientes étaient l’amélioration plus importante des symptômes (PFDI20 et PFIQ7 (p <0,05)). En cas d’échec, les patientes étaient significativement plus jeunes et en surpoids (p =0,001).

Conclusion

Le pessaire est un dispositif efficace avec un taux de satisfaction élevé. Il constitue une véritable alternative thérapeutique de première intention sans complication majeure chez les femmes présentant un POP symptomatique.




 




Introduction


Le prolapsus des organes pelviens (POP) de la femme est une affection fréquente dont la prévalence varie entre 2,9 et 11,4 % ou 31,8 à 97,7 % selon que l'on utilise un questionnaire ou l'examen clinique respectant la classification Pelvic Organ Prolapse Quantification [1]. Il est responsable de symptômes pouvant entrainer une altération significative de la qualité de vie [2, 3]. Le diagnostic repose principalement sur l'examen clinique aidé de questionnaires de symptômes et de qualité de vie. En ce qui concerne les traitements, les recommandations actuelles sont en faveur d'une prise en charge pluridisciplinaire et seuls les POP symptomatiques doivent être traités. La chirurgie coelioscopique avec promotofixation antérieure et/ou postérieure est le traitement chirurgical recommandé en cas de POP symptomatique et significatif [4]. Le pessaire ou dispositif intra-vaginal constitue actuellement un intermédiaire de prise en charge entre expectative et chirurgie. Il est souvent proposé en cas de refus ou de contre-indication de la chirurgie, chez les femmes « âgées » ou encore à titre de test thérapeutique préopératoire. Pourtant les effets secondaires sont mineurs et souvent liés à des pessaires négligés, son coût est faible et son efficacité semble non négligeable (58 à 80 % selon les études) [5, 6].


L'objectif principal de notre étude était d'évaluer la satisfaction des patientes porteuses d'un pessaire en utilisant un indicateur de changement validé: le Patient Global Impression of Improvement (PGI-I) [7] (Annexe A). Les objectifs secondaires étaient d'évaluer l'amélioration des scores de symptômes et de qualité de vie après pose de pessaire, de rechercher les facteurs associés à l'échec du pessaire et d'évaluer les connaissances des patientes à propos du pessaire.


Matériel et méthodes


Nous avons réalisé une étude de cohorte observationnelle prospective monocentrique dans le service de gynécologie-obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire Caen Normandie entre décembre 2018 et décembre 2019. Le pessaire anneau a été proposé en première intention à l'ensemble des patientes consultant pour un POP symptomatique; la taille utilisée variait selon la longueur et la trophicité vaginale de chaque patiente. En cas de chute du pessaire anneau, un pessaire Cube ou Donut pouvait être proposé à la patiente en 2nde intention.


Les patientes incluses dans l'étude étaient toutes les patientes majeures adressées pour prise en charge d'un POP, comprenant le français, ayant accepté de participer à l'étude et capables de remplir un questionnaire.


Chaque patiente a reçu avant pose du pessaire des questionnaires de symptômes et de qualité de vie comprenant: le score ICIQ-SF (International Consultation Incontinence Questionnaire-Short Form) [8] et le score USP (Urinary Symptom Profile) pour les symptômes urinaires [9], le score PFDI-20 (Pelvic Floor Distress Inventory) pour les symptômes associés au POP[10), les scores de Kess [11] et de Wexner [12] pour les symptômes ano-rectaux, le score PISQ-12 (Pelvic Organ Prolapse/Urinary Incontinence Sexual Questionnaire) évaluant la sexualité [13] ainsi que le PFIQ-7 (Pelvic Floor Impact Questionnaire) évaluant le retentissement des symptômes sur la qualité de vie [10]. Ces questionnaires étaient à nouveau rempli à 1 et 6 mois après la pose du pessaire. Le questionnaire PGI-I était rempli à 1 mois et à 6 mois de la pose. Cette échelle directe simple de compréhension permet d'évaluer la réponse d'une affection à une thérapie. Un score de PGI-I≤2 était considéré comme une réponse favorable au traitement. Afin d'évaluer la satisfaction des patientes, deux questions complémentaires leur étaient posées: « recommanderiez-vous ce dispositif à une amie » et « combien de temps pourriez-vous poursuivre ce traitement ». Des questions supplémentaires concernant les connaissances des patientes à propos du pessaire ont été posées à 1 mois.


Des tests de Friedman ont été utilisés pour comparer les moyennes des scores de symptômes avant et après la pose. Les associations entre facteurs de risque et satisfaction des patientes ou échec du pessaire ont été testées à l'aide de tests t de Student pour les variables quantitatives et des tests du Chi2 ou de Fisher exact pour les variables qualitatives. La satisfaction a été étudiée en comparant les patientes très satisfaites (PGI-I=1) aux autres patientes à 1 mois; par manque d'effectif, l'analyse n'a pas été réalisé à 6 mois. L'échec était défini comme le retrait du pessaire à 6 mois. Le seuil de significativité statistique a été fixé à p <0,05. L'analyse a été réalisée à l'aide du logiciel STATA version 13 (Stata-Corps®).


Cette étude a respecté les lois françaises sur la confidentialité des données concernant les personnes et un avis favorable du Comité de Protection des Personnes Ile de France 1 a été obtenu (2018-A00004-51). Elle a été enregistrée dans le registre ClinicalTrials.gov (NCT03615872).


Résultats


Au cours de la période de l'étude, 88 patientes ont consulté pour un POP et se sont vues proposer la pose d'un pessaire. Parmi elles, 3 patientes ont refusé une tentative de pose et n'ont pas souhaité participer à l'étude (taux d'acceptation: 96,6 %). Parmi les 85 patientes incluses, la pose du pessaire a été considérée comme un échec pour 22 patientes (25,9 %) dont 11 ont été opérées. Une patiente a été perdue de vue. L'âge moyen des patientes de notre cohorte était de 66,9 ans (37-86), 64,7 % des patientes était en activité professionnelle au moment de l'étude et 53 % des patientes déclaraient pratiquer une activité physique au moins une fois par semaine. Vingt-neuf patientes (34,1 %) avaient un antécédent de chirurgie pelvienne (hystérectomie, cure de POP ou cure d'incontinence urinaire). Les autres caractéristiques des patientes sont résumées dans le Tableau 1.


Sur les 85 patientes inclues, 80 (94 %) ont répondu aux questionnaires évaluant les symptômes avant la pose du pessaire, 65 patientes ont répondu aux questionnaires de suivi à 1 mois et 32 patientes à 6 mois.


Les principaux symptômes décrits étaient la présence d'une boule vaginale (89,4 %), la présence de fuites urinaires (11,8 %) et la douleur (2,3 %). Le POP prédominait sur l'étage antérieur dans 97,6 %; il s'agissait d'une cystocèle de grade II et III dans 73 % des cas (Tableau 2).


Selon le critère de jugement principal (PGI-I≤2), 78,1 % des patientes étaient satisfaites du pessaire à 1 mois (50/64) et 84 % à 6 mois (21/32). Le principal avantage du pessaire décrit par les patientes était son confort et son efficacité, à 1 mois comme à 6 mois. À 1 mois, 81,2 % des patientes (52/64) recommanderaient le pessaire dans le traitement du POP et 87,5 % à 6 mois (28/32). Que ce soit à 1 mois ou à 6 mois, les patientes pensaient poursuivre le traitement plus de 10 ans dans plus de 40 % des cas (Tableau 3).


Concernant les scores de symptômes, nous avons retrouvé une amélioration significative du score global PFDI-20 après pose du pessaire; celui-ci passant de 102,9 à 55,5 à 1 mois puis à 49,7 à 6 mois (p =0,002). Les sous-scores POPDI-6, UDI-6 et CRADI-8 concernant les symptômes vaginaux, urinaires et digestifs étaient également significativement améliorés après pose de pessaire. Le sous-score hyperactivité du score USP était amélioré significativement (p =0,0007); il n'y a pas eu d'amélioration significative du score USP dysurie. L'amélioration des scores de Wexner et de Kess est également significative à 1 mois et à 6 mois (p =0,0002 et p =0,0005) (Tableau 4). A l'inclusion, 51 patientes avaient déclaré avoir des rapports mais seulement 20 patientes ont répondu au questionnaire PISQ-12 évaluant le retentissement sexuel à 1 mois et 13 patientes à 6 mois. Il n'a pas été observé d'amélioration significative après la pose (p =0,06) (Tableau 4). Nous avons également retrouvé une amélioration significative du score global de qualité de vie PFIQ-7 à 1 mois et à 6 mois (p =0,007). Seul le score POPIQ-7 évaluant le retentissement sur les symptômes vaginaux n'était pas significativement amélioré (Tableau 4).


Concernant la connaissance du pessaire, 67,7 % des patientes ne le connaissaient pas, 80 % en ignoraient les éventuelles complications. À 1 mois, 50 % des femmes savaient manipuler le pessaire et 62,5 % à 6 mois (Tableau 3).


Les seuls facteurs associés à la satisfaction des patientes à 1 mois étaient l'amélioration plus importante des scores PFDI20 et PFIQ7 (p <0,05). Il n'y avait pas de différence significative pour l'âge, l'IMC (Indice de Masse Corporelle) ou le stade du POP (Tableau 5).


Vingt-deux patientes ont retiré le pessaire durant la période de l'étude (25,9 %). Les principaux motifs étaient la chute du pessaire pour 72,7 % (16/22) et la douleur ou la gêne pour 13,6 % des patientes (3/22). Six patientes ont rapporté une complication minime à type de leucorrhées soit 9,2 % de complications à 1 mois, aucune à 6 mois (Tableau 3).


Les facteurs associés significativement à l'échec, 6 mois après la pose, était l'âge plus jeune à la pose du pessaire (62,9 vs 68,3 ans; p =0,03) et le surpoids (IMC 29,3 vs 24,8 Kg/m2; p =0,001). La parité, le statut ménopausique, le tabac, les antécédents chirurgicaux y compris l'antécédent d'hystérectomie ou encore le stade du POP n'étaient pas associés significativement à la réussite ou à l'échec dans notre analyse (Tableau 6).


Discussion


Principaux résultats


Notre étude a montré que le pessaire est un dispositif bien accepté malgré une faible connaissance des patientes. Le taux de satisfaction des patientes dans notre étude est élevé (78 % à 1 mois et 84 % à 6 mois); le confort et l'efficacité du pessaire étant les principaux avantages rapportés par les patientes (60 %). Les pessaires sont des dispositifs efficaces, permettant une amélioration significative des scores de symptômes. Les facteurs associés à l'échec du pessaire à 6 mois sont l'IMC et l'âge plus jeune à la pose. Les facteurs associés à leur satisfaction est l'amélioration plus importante des scores de symptômes.


Analyse de la littérature


Le taux d'acceptabilité du pessaire est très inégal dans la littérature, variant de 20 à 63 % selon les études. Les principaux freins à son utilisation semblent être l'âge plus jeune des femmes et l'activité sexuelle [14]. Le pessaire semble d'autant mieux accepté que les modalités de surveillance et les effets secondaires potentiels sont expliqués. Ainsi, Storey et al. ont publié un travail à partir d'entrevues semi-structurées en face-à-face avec 11 femmes ménopausées utilisant un pessaire pour un POP ou une incontinence urinaire. Ces entretiens ont révélé que vivre avec un pessaire leur avait changé la vie mais avait nécessité un processus d'apprentissage. Le soutien psychosocial fourni par les infirmières avait joué pour elles un rôle primordial dans leur prise en charge [15].


Notre taux de satisfaction est en accord avec ceux retrouvés dans la littérature, variant de 70 à 92 % selon les études dont le recul est de 1 à 3 mois [16, 17]. Une seule étude a étudié la satisfaction en utilisant le PGI-I auprès de 68 femmes utilisatrice d'un pessaire. Les auteurs ont retrouvé un taux de satisfaction comparable (86,9 % à 6 mois); il n'y a pas eu dans cette étude d'analyse des facteurs associés à la satisfaction des patientes [18]. Il est intéressant de noter que la satisfaction de patientes s'accroît avec la durée du port du pessaire témoignant probablement de la nécessité d'une mise en confiance et d'un processus d'apprentissage des patientes.


Concernant l'amélioration des symptômes, nos résultats sont comparables à ceux retrouvés dans la littérature pour le score PFDI-20 et ses sous-scores et le score PFIQ7. En 2018, Mao et al. obtenaient des résultats significatifs dans leur étude portant sur 142 patientes avec un suivi moyen de 17 mois, avec un score PFDI-20 passant de 83,8 à 32,4 (p <0,001) et un score de PFIQ-7 passant de 52,2 à 10,1 (p <0,001) [19].


Seule l'amélioration du score USP dysurie n'est pas significative dans notre analyse alors que certaines études retrouvent jusqu'à 98 % d'amélioration de la dysurie. Cette différence de constations par rapport à la littérature pourrait s'expliquer par l'utilisation d'un questionnaire validé pour l'incontinence urinaire. Dans leur étude, Clemons et al. n'ont pas utilisé de questionnaire validé mais seulement une question ouverte « symptome was improved de novo? » [17].


Dans notre population, relativement jeune et active, 60 % des patientes déclaraient avoir une activité sexuelle à l'inclusion. Nous n'avons pas retrouvé d'amélioration significative du score PISQ-12 à 1 mois et à 6 mois après la pose du pessaire; ceci pourrait être lié au faible taux de réponse au PISQ12 à 1 et 6 mois. D'autres auteurs ont retrouvé une amélioration des scores de sexualité après pose de pessaire. Ainsi, Kuhn et al. ont évalué la fonction sexuelle dans une cohorte prospective de 31 patientes, âgées en moyenne de 70 ans, avant et à 3 mois de la pose d'un pessaire cube en utilisant le Female Sexual Function Index (FSFI). Une amélioration du score de 6 à 14 (p <0,01) était retrouvée pour le désir et de 1 à 4 (p <0,01) pour la satisfaction [20].


La chute du dispositif ou la persistance d'une gêne sont les deux principales causes d'échec du pessaire dans notre analyse. Albuquerque et al. retrouvaient exactement les mêmes causes d'échec [21]. Notre taux de complication (leucorrhées) reste faible (9 %) mais supérieur à ceux observés dans la littérature. Dans la plus longue série prospective réalisée au Royaume-Uni portant sur un suivi à 5 ans le taux de complication annuel était de 1,1 % [22]. Yimphong et al., ont suivi 140 femmes durant 1 an, le principal effet indésirable était également les pertes vaginales anormales (17 %) [23].


Concernant les facteurs associés à l'échec ou à la réussite les résultats sont très variables dans la littérature. Dans notre étude, l'amélioration plus importante des scores de symptômes est le seul facteur associé à la satisfaction des patientes. Komesu et al. ont retrouvé les mêmes résultats dans une étude publiée en 2007: plus le score PFDI-20 était amélioré après la pose, plus les patientes étaient satisfaites et poursuivaient l'utilisation du pessaire à long terme [24]. Nous n'avons pas retrouvé d'association de la satisfatcion des patientes avec le type, le stade ou encore la sévérité du POP; contrairement à Deng et al. qui ont retrouvé un meilleur taux de satisfaction à 3 mois en cas de prolapsus antérieur chez 97 patientes porteuses d'un pessaire (OR de 5,08; p=0,02) [25].


Dans notre étude, l'âge plus jeune et le surpoids étaient les deux seuls facteurs associés significativement à l'échec du pessaire à 6 mois. Ces facteurs sont retrouvés de manière inconstante selon la définition de l'échec utilisée par les auteurs. Clemons et al. ont retrouvé par exemple que l'âge plus élevé était un facteur de réussite du pessaire [17], Yang et al. ont retrouvé qu'un prolapsus postérieur était plus à risque d'échec [26] alors que Yimphong et al. ont retrouvé qu'un IMC bas et un antécédent d'hystérectomie étaient les principaux facteurs d'arrêt du traitement par pessaire [23]. L'antécédent d'hystérectomie et l'augmentation de la parité étaient pour Fernando et al. les principaux facteurs de risque d'échec [27]. Nous n'avons pas étudié les facteurs anatomiques pouvant être associés à l'échec du pessaire, en particulier les mesures « gh » et « tvl » selon la classification POP-Q. Geoffrion et al. en 2013 ont démontré qu' il existait un risque d'échec du pessaire en cas de rapport hiatus génital/longueur total du vagin supérieur à 0,8 [28] et Clemons et al retrouvait qu'une longueur vaginale inférieure à 6cm était à risque d'échec [17].


Points forts et limites


Les causes de non-réponse n'ont pas pu être évaluées notamment concernant l'évaluation de la sexualité par le score PISQ-12. Le manque de puissance de notre étude ainsi que le suivi à court terme pose problème et ne nous permet pas d'obtenir des résultats significatifs sur ce point. En effet, on remarque qu'un temps d'adaptation et de familiarisation au dispositif semble nécessaire. Une étude poursuivie dans le cours du temps de cette analyse serait intéressante. Pour approfondir notre analyse, il serait intéressant de relever les données anatomiques de chaque patiente via la classification POP-Q pour éventuellement objectiver d'autres facteurs prédictifs d'échec facilement accessible en consultation.


Conclusion


Le pessaire est un traitement bien accepté, efficace et facilement accessible pour la prise en charge du POP. Il permet de répondre majoritairement aux attentes des patientes sans engendrer de complications majeures. Le soutien et l'information des patientes sont deux facteurs majeurs influençant l'acceptabilité et la poursuite de son utilisation.


Le pessaire devrait faire partie de l'arsenal thérapeutique de premier choix et non être une alternative en cas d'impossibilité de chirurgie. Afin de confirmer nos résultats, la poursuite de l'étude est prévue sur plusieurs années avec participation d'autres centres.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.



Annexe A. Matériel complémentaire


(12 Ko)
  

Score Patient Global Impression of Improvement.




Tableau 1 - Caractéristiques de la population.
Caractéristiques des patientes  Total (n =85) Moyenne (±SD)/n (%) 
IMCa (kg/m2 26,0 (5,9) 
Parité moyenne  2,6 (1,3) 
Nombres d'accouchement voie basse    
3 (3,5) 
14 (16,5) 
33 (38,8) 
3 ou plus  35 (41,2) 
Poids de naissance moyen > 4000 g    
0 enfant  64 (75,3) 
1 enfant  14 (16,5) 
2 enfants ou plus  7 (8,2) 
Extractions instrumentales    
Aucune extraction  64 (70,6) 
1 accouchement  20 (23,5) 
2 accouchements ou plus  1 (1,2) 
Manquants  4 (4,7) 
Diplôme d'études supérieures    
Non  49 (57,7) 
Oui  32 (37,6) 
Pas de réponse  4 (4,7) 
Statut ménopausique    
Non  5 (5,9) 
Oui, sans THMb  60 (70,6) 
Oui, avec THMb  20 (23,8) 
Tabac    
Non  75 (88,2) 
Oui  6 (7,1) 
Manquants  4 (4,7) 
Principales comorbidités médicales    
Diabète  12 (14,1) 
Hypertension  33 (38,8) 
Toux chronique  10 (11,8) 
Maladie neurologique  3 (3,5) 



[a] 
IMC: indice de masse corporelle.
[b] 
THM: traitement hormonal de la ménopause.


Tableau 2 - Caractéristiques du POP avant la pose du pessaire.
  Total (n =80) Moyenne (±SD)/n (%) 
Symptômes principaux motivant la consultation    
Boule vaginale  76 (89,4) 
Douleurs  2 (2,3) 
Fuites urinaires  10 (11,8) 
Dyschésie  2 (2,3) 
Retentissement (d'après EQ5D)    
Anxiété/dépression  45 (52,9) 
Douleur/inconfort  45 (52,9) 
Activité habituelle  24 (28,2) 
Gêne globale liée au prolapsus   
EVAa moyenne/10 (min;max)  7,1 (2-10) 
Stade du prolapsus (classification POP-Q b)    
4 (4,7) 
39 (45,9) 
35 (41,2) 
7 (8,2) 
Stadification par étage Cystocèle    
2 (2,3) 
18 (21,2) 
36 (42,3) 
25 (29,4) 
4 (4,7) 
Hystéroptose/Fond vaginal    
25 (29,4) 
24 (28,2) 
19 (22,3) 
10 (11,8) 
7 (8,2) 
Rectocèle    
31 (36,5) 
18 (21,2) 
25 (29,4) 
10 (11,8) 
1 (1,2) 



[a] 
EVA=échelle visuelle analogique (/10).
[b] 
Classification POP-Q selon Bump et al. AJOG 1996.


Tableau 3 - Satisfaction et connaissances des patientes.
  À 1 mois Total (n =64) Moyenne (±SD)/n (%)  À 6 mois Total (n =32) Moyenne (±SD)/n (%) 
Connaissiez-vous le dispositif avant la pose?      
Non  35 (54,7)   
Oui  21 (32,8)   
Manquants  8 (12,5)   
Recommanderiez-vous le pessaire à une amie?      
Non  5 (7,8)  1 (3,1) 
Oui  52 (81,2)  28 (87,5) 
Manquants  7 (10,9)  3 (9,4) 
Quels sont pour vous les avantages du pessaire?      
Confort/efficacité  39 (60,0)  19 (59,4) 
Méthode non invasive/évite la chirurgie  6 (9,2)  7 (3,1) 
Aucun  1 (1,5)  0 (0,0) 
Pas de réponse  18 (28,1)  7 (21,9) 
Quels sont pour vous les désavantages du pessaire?      
Aucun  12 (18,5)  11 (34,4) 
Nécessité de manipuler  9 (13,8)  9 (28,1) 
Efficacité incomplète  4 (6,1)  1 (3,1) 
Chute ou déplacement lors des activités ou de la défécation  3 (4,6)  2 (6,2) 
Gêne  6 (9,2)  2 (6,2) 
Pertes vaginales  6 (92)  0 (0,0) 
Manquants  24 (37,5)  7 (3,1) 
Savez-vous enlever le pessaire?      
Non  27 (41,5)  12 (37,5) 
Oui  33 (50,8)  20 (62,5) 
Manquants  4 (6,2)  0 (0,0) 
S'agit-il d'un traitement que vous pourriez poursuivre?      
6 mois  3 (4,6)  2 (6,2) 
1 an  7 (10,8)  1 (3,1) 
5 ans  15 (23,1)  10 (31,2) 
>10 ans  28 (43,1)  15 (46,9) 
Pas de réponse  11 (17,2)  4 (12,5) 
Echelle PGI-I a     
Beaucoup mieux  28 (43,7)  20 (62,5) 
Mieux  22 (34,4)  8 (25,0) 
Légèrement mieux  2 (3,1)  1 (3,1) 
Pas de changement  1 (1,5)  1 (3,1) 
Légèrement moins bien  0 (0,0)  0 (0,0) 
Moins bien  1 (1,5)  1 (3,1) 
Beaucoup moins bien  1 (1,5)  0 (0,0) 
Manquants  9 (14,6)  1 (3,1) 



[a] 
PGI-I: Patient Global Impression of Improvement.


Tableau 4 - Évolution des symptômes et de la qualité de vie.
Scores de symptômes  Avant la pose (n =80)  À 1 mois (n =65)  À 6 mois (n =32)  p  
POPDI-6  43,9 (23,6)  18,6 (22,5)a  14,7 (14,9)  0,007 
CRADI-8  24,6 (22,6)  17,0 (18,4)a  14,8 (13,9)  0,0001 
UDI-6  33,7 (23,7)  19,8 (22,9)a  20,2 (20,7)  0,002 
PFDI-20  102,9 (54,7)  55,5 (53,3)a  49,7 (39,9)  0,002 
ICIQ-SF  5,7 (5,3)  3,9 (3,9)a  4,2 (4,4)  0,001 
USP score IUE  2,0 (2,6)  1,6 (2,4)a  1,8 (2,8)  0,02 
USP score HAV  6,1 (4,1)  4,9 (3,7)a  4,2 (3,7)  0,0007 
USP score dysurie  1,3 (1,3)  0,9 (1,9)  0,6 (1,2)  0,25 
Wexner  3,1 (3,9)  2,8 (3,6)a  2,7 (3,7)  0,0002 
Kess  9,7 (9,1)  8,1 (9,2)a  7,0 (6,7)  0,0005 
PISQ-12b  32,1 (9,9)  33,7 (6,9)  34,4 (7,0)  0,06 
Retentissement sur les symptômes urinaires: UIQ-7  26,2 (28,6)  8,8 (16,1)a  7,5 (11,2)  0,03 
Retentissement sur les symptômes digestifs: CRAIQ-7  16,0 (26,7)  7,7 (18,6)  6,6 (12,1)  0,03 
Retentissement sur les symptômes vaginaux: POPIQ-7  20,1 (37,8)  8,0 (17,5)a  6,2 (11,8)  0,30 
Score PFIQ-7  65,2 (73,0)  25,2 (48,5)a  5,9 (10,6)  0,007 
Echelle de qualité de vie (0-100)  66,2 (21,3)  74,3 (18,7)  74,4 (17,6)  0,002 



Légende :
POPDI-6: Pelvic Organ Prolapse Distress Inventory; CRADI-8,Colo-Rectal-Anal Distress Inventory; UDI-6: Urinary Distress Inventory; PFDI 20: Pelvic Floor Disorder Inventory; ICIQ-SF: International Consultation on Incontinence Questionnaire-Short Form; USP: Urinary sumptom Profile; IUE: Incontinence urinaire à l'effort; HAV: hyperactivité vésicale; PISQ 12: Pelvic Organ Prolapse/urinary Incontinence Sexual Questionnaire UIQ-7: Urinary Impact Questionnaire; CRAIQ-7: Colo-Rectal Anal Impact Questionnaire; POPIQ-7, Pelvic Organ Prolapse-Impact Questionnaire; PFIQ-7: Pelvic Floor Impact Questionnaire

[a] 
différence significative entre la pose et à 1 mois (p <0,05).
[b] 
À l'inclusion 51 patientes avaient déclaré avoir des rapports et 20 a ont répondu au PISQ12. Un mois, 20 patientes ont répondu au questionnaire PISQ-12, à 6 mois 13 patientes ont répondu


Tableau 5 - Facteurs associés à la satisfaction des patientes à 1 mois.
  Groupe PGI=1 (n =28) Moyenne (±SD)/n (%)  Groupe PGI>1 (n =27) Moyenne (±SD)/n (%)  p  
Age (années)  68,7 (10,3)  67,4 (18,6)  0,64 
IMC (Kg/m2 24,6 (3,7)  25,2 (6,7)  0,68 
Parité        
2 (7,7)  4 (15,4)   
15 (57,7)  12 (46,1)  0,63 
3 et plus  9 (34,6)  10 (38,5)   
Statut ménopausique        
Non  2 (7,1)  1 (3,7)   
Oui  26 (92,9)  26 (96,3)  0,90 
Tabac        
Non  24 (85,7)  24 (100,0)   
Oui  4 (14,3)  0 (0,0)  0,11 
ATCD de chirurgie pelvienne        
Non  16 (57,1)  15 (55,6)   
Oui  12 (42,9)  12 (44,4)  0,95 
Hystérectomie        
Non  22 (78,6)  24 (88,9)   
Oui  6 (21,4)  3 (11,1)  0,47 
Stade du prolapsus        
3 (10,7)  1 (3,7)   
12 (42,9)  13 (48,1)  0,77 
4-Mar  13 (46,4)  13 (48,1)   
ManÅ“uvres de réintégration        
Non  15 (57,7)  14 (51,8)   
Oui  11 (42,3)  13 (48,1)  0,78 
Gêne globale liée au prolapsus avant la pose (EVA,/10)  7,0 (2,3)  7,0 (2,3)  0,91 
Score PFDI-20 avant la pose  101,5 (43,9)  107,8 (56,3)  0,67 
Score PFIQ-7 avant la pose  56,9 (83,5)  61,0 (67,1)  0,49 
Score PISQ-12 avant la pose  35,0 (6,3)  31,5 (4,2)  0,48 
Evolution du score PFDI-20 (score à 1 mois après la pose-score avant la pose)  66,6 (38,5)  29,8 (41,5)  0,002 
Evolution du score PFIQ-7 (score à 1 mois après la pose-score avant la pose)  43,6 (71,1)  17,5 (33,7)  0,04 
Incontinence urinaire avant la pose        
Non  8 (33,3)  5 (19,2)  0,34 
Oui  16 (66,7)  21 (80,8)   
Incontinence urinaire après la pose        
Non  12 (48,0)  5 (20,8)  0,07 
Oui  13 (52,0)  19 (79,2)   





Tableau 6 - Facteurs associés à la l'échec du pessaire à 6 mois.
  Echec 
 
  Non(n =62) Moyenne (±SD)/n (%)  Oui(n=22) Moyenne (±SD)/n (%)  p  
Age à la pose du pessaire (années)  68,3 (10,5)  62,9 (1,0)  0,03 
IMC (Kg/m2 24,8 (5,3)  29,3 (6,3)  0,001 
Parité        
6 (10,3)  2 (9,5)  0,90 
29 (50,0)  10 (47,6)   
3 et plus  23 (39,7)  9 (42,9)   
Statut ménopausique        
Non  2 (3,2)  3 (13,6)  0,11 
Oui  60 (96,8)  19 (86,4)   
Tabac       
Non  53 (89,8)  21 (100,0)  0,33 
Oui  6 (10,2)  0 (0,0)   
ATCD de chirurgie pelvienne        
Non  33 (53,2)  10 (45,4)  0,62 
Oui  29 (46,8)  12 (54,5)   
Hystérectomie        
Non  50 (80,6)  17 (77,3)  0,76 
Oui  12 (19,4)  5 (22,7)   
Stade du prolapsus        
4 (6,4)  0 (0,0)  0,65 
29 (46,8)  10 (45,4)   
4-Mar  29 (46,8)  12 (54,6)   
ManÅ“uvres de réintégration        
Non  34 (58,6)  18 (81,8)  0,07 
Oui  24 (41,4)  4 (18,2)   
Gêne globale liée au prolapsus avant la pose (EVA,/10)  6,9 (2,3)  7,5 (2,2)  0,31 
Score PFDI-20 avant la pose  99,9 (50,0)  113,5 (65,0)  0,56 
Score PFIQ-7 avant la pose  63,3 (78,2)  75,6 (73,2)  0,22 
Score PISQ-12 avant la pose  33,1 (10,3)  29,9 (9,2)  0,17 
Score de Kess avant la pose  9,5 (9,4)  10,0 (8,7)  0,65 
Incontinence urinaire avant la pose       0,82 
Non  14 (25,4)  5 (22,7)   
Oui  41 (74,6)  17 (77,3)   
Incontinence urinaire après la pose        
Non  16 (32,6)  3 (60,0)  0,33 
Oui  33 (67,3)  2 (40,0)   




Références



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