Rôle de l'échographie dans l'exploration des troubles de la statique pelvienne

25 décembre 2009

Auteurs : J.-F. Lapray, P. Costa, V. Delmas, F. Haab
Référence : Prog Urol, 2009, 13, 19, 947-952

L’échographie dynamique permet, surtout par voie périnéale et introïtale, l’appréciation des prolapsus (cystoptose et mobilité cervico-urétrale, hystéroptose, entérocèle, rectocèle). Elle reste, cependant, nettement plus limitée pour l’étude précise des colpocèles postérieures et surtout de la pathologie anorectale que la colpocystodéfécographie ou que l’IRM dynamique. L’échographie endoanale est l’examen morphologique de première intention du sphincter anal. L’échographie introïtale et endovaginale est utile pour apprécier certaines complications des bandelettes sous-urétrales et des prothèses. Pour l’appréciation morphologique du pelvis et du résidu post-mictionnel, l’échographie reste l’examen de première intention. L’échographie pelvienne et endovaginale devrait être systématique, en l’absence d’IRM, dans le bilan préopératoire d’un prolapsus : recherche d’une lésion ovarienne ou d’un cancer de l’endomètre (dont l’obésité est un facteur de risque chez la femme ménopausée), appréciation du volume utérin chez la femme jeune.

   
 
 

 

 

Introduction

Idéalement, l'imagerie des troubles de la statique pelvienne correspondrait à un examen non invasif capable d'objectiver tous les prolapsus et de les mesurer à leur maximum, lors d'une poussée abdominale mesurable, en procurant une approche fonctionnelle la plus précise possible (y compris sphinctérienne et des moyens de soutien) et en offrant une éventuelle corrélation des lésions anatomiques et de la symptomatologie, outre l'analyse morphologique de l'ensemble des organes intrapelviens et des moyens de soutien et en permettant bien sûr des comparaisons objectives avec l'examen clinique. Cet examen n'existe pas encore. Mais l'imagerie des prolapsus a réalisé de grands progrès depuis une quinzaine d'années grâce à des examens qui reflètent bien la conception actuelle de l'approche globale et non plus segmentaire du pelvipérinée. L'intérêt de la colpocystodéfécographie et de l'IRM dynamique sont traités dans un autre article de ce numéro.

L'échographie dynamique permet par voie périnéale ou endocavitaire, la visualisation des prolapsus et parfois des anomalies associées (avec des limites du fait du décubitus et de l'absence quasi-courante de défécation). Elle offre un examen rapide (en l'absence d'opacification), une facilité d'accès et un caractère facilement répétable au prix d'un apport plus imprécis, plus segmentaire et plus personnalisé. Elle reste très utile et même suffisante pour l'évaluation de la mobilité cervico-urétrale dans l'IUE féminine et aussi des éventuelles complications de son traitement le plus courant représenté par les bandelettes sous-urétrales [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Par ailleurs, l'échographie reste l'examen d'imagerie de première intention dans l'évaluation du résidu-post-mictionnel et de la pathologie péri-urétrale, du sphincter anal et de la morphologie de la plupart des organes pelviens.

Il est important de détailler les conditions de réalisation technique et d'interprétation de l'examen ainsi que ses limites car les protocoles utilisés sont très variables et peuvent avoir une incidence directe sur les résultats, qui doit être connue du chirurgien, dont l'appréciation doit être critique. La littérature est très abondante sur l'apport de l'échographie dans l'incontinence urinaire, utilisée par de nombreuses équipes. Elle est, en revanche, beaucoup plus modeste pour les séries d'études échographiques dans les prolapsus.

 

Techniques voies d abord

Les voies périnéales et translabiales avec une sonde abdominale protégée de 3,5 à 5MHz et les voies introïtales (sonde sectorielle endocavitaire en général de 7MHz placée immédiatement en arrière du méat urétral), endovaginales et transrectales sont utilisées pour l'étude des prolapsus et celle de la jonction vésico-urétrale [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Mais les voies endocavitaires ont un champ beaucoup plus limité que la voie périnéale en ne permettant pas l'analyse simultanée des différents étages et comportent en outre un risque important d'artefact en particulier pour la stadification des prolapsus du fait des nécessaires refoulements qu'implique leur mise en œuvre [5

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La patiente est en décubitus dorsal ou latéral avec genoux fléchis ou en position debout. La vessie doit être très peu remplie afin de ne pas occulter un prolapsus masqué, toutefois la vésicalisation de l'urètre proximal semble mieux visible quand la vessie est remplie [5

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Schaer et al. ont proposé l'injection trans-urétrale de contraste ultrasonore pour sensibiliser la méthode [6

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le marquage de la lumière urétrale que les sondes de haute fréquence (>7Mhz) permettent d'éviter est possible avec un cathéter d'urodynamique permettant des études simultanées écho-urodynamiques dans l'incontinence urinaire [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'opacification du vagin et du rectum avec du gel ainsi que celle de l'intestin grêle avec un produit de contraste radiologique est utilisée par certains auteurs [7

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Cliquez ici pour aller à la section Références] avec des examens par voie périnéale comportant parfois une étude pendant l'évacuation rectale.

 

Résultats

Par voie périnéale, les coupes sagittales au repos et en Valsalva permettent la visualisation de la symphyse pubienne qui est le repère fixe et des modifications de la vessie et de l'urètre, du vagin et de la partie inférieure de l'utérus ainsi que du canal anal, de la partie inférieure du rectum et de la cloison rectovaginale à la recherche d'une élytrocèle. Des coupes axiales et frontales peuvent être obtenues par rotation de la sonde pour l'appréciation du sphincter anal et du faisceau puborectal de l'élévateur [7

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La cystoptose

Quelle que soit la voie utilisée, à condition que dans la voie vaginale la sonde endocavitaire ne soit pas introduite trop loin pour ne pas gêner la descente vésicale, toutes les voies permettent une bonne appréciation de la cystoptose et de la mobilité cervico-urétrale en échographie dynamique (Figure 1, Figure 2).

 
Figure 1
Figure 1. 

Cystoptose. Elytrocèle. Échographie voie périnéale (interlabiale). Patiente hystérectomisée. Au repos (a), pas de trouble statique de la vessie (V) ou de l'urètre (u), du vagin (va), du rectum (R). Au cours de la poussée (b) et en poussée maximum (c), la cystoptose (c) se développe pour arriver à l'introït, tandis qu'une élytrocèle (E) se déroule dans la cloison rectovaginale.

 
Figure 2
Figure 2. 

Cystoptose. Antécédent de suspension (Burch). Échographie voie introïtale. Au repos (a), pas de trouble statique de la vessie (V), le col vésical (flèche) est situé au dessus du bord inférieur de la symphyse pubienne (S). En poussée (b), la cystoptose est visible en arrière de l'urètre avec le col vésical qui reste fixé en position haute, rétrosymphysaire.

 

Une classification en quatre stades des cystocèles, superposable à celle utilisée en clinique et en radiologie, a été proposée par Schaer et al. en utilisant la voie périnéale avec le repère du bord inférieur de la symphyse pubienne [9

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stade 0 : pas de descente visible de la base vésicale ;
stade 1 : descente de la base vésicale qui n'atteint pas l'introït ;
stade 2 : descente de la base jusqu'à l'introït ;
stade 3 : descente de la base vésicale sous l'introït, refoulant la sonde échographique.

 

Incontinence urinaire

 
Étude dynamique et morphologique du col vésical

Comme les études radiologiques, l'échographie cherche à différencier l'incontinence urinaire d'effort (IUE) par hypermobilité cervico-urétrale de l'IUE par incompétence cervico-urétrale (ICU). Il est admis par la plupart des auteurs que la mobilité « normale » de la jonction vésico-urétrale, entre le repos et l'effort est inférieure ou égale à 1cm [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Bien que non indispensables pour le diagnostic positif d'hypermobilité cervico-urétrale, les mesures utilisant un système de construction orthogonale au bord inférieur de la symphyse pubienne [1

Cliquez ici pour aller à la section Références] reflètent mieux la réalité de la rotation progressive du col vésical dans l'IUE [3

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'échographie reste en particulier très utile en cas d'intervention antérieure (colposuspension de type Burch, bandelette sous-urétrale) pour vérifier la présence d'une mobilité du col (Figure 2). Les corrélations avec la cystographie sont bonnes pour la mobilité du col vésical et l'appréciation de l'angle vésico-urétral [10

Cliquez ici pour aller à la section Références] mais bien sûr l'échographie ne fournit pas de clichés mictionnels en routine.

La béance cervicale est diagnostiquée quand survient une séparation des deux berges du col vésical à l'effort avec un aspect en entonnoir du col vésical. Elle est gradée de façon plus importante quand la séparation est étendue ou béante au repos [3

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Elle est fortement suggérée dans l'IUE avec un col fixé en position haute rétrosymphysaire mais encore moins qu'en radiologie, il n'est pas possible de voir si l'ouverture du col est contemporaine d'une contraction du détrusor en dehors d'un enregistrement urodynamique simultané et toutes les études montrent d'importants chevauchements entre les populations [11

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Il faut noter que les voies endocavitaires, particulièrement la voie endovaginale, peuvent provoquer une distorsion de l'anatomie de la jonction cervico-urétrale du fait de la compression engendrée par la sonde. Du fait de ces impératifs, l'examen reste largement opérateur-dépendant et nécessite une expérience.

L'échographie comme la cystographie, permet difficilement d'affirmer une ICU en cas de pathologie associée et surtout en cas de cervicocystoptose. De ce fait, des études tentent d'apprécier d'éventuelles lésions morphologiques sphinctériennes.

 
Étude morphologique du sphincter urétral

Des études sur cadavres avec des corrélations histologiques ainsi que par voie endo-urétrale avec corrélations électromyographiques sont en faveur d'une structure semblable à celle admise pour le sphincter anal, avec une couche hypoéchogène interne musculaire lisse et une couche hyperéchogène externe composée de fibres lisses circulaires avec des couches striées [12

Cliquez ici pour aller à la section Références] (Figure 3). L'épaisseur mesurée dans la portion antérieure est variable selon les études avec une couche interne musculaire lisse longitudinale d' environ 2,5mm à 3,9mm et une couche périphérique d'environ 2,6mm à 3,4mm [12

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Figure 3
Figure 3. 

Sphincter urétral. Coupe axiale : échographie.

Les différentes couches de l'urètre sont visibles par voie endovaginale (7MHz) en (a) et mieux définies par l'échographie endo-urétrale (12MHz) en (b).

 

Les études semblent montrer une diminution du volume et de l'épaisseur de la couche périphérique striée dans l'incontinence urinaire, en particulier dans l'insuffisance sphinctérienne, mais avec de nombreux chevauchements dans les résultats et sans que les anomalies soient très discriminantes. Et malgré de nombreuses études échographiques utilisant parfois des études en 3D, le Doppler-couleur ou la voie intra-urétrale s'attachant à étudier les modifications morphologiques du sphincter urétral, il n'existe pas actuellement de critère permettant une utilisation pratique quotidienne de l'échographie dans l'insuffisance sphinctérienne urinaire comparativement à celle du sphincter anal [11

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'urètre apparaît en effet plutôt comme une unité fonctionnelle où l'on doit tenir compte non seulement du sphincter mais aussi des moyens de soutien proximaux (ligaments) et distaux (muscles et fascias, en particulier élévateurs de l'anus).

 
Exploration vésicale et péri-urétrale

L'échographie reste bien sûr en première intention sans rivale pour l'appréciation du résidu post-mictionnel, le dépistage d'une dilatation pyélocalicielle (qui peut survenir dans les grandes cystocèles). Elle est actuellement la première méthode d'imagerie à mettre en œuvre pour l'étude des structures péri-urétrales et, en particulier, pour la recherche d'un diverticule de l'urètre et l'étude morphologique et dynamique des bandelettes sous-urétrales (Figure 4). Par voie introïtale, l'examen permet d'apprécier la position de la bandelette au repos (distance mesurée entre l'endocol vésical et le bord supérieur de la bandelette sur les coupes sagittales), de vérifier sa symétrie sur les coupes axiales, de rechercher des signes de surtension (saillie de la bandelette dans la face postérieure de l'urètre au repos) et de visualiser en poussée la mobilité cervico-urétrale ainsi que le comportement de la bandelette comme, par exemple, son inefficacité sur les fuites urinaires en position très distale sur un urètre peu mobile et verticalisé ou son rôle dysuriant par une surtension proximale.

 
Figure 4
Figure 4. 

Bandelette sous-urétrale incluse dans la paroi urétrale (a) échographie introïtale, coupe sagittale. La bandelette hyperéchogène (flèche) est incluse dans l'urètre, dont la paroi postérieure est visible (têtes de flèche) cliché mictionnel de profil chez la même patiente montrant le retentissement de la bandelette (flèches) dans la lumière urétrale.

 
Hystéroptose

La descente du col utérin est visible et peut être stadifiée comme pour les cystoptoses. L'aspect éventuellement tapiroïde du col est visible dans les hystéroptoses importantes. De même dans les récidives de prolapsus après promontofixation avec conservation utérine, l'échographie permet de faire un diagnostic différentiel entre une récidive de l'hystéroptose ou bien un allongement du col qui peut être traité par une simple trachélectomie. Le rôle de l'échographie est bien sûr majeur en préopératoire dans l'appréciation du volume utérin et de la vérification de l'absence de lésion endométriale ou ovarienne évolutive.

 
Colpocèles postérieures

Les équipes entraînées [7

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Cliquez ici pour aller à la section Références] décrivent par voie périnéale ou introïtale une bonne visibilité des rectocèles de même que des intussuceptions rectoanales avec de bonnes corrélations avec la colpocystodéfécographie (Figure 5). L'échographie endoanale est aussi utilisée pour la détection des entérocèles [16

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les corrélations entre l'échographie périnéale (avec opacification vaginale, rectale et entérique) ou endoanale (avec opacification rectale) et la CCD sont bonnes pour les entérocèles avec toutefois des différences dans l'appréciation du contenu et la stadification [8

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les mesures précises restent complexes en échographie pour les colpocèles postérieures. La dyssynergie anorectale est décrite [15

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Figure 5
Figure 5. 

Elytrocèle. Échographie périnéale, coupe sagittale, sonde sectorielle ; (a) repos, (b) poussée. L'entérocèle (E) contenant des anses grêles aériques apparaît en poussée (b) entre le vagin (va) et le rectum (R) ainsi qu'une cystoptose. Patiente hystérectomisée avec antécédent de suspension antérieure.

 
Incontinence anale

L'échographie de référence du sphincter anal est réalisée par voie endoanale avec une sonde mécanique de 7,5 à 10MHz, à rotation continue, fournissant une image de 360 degrés du canal anal, centrée sur sa lumière. Les voies périnéales ou endovaginales sont parfois utilisées avec leurs sondes respectives habituelles.

Au niveau du tiers moyen du canal, plusieurs couches concentriques sont visibles : la première hyperéchogène correspond à l'ensemble muqueuse-sous-muqueuse, la deuxième hypoéchogène homogène de 1,5 à 3mm au sphincter interne et la troisième globalement hyperéchogène, de 10 à 20mm d'épaisseur, au sphincter externe qui est d'analyse plus difficile [16

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En effet, le tissu graisseux des fosses ischiorectales, hétérogène et relativement hyperéchogène qui entoure le sphincter externe rend parfois mal visibles ses limites externes où l'IRM apparaît plus précise [18

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le sphincter interne assure l'essentiel de la pression de repos et le sphincter externe contrôle la contraction volontaire.

Les deux types de lésions observées dans l'incontinence anale sont des défects (déchirures), isolés d'une des deux couches ou combinés affectant les deux sphincters, dont l'étendue peut être précisée et l'atrophie du sphincter (assez difficile à évaluer en échographie endoanale) (Figure 6).

 
Figure 6
Figure 6. 

Échographie endoanale, coupe axiale. Rupture du sphincter anal externe. Rupture localisée hypoéchogène (flèches) dans le quadrant antérieur droit du sphincter anal externe (SE) hyperéchogène. Le sphincter interne (SI) hypoéchogène n'est pas rompu.

 
Prothèses vaginales et rectales

Les prothèses vaginales et rectales, implantées par voie vaginale ou laparoscopique sont bien visibles par voie introïtale et endovaginale. La situation de la prothèse (la distance prothèse – col vésical et prothèse – sphincter anal peut être mesurée), son étalement et son comportement dynamique lors des efforts peuvent être appréciés [19

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une réduction de près de 50 % de la longueur de la prothèse par rapport à la dimension initiale lors de la chirurgie est notée en échographie six semaines après pour les prothèses en polypropylène [19

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L'échographie apparaît utile dans l'appréciation des complications et les échecs (Figure 4).

 

Conclusion

L'échographie dynamique surtout par voie périnéale ou introïtale est utilisée dans le bilan des prolapsus. Son rôle dans l'évaluation segmentaire des compartiments antérieurs et moyens, en particulier de la mobilité de la jonction vésico-urétrale et dans l'appréciation des cystoptoses est facilement admis. En revanche, l'étude du compartiment postérieur, qui est la plus délicate sur le plan clinique, reste sujette à caution. Bien que les rectocèles et les élytrocèles puissent être détectées par voie endocavitaire et périnéale, l'échographie reste limitée dans l'appréciation de la pathologie anorectale (intussuceptions, etc.). Certains auteurs proposent donc la réalisation d'échographies avec des opacifications rectales, vaginales et de l'intestin grêle parfois des études en défécation. En outre, l'examen est très opérateur-dépendant et les systèmes de mesure restent relativement complexes et paraissent nécessiter des études de reproductibilité.

   

 

 
 
 

Références

 

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