Rôle de l’observatoire REVELA13 dans l’épidémiologie des tumeurs de vessie des femmes dans les Bouches-du-Rhône

25 décembre 2018

Auteurs : T. Martin, K. Mantey, R. Boissier, P. Albert, V. Grisoni, E. Lechevallier, D. Barriol, G. Gravis, G. Pignot, D. Rossi, J. Lorca, C. Rattier, C. Eghazarian, N. Daou, J.L. Davin, C. Clément, A. Akiki, L. Pascal, G. Karsenty
Référence : Prog Urol, 2018, 16, 28, 935-941
Introduction

L’observatoire REVELA13 est un outil épidémiologique unique recensant les nouveaux cas de tumeur du rein, de vessie et de leucémies aiguës dans le département des Bouches-du-Rhône. L’objectif de ce travail était d’analyser pour la première fois les données de cet observatoire pour les nouveaux cas de tumeurs de vessie de la femme≥T1 dans les Bouches-du-Rhône de 2012 à 2014.

Matériel

Il s’agissait d’une étude épidémiologique descriptive observationnelle. Quinze variables non nominatives de la base de données de REVELA13 ont été analysées pour décrire les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques des cas incidents ainsi que leur répartition spatio-temporelle. Les taux d’incidence exprimés en nouveaux cas par an pour 100 000 habitants ont été standardisés sur l’âge mondial, calculés avec leurs intervalles de confiance à 95 % et comparés aux estimations nationales pour la même période.

Résultats

Au total, 291 nouveaux diagnostics de tumeurs vésicales ont été enregistrés soit une incidence standardisée sur l’âge mondial de 3,85 [3,32–4,37] nouveaux cas par an pour 100 000 habitants, supérieure de 54 % aux estimations nationales de 2012 et 2015. Le sex-ratio était de 19,41 % (F/H) et l’âge médian de survenue de 75,9 ans. Les tumeurs étaient majoritairement sans infiltration du muscle (52 %), de haut grade (69 %) et sans carcinome in situ (Cis) associé (49 %). Les 2 territoires les plus touchés étaient ceux de Marseille et d’Aubagne-La Ciotat.

Conclusion

L’observatoire REVELA13 a permis d’améliorer nos connaissances épidémiologiques sur les tumeurs de vessie féminines dans les Bouches-du-Rhône et de mettre en évidence une sur-incidence locale.

Niveau de preuve

3.




 




Introduction


Le cancer de vessie est un enjeu de santé publique à l'échelle mondiale. En 2012, 430 000 nouveaux cas et 165 000 décès le plaçaient au 9e rang des cancers les plus fréquents et au 13e cancer des plus meurtriers [1]. En France la même année, avec 11 965 nouveaux cas et 4772 décès, c'était le 5e cancer le plus fréquent et le 7e le plus meurtrier [2]. Le cancer de vessie est également un enjeu économique puisque lorsqu'on prend en compte son traitement et son suivi, on estime son coût à 200 000$ par patient, soit deux fois plus que le cancer du poumon par exemple [3].


Bien que 3 à 5 fois moins touchées que les hommes par le cancer de vessie, les femmes présentent une maladie plus avancée au diagnostic ainsi qu'un plus fort taux de récidive et de mortalité après cystectomie [3]. La tendance évolutive de l'incidence du cancer de vessie chez la femme est à la hausse contrairement à celle de l'homme [1, 2]. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ces différences hommes/femmes : exposition moindre aux carcinogènes professionnels, statut génétique, rôle hormonal protecteur et troubles mictionnels révélateurs improprement attribués à des infections ou au vieillissement vésical responsables d'un retard au diagnostic [6, 3, 4, 5].


Le système de surveillance du cancer en France repose actuellement sur le réseau FRANCIM (FRANce Cancer Incidence et Mortalité) dont la vocation est d'estimer les taux d'incidence et de mortalité de tous les cancers au niveau national. Il est composé de 14 registres généraux répartis sur 19 départements couvrant 24 % de la population. Il n'existe pas de registre dans le département des Bouches-du-Rhône (BdR) ni en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) (Figure 1).


Figure 1
Figure 1. 

Carte des registres de surveillance des cancers en France en 2017.




Suite à l'interpellation des autorités sanitaires par des associations de riverains, de médecins et d'élus locaux, l'observatoire REVELA13 est né en 2011 afin de répondre objectivement à la perception par la population résidant à proximité de « points noirs environnementaux » dans le département des Bouches-du-Rhône d'un nombre élevé de cancers. Il recueille depuis le 2 avril 2012 les nouveaux cas de cancers du rein, de vessie et de leucémie aiguë chez les adultes résidant dans ce département.


En l'absence de données locales concernant les cancers de vessie dans les Bouches-du-Rhône, et plus particulièrement sur les spécificités féminines défavorables nous avons entrepris d'exploiter pour la première fois les données de l'observatoire REVELA13 concernant les nouveaux cas de cancers de vessie féminins. L'objectif de ce travail était de décrire à partir des données de l'observatoire REVELA13, l'incidence, les caractéristiques épidémiologiques et la distribution géographique des nouveaux cas de tumeurs de vessie infiltrant au moins le chorion (≥T1) survenus entre le 2 avril 2012 et le 31 décembre 2014 chez les femmes adultes résidant dans les Bouches-du-Rhône.


Matériel et méthodes


Il s'agissait d'une étude descriptive analytique. Les cas étaient définis par des femmes adultes résidant dans les Bouches-du-Rhône au moment du diagnostic et présentant un premier diagnostic de tumeur de vessie infiltrant au moins le chorion (≥T1) entre le 2 avril 2012 et le 31 décembre 2014. Les tumeurs de stades Ta et Cis n'ont pas été prises en compte afin de pouvoir comparer nos taux d'incidence avec les valeurs nationales. En effet, les taux d'incidence à l'échelle nationale sont calculés sur les stades égaux ou supérieurs au stade T1 conformément aux règles d'enregistrement et de validation issues des recommandations internationales du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), du réseau européen des registres des cancers et du réseau des registres des cancers français FRANCIM. Le grade tumoral etait défini selon la classification OMS 2004.


Quinze variables non nominatives issues de la base de données de REVELA13 ont été analysées permettant de décrire les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques des cas incidents ainsi que leur répartition géographique après accord et engagement de confidentialité auprès de santé publique France (Tableau 1).


Avant son déploiement, l'observatoire REVELA13 a reçu l'avis favorable du comité consultatif sur le traitement de l'information en matière de recherche dans le domaine de la santé (avis favorable no 11569 du CCTIRS du 21 octobre 2011), les autorisations de la commission national de l'informatique et des libertés (autorisations CNIL no 911545 du 21 mars 2012 et DR-2014-442 du 8 octobre 2014) ainsi que l'accord des médecins partenaires. Le recueil de données de l'observatoire s'appuie sur le signalement direct (Annexe A) par tout médecin, adhérant au réseau de l'observatoire REVELA13, à l'origine d'un nouveau diagnostic de cancer et par le signalement indirect de cas au travers d'extractions trimestrielles des bases de données centralisant les fiches de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP). En 2015, ces données ont été consolidées par une étude d'exhaustivité menée auprès des départements d'information médicale (DIM) et des laboratoires d'anatomopathologie pour cette période. Les données des cas validés sont complétés, avec l'accord du médecin signalant, à partir des dossiers médicaux des patients et saisies sur une base de données informatisée dédiée.


Les analyses statistiques ont été réalisées en collaboration avec l'observatoire REVELA13 en suivant les règles de statistiques épidémiologiques utilisées par les registres du réseau FRANCIM et le service de biostatistiques des hospices civils de Lyon. Les taux d'incidence exprimés en nouveaux cas par an pour 100 000 habitants ont été standardisés sur l'âge mondial (Annexe A), calculés avec leurs intervalles de confiance à 95 % et comparés aux estimations nationales pour la même période. Les populations étudiées sont issues des données nationales de l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) recensant chaque année la population française par sexe et par âge pour toutes les communes et arrondissements.


Résultats


Entre le 2 avril 2012 et le 31 décembre 2014, 291 cas de nouveaux cancers de vessie chez la femme (67 en 2012, 107 en 2013 et 117 en 2014) ont été recueillis dans les Bouches-du-Rhône, contre 1208 chez l'homme, soit un sex-ratio femmes/hommes de 19,41 %. Le taux standardisé sur l'âge mondial (TSM) était de 3,85 [3,32-4,37] nouveaux cas par an pour 100 000 habitants. L'âge moyen au diagnostic était de 74,12 ans, l'âge médian de 75,9 ans, l'âge minimum de 40,7 ans et l'âge maximum de 97,9 ans.


Les signalements se sont étalés entre le 9 mai 2012 et le 15 avril 2017. Cent dix-neuf cas (41 %) sont issus de signalements directs, 125 cas (43 %) sont issus de signalements indirects et 47 nouveaux cas (16 %) ont été ajoutés à la base de données après réalisation d'une enquête interne d'exhaustivité. Deux cent-seize cas (74 %) ont été diagnostiqués dans des établissements privés, 57 cas (20 %) ont été diagnostiqués dans des établissements publics et 18 cas (6 %) ont été diagnostiqués dans des centres de lutte contre le cancer (Tableau 2).


Sur les 291 cas détectés, bien qu'enregistrés dans les bases RCP, 44 cas (15 %) n'avaient pas pu être détectés sur les extractions des RCP du fait d'un manque de sensibilité mais l'avaient été à partir des données des DIM et des laboratoires d'anatomopathologie.


Les tumeurs étaient majoritairement sans infiltration du muscle (52 %), de haut grade (69 %) et sans Cis associé (49 %). Sur les 147 cas n'infiltrant pas le muscle, 16 cas (11 %) étaient des tumeurs de faible potentiel de malignité, 49 de bas grade (33 %) et 82 de haut grade (56 %). Sur les 123 cas infiltrant le muscle, seuls 5 cas étaient de bas grade (4 %), le reste étant de haut grade (96 %) (Tableau 3).


La répartition géographique départementale était hétérogène avec des TSM s'étalant de 2,2 à 5,8 nouveaux cas par an pour 100 000 femmes. Les 2 territoires les plus touchés étaient ceux de Marseille-Ouest et d'Aubagne-La Ciotat (Figure 2).


Figure 2
Figure 2. 

Répartition départementale des taux standardisés sur l'âge mondial des tumeurs de vessie féminines des BdR sur la période 2012-2014. BdR : Bouches-du-Rhône ; MRS : Marseille.




Il est à noter qu'aucun nouveau cas de tumeur de vessie féminin n'a été reconnu en maladie professionnelle dans notre département ni dans la région PACA-Corse sur la période 2013-2015 (données de l'institut national de recherche et de Sécurité (INRS), la caisse d'assurance retraite et de la santé au travail région Sud-Est (CARSAT Sud-Est), et la caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA)).


Discussion


Cette étude est la première exploitant des données de l'observatoire REVELA13 et plus spécifiquement celles des cancers de vessie féminins. Elle a permis de décrire les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques des 291 cas incidents recensés sur la période 2012-2014. Le taux standardisé sur l'âge mondial correspondant était de 3,85 [3,32-4,37] nouveaux cas par an pour 100 000 habitants. Au niveau national, le TSM des tumeurs de vessie chez la femme est estimé à 2,5 en 2012 et 2015. Nos résultats sont donc en faveur d'une sur-incidence locale de 54 % par rapport au niveau national (Tableau 4) [3].


Notre population d'étude départementale s'inscrit dans les estimations nationales de 2012 avec un sex-ratio femmes/hommes de l'ordre de 20 % (19,41 % dans les BdR contre 20,19 % au niveau national) et une population un peu plus jeune qu'à l'échelle nationale (âges moyen et médian au diagnostic respectivement de 74,12 et 75,9 ans dans les BdR contre 77 et 79 ans au niveau national) [3].


La sur-incidence locale observée de tumeurs de vessie féminines est confortée par la fiabilité du recueil des données réalisé par l'enquête interne d'exhaustivité sur cette période qui a permis de croiser les données issues de REVELA13 à celles issues des laboratoires d'anatomie pathologique du département et des DIM. De plus, l'observation d'une sur-incidence locale également pour les cas de cancers masculins de vessie contrairement à celles sur des cancers du rein et des leucémies aiguës dans l'observatoire était un argument de confirmation de la réalité de cette sur-incidence.


Plusieurs facteurs de risque de survenue de cancer de vessie sont aujourd'hui reconnus avec des risques relatifs variant de 1,4 à 4. Le principal facteur de risque modifiable reste le tabagisme actif responsable de 50 % des nouveaux cas. Sont également reconnus l'exposition professionnelle à des carcinogènes, le sexe masculin, les antécédents de radiothérapie pelvienne, d'infections urinaires chroniques, la prise au long cours de cyclophosphamide (agent alkylant utilisé dans le traitement des lymphomes et des leucémies) ou de pioglitazone (antidiabétique oral n'ayant plus l'AMM en France depuis le 9 juin 2011), les antécédents de bilharziose urinaire dans les zones endémiques et l'exposition à l'arsenic dans l'eau potable. D'autres facteurs de risque de survenue de cancer de vessie, bien que suspectés, ne sont actuellement pas reconnus par manque de preuve scientifique. Il s'agit du tabagisme passif, des facteurs génétiques et des facteurs diététiques. Les expositions environnementales aux carcinogènes font débat [5].


La sur-incidence locale observée dans les Bouches-du-Rhône peut être expliquée en partie par une sur-incidence du tabagisme actif chez les femmes dans les Bouches-du-Rhône. En effet, il existe 30 % de fumeuses quotidiennes chez les 15-75 ans en région PACA en 2010 contre 26 % en France métropolitaine. Le tabagisme actif est responsable d'environ 20 à 30 % des nouveaux cas féminins [6, 5]. Un fumeur est considéré comme 4 fois plus à risque qu'un non-fumeur et un ancien fumeur comme 2 fois plus à risque [5]. On retrouve également en 2011 une sur-incidence de 11 % du cancer du poumon chez les femmes en région PACA par rapport à la France.


Se pose également la question d'une sur-exposition professionnelle et/ou environnementale aux carcinogènes vésicaux dans notre département. L'exposition professionnelle aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dérivés de la houille et du charbon, à certaines amines aromatiques (AA), à une nitrosamine (N-nitrosodibutylamine) et à l'arsenic présent dans certains produits phytosanitaires de traitement des vignes et xyloprotecteurs représente le second facteur de risque le plus important, responsable d'environ 5 à 25 % des cas [6, 5]. Quant aux facteurs environnementaux, on estime que 22 % des maladies dans le monde et 23 % du nombre total de décès leur sont attribuables. La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur possède de nombreux axes routiers de transit, des aéroports et une forte activité maritime, sources de pollution multiples. Quant au département des Bouches-du-Rhône, il est le terrain de nombreux sites industriels historiques et actuels, sites classés Seveso, ainsi que d'importantes voies maritimes et transports autoroutiers qui pourraient être à l'origine d'expositions professionnelles et environnementales.


Le recueil des données au travers de cet observatoire n'a pas vocation à documenter les expositions à l'origine des tumeurs enregistrées. Cependant, la constitution d'une base de données de cancers incidents est une étape indispensable à la réalisation d'études ad-hoc qui auront pour vocation d'explorer les différentes hypothèses d'exposition. Ainsi, deux études sont actuellement en cours, d'une part, pour localiser plus précisément les territoires où l'on observe cette sur-incidence, et, d'autre part, pour documenter les expositions individuelles au sein d'une cohorte prospective de patientes.


L'intérêt d'un tel observatoire est multiple : mieux connaître l'épidémiologie locale des tumeurs de vessie grâce à l'analyse de données quasi-exhaustives, et permettre ainsi une meilleure prévention et prise en charge des nouveaux cas de tumeurs de vessie notamment chez la femme, atteinte plus sévèrement que l'homme au moment du diagnostic. Le partage de ces informations via le réseau des urologues et des médecins généralistes des Bouches-du-Rhône permettra d'améliorer notamment leur reconnaissance en maladie professionnelle.


Conclusion


L'observatoire REVELA13 est un outil épidémiologique unique dans les Bouches-du-Rhône ayant permis de mettre en évidence une sur-incidence locale des tumeurs de vessie chez la femme. Son existence nous permet d'améliorer nos connaissances épidémiologiques locales sur les tumeurs de vessie et donc de réaliser une meilleure prévention et une meilleure prise en charge de ces patientes. Il constitue également une source de données préalables indispensable à la conduite d'études ad-hoc permettant de dépister et caractériser les éventuelles expositions à l'origine de ces tumeurs.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.



Remerciements


Merci à l'ensemble des urologues du département des Bouches-du-Rhône et des départements limitrophes collaborant à l'observatoire REVELA13 :


A. Akiki, F. Abram, P. Albert, E. Anfossi, F. Arroua, C. Avances, J.P. Baills, D. Barriol, C. Bastide, A. Beraru, S. Bertrand, T. Bodin, M. Boukaram, D. Bretheau, F. Breton, X. Breton, A. Carcenac, A. Chiapello, C. Clément, N. Daou, P.Y. Dauvergne, J.L. Davin, B. De Graeve, V. Delaporte, R. Demoux, J. Deturmeny, S. Droupy, C. Eghazarian, P.O. Fais, A. Ferré, M. Fourmarier, G. Henri, S. Gaillet, G. Gravis, V. Grisoni, G. Karsenty, J. Lacoste, S. Lavilledieu, F. Lay, E. Lechevallier, J. Lorca, W. Manoukian, L. Martin, A. Matte, C. Maurin, A. Monges, T. Negre, G. Perez, G. Pignot, E. Ragni-Ghazarossian, C. Rattier, D. Rossi, S. Rybikowski, N. Siegler, E. Taib, H. Toledano, L. Tomatis, F. Vidal, P. Volpe, L. Wagner, J. Walz, J. Wodey.


Merci également à l'ensemble des médecins responsables des DIM et aux anatomopathologistes qui ont participé à l'étude d'exhaustivité.



Annexe A. Matériel complémentaire


(42 Ko)
  
(12 Ko)
  




Tableau 1 - 15 variables non nominatives issues de la base de données de l'observatoire REVELA13.
Date de signalement  Établissement déclarant  Stade 
Type de signalement  Statut établissement  Grade 
Date de diagnostic  Base diagnostique  Taille 
Âge au diagnostic  RCP déclarante  Cis associé 
Lieu du domicile  Cabinet d'anatomopathologie  Uni ou multi focal 



Légende :
RCP : réunion de concertation pluridisciplinaire ; Cis : carcinome in situ.



Tableau 2 - Répartition des cas incidents par établissement déclarant et statut associé.
Établissement déclarant  Dpt  Statut  Cas 
CHU Conception  13  Public  25 
CHU Nord  13  Public  14 
CH Martigues  13  Public 
CH Aix  13  Public 
CH Arles  13  Public 
CH Salon  13  Public 
CH La Ciotat  13  Public 
 
Hôpital St Joseph  13  Privé  36 
Hôpital Européen  13  Privé  35 
Polyclinique du Parc Rambot  13  Privé  23 
Hôpital Beauregard  13  Privé  19 
Hôpital Casamance  13  Privé  15 
Clinique Chanteclerc  13  Privé  13 
Clinique Bouchard  13  Privé  10 
Clinique Marignane  13  Privé  10 
Clinique Vignoli  13  Privé  11 
Clinique Vert Coteau  13  Privé 
Clinique Axium  13  Privé 
Clinique La Ciotat  13  Privé 
Clinique Résidence du Parc  13  Privé 
Clinique Jeanne d'Arc  13  Privé 
Clinique Rhône Durance  84  Privé 
Clinique Bonneveine  13  Privé 
Hôpital Istres  13  Privé 
Cliniques privées Nîmes  13  Privé 
 
Institut Paoli Calmettes (IPC)  13  CLCC  17 
Institut Ste Catherine  84  CLCC 



Légende :
Dpt : département ; CLCC : centre de lutte contre le cancer.



Tableau 3 - Caractéristiques générales des 291 cas recensés.
Sex-ratio F/H  19,41 % 
Âge médian [min-max]  75,9 [40,7-97,9] 
Signalement  41 % directs, 43 % indirects et 16 % après enquête d'exhaustivité 
Statut établissement  74 % privés, 20 % publics et 6 % CLCC 
Stade  52 % TVNIM et 46 % TVIM (2 % nr) 
Grade  5 % de FPM, 19 % de bas grade et 69 % de haut grade (7 % nr) 
Uni/multifocal  39 % unifocales et 34 % multifocales (27 % nr) 
Association Cis  11 % avec Cis et 49 % sans Cis (40 % nr) 



Légende :
F : femme ; H : homme ; CLCC : centre de lutte contre le cancer ; TVNIM : tumeur de vessie n'infiltrant pas le muscle ; TVIM : tumeur de vessie infiltrant le muscle ; Cis : carcinome in situ ; nr : non renseignés ; FPM : faible potentiel de malignité.



Tableau 4 - Comparaison des TSM des tumeurs de vessie chez la femme dans les BdR au niveau national.
TSM BdR  TSM France 
Période 2012-2014  Estimation 2012  Projection 2015 
3,85 [3,32-4,37]  2,50  2,50 



Légende :
TSM : taux standardisé sur l'âge mondial ; BdR : Bouches-du-Rhône.


Références



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Binder-Foucard F., Belot A., Delafosse P., Remontet L., Woronoff A.-S., Bossard N. Estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012. Partie 1 - Tumeurs solides  Saint-Maurice (Fra): Institut de veille sanitaire (2013). [122 p].
Harun F., Halpern J.A., Cha E.K., Bahadori A., Chromecki T.F., Chromecki P.I., et al. "Impact of gender on bladder cancer incidence, staging, and prognosis" World J Urol 2011 ;  29 (4) : 457-46310.1007/s00345-011-0709-9
Jakub D., Daneshmand S., Fisch M., Lotan Y., Noon A.P., Resnick M.J., et al. "Gender and bladder cancer: a collaborative review of etiology, biology, and outcomes" Eur Urol 2016 ;  69 (2) : 300-31010.1016/j.eururo.2015.08.037
Maximilian B., Catto J.W.F., Dalbagni G., Barton Grossman H., Herr H., Karakiewicz P., et al. "Epidemiology and risk factors of urothelial bladder cancer" Eur Urol 2013 ;  63 (2) : 234-24110.1016/j.eururo.2012.07.033
Alfred Witjes J., Lebret T., Compérat E.M., Cowan N.C., De Santis M., Maxim Bruins H., et al. "Updated 2016 EAU Guidelines on muscle-invasive and metastatic bladder cancer" Eur Urol 2016 ; 10.1016/j.eururo.2016.06.020


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Auteur décédé.




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